La Nation Bénin...



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Nouvelles

Développement: 2018, année des grands chantiers

La réalisation du programme « Bénin révélé » qu’attendent les Béninois de tous leurs vœux prendra véritablement corps dès 2018, si l’on s’en tient aux propos du président de la République. Il réaffirmé son ambition d’ouvrir de grands chantiers en 2018, dans son message de vœux à la nation le 31 décembre dernier, après son discours sur l’état de la nation, une semaine plus tôt. Une année d’espérance donc !

« Le démarrage des travaux d’aménagement des espaces libérés dans la ville de Cotonou ; le démarrage au plus tard deuxième trimestre 2018 de l’asphaltage de 660 km de routes dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Semè-Kpodji, Abomey, Bohicon, Lokossa, Natitingou et Parakou ; le projet de ramassage généralisé et de traitement des ordures dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Abomey-Calavi et Ouidah dont l’appel d’offres est présentement en cours, sont autant de grandes réalisations qui impacteront positivement notre environnement pour le bien-être de tous. Le grand projet de construction et de modernisation de 47 marchés urbains ou régionaux, dont la sélection des cabinets d’architecture est déjà réalisée, y contribuera aussi. La construction de la Cité administrative d’Abomey-Calavi et des cités administratives départementales qui débutera dans le deuxième semestre de 2018, est de nature à créer une nouvelle dynamique de développement de nos départements, et à améliorer les conditions de travail des agents de l’Etat. Ces grands projets d’infrastructures urbaines et d’aménagement de notre cadre de vie provoqueront sous peu, la métamorphose du paysage de nos grandes agglomérations qui désormais, seront plus agréables et plus saines ». Cet extrait du discours du chef de l’Etat devant le Parlement, le 22 décembre dernier, renseigne sur la charpente de l’année 2018, quant à la réalisation des grands chantiers qui changeront le cadre de vie des Béninois.
Dans le même temps, a-t-il souligné, les travaux d’infrastructures de transport se sont poursuivis, de façon soutenue, avec le lancement ou le démarrage prochain de plusieurs projets phares ou prioritaires. Ainsi sont en cours, liste le président Patrice Talon, l’aménagement et le bitumage des routes Djougou-Péhunco- Kérou - Banikoara, Kandi – Ségbana - Frontière Nigeria, Lokossa – Dévé - Aplahoué, Toffo- Lalo – Agbangnizoun – Abomey - Djidja, Zagnanado - Paouignan, etc. ou encore la reconstruction des routes Porto-Novo-Akpro-Missérété-Pobè et Bohicon-Parakou, l’aménagement et le bitumage de la Route des Pêches ainsi que de ses bretelles d’accès. L’année 2018 connaîtra une série de réalisations physiques et verra se concrétiser, l’un des axes prioritaires du programme de développement quinquennal 2016-2021.
Rien en tout cas ne semble ébranler l’engagement du chef de l’Etat qui, au lieu de se lasser du fait des difficultés, dit y avoir trouvé « la force de rêver grand et beau, afin d’offrir de meilleures perspectives à notre pays qui a un grand dessein ».

Actualités 02 janv. 2018


Parakou: Flou autour de l’incendie de l’usine de la Sobébra

Un incendie s’est déclaré, samedi 30 décembre 2017, dans les installations de l’usine de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) à Parakou. D’origine inconnue, il a occasionné d’importants dégâts matériels.

Les causes de l’incendie survenu à l’usine de la Sobébra, samedi 30 décembre 2017, ne sont pas encore élucidées. Pour l’instant, selon les informations, le feu serait venu de nulle part, mais on n’exclut pas l’hypothèse d’un court-circuit.
Sur le terrain, les enquêtes se poursuivent. Malheureusement, les dégâts enregistrés suite à cet incendie sont importants.
Selon des témoins, d’importantes quantités de casiers de boisson sont parties en fumée. N’eût été l’arrivée des sapeurs-pompiers sur

les lieux, les dégâts auraient pu être plus énormes. D’ailleurs, pour arriver à bout des flammes, ils n’ont pas eu la tâche facile.
En effet, l’usine ne disposant pas d’eau, il leur a fallu y convoyer deux camions citernes.Devenue un simple magasin de stockage pour les produits de la société, l'usine était en arrêt depuis deux ans.

