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Nouvelles

Assemblée nationale: La loi portant création de la Police républicaine adoptée

Le corps de la Police républicaine qui sera issu de la fusion de la gendarmerie et de la police nationales est désormais créé. La loi qui scelle cette réforme a été adoptée, ce mardi 26 décembre, par les députés par 54 voix pour, 22 contre et 0 abstention. Les travaux se poursuivent avec le projet de loi portant statuts du personnel de ce nouveau corps prévu pour être effectif dès le 1er janvier 2018.

Le vœu du gouvernement de doter le Bénin d’une Police républicaine à partir du 1er janvier 2018 est en passe de se concrétiser. L’Assemblée nationale a adopté, ce mardi 26 décembre, le texte fondamental créant cette force unique de sécurité qui sera issue de la fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales. Le projet de loi est composé de neuf articles et a été adopté par un vote à main levée de 54 voix pour et 22 contre (provenant des députés de l’opposition) et 0 abstention. La naissance de ce corps permettra au Bénin de disposer d’une force unique de sécurité adaptée au contexte béninois et capable de lutter efficacement contre l’insécurité protéiforme contemporaine. Cette réforme est inscrite au rang des priorités du Programme d’action du gouvernement dans le cadre du renforcement de la protection des personnes et des biens, renseigne le rapport de la commission chargée des Lois examiné et adopté hier par la plénière.
Cette force unique adoptera le modèle de police communautaire et établira des partenariats stratégiques avec la population pour réduire la criminalité, juguler les crises intérieures afin de créer un environnement propice au développement. En d’autres termes, la création de la Police républicaine se veut une solution à la délinquance et à la criminalité multiforme auxquelles les populations des contrées béninoises sont confrontées et qui les amènent à exiger plus de sécurité de leurs gouvernants. Une vision que saluent les députés de la majorité présidentielle intervenus au cours du débat général en prélude à l’adoption de ce projet. Selon eux, le gouvernement a vu juste de fusionner les deux corps pour leur permettre d’être plus efficaces. Cette fusion va permettre de mettre fin aux dysfonctionnements, aux lourdeurs, aux incohérences et à la difficile collaboration notés dans la conduite de certaines opérations sécuritaires inter-forces sur le terrain. Ce qui sera désormais un vieux souvenir avec la création de la force de sécurité unitaire qui mette désormais les deux corps sous la responsabilité d’une même direction générale. Cette réforme a déjà vu le jour dans plusieurs pays d’Afrique et dans le monde, défendent plusieurs députés de la mouvance dont André Okounlola, Gildas Agonkan et Abdoulaye Gounou.
Le Bénin ferait partie des quelques rares pays encore à la traîne par rapport à la mise en place de cette force unique sécuritaire, expliquent les députés de la mouvance avant de rassurer les agents de la gendarmerie et de la police nationales qui craignent pour leur carrière professionnelle des dispositions prises dans la loi pour que tout se passe bien au moment de la mise en œuvre de cette réforme. Plusieurs amendements ont été faites pour une bonne gestion des questions qui font peur notamment celles relatives aux salaires et aux avancements c’est-à-dire aux galons.

Des craintes de l’opposition

Les assurances de la majorité parlementaire ne sont pas du tout partagées par leurs collègues de la minorité. Selon ces derniers, il y a un grand danger à vouloir fusionner la gendarmerie, un corps militaire et la police, un corps paramilitaire. Même s’ils peuvent y avoir des points communs, les deux corps se distinguent à maints égards dans la façon de fonctionner sur le terrain. Ce qui risque de créer une méfiance entre les deux corps qui s’acceptaient difficilement, alerte le député Simplice Codjo Dossou. Selon lui, cette méfiance est source d’insécurité. Il sera appuyé par ses collègues Valentin Djènontin et Nourénou Atchadé qui soutiennent qu’aucun des personnels des deux corps appelés à disparaître dès le 1er janvier 2018 n’est d’accord pour cette réforme. Ils proposent au gouvernement de privilégier la voie de la concertation et d’aller doucement afin de garantir la réussite de ce projet.
Ces inquiétudes ont été dissipées par le gouvernement représenté à la plénière par le ministre chargé de la Justice. Me Joseph Djogbénou insiste sur la nécessité de la mutualisation des expériences entre la gendarmerie et la police en vue de permettre à l’Etat d’utiliser avec efficacité et efficience le peu de ressources dont il dispose pour faire face aux défis sécuritaires du pays. Il n’a pas manqué de revenir sur le long processus qui a conduit à l’élaboration d’un projet de loi. Lequel processus a commencé par la mise en place d’une commission installée le 4 janvier dernier et composée de hauts gradés de la police, de la gendarmerie et autres. Cette commission présidée par le général Félix Hessou a fait le tour du pays à la rencontre les différents acteurs concernés par la réforme. Elle a déposé son rapport le 18 juillet dernier au chef de l’Etat. Un comité de suivi composé de juristes de haut niveau et autres a été mis sur pied par la suite et a élaboré les avant-projets de loi qui ont été examinés en Conseil des ministres qui a adopté les projets de loi dont l’un porte sur la création de la Police républicaine et l’autre sur le statut des personnels de cette force unique. Ce sont donc les deux documents qui ont été transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote, précise le garde des Sceaux pour montrer tout le soin mis en amont par le gouvernement dans la mise en place de cette réforme.
La commission chargée des lois a adopté la même démarche participative, renchérit Alexis Agbélessessi, président de cette commission. Les observations et préoccupations des différents corps de la gendarmerie et la police nationales ont été analysées et prises en compte dans la mesure du possible, assure-t-il. Seulement l’adoption de cette loi n’est que la première étape. Il reste le vote du second texte à savoir le projet de loi portant statut des personnels de la Police républicaine composé de 172 articles. Les députés ont démarré hier l’examen de ce projet de loi qui se poursuivra demain jeudi 28 décembre.

