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Nouvelles

Vito Cistulli, économiste: « L’approche territoriale favorise les enjeux de développement »

La problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, objet de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, édition 2017 met un accent particulier sur les approches innovantes et territoriales. Au cours d’une communication qu’il a présentée dans ce cadre, ce mardi 5 décembre sur la thématique, Vito Cistulli économiste, responsable de l’équipe ‘’institutions rurales et services’’ de la Fao, a souligné les caractéristiques de ladite approche. Il explique dans cette interview les défis à relever dans ce sens et les conditions de sa mise en œuvre dans la région sahélienne et ouest-africaine.

La Nation : M. Vito Cistulli, parlant de la sécurité alimentaire, vous avez axé votre communication sur les approches innovantes et territoriales. Qu’est-ce qu’on peut comprendre à travers ce concept ?
Vito Cistulli : Tous les territoires sont caractérisés par les capitaux territoriaux. Ce concept intègre l’environnement et les ressources naturelles. Il existe des zones agricoles productives et des zones peu productives. Les différents pays disposent d’un capital humain et des infrastructures. Certains territoires sont liés avec des marchés tandis que d’autres sont complètement déconnectés. Selon les territoires, le développement prendra des orientations différentes. Il faudra développer des activités parallèles dans une zone agricole peu productive. L’approche territoriale exige la connaissance des capitaux et les potentiels existant à partir de ces capitaux. Dans certaines zones, on remarque que le capital humain est très avancé. Ces zones peuvent s’engager dans des activités qui demandent une main-d’œuvre de plus haute qualité bien au-delà de l’agriculture. L’agriculture en elle-même rapporte peu dans les pays en voie de développement. Pour cela, il faut développer les secteurs de l’industrie. Certains pays sont confrontés au manque de diversification économique suffisante pour absorber la main-d’œuvre.

La thématique de l’approche territoriale n’est sans doute pas nouvelle pour des acteurs présents à cette rencontre. N’avez-vous pas l’impression que nous tournons en rond en Afrique en ce qui concerne la mise en œuvre effective de cette approche ?

Nous n’allons pas éliminer tout ce que nous avons fait jusqu’ici dans le cadre de la sécurité alimentaire. Au contraire ! Il existe des exemples de succès. Ce qui n’a pas été suffisamment fait, c’est de passer du concept sectoriel à l’intersectoriel où on met en exergue les interactions et les arbitrages sur les investissements. Les questions essentielles de l’approche territoriale mettent en lumière les priorités de développement. Il est normal que les ministres du Travail, de l’Agriculture, de l’Industrie des différents pays essaient d’avoir le maximum de budget pour leurs investissements. C’est dans ce sens qu’ils doivent également identifier les priorités qui feront la différence de l’approche de développement sur leurs territoires spécifiques.

Vous avez également souligné l’importance de la promotion agricole pour relever le défi nutritionnel en Afrique. L’agriculture est-elle la seule panacée pouvant aider les pays de l‘Afrique l’Ouest et du Sahel à apporter une riposte efficace et durable aux problèmes alimentaires ?

L’agriculture reste un secteur stratégique important pour la simple raison qu’il y a un fort potentiel de croissance de production agricole énorme dans les pays. Evidemment, les défis liés aux changements climatiques posent problèmes. Lesquels changements affectent l’agriculture. Nos actions doivent permettre de comprendre cet enjeu. De ce point de vue, l’approche territoriale et innovante paraît évidente pour comprendre les impacts du changement climatique. Toutefois, le secteur agricole ne peut pas absorber la croissance de main-d’œuvre sur les vingt ou trente prochaines années. L’Afrique connaît un accroissement d’environ 18 millions de jeunes chaque année, alors que la capacité d’absorption des économies africaines est de 3 millions. Pour absorber les 15 millions restants, il faudra diversifier l’économie même dans les zones rurales pour favoriser les opportunités de croissance. C’est une erreur de penser que l’agriculture se fait uniquement dans les zones rurales. Les problèmes de sécurité alimentaire sont fortement liés à la capacité des gens à pouvoir acheter leurs aliments.

Depuis au moins deux décennies, les acteurs ne cessent d’affirmer que les problèmes de la faim sont liés à la faiblesse de la production. Aujourd’hui, la production a augmenté mais la faim persiste. Pourquoi ?