Société 02 janv. 2018


Vœux de nouvel an du chef de l’Etat : 2018, une année d’espérance pour le Bénin !

Le président de la République a formé ses bons vœux de nouvel an au peuple béninois. Patrice Talon souhaite que 2018 soit une année de paix et de sécurité, une année de bonne santé, de grande espérance, de joie et de réussite dans les projets personnels pour chacun de ses citoyens.

Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour saluer l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi portant création de la Police républicaine. Il s’agit d’une Force unique de sécurité intérieure qui sera issue de la fusion de la police et de la gendarmerie nationales pour plus d’efficacité dans la lutte contre l’insécurité et la grande criminalité au Bénin, précise le président Patrice Talon.

MESSAGE DE VOEUX DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT, A LA NATION.

Cotonou, le 31 décembre 2017

Mes chers compatriotes,

La fin d’une année, quelles que soient l’époque et la communauté humaine, est un événement majeur aux plans personnel, familial et national.
Au-delà de ce que l’année qui s’achève aura représenté pour chacun de nous en termes d’épreuves, de défis ou d’enjeux, de peines ou de joies, l’entrée dans une nouvelle année reste un moment de grâce.
Un moment de grâce car, quelles que soient nos difficultés du moment, le temps à venir est toujours un temps d’espérance. C’est à la fois une évidence et un principe de base de la vie, car tout reste possible tant que l’on reste vivant et déterminé.
Soyons donc confiants, et vivons sereinement ce moment de réjouissances et de festivités, qui est aussi un moment de recueillement, voire de méditation profonde sur notre vie, notre environnement, notre travail, nos communautés, notre cher pays.

Mes chers compatriotes,
Dans la fonction qui est la mienne, c’est également un moment où l’on s’arrête pour faire un bilan d’étape, car le rythme de l’activité gouvernementale est un rythme accéléré et exigeant, où chaque jour qui passe appelle des décisions majeures qui engagent la vie de la Nation.
C’est à ce devoir d’explication et de vérité sur l’état de notre chère Nation que je me suis consacré le 22 décembre dernier à l’Assemblée Nationale. En m’adressant à la Représentation nationale, je savais que c’est à chacun d’entre vous que je m’adressais.
Je sais que vous m’avez écouté.
Je sais aussi que vous m’avez compris.
Ainsi, au-delà des incompréhensions parfois légitimes, rien ne pourra troubler le dialogue sincère et républicain que j’aurai toujours avec vous. Je suis ouvert à l’approfondissement de ce dialogue dans toutes ses dimensions.

Comme je l’ai rappelé à l’Assemblée nationale, vous m’avez élu pour agir et changer le cours de notre destin commun.
Je me consacre pleinement à cette mission jour et nuit, avec le discernement qui sied à la fonction, et dans l’intérêt général du peuple béninois.
Je le fais, convaincu que notre pays, le Bénin, mérite le meilleur.
Je le fais, conscient que pour l’atteindre, nos efforts et sacrifices d’aujourd’hui sont indispensables.
C’est à ce prix que nous contribuerons, pour le compte de notre génération, à élever notre pays, à lui rendre sa dignité, à en faire une référence dans le concert des nations, et à faire de nous un peuple fier.
A cet égard, j’apprécie à sa juste valeur la contribution de chacun de vous, de chacun de nous, à la réalisation de cette grande cause.

Mes chers compatriotes,
Tant que nous sommes en vie, nous sommes capables de mieux. Mais l’un des préalables à la pleine jouissance de la grâce de vie, c’est la sécurité, la paix, la quiétude partout où la vie s’exprime.
C’est pourquoi mon Gouvernement a repensé le système sécuritaire de notre pays, avec le souci d’une plus grande efficacité et d’une mutualisation optimale des ressources destinées au secteur de la Défense et de la Sécurité.
L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi portant création de la Police Républicaine. C’est elle qui sera désormais la Force unique de sécurité intérieure.
Il s’agit d’une nouvelle Force issue de la fusion de la Police et de la Gendarmerie, qui va concourir grandement au renforcement de la protection des citoyens et de leurs biens, et donc de leur mieux-être dans un cadre de vie apaisé et amélioré.
Je forme donc le vœu que l’année 2018 soit, pour chacun de vous, pour chacun de nous, une année de paix et de sécurité, une année de bonne santé, de grande espérance, de joie et de réussite à la fois dans nos projets personnels et au service de notre cher et beau pays, le Bénin.

