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Nouvelles

Réduction de la vulnérabilité de l’agriculture face au climat: Le Bénin valide la stratégie nationale de développement de l’Aic

Le secteur agricole, grand contributeur au développement des pays, est de plus en plus menacé par les changements climatiques. Ce qui impose de nouvelles stratégies en vue d’y faire face. Le Bénin en ce qui le concerne, compte y arriver à travers le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat ». Mercredi 29 novembre dernier, des acteurs du secteur agricole ont pris part à l’atelier de validation de la stratégie nationale de développement de l’Agriculture intelligente face au climat (Aic) et de son plan d’actions quinquennal.

Le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat» contribue aux efforts d’adaptation et de mitigation des effets du changement climatique dans sept pays en Afrique y compris le Bénin. Il a pour objectif de soutenir ces pays dans la création d’un environnement politique et financier favorable au développement de l’approche Agriculture intelligente face au climat (Aic), tout en améliorant les connaissances et le savoir-faire des agriculteurs. Au Bénin, le projet a contribué à la formulation de la Stratégie nationale de développement de l’Aic. Laquelle a fait l’objet d’un atelier de validation, mercredi 29 novembre dernier à Cotonou. Occasion pour divers acteurs intervenants dans le secteur agricole de porter des contributions et amendements en vue de perfectionner le document provisoire proposé par des experts.
L’atelier tenu mercredi dernier est organisé avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) dont la contribution est appréciée par Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Agriculture. Ce qu’il suggère lui, c’est « une transformation des systèmes agricoles visant à augmenter de manière durable et efficace la productivité et à renforcer la variabilité et la résilience face aux changements climatiques ». Il faut une agriculture intelligente face aux climats qui prennent en compte tous ces paramètres, prône-t-il par ailleurs. Aussi, rappelle-t-il que le Bénin a intégré l’Aic dans son plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025 et dans son plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Aucune action dans le secteur agricole ne peut prospérer sans la prise en compte de l’agriculture intelligente face au climat. Il faut un cadre harmonisé et cohérent pour servir d’encrage à toutes les interventions en faveur de l’agriculture intelligente face au climat», propose Innocent Togla.
Dr Tiémoko Yo, représentant résident de la Fao au Bénin, a rappelé pour sa part aux participants à cet atelier que l’approche de l’Agriculture intelligente face au climat proposée par la Fao contribue à guider les actions visant à transformer et à réorienter les systèmes agricoles en vue d’atteindre la sécurité alimentaire de manière plus efficace et plus durable dans le contexte des nouvelles réalités du changement climatique. La promotion de l’Aic devient d’ores et déjà capitale pour faciliter le passage de notre agriculture vers une agriculture résiliente et performante, susceptible de contribuer à l’éradication de la faim dans le monde et au Bénin en particulier, note-t-il.
Si un atelier de validation de la stratégie de développement de l’agriculture intelligente face au climat et de son plan d’actions quinquennal s’est imposé aux acteurs en vue de doter le Bénin d’un document définitif à soumettre au gouvernement, c’est parce que la problématique des changements climatiques dans le secteur agricole est d’intérêt, expliquera par ailleurs Innocent Togla. Le Bénin, révèle-t-il aussi, subit les affres des changements dans des secteurs vitaux comme l’agriculture avec des conséquences comme le retard et l’irrégularité dans l’installation des saisons de pluie, l’apparition des poches de sécheresse de plus en plus longue, l’ampleur des inondations… Ces manifestations ont pour corollaire la baisse de la production et de la productivité qui compromettent la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Face à autant de défis et de difficultés, le Bénin semble avoir pris ses responsabilités et peut aussi se réjouir du soutien de la Fao sur ce chantier?

Actualités 01 déc. 2017


Fin des auditions au Parlement sur l’étude du budget 2018 : Les regards tournés vers la commission budgétaire et la plénière

Le ballet des ministres, des présidents d’institutions de la République et autres acteurs de la Société civile devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre pour l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2018 a pris fin, mardi 28 novembre dernier. Après la phase d’auditions budgétaires, les yeux sont désormais rivés sur la commission pour l’élaboration et l’adoption du rapport général et la plénière pour le vote du projet de loi de finances exercice 2018.

