La Nation Bénin...
Nouvelles

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement annonce une année faste à l’issue du vote du budget général de l’Etat. « Je voudrais donner l’assurance à nos compatriotes que l’année 2018 sera marquée par une accélération de la phase physique des projets inscrits au PAG. De nombreux projets annoncés et dont les études sont achevés vont également démarrer. L’année 2018 sera celle des grandes réalisations pour le gouvernement », écrit-il sur sa page facebook. Tout en exprimant la reconnaissance du gouvernement et de son chef aux honorables députés pour avoir adopté dans les délais constitutionnels la loi de finance 2018, Abdoulaye Bio Tchané indique que 52% du Programme d’Investissement Public (PIP) 2018, soit 244 milliards, seront financés sur ce budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1862 milliards de francs CFA. Ce qui traduit, à son avis, « notre conviction qu’il faut d’abord compter sur nos forces ».
Un budget qu’il estime ambitieux, réaliste et en parfaite cohérence avec le Programme d’Action du Gouvernement. « Pour 2018, le gouvernement a décidé d’accélérer les réformes et projets dans les secteurs prioritaires que sont le cadre de vie, l’énergie, le tourisme, l’agriculture, le renforcement du capital humain, la sécurité, l’eau et les infrastructures », éclaire-t-il.
Il est à rappeler que les recettes budgétaires passent de 1007 milliards en 2017 à 1135 milliards pour l’exercice 2018.
Politique 22 déc. 2017

Dans le cadre de ses actions socio-humanitaires, une équipe de la fondation Boa-Bénin conduite par son président Benoît Maffon était, ce mercredi 20 décembre, dans une maison d’accueil sise au quartier Adandokpodji à Abomey. C’est avec les bras chargés de dons évalués à plus 4 millions de francs Cfa pour aider les enfants pensionnaires de ce centre à fêter la Noël dans la joie et à résoudre une partie de leurs problèmes quotidiens.
Sacs de riz, de maïs, de haricot ; cartons de lait, de pâtes alimentaires ; savons, bidons d’huile, machines à coudre et bien d’autres produits de première nécessité constituent le don remis par la fondation Boa-Bénin, ce mercredi, à une maison d’accueil des enfants déshérités d’Adandokpodji à Abomey. Ces enfants, au nombre d’une quarantaine, ont également eu un moment de bonheur avec le père Noël venu, danser avec eux avant de leur distribuer des jouets pour les fêtes. Pendant quelques heures, la tristesse a cédé place à une ambiance de fête.
En plus de ces produits, le président de la fondation Boa-Bénin, Benoît Maffon, a remis un chèque d’un million de francs Cfa au promoteur Magloire Alia, pour soutenir le centre dans son fonctionnement. Au total, c’est un don d’une valeur de 4 millions de francs Cfa qui a été fait à ce centre de conditions particulièrement modestes.
Le promoteur, Magloire Alia, après avoir fait l’historique du centre a décrit les conditions dans lesquelles les pensionnaires se battent au quotidien pour s’accrocher à la vie. Pour lui, ce geste de générosité de la fondation Boa-Bénin, qui est une première dans la vie du centre, est une bouffée d’oxygène qui redonne espoir pour l’avenir des enfants qui y vivent. Puis, il exprime toute sa reconnaissance aux généreux donateurs de la fondation Boa. Magloire Alia a imploré la faveur du Créateur pour qu’il accorde une longue vie à la Boa-Bénin ainsi qu’à tout le personnel de cette banque qui sauve des vies par ses actes de solidarité.
Le porte-parole des enfants, Jérémie Ahouavlamè, après avoir dit sa gratitude pour ce geste de la fondation Boa, a indiqué que c'est grâce à la providence divine que lui et ses pairs vivent dans cette maison d'accueil qui a vu le jour grâce à un homme de bon cœur qui, malgré ses conditions modestes, s'est donné la lourde tâche d’accueillir les enfants abandonnés et orphelins chez lui. Cette maison accueille des enfants orphelins de père et, ou de mère, et les enfants abandonnés. Jérémie Ahouavlamè ajoute : « Nous sommes tous des cas sociaux recueillis de façon bénévole par un papa, Magloire Alia et une maman, Mathilde Baïmey, qui se donnent corps et âme pour notre éducation et pour notre survie.
