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Nouvelles

Hector Houégban à propos de son exposition sur l’histoire du sport: « Nous avons l’impérieuse nécessité de restaurer la mémoire sportive »

Le sport béninois à une histoire. Une histoire que très peu de nos concitoyens connaissent faute d’archives. Cette situation a ému un de nos compatriotes, Hector Houégban, qui a pris l’initiative d’organiser une journée sur le sujet et surtout de faire une exposition dans ce cadre dénommée « Mémoire sportive nationale ».

La Nation : Il y a une exposition au niveau national, de quoi cela retourne-t-il ?

Hector Houégban : Les organisations qui se développent sont celles qui ont une mémoire, des archives. J’ai eu la chance d’évoluer aux côtés de plusieurs ministres de la Jeunesse et des Sports et j’ai pu observer que les fédérations n’ont pas d’archives, de sorte qu’aujourd’hui nos enfants peuvent vous parler de Ronaldo, de Messi, mais ils sont incapables de vous parler d’Anna Charles, Arthur Bocco, Attan Pinceau, Jérôme Carlos (l’athlète), Marcel Kouagou (le spécialiste du 10 000 m), Laurent Tchankpéga et Célestine Adjadohoun (la basketteuse).
Ce sont ces raisons qui m’amènent à initier cette journée pour ouvrir un espace d’enrichissement du savoir sur l’histoire sportive nationale et cela, au bénéfice des jeunes sportifs ou non, des encadreurs, des présidents de fédérations, bref au bénéfice de tous les acteurs du monde sportif, dans le but de renforcer la connaissance de la génération montante sur l’histoire sportive nationale. Afin que ceux-ci puissent se ressourcer pour porter plus haut le flambeau du sport béninois. Cette exposition vise à sensibiliser davantage les acteurs du monde sportif sur l’impérieuse nécessité que nous avons aujourd’hui de restaurer la mémoire sportive.

Que peut-on retenir de l’exposition qui a eu lieu le 25 novembre ?

Comme vous pouvez vous en douter, récupérer des images d’archives n’est pas chose aisée. Mais nous avons pu avoir quelques images quand même, dont celles d’Aristide Sagbo dit Sowéto, le roi du K.O. en boxe; de nos équipes d’athlètes des années 1970 tels que feu
Théophile Montcho; de l’équipe dahoméenne de football avec dans les buts Anna Charles et des joueurs comme Attan Pinceau, Aristide Bocco et tous les autres.
L’exposition, c’était beaucoup plus de photos sur le foot, l’athlétisme et la boxe. J’aurais aimé avoir beaucoup plus, mais il va falloir qu’on travaille davantage pour faire évoluer les choses.

Quelle a été la réaction du public ?

Le public était ému et les gens se sont rendu compte que malgré l’inexistence de moyens en ce temps-là, ces hommes ont pu inscrire le Bénin en lettres d’or dans les annales de l’histoire sportive. Il y avait aussi beaucoup de curiosité, de découverte et des échanges. C’était une ambiance totalement sportive et d’enregistrement du savoir.

Le choix du stade de l’Amitié pour abriter l’événement n’aurait-il pas permis de drainer plus de monde ?

Nous étions partis pour organiser une quinzaine, mais les réalités du terrain nous ont contraint à une journée. Si nous sommes allés au Centre Paul VI, c’est justement parce que les moyens ne permettent pas d’aller à un autre endroit que celui-là. C’est ce que nous avons pu pour cette première édition.

La suite, ce sera quoi ?