Actualités 27 déc. 2017


Inspection de la Cour suprême à Ouinhi, Zagnanado et Covè: Des unités de police et de gendarmerie contrôlées

La délégation de la Cour suprême en mission d'inspection et de contrôle dans les unités de gendarmerie et de police était, ce mardi 26 décembre à Ouinhi, Zanagnado et Covè, après les communes des Collines visitées, le week-end écoulé.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, et la délégation qui l’accompagne étaient en visite d’inspection dans les unités de sécurité de Ouinhi, Zanagnado et de Covè. L’objectif est de rencontrer les agents sur les lieux de travail, de s’enquérir de leurs conditions de travail et de s’assurer de l’effectivité du respect des libertés et des droits de l’Homme dans les centres de détention et de garde à vue.
Visiblement mis au parfum de cette descente inopinée des conseillers de la Cour sur le terrain, les responsables de ces unités ont mis tout en ordre avant l’arrivée des équipes. Dans la plupart des centres de détention inspectés, les cellules sont vides. Pas de gardés à vue et les lieux sont mis au propre. Les cahiers d’écrous et autres registres de transfèrements sont en ordre à quelques exceptions près. Comme tout n’est jamais parfait, les membres de la délégation fouillent bien à fond avant de découvrir quelques failles relatives à des omissions volontaires ou involontaires.
Dans certains commissariats comme celui de Zagnanado, les cellules sont bien nettoyées et laissées ouvertes pour l’inspection. Cependant, au cours des échanges avec les responsables des postes, le président Ousmane Batoko et sa suite ne manquent pas de mettre l’accent sur la nécessité du respect des libertés, des droits de personnes et des procédures. Car, martèle Ousmane Batoko, le renforcement de la confiance des citoyens en leur police, gendarmerie et justice sera le seul ciment pour la paix sociale dans le pays. Une paix qu’on a besoin de sauvegarder à tout prix, ajoutera-t-il.
En effet, fait observer Ousmane Batoko, le respect des libertés et droits de l’Homme ne sont pas encore un acquis dans nos brigades de gendarmerie et commissariats de police. C’est bien conscient de cette réalité que la Cour suprême, institution garante des libertés et du respect des lois, mène la veille.
Au cours des échanges, les Forces de l’ordre n’ont pas manqué de faire part à la délégation de leurs difficultés relatives essentiellement au manque de moyens et à l’insuffisance de personnel. En ce qui concerne le manque de moyens, le cas de la brigade de Laïnta-Cogbé est préoccupant. Elle partage les mêmes locaux avec le chef d’arrondissement. Un bâtiment qui ne dispose ni d’eau, ni électricité. Et, il va sans dire que l’effectif très réduit, à la limite dérisoire, dans ces unités rend parfois les missions très périlleuses. C’est aussi le cas à la brigade de gendarmerie de Banamè dans la commune de Zagnanado. Ici, le chef de brigade, Elie Vignonfodo, et ses éléments sont quotidiennement confrontés au phénomène de la transhumance qui fait tous les jours des victimes. Et pas plus tard que la semaine écoulée, en tentant de refouler des transhumants nigérians qui envahissaient la localité, les forces de l’ordre ont été attaquées. Piégé, un gendarme a eu le bras coupé et son arme Akm emportée jusqu’à ce jour par les assaillants. Ce gendarme blessé serait encore à l’hôpital, selon Elie Vignonfodo.
Reconnaissant toutes ces difficultés, le président Ousmane Batoko a salué la bravoure des hommes en uniforme tout en les exhortant à « tenir debout et rester fiers de leur métier, malgré la modicité des moyens» à eux octroyés, mais surtout à «respecter les procédures, les libertés et les droits de l’Homme». Plus qu’une nécessité, c’est une obligation, insiste-t-il.