Une grande étape de franchi dans la procédure parlementaire de l’examen et de l’adoption du projet de budget général de l’Etat gestion 2018, avec les auditions budgétaires des ministres, présidents d’institutions de la République et acteurs de la Société civile. Lesquelles auditions ont connu leur épilogue, mardi 28 novembre dernier. Ministres, présidents d’institutions de la République ont défilé devant la commission budgétaire pour défendre le budget de leurs structures respectives pour l’année prochaine. Les acteurs de la Société civile, notamment les confédérations et centrales syndicales, le Patronat, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la Chambre nationale d’agriculture du Bénin et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) sont aussi passés devant la commission budgétaire pour faire leurs observations et recommandations sur le projet de loi de finances. Tous ses passages ont été faits conformément au calendrier élaboré par la commission budgétaire parlementaire présidée par Raphaël Akotègnon et regroupant les députés membres de la commission des Finances et de l’Economie et ceux de la commission du Plan et de l’Equipement.
Après ces différentes rencontres, la commission budgétaire de l’Assemblée nationale aura à clôturer ses travaux par un rapport. Mais avant, elle devra engager les discussions quant au fond sur le budget. Le débat sur les amendements des députés et leur prise en compte ou non par le Gouvernement qui participe aux travaux sera également fait. Cette étape de discussions des amendements sera suivie de l’adoption des rapports spéciaux et du rapport général. Ces travaux sont étalés sur la période allant du 4 au 11 décembre prochain où la commission budgétaire a prévu l’adoption du rapport général. Lequel sera soumis en définitive au vote des députés réunis en séance plénière avant la fin de ce mois de décembre.
Faut-il le rappeler, les travaux proprement dits ont été précédés d’un atelier d’information et d’appropriation du contenu du projet de loi de finances, gestion 2018 organisé par l’Unité d’analyse de contrôle et d’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb) et le Projet d’appui au renforcement des capacités et à la modernisation de l’Assemblée nationale (Parcman). Ce séminaire d’immersion et de préparation des députés devait leur permettre de bien réagir face au contenu du projet de budget général de l’Etat, gestion 2018. Cet atelier a été également précédé, le lundi 7 novembre dernier, par la présentation par le gouvernement à l’Assemblée nationale mais en commission, du projet de loi de finances, gestion 2018. Cet exercice a été assuré par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, qui a été appuyé par son collègue du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané?

Politique 01 déc. 2017


Troisième rendez-vous de l’Apsgi à Cotonou: Les enjeux de la finance digitale au menu

Les ‘’Rendez-vous’’ de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi), ont démarré, ce mardi 28 novembre à Cotonou. Les assises qui se penchent sur la problématique des finances digitales, s’achèvent ce jour.