Vous avez raison. Dans le passé, on parlait d’autosuffisance alimentaire tout en estimant que l’augmentation de la production dans les pays aiderait à pallier l’insécurité alimentaire. Nous sommes bien conscients aujourd’hui que le problème important se pose en termes de l’accès aux ressources productives. Il peut se faire en termes de production locale et au niveau des produits importés. L’important, c’est de favoriser les conditions aux ménages afin de les aider à acheter leurs aliments. Cela permettra aux agriculteurs locaux de vendre et d’acheter là où la ressource est disponible. Elle peut même provenir des importations.

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO

Société 06 déc. 2017


Busheha Busheha, chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye à Cotonou : « La Libye est victime des problèmes liés à l’immigration clandestine »

La représentation diplomatique libyenne au Bénin, par le truchement de son chargé d’affaires, a donné de la voix, ce mardi 5 décembre à Cotonou, au sujet de la situation des Noirs en Lybie qui défraie la chronique. Busheha Busheha balaie d’un revers de la main les accusations esclavagistes portées contre son pays.

« Le gouvernement de la Libye, à travers ses services compétents, prendra des dispositions nécessaires pour s’assurer de la véracité des informations contenues dans le documentaire (Ndlr : diffusé par la chaîne américaine Cnn). Au cas où ces informations seraient fondées, les auteurs seront démasqués puis exposés à des sanctions sévères conformément à la loi ». C’est ce qu’a déclaré, face aux médias, ce mardi matin à Cotonou, Busheha Busheha, chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye à Cotonou, au sujet de ce qu’on pourrait qualifier de « vente des esclaves en Libye». Il a condamné le documentaire et soutenu qu’il ne « reflète ni la position officielle de l’Etat libyen ni celui de son peuple ». Selon lui, la Libye est victime des problèmes liés à l’immigration clandestine et ses autorités ont invité, à l’occasion de plusieurs rencontres internationales et régionales, les Etats concernés à contrôler leurs frontières pour que ces migrants ne puissent plus franchir la Libye qui ne cesse de souffrir du grand flux migratoire, vu la situation politique et sécuritaire qu’elle traverse. «Cette situation constitue pour la Libye un fardeau en termes de perte en nourriture, en médicaments et autres dans les camps d’hébergement », illustre-t-il.
De sa déclaration, il est à retenir aussi que la Libye a une histoire particulière et séculaire dans les relations avec l’Afrique, car elle fut le pionnier en matière de défense des intérêts de l’Afrique. «Les Africains vivant en Libye depuis des décennies n’ont jamais connu de pareilles difficultés hormis quelques incidents isolés qui sont courants dans tous les pays du monde y compris les pays développés. Ils travaillent en toute liberté dans les marchés, les boutiques et mènent tranquillement leurs activités artisanales», avance Busheha Busheha. La Libye d’aujourd’hui est un « pays instable et de conflit », poursuit le chargé d’affaires. Elle est aussi consciente qu’elle est « visée par les pays de la sous-région qui veulent faire d’elle un point d’accueil et d’hébergement des migrants... un pôle d’accueil des réfugiés, ce que rejettent les Libyens », ajoute-t-il.
Pour Busheha Busheha, son pays n’a jamais demandé une main-d’œuvre quelconque en provenance de l’Afrique, que ça soit dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage ou de l’industrie, et si elle devrait le faire, elle le ferait par des canaux officiels. Il ne partage pas non plus certaines allégations colportées par les migrants rapatriés dans leurs pays par un vol libyen comme des clandestins de la Libye où ils affirment avoir subi de mauvais traitements. Ce sont des alibis pour échapper à la prison, parce qu’ils craignent d’être sanctionnés dans leur propre pays, étant conscients que leur comportement est illégal. « C’est ainsi qu’ils inventent des histoires pour convaincre la presse et échapper aux sanctions qui les attendent », se défend-il. Le diplomate affirme que la torture n’existe pas en Libye qui, d’après lui, reste «un pays de transit et non un pays de provenance des migrants ». D’où son appel aux autorités des pays de provenance à garantir une vie meilleure à leurs citoyens et à renforcer la démocratie dans leurs pays pour éviter à leurs citoyens de quitter leurs pays à la recherche d’une vie meilleure et de la démocratie chez les autres. Ce qui passe, souligne-t-il, par la création d’emplois et la mise en place de certaines structures pour l’insertion des jeunes et des femmes. « La question de l’immigration ne saurait être gérée par la Libye seule. Une synergie d’actions doit être menée au plan continental en collaboration avec l’Union européenne pour juguler le phénomène », suggère-t-il

Actualités 06 déc. 2017


Coopération: Cotonou et Ankara renouent avec les consultations politiques bilatérales

La deuxième session des consultations politiques entre le Bénin et la Turquie s’est ouverte, ce lundi 4 décembre, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec). Les deux pays qui n’ont plus tenu pareilles assises depuis 2013 comptent en profiter pour dynamiser la coopération bilatérale.