Actualités 27 déc. 2017


Célébration de la reine-mère du roi Glèlè: Nan Zognidi, un trait d’union entre Fon, Mahi, Nagot et Yoruba

Les manifestations commémoratives en l’honneur de Nan Zognidi, l’une des épouses du roi Guézo et mère du roi Glèlè, se sont poursuivies le week-end écoulé à Abomey pour mieux faire connaître cette reine-mère aux générations actuelle et future.

Vernissage au palais Sèdéssa, messe d’actions de grâce à la cathédrale Saints Pierre et Paul d’Abomey et une conférence publique à la maison des jeunes de Goho. Tel a été le programme des activités qui se sont déroulées, le week-end dernier, dans le cadre des hommages à la reine-mère du roi Glèlè, Kpodjito Nan Zognidi, dont le but est de rappeler aux générations actuelle future et la place qu’elle a occupée dans l’histoire d’Abomey.
Mahi originaire de Kétou, Nan Zognidi symbolise un trait d’union entre les peuples Fon, Mahi, Nagot et Yoruba divisés par l’histoire. Un hommage qui témoigne du désir de rassemblement de toutes les collectivités de la grande famille royale ainsi que « le rapprochement des peuples Mahi, Yoruba ou Nagot et Fon ».
Selon les témoignages de la lignée des Djêto, Agoï - de son vrai nom - devenue Nan Zognidi, était de teint clair, d'une beauté pure, silhouette fine, captivante, et éblouissante. Elle était de l'ethnie Mahi d'Agonlin-Wogoudo, situé à une douzaine de kilomètres de Kétou. Trois cicatrices raciales sur chaque joue. Repérée par les "agents de renseignement" du royaume du Danxomè, elle fut enlevée et ramenée au Danxomè, puis donnée comme épouse au prince Alavo, enfant du roi Agonglo entre 1789 et 1797. Le prince Alavo décède peu après sans avoir eu de progéniture avec elle. Saisissant rapidement cette occasion en or, le prince Gakpé, futur roi Guézo, la récupéra par lévirat et épousa "l’innocente esclave". Les deux quittèrent Agbomey pour se retrouver entre Ouidah et Agbodrafo au Togo avec le soutien de Don Félix Francisco de Souza. C’est au cours de cette aventure avec le prince qui deviendra le roi Guézo en 1818 qu’elle prit le nom de Francesca.
Au cours des différentes manifestions, les professeurs Albert Tingbé-Azalou, Jérôme Alladayé, Amélie Dégbèlo, Rachida Ayari de Souza et bien d’autres ont rappelé abondamment le rôle joué par cette reine-mère dans l’intégration de ces peuples. Nan Zognidi, comme dans un conte de fée, a été et reste « une figure de proue dans le royaume de Danxomè, qui a aidé ses frères et sœurs Djêto qui étaient dans la misère, dans la pauvreté, dans l'esclavage et qui vivaient l'humiliation. Nan Zognidi, a été l'une des meilleures femmes, auprès de son époux et de son fils, à défendre les communautés Mahi, Yoruba, Brésilienne, Nagot et Fon dans le Danxomè ».
Ayant aussi subi au cours de cette vie de palais les affres de la polygamie, Nan Zognidi s’est bien résignée. Avait-elle été heureuse ou malheureuse avec son époux de roi ? Une chose est certaine, elle n’était pas heureuse au milieu de ces coépouses, renseigne l’Histoire. Elle a bien souffert des angoisses du ménage à plusieurs bien qu’étant la première. Elle meurt en 1857 à l'âge de 81 ans et fut enterrée à Canan.
Il est à noter que plusieurs personnalités concernées par l’évènement ont choisi de boycotter les manifestations de ce week-end à Abomey parce que déçues par certains des récits véhiculés à travers le livre « Une Reine, Trois rois, un Destin » de Toussaint C. Ahomagnon publié pour la circonstance. Ils ont préféré traduire leur mécontentement par le boycott. Un acte déploré par d’autres qui estiment que les mécontents auraient pu être présents pour faire le débat?

Société 27 déc. 2017


Convention internationale 2017 de l'église Pentécôte de la Foi à Azovè: Les fidèles célèbrent leur réconciliation

Sortis d’une crise de scission qui a duré dix années, les fidèles de l’Eglise pentecôte de la foi du Bénin se sont retrouvés, du 23 au 24 décembre dernier à Azovè, dans le Couffo, pour célébrer leur réconciliation. C’était à l’occasion de la Convention annuelle de cette communauté religieuse qui a enregistré la présence, à ses côtés, d’une légion des « oints » venus de l’étranger et de plusieurs autorités politico-administratives du département, dont le préfet Christophe Mègbédji.