La question des finances digitales est au cœur de la troisième édition des Rendez-vous de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi) qui se tient à Cotonou. Placée sous le thème « Enjeux et perspectives de la finance digitale », la rencontre qui réunit les représentants des institutions des marchés boursiers permettra de faire la lumière sur les enjeux et les innovations des finances digitales.
« La présente rencontre servira de plate-forme sur la finance digitale et permettra d’identifier les solutions aux difficultés de modernisation du marché financier, notamment de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) », souligne le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué.
Il explique que les assises de Cotonou s’inscrivent dans le cadre de l’effort concerté des acteurs à faire du marché financier régional, un véritable outil de développement et de promotion économique à l’heure du numérique.
Il s’agira pour les participants de se familiariser avec les mécanismes complexes que recouvre la thématique. A l’issue de la rencontre, ils doivent être édifiés sur la manière d’utiliser les nouveaux systèmes de translation sur le marché financier boursier.
Entre autres sujets retenus dans le cadre de cette rencontre, il y a la bourse en ligne, la négociation à haute fréquence, le big data, le blockchain et le financement participatif.
Le troisième rendez-vous de l’Apsgi est une opportunité offerte aux populations. « Nous voulons dire aux populations résidentes au Bénin qu’il y a une bourse dont le siège est basé à Abidjan avec une antenne à Cotonou pour faire fructifier leur épargne », explique la présidente de l’Apsgi, Kadi Fadika Coulibaly. Il existe des intermédiaires pour les accompagner dans ce sens. Au total, vingt-neuf sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) de l’Uemoa sont concernées dont cinq au Bénin, précise-t-elle.
La rencontre est ouverte au public désireux d’apprendre sur l’investissement en bourse et aux sociétés désireuses de lever des fonds.
Outre les populations, ces rendez-vous sont également profitables aux pouvoirs publics. « Les résolutions issues de la rencontre serviront aux Sgi pour mettre en place des stratégies en vue de mieux servir les investisseurs et les émetteurs du Bénin. Elles permettront également d’indiquer l’état du développement des marchés boursiers, les potentialités, les développements stratégiques aux pouvoirs publics », développe-t-elle.

Révolution technologique

Pour mieux faire cerner l’enjeu des finances digitales aux participants, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènouvè a entretenu l’assistance sur la révolution technologique en finance. Selon lui, les marchés capitaux sont sujets à des transformations fondamentales en raison du développement de la technologie, du numérique et de la digitalisation. Ces changements doivent être mieux intégrés dans l’évolution des marchés notamment de la Brvm en vue de profiter aux investisseurs.
Il a démontré comment la révolution technologique liée à internet a déjà impacté les bourses, les sociétés de gestion et les courtiers des pays développés depuis les années 1970-1980. La nouveauté en termes d’automatisation de transactions, réside dans la digitalisation des services financiers, car elle constitue la réponse appropriée aux questions de réduction des coûts de transaction en vue de rendre les marchés plus efficients, argumente-t-il.
Toutefois, la digitalisation demeure un challenge pour le monde financier en ce sens que les services financiers qu’offriront les banques à leurs clients devront être adaptés à leurs besoins et à leurs objectifs (épargne de rentabilité). « La digitalisation n’est plus une option pour les bourses et les intermédiaires financiers, mais une obligation puisqu’en face de ces intermédiaires, leurs clients sont déjà digitalisés », souligne-t-il.
L’urgence, signale-t-il, reste les menaces sur les activités d’intermédiation. Lesquelles concernent l’avènement du big data et du blockchain. Sur ce point, il préconise le changement de business model aux intermédiaires en vue de préserver l’activité d’intermédiation. Aussi, recommande-t-il aux autorités des marchés publics la protection accrue des épargnants digitalisés et leur éducation financière.
La visite guidée des stands érigés dans le cadre de la rencontre a permis au public de découvrir les attractions qui existent dans le domaine de la finance digitale.

Société 29 nov. 2017


Mise en œuvre des Initiatives à résultats rapides (Irr): La Cop-Grd/Bénin passe en revue les progrès réalisés

La fondation Communauté béninoise des pratiques sur la Gestion axée sur les résultats de développement (Cop-Grd Bénin) a organisé, ce mardi 28 novembre à Cotonou, un atelier sur l’approche Gestion axée sur les résultats de développement (Grd) et la mise en œuvre des Initiatives à résultats rapides (Irr). L’atelier visant à faire le bilan des activités sur la période 2013-2017 a été ouvert par Servais Adjovi, président de la Cop-Grd/Bénin.

