La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Dialogue inclusif surle Projet Arch: Le ministre Alassane Séidou échange avec les acteurs de la santé

Le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, avec à ses côtés sa collègue des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, a rencontré les acteurs de la santé, ce mardi 19 décembre à Cotonou, pour partager avec eux le contenu du dispositif de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et faire un point sur le processus de conception et d’élaboration du projet. Il était assisté dans cet exercice par les membres de l’unité de coordination.

Le ministre de la Santé, Alassane Seïdou, a échangé hier avec les acteurs de la santé sur le dispositif de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Cette rencontre est la première d’une série au cours de laquelle les acteurs de la santé ont l’occasion d’apporter leur expertise à la construction de cet édifice qui vise principalement à renforcer la solidarité nationale, en soulageant les couches sociales vulnérables et en réduisant la précarité au Bénin.
Elle offre l’opportunité aux acteurs de la santé de prendre connaissance du processus de conception et d’élaboration du document conceptuel du projet Arch ainsi que des options stratégiques envisagées par sa mise en œuvre, afin de formuler des avis techniques et commentaires pouvant permettre au gouvernement d’améliorer au besoin l’approche adoptée.
Une stratégie qui, selon le ministre de la Santé, est mise en œuvre à travers le projet qui est un paquet de quatre services à savoir : l’assurance maladie, la formation, l’accès au crédit et l’assurance retraite.
Il rappelle qu’en décidant d’organiser un dialogue inclusif autour de l’initiative, le gouvernement a voulu imprimer un nouveau dynamisme au processus de conception et de mise en œuvre du dispositif, en y associant tous les acteurs concernés. Cela permettra de faire participer l’ensemble des parties prenantes à la réflexion afin de bâtir un dispositif consensuel, inclusif et cohérent, ce qui facilitera son opérationnalisation et l’atteinte des objectifs.
Faisant un point de la situation, Alassane Séïdou affirme, en ce qui concerne l’accès au système financier, que les opportunités offertes aux acteurs de l’informel restent très limitées avec des taux d’intérêt élevés qui conduisent à des taux d’impayés de plus en plus importants.
Sur le plan de la retraite, il poursuit qu’il y a une inégalité de chance et d’accès entre travailleurs du secteur formel et ceux du secteur informel, ces derniers n’ayant quasiment pas accès aux systèmes de retraite, en dehors de quelques initiatives éparses qui fonctionnent à une échelle réduite.
« En réponse à ces constats et tenant compte des leçons de la mise en œuvre du dispositif actuel de protection sociale, le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie intégrée et plus inclusive d’extension de la protection sociale pour améliorer le bien-être des populations », ajoute-t-il.
Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, a invité, les acteurs de la santé présents à la séance à relayer l’information auprès des concitoyens. Elle rappelle que le processus de la formulation du projet Arch a démarré depuis août 2016, et a été confié par décret pris en Conseil des ministres à un comité technique chargé de la conception et de l’élaboration du document du projet Arch.

Santé 20 déc. 2017


Forum national de l’Economie numérique: Enjeux de la transformation digitale

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Aurélie Adam Soulé Zoumarou a procédé, ce mardi 19 décembre à Cotonou, au lancement du Forum national de l’économie numérique. L’évènement entre dans le cadre de la première édition de la Semaine de l’économie numérique (Senum) et annonce l’ère de la mutation digitale au Bénin.

Le Bénin, à l’ère de la transformation numérique. C’est la vision qui sous-tend le Forum national de l’économie numérique dont les travaux ont été lancés, ce mardi à Cotonou. La rencontre entre dans le cadre de la Semaine de l’économie numérique (Senum) en cours et rassemble les acteurs de l’économie numérique autour des enjeux et bénéfices de la transformation digitale au Bénin.
La semaine du numérique « offre une occasion unique d’harmonisation des stratégies afin d’impulser une transformation pérenne aux entreprises, l’Etat et l’ensemble des citoyens béninois », explique Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc).
La rencontre se veut un cadre de discussions sur les avancées de l’économie numérique et les opportunités et défis y relatifs, souligne-t-elle.
Le thème retenu pour cette première édition du Forum national de l’économie numérique : « Les principaux piliers de la transformation numérique au Bénin », est évocateur de la vision du gouvernement pour le secteur.
Selon le ministre, ce thème insiste sur les axes et leviers à considérer pour un réel changement numérique. Ces leviers, soutient-elle, découlent de la vision du Bénin de devenir le pionnier de l’économie numérique dans la sous-région ouest-africaine. Aurélie Adam Soulé Zoumarou énumère quelques actions phares déjà menées par le gouvernement pour le développement du secteur : la transformation de l’écosystème des acteurs télécoms pour plus d’investissements et de performance au profit du secteur, notamment le vote de la loi portant Code du numérique, la réhabilitation de la dorsale en fibre optique Cotonou-Malanville pour une meilleure qualité de service. A cela s’ajoutent le renforcement de la couverture internet 4G sur le Grand Cotonou avec 30 antennes supplémentaires pour une meilleure qualité de service et l’installation de la tête de réseau TNT et de certains sites relais.