La Convention internationale édition 2017 de l’Eglise de pentecôte de la foi du Bénin a connu son apothéose, dimanche 24 décembre dernier, veille de la Nativité, à l’école centre d’Azovè. L’évènement a été marqué par deux moments forts consacrant l’unité retrouvée, qui a fait l’objet d’un accord signé le 2 novembre 2017, entre les branches antagonistes de cette communauté religieuse.
Le premier moment fut la présentation des membres devant animer les organes dirigeants de la période transitoire qui prendra fin en mai 2018 par la mise en place d’un bureau définitif.
Pour le compte de la transition, de six mois en cours, les fidèles réunis en assemblée à Azovè ont découvert non seulement les visages des membres de la commission des finances et ceux des membres du comité de suivi et de régulation, composé de cinq sages de la communauté, mais surtout le bureau exécutif national.
Porté à la tête de ce dernier, l’apôtre Antoine Jakou a décliné les missions assignées à son équipe. A l’en croire, il s’agit, entre autres, de la réorganisation du fonctionnement de l’église, à travers l’état des lieux de sa gestion financière, le point sur la carrière du corps pastoral et la mise en place d’un comité de relecture des textes fondamentaux. La relance des activités pour ce nouveau départ, souligne-t-il, doit se faire à travers de nouveaux statuts et règlements intérieurs. L’apôtre Antoine Jakou retient que leurs principales actions permettront à l’église de renouer avec une ambiance de fraternité.

Ensemble

« En ce jour où nous célébrons ensemble, sur la terre d’Azovè, notre convention après dix ans de séparation, nous devons nous réjouir et glorifier le Seigneur », prêche l’apôtre. Car, selon son rappel, il est écrit dans Psaume 133 qu’il est agréable et doux pour des frères de demeurer ensemble, puisque c’est là que, poursuit-il, l’Eternel envoie sa bénédiction, la vie pour l’éternité ». Pour conjurer définitivement la crise de division qui, à l’en croire, a causé la perdition de nombreux fidèles, la mésintelligence entre dirigeants des églises, la haine et la méfiance entre des pasteurs et entre les épouses de ceux-ci, sans oublier des tracasseries judiciaires, il a été lancé un appel à l’accompagnement des instances de transition. « Le bureau exécutif que je préside invite tous, en l’occurrence, les anciens de la communauté, les cadres, les hommes d’affaires et les partenaires internationaux à ne pas nous marchander leur disponibilité afin que soient relevés les défis du développement spirituel et socioéconomique », a exhorté l’apôtre Antoine Jakou.
L’apôtre et le collège des oints de Dieu ont, par ailleurs, consacré, à travers une cérémonie dite d’apostolat, l’admission dans leurs rangs de cinq nouveaux apôtres. Second moment fort, cette cérémonie est faite de prières et de l’imposition de mains sur chacun des nouveaux apôtres et leurs épouses respectives. Aux dires de leurs devanciers dans le pastorat, les nouveaux apôtres ne doivent pas sacrifier leurs familles biologiques. « Votre première église est votre famille », ont-ils enseigné tout en insistant sur la responsabilité de l’apôtre qui, selon eux, est le garant de la doctrine de l’église.
Rappelons que l’union célébrée au sein de la communauté n’a pas été obtenue sans les concessions des leaders des deux camps antagonistes. Notamment, l’apôtre Jean-Paul Kohoundo qui a dû écourter d’un an son mandat de président. Lui aussi a confirmé à l’assemblée que la page de la crise est tournée. « Je puis vous dire que la réconciliation est effective et l’espoir est permis et nous devons aller de l’avant », a-t-il déclaré. « Je ne me retire pas pour vous abandonner, je ne me retire pas pour quitter l’église mais je me retire pour le bien-être socio-spirituel de tous les fidèles », a-t-il clarifié aux fidèles?

Société 27 déc. 2017


11e édition de Noël aux enfants hospitalisés du Cnhu: La Sobébra "brasse" de la joie dans le cœur des jeunes patients

La Société béninoise de brasserie du Bénin (Sobébra) a semé la joie dans le cœur des enfants en situation difficile. C’est à travers son initiative dénommée Noël des enfants hospitalisés, organisée en faveur des enfants, et dont la 11e édition a eu lieu, ce vendredi 22 décembre 2017 au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) à Cotonou.

