La Nation Bénin...
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Lorsqu’elles essaient d’accéder aux soins de santé, les personnes handicapées rencontrent toute une série d’obstacles. Ce qu’affirme Géronime Tokpo, juriste, présidente de la fédération des associations les regroupant, personne handicapée de la vue. Elle plaide pour la prise des décrets d’application de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées. Une loi qui prévoit un certain nombre d’avantages à ces dernières, dont l’instauration d’une carte d’égalité des chances.
La Nation : Quels sont les problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les personnes handicapées en matière d’accès aux soins de santé au Bénin ?
GéronimeTokpo : Les personnes handicapées éprouvent des problèmes spécifiques dans le domaine de la santé. Ces problèmes sont de plusieurs ordres. Concernant l’accessibilité infrastructurelle, les infrastructures sanitaires, je dirai même les infrastructures socio-communautaires en général, au Bénin, pour la plupart ne sont pas construites suivant les normes d’accessibilité qui facilitent l’accès de ces bâtiments aux personnes handicapées. Vous avez des personnes handicapées qui viennent à l’hôpital avec leur fauteuil roulant et qui ont besoin de circuler librement au niveau des centres de santé mais généralement, la plupart des centres de santé ne sont pas si accessibles et cet état de choses peut déjà décourager la personne handicapée à y accéder. Et quand on parle d’accessibilité, il y a aussi l’accessibilité au matériel. Je prends le cas spécifique des tables d’accouchement. Pour les femmes handicapées moteur, les tables d’accouchement ordinaires ne sont pas du tout adaptées. Elles ne peuvent pas monter sur ces tables d’elles-mêmes et parfois, ou très souvent, le personnel sanitaire est obligé de les soulever et de les prendre comme des colis. Ce qui pose un problème de dignité et qui parfois, amène des situations de railleries, de moquerie de la part du personnel sanitaire du genre, « tu es personne handicapée et tu aimes le sexe », etc. Alors qu’il y a des pays où les tables d’accouchement sont conçus de façon adaptée de telle sorte que la femme qui a des déficiences au niveau de ses membres arrive à monter facilement d’elle-même et ne constitue plus une charge pour le personnel sanitaire.
L’autre chose qu’on peut aussi aborder, c’est la formation du personnel sanitaire aux spécificités du handicap. Lorsque ce personnel reçoit par exemple des personnes sourdes, s’il n’est pas déjà sensibilisé à savoir comment parler, comment échanger avec les personnes sourdes, le dialogue ne passe pas et donne lieu à d’autres choses parce que le personnel sanitaire est fatigué, il ne comprend rien et la personne handicapée elle-même ne se sent pas accueillie. C’est la même chose pour les personnes avec des déficiences intellectuelles ou des personnes avec des déficiences visuelles. Lorsque le personnel sanitaire n’est pas formé ou sensibilisé à accueillir ce type de patients, l’accueil fait défaut et tout cela fait que la personne handicapée peut ne plus fréquenter les centres de santé.
Qu’en est-il des problèmes d’accessibilité financière ?
Le problème le plus important pour nous, c’est le problème d’ordre économique. Vous savez que 80% des personnes handicapées sont pauvres comme le révèle le rapport mondial de 2011 sur le handicap, conjointement produit par l’OMS et la Banque mondiale. Notre pays n’échappe pas à cette situation. Ici aussi, la plupart des personnes handicapées vivent dans la pauvreté. Et la question la plus cruciale pour nous personnes handicapées aujourd’hui au Bénin, c’est l’accès à un emploi, l’accès au travail, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Il faut avoir un emploi pour assurer son indépendance. Si la personne handicapée n’a pas d’emploi, si à l’âge adulte, elle se retrouve encore à la charge de ses parents, elle n’arrive pas à se prendre en charge, c’est normal qu’elle ait des difficultés à accéder aux soins de santé qui ont également un coût. A ce niveau, la fédération reçoit beaucoup de demandes d’aide ; vu que la fédération est limitée elle-même en ce qui concerne les ressources, elle n’arrive pas à répondre à ces besoins-là.
Il faut préciser que la déficience fait aussi parfois appel à un suivi médical. Par exemple les personnes handicapées moteur qui portent des appareils orthopédiques, ont besoin de les renouveler de façon périodique. Renouveler un appareil coûte au moins 300.000 F CFA. Beaucoup n’ont pas les moyens de le faire, l’appareil devient défaillant et à moindre geste, la personne handicapée chute et tombe. La déficience visuelle appelle aussi parfois un suivi ophtalmologique qu’il faut pouvoir supporter. Il y a des personnes sourdes qui portent des appareils auditifs pour pouvoir mieux entendre. Ces appareils, il faut les entretenir et ça a un coût. Tout ceci fait partie des problèmes spécifiques auxquels les personnes handicapées font face. Les problèmes sont donc nombreux.
Qu’attendez-vous des pouvoirs publics pour faciliter l’accès des personnes handicapées aux soins de santé ?
