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Nouvelles

Inscription au fichier national des emplois des chaînes de la dépense publique: Une rallonge d’une semaine accordée aux cadres désireux de s’inscrire

Ce mercredi 6 décembre, le ministre en charge de la Fonction publique, à travers une déclaration de presse, a annoncé une prolongation du délai initialement retenu pour la clôture du dépôt des offres dans le cadre de la mise en place d’un fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois des chaînes de la dépense publique.

L’inscription au fichier national d'admission et de nomination aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est désormais une condition à remplir par tout cadre qui aspire à occuper l'un des postes visés. Une campagne de dépôt candidatures, de deux semaines est lancée à cet effet par le gouvernement, afin de donner la possibilité aux cadres intéressés et remplissant les critères de soumettre leurs candidatures a expiré depuis le lundi 4 décembre dernier. « Il a été enregistré au cours de la période un nombre appréciable de candidatures, en même temps que des mails de certains candidats faisant état de difficultés à joindre des fichiers de pièces justificatives à leurs dossiers, ou à parvenir au terme du processus de candidature. Il a été également constaté qu’un certain nombre de postulants n’ont pas accompli l’acte ultime de soumission de leurs candidatures », fait observer le ministre de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. Pour résoudre ces difficultés et permettre au plus grand nombre de soumettre leurs candidatures en vue de leur inscription au fichier national, poursuit-elle, il a été décidé que la présente campagne soit prolongée pour une période complémentaire d’une semaine à compter de ce mercredi 6 décembre.
Désormais, seules peuvent prétendre à nomination aux postes de directeur de l’administration et des finances, directeur de l’informatique à la direction générale du budget, personne responsable des marchés publics, directeur général adjoint du Budget, directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, directeur du contrôle à la direction nationale de contrôle des marchés publics et coordonnateur de projet, les personnes inscrites à cet effet au niveau du Fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois des chaînes de la dépense publique. Ce mercredi 6 décembre à son cabinet, le ministre en charge de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, au cours d’une déclaration de presse, est largement revenu sur cette innovation du gouvernement dont la finalité est de parvenir à une dépolitisation de l’Administration publique en donnant priorité à la compétence et à l’effectivité de la reddition de comptes.

Actualités 07 déc. 2017


Sortie officielle de la 4e promotion des jeunes leaders du Bénin: Agir ensemble avec espoir et engagement

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homêky, a officiellement mis un terme à la formation initiée et financée par Friedrich Ebert Stiftung au profit de trente-cinq jeunes leaders du Bénin. C’était à Cotonou, en présence du représentant résident de ladite fondation, Rudolf Traub, et du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété.

« Nous partons outillés et transfigurés… Nous prenons l’engagement chaque jour d’être dans l’effort pour être à la hauteur des attentes de la République », déclare Odilon Koukoubou, porte-parole de la quatrième promotion des Jeunes leaders du Bénin (Jlb 2017). Les 35 bénéficiaires dont 15 femmes ont été formés pendant six mois dans les secteurs essentiels de la République : la politique, le social, le privé et les médias. Les récipiendaires provenant des partis politiques, de la société civile, des syndicats, des entreprises. En observateurs, ils pensent qu’il importe certes de réformer, mais surtout de les mûrir et de les adapter aux aspirations du peuple tout en recherchant le consensus. « Le Code électoral en gestation au Parlement, la réforme du système partisan et l’éternelle réforme constitutionnelle devraient répondre à ces conditions », soutient Odilon Koukoubou.
Sur le plan socio-économique et face au désarroi de la jeunesse, il s’interroge face à l’auto-emploi que prônent les gouvernants sur la pertinence de cette option dans les cadres légal et fiscal qui n’incitent toujours pas à la création de grandes entreprises, capables d’absorber les milliers de chômeurs.
« Espoir et engagement auront donc été depuis quatre ans, les graines semées par la fondation dans le cœur d’une jeunesse qu’elle soupçonne d’avoir la capacité de changer les choses en bien », retient le porte-parole des jeunes leaders.
Le représentant résident de la Fondation Fes, Rudolf Traub, dit être convaincu que ces jeunes ont reçu les éléments nécessaires pour être les meilleurs dans leurs secteurs respectifs. En effet, relève le représentant résident, les capacités, connaissances et compétences des récipiendaires ont été renforcées en histoire socio-politique, sur la situation économique, sur le système éducatif et l’employabilité des jeunes, sur les rapports du citoyen avec l’Etat et sur les enjeux et défis sécuritaires auxquels doit faire face le pays.
« Comment faire pour que nos dirigeants soient des hommes et des femmes aguerris pour le don de soi, le sacrifice ? », c’est à cette question que répond cette formation, selon Eric Houndété, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Il fait remarquer que l’opinion publique s’interroge sur la moralité des élus et de nos gouvernants, bref des politiciens. Il a exhorté les 35 récipiendaires à ne pas décevoir les espoirs placés en eux. Le ministre Oswald Homéky abonde dans le même sens, après avoir témoigné sa reconnaissance à Friedrich Ebert Stiftung pour l’initiative de la formation des jeunes leaders. Au-delà de la vision et de la conviction, indique-t-il, le jeune a le devoir de construire son pays, descendre dans l’arène pour apporter ses arguments. « Ce qu’il faut rechercher, c’est l’intérêt général et la pertinence des réformes. Le bénéficiaire a mal aujourd’hui, mais se sentira mieux demain après les réformes », ajoute-t-il.