Bonne et heureuse année 2018
Je vous remercie.

Actualités 31 déc. 2017


Police républicaine: La Cour déclare la loi conforme à la Constitution

Le chef de l’Etat peut désormais promulguer la loi n°2017-41 portant création de la Police républicaine adoptée le mardi 26 décembre dernier par l’Assemblée nationale. La Cour constitutionnelle vient de déclarer, par décision DCC 17-265 du 29 décembre 2017, le texte conforme à la Constitution du 11 décembre 1990 en toutes ses dispositions.

Cette décision fait suite à la saisine de la haute juridiction, le mercredi 27 décembre dernier, par le président de la République pour contrôle de conformité de ce texte composé de neuf articles. « L’examen de loi déférée révèle toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ; que dès lors, il échet pour la Cour de dire et juger qu’elle est conforme à la Constitution », renseigne la décision. Avec ce feu vert du juge constitutionnel, plus rien ne bloque dorénavant l’opérationnalisation, dès le 1er janvier 2018 comme le souhaite le chef de l’Etat, de ce nouveau corps qui sera issu de la fusion de la gendarmerie et de la police nationales appelées à disparaitre.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 29 déc. 2017


Filières lait et viande: Des investissements menacés par l’indifférence des bénéficiaires

Les différentes réalisations du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) ont été visitées du 18 au 23 décembre dernier par les membres de son comité de pilotage. En dehors de certaines défaillances dues à l’incompétence des entrepreneurs et des structures chargées du suivi et du contrôle des activités, les éleveurs hésitent à contribuer au fonctionnement des ouvrages mis à leur disposition.

Constitué des représentants des ministères en charge du Plan, de l’Agriculture, de l’Economie, de la Microfinance, de la Décentralisation, de l’Industrie et du Commerce et autres, le Comité de pilotage du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) était en mission sur le terrain, du 18 au 23 décembre dernier. Outre la visite des différentes infrastructures et autres ouvrages réalisés par le projet, il était question de s’assurer de leur fonctionnement. Ce qui, malheureusement, n’est pas le cas dans certaines localités. D’où les observations, les recommandations fortes et les suggestions faites par ses membres.
Selon le coordonnateur du Pafilav, Dr Emile Godonou Toïgbé, il s’agissait de rendre dynamique le fonctionnement de leurs comités de gestion. Il faut également améliorer leurs relations avec les mairies qui sont les propriétaires desdites infrastructures. Au niveau des marchés à bétail, fait-il constater, la clé de répartition des taxes qui y sont perçues pose problème. « C’est là que se situe le point d’achoppement entre les comités de gestion et les mairies. Si cette question n’est pas réglée, à terme, il y aura des risques de voir ces marchés à bétail abandonnés. Les ouvrages réalisés grâce à d’importants investissements vont devenir des éléphants blancs », a prévenu le coordonnateur du projet. « Tout ce qui a été fait, n’est pas parfait. Il y a eu des défaillances au niveau de certains ouvrages. Elles sont liées à la faible capacité technique des entreprises qui ont été recrutées et aux insuffisances du système de contrôle », a-t-il également relevé.
Par rapport aux nombreux dysfonctionnements relevés, le représentant du ministre en charge de l’Agriculture, Cossi Akomédi, estime que le bilan est mi-figue, mi-raisin. « Le projet a fait ce qu’il doit faire, mais les bénéficiaires n’ont pas pris le dossier à la base. A Tchaourou et à Kandi, par exemple, les éleveurs ne fréquentent pas les magasins d’aliments pour bétail, qui leur ont été construits. On a été obligé de casser les prix. De 6 000 F Cfa, on est venu à 3 000, soit 60 000 la tonne. C’est de la gratuité et pourtant, ils ne viennent toujours pas », a déploré Cossi Akomédi. « Il en est de même pour les mini-laiteries. Les éleveurs n’y viennent pas vendre leur lait. Alors qu’une infrastructure qui ne fonctionne pas, est condamnée à disparaître sans pouvoir donner satisfaction », a-t-il poursuivi.
Au niveau des postes d’abattage, les bouchers souhaitent qu’au cours des réunions, dans le cadre du suivi, que l’on leur paie des primes. Ce qui porte à croire qu’ils n’ont même pas pris conscience que c’est pour améliorer leurs conditions de travail que ces infrastructures ont été gratuitement construites pour eux.
La retenue d’eau de Soukarou s’est effondrée par deux fois. Ce qui met à nu, ont fait observer les membres du Comité de pilotage, l’incompétence criarde de l’entrepreneur. A voir la qualité des matériaux utilisés, le contrôle n’a pas du tout suivi. C’est le même constat qui a été effectué au marché à bétail de Mongo à Kandi. Les abreuvoirs érigés pour permettre aux animaux d’avoir de l’eau ne peuvent pas supporter la charge de deux taureaux. Ils n’ont même pas été connectés avec le château d’eau.