Nous portons tous ces problèmes dans le plaidoyer de la fédération et c’est ça qui a fait que dans la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale en avril 2017 et promulguée par le président de la République en septembre 2017, il est prévu l’instauration d’une carte d’égalité des chances et cette carte confère à son détendeur, des avantages dans plusieurs domaines dont le domaine sanitaire et ces avantages peuvent aller de la réduction des coûts d’accès aux soins jusqu’à la gratuité des soins de santé. La loi l’a prévue, il reste que les décrets d’application l’accompagnent. Tout ce que nous demandons aux autorités, c’est de faire en sorte que tout ce qui est prévu dans cette loi devienne une réalité et aussi, faudrait-il que les autorités prennent en compte la question du handicap dans toutes les politiques d’assurance, de prise en charge qui sont en train d’être élaborées au niveau national. Ainsi, les problèmes d’accès aux soins de santé des personnes handicapées seront un peu réduits et elles pourront vivre mieux.
Propos recueillis par Reine AZIFAN
Santé 12 déc. 2017

Le président du Parti Le Réveil (Plr), Félix Dossou Dansou, a procédé, dimanche 10 décembre dernier, à l’installation du bureau local de son parti dans l’arrondissement d’Akassato. Ce fut l’occasion pour lui d’expliquer aux militants à la base, les différentes actions du gouvernement qui visent le développement du Bénin.
Le Parti Le Réveil (PLR) se prépare activement pour les législatives de 2019. Pour pouvoir atteindre ses objectifs, il a démarré l’installation des bureaux de section dans les arrondissements. Dimanche 10 décembre dernier, celui de l’arrondissement d’Akassato a été installé par le président du parti Félix Dossou Dansou. A l’en croire, il s’agit d’avoir une assise sur l’échiquier politique national afin de mieux soutenir les actions du président Patrice Talon.
Plusieurs raisons l’ont conduit à ce choix. Dans son analyse, Félix Dossou Dansou a abordé la corruption comme une gangrène qui freine le développement du Bénin. Pour se justifier, il a rappelé que le président Kérékou a beau crier de combattre le fléau de la corruption sans succès tout comme le président Dieudonné Soglo qui n’a pas pu « faire rendre gorge » aux corrupteurs comme il l’a promis.
Quant au président Yayi Boni qui a même organisé une marche contre la corruption, il n’a pas pu non plus combattre la corruption. Au contraire elle s’est accentuée en son temps et s’est généralisée dans tous les domaines. « Seul le président Patrice Talon est décidé contre vents et marées pour en finir avec la corruption », a dit le président du Parti Le Réveil. Cette détermination s’observe à travers les luttes contre les faux médicaments et les détournements de fonds publics, souligne Félix Dossou Dansou. Pour le succès de ces actions qui visent le développement du pays, Félix Dossou Dansou a invité les députés « à ne pas s’ingérer dans les affaires qui souillent notre pays». Il a aussi invité les populations à rester sereines et à soutenir convenablement le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021).
Par ailleurs, le président du Plr soutient que la cherté de vie aujourd’hui n’est pas du fait du président Patrice Talon. Pour lui, elle est générale et partout dans la sous-région de l’Afrique.
Plusieurs autres actions concourent au développement du Bénin et méritent le soutien de tous. Au nombre de ceux-ci, Félix Dossou Dansou a évoqué le Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip) qui, selon lui, est un outil précieux de développement. Cet outil de développement, a-t-il expliqué, est appelé à être sollicité dans tous les actes civils, administratifs, sociaux ainsi que dans les transactions économiques et financières. Il a pour finalité de regrouper toutes les données relatives à l’identification des personnes physiques, d’établir des statistiques, de préserver l’historique de ces données et de garantir l’authenticité des données enregistrées. Ainsi, le registre national servira de base à la production des documents d’identification à toute personne notamment, la carte nationale d’identité, les documents de voyage, le permis de conduire ainsi qu’à la production des données nominatives, personnelles et biométriques qui seront mises à la disposition de l’organe désigné par la loi. Ainsi, le Ravip n’est pas destiné à une quelconque élection. A cet effet, il a invité toutes les populations de la sixième circonscription électorale à sortir massivement pour se faire recenser.
Il a rappelé aux populations la construction de l’aéroport de haut standing à Glo-Djigbé sans oublier le projet du lac Nokoué qui regroupe cinq communes. Le Plr a connu l’entrée d’un ancien candidat malheureux aux législatives, Valentin Todohounsi. Ce dernier entend se battre aux côtés du Plr pour l’enracinement du parti dans l’arrondissement d’Akassato et réaliser un exploit en 2019.

(Une croissance d’au moins 6 % en 2018 annoncée pour le Bénin)
La gouvernance actuelle du Bénin sied bien au Fonds monétaire international (Fmi). La directrice générale de l’institution, Christine Lagarde, en visite officielle de trois jours l’a fait savoir, ce lundi 11 décembre à la présidence de la République, au cours d’une conférence de presse, en présence du président de la République et des membres du gouvernement.
« Vous aviez pour ambition de développer certaines activités, de vous attaquer à la réduction de la pauvreté en dépensant mieux et plus dans les domaines de l’éducation et de la santé, d’établir des règles de bonne gouvernance permettant aux investisseurs de regarder le Bénin avec une perspective favorable. Sur ces axes, votre gouvernement est en train de démontrer qu’il peut tenir sa parole ». C’est ce qu’a déclaré, ce lundi 11 décembre à Cotonou, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) en visite au Bénin, Christine Lagarde, au cours de la conférence de presse conjointe animée avec le président Patrice Talon.