Je voudrais préciser qu’en dehors des expositions, il y a eu aussi des communications. Cette première journée a été placée sous le thème : «Connaître le passé pour assurer de meilleures performances pour l’avenir ».
Nous avons eu la chance d’avoir Me Benjamin Soudé pour nous parler des origines des arts martiaux, de même que Roch Quenum, l’actuel président de la Fédération béninoise de karaté et des personnes ressources telles Germain Codjo, ancien conseiller technique au ministère de la Jeunesse et des Sports qui nous a retracé l’histoire du ministère de la Jeunesse et des Sports dont la première dénomination était ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports, sous le ministre Magloire Oké, le tout premier ministre des Sports du Bénin. L’histoire nous a permis de savoir qu’il y a des problèmes de fond qui doivent être réglés. Par exemple, la question de l’actualisation des chartes culturelle, de la jeunesse et des sports. Cette non actualisation ne permet pas une professionnalisation du sport.

Un dernier mot à l’endroit du public

Nous tenons à remercier les fédérations parce qu’elles ont montré un intérêt vis-à-vis de ce projet en le soutenant déjà par leur présence et en acceptant de présenter des communications. Je remercie aussi le public, car nous avons beaucoup appris des doyens.
Maintenant, nous mettons le cap sur 2018, donc nous allons faire en sorte qu’il y ait une plus grande mobilisation, surtout vers les centres de formation sportifs, parce que la cible, c’est avant tout la jeunesse qui se doit de connaître de notre histoire sportive. Donc je lance un appel pour que nous prenions conscience que la restauration des archives, des mémoires sportives est devenue une nécessité impérieuse aussi bien dans le domaine du sport que dans les autres. Si on ne le fait pas, c’est notre histoire qui s’efface.

Sports 28 nov. 2017


Nouvelle marque de moto Yamaha à Cfao Motors: ‘’Crux Rev’’ pour le bonheur des usagers

Crux Rev, c’est la toute nouvelle moto de marque Yamaha lancée par Cfao Motors, vendredi 24 novembre dernier dans son show-room à Cotonou. Elle est conçue pour combler les attentes d’un plus large public.

Crux Rev, se révèle un trésor dans le monde des deux roues au Bénin. C’est la dernière marque de moto Yamaha qui vient d’être mise sur le marché pour le bonheur des usagers de la route, par Cfao Motors, un acteur du transport, non seulement des quatre roues, mais aussi des deux roues.
« Crux Rev répond à tous les besoins des usagers, car elle associe qualité, élégance, puissance, confort, coût réduit pour le plaisir de rouler. Crux Rev, c’est vraiment la moto de vos rêves. Avec elle, les usagers retrouvent la sérénité au regard de sa résistance et de sa durabilité », selon le directeur général de Cfao Motors, Laurent Schroeder. « Nous sommes fiers de distribuer une très grande marque automobile », se réjouit-il.
Grâce à son moteur de dernière génération Blue Core, précise-t-il, cette moto assure plus de 100 km avec seulement 1 litre de carburant. Une création unique de la marque japonaise de référence Yamaha dont les caractéristiques séduisent : des cale-pieds et un porte-bagage grande capacité, avec une scelle large pour le confort des passagers. C’est également une maniabilité spécialement étudiée pour faciliter les déplacements.
Outre ces avantages, la moto Crux Rev casse l’idée selon laquelle la marque Yamaha est onéreuse. Ses tarifs sont à la portée de tous. Le modèle Crux Rev basic, de cylindrée 110 cm3 est vendu à 395 000 F Cfa et le Crux Rev delux, de la même cylindrée à 425 000 F Cfa.
La nouvelle création Crux Rev est conçue pour le marché africain avec une prise en compte des changements écologiques et de la mobilité. « C’est un projet responsable qui tient compte beaucoup compte de l’écologie du fait de sa consommation moindre de carburant et de son jet très minime en C02 », vante la directrice des opérations Yamaha au Bénin, Aïssatou Diouf.
Cfao Motors est une longue histoire dans le domaine de l’automobile au Bénin. C’est également une solide alliance avec les revendeurs agréés. Motifs de fierté pour le porte-parole des ambassadeurs de la marque Yamaha au Bénin, Wabi Amadami. « Nous sommes comblés par ce partenariat gagnant-gagnant, car Cfao Motors ne lésine pas sur les moyens pour garnir nos points de vente et assurer la formation régulière de nos équipes, afin de nous permettre de répondre efficacement aux attentes des clients », apprécie-t-il.

