La Nation Bénin...
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Décembre mois de fête, mais aussi de télé, pourrait-on dire. En tout cas, la fête s’annonce à la télé avec l’émission de Télé-réalité « Dis-moi qui est la plus belle » attendue sur les écrans dès le 2 décembre prochain.
Le Bénin tient sa toute première émission de télé-réalité. Dénommée « Dis-moi qui est la plus belle », elle verra défiler sur les écrans de télévision dès le 2 décembre prochain, huit jeunes filles. Elles concourent pour l’élection de la plus belle femme du Bénin. Pour y arriver, elles seront soumises à de nombreuses étapes et surtout séduire le jury et le public. Belles, fraîches, jeunes, souriantes, admirables et adorables, elles ont du charme et du charisme mais seule une sera sacrée in fine.
Beauté au naturel, stylisme, forme physique, tâches ménagères, cuisine, savoir vivre et culture générale constituent les sept épreuves par lesquelles devront passer les huit braves jeunes filles retenues sur casting. Tout ceci sera vécu par le public au cours de neuf émissions de télé-réalité sur des chaînes de télévision et des Web Tv. A chaque épreuve, le jury attribue des notes aux candidates. Ces notes cumulées avec le vote du public permettront de dégager la championne et ses deux dauphines qui recevront respectivement 1 000 000 F Cfa, 500 000 F Cfa et 300 000 F Cfa en plus de divers lots, selon les initiateurs. Chaque épisode dure 60 minutes avec une fréquence de diffusion d’une émission par semaine dès le 2 décembre prochain.
Teaser et bande-annonce de cette émission de télé-réalité font le buzz depuis quelques jours à la grande satisfaction du public. Des fans de télé-réalité, le Bénin en compte par milliers. Mais de tout temps, ceux-ci se sont abreuvés d'émissions venues d’ailleurs, dépourvues de toutes réalités béninoises. On pourrait donc se frotter les mains d’avoir enfin du made in Benin dans cette gamme désormais et attendre avec impatience que le 2 décembre prochain, l’enfant tant attendu apparaisse sous les applaudissements du cercle de famille, sinon des téléspectateurs et fans de télé-réalité?

La cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo a vibré, samedi 25 novembre dernier, au son de la messe jubilaire des 150 ans d’évangélisation et des 75 ans de consécration de dédicace de cette paroisse.
Les fidèles de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo étaient doublement en fête samedi 25 novembre dernier. Ils ont commémoré les 150 ans d’évangélisation et les 75 ans de consécration de leur paroisse. Cette célébration vient mettre un terme à la série de manifestations entrant dans le cadre de cette double commémoration. La messe spéciale jubilaire a été célébrée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo. Il avait à ses côtés son collègue d’Abomey, Eugène Houndékon, et premier vice-président de la Conférence épiscopale du Bénin. Chants, danses et louanges à Dieu ont ponctué cette messe solennelle à laquelle ont pris part le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy ; le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun ; le ministre Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement et de nombreux prêtres, religieux ainsi que des têtes couronnées de Porto-Novo et environs. Ils ont rehaussé de leur présence ce culte jubilaire de la cathédrale qui a fait peau neuve à l’occasion.
Dans son homélie, l’évêque de Porto-Novo a expliqué tout le sens de cette double célébration qui se veut la reconnaissance de l’œuvre d’évangélisation entreprise par les missionnaires. Une occasion pour les fidèles, selon Aristide Gonsallo, de se réapproprier le devoir de la mission non négociable de l’évangile. Autrement dit, il s’agira de faire mémoire d’un évènement définitivement passé et de se projeter dans l’avenir. Le prélat a invité les fidèles à se mettre sur la voie de la vraie et profonde miséricorde qui prend sa source en Dieu afin de devenir des artisans de réconciliation au au sein de la paroisse et partout où ils sont dans la vie civile et commerciale.
C’est donc un nouveau départ pour cette église avec la célébration de ce jubilé. « Nous venons de marquer l’évènement des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale. Marquer le jubilé, c’est repartir, c’est-à-dire s’ouvrir à l’avenir en sachant rendre grâce pour ce qu’on a eu dans le passé, soumettre ce qu’on veut vivre dans l’avenir », explique le père Charlemagne Koudhorot, curé de la paroisse. Il salue la mémoire de ceux ou celles qui ont commencé cette mission d’évangélisation dont il a hérité aujourd’hui. Le père souhaite que la célébration des 150 ans d’évangélisation soit un véritable levier devant permettre à la vie pastorale et chrétienne de donner un nouveau visage à la cathédrale?