Elle dit croire en la capacité des dirigeants du Bénin à remettre le pays sur les rails et lui assurer une bonne croissance. Saluant les efforts faits par le Bénin, Christine Lagarde reste optimiste quant au développement du pays et projette la croissance pour l’année 2018 au-delà de 6 %. « Nous considérons que la performance de l’économie béninoise sera en 2018 supérieure à celle de 2017. Nous savons aussi que vous voulez de la diversification et les perspectives de réussite qui seront les vôtres », indique-t-elle.
Ce qu’a également salué la directrice générale du Fmi, ce sont les engagements tenus par les autorités béninoises « pour restaurer les finances et des réformes permettant d’accueillir l’investissement domestique et étranger ». Le pays connaîtra «une perspective de croissance en amélioration très nette » apprécie la patronne du Fmi. Mais elle plaide aussi pour plus d’efforts au niveau du social, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Là-dessus, elle dit avoir compris « les obstacles administratifs » et a encouragé le président Patrice Talon à poursuivre les efforts pour combler les attentes sur ces chantiers. Aussi, rappelle-t-elle que les engagements pris par le Bénin à cet effet ont largement contribué à valider le bilan du Bénin lors de la première revue.
Si le Bénin en est venu à se faire apprécier et féliciter par le Fmi, c’est parce qu’il s’est « révélé autrement ». Le pays a su, d’après le président de la République, Patrice Talon, donner la preuve au monde que « par le travail, le sérieux, la bonne gouvernance et des réformes bien inspirées, le sacrifice, la lutte contre l’impunité… on peut sortir de la pauvreté et de la mendicité ».
Renaissance
« Nous avons, poursuit le chef de l’Etat, entamé des réformes les plus ambitieuses et les plus osées ». « En ce qui concerne l’administration générale, le secteur de la santé, l’éducation, les régies financières, nous sommes en train d’opérer les mutations nécessaires pour que notre pays soit capable de vivre de ses potentiels et du génie de ses fils. Nous avons réussi à faire voter la loi sur le partenariat public-privé, le cadastre est en cours, les zones économiques sociales, le Code du numérique… Toutes choses qui concourent à améliorer le climat des affaires et l’environnement en général », fait savoir le président Patrice Talon à son hôte. En dix mois de gouvernance, bien des lignes ont été bougées, assure le chef de l’Etat.
« Nous ne cessons d’arpenter les chemins de notre renaissance. Nous avons, en moins de 18 mois, réussi avec le Parlement à faire voter une cinquantaine de lois de progrès. Nous nous acharnons à répondre aux besoins de nos concitoyens, notamment dans le domaine de l’énergie », indique le président de la République. Il poursuit : «Nous sommes en train de mettre en œuvre un programme ambitieux de satisfaction des besoins en eau, en infrastructures. Nous faisons des efforts et nous essayons de respecter nos engagements pour le respect des critères de convergence d’ici 2021 ». « La situation reste difficile et nos compatriotes demeurent légitimement impatients parce que l’arbre de la renaissance ne porte pas encore de fruits, mais la floraison est bien là », reconnaît le président, évoquant bon nombre d’actions déployées par son gouvernement et lui depuis avril 2016. Et, même si les conclusions du Fmi sur sa gouvernance lui « paraissent bien flatteuses », il ne compte pas dormir sur les lauriers et annonce que le cap sera maintenu et les performances améliorées.
Cette visite d’une délégation au haut niveau du Fmi peut ainsi s’analyser comme une prime aux bonnes performances et aux options de développement du président Patrice Talon, surtout parce que le Bénin tient les engagements qu’il a conclus avec le Fmi.

La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, a foulé le sol béninois, ce dimanche 10 décembre, dans le cadre d’une visite de travail de trois jours. La première femme à diriger cette institution de Breton-Wood aura l’occasion d’échanger avec le président de la République, Patrice Talon, des membres de son gouvernement et autres acteurs du secteur économique et social. Elle nous livre, dans cet entretien exclusif, les mobiles, les tenants et les aboutissants de ce déplacement, le deuxième sur le continent africain au cours de cette année. Entre autres, elle se réjouit que le Programme d’action du gouvernement (Pag) aille dans la bonne direction, mais qu’il faille mettre davantage l’accent sur la protection sociale, non sans le soutien de son institution.
La Nation : Madame la directrice générale du Fmi, c’est la deuxième fois que vous venez en Afrique cette année, après la Centrafrique et l’Ouganda en janvier dernier. Cette fréquence de vos déplacements s’inscrit-elle dans l’optique de redorer le blason du Fmi en Afrique qui reste, malgré le changement de paradigmes de ces dernières années, une institution « rigide » que les Africains associent aux fameux programmes d’ajustement structurel ?
Christine Lagarde : Tout d’abord, permettez-moi de vous dire combien je suis heureuse d’être à Cotonou. C’est ma première visite au Bénin en ma qualité de directrice générale du Fmi. Je suis principalement venue pour écouter : écouter directement les autorités, mais aussi tous les différents acteurs du secteur économique et social du pays. Je viens pour échanger avec eux sur la manière la plus productive dont le Fmi pourrait aider le Bénin à atteindre ses objectifs.