Le bilan de la coopération bilatérale entre la Turquie et le Bénin, le point de la mise en œuvre des accords signés entre les deux pays, le principe de la définition des domaines prioritaires d’intervention de la Turquie au Bénin et les questions politiques internationales d’intérêt commun... Ce sont là, les quatre points majeurs en discussion à l’occasion de la deuxième session des consultations politiques entre le Bénin et la Turquie, ouverte ce lundi 4 décembre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) à Cotonou. Le but de l’exercice, à en croire Hervé Djokpé, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, est de faire l’état des lieux de la coopération, de dégager des actions et des priorités, ainsi que des initiatives en vue de consolider les liens de coopération entre les deux pays. « Les présentes consultations revêtent une importance de premier ordre pour le ministère dont l’ambition est de faire en sorte que la diplomatie béninoise serve désormais à faire avancer l’agenda économique, touristique et culturel du gouvernement, en ouvrant également aux hommes d’affaires béninois de nouveaux horizons pour la promotion de l’investissement structurant en vue du développement du pays », laisse-t-il entendre. Son souhait au terme de cette session, c’est que le Bénin et la Turquie parviennent à échanger sur les piliers de leur coopération, mais aussi sur des dossiers politiques internationaux d’intérêt commun, parvenant ainsi à lui donner un nouveau souffle pour la rendre plus dynamique.
Côté turc, l’ambition est la même. Le souhait d’une coopération plus active qui serve les deux pays est aussi exprimé. L’ambassadeur Ahmet Riza Demirer, directeur général pour l’Afrique au ministère turc des Affaires étrangères, dépêché à Cotonou à l’occasion, se félicite en amont des avancées connues par les deux pays depuis la précédente session. D’après lui, « beaucoup de choses ont été faites quand on visite le compte rendu des premières consultations et beaucoup de décisions ont été prises ». Mais il faudrait définir une feuille de route pour les années à venir, propose le chef de la délégation turque. Pour lui, les ambitions affichées par les deux pays bénéficient d’une volonté politique et d’une capacité administrative pour leur mise en vigueur. Ce qui augure de réussite, selon lui.
La première session des consultations politiques entre le Bénin et la Turquie s’est tenue à Ankara le 3 décembre 2013. Le Bénin devrait accueillir en 2014 la deuxième session conformément au mémorandum d’entente relatif à la coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, qui prévoit la tenue de ses consultations une fois par an sur la base du principe de la rotation, explique Christophe Dangnihin, directeur de l’Europe au Maec. Malheureusement, le Bénin pour diverses raisons n’a pu tenir cet engagement, poursuit-il. La tenue effective de la session, ce 4 décembre, se réjouit-il, marque alors « un nouveau départ dans les relations entre les deux pays en vue du raffermissement de la coopération ».

Actualités 05 déc. 2017


Pour la réussite du Ravip: Cinq députés en tournée de sensibilisation dans le Couffo

Jérémie Adomahou, Gérard Gbénonchi, Pascal Essou et Joslyn Dégbey, députés des onzième et douzième circonscriptions électorales, soutenus par leur collègue Alexis Agbéléssessi, président de la Commission des lois, et les préfets du Mono et du Couffo, sont descendus à nouveau sur le terrain, ce dimanche 4 décembre dans le Couffo, en vue de toucher du doigt les difficultés qui jalonnent la mise en œuvre du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Cette tournée leur a permis de relancer la machine de mobilisation des populations dans chacune des six communes du département.