Faire le bilan de la mise en œuvre de l’approche « Gestion axée sur les résultats de développement » (Grd) au Bénin sur la période 2013-2017. C’est l’objectif assigné à l’atelier de la revue finale de la Grd et de la mise en œuvre des Initiatives à résultats rapides (Irr) organisé par la Communauté béninoise des pratiques sur la Gestion axée sur les résultats de développement (Cop-Grd/Bénin).
Bertin Aïzonou, secrétaire général de la Fondation Cop-Bénin, a fait savoir que les Irr ont été développées comme une approche pour catalyser les réalisations au niveau structure en une courte période de cent jours. Selon lui, la mise en œuvre de ces initiatives a consisté à établir une équipe sous un leader, à fixer des objectifs réalisables et à tenir une revue à cinquante jours et une autre à la fin du processus, soit après les cent jours.
Pour le représentant de la Banque africaine de développement (Bad), Daniel Ndoye, cet atelier permettra de « mieux saisir la portée de la culture des résultats et de relever le défi du développement à travers la mise en œuvre des Irr ». Cette revue finale, a-t-il insisté, est une occasion d’arrimer des actions de promotion de la culture des résultats aux différents outils de planification du développement économique et social. Cela, en vue de la durabilité et de l’appropriation des outils et principes de la Grd. Tout en se félicitant de la performance du Bénin en matière de Grd, il a plaidé pour soutenir la culture des résultats.
Rappelant que le Bénin a intégré en 2012 la dynamique de l’Initiative « L’Afrique pour les résultats » (AfriK4R) de la Communauté africaine de pratiques de la gestion axée sur les résultats de développement (AfCop/Grd), Servais Adjovi, président de la Cop-Grd/Bénin, a mentionné que les Irr visent l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’approche Grd. Dans ce cadre, a-t-il signalé, plusieurs activités ont été réalisées. Il a évoqué l’évaluation des capacités en Gestion axée sur les résultats de développement en 2013 au niveau pays dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures, des transports et de l’énergie. Il a aussi noté la validation en 2014 du rapport de cette évaluation par divers acteurs tels que les parlementaires, le secteur public, le secteur privé, la société civile sans oublier les jeunes. Les autres activités concernent, a-t-il poursuivi, la mise en place formelle en 2014 de la Cop-Grd/Bénin, l’élaboration d’un plan d’action triennal 2015-2017, la mutation de la Cop-Grd/Bénin en une fondation, l’élaboration du rapport de la revue finale et la mise en œuvre des Irr. Mettant l’accent sur les résultats rapides, il a souligné que cette approche a permis de renforcer les capacités des acteurs à délivrer des résultats de développement, d’aboutir à des résultats concrets, visibles et rapides, de produire une transformation réelle, de témoigner de la redevabilité en accélérant la mise en œuvre des projets/ programmes et de renforcer la confiance des bénéficiaires.
Les travaux ont été marqués par la présentation de trois communications suivie de débats, la remise d’attestation et de trophées aux structures impliquées dans la mise en œuvre des Irr et l’adoption du rapport.

Société 29 nov. 2017


Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien: « La ménopause précoce n’est pas une maladie »

La ménopause est une étape éprouvante dans la vie d’une femme. Elle fait partie du vieillissement normal de la femme. Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien, chef service de la maternité de l’hôpital saint Luc de Cotonou, lève un coin de voile sur ce phénomène physiologique naturel et normal qui intervient parfois de manière précoce chez la femme.

La Nation : Dr Paul Santos, qu’entend-on par ménopause ?

Dr Paul Santos : La ménopause est l’absence des règles à un âge donné chez la femme pendant au moins deux ans. En moyenne, une femme est ménopausée à l’âge de 51 ans. En général, la ménopause se situe entre 45 et 55 ans. Ce n’est pas une maladie mais elle est plutôt un processus physiologique.

Comment se manifeste ce processus physiologique ?

A un certain moment de la vie de la femme, les ovaires qui sont à l’origine des règles ne fonctionnent plus correctement, ce qui entraîne une irrégularité des cycles. Par exemple, au lieu d’avoir ses règles tous les mois, la femme peut les avoir à plus d’un mois ou plus de trois mois, voire plus, jusqu’à ce que la ménopause s’installe définitivement. Une fois arrivée à ce stade, la femme doit cesser d’avoir les menstrues. C’est un phénomène physiologique normal et naturel.

Hormis l’arrêt des règles à la fin du processus, y a-t-il d’autres signes avant-coureurs de la ménopause ?