Comme à son habitude chaque année, la Jama’at islamique Ahmadiyya organise depuis ce lundi 27 novembre dans son hôpital à Okédama, commune de Parakou, des opérations gratuites de la hernie au profit des populations. Pendant les quatre jours que durera ce camp médical, des malades identifiés seront pris en charge.
La Jama’at islamique Ahmadiyya est depuis ce lundi 27 novembre, au chevet des populations de Parakou et environs qui souffrent de hernie. En partenariat avec l’Ong Humanity First, elle a fait venir des chirurgiens d’Allemagne pour leur faire bénéficier des interventions et autres soins. Au cours de son séjour de 4 jours à l’hôpital Ahmadiyya d’Okédama, à Parakou, l’équipe médicale va également procéder à la circoncision des enfants.
Par rapport aux vingt-trois personnes identifiées, le président de la Jama’at islamique Ahamadiyya à Parakou, Ibrahim Hamza Ognibo, a expliqué qu’elles traînent la maladie depuis longtemps, faute de moyens pour se faire traiter. C’est sans distinction de religion, qu’elles ont été recensées.
Selon le missionnaire régional de la communauté islamique Ahmadiyya à Parakou, Ahmad Qamar, ces opérations gratuites de la hernie ont également lieu à Cotonou et à Porto-Novo. Ils permettront à plus de soixante personnes qui se plaignent de cette maladie d’être enfin soulagées.
Présent à la cérémonie de lancement des opérations, le premier adjoint au maire, Ibrahim Chabi Mama a remercié la Jama’at islamique Ahmadiyya pour ses investissements dans les œuvres sociales à Parakou. Cette communauté, a-t-il confié, se positionne comme un partenaire privilégié pour la mairie de Parakou. Sa présente initiative vise, une fois encore, à sauver les populations, a-t-il fait remarquer. « Combien sommes-nous à disposer des moyens, pour pouvoir faire face aux charges qu’exigent les interventions chirurgicales ? », s’est-il demandé. A sa suite, le représentant du préfet du Borgou, Eugène Agboton, abondera également dans le même sens. Il a exhorté la communauté à continuer à aider les populations démunies.
Pour le docteur Aamir Imran, l’un des chirurgiens dépêchés sur les lieux, la hernie est une maladie qui se manifeste par des douleurs chroniques au niveau du bas-ventre. Sous forme de tumeur qui grossit, il préconise pour s’en débarrasser, une intervention chirurgicale?

(14,6 milliards F Cfa pour la coordination de l’action gouvernementale)
A l’instar des ministères et institutions de la République, le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Pascal Irenée Koupaki, a aussi planché devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, ce lundi 27 novembre. Il a présenté aux députés les grandes lignes du budget de la Présidence de la République pour l’année 2018 en diminution de 1,83 % par rapport à celui de 2017.
De sources proches des parlementaires, les crédits 2018 ouverts au profit de la Présidence de la République s’établissent à la somme de quatorze milliards six cent soixante-deux millions neuf cent soixante-neuf mille (14 662 969 000) Francs Cfa contre quatorze milliards neuf cent trente-cinq millions neuf cent huit mille (14 935 908 000) F Cfa en 2017 soit une diminution 1,83 %. Cette légère baisse du budget de la Présidence se justifierait, selon le document présenté par Pascal Irénée Koupaki, qui n’a pas voulu parler à la presse, par la nécessité de se conformer aux exigences du Cadre des dépenses à moyen terme (Cdmt 2018-2020) du ministère de l’Economie et des Finances. Ce montant de 14, 662 969 milliards F Cfa prend en compte également les budgets des 31 structures, organismes et agences directement rattachées à la Présidence de la République.
Il n’y a donc pas que les budgets de la Haute Cour de justice, du Conseil économique et social, de la Cour constitutionnelle et autres qui aient connu de baisse au titre de 2018. La Présidence de la République a subi aussi la coupe dans le montant de ses prévisions. Ce lundi 27 novembre, le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Pascal Irenée Koupaki, est passé devant la commission budgétaire parlementaire pour présenter les grandes lignes du budget de l’institution présidentielle.