Transformation numérique

Le Nouveau départ entend faire plus pour développer le secteur. « Le gouvernement veut résolument simplifier et rapprocher les services de l’Etat des citoyens », annonce le ministre. Pour y arriver, il gage sur le développement des contenus et du e-commerce et la généralisation de l’usage des Tic par l’éducation et la formation. « Ce forum est le lieu pour réfléchir sur le rôle que nous devons jouer en tant qu’écosystème afin que l’économie numérique permette de fournir aux populations et aux entreprises, une offre de service adaptée, en leur permettant de créer de la valeur ajoutée », exhorte-t-elle.
Le forum national de l’Economie numérique est la deuxième activité programmée dans le cadre de la Semaine du numérique. Il est meublé par des panels de discussions. Le premier intitulé, « Comment garantir une transformation numérique réussie au Bénin ? », aborde les ambitions de la transformation numérique au Bénin et les efforts du gouvernement dans ce sens. Le deuxième qui porte sur « Le numérique au service de l’autonomisation des femmes », expose la vision du ministère pour l’émancipation de la femme au Bénin grâce au numérique.
Plusieurs conférences sont aussi au menu de ce forum. Entre autres, celle portant sur le thème « Le Code du numérique, socle d’une transformation numérique réussie » retrace les grandes lignes dudit code de même que les nouveaux outils technologiques qu’il permettra d’encadrer. Une autre communication portant sur « Construire l’avenir du secteur postal grâce au numérique » présente la nouvelle vision de la Poste du Bénin avec le numérique comme facteur clé de développement de ses activités et des projets structurants devant permettre au secteur de s’insérer dans le contexte économique actuel.

Actualités 20 déc. 2017


Noël solidarité 2017: Boa-Bénin égaye les orphelins de « La cité des enfants de Takon »

La Fondation Bank of Africa (Boa) Bénin, bras social de cette banque citoyenne, a semé la joie dans les cœurs des pensionnaires de l’orphelinat « La cité des enfants de Takon » dans la commune de Sakété. Elle a fait, ce mardi 19 décembre, don de vivres et autres produits de première nécessité au centre pour leur permettre de passer un agréable moment de fêtes de Noël et de Nouvel an.

Les fêtes de Noël et de Nouvel an s’annoncent merveilleuses à l’orphelinat « La cité des enfants de Takon» dans la commune de Sakété. Les pensionnaires du centre sont désormais assurés de passer d’agréables moments, le 25 décembre et le 1er janvier prochains. La Bank of Africa (Boa), à travers sa fondation, son bras social, a semé la joie dans leurs cœurs en leur faisant un important don d’objets de fête. Le don est composé de plusieurs sacs de riz, de maïs, de cartons de lait en poudre, des bidons d’huiles, des cartons de pâtes alimentaires et de savon, des boîtes de conserves, des tissus, et autres matériels dont une machine à coudre. La Fondation ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Elle a remis un chèque de 1 million de francs Cfa aux responsables du centre pour les accompagner dans les frais de scolarité des enfants cette année scolaire et celles à venir.
L’ensemble des dons a coûté la somme de 4 millions de francs Cfa, a précisé le président de la Fondation Boa-Bénin, Benoît Maffon. Selon lui, cette action humanitaire s’insère dans le cadre du programme « Noël Solidarité » que la fondation met en œuvre depuis plus d’une dizaine d’années pour aller au secours des populations les plus démunies à la veille de chaque fête de Noël et de Nouvel an. C’est la façon pour la Boa-Bénin, en tant qu’entreprise citoyenne, de partager son sens d’humanisme et de solidarité envers les couches défavorisées, précise-t-il.
Benoît Maffon félicite le personnel d’encadrement de l’orphelinat créé en 1997 par la Fondation universelle pour la paix et le développement présidée par Véronique Fudieche. Il invite les pensionnaires du centre à l’assiduité à l’école et à bien travailler en classe pour hisser haut le flambeau de l’orphelinat qui a déjà à son actif de nombreux orphelins diplômés de baccalauréat et de maîtrise.
Une exhortation qui n’est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Les enfants du centre, par la voix de leur porte-parole, Nathalie Djèbou, a remercié la Fondation Boa-Bénin pour son important soutien financier, matériel et moral. Elle a prié Dieu de fructifier les activités commerciales et professionnelles de Boa-Bénin et de veiller sur tout son personnel qui ne cesse de laisser parler son cœur en direction des pauvres.
Nathalie Djèbou promet, au nom de ses collègues, d’émerveiller la délégation des donateurs, à la fin de l’année scolaire avec de bons résultats pour permettre à la Fondation Boa-Bénin de repenser encore à eux en 2018.