La providence
«De par leur connaissance, les responsables du centre ne cessent de demander des aides pour subvenir à nos besoins fondamentaux tels que se nourrir, se vêtir, et surtout s'instruire. Actuellement, nous sommes 39 enfants vivant dans cette maison dont 9 sont au cours primaires, 10 au premier cycle du cours secondaire, 10 au second cycle, 6 étudiants et 4 en activité professionnelle. Nous formons un ensemble de 27 filles et 12 garçons ». « Alors, se réjouit-il, votre arrivée dans la maison est le signe que vous portez dans vos cœurs les enfants en situation difficile, que vous mesurez la portée de la charge des promoteurs de cette œuvre d’amour et que même les orphelins n’ont pas tout perdu ».
Visiblement touché par les conditions de vie des pensionnaires de cette maison d’accueil, Benoît Maffon a salué l’esprit de charité et d’amour qui caractérise le promoteur. Un bel exemple de solidarité, a-t-il salué.
Le geste de la fondation Boa-Bénin s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Noël Solidarité 2017», une opération à travers laquelle la Boa-Bénin agrémente les fêtes de fin d’année au profit des plus vulnérables. « Nous sommes venus pour vous apporter de la joie au cœur suivant la philosophie des pères fondateurs du groupe et de sa fondation Boa, afin de vous aider à fêter dignement, car nul n’est heureux tout seul», a-t-il indiqué.
Cette cérémonie a pris fin dans une ambiance bon enfant. La délégation de la fondation Boa a partagé une collation avec les enfants et le promoteur dudit centre. La musique, les cadeaux emballés distribués par le père Noël ont suffi pour semer la joie dans le cœur de ces enfants qui ont oublié pour quelques instants, les conditions qui sont les leurs dans ce centre d’Adandokpodji à Abomey.
C’est aussi cela la fondation Boa-Bénin, entreprise citoyenne, qui a le souci de partager son sens d’humanisme et de solidarité envers les couches sociales défavorisées de notre société?

Comme tous les ans, les enfants des députés et du personnel civil et militaire de l’Assemblée nationale ont reçu, ce mercredi 20 décembre, des cadeaux de Noël des mains de papa Noël. La cérémonie a été présidée en personne par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
De quoi donner de la joie au cœur de ces enfants dont certains ont eu l’occasion de découvrir pour la première fois le lieu de travail de leur père ou de leur mère. Les cadeaux sont composés essentiellement de jouets et de jeux pour enfants. Cette opération annuelle de distribution de présents au enfants est un engagement que l’Assemblée nationale entend pérenniser, a souligné Me Adrien Houngbédji qui avait à ses côtés certains membres de son bureau et de ses collègues députés.
Le président de l’Assemblée nationale a invité les heureux du jour à bien travailler à l’école pour honorer leurs parents. Mais avant le numéro 1 du Parlement, l’honneur a échu au secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, de remercier, au nom de tout le personnel parlementaire, le président de l’Assemblée nationale et les autres membres de son bureau pour cette noble initiative qui a permis de distiller la joie au cœur de plusieurs centaines d’enfants des fonctionnaires civils et militaires de l’administration parlementaire.