Des enfants malades hospitalisés du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) en joie grâce au passage du père Noël de la Société béninoise de brasserie du Bénin (Sobébra). C’est la preuve que cette société ne brasse pas que de la bière. Elle sait aussi rendre gais les enfants en situation difficile.

Au niveau du service Pédiatrie du Cnhu, ce sont 200 masques festifs, 204 chapeaux, 50 packs de 6 bouteilles d’eau minérale AquaBelle, 15 packs de 6 bouteilles de Youki orange, 15 packs de 6 bouteilles de Youki de limonade et 15 packs de 6 bouteilles de Youki cocktail. Alors qu’au niveau du service Néonatologie, les nouveau-nés ont reçu 160 paquets de couches à raison de deux par lit. De quoi semer la joie dans le cœur des bénéficiaires.
Le petit Mérec a reçu son pack de cadeaux et exprime sa joie : « Papa Noël m’a apporté des cadeaux et je suis content ». Mêmes impressions chez Jennifer qui, quant à elle, remercie la Sobébra d’avoir pensé à elle. La petite Chancelle en classe de CP, hospitalisée depuis cinq jours confie : « Papa Noël de la Sobébra m’a donné des jouets et je suis très contente ». Comme ces enfants, beaucoup d’autres ayant reçu la visite surprise du père Noël de la Sobébra sont en joie. Car en dehors des jouets, l’emballage offert à chaque enfant hospitalisé contient aussi du sandwich acommpagné de sucrerie et d'eau minérale.
Au nom des nouveau-nés de la Néonatologie du Cnhu, Lucie Mitohouanto, surveillante de ce service, a accueilli avec joie et plaisir les couches que la Sobébra a offertes. « Nous lui disons merci. Ces couches sont venues à point nommé, car les parents n’ont pas souvent l’argent pour acheter les couches et elles font défaut », a-t-elle reconnu en promettant d’en faire un bon usage. Elle a saisi l’occasion pour lancer un appel aux bonnes volontés à penser à la crèche pour le cas des bébés abandonnés à qui il faut donner du lait.
Selon Amélia d’Almeida Houéto, chargée du marketing institutionnel à la Sobébra, tout le monde n’a pas la chance de vivre l’ambiance festive. C’est le cas des enfants hospitalisés au Cnhu à qui la Sobébra a apporté un peu de joie à travers ces packs de cadeaux afin de les mettre dans l’ambiance des fêtes de fin d’année. Elle se dit heureuse de voir que les enfants se sont sentis moins seuls en recevant ces cadeaux de la part de la Sobébra?

Société 26 déc. 2017


Assemblée nationale: Le débat sur la réforme constitutionnelle relancé

Le dossier de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pourrait refaire surface bientôt à l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, en des termes voilés lors de son message sur l’état de la nation, semble être toujours préoccupé par cette réforme qui a essuyé un échec en avril dernier au Parlement.

L’on ne doit pas être surpris si demain le dossier de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 est remis en selle au Parlement. Soit sous forme de projet de loi porté par le gouvernement ou de proposition de loi initiée par des députés. En tout cas, le débat sur cette réforme est loin d’être clos. Il pourrait être relancé bientôt. Et pour cause ! Le chef de l’Etat n’a pas totalement digéré l’échec qu’a enregistré la première tentative en avril dernier. Patrice Talon a clairement exprimé son état d’âme lors de son message sur l’état de la nation, vendredi 22 décembre dernier, face à la Représentation nationale. « Je ne saurais fermer ce chapitre des réformes sans m’arrêter un instant, mesdames et messieurs les députés, sur le projet de révision de notre Constitution dont vous connaissez parfaitement le sort provisoire qui fut le sien », a fait savoir le président de la République. Parlant de sort provisoire, Patrice Talon fait,en réalité, allusion au rejet de la prise en considération du projet de modification constitutionnelle intervenu le 4 avril dernier au Parlement. Lequel a été sanctionné par un score de 60 « Oui » pour le projet, 22 « Non » et 1 abstention. 