Gratitude

Eliane Kuadjio, représentante de la fondatrice de l’orphelinat «La cité des enfants de Takon», n’avait aussi qu’un seul mot sur les lèvres : merci. Elle témoigne sa gratitude aux généreux donateurs, en puisant dans les Ecritures saintes où Dieu dit que tout bien qui est fait en direction des enfants est fait à lui. Eliane Kuadjio a souhaité une longue vie à la Boa-Bénin et une pluie de bénédictions sur son personnel pour aller de prospérité en prospérité.
Tout est bien finissant bien, la cérémonie a été clôturée par l’arrivée du père Noël qui a distribué de jolis cadeaux de fête bien emballés à tous les enfants du centre très enthousiasmés de l’initiative de la Boa-Bénin.
Outre les opérations de don de vivres et autres objets de fêtes à la veille de Noël et de Nouvel an, Benoît Maffon renseigne que la Fondation Boa-Bénin réalise plusieurs autres œuvres sociales sur le terrain, en termes de construction de salles de classes, de centres de santé, de forages de puits pour la fourniture d’eau potable aux populations démunies et d’électrification solaire. Il n’oublie pas les opérations de distribution gratuite de kits scolaires aux enfants en situation difficile que réalise sa fondation à chaque rentrée scolaire pour soulager les peines de leurs parents. Selon lui, la
Fondation Boa-Bénin a déjà investi, ces dix dernières années, plus de 2 milliards de francs Cfa dans les œuvres caritatives pour appuyer le développement social du Bénin. Les réalisations sociales ont été faites à travers tout le territoire national, notamment à Gogounou, Bassila, Klouékanmè et Sakété, a laissé entendre le président de la Fondation Boa-Bénin.

Société 20 déc. 2017


Atelier sur l’agenda 2030 des Objectifs du développement durable: Le Rodd forme les responsables des Ong du Couffo

Le Réseau des Organisations non gouvernementales (Ong) pour les Objectifs du développement durable (Rodd) du Couffo a organisé, vendredi 15 décembre dernier à Azovè, une formation dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2030 des Objectifs du développement durable. L’objectif de cet atelier est d’outiller les responsables des Ong des six communes du département sur ledit agenda.  Les travaux ont été lancés par le préfet Christophe Mégbédji, en présence de la présidente du Rodd, Carmen Gaba.

Les membres de l'Organisations non gouvernementales (Ong) des six communes du département du Couffo (Aplahoué, Djakotomey, Dogbo, Klouékanmè, Lalo et Toviklin) sont désormais mieux aguerries pour la vulgarisation de l’agenda 2030 des Objectifs du développement durable.  C’est à la faveur d’un atelier de formation des formateurs organisé par le Réseau des Organisations non gouvernementales (Ong) pour les Objectifs du développement durable (Odd). Ladite formation a réuni plus d’une centaine de responsables d’Ong venus de toutes  les communes du département.
Pour la présidente du Rodd, Carmen Gaba, l’atelier entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités de son réseau et vise à contribuer à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation de l’agenda 2030 des Odd. Il va permettre aux différents participants d’améliorer leurs connaissances. Mais en amont, fait-elle observer, il sera question de dresser le bilan des Objectifs du Millénaire pour le développement (Omd) et l’agenda 2030 des Odd. L’état des lieux de la mise en œuvre de l’agenda 2030 au niveau local sera posé. L’atelier a également permis d’identifier les actions à mener dans les différentes localités du département, de définir une feuille de route, de partager les expériences et les bonnes pratiques dans le cadre de l’agenda 2030 des Nations Unies, a indiqué Carmen Gaba. Au terme de cette formation, les participants ont été outillés pour être les relais du réseau dans leurs communes respectives, a-t-elle martelé.
Pour sa part, le préfet du Couffo, Christophe Mégbédji, a souligné que l’appropriation et la mise en œuvre de l’agenda 2030 des Odd nécessitent la participation de tous et à tous les niveaux. A ses dires, cet atelier qu’abrite son département va permettre aux différentes Ong de mieux cerner le rôle important que joue chacune d’elles dans la formulation de bonnes politiques et l’intégration du contenu de l’agenda 2030 dans les stratégies nationales et locales de développement. « Cette vision rime bien avec le Programme d’action  2016-2021 aux Odd », a-t-il poursuivi. Le gouvernement de Patrice Talon a fait de l’agenda 2030 son cheval de bataille dans la lutte contre la pauvreté, a indiqué le préfet. Pour lui, cette formation va permettre aux différents participants d’approfondir leurs connaissances sur l’agenda 2030 pour sa  contextualisation au niveau local, son suivi et son évaluation dans les six communes que compte le département du Couffo. Les bénéficiaires disposeront des outils et connaissances pour former des pairs éducateurs du Rodd dans les villages du département. Il a exhorté les partenaires techniques et financiers à soutenir les différentes actions du Réseau des Ong pour les Objectifs du développement durable (Rodd)?