Avec un tel budget, l’institution présidentielle compte mobiliser davantage ses énergies en 2018 sur l’amélioration de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la modernisation de l’organisation des services et le renforcement des systèmes d’information et de communication en vue de contribuer progressivement à la modernisation de l’administration publique. L’accent sera mis dès lors sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique et la culture de l’intérêt général. Plusieurs autres actions sont prévues pour être réalisées. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des réformes et du renforcement des capacités en expertise technique de la Présidence de la République ; du renforcement des capacités en management de la coordination sectorielle et de l’activité gouvernementale ; de l’amélioration de la gestion publique et de la bonne gouvernance ; du renforcement des capacités des services techniques et de sécurité. A ces priorités, l’institution présidentielle ajoute le renforcement de la maintenance des équipements et des infrastructures ; la réhabilitation des bâtiments de la Présidence de la République; le renforcement des structures de coordination des projets de développement ; le suivi-évaluation du Programme d’action du gouvernement (Pag) et le suivi de la mise en œuvre des décisions gouvernementales et celles du président de la République n

Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République, était, ce lundi 27 novembre, devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il est allé défendre le projet de budget exercice 2018 de son institution estimé à 391 millions F Cfa contre 389 millions F Cfa en 2017.
Il s’agit d’un tout petit budget, selon le médiateur de la République qui compare ce montant par rapport à ceux des grandes institutions de la République et des ministères.
Avec ce budget exclusivement destiné pour le fonctionnement de l’institution, Joseph Gnonlonfoun envisage, entre autres, la poursuite des activités d’audiences foraines. Lesquelles audiences permettent au médiateur de la République de se pencher sur les plaintes et autres réclamations des citoyens. Selon le médiateur de la République, à la date de 30 octobre dernier, 347 plaintes ont été traitées par l’institution. Il s’agira alors pour Joseph Gnonlonfoun et ses collaborateurs de poursuivre les activités de sensibilisation des populations au civisme et au renforcement de la paix au Bénin. Face à l’immensité de ces défis, le médiateur de la République a sollicité auprès des députés leur appui pour obtenir l’opérationnalisation des délégations régionales de l’institution. « Nous avons une délégation à Parakou, une à Natitingou et une à Lokossa. Si les députés arrivent à nous obtenir l’opérationnalisation de ces délégations régionales, je suis sûr que pour l’année 2018, nous aurons au moins 400 ou 500 dossiers à étudier parce que tout ne se situe pas à
Cotonou et à Porto-Novo », insiste Joseph Gnolonfoun. Il pense que c’est surtout de l’intérieur du Bénin que viennent surtout des réclamations et autres plaintes contre l’Administration publique. Le ministre chargé des Finances est déjà saisi du dossier d’opérationnalisation des délégations régionales et a promis de faire le nécessaire pour faire avancer le Médiateur de la République, informe Joseph Gnonlonfoun. Il dit avoir reçu l’assurance des députés qui ont promis d’être le porte-voix de l’institution auprès du gouvernement pour faire bouger vite les lignes en 2018 n
Th. C. N.
Actualités 28 nov. 2017

Pour veiller sur leur santé, prévenir et traiter les maladies éventuelles, certaines familles ont recours à un médecin qui offre ses services à domicile. Au Bénin où le recours aux traitements endogènes et à l’automédication sont les premiers réflexes dans la plupart des familles, cette pratique semble être réservée à une catégorie de personnes. Pourquoi un médecin de famille ? Eléments de réponses avec le Dr Marius Angelo Hounkpon, médecin généraliste, médecin de famille à Cotonou.
La Nation : Qu’est-ce qu’un médecin de famille ?