Il y a des symptômes vasomoteurs et le tout se met sous le terme de « syndrome climatérique », c’est-à-dire la femme a de l’insomnie, de la sécheresse vaginale, des bouffées de chaleur, elle est irritée et parfois anxieuse…

Il arrive souvent que la femme atteigne la ménopause avant l’âge requis. Est-ce dans ce cas qu’on parle de ménopause précoce ?

Nous ne pouvons pas parler systématiquement de ménopause précoce, parce qu’il existe deux entités à ce niveau. Il y a des femmes qui atteignent la ménopause entre 40 et 45 ans, cela se rapproche de la physiologie. Dans ce cas, il n’y a pas de précocité. Cependant, il y a d’autres femmes qui ne trouvent plus leurs règles après 40 ans. Là, nous pouvons parler de ménopause précoce. Mais on préfère utiliser le terme de « dysfonction ovarienne prématurée ». Par ailleurs, certaines femmes n’ont jamais eu de règles dans leur vie ou elles sont ménopausées à partir 20 à 30 ans. Il y en a aussi qui trouvent leurs premières menstrues et ce jusqu’à 25 ans au plus et n’en trouvent plus du tout. Dans ce cas, nous parlons également de « dysfonction ovarienne prématurée », qu’il faudra vite traiter.

Qu’est-ce qui explique alors la dysfonction ovarienne prématurée  ?

Les causes que nous pouvons citer sont chromosomiques, c’est-à-dire quand il y a fécondation, l’homme et la femme donnent un certain nombre de matériels génétiques et le tout ensemble forme l’individu. Nous avons appris que l’individu a 46 chromosomes dont une paire d’origine maternelle et une autre paternelle. A l’école, on nous apprend que la femme donne X et l’homme Y. Si les deux donnent X, c’est une fille et si l’homme donne Y, c’est un garçon. Il peut y avoir une anomalie au niveau du chromosome X. Au lieu d’avoir le nombre de chromosomes égal à 44+ XY ou + XX, on peut avoir des anomalies chromosomiques de « syndrome Turner ». Certaines agressions peuvent aussi entraîner la ménopause précoce : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’intervention chirurgicale avec ablation des ovaires, donc toutes ces causes peuvent provoquer la ménopause précoce. C’est en gros ce qu’il faut retenir, dans 80% des cas.

Comment peut-on prévenir la ménopause précoce ? 

La ménopause précoce n’est pas une maladie, c’est un phénomène normal et naturel sans cause ni prévention. Néanmoins en cas de  dysfonction ovarienne prématurée, l’espoir est toujours permis. Il vaut mieux se rendre chez son gynécologue pour savoir les vraies raisons.

Un message à l’endroit des femmes qui y sont sujettes

Avant tout, la ménopause est un processus physiologique. Toute femme, à un certain âge, donné doit être ménopausée, mais ce n’est pas une maladie si la femme est ménopausée. L’arrêt total des règles signifie tout simplement que la sécrétion hormonale a tari. En cas de dysfonction ovarienne prématurée pour parler de la ménopause précoce, il vaut mieux s’approcher de son médecin pour savoir quelle est la conduite à tenir au lieu de paniquer.

Propos recueillis par
Pierrette AHLE (Stag)

Santé 29 nov. 2017


Esclavage des Noirs en Libye : Les assurances du ministre Aurélien Agbénonci

Revenant à l’actualité internationale de vente des Noirs comme esclaves en Libye, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération s’est voulu rassurant. Selon Aurélien Agbénonci, le ministère est en contact permanent avec l’ambassade du Bénin près l’Algérie qui a juridiction temporaire sur la Libye.