Société 19 déc. 2017


Célébration de la couverture internationale en santé: Les mesures pour des services de santé de qualité

Dans le cadre de la célébration de la couverture universelle en santé, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a rendu publiques, vendredi 15 décembre dernier à Cotonou, les mesures prises par le gouvernement pour assurer la santé pour tous.

La couverture universelle en santé, selon le ministre de la Santé, Alassane Séidou, est une composante essentielle du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, et un élément clé de tout effort de réduction des inégalités sociales. Elle témoigne de l’engagement des pouvoirs publics à améliorer le bien-être de tous les citoyens.
Il a saisi l’occasion pour rappeler les dispositions prises par le Bénin, pour poursuivre résolument sa marche vers la couverture universelle en santé. Le Programme d’action du gouvernement, dit-il, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations, prévoit : le renforcement des infrastructures sanitaires et du plateau technique à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et le renforcement des ressources humaines à travers un plan de formation de spécialistes et une programmation de recrutements en personnel qualifié.
Il a, à cet effet, mis l’accent sur la mise en œuvre du programme dénommé Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Il s’agit d’un dispositif qui a une composante Assurance maladie qui sera obligatoire pour toute la population. L’opérationnalisation de cette assurance maladie permettra de supprimer le paiement direct. Elle sera fondée sur la solidarité nationale avec l’option de prise en charge par l’Etat des primes d’assurances des populations indigentes.
Ainsi, pour améliorer l’efficacité du système de santé afin qu’il contribue à la marche accélérée vers la couverture universelle en santé, le gouvernement a entrepris des réformes nécessaires, sur les plans institutionnel, organisationnel et fonctionnel.
Car, ajoute-t-il, pour qu’une communauté ou un pays parvienne à la couverture universelle en matière de santé, plusieurs facteurs doivent être réunis, à savoir un système de santé solide, efficace et bien géré qui réponde aux besoins de santé prioritaires au moyen de soins intégrés centrés sur les personnes ; et des soins à un coût abordable avec un système de financement des services de santé qui évite aux usagers de rencontrer des difficultés financières lorsqu’ils y font appel.
A ces efforts s’ajoute l’accès aux médicaments et aux technologies essentiels pour diagnostiquer et traiter les problèmes médicaux et des effectifs suffisants de personnels de santé bien formés et motivés pour dispenser les services et répondre aux besoins des patients en se fondant sur les meilleures données factuelles disponibles.
Il importe aussi, ajoute-t-il, de reconnaître le rôle capital joué par les autres secteurs en matière de santé ; qu’il s’agisse de la composante eau, hygiène et assainissement, de l’agriculture, des transports, de l’éducation ou de l’aménagement du territoire. Ainsi, le succès de tout ce qui est entrepris requiert l’engagement et la mobilisation de toutes les parties prenantes aux côtés du gouvernement.

Services de santé de qualité

Adoptée en 2005 par la résolution de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), puis en 2012 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la couverture universelle en santé est retenue comme cible des objectifs de développement durable en 2015. La couverture universelle en santé, a expliqué, Dr Epiphane Gainsi, vise à assurer à chacun l’accès aux services de santé de qualité dont il a besoin en garantissant une protection à la population par le financement contre le risque de dépenses catastrophiques, facteur d’appauvrissement important des nations. Cette couverture, selon lui, se repose sur quatre piliers à savoir : le système de santé solide et bien géré, la fourniture de soins de qualité à coût abordable et accessible, l’accès aux médicaments et technologies médicales essentiels, et la fourniture effectifs suffisants de personnel de santé bien formé et motivé.
Malgré les efforts déployés par le gouvernement, a-t-il déploré, cette ambition n’a pas encore produit les fruits escomptés. Il en veut pour preuve, la situation sanitaire du Bénin qui affiche un taux élevé de mortalité maternelle et infantile et la malnutrition est encore très répandue dans les couches les plus vulnérables. Il faut aussi ajouter l’insuffisance et la mauvaise répartition des agents de santé dans les formations sanitaires à divers niveaux de la pyramide sanitaire sans occulter les fréquentes pénuries des produits pharmaceutiques.
De façon générale, dira-t-il, très peu de pays africains, comme le Bénin, disposent de moyens d’accéder à des soins de santé de qualité de façon adéquate et durable. En témoignent les faibles statistiques relevées dans trois pays ayant participé à l’étude sur le financement pérenne de la santé et de la couverture maladie universelle. Ainsi, au Sénégal, seulement 20% de la population est couvert contre le risque maladie, en Côte d’Ivoire 15% et au Bénin 8,4%. Ces chiffres, se convainc-t-il, montrent un faible niveau d’accès des citoyens aux services de la santé. Cette triste réalité s’explique par la place modeste accordée malheureusement à la santé en matière de financements publics?