En plus ...

Cfao ne fait pas les choses à moitié. Pour mieux répondre aux besoins de sa clientèle, la société a décidé d’asseoir un réseau de garagistes agréés afin d’assurer le service après-vente. Les mécaniciens agréés par la voix de leur représentant, Jean Abiala, se disent fiers d’appartenir à cette famille. « Après plusieurs années de collaboration, nous sommes confiants de la qualité des produits japonais et nous nous réjouissons d’accueillir le nouveau modèle Crux Rev que nous, mécaniciens agréés avions testé et approuvé. Nous sommes fiers d’être Yamaha ! », clame-t-il, promettant d’agrandir le cercle des garagistes Cfao au Bénin.
Crux Rev, est une marque tout terrain. Elle dispose des caractéristiques pour faciliter les déplacements de toute personne. Le plaisir de conduire la marque CruxRev, Achille Dogblé-Gérard le savoure déjà et pourra en témoigner partout. Son nom a été tiré au sort au terme d’un concours radiophonique initié par Cfao Motors. La remise de sa moto d’une valeur d’environ 370 000 F Cfa est un instant mémorable pour lui. Il en a profité pour faire quelques démonstrations sous l’œil admiratif du public, vendredi dernier.
« J’ai beaucoup rêvé de gagner cette moto. Il y a une semaine, je me suis renseigné sur son prix en attendant de l’acheter. C’est un bonheur pour moi d’être le gagnant de ce concours », se réjouit-il, remerciant les concepteurs des motos Yamaha. Lesquelles motos exposées dans son show-room ont fait l’objet d’une journée porte ouverte vendredi dernier?

Société 27 nov. 2017


Play-off pour la Ligue 1 de football au Bénin: La fédération clarifie et met fin au suspens

Le Conseil de gestion de la Ligue de football professionnel du Bénin a définitivement réglé la question des équipes habilitées à prendre part au play-off, après la fin de la première phase de la Ligue 1. En témoigne sa décision n° 91/FBF/LFPB/CG/2017, portant classement de la première phase du championnat de la Ligue 1, en date du mercredi 22 novembre dernier.

Selon l’article 2 de cette décision, les équipes qui animeront le play-off sont désormais connues. Il s’agit des Buffles Fc, de l’Energie Fc, de l’Aspac, de l’Esae, de l’Asos et de la Jac. C’est parmi elles que le champion de la saison 2016-2017 sera déterminé. Il reste maintenant que le Conseil de gestion communique officiellement les noms des clubs relégués en division inférieure. En attendant, on retient que l’As tonnerre, la Jsa Fc, Ayéma Fc, les Requins Fc et les Mambas devraient descendre.
M. G.

Le classement
Poule A
1er Buffles 32 pts + 11
2e Energie 30 pts + 9
3e Aspac 28 pts +11
4e Béké FC 28 pts +8
5e AS Police 20 pts +1
6e Panthères Fc 20 pts -4
7e Dynamo Fc 15 pts -10
8e As Tonnerre 12 pts -6
9e Jsa Fc 10 pts -18

Poule B
1er Esae 31 pts + 10
2e Asos 30 pts +10
3e Jac Fc 28 pts +8
4e AO FC 27 pts +1
5e Uss-Kraké 26 pts +2
6e Soleil Fc 25 pts +3
7e Dragons FC 24 pts
8e Ayéma Fc 20 pts -6
9e Requins Fc 16 pts -9
10e Mambas Fc 7pts -17

Sports 27 nov. 2017


Agitations autour de la détention provisoire de Laurent Mètongnon: Dakpè Sossou rejette la thèse de règlement de compte politique

Le député de la dix-huitième circonscription électorale, Dakpè Sossou, rejette la thèse de règlement de compte politique et dénonce les agitations entretenues par des organisations syndicales et politiques, autour du dossier de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale dans lequel Laurent Mètongnon et consorts sont écroués. C’était à travers une conférence publique animée, ce samedi 25 novembre à Lokossa, dans le Mono, en présence du maire et plusieurs autres élus de la ville.