Pour répondre à votre question, cette visite s’inscrit dans le cadre du dialogue régulier que nous avons avec nos pays membres, et ce dialogue se passe très bien avec nos membres africains. En effet, nous proposons des conseils sur le plan économique, et avons appris beaucoup avec le temps. Nous avons adapté notre manière de penser, ainsi que nos politiques. Nous ne sommes plus « le Fmi de grand-papa ». Lorsque vous analysez les programmes que nous avons actuellement avec les pays africains, comme le Bénin par exemple, vous constaterez que nous accordons une place très importante aux « filets de protection sociale » pour les populations les plus vulnérables. Nous essayons de faire en sorte que les dépenses publiques consacrées aux secteurs de l’éducation et de la santé, que nous considérons comme des secteurs prioritaires, soient suffisantes pour faire face aux besoins.
Le Bénin attend des ressources financières dans le cadre du programme de la Facilité élargie de crédit approuvé depuis quelques mois. Que doit faire le pays pour que les décaissements ne souffrent pas et que les objectifs de développement et de lutte contre la pauvreté soient effectivement atteints ?
La mise en œuvre du programme se déroule de manière satisfaisante. Il y a deux semaines, notre Conseil d’administration a approuvé la première revue de l'accord sur la Facilité élargie de crédit contractée avec le Bénin. Cet accord a permis de débourser un montant additionnel de 22,6 millions de dollars, portant le montant des décaissements à 44 millions de dollars (soit un peu plus de 24 milliards de francs Cfa). Il est important de souligner que l’aide que le Bénin reçoit du Fmi est à taux d’intérêt 0 !
Depuis plusieurs années, le Bénin connaît une forte croissance économique. Cependant, cette solide performance macroéconomique ne s'est pas encore traduite par une réduction significative de la pauvreté, ce qui reste un défi majeur.
Nous aimerions voir de nouveaux progrès dans la protection sociale des populations les plus démunies, d’autant plus que les dépenses dans ce secteur ont été en dessous des objectifs que nous avons définis avec les autorités. A cet égard, les autorités nous ont assuré que les retards dans la mise en œuvre des réformes liées à la protection sociale étaient dus à des obstacles administratifs qui ont été levés, et que les objectifs concernant les dépenses en matière de protection sociale seront atteints.
Lorsque le Fmi s’engage aux côtés d’un pays, il a souvent son regard sur les politiques macroéconomiques de ce pays. Quelles appréciations faites-vous des mesures prises par le gouvernement du Bénin pour non seulement maîtriser les dépenses et le déficit budgétaire, mais surtout améliorer la croissance ?
Comme je l’ai déjà dit, les performances macroéconomiques du Bénin ont été bonnes. Le Bénin a mis en œuvre les politiques approuvées dans le cadre du programme appuyé par le Fmi, et le pays a respecté tous ses engagements. Je saisis l’occasion pour féliciter les autorités pour ces résultats.
Les autorités ont élaboré un programme visant à stimuler l'investissement (public et privé) pour aider à transformer l'économie en mettant l’accent sur l'agriculture et le tourisme. Ces réformes devraient permettre aux petites et moyennes entreprises d'améliorer le climat des affaires. En un mot, le Programme d’action du gouvernement (Pag) va dans la bonne direction, mais les objectifs de protection sociale doivent être atteints.
Revenons à l’organisme que vous dirigez depuis 2011. Quel bilan faire des actions menées par le Fmi sur le continent africain et quels sont les grands chantiers sur lesquels vous travaillez en ce moment ?
Je le répète, nos relations avec l’Afrique sont très bonnes, et nous continuons à travailler dur pour les améliorer. Je suis très satisfaite de la qualité du dialogue que nous entretenons avec les pays de la région.
Comme vous le savez, le Fmi soutient les pays par ses conseils stratégiques et offre son assistance technique pour améliorer les politiques et institutions économiques. Sur demande, nous fournissons également une aide financière pour atténuer les pressions exercées sur la balance des paiements, et dans le contexte des dix-sept programmes que nous avons actuellement en Afrique subsaharienne, nous avons octroyé environ 4,6 milliards de dollars de prêts, à fin octobre. Comme je le disais tantôt, ces prêts sont à intérêt 0 pour la plupart des pays, y compris le Bénin.
Nos efforts pour aider les pays à renforcer leurs institutions et leurs politiques sont probablement moins visibles, mais tout aussi importants que l'aide financière que nous fournissons. L'Afrique subsaharienne reçoit environ 40 % de l'assistance technique du Fmi, ce qui est considérable. Nous avons six centres régionaux d'assistance technique qui desservent l'Afrique. Grâce à ces centres, le Fmi aide les pays africains à renforcer leurs administrations et gouvernance dans plusieurs domaines, y compris la gestion des dépenses publiques, la mobilisation des recettes, ainsi que les politiques monétaires et de taux de change.
Le Bénin vient de rejoindre le Partenariat avec l’Afrique du G 20 (Compact with Africa) pour attirer les investissements privés. Qu’est-ce que le Bénin peut obtenir de cette initiative ?