Santé 19 déc. 2017


Roch Mongbo, Sp/Can : « Traiter les problèmes nutritionnels comme un phénomène complexe »

Les problèmes alimentaires et nutritionnels impliquent des efforts des pays concernés. Entre autres stratégies du Bénin pour relever le défi, l’expérience des cantines scolaires. Dans cette interview, Roch Mongbo, secrétaire permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can), souligne les actions du Bénin dans le domaine de la lutte contre la malnutrition, relève les problèmes nutritionnels et indique quelques règles à suivre par les malnutris.

La Nation : Le Bénin a abrité du 4 au 8 décembre la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, en présentant un tableau spécial sur les efforts du gouvernement en matière de nutrition. Quel est l’état des lieux de la malnutrition dans le pays ?

Roch Mongbo : Des actions sont en cours au Bénin dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Une nouvelle génération est en train d’être mise en place par l’expérience des cantines scolaires. Le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest en retenant le Bénin pour abriter l’édition 2017 de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, lui a fait l’honneur de consacrer une journée entière à son expérience relative auxdites cantines. La prise en charge communautaire de la malnutrition mérite d’être connue afin que les politiques de sécurité alimentaire et nutritionnelle intègrent cette spécificité de la nutrition. L’expérience des cantines scolaires au Bénin est rare en Afrique de l’Ouest. Les pays qui sont en difficulté alimentaire de tous ordres abandonnent ce secteur aux partenaires et aux diverses agences des Nations Unies qui s’en occupent. Nous avons suggéré à la rencontre de Cotonou qu’on ajoute l’expérience du Bénin en matière de nutrition parce que le thème de nutrition prête à confusion en ce qui concerne son contenu et ses exigences.

Quelle est la différence entre alimentation et nutrition ?

La nutrition prend en compte les processus biologiques, environnementaux, sociaux, psychiques, par lesquels l’organisme valorise l’aliment pour la vie. Si ces processus ne sont pas bien en place, l’aliment consommé ne peut pas être valorisé par l’organisme. Si l’organisme n’est pas sain, s’il est attaqué par les affections, par une diarrhée hydrique ou par le paludisme parce qu’il manque de l’eau potable, il ne peut pas valoriser l’aliment pour une vie saine et active. Quand cette situation se pose à un âge précoce, cela entraîne des conséquences désastreuses. L’enfant naît avec à peu près 35% de son cerveau déjà construit. Sur les deux premières années de sa vie, le cerveau est construit jusqu’à 80%. Durant ces deux premières années, 80% de l’énergie consommée par le bébé est affecté directement au développement du cerveau. Cela suppose que tout déficit énergétique pendant cette période de la vie affecte directement le développement du cerveau. Quand le développement est affecté, les neurones sont sclérosés et ne se développent plus.

Quels sont les problèmes nutritionnels à éviter ?

Les problèmes de nutrition, à savoir la mauvaise hygiène, la mauvaise protection contre les petites affections qui empêchent l’organisme de valoriser l’aliment pour la vie affecte le développement du cerveau et condamne l’enfant pour la vie. Dans cette tranche, les parents doivent faire attention aux soins à apporter aux enfants. Il ne suffit pas d’évoquer la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour répondre aux défis nutritionnels. Il importe de séparer la politique alimentaire et nutritionnelle et de les traiter comme un phénomène très complexe qui induit les dispositions biologiques et sociales. Si la mère n’est pas dans un environnement tranquille, si elle est stressée ou surchargée par le travail, peu importe la quantité de l’alimentation qu’elle prendra, elle ne pourra pas produire suffisamment de lait pour alimenter son bébé. Or, l’enfant en a besoin pour sa croissance.

Lorsqu’on aborde le thème de la nutrition, certains évoquent les problèmes de taille. Est-ce à dire que les personnes de petite taille sont malnutries ?

Il y a un pourcentage fort que les petites tailles traduisent une situation de malnutrition. La plupart des enfants de 0 à 5 ans ont un rythme de croissance presqu’identique. Il est possible qu’après 5 ans, quand le cerveau de l’enfant est déjà complètement développé, son patrimoine génétique ait influencé sa croissance en taille et que sa courte taille ne traduise pas une malnutrition chronique. C’est possible que des gens de courte taille ne soient pas des malnutris chroniques. Il est également possible qu’ils aient crû normalement et qu’après 5 ans, leur patrimoine génétique ait ralenti leur croissance. Toutefois, il s’avère que dans la plupart des cas, le cerveau peut bien se développer dans les cinq premières années, franchisse la barrière génétique et produise sur l’enfant une taille élevée.