Société 07 déc. 2017


Célébration de la Journée internationale de l’aviation civile: L’aviation civile, moteur du développement économique et social

Le Bénin célèbre, ce jeudi 7 décembre, la Journée internationale de l’aviation civile sur le thème: «Travailler ensemble pour s’assurer qu’aucun pays ne soit laissé de côté ». A la veille de cette célébration, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a adressé un message à la nation.

L’aviation civile joue un rôle moteur dans l’économie mondiale, en favorisant le commerce international, le tourisme et les investissements internationaux et en reliant les personnes d’un continent à l’autre. De fait, l’aviation civile s’avère être un moyen sûr et rapide qui contribue à la consolidation des liens entre les populations et au développement des nations, à travers la libre circulation des personnes et des biens. C’est pourquoi, la communauté aéronautique mondiale célèbre la Journée internationale de l’aviation civile le 7 décembre de chaque année, pour sensibiliser l’opinion sur son importance dans le processus de développement économique et social des Etats.
Dans son adresse à la nation, à la veille de la célébration, le ministre des Infrastructures et des transports, Cyr Koty, a rappelé l’importance de cette journée. Célébrée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) depuis le 7 décembre 1994, elle a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1996, cette journée vise à contribuer à la promotion de l’aviation civile et à la sensibilisation de l’opinion publique sur la place de choix qu’elle occupe dans le développement socio-économique de toute nation. C’est conscient de la position géographique privilégiée du Bénin dans l’espace sous- régional, du rôle stratégique et sensible du transport aérien, que le gouvernement a inscrit dans son programme d’action (Pag 2016-2021), le projet de construction de l’aviation de Glo-djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi, souligne le ministre Cyr Koty. Ce grand projet, rappelle-t-il, est un volet de l’axe stratégique n°4 intitulé « Amélioration de la croissance économique » du pilier n°2 du Pag.
Au cours de l’année 2017, le gouvernement a relevé le défi de sortir le Bénin de la liste noire de l’Union européenne et d’amorcer la modernisation des infrastructures aéroportuaires. Il importe, ajoute-t-il, que toute la communauté de l’aviation civile béninoise se mette ensemble pour relever le défi du développement du Bénin.
La thématique adoptée sur la période 2015-2018 par le conseil de l’Oaci: «Travailler ensemble pour s’assurer qu’aucun pays ne soit laissé de côté » vise à harmoniser la mise en application des normes et pratiques recommandées de l’Organisation sur le plan mondial afin que chaque pays coopère à mettre au service de l’humanité, un réseau de transport rapide, sûr et sécurisé, estime Cyr Koty. Il a saisi l’occasion de cette célébration pour réaffirmer la « vive » reconnaissance du Bénin à tous ses partenaires du monde aéronautique ainsi qu’à la communauté aéronautique sous-régionale et mondiale, pour leur coopération et assistance technique agissantes.

Société 07 déc. 2017


Mort de Jean d'Ormesson: Adieu immortel !

Jean d’Ormesson n’était pas un écrivain comme les autres. C’était une plume exceptionnelle qui dégageait la vie. Lire l’une de ses œuvres, amène à l’adopter pour toujours. Cet auteur français sait dégager un bonheur de vivre qui est très contagieux. Un homme comme lui est forcément immortel.