La participation du Bénin au Partenariat avec l’Afrique envoie un signal fort aux investisseurs privés. Cela aidera à améliorer la visibilité du Bénin et à renforcer la confiance des investisseurs. Le Bénin bénéficiera de ses engagements avec les institutions autres que le Fmi, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Ces trois institutions, qui œuvrent de concert, pourront soutenir les efforts du Bénin visant à concevoir et mettre en œuvre des réformes pour stimuler les investissements privés.
Vous revenez sur le continent africain à un moment où un débat fait rage sur la suppression du franc Cfa. Qu’en dites-vous ?
Il appartient aux pays de la zone franc Cfa de décider de la nature de l’arrangement monétaire qu’ils souhaitent avoir. Le taux de change fixe du franc Cfa vis-à-vis de l’euro, garanti par la France, continue de fournir un ancrage important pour la région et est profondément enraciné dans le tissu social et économique. Comme dans d'autres arrangements monétaires, le succès du Cfa dépendra des politiques macroéconomiques mises en œuvre collectivement par tous les pays de la région, où le Fmi soutient un certain nombre de pays dans leurs programmes de réformes et de développement?
Actualités 11 déc. 2017

Plusieurs dizaines de cartons de produits pharmaceutiques d’origine douteuse ont été saisis, vendredi 8 décembre dernier, par la police au domicile de la conjointe du député Mohamed Atao Hinnouho à Akpakpa (Cotonou). Au cours de cette opération qui fait suite à une perquisition manquée la veille, les agents ont dû faire usage de force et procéder à l’arrestation de plusieurs personnes.
La police est retournée, vendredi dernier, au domicile de dame Akinocho Karim Salamatou, conjointe du député Mohamed Hinnouho Atao à Akpakpa (Cotonou), après « l’obstruction orchestrée » contre la perquisition, la veille, par des badauds et des hommes politiques. Peu avant 17 h, des véhicules de la police ont fait irruption au quartier Hlakomè pour encercler le bâtiment soupçonné de contenir des médicaments d’origine douteuse. Deux véhicules de maintien d’ordre de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) ont été positionnés de part et d’autre de la ruelle menant à l’entrepôt. Après avoir défoncé le portail et les portes, sur exploit d’huissier, la police découvre effectivement plusieurs tonnes de produits pharmaceutiques emballés dans des cartons. Sur les lieux, il n’y avait âme qui vive. Des indiscrétions font état de ce que les occupants (le député, sa campagne et sa famille) ont vidé les lieux un peu plus tôt dans la journée.
Ces médicaments retrouvés sont convoyés à la direction centrale de la Police judiciaire à Agblangandan, sous le regard curieux des populations. En réaction à l’opération de la police, des badauds, comme la veille, ont brûlé des pneus, notamment sur la voie publique et au carrefour non loin de l’école primaire publique d’Adogléta. N’eût été la vigilance des forces de l’ordre, un véhicule de la police allait être consumé. Les hommes en uniforme ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour contenir la foule des manifestants visiblement déterminés à semer le chaos par le feu et une cascade de jets de pierres à l’endroit des policiers. A quelle fin ? L’on ne saurait le dire. Toujours est-il que plusieurs personnes sont mises aux arrêts et conduites au commissariat pour les besoins de l’enquête.
Jeudi dernier, le pare-brise d’un véhicule de police avait été brisé par les manifestants lors de la première tentative de perquisition des lieux, selon le commissaire de la Sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef), Brice Allowanou qui dénonce une « obstruction orchestrée ». A l’en croire, le député a « ameuté les populations et certains acteurs politiques contre les policiers pour faire obstruction à la procédure de perquisition ».
Aussi, le député de la quinzième circonscription électorale, se prévalant de son immunité parlementaire, avait exigé la présentation d’un mandat. Ce qu’a réfuté Brice Allowanou, indiquant que le mandat n’est pas une exigence prescrite en l’espèce par notre droit positif et que l’immunité du député est attachée à sa personne et surtout à sa fonction et n’interdit pas l’accomplissement des actes de police ne nécessitant pas l’autorisation de l’Assemblée nationale.
« Une procédure viciée », selon les avocats d’Atao
La perquisition du domicile de la conjointe du député s’inscrit dans le cadre d’une enquête entamée après la découverte, lundi 4 décembre dernier, de 40 kg de faux médicaments avec le nommé Sourou Rock Toviessi, dans une voiture appartenant au sieur
Codjo Houndégnon, et en partance pour un cabinet de soins privé à Ita Kpaco, commune d’Ifangni. Le livreur interpellé a conduit les policiers au domicile de dame Akinocho Karim Salamatou, conjointe du député Mohamed Atao Hinnouho qui a fait son apparition sur les lieux et s’est opposé à l’action de la police de perquisitionner ledit domicile. Un collectif d’avocats du député est monté au créneau dans la soirée du jeudi, peu après la perquisition avortée, pour dénoncer « une procédure viciée », après les députés de la minorité parlementaire tels que Valentin Djènontin, Simplice Codjo, Idrissou Bako, l’ancien ministre Candide Azannaï, l’ancien président Nicéphore Soglo et autres personnalités de l’opposition vus en compagnie du député.