« Nous sommes en contact avec des Ongs humanitaires qui nous fournissent d’informations précises », informe le ministre. A l’en croire, il y a un laisser-passer qui est en train d’être acheminé par Dhl à un compatriote qui a pu échapper à un tortionnaire. Le laissez-passer est préparé par l’ambassade du Bénin près l’Algérie et qui va permettre au compatriote de prendre la route pour revenir, souligne le ministre qui assure de ce que le gouvernement est préoccupé par la protection de tous les compatriotes à l’étranger. Aurélien Agbénonci informe que le Bénin est très fortement associé à la résolution qui a été votée dimanche dernier par l’Organisation internationale de la Francophonie pour condamner ces actes en Libye et surtout pour prendre des mesures pour que cela ne se répète pas. « Au-delà de l’émotion, c’est l’action concrète d’éradication et de prévention qu’il faut conduire », propose le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération?
Th. C. N.

Actualités 29 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement : La Céna sollicite un complément budgétaire de 805 millions F Cfa en 2018

Le budget de la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour 2018 n’a connu ni de hausse ni de baisse. Le montant d’un milliard de 2017 a été réalloué à l’institution électorale qui sollicite un crédit supplémentaire de 805 millions F Cfa afin de faire face à ses défis de l’année prochaine.

C’est du moins le plaidoyer que le président de la Céna a fait, ce mardi 28 novembre devant les députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Emmanuel Tiando dit avoir exprimé aux parlementaires des inquiétudes par rapport à ce budget qui est loin de permettre à l’institution de réaliser en 2018 un certain nombre d’activités préalables à l’organisation des législatives de 2019.
Selon le président de la Céna, les mêmes inquiétudes avaient déjà été formulées à l’endroit du ministère de l’Economie et des Finances lors des discussions budgétaires. « A partir de l’année 2019, nous entrons dans un nouveau cycle électoral et il nous faut mener des activités préparatoires à l’organisation de ces scrutins », explique Emmanuel Tiando. Selon lui, ces activités sont nombreuses et sont surtout liées à l’harmonisation des budgets des élections par toutes les institutions impliquées dans le processus électoral politique, notamment la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et les différents ministères concernés. Aussi, la Céna prévoit-elle en 2018 l’organisation d’une veille citoyenne concernant ces élections, c’est-à-dire des questions de formation et de sensibilisation. Emmanuel Tiando n’oublie pas l’acquisition d’un système de transcription rapide des résultats et la formation des agents électoraux pour permettre à ces derniers d’être aptes sur le terrain lors des élections.
Le président de la Céna évoque aussi le problème du siège abritant l’institution électorale qui végète aujourd’hui dans un état de vétusté très avancé. « Nous avons des problèmes d’ordre matériel, ne serait-ce que l’espace dans lequel nous sommes en train de travailler. Nous souhaitons que ce complément budgétaire puisse aussi servir à la réfection et à l’amélioration du cadre de vie des agents de la Céna », plaide Emmanuel Tiando qui était entouré de ses collègues Basile Fassinou et Geneviève Boko Nadjo. Pour lui, ces différentes activités sont absolument nécessaires. C’est pourquoi, il sollicite l’appui des députés auprès du ministère chargé des Finances pour qu’il accepte d’accorder à la Céna ce crédit supplémentaire de 805 millions F Cfa. Emmanuel Tiando espère que les députés aient pris bonne note de ses doléances et que les cris de cœur de la Céna seront entendus en vue de permettre à l’institution électorale d’atteindre ses objectifs en 2018?

Th. C. N.

Actualités 29 nov. 2017


Mobilisation pour le Ravip dans le Mono: Le ministre Mahougnon Kakpo et des députés sensibilisent les populations

Pour l’adhésion des populations des six communes du Mono au Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip), une délégation de députés et du ministre Mahougnon Kakpo étaient sur le terrain, dimanche 26 novembre dernier, pour une tournée de sensibilisation.