« Un grand homme qui vient de rendre l’âme à son Dieu, des larmes me sont montées aux yeux. Que voulez-vous ! Cet homme-là, je m’étais attaché à lui ». Cette phrase lue dans l’un de ses nombreux livres, résume parfaitement l’état d’esprit qui est le mien à l’annonce de la mort des ce grand auteur. Dans tous ses livres, il respire incroyablement la joie de vivre et même quand il évoque de sujets graves. Il sait faire sienne la philosophie de Gustave Flaubert qui avertit « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice ». Avec lui, c’est l’intelligence qui prend sa revanche. Comme il aimait à le dire, « il puait l’intelligence ». « J’ai eu la chance de découvrir Jean
D’Ormesson depuis environ 15 ans et je ne l’ai plus jamais quitté parce qu’il est devenu mon auteur de chevet. En tombant sur sa compilation "La vie ne suffit pas" paru en octobre 2007, j’étais à mille lieues de m’attendre à faire une rencontre avec un dieu des « belles lettres » qui me sert à travers ce volume quatre de ses œuvres, un "concentré de pur bonheur" », témoigne un fanatique de l’auteur. Il s’agit, précise-t-il, de « Du côté de chez Jean », « Mon dernier rêve sera pour vous », « Et toi mon cœur pourquoi bâts-tu ?», « Une autre histoire de la littérature française » et « Voyez comme on danse ».
Cet immortel de l’Académie française était également un révolutionnaire. Un grand soutien des "féministes", il a réussi a fait entrer dans ce grand cercle bien fermé la grande Margueritte Yourcenar. Un grand tollé en son temps. Il a su prendre le dessus lors des débats entre les intégristes et les modernistes.
Journaliste et écrivain, Jean d’Ormesson était un grand esprit qui sait élever l’homme. Fanatique de Chateaubriand, Flaubert, Margueritte Yourcenar, Aragon (ils sont nombreux) pour lesquels il a toujours partagé ses explosions d’enthousiasme dans ses œuvres. Aussi philosophe, Jean d'Ormesson savait partager de la pensée de Descartes, Hegel, Spinoza, Kant et Marx tout en montrant qu’il est et demeure un libre-penseur. L’un de ceux-là qui sait quitter le régime humain pour l’animalité et vice-versa. L'homme de lettres s'inscrivait dans la tradition des classiques dont il retiendra cette façon de parler de soi tout en tenant le "moi" pour haïssable pour beaucoup. Ce faisant, il a su imposer son style à lui, à travers ses ouvrages. Un style particulier a toujours caractérisé ses livres, comme les indiscrétions, les confidences, les parenthèses et autres élucubrations (pas péjoratifs) qu’il aimait partager avec ses lecteurs qu’il ne prenait pas du tout pour des « imbéciles heureux ». C’est bien son style à lui et d’ailleurs empreint de beaucoup d’humour. Répondant en 2005 à des questions de quelques lecteurs, Jean
d'Ormesson a philosophé en faisant remarquer que « L'humour rend supportable une vie le plus souvent assez triste » et disait « désormais attendre de la vie, simplement, qu'elle continue ».
Même à 92 ans, Jean d’Ormesson aimait la vie et la croquait sans modération et prenant son bon côté quoique rongé quotidiennement par son cancer. Avec lui, le verre est toujours à moitié plein. Avec son départ, c’est une belle étoile de la littérature française qui vient de s’éteindre. Adieu Grand Esprit !

Société 07 déc. 2017


Développement des communes: 1,1 milliard de budget pour Adjarra en 2018

Les travaux de la quatrième session ordinaire de l’année des conseils communaux constituent la période par excellence pour le vote du budget primitif des communes pour l’année suivante. La tradition a été respectée dans plusieurs communes, notamment Adjarra, Avrankou, Dangbo et Akpro-Missérété dans l’Ouémé et Sakété dans le département du Plateau. Toutes ces communes se sont déjà dotées de leurs budgets pour l’exercice 2018, en attendant leur approbation par l’autorité de tutelle compétente.