Dr Marius Angelo Hounkpon: Un médecin d’abord, c’est un professionnel de la santé qualifié. Quand nous parlons de médecin de famille, c’est ce médecin qui a la charge de prendre la santé d’une famille comme souci, il s’occupe de la santé de la famille sur le plan préventif et curatif. C’est ce médecin qui est là quand la famille a un problème de santé, c’est celui qui s’occupe de la famille même si cela sort de ses compétences. Pour la plupart du temps, les médecins de famille sont des généralistes, vous pouvez avoir aussi des pédiatres ou des gériatres. Par exemple si dans la famille il y a un problème gynécologique, du moment où vous êtes médecin de la famille, vous prenez ça en compte mais dans ce cas, vous orientez la femme vers un gynécologue. Tout ce qu’il aura à faire avec la famille, vous devez être là. S’il doit avoir une évacuation vers un autre pays, en tant que médecin de la famille, c’est vous qui vous occupez de cela. Vous accompagnez aussi le malade. Même s’il y a des analyses à faire, c’est vous qui prenez le devant. Le médecin de famille travaille avec une équipe pour les prélèvements, les soins, mais il peut faire aussi des soins à domicile si ce n’est pas une pathologie grave, qui ne nécessite pas d’amener la personne dans un centre de santé. Il est en même temps un médecin conseil. Il donne des conseils à la famille pour éviter certaines maladies. Et s’il y a une épidémie par exemple dans le pays où dans la ville, le médecin de famille est informé, donc indique à la famille les comportements à avoir.
Quels autres avantages y a-t-il pour une famille d’avoir un médecin?
Les avantages pour une famille d’avoir un médecin sont nombreux. D’abord, ça permet à la famille de ne pas se faire surprendre par la maladie. Tous autant que nous sommes, nous avons des moyens roulants et nous allons vers le mécanicien, nous demandons la vidange, le nettoyage de la bougie, etc. Si nous le faisons avec les engins, pourquoi ne pas le faire avec la santé humaine ? L’homme doit en principe se faire consulter tous les trois mois ou tous les six mois. Même si vous n’avez pas un problème de santé, le médecin de famille vient car un homme bien portant est un malade qui s’ignore. Donc le premier avantage, c’est que la maladie ne vous surprend pas et vous n’allez pas faire des dépenses imprévues. Cela vous permet d’avoir une certaine connaissance des pathologies fréquentes. Il y a des personnes qui vont dans des hôpitaux et ne savent pas toujours ce qu’on est en train de leur faire, elles ne savent pas les précautions qu’il faut prendre, deux à trois semaines après, elles font des rechutes et reviennent encore. Quand vous avez un médecin de famille, il vous explique tout ça. Quand vous avez un médecin de famille, cela vous évite les rangs que vous faites ainsi que les mauvais accueils dans les centres de santé.
Il y a certaines personnes qui se font mal accueillir dans ces centres et n’aiment plus y retourner. Lorsque vous avez un médecin de famille, il y a une facilité d’accès aux soins, déjà il intervient à domicile donc vient vers vous. Et lorsque vous voulez vous rendre dans un centre de santé, un coup de fil au médecin peut aider aussi.
Avoir un médecin de famille au Bénin avec le niveau de vie de la majorité de la population, n’est-ce pas un luxe ?
Moi je trouve que c’est une nécessité. Je me suis rendu compte depuis un bon moment que pour certaines personnes, c’est comme un luxe. Certains se plaisent à dire « c’est mon médecin » mais c’est pour un temps. Vous travaillez avec eux pendant un temps, tout va normalement, plus rien ne se passe et paf, on rompt le contrat. Alors que si rien ne se passe, c’est parce que le médecin est là. Vous avez une famille où les enfants tombaient fréquemment malades, vous avez pris un médecin de famille et maintenant tout va bien. Du plus pauvre au plus riche, il est nécessaire d’avoir un médecin de famille.
Que coûte un médecin de famille et comment fonctionne-t-il ?
Cela dépend du médecin. Si nous devons rentrer dans les détails par rapport au coût, je crois que ça va peser. Moi, j’essaie de dégager un calendrier qui ne sera pas trop contraignant pour moi. En fonction de ce calendrier, je propose à la famille un mode de fonctionnement et si cela lui convient, le contrat est établi. Mais je ne saurais vous dire un médecin de famille il est à tel coût. C’est relatif et ça dépend aussi de la famille que vous avez en face, de comment elle voudrait que le médecin traite avec elle.