Le collectif dit avoir constaté, au moment où un fort contingent de la police nationale a fait irruption au domicile du député, qu’un autre a pris d’assaut le siège du parti politique Réseau Atao fondé par l’élu. Les policiers auraient « tenté d’enlever l’intéressé et n’en ont été empêchés que par la vigilance des riverains », allègue Me Alfred Bocovo au nom de ses pairs. Les avocats parlent d’une « tentative d’intimidation », en faisant un rapprochement des événements de la session budgétaire en cours au Parlement. Ils évoquent des « violations graves et intolérables de la Constitution du 11 décembre 1990, de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, du Code de procédure pénale en vigueur au Bénin ». Pour les avocats du député, la Police nationale est « instrumentalisée » à des fins politiques.
Selon des indiscrétions, le député serait détenteur de certificats de mise en consommation des produits pharmaceutiques dûment délivrés par des structures habilitées.

Hospice Bienvenu Hounyoton a lancé, samedi 9 décembre dernier à Cotonou, son ouvrage intitulé «Le vidomegonat». C’était en présence de parents et amis venus le soutenir pour l’œuvre scientifique qu’il met sur le marché.
«Le Vidomegonat, socialisation et protection de l’enfance au Bénin des origines à nos jours», ouvrage écrit par Hospice Bienvenu Hounyoton, a été officiellement mis sur le marché, samedi 9 décembre dernier à Cotonou.
A travers cette œuvre, l’auteur décrit et développe une vieille pratique sociale qui a permis à nombre de Béninois et d’Africains éduqués par des tuteurs qui ont fait d’eux ce qu’ils sont. Une ancienne pratique qu’il a eue l’occasion d’expliquer aux parents et invités qui ont fait le déplacement de l’Infosec où a eu lieu la cérémonie de lancement. Pour lui, dans la région méridionale du Bénin, cette manière d’éduquer les enfants selon les coutumes Adja, Tado, Yoruba et Nagot ,a permis à nombre de parents qui n’avaient pas du tout d’enfants ou qui n’en avaient que d’un seul sexe d’en disposer au nom d’une solidarité propre au Bénin et à l’Afrique. Ce qui procurait à la société un certain équilibre dans son évolution. L’auteur s’appuie sur la valeur qu’on doit attribuer aux enfants mis en vedette par Ayikpémi, Alokpon et Alèkpéhanhou dans leurs chansons.
C’est une pratique dévoyée pour donner naissance au phénomène déplorable de vidomègon qui a beaucoup plus droit de cité au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Nigeria qui ont respectivement eu besoin de main-d’œuvre pour les mines, les plantations de cacao et café et pour les vastes étendues de terres à valoriser.
Sous la dénomination Vidomegonat de la langue fon du Bénin méridional, se perpétue une pratique sociale séculaire qui consiste à placer un enfant en dehors de la famille de ses parents biologiques. Il y reçoit éducation et apprentissage de la vie.
L’auteur, socio-anthropologue de formation, a été présenté par le journaliste Tanguy Agoï comme un scientifique accompli qui permet de décloisonner et dépassionner le débat sur la dérive avec des analyses méthodiques et argumentées. L’œuvre de 500 pages a été conçue avec une reliure solide et est bien organisée et structurée, relève-t-il. Pour lui, l’auteur part d’une clarification notionnelle, forge un néologisme qui lui permet de présenter une institution sociale en vue de la socialisation et de l’éducation de l’enfant. Ainsi, soutient le présentateur, le vidomegonat permet d’éduquer l’enfant à la vie en veillant au respect de ses droits et de sa protection (voir pages 18, 147 et 148). De plus, explique-t-il, l’ouvrage présente plusieurs intérêts liés à l’actualité caractérisée par la vente d’hommes en Libye, à la rareté de productions sur le sujet et à la dimension sociologique et internationale de l’œuvre.
Pour le parrain de l’événement, Faustin Dahito, il convient de soutenir l’auteur qui propose un travail scientifique mettant à nu une problématique passée et actuelle. « L’enfant constitue une valeur », souligne le parrain qui a salué le courage de l’auteur qui fait montre d’une dextérité intellectuelle et scientifique.
L’auteur a rendu hommage à ses parents venus le soutenir. La vente à l’américaine qui a mis fin à la soirée de lancement a permis de vendre l’ouvrage à 1 100 000 francs F Cfa.

Les artistes handicapés étaient sur le podium, dans la soirée du samedi 9 décembre dernier, sur l’esplanade de la Maison internationale de la culture de Porto-Novo. L’évènement s’insère dans le cadre de la deuxième édition du Concert de solidarité aux personnes handicapées (Csph) organisée par l’Ong Iréti Alafia et son partenaire Autre vie. Ils sont repartis les mains chargées de vivres et autres collectés à leur intention par les organisateurs.
Les artistes handicapés de Porto-Novo et des communes environnantes ont célébré en différé la vingt-cinquième édition de la Journée internationale des personnes handicapées, commémorée le 3 décembre de chaque année, dans le monde entier depuis 1992. Ils étaient nombreux à prendre d’assaut, le samedi 9 décembre dernier, l’esplanade extérieure de la Maison internationale de la culture de Porto-Novo pour un concert au cours duquel ils ont fait découvrir leurs talents artistiques et d’acteurs culturels engagés, malgré leurs handicaps moteur et visuel. Ils ont tenu en haleine pendant plus de trois heures le public qui a fait le déplacement.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du Concert de solidarité aux personnes handicapées (Csph) organisée par l’Ong Iréti Alafia et son partenaire Autre vie.