Félix Hounkpèvi, porte-parole des enfants, a aussi remercié le président de l’Assemblée nationale et tout son bureau pour tous les efforts consentis pour les égayer à la veille de chaque fête de Noël. Il s’engage avec ses pairs à être sages et à faire preuve d’une grande assiduité au travail tant à la maison qu’à l’école, pour ne pas décevoir leurs parents qui investissent beaucoup sur eux pour leur éducation. Félix Hounkpèvi n’a pas manqué de féliciter le président Adrien Houngbédji pour tous ses efforts à maintenir, depuis l’installation de la septième législature en mai 2015, une bonne ambiance de travail en dépit des diversités politiques. Il salue l’adoption de certaines lois dont surtout le projet de loi sur la protection des personnes handicapées. Cette loi, selon le porte-parole des enfants du personnel parlementaire, vient s’ajouter à la longue liste des lois à caractère social adoptées par l’Assemblée nationale en faveur des couches défavorisées pour donner à ces dernières la chance de voir la vie en rose. Compte tenu de l’importance de cette loi, il propose au président de l’Assemblée nationale de descendre sur le terrain pour la vulgarisation de ces textes pour une meilleure appropriation des avantages par les populations?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

S’exécutera-t-il ou ne s’exécutera-t-il pas ? C’est ce jeudi 21 décembre que l’on sera fixé sur la position du Parlement par rapport à la décision de la Cour constitutionnelle exigeant de lui par décision Dcc 17-262 du 12 décembre dernier, la désignation de ses neuf représentants au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) au plus ce 21 décembre. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Après le calme plat observé au Parlement où aucune discussion officielle n’a eu encore lieu sur le dossier, les lignes vont finalement bouger. Les députés se réunissent en séance plénière ce jour, la toute première depuis la reddition de la décision de la haute juridiction. Le dossier sera affecté pour étude au fond à la commission compétente, en l’occurrence celle chargée des lois, par le président de l’Assemblée nationale. Cette étude sera sanctionnée par un rapport qui sera soumis à l’examen et au vote des députés. Ce qui ne peut pas être possible au cours de la plénière de ce jeudi 21 décembre dont l’ordre du jour est déjà connu, à savoir l’examen et le vote de la loi de finances gestion 2018. La décision sera affectée à la commission chargée des lois présidée par le député Alexis Agbélessessi. Celle-ci va certainement décider de prendre son temps pour l’étudier plus tard, bien après la date buttoir du 21 décembre fixée par la Cour constitutionnelle pour la désignation des neuf représentants du Parlement au Cos-Lépi.
La question semble être le dernier souci des députés. L’on en veut surtout pour preuve la programmation détaillée des activités parlementaires pour la période du 20 au 29 décembre prochain rendue publique par le bureau de l’Assemblée nationale. Nulle part, il n’est programmé l’examen du point concernant la désignation des neuf députés pour le Cos-Lépi. Alors que, selon la décision de la haute juridiction, ceux-ci devront être désignés au plus tard ce jeudi 21 décembre et installés dans leurs fonctions le 29 décembre prochain. Avec la programmation des activités parlementaires qui ignore le dossier Cos-Lépi, il est donc clair que le Parlement n’est pas dans la position de respecter la décision de la haute juridiction. L’affaire ne manquera pas de susciter un débat houleux à l’entame de la séance plénière de ce jour. D’ailleurs, dans les coulisses de l’hémicycle, ça se susurre que les députés de la minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’opposition, vont monter à la tribune de l’hémicycle pour faire une déclaration et condamner le non-respect de la décision de la Cour constitutionnelle. Laquelle est sans recours et s’impose à tout pouvoir public et institution de la République?
Th. C. N

Abdallah Boureima, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), à la tête d’une délégation composée de commissaires et cadres de cette instance sous-
régionale a eu une séance de travail, ce mercredi 20 décembre à la Présidence de la République. La séance a permis de faire le point des réformes annuelles des projets et programmes communautaires au Bénin au titre de l’année 2017.
Le président de la République, Patrice Talon, a eu, ce mercredi 20 décembre au palais de la Marina une séance de travail avec la délégation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa). En présence des ministres en charge de l’Economie et des Finances et des Affaires étrangères et de la Coopération, le chef de l’Etat a suivi avec attention les explications de ses hôtes au sujet des projets financés par cette instance sous-régionale au Bénin. « Le ministre de l’Economie et moi-même sommes venus rendre compte au président de la République des réformes annuelles des projets et programmes communautaires ici au Bénin au titre de l’année 2017», a laissé entendre au terme de cette séance de travail, Abdallah Boureima, président de la Commission de l’Uémoa.
« Le principe de cette revue a été acté par la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de notre union, le 24 octobre 2013 à Dakar », précise-t-il. Selon lui, il s’agit d’inviter les autorités des Etats et des institutions de l’Union à accélérer la mise en œuvre des réformes au niveau des domaines qui concernent en particulier la gouvernance économique et la convergence, le renforcement du marché commun et les politiques sectoriels. Pour ce qui est du Bénin, dont le rapport a été transmis à l’occasion au président Patrice Talon, il fait plutôt office de pays modèle. « Je puis vous dire que nous avons enregistré de réels et très sensibles progrès dans tous les domaines visités », se félicite le président de la commission de l’Uémoa.
Toutefois, après cet exercice, relève-t-il, des recommandations ont été formulées à l’endroit des parties concernées et à l’endroit de la commission de l’Uémoa. Les chantiers visités au Bénin, faut-il le rappeler, concernent des projets financés au profit des populations et de leur bien-être?