Le dossier de placement « hasardeux » des fonds de la Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) continue de susciter de vives réactions. Celle enregistrée, ce samedi 25 novembre dans la cité des Kotafon, a été émise par le député Dakpè Sossou, prenant le contre-pied de ceux qui mettent ledit dossier sur le registre d’un règlement de compte politique, visant la personne de Laurent Mètongnon, syndicaliste et membre du Front pour le sursaut patriote (Fsp) qui se présente comme force de l’opposition.
En effet, aux dires du député de la dix-huitième circonscription électorale, le détenu provisoire Laurent Mètongnon, qui attend de comparaître le 19 décembre prochain à titre de président du conseil d’administration de la Cnss, au moment des différents placements de fonds incriminés, « est très peu connu sur le terrain politique » pour prétendre en recevoir des contrecoups. C’est « un syndicaliste chevronné », retient le député pour prévenir « qu’il n’est pas question de déplacer l’affaire pour des fins politiques ».
« L’acte de placement des fonds, dans le cas d’espèce, est signé par le président du conseil d’administration d’alors, l’éminent syndicaliste Laurent Mètognon », signale Dakpè Sossou pour justifier l’interpellation du natif d’Akodéha, arrondissement de Comé, qui a suscité des réactions des populations contre la procédure judiciaire. Pour le député, il n’y a pourtant pas encore un abus dans la démarche de la justice surtout que, dit-il, « en matière de placement, il y a au sein de la Cnss, une coordination très claire qui se décline en ce que la direction générale soumet des propositions de placement au conseil d’administration qui les valide ».
La détention de Laurent Mètongnon, insiste-t-il, n’est nullement « un acharnement politique, encore moins un règlement de compte ». Dakpè Sossou dit, par ailleurs, ne pas comprendre les agitations prétendant défendre Laurent Mètongnon alors que celui-ci n’est pas le seul écroué dans le cadre du dossier.
Concernant les marches et autres tentatives de soulèvement populaire qui s’observent, il s’agit d’un spectacle affligeant de mauvaise foi par rapport à l’engagement attendu pour soutenir la lutte contre la corruption, selon le député. Il dit regretter notamment l’implication de certains acteurs dans les agitations. « Ce qui est déplorable, souligne-t-il, c’est l’intervention de certains partis politiques et organisations syndicales qui tentent d’embrouiller l’opinion publique et d’influencer la procédure mise en marche ». Or, « Nul n’est au-dessus de la loi », a-t-il rappelé, avant d’appeler tout le monde au calme pour permettre à la justice de faire son travail, selon le principe de l’indépendance et de la séparation des pouvoirs.
Rappelons que depuis la garde à vue du syndicaliste Laurent Mètongnon, certains évoquent un « règlement de compte politique » et « une arrestation arbitraire ». Ses avocats, eux, dénoncent une vacuité du dossier?

Société 27 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances 2018 au Parlement : Théodore Holo déçu du budget de la Cour Constitutionnelle

Le budget exercice 2018 alloué à la Cour constitutionnelle serait inconséquent par rapport à la place qu’occupe la haute juridiction dans la hiérarchie des institutions de la République et ses défis pour l’année prochaine. C’est du moins, la lecture que fait le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo qui a sacrifié, vendredi 24 novembre dernier, à la tradition de présentation de budget au titre de 2018 devant les députés de la commission budgétaire.