Comment les personnes de petite taille peuvent-elles corriger ce déficit ?

Les personnes de courte taille doivent avoir une discipline de vie à adopter : moins d’immobilisme, de sédentarité, hygiène alimentaire rigoureuse avec des fruits et légumes, éviter les affections banales comme le paludisme. Le respect de ces règles de vie peut les aider à protéger leur capital de vie?

Société 19 déc. 2017


Projet d’interconnexion électrique en Afrique de l’Ouest: La Banque mondiale accorde un financement additionnel de 17,5 millions dollars

Dans le cadre du développement du projet d’interconnexion électrique de 225 KV entre la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée (Clsg), le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) vient de bénéficier d’un financement additionnel de 17,5 millions de dollars US de la Banque mondiale. La signature de ce financement a eu lieu, ce lundi 18 décembre, au siège de l’Eeeoa, à Cotonou, entre le secrétaire général, Siengui A. Ki, et la représentante résidente de la Mission de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey.

A l’horizon 2019, il est prévu que les quatorze pays de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), membres du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), soient interconnectés avec la ligne d’interconnexion Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone et Guinée (Clsg). L’objectif de ce projet, est le démarrage du marché régional de l’électricité qui sera basé à Abomey-Calavi au Bénin. Pour ce faire, l’Eeeoa, selon son secrétaire général, Siengui A. Ki, est en train de construire des infrastructures électriques de production électrique et de transport d’énergie. Et pour la construction de ces infrastructures, la Banque mondiale, dit-il, est l’un des bailleurs de fonds très importants.
Pour ce qui concerne les projets les plus récents financés par la Banque mondiale, Siengui A. Ki cite : le projet de construction d’infrastructures d’interconnexion qui est en train de finir entre le Burkina Faso et le Ghana, un autre en cours entre le Ghana, le Togo et le Bénin ; puis un autre projet qui va bientôt commencer entre le Bénin, le Nigeria, le Niger, le Burkina.
Le secrétaire général de l’Eeeoa a souligné que la signature d’hier est un accord de financement additionnel. Ce qui veut dire qu’il y avait un financement initial. Il rappelle que le 20 août 2012, la Banque mondiale avait accordé à l’Eeeoa un financement sous forme de don d’un montant de 31,5 millions de dollars US pour le projet d’interconnexion entre la Clsg. Ce financement, explique-t-il, a permis de faire des études dans le cadre de ce projet avec le démarrage d’autres activités. Mais cinq ans après, il estime qu’il faut étendre les activités prévues dans ce financement initial. D’où le financement additionnel qui a été sollicité et a fait l’objet de la signature d’hier.

Activités inscrites

En signant l’accord du financement additionnel, la représentante résidente de la Mission de la Banque mondiale au Bénin, Katrina Sharkey, a rappelé les activités inscrites au titre de ce financement. Selon elle, ce financement servira à appuyer la société créée pour gérer la ligne d’interconnexion Clsg et les sociétés membres de l’Eeeoa, à renforcer leur cadre commercial pour les échanges d’énergie dans le cadre du marché régional d’électricité. Il permettra de financer des études d’optimisation du barrage de Mont Coffee au Liberia et le développement de la capacité hydroélectrique du fleuve Saint-Paul au Liberia.
Le financement additionnel servira aussi, selon Katrina Sharkey, à renforcer les capacités institutionnelles du Liberia et du secrétariat général de l’Eeeoa par des experts techniques et environnementaux pour superviser toutes les études sur le développement hydroélectrique. Puis enfin, ajoute-t-elle, compenser les pertes de revenus encourues depuis l’approbation de la subvention initiale en 2012 en raison des fluctuations des taux de change.
Le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain, il faut le rappeler, est une institution spécialisée de la Cedeao qui a pour objectif de mettre en place un système régional durable de fourniture d’énergie électrique afin de promouvoir la croissance économique de la sous-région. Pour atteindre cet objectif, il œuvre à mettre en place un marché régional de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. Tout ceci, à travers le développement adéquat et la construction d’infrastructures de production et de transport définis dans le Plan directeur révisé des moyens de production et de transports d’énergie électrique de la Cedeao pour la période 2012-2025.

Société 19 déc. 2017


4e Salon de l’enseignement technique et de la formation professionnelle: Le génie des lycéens et techniciens exalté

Le Lycée technique de Bohicon (Lyteb) accueille au 15 au 19 décembre, la quatrième édition du Salon de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Les lycéens et autres techniciens exposent à Bohicon les fruits de leur savoir-faire.