Le point des travaux
A la fin des travaux de la revue annuelle 2017 de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), ce mercredi 20 décembre, Comlan Agbo, représentant l’institution au Bénin, a fait le point face aux médias après la transmission par le président Abdallah Boureima d'un mémorandum au chef de l’Etat, Patrice Talon.
Selon lui, les experts et les ministres concernés ont échangé, au cours des travaux, sur l’état d’exécution des recommandations et des engagements pris par les autorités nationales lors de la revue de 2015 et ont fait l’évaluation de la mise en œuvre des réformes politiques, programmes et projets en 2017.
C’était aussi l’occasion de se pencher sur les efforts fournis, mais aussi les contraintes et les difficultés rencontrées.
Au regard des difficultés et contraintes, a-t-il signalé, des pistes de solution ont été envisagées. «A la fin des travaux, un mémorandum a formulé avec des recommandations à l’endroit aussi bien du Bénin que de la commission de l’Uemoa», a-t-il précisé.
Parlant des performances du Bénin, il a indiqué que ses résultats en matière de mise en œuvre des réformes, politiques, projets et programmes communautaires sont « très satisfaisants ». Sur les trois domaines d’évaluation à savoir convergence et gouvernance économique; marché commun; réformes politiques, projets et programmes, la moyenne tourne autour de 60 à 70%, a-t-il signalé. Evoquant les promesses faites aux ministres concernés, le représentant de l’Uemoa au Bénin a fait savoir qu’en 2018, des efforts seront faits pour qu’à la revue de l’année ciblée, l'on ait des résultats meilleurs que ceux de 2017. Il n’a pas manqué de reconnaître que chaque pays a fait des efforts pour mettre en œuvre de nouveaux critères.
Selon lui, le président Talon était satisfait de savoir que les recommandations de 2015 ont été prises en compte et des résultats enregistrés par le Bénin?
Alain ALLABI

La Fondation Mtn Bénin comme à ses habitudes, apporte de la joie aux enfants, notamment ceux en situation difficile pour leur permettre de vivre d’agréables moments de fêtes de fin d’année. Ce mercredi 20 décembre, des membres de ladite fondation étaient dans les locaux de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées intellectuelles du Bénin « La Chrysalide ».
Les locaux de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées intellectuelles du Bénin « La Chrysalide » avait du mal, dans la matinée du mercredi 20 décembre, à contenir les nombreux enfants en situation de handicap venus s’égayer et partager des moments de joie avec le père Noël et « les amis de la Fondation Mtn Bénin ». La joie et la bonne humeur se lisaient sur les visages.
Ce moment de fête, c’est la Fondation Mtn Bénin qui l’a voulu en décidant de porter secours à « La Chrysalide » et à travers elle, aux nombreux enfants en situation de handicap, pensionnaires du centre. A la différence de certains donateurs, la Fondation Mtn Bénin n’est pas venue livrer tout simplement des cadeaux. Ses membres ont décidé de consacrer une bonne partie de leur journée pour égayer les enfants, chanter, danser avec eux, mais surtout vivre les réalités du centre qui les héberge.
Un geste d’amour que Jean-Yves Loko, représentant de la Fondation à cette cérémonie, interprète comme l’engagement citoyen du réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin dont les actions sociales impactent toutes les couches sociales sans exclusion. « C’est avec joie que nous sommes avec vous. Décembre est un mois de solidarité », explique-t-il aux enfants. Le choix de la « La Chrysalide », précise-t-il au passage, se justifie par la détermination de sa directrice exécutive à offrir des conditions meilleures aux enfants handicapés. « Elle est une battante et abat un travail immense pour faire fonctionner et faire vivre le centre », apprécie le représentant de la fondation donatrice.
La générosité de la Fondation Mtn Bénin saluée
Cet instant de bonheur, le chef du quartier de Houénoussou où est implanté le siège de « La Chrysalide » n’a pas voulu de se faire conter. Jean Marc Médétadji a effectué en personne le déplacement avec certains des élus locaux pour soutenir l’œuvre du centre, mais surtout saluer la générosité de la Fondation Mtn Bénin. « Je suis très heureux de cette chaleur que nous apporte la Fondation Mtn Bénin. Ce genre de donation donne envie de rester enfant pour toujours bénéficier de l’attention de ceux qui nous entourent », salue le chef du quartier de Houénoussou. Pour lui, l’autre manière de rester enfant, c’est de contribuer à rendre heureux tous les enfants et à propager la joie autour d’eux. Aussi, remercie-t-il les donateurs d’avoir dirigé leurs dons vers une association dont la vocation est singulière et mérite attention.