« C’est avec plaisir que je viens au Parlement pour discuter de mon budget. La Cour constitutionnelle, dans la Constitution, est la troisième institution de la République après la présidence de la République et l’Assemblée nationale. Mais le budget n’exprime pas cette place constitutionnelle de notre Cour». C’est en ces termes que le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, analyse, face à la presse parlementaire, le projet de budget de son institution au titre de 2018 qu’il a présenté, vendredi 24 novembre dernier, aux députés de la commission budgétaire. Il informe que ce budget est d’un montant d’environ de 1 331 000 000 Cfa. Un budget arrêté par le gouvernement et qui, selon lui, ne prend pas en compte les préoccupations exprimées au départ par la Cour constitutionnelle pour l’année 2018. Lesquelles concernent surtout les dépenses liées au renouvellement des membres de la cinquième mandature de la Cour constitutionnelle dont le mandat arrive à terme en juin 2018. « Il aura un renouvellement de la Cour. Il y aura de nouveaux juges dont il faudrait tenir compte par exemple du point de vue de leurs mobiliers, de leur robe d’audience, des frais de sevrage pour les membres de la cour qui sont arrivés au terme de leur deuxième et dernier mandat et pour ceux qui sont à la fin de leur premier mandat s’ils ne sont pas renouvelés. Car, le président de la République est libre de choisir qui il veut, conformément au profil défini par la Constitution », explique le président de la Cour constitutionnelle pour montrer les raisons pour lesquelles devait être augmenté le budget 2018 de la haute juridiction qui est un budget de transition. « Il y a ces préoccupations qui avaient été exprimées au niveau du ministère chargé des Finances qui n’ont pu être prises en compte au niveau du budget, même s’il y a eu un engagement de la part du ministre chargé des Finances de trouver, dans la mesure du possible l’année prochaine, le financement nécessaire pour que ces préoccupations puissent être satisfaites », relève Théodore Holo. Il n’oublie pas les autres difficultés de la Cour surtout celles liées à la construction de son siège et qui ont fait aussi l’objet d’énormes discussions entre son institution et le ministère chargé des Finances.

Redorer l’image de la Cour

«Comme beaucoup de nos compatriotes et beaucoup de juridictions internationales le disent, la Cour constitutionnelle est très célèbre, très connue à l’extérieur du pays et notre siège n’est pas à l’image de sa réputation internationale. Les ressources nécessaires n’ont pas pu être mobilisées pour la construction de ce siège qui s’élève à plus de 11 milliards F Cfa et dont les travaux devaient s’étaler sur trois ans», regrette Théodore Holo. Selon lui, 100 millions F Cfa ont été débloqués en 2016 pour l’étude de faisabilité et l’étude d’impact environnemental. Mais la lenteur dans la signature des contrats avec les agences qui devaient le faire, n’a pas permis de consommer ce crédit qui a été ramené à 30 millions F Cfa en 2017 et qui n’ont pas été du tout débloqués.
Au cours de l’exercice d’audition budgétaire, les députés se sont préoccupés de ce traitement qui est fait à la haute juridiction par rapport à son siège. Ils souhaitent que les institutions aient aussi, en plus du fonds de fonctionnement, des sièges qui montrent leur place dans la République. Théodore Holo se réjouit d’avoir eu cette discussion utile avec les parlementaires qui ont compris les préoccupations de la Cour et se sont engagés à faire des recommandations à l’endroit du gouvernement. «Etant donné que nous sommes dans un processus de séparation de pouvoir, ils ne peuvent rien imposer au gouvernement, mais ils feront des recommandations pour attirer son attention sur la nécessité de donner les moyens à la Cour pour assurer pleinement sa mission républicaine », confie le président de la Cour constitutionnelle. « Comme on dit, un homme, une mission et les moyens. Les hommes existent, la mission existe, il faut maintenant les moyens pour que nous continuons à avoir la paix grâce aussi aux actions utiles et positives de la Cour constitutionnelle », conclut Théodore Holo?