Permettre au Mono et au Couffo d’atteindre un taux élevé d’enrôlement au Ravip. Telle est la préoccupation des cadres et acteurs politiques natifs des deux départements. Dimanche dernier, dans le Mono, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, et plusieurs autres députés dont Rosine Dagniho, Gérard Gbénonchi, Jérémie Adomahou et le ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Cakpo étaient au contact des populations. Soutenus par le préfet Komlan Zinsou, ils ont parcouru les communes de Comé, Grand-Popo, Bopa, Houéyogbé, Athiémé et Lokossa. A chaque étape, la délégation a constaté l’évolution des opérations. Aux populations, ils ont expliqué le bien-fondé du recensement en insistant sur les solutions qu’il apporte et les multiples utilités des cartes qui seront délivrées au terme de l’opération.
Les messages ont été délivrés en langues locales pour toucher un grand nombre.
Les échanges avec les animateurs des centres d’enrôlement ont permis de recenser quelques dysfonctionnements et d’apporter un éclairage sur les zones d’ombre.
« Partout où nous sommes passés, nous avons été satisfaits. Les messages de sensibilisation sont bien reçus et les populations ont compris le bien-fondé de cette opération », se réjouit Komlan Zinsou, préfet du Mono. « Nous allons continuer la mobilisation. On doit l’intensifier pour que le dernier des citoyens se fasse enrôler », ajoute-t-il.
« En questionnant les populations, nous avons compris également qu’elles ont saisi la signification profonde du Ravip ainsi que l’objectif et l’utilité de cette opération », a laissé entendre le député Mathurin Nago.
« Les opérations se déroulent très bien et nous avons noté l’engouement de la population pour le Ravip », constate son collègue Jérémie Adomahou. Toutefois, indique-t-il « Nous profitons de l’occasion pour inviter le reste à se rendre dans les centres d’enrôlement. Aux élus, nous demandons de continuer à accompagner l’opération afin que les communes du Mono enregistrent un taux d’enrôlement de 100 % ».
Le ministre Mahougnon Kakpo, pour sa part, fait savoir que « Le Ravip n’est pas une opération électorale ou électoraliste. Cette préoccupation n’est pas celle qui est affichée. Nous avons expliqué aux populations que l’on peut être de n’importe localité et se faire enrôler partout où l’on veut pourvu que l’on dispose des informations ou des pièces capables de prouver d’où l’on vient ». « Nous leur avons également expliqué que les opérations du Ravip concernent les citoyens de tous les âges, du nouveau-né au plus vieux. Ils ont compris et se sont engagés dans cette perspective-là », se réjouit-il.
« Les récriminations des populations sont les mêmes à savoir que les kits ne sont pas en nombre suffisant. Ce qui est réel », relève le député Gérard Gbénonchi. Il y a au total 1 500 kits répartis sur toute l’étendue du territoire national. « Les opérations démarrées le 1er novembre dernier dureront trois ou quatre semaines dans les zones couvertes actuellement et les kits, qui sont mobiles, seront déplacés vers d’autres zones. Et ainsi de suite, toutes les zones seront couvertes à l’intérieur de chaque arrondissement », selon le député?

Actualités 29 nov. 2017


Festival Akiza 2017 : Un évènement culturel à portée environnementale

Cotonou accueille du 30 novembre au 2 décembre prochain la troisième édition du festival Akiza. Un projet culturel de portée environnementale qui prône l’assainissement du cadre de vie. L’édition 2017 aura la particularité de célébrer des artistes et groupes d’artistes évoluant dans l’afrobeat.