Tout étreinte par l’émotion, la directrice exécutive de l’Association pour l’intégration des personnes handicapées intellectuelles du Bénin « La Chrysalide », Claudine Lawson Daïzo, n’a eu que des mots de remerciement face à la sollicitude dont son œuvre bénéficie de la part de la Fondation Mtn Bénin. « Notre association est très heureuse parce que la Fondation Mtn est venue, les bras chargés de beaucoup de vivres et de cadeaux pour les enfants qui ont du mal à comprendre, à écrire, à apprendre et qui sont plus lents que les autres et dont personne ne se soucie souvent », exulte-t-elle. Des raisons d’être en joie, Claudine Lawson Daïzo en a vraiment, tant les dons offerts à son association sont importants. Des sacs de riz, des bidons d’huile, des boîtes de conserves, des pâtes alimentaires et bien d’autres vivres ont été offerts à l’occasion, sans oublier les tissus et les nombreux cadeaux remis sur place par un père Noël de circonstance de la Fondation Mtn Bénin.
« La Chrysalide », un lieu de gaieté !
Soins, attention, affection, gaieté, joie… Ce sont autant d’émotions que les enfants ayant des handicaps intellectuels retrouvent au siège de « La Chrysalide », un centre qui a vu le jour par les soins de dame Claudine Lawson Daïzo qui en est la directrice exécutive. « L’association pour l’intégration des personnes handicapées du Bénin fait en sorte que les enfants qui ont un handicap intellectuel et qui sont souvent des enfants de l’arrière-cour, qui sont en panne, deviennent des citoyens à part entière. Nous avons l’ambition de les rendre le plus autonomes possible pour qu’ils soient épanouis. Souvent, du fait de leur handicap, ils sont rangés dans l’arrière-cour quand il n’y a pas infanticide sur eux », explique la directrice. « Nous faisons en sorte qu’ils soient visibles et aimés », poursuit-elle. A l’en croire, le fait de se laver, de manger seul, de s’habiller… constituent des gestes automatiques que ces enfants n’ont pas. Il faut donc tout leur apprendre, souligne-t-elle. Et c’est ce à quoi s’attelle son association.
Société 21 déc. 2017

Les membres du comité de pilotage du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) ont visité, ce mardi 19 décembre, le poste de collecte de lait le magasin de Gah-Egoh, ainsi que la mini-laiterie et le poste d’abattage de Tchaourou. Malheureusement, les investissements consentis peinent à porter leurs fruits.
Le problème de la diversification agricole au Bénin préoccupe le gouvernement engagé dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. En témoigne l’importance qu’il accorde au développement des filières lait et viande à travers le Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav). L’objectif est d’accroître leur production et leur efficacité, en délivrant des produits de qualité et en augmentant le revenu de leurs acteurs. Il s’agit d’améliorer les systèmes de production et la compétitivité du lait et de la viande. En dépit des investissements effectués, le constat effectué sur le terrain par les membres du comité de pilotage du projet, ce mardi 19 décembre à Tchaourou, est loin d’être encourageant.
A Gah-Egoh, un village de la commune de Tchaourou où les membres du comité ont visité un poste de collecte de lait, des questions essentielles restent encore à régler. Il en est de même au magasin d’aliments de bétail et à la mini-laiterie de Tchaourou, où ils étaient également. Outre la pénurie accentuée par le problème lié au conditionnement du lait, lors de son acheminement vers le poste de collecte par les éleveurs, c’est toute l’organisation qui doit être revue. Ce poste n’arrive également pas à collecter à temps le lait, puis les à acheminer dans de bonnes conditions vers les mini-laiteries. Unanimement, les membres du comité et le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper), Alfa Tidjani Aboubakar, l’ont reconnu. Il va falloir procéder à la sensibilisation des éleveurs, préconisent-ils.