Les jeunes béninois ont du génie créatif dans presque tous les domaines. Et pour s’en convaincre, il faut faire le tour des stands d’exposition installés dans l’enceinte et sur l’esplanade du lycée technique de Bohicon (Lyteb). A l’ouverture de ce salon, vendredi dernier, par Mariam Chabi T. Z. Yérima, représentante du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les visiteurs ont été séduits par la diversité et la qualité des produits en exposition. Aussi, les autres officiels ont-ils pu se rendre compte des potentialités dont regorgent les centres de formation technique et professionnelle. Avec plus d’une cinquantaine de stands installés et bien achalandés, les jeunes des lycées techniques et centres de formation du Bénin et leurs encadreurs démontrent durant cinq jours qu’ils sont bien décidés à assurer la valorisation de leur sous-secteur.
L'enseignement technique et la formation professionnelle (Etfp) s'inscrivent dans la dynamique de la mise en œuvre des stratégies de développement durable de notre pays et qui intègre tous les aspects de la formation pour l'insertion dans la vie professionnelle tout au long de la vie, fait observer Mariam Chabi Yérima.
Puis, note-t-elle, depuis plusieurs années, beaucoup d'efforts ont été consentis pour faire avancer l’Etfp longtemps défavorisé par rapport à l'enseignement secondaire général avec 864 collèges contre 37 établissements d'Etfp, soit un taux de 4,35 %. Alors que la formation technique et professionnelle est de nos jours la voie par excellence de résolution du problème du chômage qui sévit dans notre pays, et est en amont de toutes les stratégies de création d'emplois durables. Résoudre la question du chômage passe par la création d’emplois à la population active, la jeunesse.
C’est dire que le but est d’assurer une formation des jeunes visant l’employabilité, donc une formation leur permettant de s'ouvrir facilement au monde du travail s’avère nécessaire. L’Eftp offre aux apprenants l’opportunité de voler de leurs propres ailes au lieu d’attendre, parfois désespérément l’emploi de l’Etat. A preuve, sont présentés à tous les stands des produits très originaux, créations des élèves de tous les lycées techniques du Bénin. Les exposants disposent des articles dans les domaines du commerce, de l’agro-pastoral, de l’éducation familiale et sociale, de l’industrie, de la cuisine, de la mécanique, de la pèche, de la technologie, selon les spécialités de chaque lycée, dans l’espoir de susciter des vocations chez d’autres jeunes. Aussi, est-il question de satisfaire les attentes et préoccupations relatives aux différentes filières et spécialités de formation de l'enseignement et la formation techniques et professionnels ainsi que les débouchés auxquels ces derniers donnent droit.

Société 19 déc. 2017


Rapports entre Cour constitutionnelle et pouvoir judiciaire: Contribuer à la consolidation de l’Etat de droit

Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, a lancé, ce lundi 18 décembre à Cotonou, le séminaire organisé par son institution à l’intention des acteurs de la justice. C’était en présence d’invités de marque et du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.

« La Cour constitutionnelle et le pouvoir judiciaire », tel est le thème du séminaire qui réunit pendant deux jours les cadres et membres de la Cour constitutionnelle et les acteurs du secteur de la justice. Comment doivent s’articuler les relations entre le juge constitutionnel et les acteurs de la justice, singulièrement les juges judiciaires et les avocats? C’est pour répondre à cette interrogation que Théodore Holo et les sages de la cour ont convié à la réflexion les participants au séminaire.
Le président de la Cour constitutionnelle a évoqué l’exception d’inconstitutionnalité consacrée par l’article 122 de la Constitution dont « usent et même abusent parfois les avocats lors des procès ». Pour Théodore Holo, cette disposition fort heureusement est maintenant encadrée par le Code de procédure civile, commerciale, administrative, sociale et des comptes, déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle par sa décision Dcc 11-011 du 25 février 2011 et entré en vigueur le 28 février 2012.
La qualité des échanges, la fécondité des réflexions et la pertinence des propositions doivent déboucher sur un dialogue fructueux entre les différentes composantes de la justice et singulièrement entre la justice constitutionnelle et la justice de l’ordre judiciaire, préconise Théodore Holo, convaincu que seule une franche collaboration entre les acteurs de ces deux ordres juridictionnels, dans le respect des normes constitutionnelles pourra contribuer à la consolidation de l’Etat de droit. Le séminaire s’inscrit, relève-t-il, dans une dynamique de dialogue des juges, de concertation et de clarification des questions de droit dont la subtilité et la complexité ne facilitent toujours pas, à première vue, la compréhension. « Les fleurs de nos échanges tiendront leur promesse à travers les fruits de nos résultats et la moisson sera, en fin de compte, abondante », espère le président de la Cour constitutionnelle.
L’article 114 de la Constitution du 11 décembre 1990, rappelle le professeur Théodore Holo, fait de la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction en matière constitutionnelle, juge de la constitutionnalité des lois, garante des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques, en même temps qu’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. L’article 131 de la même Constitution dispose en ce qui concerne le pouvoir judiciaire que la « Cour suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat…Les décisions de la Cour suprême ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif ainsi qu’à toutes les juridictions ».