Pour la directrice exécutive de l’Ong Iréti Alafia, Conforte Adonon, à travers ce concert qui devient désormais une tradition, son organisation entend montrer aux populations de Porto-Novo et des communes environnantes que les personnes handicapées sont aussi des agents de développement. Ils sont aussi utiles à la société et capables de faire quelque chose, en dépit des préjugés dont ils sont l’objet.
Comme à la première édition, l’Ong Iréti Alafia saisit l’occasion de concert de solidarité pour partager à ces artistes handicapés certains dons collectés auprès de ces différents partenaires et sponsors en leur permettant de passer un agréable moment de fêtes de Noël et de Nouvel an au même titre que des personnes valides. Les dons sont composés de sacs de riz, de maïs et de haricot, de boissons, de tissus et de vêtements neufs ou usagés. Tous ces produits ont été remis aux heureux du jour qui ont regagné leur ‘‘maison’’ avec de larges sourires.
Le porte-parole de ces derniers, Etienne Messinon, n’a pas caché sa joie, priant Dieu de rendre au centuple aux des organisateurs de ce concert et à leurs sponsors leur générosité.
Comblée d’avoir réussi cet événement, Conforte Adonon a remercié tous ceux qui ont contribué au succès de la soirée, notamment Caritas Bénin et la mairie de Porto-Novo. Elle les a invités à rester toujours engagés pour cette noble cause. Car, en dépit des différentes actions menées, de nombreux défis restent encore à relever pour assurer une intégration effective des personnes handicapées au Bénin, relève-t-elle. Conforte Adonon sera appuyée par le représentant du directeur exécutif de l’Ong Autre vie. Médard Abionan trouve cette action, en faveur de cette couche vulnérable de la société, en phase avec les initiatives que promeut l’Ong Autre vie. C’est pourquoi son organisation a décidé de se joindre à l’Ong Iréti Alafia pour la réussite de l’évènement.
Le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, François Ahlonsou, représentant le maire, assure de la disponibilité de la mairie de Porto-Novo à accompagner chaque fois de besoin les actions de l’Ong Iréti Alafia pour l’atteinte de ses objectifs.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, a reçu en audience, vendredi 8 décembre dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias et la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Aminata Lo Paye.
Soumettre le projet relatif au dépôt légal audiovisuel au sein des Etats-membres de l’Uemoa au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, et recueillir ses orientations sur le sujet. C’est l’objectif de la visite de la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Uemoa, Aminata Lo Paye, accompagnée d’Eric Rault et de Clément Malherbe, tous des techniciens de l’Institut national de l’audiovisuel de France (Ina) au siège de la Haac, vendredi dernier.
A l’issue de l’audience, la délégation dit être satisfaite de l’écoute et des conseils du président de la Haac. « Nous avons été très honorés d’être reçus par l’autorité de régulation des médias du Bénin et surtout de l’écoute et du soutien dont nous avons bénéficiés de sa part. Le projet dont nous sommes porteurs concerne les huit Etats membres de l’Uemoa qui constituent les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et vise à instaurer un dépôt légal audiovisuel en leur sein », explique la chef de la délégation, Aminata Lo Paye. « Compte tenu de l’importance que nous accordons à la mémoire collective, à travers le dépôt légal, toutes les productions des organisations de la télévision et de radiodiffusion publiques et privées seront conservées dans les archives de ladite mémoire », souligne-t-elle.
Le projet est soutenu par Acp-Cultures Plus de l’Uemoa à travers l’expertise des deux conseillers techniques de l’Ina. Le rôle de la direction départementale du Patrimoine culturel et des Arts est d’étudier les aspects réglementaires dudit projet. La démarche de la délégation en direction de la Haac l’aidera certainement à l’œuvre.
Le président Adam Boni Tessi a également reçu le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias qui est allé lui exposer les diverses préoccupations de son institution en matière de communication au Bénin. « Nous avons reçu les informations nécessaires du président de la Haac concernant les différents domaines dans lesquels nous avons relevé des dysfonctionnements. Nous allons poursuivre nos démarches dès que le travail sera fait au niveau de l’institution et nous allons nous revoir très prochainement pour les conclusions à nos préoccupations dans le domaine de l’audiovisuel et de la communication », a confié Jean-Baptiste Elias.

Le réseau de téléphonie Mtn, à travers sa branche Mobile Money, malgré l’intoxication dont elle est l’objet ces dernières semaines, fait un peu plus chaque jour pour ses abonnés. Vendredi 8 décembre dernier, les gagnants de la tombola qu’il a organisée pour permettre à chacun de faire les fêtes de fin d’année dans de bonnes conditions ont reçu leurs lots à Cotonou.
Mtn Mobile Money organise au profit de ses abonnés une tombola qui permet de gagner un lot pour chaque transaction de plus de 1 000 francs Cfa effectuée.
La tombola organisée par
Mobile Money et qui se déroule sur la période du 15 novembre 2017 au 15 janvier 2018 met en jeu 48 motos de marque Tvs et 600 bons d’achat de 20 000 francs Cfa.