Ce résultat de 60 voix favorables ne fait pas le compte des trois quarts des députés exigés par la Constitution pour faire passer le dossier à cette première étape de la procédure. Il fallait réunir 63 voix « Oui » au moins pour que l’Assemblée nationale puisse prendre en considération la réforme constitutionnelle et passer aux étapes suivantes du processus. Le gouvernement, en Conseil des ministres, avait pris acte de ce rejet obtenu par la minorité parlementaire qui a fait feu de tout bois pour bloquer le processus.
Le président Patrice Talon revenant sur le dossier, lors du débat télévisé qu’il a fait dans le cadre des festivités du 1er août dernier, avait annoncé que le projet de révision constitutionnelle était désormais derrière lui. Beaucoup en avaient conclu que le chef de l’Etat a fini avec ce dossier et qu’il ne s’en préoccuperait plus avant la fin de son quinquennat. Mais erreur apparemment ! Patrice Talon dit croire toujours que cette réforme est incontournable pour booster le développement du Bénin. « Avec le recul, je continue de croire que cette réforme est nécessaire pour le renforcement de nos institutions démocratiques, la normalisation du paysage politique, la sérénité dans la gestion de l’Etat et la prise en compte de l’urgence sociale », martèle le président de la République. Il n’est donc pas exclu que Patrice Talon réintroduise le dossier dans le circuit parlementaire. Il n’est pas aussi exclu que certains députés du camp présidentiel reprennent le dossier à leur compte pour le relancer comme une proposition de loi. Les 60 parlementaires ayant exprimé le vote « favorable » avaient d’ailleurs exprimé le mardi 11 avril dernier une telle perspective, à la faveur d’une déclaration lue à la tribune de l’hémicycle.
Reste à savoir le sort que le Parlement va réserver encore à ce dossier après l’échec de la première tentative. Mais, a priori, le camp présidentiel n’a pas encore toutes les cartes en mains pour faire passer le projet, s’il a l’intention de réintroduire le dossier. Aujourd’hui, le Bloc de la majorité présidentielle (Bmp) est composé de 61 députés. Ce qui veut dire qu’il lui faudra en plus deux députés au moins pour que le compte des trois quarts des députés exigés soit bon?

Actualités 26 déc. 2017


Concours de productions des dix ans de l’Arcep-Bénin: Six journalistes et deux créateurs d’application récompensés (Kokouvi Eklou de ‘’La Nation’’ primé)

L’Autorité de régulation des communications et de la poste du Bénin (Arcep) a récompensé, vendredi 22 décembre dernier à Cotonou, les journalistes lauréats du concours organisé dans le cadre de la célébration de ses dix années d’existence. Au nombre des lauréats figure Kokouvi Eklou journaliste au quotidien national du service public « La Nation ».

 Les lauréats du concours organisé pour les dix ans de l’Autorité de régulation des communications et de la poste du Bénin (Arcep) ont été récompensés, vendredi dernier. Au nombre de six soit deux en presse écrite, deux en radio et deux en télévision, ces hommes des médias ont aussi bien usé de leurs connaissances en techniques de collecte et de traitement d’information, que de la qualité de leur plume, pour mettre en exergue les prouesses de l’Arcep en dix ans de fonction, et ce, dans le respect strict des règles déontologiques. Parmi eux figure Kokouvi Eklou, journaliste au quotidien ‘’La Nation’. Il a reçu le deuxième prix de la catégorie presse écrite, constitué d’un trophée, d’un abonnement de six mois à la connexion internet 4 G et d’un chèque de 300 000 francs. Il a su dévoiler en quatre pages, format A4 le rôle stratégique que joue l’Arcep pour la satisfaction des abonnés aux réseaux de téléphonie mobile. «Consommateurs des services de téléphonie mobile, nous avons généralement le sentiment d’être grugés. A travers mon article, j’ai voulu marquer comment l’Arcep, par son rôle de vigile arrive quand même à mettre de l’ordre dans le secteur des télécommunications, pour que nous n’ayons pas toujours ce sentiment-là ; et que nous nous sentions un peu grandis », a déclaré avec satisfaction, Kokouvi Eklou.
Saisissant l’occasion, il a remercié tous ceux qui ont contribué à ce travail, à savoir les responsables des associations de consommateurs.
Avant Kokouvi Eklou, vient Jesdias Likpété qui officie dans l'organede presse intitulé "Le journal de notre époque". Le prix à lui décerné comporte un trophée, un ordinateur portatif Hp Pro-book, un abonnement d’un an à la connexion internet 4G et un chèque de 600 000 francs. C’est ce qu’a aussi reçu comme premier prix dans la catégorie radio, Achille Fatondji de la Radio nationale. A sa suite, il y a eu Ganiath Bello de la radio Capp Fm qui a reçu un trophée, un abonnement de six mois à internet et un chèque de 300 000 francs.
En télévision, ont été retenus Chantal Mèlé de la Télévision nationale et Emmanuel Koukoubou d’E-télé, respectivement premier et deuxième. La première a reçu un trophée, un ordinateur portatif, un an de connexion internet et un chèque d’un million de francs ; tandis que le deuxième en plus du trophée a obtenu un abonnement de six mois à la connexion internet et un chèque de cinq cent mille francs.