Le médecin de famille peut effectuer des visites mensuelles et se contenter d’un coup de fil par semaine pour prendre les informations. S’il y a une urgence, il se déplace quel que soit le calendrier établi. Lorsqu’il y a un malade dans la famille et qui est alité, là les visites ne peuvent plus être mensuelles, elles peuvent êtres hebdomadaires.
De par votre expérience, dites-nous si le recours à un médecin de famille est une pratique courante au Bénin ?
Je dirais que c’est courant mais c’est la suite qui n’est pas intéressante. Plusieurs fois, j’ai eu à traiter avec des familles qui m’ont sollicité. Quand vous commencez, vous vous rendez compte que c’est de façon ponctuelle qu’elles ont besoin de vous. L’aspect préventif ne les intéresse pas beaucoup alors que c’est ça qui est important. Cela ne se passe pas comme cela dans les pays développés où les gens savent à peu près, même si ce n’est pas l’homme qui décide de ces choses, que dans tel nombre d’années, ils risquent de développer une maladie ou de mourir. C’est très important de faire les bilans de routine pour savoir comment se comporter pour ne pas développer telle maladie.
On attend toujours de tomber malade avant de commencer à prendre des médicaments. Oui, les médicaments sont efficaces et font bien leur travail mais les médicaments ont des voies d’élimination (par le foie et le rein). Alors il y a une toxicité qui est là, ce que beaucoup ignorent. C’est à la longue que les maladies liées à cette toxicité se développent donc il ne sert à rien d’attendre de tomber malade et de prendre des médicaments après. La prévention est toujours meilleure.
L’environnement de pauvreté et le coût présumé élevé des services d’un médecin de famille ne sont-ils pas des facteurs limitants?
Je ne vous dirai pas non mais il faut d’abord s’intéresser à la chose avant de savoir si elle vous dépasse ou pas. Pour certaines familles, le médecin est surtout sollicité comme un médecin traitant. Dans ce cas, quand quelqu’un tombe malade, on vous fait appel. Ça aussi c’est bon, puisque avec le temps, vous devenez en quelque sorte le médecin de la famille parce qu’en le faisant, vous maitrisez mieux les problèmes de santé de la famille.
Quelles sont les limites du médecin de famille ?
C’est toujours bien que le médecin de famille soit un généraliste parce que le médecin généraliste, c’est celui-là qui a une idée de tout. Face à une pathologie qui dépasse sa compétence, il est obligé de faire recours au spécialiste.
Un mot pour conclure cet entretien
Je crois qu’il est important pour chaque famille d’avoir un médecin. Cela évite d’être dans l’ignorance, d’aller de clinique en clinique, de centre de santé en centre de santé, cela facilite l’accès aux soins. Quand vous passez de médecin en médecin, d’agent de santé en agent de santé, ils ne pourront pas connaitre votre terrain?
Santé 28 nov. 2017

Le sport béninois à une histoire. Une histoire que très peu de nos concitoyens connaissent faute d’archives. Cette situation a ému un de nos compatriotes, Hector Houégban, qui a pris l’initiative d’organiser une journée sur le sujet et surtout de faire une exposition dans ce cadre dénommée « Mémoire sportive nationale ».
La Nation : Il y a une exposition au niveau national, de quoi cela retourne-t-il ?
Hector Houégban : Les organisations qui se développent sont celles qui ont une mémoire, des archives. J’ai eu la chance d’évoluer aux côtés de plusieurs ministres de la Jeunesse et des Sports et j’ai pu observer que les fédérations n’ont pas d’archives, de sorte qu’aujourd’hui nos enfants peuvent vous parler de Ronaldo, de Messi, mais ils sont incapables de vous parler d’Anna Charles, Arthur Bocco, Attan Pinceau, Jérôme Carlos (l’athlète), Marcel Kouagou (le spécialiste du 10 000 m), Laurent Tchankpéga et Célestine Adjadohoun (la basketteuse).
Ce sont ces raisons qui m’amènent à initier cette journée pour ouvrir un espace d’enrichissement du savoir sur l’histoire sportive nationale et cela, au bénéfice des jeunes sportifs ou non, des encadreurs, des présidents de fédérations, bref au bénéfice de tous les acteurs du monde sportif, dans le but de renforcer la connaissance de la génération montante sur l’histoire sportive nationale. Afin que ceux-ci puissent se ressourcer pour porter plus haut le flambeau du sport béninois. Cette exposition vise à sensibiliser davantage les acteurs du monde sportif sur l’impérieuse nécessité que nous avons aujourd’hui de restaurer la mémoire sportive.