Trois points ont constitué le centre d’intérêt de la délégation des députés en tournée, dans le Couffo. Il s’agit du niveau d’affluence des populations aux centres d’enrôlement, du rendement des agents formulaires et opérateurs kits et de l’implication effective ou non des élus locaux.
L’affluence était particulièrement en baisse, dans l'après-midi du dimanche dernier, jour de la tournée, notamment à l’école primaire publique centre de Lalo, du fait d’une certaine campagne de démobilisation orchestrée dans la commune. Par contre, un certain engouement des populations a été noté dans les autres communes parcourues par la délégation.
Des difficultés d’ordre matériel sont évoquées par les animateurs des centres de recensement et le chef de l’arrondissement central de Lalo ainsi que le chef du quartier. A leur suite, les membres de la délégation des parlementaires ont apporté de la lumière sur quelques points d’ombre. En langues locales, ils ont expliqué le bien-fondé du Ravip, le processus d’enrôlement des différentes catégories de requérants, non sans insister sur les actions de développement qui en seront la finalité. Les interventions ont été couronnées par un tête-à-tête entre les agents formulaires, les opérateurs kits et Jérémie Adomahou, coordonnateur départemental de la Commission de supervision du Ravip dans le Couffo.
De façon générale dans ce département, il a été constaté que « les populations ne sortent plus massivement ». Les députés Gérard Gbénonchi, Pascal Essou et le préfet Christophe Mègbédji soulignent, à l’issue de la tournée, que l’engouement des premiers jours a baissé. Pour eux, il urge de réactiver la machine de mobilisation à travers les élus, les organes de presse et les crieurs publics. Si rien n’est fait, prévient le député de la onzième circonscription électorale, Joslyn Dégbey, les populations vont encombrer, les derniers jours de l’opération, les centres d’enrôlement. « C’est peut-être une erreur d’avoir rendu publique l’échéance des six mois pour le déroulement du Ravip », renchérit le député de l’Union fait la Nation.

Lenteur

Mais en dépit de la faible affluence des requérants, la délégation dit avoir constaté, par ailleurs, que les agents recenseurs et opérateurs kits sont lents. Leur rendement journalier relevé serait en deçà de la moyenne nationale envisagée, selon le député Jérémie Adomahou, qui souligne qu’il y a un retard à combler en procédant à chacune des étapes de la tournée, par un rapprochement entre l’effectif des enrôlés signalé et le nombre de citoyens ciblés pour la zone. Grâce à ces simulations, l’on mesure les efforts qui restent à déployer en vue d’atteindre l’objectif d’un taux de 100 % d’enrôlement. Un objectif que la délégation juge à portée de main surtout qu’il vient d’être autorisé la mobilité des kits à l’intérieur d’une même zone.
En effet, aux dires du député, les kits peuvent être désormais rapprochés des populations. Cette nouvelle a été accueillie avec des applaudissements dans presque toutes les six communes. Et au député de souligner, à chaque fois, que la décision de cette mobilité ne peut être prise qu’ensemble par tous les différents acteurs impliqués, au plan communal, dans le déroulement du Ravip. Pour les membres de la délégation, chacun des maillons de la chaîne de réalisation du ravip compte et doit jouer sa partition.
Mais au centre d’enrôlement de l’école primaire publique de Kaïtémey, un village d’Aplahoué, par exemple, le chef de village a manqué à l’appel. Il y reste peu d’ailleurs, a-t-on fait remarquer.
Tout comme à Kaïtémey, première étape de la tournée qui a pris fin à Dogbo, les parlementaires s’enquièrent, à chaque étape, du niveau d’implication des élus locaux pour insister sur leur rôle dans les centres d’enrôlement. La présence effective des chefs de village ou de quartier, retient la délégation, est nécessaire notamment pour crédibiliser les témoignages relatifs aux requérants en manque de toutes les pièces prévues par la loi?

Actualités 05 déc. 2017


Homicide à Aplahoué: Une dame, enceinte de huit mois, retrouvée égorgée

Une dame qui portait un fœtus de huit mois, a été retrouvée, sans vie, baignant dans le sang, au petit matin du dimanche 3 décembre dernier dans la chambre conjugale.

Aux dires des témoins, la scène macabre s’est produite, dans la nuit du samedi au dimanche à Dékpo, un village d’Aplahoué dans le département du Couffo. La même source renseigne que la défunte a été égorgée, alors qu’elle se serait endormie avec son mari dans la chambre conjugale. A l’en croire, le corps sans vie récupéré a été confié aux agents de santé qui ont tenté sans succès d’extirper le fœtus.
D’autres sources proches de la compagnie de gendarmerie d’Aplahoué indiquent que le mari a pris la clé des champs. Mais il serait activement recherché, assure-t-on, au titre de premier suspect dans le cadre d’une enquête visant à démasquer les auteurs et à élucider les motifs de l’homicide?

Désiré C. VIGAN, A/R Mono-Couffo

Société 05 déc. 2017


Commune de Bembèrèkè: Sambo Mifoutaou Salihou porté à la tête de la mairie

La commune de Bembèrèkè a un nouveau maire. Sambo Mifoutaou Salihou est élu en remplacement de Yarou Gounou destitué, lundi 27 novembre dernier. Le vote a eu lieu, ce lundi 4 décembre, avec la participation des 19 conseillers communaux.