Maintenir le cap

Le président de l’Union des professionnels des médias (Upmb),
Franck Kpochémé, heureux de voir les siens primés pour avoir su se démarquer à travers leurs productions, émet un vœu: « Je voudrais souhaiter que les médias puissent ne pas trahir cette marque de reconnaissance de l’Arcep ; et je voudrais souhaiter qu’au-delà de cette célébration, nous puissions renforcer le partenariat ». La vision derrière ce partenariat, c’est de voir des journalistes se spécialiser dans divers domaines, dont celui des Tic, de la régulation ; afin que les productions journalistiques aillent au-delà du factuel pour un maximum de compréhension par la population. Le président de l’Upmb a poursuivi en demandant aux journalistes de pas s’arrêter en si bon chemin car, a-t-il signifié, « c’est un domaine prometteur ».
Le secrétaire exécutif de l’Arcep, Hervé Guèdègbé, a aussi exprimé sa satisfaction de voir des journalistes s’intéresser aux questions liées à la régulation des techniques d’information et de communication. Il a ensuite eu une pensée à l’endroit de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accompagné l’Autorité de régulation depuis sa création.
Instaurer le free-roaming au Bénin, c’est l’un des défis que compte relever l’Arcep dans les prochains jours, à en croire les propos de son président, Flavien Bachabi. « Nous avons intérêt à l’Arcep à travailler pour que l’environnement soit beaucoup plus attractif non seulement aux opérateurs, mais également pour les usagers. A travers le free-roaming, nous pourrons permettre à ceux qui quittent ici et qui vont dans les pays voisins de communiquer sans réfléchir », a-t-il préconisé.
Il convient de signaler qu’à l’occasion, les développeurs de start-up ou créateurs d’application n’ont pas été laissés en marge de la célébration. Ayant aussi participé au concours, deux parmi eux ont également été récompensés pendant la cérémonie. Leur tâche a été de créer chacun une application mobile destinée à davantage faire connaître l’autorité de régulation?

Société 26 déc. 2017


Célébration de la fête de Noël: Un réveillon mi-figue, mi-raisin à Cotonou

Les habitants de la ville de Cotonou n’ont pas sorti le grand jeu pour le réveillon de la fête de Noël. Dans la nuit du 24 au 25 décembre, la ville est restée plutôt terne avec des rues plus ou moins désertes sans grande ambiance ni animation.

A l’instar de Victorin Alofa, 42 ans, rencontré au petit matin de ce 25 décembre à Vodjè devant sa maison avec des amis, nombre de Cotonois ont déserté les rues de la ville à l’occasion du réveillon du Noël. Cotonou n’a pas connu ses folles nuits d’ambiance d’antan. Ses habitants ont préféré à l’ambiance de la ville, des parties entre amis et en familles. Pour preuve, les masques Kaléta qui d’ordinaire inondent la ville pour lui donner un air de fête avec leur animation ont presque disparu. De Gbégamey à Cadjèhoun sans oublier les grandes artères et les principales avenues, Cotonou avait l’air de tout sauf d'une ville en fête.
Les premiers à s’en plaindre, ce sont les tenanciers et responsables des bars, buvettes et autres lieux d’ambiance. Dans les encablures du Ceg Vèdoko, Elisée Alitanou, un responsable de bar, est plutôt dépité. Peu avant 2 h du matin, il n’avait reçu le moindre client dans son bar. Pourtant, jure-t-il, il y a investi pour refaire les lieux et s’attendait à ce que son nouveau décor fasse mouche et draine vers lui des noctambules ce 25 décembre. Mais il n’en sera rien. En compagnie de ses trois servantes, il s’offre une bière bien fraîche en espérant le premier client de la soirée. A défaut, il « fermera les portes pour dormir ».
Cette ambiance peu colorée, Alvine Akanni dit n’y rien comprendre non plus. Si elle autre traîne encore dans la nuit, c’est parce qu’elle a voulu faire ses achats la nuit pour éviter le stress et les longues files d’attente. Elle a donc choisi d'aller au culte du réveillon puis de procéder à son ravitaillement. Mais, admet-elle, il ne sert à rien de traîner dans la nuit au petit matin d’une fête dans la boisson ou l’alcool. « Noël se fête en famille », poursuit-elle, un peu comme pour décourager ceux qui ont formulé le projet.
Mais tous les quartiers de Cotonou n’ont pas connu l’ambiance morose. Agla et Zogbo font l’exception. Les inconditionnels de la fête, un peu comme s’ils s’étaient donné rendez-vous y ont élu domicile et ont fait régner la loi du show jusqu’au petit matin. Pas étonnant donc que dans ses deux quartiers, on en vienne à croiser, par moments, des masques Kaléta et même des groupes de fanfares qui donnent une note musicale particulière à cette ambiance de nuit. On ne saurait d’ailleurs évoquer l’ambiance du réveillon sans aborder les nombreux cultes religieux (chrétiens et animistes) qui inaugurent cette nuit d’avant-Noël. Des catholiques aux méthodistes, le message ne diffère pas et porte pour l’essentiel sur l’arrivée du Petit Enfant divin, dont la naissance a surpris Joseph et Marie, montés à Nazareth pour se faire enrôler sur ordre de l’empereur Auguste. Ils mirent alors au monde le petit Jésus venu sauver le monde et le firent coucher dans une étable ainsi que le rapportent les Saintes écritures?