Que peut-on retenir de l’exposition qui a eu lieu le 25 novembre ?
Comme vous pouvez vous en douter, récupérer des images d’archives n’est pas chose aisée. Mais nous avons pu avoir quelques images quand même, dont celles d’Aristide Sagbo dit Sowéto, le roi du K.O. en boxe; de nos équipes d’athlètes des années 1970 tels que feu
Théophile Montcho; de l’équipe dahoméenne de football avec dans les buts Anna Charles et des joueurs comme Attan Pinceau, Aristide Bocco et tous les autres.
L’exposition, c’était beaucoup plus de photos sur le foot, l’athlétisme et la boxe. J’aurais aimé avoir beaucoup plus, mais il va falloir qu’on travaille davantage pour faire évoluer les choses.
Quelle a été la réaction du public ?
Le public était ému et les gens se sont rendu compte que malgré l’inexistence de moyens en ce temps-là, ces hommes ont pu inscrire le Bénin en lettres d’or dans les annales de l’histoire sportive. Il y avait aussi beaucoup de curiosité, de découverte et des échanges. C’était une ambiance totalement sportive et d’enregistrement du savoir.
Le choix du stade de l’Amitié pour abriter l’événement n’aurait-il pas permis de drainer plus de monde ?
Nous étions partis pour organiser une quinzaine, mais les réalités du terrain nous ont contraint à une journée. Si nous sommes allés au Centre Paul VI, c’est justement parce que les moyens ne permettent pas d’aller à un autre endroit que celui-là. C’est ce que nous avons pu pour cette première édition.
La suite, ce sera quoi ?
Je voudrais préciser qu’en dehors des expositions, il y a eu aussi des communications. Cette première journée a été placée sous le thème : «Connaître le passé pour assurer de meilleures performances pour l’avenir ».
Nous avons eu la chance d’avoir Me Benjamin Soudé pour nous parler des origines des arts martiaux, de même que Roch Quenum, l’actuel président de la Fédération béninoise de karaté et des personnes ressources telles Germain Codjo, ancien conseiller technique au ministère de la Jeunesse et des Sports qui nous a retracé l’histoire du ministère de la Jeunesse et des Sports dont la première dénomination était ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports, sous le ministre Magloire Oké, le tout premier ministre des Sports du Bénin. L’histoire nous a permis de savoir qu’il y a des problèmes de fond qui doivent être réglés. Par exemple, la question de l’actualisation des chartes culturelle, de la jeunesse et des sports. Cette non actualisation ne permet pas une professionnalisation du sport.
Un dernier mot à l’endroit du public
Nous tenons à remercier les fédérations parce qu’elles ont montré un intérêt vis-à-vis de ce projet en le soutenant déjà par leur présence et en acceptant de présenter des communications. Je remercie aussi le public, car nous avons beaucoup appris des doyens.
Maintenant, nous mettons le cap sur 2018, donc nous allons faire en sorte qu’il y ait une plus grande mobilisation, surtout vers les centres de formation sportifs, parce que la cible, c’est avant tout la jeunesse qui se doit de connaître de notre histoire sportive. Donc je lance un appel pour que nous prenions conscience que la restauration des archives, des mémoires sportives est devenue une nécessité impérieuse aussi bien dans le domaine du sport que dans les autres. Si on ne le fait pas, c’est notre histoire qui s’efface.

Crux Rev, c’est la toute nouvelle moto de marque Yamaha lancée par Cfao Motors, vendredi 24 novembre dernier dans son show-room à Cotonou. Elle est conçue pour combler les attentes d’un plus large public.
Crux Rev, se révèle un trésor dans le monde des deux roues au Bénin. C’est la dernière marque de moto Yamaha qui vient d’être mise sur le marché pour le bonheur des usagers de la route, par Cfao Motors, un acteur du transport, non seulement des quatre roues, mais aussi des deux roues.