Des problèmes de gestion

Pour le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce, Youssouf Mama Cica, c’est déjà important d’avoir trouvé des réalisations sur le terrain. A certains endroits, il va falloir régler les problèmes de gestion et de coordination dans leur fonctionnement.
Le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du Bénin (Anoper), Alfa Tidjani Aboubacar, se réjouit des différentes infrastructures réalisées par le projet. Il a, toutefois, dénoncé la mauvaise volonté de certains entrepreneurs surtout au niveau des retenues d’eau. « Lorsque vous voulez coudre un chapeau au sanglier en son absence, ne vous attendez pas à ce qu’il lui siée », a expliqué le président de l’Anoper, par rapport à la désaffection des magasins d’aliments et des postes de collecte de lait par les éleveurs. « Lors de la réalisation de ces ouvrages, ils n’ont jamais été associés », a confié Alpha Tidjani Aboubacar.
Chacune des mini-laiteries a coûté environ 60 millions francs Cfa pour le bâtiment et en ce qui concerne les équipements, près de 80 millions F Cfa. Pour ce qui est du coût moyen de chacune des retenues d’eau, il avoisine près de 70 millions ; celui de chaque magasin d’aliments, 50 millions ; et les marchés à bétail, 70 millions F Cfa chacun.
Le projet vise à améliorer les systèmes de production et la compétitivité des filières lait et viande, ainsi que les revenus de leurs acteurs. Il prend fin normalement, samedi 30 décembre prochain. Mais pour permettre l’achèvement de certaines infrastructures notamment de deux retenues d’eau, cinq postes d’abattage et surtout l’abattoir de Cotonou, il a été prorogé jusqu’au 30 juin 2018.

Société 29 déc. 2017


Faits marquants de l'année 2017: La fermeté du gouvernement

Les enjeux du cadre de vie sont bien cernés par les autorités du Nouveau départ. Au cours de l’année 2017, les déguerpissements annoncés et effectivement opérés sur tout le territoire ont entraîné un mécontentement des occupants. La mise en œuvre du projet asphaltage et la construction des marchés modernes sont annoncés pour permettre d’améliorer le visage des villes béninoises.

L’approche des nouvelles autorités pour améliorer le cadre de vie des populations s’inscrit dans la fermeté. Les installations anarchiques font désormais partie du passé dans la mesure où le gouvernement a réaffirmé sa volonté de remettre les choses à l’endroit. « Il faut que force reste à la loi, que nos villes soient des cités dignes du nom », avait martelé José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable lors de l’opération de marquage en vue du déguerpissement qui a mobilisé son cabinet et les autorités préfectorales et locales.
Sur le terrain, par la suite, la concrétisation des actions a permis de libérer des espaces publics qui seront progressivement aménagés pour offrir un cadre de vie plus agréable. La façon dont nos espaces sont occupés, a-t-il expliqué, laisse à désirer.
Modeste Toboula, préfet du Littoral, et le maire par intérim de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, accompagnent le gouvernement dans cette noble initiative. « On ne peut que remercier le gouvernement et le ministre du Cadre de vie qui est à sa place parce qu’en matière de développement durable, il joue le rôle qui est le sien », indique le maire par intérim de Cotonou.
L’opération enclenchée s’étend aux villes secondaires et aux autres chefs-lieux de communes du Bénin.
Comme on s’en aperçoit, le cadre de vie s’améliore sous l’impulsion des nouvelles autorités qui entendent garantir aux citoyens des conditions durables d’existence. Dans ce cadre, le projet asphaltage et ses contours ont été définis par Bernard Viaud, chef de mission dudit projet auprès du ministère du Cadre de vie. Pour lui, ce projet consiste à réhabiliter et à aménager des voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes d’Abomey, Abomey-Calavi, Bohicon, Cotonou, Lokossa, Natitingou, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il permettra également d’améliorer le cadre de vie de façon durable?