Les dix-neuf conseillers communaux de Bembèrèkè se sont retrouvés, ce lundi 4 décembre à l’hôtel de ville, pour procéder à l’élection du nouveau maire. A l’issue du vote soldé par 18 voix pour et un bulletin nul, ils ont porté leur choix sur Sambo Mifoutaou Salihou qui était seul candidat en lice. L’élection du nouveau maire fait suite au vote de défiance du lundi 27 novembre dernier qui a emporté le maire Yarou Gounou.
C’est une nouvelle page de son histoire que la commune de Bembèrèkè s’apprête à ouvrir, avec l’élection de Sambo Mifoutaou Salihou qui devra s’efforcer de ne pas commettre les mêmes erreurs que son prédécesseur. Le nouveau maire a promis de s’occuper d’un certain nombre d’axes de développement. Il s’agit en premier lieu de la viabilisation des caniveaux et des voies d’accès, à travers un plan d’assainissement et d’urbanisation de la ville. Le problème d’approvisionnement en eau potable à Bembèrèkè, surtout en saison sèche, fera également sa préoccupation.
Administrateur des affaires maritimes à la retraite, Sambo Mifoutaou Salihou a été député lors de la quatrième législature (2003-2007) ; directeur des Affaires financières au ministère de l’Energie sous feu Kamarou Fassassi ; directeur adjoint de cabinet au ministère des Transports et directeur général du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb).
Il est le troisième maire que connaît la commune au cours du présent mandat. Avant lui, il y a eu François Sina et Yarou Gounou. A la tête de la commune de Bembèrèkè, ce dernier n’aura finalement passé qu’un an et sept mois. Il n’a pas su concilier à sa cause les conseillers communaux dont dix de l’alliance Soleil et neuf des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) n

Actualités 05 déc. 2017


Jeux universitaires du Bénin: Les fruits ont tenu la promesse des fleurs

La septième édition des Jeux universitaires du Bénin lancée le 21 novembre, ont pris fin, samedi 2 décembre 2017 au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou avec les finales jouées respectivement en football, basketball et handball. Les différents trophées et prix ont été remis aux équipes vainqueurs des diverses disciplines et aux joueurs méritants.

Pendant douze jours qu’ont duré les Jeux universitaires, les équipes engagées dans la compétition ont prouvé qu’elles ont du talent en leur sein.
En football, c’est l’équipe de l’Institut national de la jeunesse et sport (Injeps) qui a remporté le trophée mis en jeu en battant l’équipe de l’Université d’Adjarra sur un score de 5 buts à 3 à l’issue de l’épreuve des tirs au but. A l’issue du temps réglementaire de 90 min, les deux équipes ont fait un score de parité de 1 but partout.
En basketball, c’est toujours l’équipe de l’Injeps qui est sortie vainqueur. Elle a battu l’équipe de l’Ensemble sportif des étudiants (Ese), sur le score de 76 à 72.
En handball, l’Université d’Abomey-Calavi a été sacrée championne, car elle a battu en finale l’Injeps sur le score de 38 à 25.
Au cours des jeux, plusieurs talents se sont révélés à travers des démonstrations et des innovations techniques impeccables. Des talents qui ont fait dire au directeur de l’Office béninois des sports scolaires et universitaires, Donald Acakpo, que nos équipes nationales peuvent, à travers eux, avoir du souffle. Selon lui, en maintenant le cap, on peut construire des équipes professionnelles « Made in Bénin » capables d’étonner le monde.
Donald Acakpo témoigne sa gratitude à l’endroit de tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied, de jour comme de nuit pour la réussite de l’évènement.
A l’issue des jeux, les membres des commissions techniques ont, constitué l’équipe-type de chaque discipline capable de défendre dans les semaines ou mois à venir les couleurs du Bénin dans les compétitions régionales, continentales et internationales.
Le directeur général de l’Obssu promet au ministre en charge du Sport qu’après la septième édition des Jeux universitaires du Bénin dont le pari est gagné, le cap des autres challenges se fera avec brio, pour mériter davantage sa confiance?

Sports 04 déc. 2017


Transformation de la pomme cajou au Bénin: Le label Sweet Bénin suscite l’engagement des partenaires

Le label Sweet Bénin constitué de plusieurs Ong intervenant dans la transformation, la production  et la distribution des produits dérivés de la pomme Cajou, avec l’appui du projet Benin Cajù, a organisé, vendredi 1er décembre dernier à Dassa, une rencontre d’information et d’échanges au profit des partenaires techniques et financiers (Ptf) pour davantage susciter leur engagement à ses côtés.