« Crux Rev répond à tous les besoins des usagers, car elle associe qualité, élégance, puissance, confort, coût réduit pour le plaisir de rouler. Crux Rev, c’est vraiment la moto de vos rêves. Avec elle, les usagers retrouvent la sérénité au regard de sa résistance et de sa durabilité », selon le directeur général de Cfao Motors, Laurent Schroeder. « Nous sommes fiers de distribuer une très grande marque automobile », se réjouit-il.
Grâce à son moteur de dernière génération Blue Core, précise-t-il, cette moto assure plus de 100 km avec seulement 1 litre de carburant. Une création unique de la marque japonaise de référence Yamaha dont les caractéristiques séduisent : des cale-pieds et un porte-bagage grande capacité, avec une scelle large pour le confort des passagers. C’est également une maniabilité spécialement étudiée pour faciliter les déplacements.
Outre ces avantages, la moto Crux Rev casse l’idée selon laquelle la marque Yamaha est onéreuse. Ses tarifs sont à la portée de tous. Le modèle Crux Rev basic, de cylindrée 110 cm3 est vendu à 395 000 F Cfa et le Crux Rev delux, de la même cylindrée à 425 000 F Cfa.
La nouvelle création Crux Rev est conçue pour le marché africain avec une prise en compte des changements écologiques et de la mobilité. « C’est un projet responsable qui tient compte beaucoup compte de l’écologie du fait de sa consommation moindre de carburant et de son jet très minime en C02 », vante la directrice des opérations Yamaha au Bénin, Aïssatou Diouf.
Cfao Motors est une longue histoire dans le domaine de l’automobile au Bénin. C’est également une solide alliance avec les revendeurs agréés. Motifs de fierté pour le porte-parole des ambassadeurs de la marque Yamaha au Bénin, Wabi Amadami. « Nous sommes comblés par ce partenariat gagnant-gagnant, car Cfao Motors ne lésine pas sur les moyens pour garnir nos points de vente et assurer la formation régulière de nos équipes, afin de nous permettre de répondre efficacement aux attentes des clients », apprécie-t-il.
En plus ...
Cfao ne fait pas les choses à moitié. Pour mieux répondre aux besoins de sa clientèle, la société a décidé d’asseoir un réseau de garagistes agréés afin d’assurer le service après-vente. Les mécaniciens agréés par la voix de leur représentant, Jean Abiala, se disent fiers d’appartenir à cette famille. « Après plusieurs années de collaboration, nous sommes confiants de la qualité des produits japonais et nous nous réjouissons d’accueillir le nouveau modèle Crux Rev que nous, mécaniciens agréés avions testé et approuvé. Nous sommes fiers d’être Yamaha ! », clame-t-il, promettant d’agrandir le cercle des garagistes Cfao au Bénin.
Crux Rev, est une marque tout terrain. Elle dispose des caractéristiques pour faciliter les déplacements de toute personne. Le plaisir de conduire la marque CruxRev, Achille Dogblé-Gérard le savoure déjà et pourra en témoigner partout. Son nom a été tiré au sort au terme d’un concours radiophonique initié par Cfao Motors. La remise de sa moto d’une valeur d’environ 370 000 F Cfa est un instant mémorable pour lui. Il en a profité pour faire quelques démonstrations sous l’œil admiratif du public, vendredi dernier.
« J’ai beaucoup rêvé de gagner cette moto. Il y a une semaine, je me suis renseigné sur son prix en attendant de l’acheter. C’est un bonheur pour moi d’être le gagnant de ce concours », se réjouit-il, remerciant les concepteurs des motos Yamaha. Lesquelles motos exposées dans son show-room ont fait l’objet d’une journée porte ouverte vendredi dernier?

Le Conseil de gestion de la Ligue de football professionnel du Bénin a définitivement réglé la question des équipes habilitées à prendre part au play-off, après la fin de la première phase de la Ligue 1. En témoigne sa décision n° 91/FBF/LFPB/CG/2017, portant classement de la première phase du championnat de la Ligue 1, en date du mercredi 22 novembre dernier.
Selon l’article 2 de cette décision, les équipes qui animeront le play-off sont désormais connues. Il s’agit des Buffles Fc, de l’Energie Fc, de l’Aspac, de l’Esae, de l’Asos et de la Jac. C’est parmi elles que le champion de la saison 2016-2017 sera déterminé. Il reste maintenant que le Conseil de gestion communique officiellement les noms des clubs relégués en division inférieure. En attendant, on retient que l’As tonnerre, la Jsa Fc, Ayéma Fc, les Requins Fc et les Mambas devraient descendre.