Actualités 29 déc. 2017


Comité national olympique et sportif béninois: La maison des fédérations sportives inaugurée

Afin de permettre aux fédérations sportives de bénéficier de l’appui du gouvernement, le Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) a mis un siège à leur disposition. L’inauguration des locaux dénommés « Maison des fédérations sportives » a eu lieu, ce jeudi 28 décembre à Cotonou, par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, et Julien Minavoa, président du Cnosb.

Les fédérations sportives béninoises disposent depuis hier, d’un siège grâce au Comité national olympique et sportif du Bénin (Cnosb). Situé près du consulat de Belgique au quartier Haie vive, ce local de type R+2 comprenant une quinzaine de pièces, a été loué par ledit comité pour soulager les peines des fédérations sportives qui ne disposent pas de locaux. «Nous estimons un tant soit peu donner une réponse, même si elle est provisoire à la question de l’adresse physique constituant désormais pour les fédérations, une des conditions pour obtenir les subventions de l’Etat », a déclaré Julien Minavoa, le président du Cnosb.
Dans le cadre du Programme d’action du gouvernement, les infrastructures du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou seront en réfection bientôt. Or, au stade se trouvent les sièges de plusieurs fédérations sportives et du comité national olympique et sportif béninois, poursuit Julien Minavoa. L’initiative a été appréciée par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, qui souligne qu’elle est manifestement un soutien au Programme d’action du gouvernement. Il a remercié le président du Cnosb et a réaffirmé l’engagement du gouvernement à ériger un local propice à l’épanouissement des fédérations. « Il ne s’agit pas du tout de considérer que pour les 70 ans à venir, ce sera ici le siège des fédérations. Le gouvernement a depuis de longues années un projet qui s’appelle Maison des fédérations et qui a du mal à se concrétiser ; et que nous nous sommes engagés à concrétiser », souligné le ministre.
Les présidents de fédérations ont exprimé leur soulagement. « Je remercie le comité olympique pour l’initiative, le courage, la mobilisation des fonds pour réaliser cette maison qui aujourd’hui fait office de maison des fédérations. Je loue le courage du président et son audace à faire des choses de grande qualité pour le sport béninois », a déclaré Ismael Onifadé, président de la Fédération béninoise de basket-ball. « C’était un rêve qui date de quelques années. Beaucoup de fédérations ont des problèmes de siège. Nous, en ce qui nous concerne, c’est dans le bureau du président de la Fédération béninoise de boxe que nous tenons nos réunions », a déclaré, pour sa part, le vice-président de la Fédération béninoise de boxe. Ce dernier est heureux à plus d’un titre, car sa fédération a reçu des mains du président Minavoa, un chèque de 5 600 000 francs Cfa, pour l’acquisition d’un ring respectant les normes ; lequel sera le deuxième acquis de la fédération depuis les indépendances.
Julien Minavoa a saisi l’occasion pour faire part à l’assistance de projets, dont la réalisation aurait démarré. « Le comité national olympique annonce officiellement ce jour l’obtention d’un domaine de 2 ha octroyé par la mairie d’Akpro-Missérété sur lequel sera érigé un centre de préparation des athlètes qualifiés pour prendre part aux jeux olympiques et toutes autres compétitions à caractère international (…); l’acquisition par le Cnosb d’un second domaine de 5 ha octroyé par le conseil communal de Dangbo destiné à accueillir le second centre olympe Africa du Bénin après celui de Bantè (…) », laisse entendre Julien Minavoa?