Société 26 déc. 2017


Célébration des 20 ans de Magic System: Deux concerts offerts au public de Cotonou avec le soutien de Canal+

Dans le cadre de ses 20 ans de carrière, le groupe de musique ivoirien Magic system a donné deux concerts à Cotonou, dimanche 24 et lundi 25 décembre. Ces spectacles visent à exprimer la reconnaissance du groupe à ses fans béninois. En prélude à ces concerts, le quatuor Asalfo, Goudé, Tino et Manadja a visité, samedi 23 décembre dernier, la boutique de son partenaire Canal+ à Sègbèya pour échanger avec la presse sur l’événement.

Les Cotonois ont eu droit à la prestation musicale du groupe ivoirien Magic system, dimanche et lundi, respectivement au Dreambeach et au Familybeach. Ces concerts entrent dans le cadre de la célébration des 20 ans de carrière du quatuor qui a sorti son premier album en 1997. Lors des prestations en live, le groupe n’a semblé rien perdre de son talent.
A la veille du premier concert qui a eu lieu, dimanche dernier, le groupe a rencontré la presse et les clients de Canal+ au niveau de Canal+ store de Sègbèya. Occasion pour ces musiciens ivoiriens non seulement d’échanger avec les hommes des médias mais aussi de se faire vendeurs des produits de Canal+, le temps de leur visite.
« Notre manière de dire merci à tous ceux qui nous ont vus partir est de faire le tour de toute l’Afrique », a expliqué Asalfo, porte-parole du groupe. Il s’agit d’une vraie communion avec les fans du groupe, a noté Asalfo au cours de leur visite dans l’une des boutiques de leur partenaire Canal+ à Sègbèya Akpakpa.
Afoussat Traoré, responsable communication de Canal+ Bénin, a indiqué que pour les 20 ans de Magic system, Canal+ a décidé d’accompagner le groupe. Admirative du chemin parcouru par le quatuor, Afoussat Traoré a souhaité que Canal + ait la même cote de popularité et la même longévité. Elle s’est dite heureuse de la visite du groupe dans la boutique de Canal+ de Sègbèya. Selon elle, les membres du groupe ont su jouer le jeu en se transformant en vendeurs des produits de Canal+ pendant quelques minutes. « C’est très agréable aussi bien pour nous que pour les clients !» s’est-elle exclamée avant de donner rendez-vous aux populations pour les deux concerts de Magic system?

Culture 26 déc. 2017


Remise de matériels à Parakou et Pèrèrè: Le gouvernement au chevet des groupements féminins et des enfants

Le gouvernement a procédé, samedi 23 décembre dernier à Parakou, à la remise d’un important lot de matériels de transformation, de matériels informatique et bureautique et de jouets aux groupements féminins, des centres de promotion sociale et des enfants en situation difficile des communes de Parakou et de Pèrèrè.

L’autonomisation des femmes et des filles et la promotion du genre occupent une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est à travers la mise en œuvre du Programme d’autonomisation économique de la femme et de la promotion du genre et le Programme dédié aux personnes vulnérables (Ppcv). La remise de matériels de transformation et de jouets, respectivement à treize groupements féminins et à 250 enfants en situation difficile de Parakou et Pèrèrè, samedi 23 décembre dernier, s’inscrit dans ce cadre. Deux associations de couture et de coiffure ont également reçu des équipements pour leur centre de formation. Du matériel informatique et bureautique a aussi été mis à la disposition de deux centres de promotion sociale à Parakou et une à Pèrèrè.
A travers cet accompagnement, a indiqué la directrice générale de la Famille et des Affaires sociales, Mêmounatou Baboni Sinimbou, le gouvernement entend libérer le potentiel des femmes des deux communes.
Pour le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ces matériels contribueront à l’autonomisation qui constitue « un défi de notre temps » et « un processus complexe ».
Selon le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, les bénéficiaires ont l’opportunité d’apporter, avec ces matériels de transformation, une valeur ajoutée à l’économie locale. Il s’agit, a-t-elle assuré, d’encourager leur dynamisme, de veiller à leur épanouissement et à leur bien-être au foyer. Elle les a invitées à faire un bon usage des matériels.

Société 26 déc. 2017


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