Pour chaque transaction Mtn Mobile Mobile de plus de 1000 francs effectuée, l’abonné marque des points, et plus il multiplie les transactions, plus il cumule les points et augmente ses chances d’être tiré au sort et de gagner l’un des nombreux lots mis en jeu.
Un achat de crédit, un paiement, un forfait internet et un réabonnement à Canal+ donnent droit à 20 points. Le transfert de Mtn vers Mtn, et vers autres réseaux et un transfert régional donnent droit à 10 points. Pour vérifier le nombre de points marqués, il suffit de taper *123*3#.
Au total, ce sont douze motos qui ont été distribuées, vendredi dernier et plus d’une vingtaine de bons remis. Amélie Kocou, Sanni Arafat, Révélino Godonou, Koudjori Koudjoumou Chantal, René Djimassè, Fifamè Sintondji, Romuald Gankpé, Adéchi Olakogué, Raymond Edjèkpoto et Ila Dopé Victoire qui ont reçu des motos comme lots gagnés.
Le directeur de Mobile Money, Virgile Toffodji, précise que, par cette tombola, le réseau de transfert d’argent, malgré l’intoxication dont elle fait l’objet ces dernières semaines, veut dire sa reconnaissance à ses clients qui ont fait tant de témoignages sur l’utilité de Mobile Money. Un service qui a aidé à régler des problèmes de soins urgents, à sauver des vies humaines en détresse et surtout qui a permis d’aider des parents.
Il rappelle que depuis 2006 que Mobile Money a démarré ses activités, les services sont allés au-delà du basique, apportant ainsi un plus dans la vie de plus d’un million d’abonnés qui opèrent chaque jour pour diverses transactions.
Par cette tombola, dira-t-il,
Mobile Money veut marquer un arrêt pour féliciter ses clients, et c’est la période des fêtes de fin d’année qui a été choisie.
Toujours plus loin
« Nous allons travailler à mettre à votre disposition des produits plus innovants », promet le directeur de Mobile Money.
Il précise que la structure qu’il dirige est désormais en partenariat avec certaines banques pour permettre aux clients de pouvoir envoyer directement de l’argent des banques, de leur compte bancaire vers Mobile Money et aussi faire l’opération inverse, c’est-à-dire de Mobile Money vers leur compte.
Le tirage des clients se fait en présence d’un huissier qui certifie l’opération. Une même personne peut gagner plusieurs fois. Il suffit qu’elle continue de jouer au jeu. Pour gagner, il faut totaliser des points et il n’y a pas un nombre précis de points à avoir pour gagner, tout se joue au tirage.
Seulement, les cartes Sim utilisées par les marchands ne participent pas à ce jeu tombola.
Les remises de lots pour le compte cette tombola continueront jusqu’au 15 janvier prochain. Pour cela, Virgile Toffodji invite les abonnés à tenter leurs chances en faisant plus de transactions pour profiter de l’occasion qui leur est offerte pour passer de bonnes fêtes de fin d’année.
Le gagnant Romuald Gankpé, étudiant à l’Université de Parakou, remercie Mobile Money qui lui a offert l’opportunité d’avoir une moto que ses économies faites à cet effet depuis trois ans n’ont pu lui permettre de s’acheter. Il invite ses camarades qui hésitent encore à s’abonner à Mtn Mobile Money pour bénéficier des nombreux avantages disponibles.

Les filles et fils de l’aire culturelle Setto ont désormais leur creuset d’échanges, de solidarité et de fraternité. Ils ont créé, samedi 9 décembre dernier, à la Maison des jeunes de Porto-Novo, leur association baptisée ''Communauté setto dodomonlo du Bénin et de la diaspora (Csdbd)''. L’assemblée générale constitutive a accouché de l’élection de Zannou Hounhoui-Gan comme président pour conduire les destinées de la jeune association. Il sera aidé dans sa mission par vingt-deux autres membres dont sept vice-présidents, Lucien Ahlonsou au poste de secrétaire général et Serge Honvou comme trésorier général. Les postes de secrétaires à l’organisation et à l’information sont respectivement occupés par Jean-Marie Nouvodinou et Jean Hounton.
La naissance de ce creuset vise essentiellement à œuvrer pour le développement de l’esprit de solidarité et de concorde des filles et fils Setto dodomonlo du Bénin et de la diaspora, la promotion et le développement de la culture et de la langue Setto et le développement de l’aire culturelle Setto. Pour l’atteinte de ces objectifs, l’assemblée générale constitutive a proclamé le caractère apolitique et laïc du regroupement qui prône surtout la culture de l’amour et l’union au sein des filles et fils Setto dodomonlo. Les Setto sont originaires des zones géographiques telles que Porto-Novo, Adjarra, Abomey-Calavi (Hèvié et Ouèdo), Avrankou, Cotonou, Sèmè-Podji, Ifangni, Akpro-Missérété, Sô Ava, Dangbo, Sakété et Adjohoun. Ils sont aujourd’hui présents dans tous les départements du Bénin et à l’étranger notamment au Nigeria, au Gabon, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée Equatoriale, à l’Ile Maurice, en France, aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada.
Culture 10 déc. 2017