Le festival des arts et culture afro « Akiza » se démarque des initiatives culturelles du même genre par ses objectifs. Akiza qui signifie ‘’balai’’ en langue locale fongbé n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard, selon Eric Boko, directeur dudit festival. Il explique que ce projet qui en est, cette année, à sa troisième édition, vise à agir sur la mentalité des populations pour balayer certains mauvais comportements.
Pour la présente édition, l’assainissement du cadre de vie est le point de mire du festival. Que faire pour que la propreté devienne un comportement quotidien ? C’est à cette question que tente de répondre « Akiza ». Mais plus qu’un simple festival, Carlos Dosseh, l’administrateur du festival, invite le public à y voir une philosophie. « Le balai rend propre. Celui qui est propre est ordonné et structuré », illustre-t-il. Pour lui, l’assainissement commence par le dehors et il ne sert à rien de vivre dans la propreté chez soi et de négliger son voisinage et son environnement. « C’est un mouvement que nous prônons. Le balai, c’est d’abord dans la tête. Lorsqu’on force les populations à la propreté par les actions sporadiques, cela ne dure par longtemps. Mais agir sur le mental permet de gagner la bataille sur la durée », explique de son côté Eric Boko. Il dit être attaché à la révolution des mentalités, raison d’être de ce festival qui accueille pour la présente édition, seize artistes et groupes d’artistes pour des prestations sur trois sites à savoir : Yes Papa, espace Tchif et l’espace Jammin.
Des groupes comme Gangbe brass band, Les Yes papa groove, Garuda fusion, Hwendo, Ibuku brass band, de même que des artistes comme Segun Ola, Gilles Gnonnas, Ognon, Dakunda, Alafia, sont attendus sur l’évènement. Leurs prestations porteront sur des messages de sensibilisation à l’endroit du public qui effectuera le déplacement. Aussi, a-t-il été convenu que tous prestent sur l’afrobeat. Une manière de valoriser la musique béninoise et africaine, selon le directeur du festival. Il est aussi prévu un atelier de musique.
Le festival Akiza 2017 draine aussi un fond révolutionnaire, confient ses organisateurs. C’est pourquoi, ont-il expliqué, ils ne font pas dans le conformisme et laissent une place de choix aux artistes engagés et soucieux de la préservation de l’environnement?

Culture 29 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement : 29,8 milliards F Cfa pour une diplomatie de développement en 2018

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a présenté, ce mardi 28 novembre devant la commission budgétaire du Parlement, le projet de budget de son département au titre de 2018. Aurélien Agbénonci a défendu un budget établi à la somme de 29,865 718 milliards F Cfa qui sera utilisée pour dynamiser davantage la diplomatie béninoise.

Le budget 2018 du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est en régression de 8,13 % par rapport à 2017. Il s’élève à 29,865 718 milliards F Cfa contre 32,507601 milliards F Cfa en 2017. Pour 2018, les ressources en capital sont établies à 2 milliards F Cfa et 27, 865 718 milliards F Cfa pour les dépenses ordinaires. Le ministre Aurélien Agbénonci était hier face à la commission budgétaire du Parlement à laquelle il a dévoilé ces chiffres.
Selon lui, ce budget doit permettre à son ministère de poursuivre ses actions en 2018 à savoir : faire de la diplomatie béninoise une diplomatie de développement. Ce qui implique la promotion d’une diplomatie économique. « Nous avons voulu que la diplomatie serve désormais à faire avancer notre agenda économique pour ouvrir les horizons nouveaux à notre pays, à nos hommes d’affaires, mais aussi ouvrir notre pays à l’étranger pour que des investissements structurants, des investissements massifs puissent être faits dans ce pays », confie à la presse le ministre Aurélien Agbénonci à l’issue de son exercice annuel de présentation budgétaire. Ce budget, poursuit-il, servira à la réalisation de certaines actions phares en 2018 notamment le financement du programme de réhabilitation d’acquisitions des chancelleries, des résidences des ambassadeurs, et des autres représentations à l’étranger. Ce qui permettra de faire rayonner davantage le Bénin à l’extérieur. Par ailleurs, le ministère a inscrit au rang de ses priorités de l’année prochaine, la promotion du tourisme et de la culture du Bénin à l’étranger pour contribuer à faire avancer le Programme d’action du gouvernement (Pag) et l’amélioration des services consulaires à travers le renforcement des capacités des agents diplomatiques et la modernisation accrue des outils de travail utilisés. Le ministre Aurélien Agbénonci a saisi l’occasion pour éclairer la lanterne des députés qui ont eu quelques préoccupations telles que la mensualisation du paiement des fonctionnaires béninois à l’étranger, la question des passeports, le délai pour l’émission des passeports à l’étranger, les règles qui encadrent le séjour des étrangers vivant au Bénin et la question de la suppression des visas?

Actualités 29 nov. 2017


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