Le Bénin regorge de richesses inexplorées jusque-là, parmi lesquelles le cajou cultivé essentiellement au centre et au nord-Bénin. C’est bien cette pomme de cajou que des entreprises béninoises transforment en jus et autres. Et pour mieux positionner ce produit sur le marché, celles-ci ont besoin de l’appui des partenaires à tous les niveaux de la chaîne, aussi bien à la production, la transformation, la distribution qu’à l’application des normes de qualité. En tout cas, ce regroupement d’entreprises dénommé Sweet Bénin est décidé à mettre toutes les chances de son côté pour favoriser définitivement l’essor des produits issus de la transformation de la pomme cajou en jus.
Et pour y parvenir, il faut mettre à contribution les partenaires aussi bien techniques que financiers pouvant accompagner ce sous-secteur. C’est donc en s’inscrivant dans cette dynamique que l’initiative de la rencontre de Dassa a été prise. Il y était question de présenter le plan stratégique de développement du label en vue de fédérer les actions pour un développement durable de la sous-filière.
A l’ouverture de cette rencontre, Soulé Abdoulaye Manigui, coordonnateur adjoint de Benin Cajù, a insisté sur l’adhésion des partenaires techniques et financiers à la vision de développement du label Sweet Bénin. Car, la filière cajou bénéficiant déjà d’accompagnements divers et variés de plusieurs partenaires au développement, la sous filière de la pomme cajou gagnerait davantage, s’il y avait une synergie des actions et appuis. Il note que beaucoup de choses pourront changer non seulement à travers l’amélioration du niveau de revenu des acteurs engagés dans cette filière mais aussi par la création d’emploi en milieu rural. Il serait donc très important de retenir une approche d’intervention qui permettra de jeter ou de faciliter les bases pour une synergie d’actions en faveur de cette nouvelle opportunité de création de richesse et d’emplois.
Aujourd’hui, assure Adélaïde Laourou, présidente de label Sweet Bénin, « Nos entreprises sont fortement engagées dans la transformation de la pomme et affichent des résultats très éloquents. Nous ne parvenons pas encore à répondre à la forte demande de nos produits provenant du marché ».  Comme pionnier de cette révolution silencieuse, le label Sweet Bénin, un regroupement de transformateurs, se dit bien conscient de ce que le taux de transformation locale reste encore faible et qu’il faut travailler pour mettre en exergue tout le potentiel du sous-secteur.

Objectif : 200 000 bouteilles de jus en 2018

Avec le soutien des partenaires dont le plus récent est Benin Cajù, les quatre entreprises de Sweet Bénin ont pu produire 30 000 bouteilles de jus de pomme cajou en 2017. Pour les prochains mois, « Sweet Bénin projette une augmentation de la production de 600 % en 2018, passant ainsi de 30 000 à 200 000 bouteilles de jus de pomme de cajou avec d’autres produits tels la farine de pommes très riche en vitamines ». Un essor qui, s’il était atteint, va sans doute renforcer la filière d’autant qu’en Afrique, chaque année plus de 10 millions de tonnes de pomme de cajou sont perdus comme déchets.
C’est là tout l’intérêt de cette rencontre de Dassa qui vise donc à créer un cadre d’échange et de partage pour garantir une meilleure orientation et une mise en œuvre efficace des politiques d’appui des différents partenaires au développement. La production annuelle de pomme de cajou du Bénin est estimée à huit cent mille (800 000) tonnes métriques.
Entre autres partenaires techniques présents à Dassa, il y avait Samuel Akpovi, spécialiste de la chaîne des valeurs au Programme-cadre des interventions du Fida en milieu rural (Procar-Bénin). Il salue la présentation du plan stratégique de développement de Sweet Bénin faite au cours de cet atelier et indique que c’est à partir de ce plan que les Ptf pourront voir quel type d’appui apporter à ce Gie pour que demain, il puisse avoir des produits de qualité à présenter sur le marché de la sous-région et même à l’international. A cet effet, Samuel Akpovi reconnaît que Sweet Bénin peut être accompagné dans la qualité des équipements pour la transformation des pommes de cajou en jus. Aussi, Sweet Bénin a besoin d’un magasin central de stockage que les Ptf peuvent aider à construire tout comme les voyages d’étude en faveur des promoteurs des produits Made in Bénin pour aller s’inspirer d’expériences d’autres pays. Il n’oublie pas la mise aux normes des produits, il propose aussi un accompagnement de certification de qualité et de traçabilité qui permettra de mettre en confiance le consommateur sur la qualité du produit. Des soutiens qui seront sans doute traduits en actes dans les semaines à venir pour permettre à Sweet Bénin de tenir son pari d’occuper l’espace jusque-là resté inoccupé.
Mis sur pied en mars 2017, Sweet Bénin qui espère prendre un nouvel envol est un groupement d’intérêt économique qui, à l’origine est constitué de quatre entreprises locales de production de jus de fruit. Il est appuyé par Benin Cajù, un projet quinquennal (2015-2020) financé par le gouvernement américain et mis en œuvre par Techno Serve en partenariat avec Catholic Relief Services.