La commune d’Adjarra a désormais son budget primitif exercice 2018. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1,1 milliard F Cfa contre 768 506 312 F Cfa en 2017, soit un accroissement de 30,37 %. Le dossier a été adopté à l’unanimité des conseillers communaux d’Adjarra après analyse des forces, des faiblesses, des contraintes mais aussi des opportunités clairement identifiées et étudiées dans la commune en matière de mobilisation des ressources propres sur les cinq dernières années. C’est un budget qui allie ambitions et réalisme.
En effet, le budget de la section fonctionnement affiche une baisse de 16 % par rapport à 2017 pendant que celui de la section investissement connaît une augmentation de plus de 150 % en 2018 par rapport à cette année. Les dépenses d’investissements seront marquées par des réalisations de diverses natures notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’administration locale, de la jeunesse, de l’aménagement des pistes rurales dans les arrondissements de la commune, des sports et de l’énergie. Le budget sera alimenté par des ressources issues de l’autofinancement, les crédits reportés et les ressources de transfert attendues du gouvernement.
Avec le montant de 1,1 milliard F Cfa, il est prévu dans le Plan de travail annuel au titre de 2018 plusieurs réalisations, notamment les travaux de réhabilitation des bureaux de l’arrondissement d’Aglogbè et de la salle de réunions de l’arrondissement de Mèdédjonou, les travaux de reprise de la clôture du centre de santé de l’arrondissement de Honvié, les travaux d’extension des réseaux d’adduction d’eau villageoise de Mèdédjonou, d’Aglogbé et du réseau Soneb dans le village de Djavi, l’acquisition de treize ordinateurs de bureau, six ordinateurs portatifs et treize imprimantes Laser Jet et 12 onduleurs au profit des services de la mairie, l’achat d’un véhicule de pool 4x4 pick-up double cabine au profit des services de recouvrement de taxe de la mairie et l’acquisition de deux motos de terrain au profit des services techniques de la mairie et l’actualisation du manuel de procédure administrative, technique et comptable de la mairie. Tous ces chantiers projetés pour 2018 devront permettre au maire Michel Honga et à son conseil communal d’améliorer un tant soit peu les conditions de vie des populations ainsi que celles de travail de leurs collaborateurs.

Actualités 07 déc. 2017


Pratique de ‘’Vìdómegonat’’ et phénomène des ‘’Vìdómegon’’: Hospice Bienvenu Hounyoton en appelle à une dissociation

Le socio-anthropologue africaniste Hospice Bienvenu Hounyoton relance le débat sur les enfants placés en Afrique à travers un ouvrage intitulé « Le Vìdómegonat socialisation et protection de l’enfance, des origines à nos jours ». Un travail scientifique de haut niveau à travers lequel l’auteur appelle à une dissociation entre ce qu’il appelle « Le Vìdómegonat » et le phénomène des « Vì?ómeg?´n » (entendez enfant placé).

« Le Vìdómegonat joue un rôle important dans le processus de socialisation, de protection de l’enfant et lui sert de leitmotiv d’action. L’enfant se socialise, grandit et intègre la vie du groupe. Les fonctions de cette pratique sont multiples». Hospice Bienvenu Hounyoton, socio-anthropologue, réinsère ainsi dans son contexte la portée initiale des enfants placés auprès des tiers. Selon lui, cette option réglait un certain nombre de problèmes dans la société et a fait le bonheur d’un certain nombre de Béninois.
Au Vìdómegonat, il donne, entre autres, un rôle d’éducation, de socialisation qui permet d’acquérir même des notions de religion, de droit, d’économie, de culture… Il y a consacré des années de travaux et de recherches avec pour ambition d’aider à comprendre d’abord comment et pourquoi depuis des décennies on plaçait des enfants et ensuite, de faire la nuance entre les deux facettes que peut présenter cette pratique. Laquelle, relève-t-il, n’a rien de réprimandable dans sa forme originelle.
« J’ai fait un travail de recherche, de conception d’un terme qu’on a appelé le Vìdómegonat qui, pour moi, est une forme culturelle de théorisation de l’éducation, de la socialisation, voire de la protection de l’enfance au Bénin qui a pour logique l’externalisation et la suppléance de certains éléments. Cette pratique culturelle qui a été conçue pendant qu’il y avait les communautés se déroulait sous plusieurs formes. On a une première forme où quand on confiait les enfants, c’était pour régler des problèmes de déséquilibre dans les ménages. On le faisait aussi dans le cas du nivellement des inégalités sociales. Du coup, le Vìdómegonat devenait un élément d’ascension sociale. La troisième forme, c’était pour les apprentissages», soutient Hospice Bienvenu Hounyoton. « Le Vìdómegonat socialisation et protection de l’enfance, des origines à nos jours » qui sera lancé dans les prochains jours à Cotonou porte sur la mutation contemporaine des représentations et pratiques sociales relatives à l’enfant placé au Bénin.
Malheureusement, le Vìdómegonat s’est mué pour donner naissance au phénomène des Vìdómegon. Sous la dénomination Vìdómegonat de la langue fon du Bénin méridional, se perpétue une pratique sociale séculaire qui consiste à placer un enfant en dehors de la famille de ses parents biologiques pendant le temps de sa croissance et de son éducation, explique l’auteur. Il y a eu une disqualification de la forme initiale de la pratique. Elle a progressivement été disqualifiée et stigmatisée comme esclavage moderne d’enfants par les instances internationales (en tête desquelles l’Unicef), déplore le socio-anthropologue. Au concept inventé par lui, il oppose le phénomène des Vìdómegon (enfant placé) qui viole systématiquement les droits fondamentaux de l’enfant. « Ce phénomène est la dérive et un drame social de la pratique culturelle multiséculaire très complexe à comprendre mais évolutive », précise l’auteur. « La pratique culturelle est à part. C’est au niveau du phénomène qu’on a toutes les dérives avec pour socle la question de la pauvreté et de l’extrême pauvreté», laisse aussi entendre Hospice Bienvenu Hounyoton.