Sports 29 déc. 2017


Paiement des fonds coton pour la campagne 2017-2018: Les producteurs bénéficient à temps des fruits de leurs labeurs

Le paiement des fonds coton, au titre de la campagne 2017-2018, est effectif depuis quelques jours. C’est avec les poches pleines que les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara sont repartis chez eux, ce jeudi 28 décembre, après une rencontre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). Les producteurs entreront en possession d’un peu plus d’un milliard de F Cfa avant la fin de l’année.

La fin de l’année s’annonce sous de bons auspices pour les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara. En témoigne la joie qui illuminait leurs visages, ce jeudi après-midi. A la faveur des rencontres que les équipes de paiement de l’Association interprofessionnelle du coton ont simultanément eues avec eux, ce jeudi 28 décembre, dans leurs communes respectives, les efforts qu’ils ont consentis ont commencé par être récompensés.
A ce jour, l’Aic a déjà payé 52 925 100 F Cfa aux Cvpc de Kandi. Cette somme qui concerne la première décade leur a été versée le 20 décembre dernier.
Par ailleurs, toutes les dispositions ont été prises pour payer 983 482 200 F Cfa aux coopératives villageoises des communes de Banikoara, Kérou, Malanville, Kandi et Sinendé. Un peu moins d’un million va leur être payé avant la fin de l’année. Dans cette cagnotte, c’est plus de 170 millions à répartir depuis hier à Kandi, au titre de la deuxième décade. A Banikoara, ce sont 773 millions qui ont déjà été remis à 41 Cvpc.
Dès le début de la nouvelle année, l’Aic entend verser aux producteurs de cinq communes près de 2,5 milliards dont 396 millions encore pour les Cvpc de Kandi. Pour la dernière campagne, elle avait attendu, les 29 et 30 décembre, avant de leur payer 53 581 000 F Cfa.
A Kandi, le maire Issa Démolé Moko a loué le leadership de l’Aic pour booster la production cotonnière au Bénin. « En deux ans, nous avons vu les progrès énormes qui ont été faits », a indiqué le maire. Il a rappelé que le coton est la première source de revenus en termes de taxes de développement local pour la plupart des communes de l’Alibori. « Tant que les producteurs de coton se porteront bien, il en sera de même pour nos communes », a-t-il poursuivi. Avec l’intensification, il espère que très bientôt, le Bénin rattrapera et dépassera les pays de la sous-région comme le Burkina Faso et le Mali.

Satisfaire les besoins

Le président de l’Union communale des Cvpc, Moussa Orou Dodo a, quant à lui, fait constater la volonté de l’interprofession de satisfaire les besoins immédiats des producteurs de coton.
Comme ceux de Kandi, les producteurs de Banikoara ont également réaffirmé leur engagement à aider la filière coton à maintenir le cap. Acte en a été pris par le directeur des opérations de l’Aic, Bruno Roger Lokossou.
« Il faut toujours récompenser celui qui travaille bien. Il doit bénéficier à temps des fruits de ses efforts », laissera entendre le secrétaire permanent de l’Aic, Narcisse Djègui, soulignant l’importance de la cérémonie. C’est mieux que cette récompense leur parvienne au bon moment et non un peu plus tard, a-t-il insisté, allusion faite à la période de fin d’année au cours de laquelle le paiement survient. « Nous devrons leur témoigner notre reconnaissance pour avoir, non seulement, permis une production record, mais également œuvré pour la faire sortir des champs », a souligné le secrétaire permanent de l’interprofession. Il a, au passage, remercié les banques qui ont accompagné l’Aic.
Les égreneurs n’ont pas été oubliés. Selon Narcisse Djègui, c’est parce que ces derniers ont honoré tous leurs engagements, qu’il a été possible de régler à temps les producteurs de coton.
Précisons qu’au niveau de toutes les usines d’égrenage, environ 105 638 tonnes de coton ont déjà été réceptionnées à la date du 26 décembre contre 32 502 tonnes à la même période l’année dernière. A ce jour, 2 936 camions avec un peu plus de 36 000 tonnes sont en attente devant les usines, contre 1 959 camions chargés de 31 000 tonnes l’année précédente. Autant de prouesses à l’actif de l’Aic décidée à relever tous les paris qui se présenteront à elle.