Société 04 déc. 2017


Législatives 2019: Malick Gomina répond à l’appel des jeunes et leaders de la Donga

Prendra-t-il part ou non aux législatives de 2019 ? C’est la question que se posent nombre de fils et filles de Djougou. Habitués à voir Dr Malick Gomina s’engager dans les œuvres sociales et marquer positivement la jeunesse par l’exemple qu’il constitue, ils n’ont de cesse de nourrir le débat autour de sa candidature aux prochaines élections.

Fortement courtisé, il a fini par céder à l’appel des mouvements de jeunes et des leaders en dévoilant son ambition, samedi 2 décembre dernier à Djougou. Devant plusieurs responsables de cellules politiques et cadres de la Donga, le directeur général du groupe de presse ‘’Fraternité’’ a indiqué qu’il sera en course pour les législatives. Ceci pour conforter l’action de ses aînés engagés aux côtés du président de la République pour le développement du département. Face aux nombreux défis à relever au quotidien pour une amélioration des conditions de vie des populations, il estime que sa contribution ne sera pas de trop. Citant Abdoulaye Bio Tchané et autres leaders politiques, il a, sans détour, souligné son désir de marcher sur leurs traces. Prônant un leadership éclairé dont le fondement ne vise que l’intérêt commun, il a appelé les différentes couches socioprofessionnelles à donner corps à son ambition.

Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

Politique 04 déc. 2017


Fête traditionnelle de la Gaani: Le bal des célébrations ouvert par Nikki

La capitale du royaume des Boo et Baatombou, Nikki, a débordé de monde le week-end dernier. Sous l’égide de l’empereur Sabi Nayina III, elle a vécu et vibré au rythme et aux couleurs de la Gaani 2017.

A l’occasion de la Gaani 2017, les 2 et 3 décembre derniers à Nikki, l’heure était une nouvelle fois aux grandes retrouvailles entre les fils et filles de l’aire culturelle Boo et Baatombou autour du Sinaboko Sabi Nayina III. C’est depuis août 2015 que ce dernier a été porté au trône, pour présider aux destinées de l’empire du Baru Tem.
Il sonnait 12 h 45, lorsqu’ habillé en tenue des grands jours et porté par son cheval également bien paré, il quitta son palais pour le parcours rituel, le quatrième auquel il sacrifie en trois années de règne. C’est après avoir effectué sa majestueuse sortie dans la cour du palais impérial, sous les ovations du public. Il avait à sa suite un cortège composé d’une cavalerie impressionnante, une équipe des griots Ganku et Barobu qui faisaient ses louanges en jouant de gros tam-tams et tambourins d’aisselle non sacrés. Le chef des Kiriku ou des récades à la cour, Baa Agban, chargé de la sécurité et du protocole, le premier ministre, Sina Dounwirou, les trompettistes, ainsi qu’une foule de curieux étaient également de la partie.
Le parcours rituel long d’une dizaine de kilomètres est marqué par neuf étapes dont la première station est Lemannou ou Demannou, la maison de Magazi, où il rend visite à l’imam et son adjoint Naïmi. Il se rend ensuite sur le "gros tas d'ordures " où Yankou Bakararou pour faire des prières selon un rituel particulier. Par le passé, c’était de cet endroit que les guerriers partaient sur les champs de bataille. Dakirou, l'emplacement des tombes de Baké Doué et de son frère Séro Bétété qui, ayant appris la défaite de l'armée de Nikki devant celle des Peuls, auraient disparu en cet endroit, ainsi que Bantiarou, le lieu où gisent les puissants princes comme Farou Yérouma, n’ont pas été occultés. L’empereur et sa suite étaient également au palais royal de Danri, le quartier de la dynastie Dafiarouou Lafiarou où se trouvent les tombes des rois de Kpé Lafia Gambarou Souanrou, de Kpé Soumaïla Séro, de Séro Sooro alias Sounon Lafia et de Sabi Nayina, pour les mêmes rituels. Il retourne à son palais impérial. C’est pour, sans aucun cérémonial particulier, se présenter devant les tambours sacrés. Avec son cortège, il reprend la route pour la septième station où se trouve la tombe du roi Kpé Gounou, avant de se présenter à nouveau devant les tambours sacrés installés dans la cour impériale. Il peut enfin rejoindre son palais où il descend de son cheval pour regagner la case ronde. C’est pour y retrouver sa sœur, la Gnonkogui qui l’attendait. Entouré de ses ministres et des dignitaires, il a suivi le déroulement des festivités. Tour à tour, les différentes délégations constituées des membres du gouvernement et des têtes couronnées ou chefs traditionnels se sont succédé pour lui présenter les vœux de nouvel an et lui offrir des présents.Il y avait les rois de Bouay, de Kika et de Sandiro et de bien d’autres royaumes.
C’est le ministre Saka Lafia qui a conduit la délégation gouvernementale. Le président de la Haac, Adam Boni Tessi, son homologue du Ces, Augustin Tabé Gbian, ainsi qu’une forte délégation des parlementaires ont rehaussé de leur présence l’évènement.