L’auteur

Diplômé des universités Lumière Lyon 2, Pierre Mendès France de Grenoble et de l’Université Catholique de Lyon, Hospice Bienvenu Hounyoton est un socio-anthropologue spécialisé dans le développement local, l’économie sociale et solidaire et les droits de l’Homme. Chargé d’enseignement dans les facultés de droit et d’anthropologie, de sociologie et de science politique de l’université Lumière Lyon 2, où il obtint son doctorat en 2014, ses travaux portent essentiellement sur l’anthropologie de la socialisation, les formes culturelles de protection des droits de l’enfant mais aussi les problématiques liées à l’interculturalité, le développement et les projets de développement en Afrique.

Société 06 déc. 2017


Réaction de Nicéphore Soglo face à l’actualité politique: Appel à l’union et au respect des opposants

L’ancien président de la République, Nicéphore Soglo, a fait, ce mardi 5 décembre, une sortie médiatique pour intervenir sur l’actualité politique au Bénin. Dans sa déclaration face à la presse, il a, entre autres sujets, dénoncé la gestion actuelle de certains dossiers par le régime en place dont l’affaire Mètongnon et les destitutions de maires. Il exhorte à l’union et au respect des opposants.

Sur un ton plutôt de regret, Nicéphore Soglo, ancien président de la République, se sent obligé de dénoncer certains actes qu’il attribue au régime du Nouveau départ dont il a contribué à l’avènement.
En évoquant le cas de Laurent Métongnon en détention préventive dans l’affaire placement « hasardeux » de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), le conférencier y perçoit un acharnement contre un syndicaliste, voire un opposant. Selon lui, la lutte contre la corruption ne doit pas être utilisée « comme une arme pour intimider les opposants ». Pour Nicéphore Soglo, la lutte contre la corruption est une mission qui « incombe aux différents corps de contrôle, puis à la justice » dans laquelle il dit placer sa confiance. Il demande à la Justice de « ne pas tomber dans des travers » et insiste sur le fait qu’en démocratie, « il faut respecter la présomption d’innocence ». Ce qui ne semble pas être le cas concernant ce syndicaliste qui a lutté pour l’avènement de la démocratie aux côtés de sa famille politique, le Parti communiste du Bénin (Pcb), a-t-il rappelé. Invitant le gouvernement à jouer sa partition pour que la paix règne, le conférencier a plaidé pour la non-violence, soutenant que la paix ne saurait être au rendez-vous sans la justice.
Par ailleurs, l’ancien maire de Cotonou a aussi dénoncé les destitutions de maires qui ont cours dans le pays. Il a assimilé le phénomène à « une véritable chasse aux sorcières livrée aux élus locaux ». A titre illustratif, il a mentionné les cas des maires de Djidja, de Parakou, d’Allada, de Ouidah et de Cotonou. S’attardant sur le cas de Cotonou, il dénonce « tout l’acharnement » dont serait victime son successeur, en l’occurrence son fils Léhady Soglo. Entre autres, la perquisition de son domicile, la série de quatre audits et l’exil auquel Léhady Soglo s’est résolu, ne sont pas du goût de l’ancien maire. Dans ce qui lui semble être « un acharnement » contre les opposants, Nicéphore Soglo a rappelé la mise aux arrêts de Sébastien Ajavon dans une « sombre affaire de trafic de cocaïne ».
Face à toutes ces questions, Nicéphore Soglo appelle à l’union. « La jarre trouée de Guézo nous invite tous à l’union, l’heure est grave… », a-t-il lancé. Dans des mots à peine voilés, il semble regretter son choix politique lors de la présidentielle de 2016. « Je baisse ma coupe et m’excuse… », a-t-il laissé entendre?