Le projet, selon son coordonnateur Emile Toïgbé, a construit au total quatre mini-laiteries. Celle de Gogounou, la toute première et la plus moderne dont le Bénin dispose, vient d’être réhabilitée. Par rapport aux postes de collecte, le coordonnateur a indiqué qu’ils ont en principe été installés afin de permettre aux éleveurs de ne plus avoir eux-mêmes à acheminer le lait jusqu’à la mini-laiterie. Ils doivent le confier au poste de collecte le plus proche de leurs localités chargé de vérifier si le produit a tourné ou a été mouillé. Tenant compte des dysfonctionnements constatés, il a expliqué que l’expérience est à ses débuts. Il craint de voir la mini-laiterie être mise en affermage, faute d’une politique efficiente et stratégique de recherche de marchés pour pouvoir écouler ses produits.
En dehors du magasin d’aliments de bétail de Tchaourou, il en existe huit autres, a indiqué Emile Toïgbé. C’est pour constituer des stocks d’aliments destinés au bétail, qu’ils ont été construits. Mais les conditions de conservation de ces produits qui ne sont que des compléments alimentaires laissent à désirer. Par manque d’aération, ils sont en train de se détériorer. D’ici quelques jours, d’autres seront périmés. Aussi, envisage-t-on de les brader pour éviter de les brûler.
A la ferme de l’Okpara où il s’est rendu dans l’après-midi, le comité a visité le Centre d’insémination artificielle. Le projet y a investi près de 421 millions de francs Cfa en équipements.
Ce sont les postes d’abattage d’Ina, la mini-laiterie de Bembèrèkè, le poste de collecte de lait et les couloirs de passage à Gamia, ainsi que la retenue d’eau de Soukarou qui accueillent ce jour, mercredi 20 décembre, la délégation. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une mission de suivi des réalisations du projet Pafilav entamée lundi 18 décembre dernier?

En prélude à la tenue, ce jour, de l’atelier sur l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Médard Dominique Bada, a échangé, ce mardi 19 décembre à Cotonou avec le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian.
Savoir écrire et parler une langue étrangère n’est pas une mauvaise chose, mais savoir le faire dans une langue nationale est idéal. A ce propos, le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian a reçu, ce mardi 19 décembre, le directeur de l’Institut national de linguistique appliquée (Inala), Dominique Bada. Les deux personnalités ont échangé sur l’importance de l’élaboration des alphabets et des orthographes standardisées pour les langues d’un même continuum dialectal.
Le président du Ces a apprécié l’initiative et entend faire de son mieux pour son succès. « Le président du Ces maîtrise bien la question linguistique, le développement des langues nationales », s’est réjoui Dominique Bada. Il rapporte que le président a accordé une attention particulière à tout ce qui se fait à l’Inala et a promis de l’accompagner personnellement pour que les langues nationales au Bénin se développent. Ainsi, le projet d’introduction des langues nationales dans le système éducatif formel serait une réalité. On ne peut douter de son soutien quand on sait qu’il est aussi le président de la commission linguistique baatonou. Un toilettage pour un dictionnaire baatonou-français est en cours et cet outil sera bientôt sur le marché, a-t-il annoncé.
Dominique Bada trouve qu’étant donné que la langue baatonou est autant parlée au Bénin qu’au Nigeria, elle peut participer à l’union des deux communautés. « Aucun peuple ne s’est développé à travers la langue de l’autre. Et nous devons en prendre conscience », a-t-il averti.
Comme le français, il a souhaité que le Bénin ait aussi une ou deux langues nationales officielles. Il a, à cet effet, invité les autorités politico-administratives à y penser sérieusement, surtout les députés à l’Assemblée qui auront à prendre une loi pour formaliser la chose. « Ce n’est qu’à ce prix que l’on peut commencer par enseigner les mathématiques, la physique, la chimie et autres à travers nos langues nationales. Cela nous permettra de les développer, conceptualiser et par amorcer véritablement notre développement », a-t-il ajouté?

Laurent Mètongnon et consorts devront attendre jusqu’au 30 janvier 2018 pour voir leur cause examinée par le juge des flagrants délits devant lequel ils comparaissent. Le dossier de placement des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Bibe qui les oppose à l’Etat béninois, a été renvoyé, ce mardi 19 décembre, à l’issue d’une audience houleuse.
Affluence inhabituelle, ce mardi 19 décembre, jour retenu pour la comparution de Laurent Mètongnon et consorts impliqués dans l’affaire de placement « hasardeux » de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe). Dans l’enceinte du tribunal, hier, des sympathisants et militants d’un parti se sont portés sur les lieux et scandaient des slogans et mots pour encourager leur « idole » et lui apporter leur soutien. « Libérez Laurent Mètongnon ! », lancent-ils à tue-tête.