Autres rituels

La Gaani s’est poursuivie, ce dimanche 3 décembre, avec la cérémonie de la Kayéssi. Cette journée a été réservée au rasage, à l’authentification et au baptême des princes et princesses par la reine mère, Gnonkogui et à la cérémonie d'allégeance au Sinaboko. Place a ensuite été faite à la danse des groupes folkloriques pour mettre un terme aux festivités. A partir de cet instant, Sandiro, Bouay, Kika, Kandi, Gogounou, Banikoara, Kouandé, kérou, Péhunco, Tobré et Bagou, les autres royaumes de l’aire Boo et Baatombou sont désormais autorisés à organiser leur Gaani.
La Gaani retrace les origines et les péripéties des peuples Boo et Batombou. Aux côtés des princes Wassangari d’ici et d’ailleurs, les fils et filles de cette aire culturelle ont donc eu l’occasion de se rappeler la fuite et la résistance de leurs ancêtres, face aux envahisseurs musulmans.Comme les années antérieures, elle a encore attiré des milliers de personnes venues de toutes les régions du pays, du Nigeria, du Mali, du Niger et même du monde entier.
Outre le volet cultuel, l’évènement a été marqué par l’organisation d’une foire artisanale et commerciale, par diverses animations artistiques et culturelles. Il y avait aussi un tournoi de football?
Tout un symbolisme autour des tambours sacrés

Le démarrage effectif de la célébration a eu lieu, déjà la veille, vendredi 1er décembre, avec la sortie des tambours sacrés et des trompettes de leur emplacement secret, pour rejoindre la cour impériale. Il s’agit des Barabakaru, tambours grands ou mâles et des Barapiibu, tambours petites ou femelles qui font partie des attributs importants de la cour. Ils symbolisent la puissance et la légalité du Sinaboko. Les deux gros tambours sont soutenus pendant les cérémonies par trois pieux en fourche. Ils n’apparaissent que lors des grands événements dont ils annoncent le début et la fin. Une petite lampe traditionnelle dont la mèche est trempée dans du beurre de karité est allumée pour veiller sur eux toute la nuit.
Selon le premier ministre, le Sina Dounwirou, seul est considéré comme le roi ou l’empereur de Nikki, celui qui a leur garde. « Dans l’aire Boo et Baatombou, c’est à Nikki seul que ces tambours sont détenus », poursuit-il. Ces tambours, fait-il observer, sont dotés d’un pouvoir mystique. Aussi, prévient-il, quiconque ne peut se présenter devant eux, au risque d’en récolter des malédictions. Ce privilège n’est réservé qu’aux membres relevant de la lignée impériale. Si ce n’est pas au cours de la Gaani, leur résonance est annonciatrice d’un malheur qui vient de frapper l’empire. Joués par des initiés, les Tufarukpè et accompagnés des trompettes, c’est à leur son qu’a eu lieu la veillée, toute la nuit du vendredi dernier.
L’histoire rapporte que les tambours sacrés sont un don du beau-frère du roi Zimé Doboudia, fils du roi Sounon Séro, à l’occasion de la naissance du fils de son beau-frère qui vivait au Nigeria. C'est ce dernier qui les a offerts en retour au roi qui les a bénis et en a fait depuis ce temps, des tambours sacrés de la cour royale. Ils seraient venus de Boussa au Nigeria.

Culture 04 déc. 2017


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