Actualités 06 déc. 2017


Système d’information et de gestion dans le secteur de la microfinance: Médiasoft met le logiciel Microfina++ à la disposition des Sfd

Les acteurs du secteur de la microfinance ont désormais un nouveau logiciel pour la gestion des systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ce nouvel outil dénommé Microfina++ créé par la société Médiasoft, fait l’objet d’un atelier d’échanges qui regroupe depuis ce mardi 5 décembre à Cotonou et ce, pour trois jours, des acteurs venus du Niger, du Togo de la République démocratique du Congo et du Bénin.

Le défi d’un système financier décentralisé (Sfd) est de s’assurer de la production au jour le jour des informations fiables pour sa gestion. Comment ces informations sont-elles produites ? C’est la préoccupation majeure des acteurs venus du Niger, du Togo, de la République démocratique du Congo (Rdc) et du Bénin réunis à Cotonou pour échanger durant trois jours dans le cadre d’un atelier sur le système d’information, Microfina++.
Pour le directeur exécutif du système financer décentralisé Alidé, Valère Houssou, Microfina est l’un des systèmes d’information et de gestion existant sur le marché de la microfinance. C’est un outil qui reste l’épine dorsale du secteur pour la production d’information de gestion à l’autorité de tutelle.
Selon Valère Houssou, Microfina a évolué pour devenir aujourd’hui Microfina++. Et c’est cette version qui est au centre de l’atelier ouvert hier par la société Médiasoft à Cotonou.
Selon le directeur général de Médiasft, Roger Agbahè, il s’agit d’un outil de gestion qui répond aux besoins des Sfd. C’est un outil compétitif qui adopte le rapport qualité/prix.
Très fier de la création de ce logiciel au profit des Sfd, le directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd), Consortium Alafia, Ignace Dovi, est parti de l’historique de la Fédération des Apsfd créée en 2016 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour rappeler deux choses. La première est le lobbying que constitue désormais cette fédération en Afrique de l’Ouest. Puis, le rôle qu’elle devra jouer, c’est-à-dire appuyer les Sfd aux côtés des partenaires. Et c’est ce rôle qui intéresse le plus Ignace Dovi.
« Autant que nous sommes, personne ne peut ignorer un système d’information et de gestion dans le secteur de la microfinance », souligne le directeur exécutif de Consortium Alafia. Pour lui, dans la vie des Sfd, l’information financière est capitale pour la prise de décisions. Et ces décisions doivent être prises avec des outils fiables. D’où l’importance du logiciel Microfina++.
Revenant sur la finance digitale dont dépend désormais l’avenir des Sfd, Ignace Dovi a dit que la société Médiasoft a fait des pas de géant. C’est pourquoi, il invite ses collègues et les Sfd à adopter le système d’information et de gestion Microfina++.

Parer aux insuffisances

Le directeur exécutif de Consortium Alafia sera appuyé par son homologue du Togo, Ange Kétor, directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo. Pour lui, l’évolution de Médiasoft a été remarquée avec ses interventions sur des chantiers importants dans le secteur financier de la sous-région ouest-africaine. Raison pour laquelle, il encourage et félicite les responsables de cette société qui ne cesse d’innover pour le bonheur des Sfd des pays de la sous-région.
En ouvrant officiellement les travaux de l’atelier, le directeur général de l’Agence nationale de surveillance des Sfd, Louis Biao, a rappelé qu’un diagnostic des systèmes d’information et de gestion des Sfd a révélé beaucoup d’insuffisances. Et au nombre de celles-ci, il cite l’inexistence de production des reportings, l’inadaptabilité des logiciels proposés. Il est également constaté, regrette-t-il, l’absence de souplesses dans les produits au niveau des Sfd. Alors, l’atelier d’échanges de Cotonou sera, selon lui, une occasion pour trouver des solutions à ces insuffisances. Le logiciel créé par Médiasoft, se réjouit-il, est conforme et dispose des fonctionnalités adaptées aux Sfd. Auxdites fonctions, indique-t-il, s’ajoutent la gestion des stocks, la paie et autres. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à bien suivre la formation dans l’intérêt des Sfd.
En dehors des modules sur Microfina++, les acteurs de la microfinance auront droit à des communications sur les engagements par signature, les différents types d’engagements et leurs principes de comptabilisation sans oublier les techniques d’inventaire des engagements par signature.
Médiasoft est un cabinet qui a son siège à Lomé au Togo, mais qui intervient dans les pays comme le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et la RDC. Elle organise chaque fin d’année dans un pays de son choix, un atelier de renforcement pour renforcer les connaissances sur les outils qu’elle met à la disposition des acteurs dans un domaine donné.