M. G.
Le classement
Poule A
1er Buffles 32 pts + 11
2e Energie 30 pts + 9
3e Aspac 28 pts +11
4e Béké FC 28 pts +8
5e AS Police 20 pts +1
6e Panthères Fc 20 pts -4
7e Dynamo Fc 15 pts -10
8e As Tonnerre 12 pts -6
9e Jsa Fc 10 pts -18
Poule B
1er Esae 31 pts + 10
2e Asos 30 pts +10
3e Jac Fc 28 pts +8
4e AO FC 27 pts +1
5e Uss-Kraké 26 pts +2
6e Soleil Fc 25 pts +3
7e Dragons FC 24 pts
8e Ayéma Fc 20 pts -6
9e Requins Fc 16 pts -9
10e Mambas Fc 7pts -17

Le député de la dix-huitième circonscription électorale, Dakpè Sossou, rejette la thèse de règlement de compte politique et dénonce les agitations entretenues par des organisations syndicales et politiques, autour du dossier de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale dans lequel Laurent Mètongnon et consorts sont écroués. C’était à travers une conférence publique animée, ce samedi 25 novembre à Lokossa, dans le Mono, en présence du maire et plusieurs autres élus de la ville.
Le dossier de placement « hasardeux » des fonds de la Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) continue de susciter de vives réactions. Celle enregistrée, ce samedi 25 novembre dans la cité des Kotafon, a été émise par le député Dakpè Sossou, prenant le contre-pied de ceux qui mettent ledit dossier sur le registre d’un règlement de compte politique, visant la personne de Laurent Mètongnon, syndicaliste et membre du Front pour le sursaut patriote (Fsp) qui se présente comme force de l’opposition.
En effet, aux dires du député de la dix-huitième circonscription électorale, le détenu provisoire Laurent Mètongnon, qui attend de comparaître le 19 décembre prochain à titre de président du conseil d’administration de la Cnss, au moment des différents placements de fonds incriminés, « est très peu connu sur le terrain politique » pour prétendre en recevoir des contrecoups. C’est « un syndicaliste chevronné », retient le député pour prévenir « qu’il n’est pas question de déplacer l’affaire pour des fins politiques ».
« L’acte de placement des fonds, dans le cas d’espèce, est signé par le président du conseil d’administration d’alors, l’éminent syndicaliste Laurent Mètognon », signale Dakpè Sossou pour justifier l’interpellation du natif d’Akodéha, arrondissement de Comé, qui a suscité des réactions des populations contre la procédure judiciaire. Pour le député, il n’y a pourtant pas encore un abus dans la démarche de la justice surtout que, dit-il, « en matière de placement, il y a au sein de la Cnss, une coordination très claire qui se décline en ce que la direction générale soumet des propositions de placement au conseil d’administration qui les valide ».
La détention de Laurent Mètongnon, insiste-t-il, n’est nullement « un acharnement politique, encore moins un règlement de compte ». Dakpè Sossou dit, par ailleurs, ne pas comprendre les agitations prétendant défendre Laurent Mètongnon alors que celui-ci n’est pas le seul écroué dans le cadre du dossier.
Concernant les marches et autres tentatives de soulèvement populaire qui s’observent, il s’agit d’un spectacle affligeant de mauvaise foi par rapport à l’engagement attendu pour soutenir la lutte contre la corruption, selon le député. Il dit regretter notamment l’implication de certains acteurs dans les agitations. « Ce qui est déplorable, souligne-t-il, c’est l’intervention de certains partis politiques et organisations syndicales qui tentent d’embrouiller l’opinion publique et d’influencer la procédure mise en marche ». Or, « Nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il rappelé, avant d’appeler tout le monde au calme pour permettre à la justice de faire son travail, selon le principe de l’indépendance et de la séparation des pouvoirs.
Rappelons que depuis la garde à vue du syndicaliste Laurent Mètongnon, certains évoquent un « règlement de compte politique » et « une arrestation arbitraire ». Ses avocats, eux, dénoncent une vacuité du dossier?