Dehors, à quelques encablures de la Médiathèque des diasporas, venant de la Poste Cadjèhoun, des pneus brûlés distillaient de la dioxine dans l’atmosphère. Plus proche du Palais de justice, deux véhicules anti-émeutes de la police sont positionnés et vu la hargne des manifestants, venus soutenir le syndicaliste, des grenades lacrymogènes ont été tirées.
Au prétoire, l’on a assisté à une audience houleuse. Les accusés refusent de répondre aux questions du juge, parce que, soutiennent-ils, ils l’ont récusé. A la question du juge de savoir s’ils ne répondaient pas à ses questions, ils ont clairement servi la négative. C’est alors que face à cette attitude, le juge ordonne une suspension qui a duré environ cinq minutes. A la reprise de l’audience, Dramane Diatéma, directeur général de la Cnss, poursuivi dans le même dossier et appelé à la barre, explique, pour sa part, que le placement des dépôts à terme à la Cnss est une initiative de la direction générale mais qui est entérinée par le Conseil d’administration. Il déclare ignorer l’existence de rétro-commissions.
Me Aboubakar Baparapé a fait observer au juge qu’il ne pouvait continuer à connaître du dossier dans la mesure où il a été récusé par les accusés. Cela a suffi pour que le ton monte et que la défense soit menacée d’expulsion de la salle d’audiences. Le calme reviendra plus tard mais le juge a renvoyé l’audience au 30 janvier prochain.
Pour mémoire, Laurent Mètongnon était le président du conseil d’administration de la Cnss au moment où les fonds de la caisse ont été placés en dépôt à terme auprès de la Bibe. Le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre dernier, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Banque internationale du Bénin (Bibe), une banque déclarée en faillite par la commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) ». Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions de francs Cfa?
André Assè arrêté
Le sieur André Assè, chef de file des manifestants, hier, devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou où a eu lieu l’audience de l’affaire de placement de fonds de la Cnss, a été arrêté par la police. Le militant du Parti communiste du Bénin, ancien président de l’Union des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) qui galvanisait la foule réclamant la libération du syndicaliste Laurent Mètongnon, est pris pour trouble à l’ordre public. Lui et ses acolytes scandaient des slogans hostiles au gouvernement et au président Patrice Talon.
Des échauffourées ont eu lieu. La police a usé de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. La circulation a été bloquée pendant un certain temps du fait des attroupements et des pneus brûlés aux alentours du tribunal?
D. P. D.

Le rideau est tombé, ce mardi 19 décembre, sur le quatrième salon de l’enseignement de la formation technique et professionnelle qui se tenait depuis le vendredi dernier au lycée technique Lyteb de Bohicon. A la clôture de ce salon, hier, des prix ont été distribués aux meilleurs apprenants et lycées qui se sont distingués aux cours des différentes phases des olympiades, en présence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo.
Des ordinateurs portatifs et de bureau, des outils professionnels ont été offerts à ceux qui ont révélé leur génie créateur. Une occasion saisie par le ministre Mahougnon Kakpo de réaffirmer l’ambition du gouvernement de faire davantage la promotion des filières techniques et professionnelles. Et pour mieux réussir le pari dans ce secteur, le ministre Kakpo annonce qu’il y a des réformes en vue de regrouper efficacement l’enseignement technique et la formation professionnelle afin d’obtenir un arrimage adéquat avec le marché de l’emploi.
Pour finir, il a invité les participants à ce quatrième salon à mieux se préparer pour les prochaines éditions qui seront plus ambitieuses que celle-ci.
Durant les quelques jours d’exposition, les différents acteurs du sous-secteur des enseignements technique et de la formation professionnelle ont révélé les potentialités cachées dans ces centres de formation. A travers une cinquantaine de stands bien achalandés, les jeunes des lycées techniques et centres de formation du Bénin et leurs encadreurs, durant ces cinq jours, ont démontré que la formation technique et professionnelle est la meilleure arme pour efficacement lutter contre le chômage des jeunes. D’ailleurs, aucune filière n’a été négligée. L’agriculture, l’électrotechnique, la menuiserie, la mécanique, la plomberie, l’hôtellerie, l’informatique, et bien d’autres corps de métiers ont été mis en valeur.
Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Société 20 déc. 2017