Actualités 29 déc. 2017


Lutte contre la mal gouvernance: Poursuivre les actions rigoureuses

Le chef de l’Etat, Patrice Talon, a réaffirmé sa volonté, voire sa détermination à poursuivre ses « actions rigoureuses » et dans la fermeté, devant le Parlement, ce vendredi 22 décembre. Cela, dans le cadre de la lutte contre la mal gouvernance dans tous les secteurs. Il ne semble pas être ébranlé par les difficultés ni les critiques.

Au lieu « du populisme facile aux retombées politiques immédiates » qu’il dénonce sous des mots à peine voilés, le président Patrice Talon a opté pour « l’action rigoureuse» et « la fermeté ». Il a réaffirmé cette option à travers son discours sur l’état de la nation, ce vendredi 22 décembre, devant la Représentation nationale. Ce faisant, il laisse voir sa détermination à lutter contre la corruption et à engager des réformes courageuses au risque de déplaire.
Une série de réformes majeures ont été mises en œuvre pour la modernisation de l’administration fiscale, l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers et l’application juste et équitable de la loi fiscale. Dans le secteur de l’enseignement, plusieurs réformes courageuses ont été engagées, entre autres, au niveau du supérieur autant dans le public à travers la suspension de la gratuité des inscriptions que dans le privé à travers l’organisation des examens nationaux de licence et de master.
Dans un souci de réduction du train de vie de l’Etat, il a été mis en place, rappelle le président de la République, la Cellule de voyages officiels. Ce qui, selon lui, a permis de faire respecter les règles en matière de voyages officiels, de rationaliser les coûts des voyages et d’éviter les surfacturations.
On note aussi le relèvement des hauts fonctionnaires de Police et de Gendarmerie de leurs fonctions pour défaillance ou pour acte de mal gouvernance. Sur le terrain de la lutte contre la corruption, le régime de la Rupture frappe les auteurs sans état d’âme. A ce niveau, comment ne pas évoquer l’affaire de placement « hasardeux » de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Banque internationale du Bénin (Bibe) mettant en cause des acteurs dont l’un provient de l’univers syndical et pas des moindres : Laurent Mètongnon ? Comment oublier l’affaire de faux médicaments dans laquelle serait impliqué le député de l’opposition Atao Hinnouho ? Dans sa détermination de lutter contre la corruption, Patrice Talon n’a pas raté les dirigeants de sociétés et offices d’Etat à qui sont reprochés des actes de mal gouvernance. Sa rigueur, pourrait-on dire, n’épargne pas ses amis. Le ministre Hervé Hèhomey a fait les frais d’un comportement qui ne répond pas aux exigences du chef de l’Etat qui n’a pas hésité à le sortir de son équipe gouvernementale.
Mais malgré les critiques, Patrice Talon n’entend pas reculer dans ses actions rigoureuses. « Mais prétexter de ces difficultés pour ne rien changer serait comme organiser un suicide collectif», insiste-t-il dans son discours devant l’Assemblée nationale. Ainsi, cela pourrait aussi sonner comme un avertissement pour les mauvais citoyens très accros aux malversations et qui se croient à l’abri. « Là où les actions opérationnelles n’ont pas démarré, la réflexion, la stratégie et les études ont déjà fait du chemin», assure le chef de l’Etat pour signifier qu’il ne laissera aucun secteur en rade. Il a été on ne peut plus clair en déclarant : « C’est pourquoi toute faute avérée est immédiatement sanctionnée d’abord par la suspension de son auteur, puis sa mise à disposition de la justice pour répondre de ses actes.
Les derniers évènements dans notre pays ne sauraient distraire le gouvernement. Ils nous encouragent plutôt à aller plus loin.» Il n’y a que cette seule voie, justifie-t-il, pour sortir le Bénin de son état de sous-développement.

Actualités 29 déc. 2017


Démission, limogeage et remaniement ministériel au rendez-vous

De la cohésion gouvernementale au limogeage d’un ministre en passant par le rejet du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 par les députés à l’Assemblée nationale, le pays a été secoué au cours de l’année par des faits politiques qui retiennent l’attention.