Protection des droits

La même formulation, fait remarquer le président, apparait à l’article 124 de la Constitution en ce qui concerne les décisions de la Cour constitutionnelle : « Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes autorités civiles, militaires et juridictionnelles ».
Relevant «le caractère irrévocable de l’autorité de la chose jugée attachée aux décisions des deux hautes juridictions», le président de la Cour constitutionnelle estime qu’en proclamant l’institution garante de la protection des droits de la personne humaine et des libertés publiques, domaine traditionnellement réservé aux juridictions de l’ordre judiciaire, le constituant a opéré une véritable révolution dans le système juridique du Bénin consacrant la primauté de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle en cette matière sur celle de l’ordre judiciaire. Dès lors, retient Théodore Holo, sur la base des articles 3 alinéa 3 et 121 dernier alinéa de la Constitution, cette dernière confirme sa volonté de faire de la juridiction constitutionnelle la clé de voûte de l’édifice de l’Etat de droit et de la démocratie.
Le séminaire qui prend fin aujourd’hui a enregistré, lors de la cérémonie d’ouverture, la présence du président de la Cour de cassation du Burkina Faso et celle du président de la Cour suprême du Sénégal.

Actualités 19 déc. 2017


20e session du Conseil d’administration de l’Aa-Hjf: Faire le point des activités de 2017 et préparer celles de 2018

Les membres du Conseil d’administration de l’Association africaine des Hautes juridictions francophones ont tenu, ce lundi 18 décembre à Cotonou, la vingtième session ordinaire du conseil. Cette session a été consacrée essentiellement à l’examen des questions relevant de la compétence exclusive de ce conseil et touchant au fonctionnement régulier de l’association.

La tenue à Cotonou de la vingtième session ordinaire du Conseil d’administration de l’Association africaine des Hautes juridictions francophones (Aa-Hjf) est un nouveau pas de franchi dans le processus de renforcement des capacités d’intervention de cette association. D’importantes questions ont été soumises à l’examen des administrateurs présents.
A l’ouverture des travaux de la session, le président du Conseil d’administration, Ousmane Batoko, président de la Cour suprême du Bénin, s’est réjoui de la présence à Cotonou des administrateurs. Cette présence, dit-il, témoigne de l’attachement de ces derniers non seulement au meilleur fonctionnement de l’association, mais, surtout à l’intégration juridique et judiciaire des Etats de l’espace que couvre ladite association.
En effet, souligne le président du Conseil d’administration, Cotonou n’était pas prévu pour abriter la vingtième session ordinaire. La rencontre à Cotonou au siège de l’association s’explique, selon le président, par le désistement, au mois de septembre dernier, de la Cour de cassation du Gabon qui devrait abriter les dix-septièmes assises statutaires de l’association. Devant cette situation, il n’a pas été possible au bureau du Conseil d’administration, regrette Ousmane Batoko, d’obtenir l’accord d’un autre pays pour accueillir ces assises, qui du coup, sont reportées à l’année prochaine. C’est ainsi que la session a été convoquée au siège de l’association en application des dispositions statutaires.
Après la cérémonie d’ouverture, le président du conseil a soumis aux administrateurs, un ordre du jour comportant six points. Au nombre de ces points, le rapport d’activités de l’année 2017 ; les rapports financiers exercice 2016, certifiés par le commissaire aux comptes ; le programme d’activités de l’année 2018, le projet de budget exercice 2018.

Remerciement à la Francophonie

Ousmane Batoko a saisi l’occasion pour remercier l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) dont l’appui financier, matériel et technique a permis de tenir le pari de la construction, jour après jour, de l’intégration juridique et judiciaire des Etats africains francophones, raison d’être de l’association. En dépêchant à cette session du Conseil d’administration, un de ses cadres, l’Oif, selon le président Ousmane Batoko, témoigne de son soutien et de toute la considération qu’elle porte à l’association. Cette sollicitude constante devra, poursuit-il, les convaincre de la justesse de la cause qu’ils défendent et les encourager à persévérer dans les efforts, afin de faire de l’Afrique, un continent uni par le droit et la justice.
Pour sa part, le représentant de l’Oif, Michel Carrie, a souligné que la tenue de ces réunions importe à l’Aa-Hjf qui, selon lui, est un réseau particulier dans les hautes juridictions de la Francophonie. Car, elle est la seule haute juridiction régionale qui regroupe des juridictions qui fondent l’état de droit. Cette variété dans les origines, dans la perception des problématiques permanentes font que l’état de droit qui est à construire donne une caractéristique très spécifique aux travaux de l’association. Pour lui, la Francophonie le sait et y est très attachée comme à l’accoutumée. C’est pourquoi, elle soutient cette association qui est le levier et le vivier de ce creuset francophone, ajoute-t-il.

Actualités 19 déc. 2017


1826 - 2240