Economie 06 déc. 2017


Nouvelle configuration du bureau politique national du Prd: Une stratégie de reconquête des fiefs perdus

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) est visiblement dans une dynamique de reprendre le contrôle de ses bastions traditionnels qui lui ont échappé. La configuration politique du bureau politique et du Haut conseil des sages, instance nouvellement créée, à l’issue du quatrième congrès ordinaire du parti tenu, les 1er et 2 décembre derniers à Porto-Novo, montre clairement que les positionnements n’ont pas été faits au hasard.

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) se redonne une nouvelle santé politique. Il s’est requinqué à la faveur des travaux de son quatrième congrès ordinaire qui s’est déroulé les 1er et 2 décembre derniers à Porto-Novo. En témoigne la nouvelle configuration des instances dirigeantes du parti, notamment le bureau politique et le Haut conseil des sages composés désormais de sang neuf. Au-delà du rajeunissement et de la féminisation du Prd avec des jeunes et des femmes reconnus pour leur militantisme au sein du parti, force est de constater l’entrée au sein de ces organes politiques de plusieurs hommes ‘’nouveaux’’ capables d’huiler la machine et d’apporter de la plus-value politique sur le terrain. Il s’agit par exemple de l’ancien chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général Denis Gbessèmèhlan qui fait son entrée au sein du bureau politique du Prd et précisément au poste de vice-président. La promotion de ce digne fils d’Avrankou a été la révélation du congrès. Car jusque-là personne ne savait que l’officier à la retraite était membre du Prd. L’entrée dans le bureau politique de Denis Gbessèmèhlan est perçue par d’aucuns comme du sang neuf injecté à la section Prd d’Avrankou. Ce qui permettra inévitablement la reconquête de l’aire Tori avec de nouveaux hommes. En dehors de Denis Gbéssèmèhlan, il y a aussi le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, promu aussi premier vice-président. Cette ascension politique de ce militant Prd de la diaspora béninoise va indubitablement changer la donne à Porto-Novo surtout au quartier Zèbou dont est originaire le ministre. Lequel quartier est fortement convoité aujourd’hui par les éléments d’un ancien candidat à la présidentielle 2016 et qui a sérieusement éprouvé le cheval du Prd dans ses fiefs traditionnels, notamment dans l’Ouémé et environs. Et c’est en cela que la promotion du ministre Jean-Claude Houssou, fils du terroir, pourrait être salutaire pour le parti. Il y a aussi le cas de l’expert-comptable international Rouf Ahmadou Raïmi promu par le congrès au poste de président du Haut conseil des sages du parti. Un homme qui serait resté dans l’ombre et aurait œuvré avec le président Adrien Houngbédji à l’enracinement du parti depuis sa création, il y a plus de 25 ans. Rouf Ahmadou Raïmi est désormais mis au-devant de la scène politique. Il servira certainement de caution surtout pour l’électorat yoruba de Porto-Novo et environs.