En début d’année 2017, les Béninois voyaient une certaine cohésion du gouvernement pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) lancé en décembre 2016. Trois mois seulement après, cette cohésion gouvernementale va prendre un grand coup. Le lundi 27 mars, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï a jeté l’éponge à une période de grande tension sociopolitique marquée par la controverse autour du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990.
Dans un message qu’il avait posté sur sa page Facebook, l’intéressé lui-même a confirmé l’information que beaucoup prenaient comme une rumeur. Il a écrit avoir déposé sa lettre de démission au secrétariat particulier du chef de l’Etat. Mais dans cette lettre, Candide Azannaï est resté vague sur les raisons de sa démission. Selon lui, il a claqué la porte « tenant compte des derniers développements de l’actualité politique ». On n’en saura pas plus.
Cette démission du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale sera suivie quelques jours seulement, soit le 4 avril 2017, du rejet par les députés du projet de modification de la Constitution du 11 décembre 1990 par l’irrecevabilité du rapport présenté par la Commission des lois de l’Assemblée nationale.
En effet, par 60 voix pour, 22 contre et 1 abstention, l’Assemblée nationale a rejeté le rapport de prise en considération du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Ce vote défavorable vient ainsi arrêter la procédure parlementaire sur ce dossier.

Réactions

Les réactions n’ont point tardé suite à ce rejet. En première ligne celle du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou. Pour lui, l’Assemblée nationale a fait son travail et a délibéré sur la prise en considération du projet de révision de la Constitution initié par le gouvernement. Cette décision est négative à la poursuite de la procédure. Le gouvernement, selon lui, va l’apprécier et en tirer les conséquences. Ce qu’il faut dire, poursuit-il, est qu’il n’y aura pas de débat sur l’approbation du projet. Il faut aussi dire que la Constitution reste en l’état. Tout ce qu’elle a de vertueux et de difficultés demeure. C’est un combat qui se poursuivra, conclut-il.
Après Joseph Djogbénou, c’est le président Patrice Talon qui déclare : « J’éprouve une certaine tristesse pour le fait que le projet n’ait pu être apprécié, analysé, débattu (…) mais je n’ai pas d’amertume. Je m’incline devant les règles de la nation parce que je suis un démocrate. J’appartiens à une nation. La nation ne m’appartient pas ». Au cours d’une émission télévisée « A bâtons rompus » sur la télévision nationale, samedi 8 avril 2017, le chef de l’Etat dit avoir été « déçu» du verdict des parlementaires.
Avant même l’examen de la recevabilité ou non du projet à l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat s’est adressé dans la soirée du 23 mars à la nation au sujet de ce projet de révision de la Constitution. Face aux inquiétudes des uns et des autres dans le temps, il s'est voulu rassurant et apaisant. C’est ainsi qu’il a réaffirmé sa volonté de créer de meilleures conditions politiques et institutionnelles au Bénin, et ce, en respectant la promesse de campagne contenue dans son projet de société?
Le limogeage de Hervé Hêhomey

Il faut rappeler que le limogeage du ministre en charge des Infrastructures Hervé Hêhomey, au cours de l’année 2017 a retenu aussi l’attention des Béninois qui, jusque-là, ne connaissent pas exactement les raisons de ce limogeage. Mais le président de la République, Patrice Talon, aurait levé un coin de voile, en Conseil des ministres, sur les raisons de ce limogeage. Il n’aurait pas apprécié le « peu d’empressement » mis par le ministre à se rendre à Gogounou où il l’avait envoyé pour apprécier l’ampleur de la dégradation du pont, suite à des pluies diluviennes intervenues les 15 et 16 septembre 2017. Le ministre aurait préféré achever sa manifestation politique dans sa région de provenance avant d’exécuter la mission à lui confiée.
Le limogeage du ministre Hervé Hêhomey sera suivi quelques semaines plus tard d’un remaniement ministériel que tous les Béninois attendaient depuis des mois. Mais grande a été leur surprise dans la mesure où il n’y a pas de grandes mutations. Et selon les analyses et les commentaires, seuls les ministres proposés par le candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon sont visés et sortis du gouvernement.
Au cours de cette année 2017, en attendant qu’elle soit adoptée par les députés, la loi portant réforme du système partisan a fait grand bruit dans les formations politiques qui soutiennent les actions du président de la République. Pour les initiateurs de cette loi et ceux qui y adhèrent, c’est une loi qui viendra mettre de l’ordre dans le désordre observé au plan politique au Bénin.

Actualités 29 déc. 2017


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