Redonner espoir

Après Tori, Goun et Yoruba, l’électorat Wouémè n’a pas été du reste. Il a bénéficié aussi du sang neuf avec l’ascension du ministre chargé du Commerce, Joseph Ahissou, au poste de vice-président du nouveau bureau politique du parti. Le premier adjoint au maire de Dangbo, Emmanuel Voglozin, siège aussi depuis le quatrième congrès du parti au sein du bureau politique. Il aura à travailler pour refaire la santé politique du Prd dans cette région, jadis acquise au parti mais devenue une citadelle prenable depuis quelques années. Le Prd ne s’est pas arrêté seulement dans l’Ouémé. Il a tendu aussi ses tentacules dans le département du Plateau avec l’entrée au bureau politique du député de la 21e circonscription électorale, Joseph Bamigbadé, suppléant de l’ancien ministre François Abiola. C’est dire que le quatrième congrès ordinaire du Prd a été celui du resserrement des rangs du parti dans ses fiefs traditionnels aussi bien acquis ou perdus. Le parti a saisi l’occasion de ce congrès pour revoir son logo et le rendre plus attractif. Il s’est aussi doté d’un nouveau siège national mais encore en chantier et situé en plein cœur de Porto-Novo. L’ouvrage coûterait plusieurs dizaines de millions francs Cfa au parti. Le jeu en vaut vraiment la chandelle non seulement après plus d’un quart de siècle d’existence mais surtout au regard des enjeux des échéances électorales à venir dont les législatives de 2019. « En réunissant ce quatrième congrès ordinaire ici, nous avons voulu rendre hommage à la ville, capitale du Bénin, notre fief, qui, un quart de siècle durant, nous a toujours accordé sa confiance. Les événements d’avril 2015 ont été une fausse note, une exception qui confirme la règle, la règle de l’osmose entre un peuple et un parti », précise Me Adrien Houngbédji dans son discours d’ouverture du congrès. Selon lui, ce congrès vient pour redonner confiance aux militants, renouveler et renforcer le pacte politique qui lie le parti à Porto-Novo et à ses environs. « C’est ici notre base électorale, c’est ici que nous comptons le plus grand nombre de députés, de maires, de conseillers municipaux et de chefs quartiers. On dit souvent, non sans raison, qu’à Porto-Novo, le Prd est une religion. Eh bien, désormais, cette religion a un temple : ce temple, c’est le siège national flambant neuf de notre parti », déclare le président Adrien Houngbédji pour montrer qu’il tient à Porto-Novo comme à la prunelle de ses yeux. C’est d’ailleurs à juste titre que le parti sort la grande artillerie pour tenter de reprendre la main dans ses fiefs naturels afin de ne pas se mordre les doigts, à l’arrivée, face à des adversaires politiques très redoutables et qui ne comptent pas lui faire de cadeau en son temps. Il faut faire les choses avec parcimonie pour que les résultats soient au rendez-vous. Pourvu que les fruits tiennent la promesse des fleurs, surtout face à des adversaires politiques qui ne se laisseraient pas aussi faire et disposent de plusieurs tours dans leurs sacs. La politique, c’est surtout une question de rapport de forces.

Politique 06 déc. 2017


Commission des lois du Parlement: L’étude du projet de loi sur la Police républicaine entamée

Les députés de la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale ont démarré, ce mardi 5 décembre, l’étude du projet de loi portant création de la Police républicaine, un corps qui sera créé après fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales.

Le processus législatif de concrétisation de la réforme de fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales, qui tient à cœur au président de la République, Patrice Talon, fait son petit bonhomme de chemin. Le dossier a été transmis au Parlement par le gouvernement par décret n°2017-503 du 24 octobre dernier.
Après un séminaire d’imprégnation du contenu de ce projet de loi, le mercredi 15 novembre dernier, les députés de la commission chargée des Lois ont entamé, ce mardi 5 décembre, l’étude au fond du dossier portant création de la force républicaine et du statut de son personnel. Les travaux ont démarré en présence du ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, et de son collègue en charge de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou. On notait aussi la présence des hauts gradés de la Gendarmerie et de la Police nationales. Mais les députés n’ont pas pu boucler hier l’étude du projet de loi composé de plus d’une centaine d’articles. Les travaux ont été suspendus pour se poursuivre demain jeudi 7 décembre.
Approchés, plusieurs députés membres de la commission chargée des Lois informent que l’étude ne durera pas longtemps. Le rapport qui sanctionnera la fin des travaux sera rendu disponible dans les tout prochains jours et déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji aura à réunir la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui décidera de la date de l’examen et du vote en plénière du rapport. Et ceci, conformément à la procédure parlementaire.
Selon ces mêmes indiscrétions, l’étape décisive de l’examen et du vote de la loi aura lieu avant la fin de cette année 2017. Le dossier de cette réforme passera en plénière juste après l’examen et le vote du projet de loi de finances de l’Etat gestion 2018. Ce qui serait une bonne nouvelle pour le gouvernement qui a prévu la mise en place de la Police républicaine à partir du 1er janvier 2018.

Actualités 06 déc. 2017


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