Actualités 27 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances 2018 au Parlement : 38,8 milliards F Cfa pour la Décentralisation et la Gouvernance locale

Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, a soutenu, vendredi 24 novembre dernier, son projet de budget exercice 2018 devant la commission budgétaire du Parlement. Ce budget s’élève à 38,811512 milliards F Cfa contre 25,883 711 milliards en 2017, correspondant à une hausse de 12, 927 801 milliards F Cfa, soit 49,95 %.

Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale fait partie des rares départements ministériels et institutions de la République qui ont vu leur projet de budget exercice 2018 en accroissement par rapport aux crédits ouverts en 2017. Il est d’un montant de 38,811 512 milliards F Cfa contre 25,883711 milliards en 2017, correspondant à une hausse de 49,95 %. Cette augmentation, selon ministre Barnabé Dassigli qui était face, vendredi dernier, aux députés de la commission budgétaire, est essentiellement due au transfert de ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) aux communes.
En effet, les ressources à transférer aux communes par le Fadec-fonctionnement sont portées à 2,789 800 milliards F Cfa en 2018 contre 2,679500 en 2017 et celles du Fadec-investissement passent de 11 milliards en 2017 à 26,730 milliards F Cfa en 2018 dont 16 milliards F Cfa à mobiliser auprès des Partenaires techniques et financiers du secteur de la décentralisation. Ces deux montants réunis donnent un total de 29,519800 milliards F Cfa en 2018 soit 76,06 % du budget général du ministère au titre de la gestion 2018, détaille Barnabé Dassigli.
Avec ce budget, le ministère se fixe comme priorité d’œuvrer à ce que se portent très bien les collectivités territoriales. Il s’agit notamment de la construction et de l’équipement des six nouvelles préfectures et de la rénovation des anciennes, du démarrage du projet de délimitation et de matérialisation des unités administratives du Bénin, de l’amélioration de la gestion de l’administration communale à travers l’élaboration et la mise à disposition des communes des outils de bonne gouvernance et de promotion de l’économie locale, le renouvellement du parc automobile, le recrutement et le renforcement des capacités des ressources humaines du ministère et des préfectures. Aussi, le ministère a-t-il inscrit au rang de ses priorités, l’appui au renforcement des ressources humaines des communes, notamment la formation des élus et agents communaux élargie aux organes infra-communaux, la relecture et la réécriture des textes sur la décentralisation des collectivités territoriales décentralisées pour corriger les imprécisions et les insuffisances qui limitent leur applicabilité, la poursuite de la modernisation du réseau de transmission radio, l’appui aux communes dans le cadre de la construction des Etablissements publics de coopération intercommunale (Epci) et la promotion de la coopération décentralisée, sans oublier la construction et l’équipement du Centre de formation pour l’administration locale (Céfal) prévu au Programme d’action du gouvernement (Pag) pour un montant global de 3,5 milliards F Cfa dont 1,7 milliard à supporter par les Ptf.
Ce projet de construction, rappelle Barnabé Dassigli, a été autorisé, il y a deux semaines, par le gouvernement et les travaux vont démarrer au début de l’année 2018. Aux dires du ministre, les députés auraient été très satisfaits de sa présentation surtout par rapport au niveau de consommation des crédits du ministère au titre de budget 2017 exécuté à près de 80 % au 30 septembre. A l’en croire, les députés ont accueilli avec satisfaction l’accroissement considérable du budget du ministère. « Cela veut dire que nous avons fait de gros efforts. Nous avons relevé le défi », se réjouit Barnabé Dassigli promettant de maintenir le cap et même de faire mieux en 2018 dans le cadre de l’amélioration de la gestion et des conditions de vie et de travail des collectivités territoriales?

Actualités 27 nov. 2017


2e revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018: Les travaux lancés pour apprécier les progrès réalisés

Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a procédé, ce jeudi 23 novembre à Cotonou, au lancement des travaux de la deuxième revue semestrielle 2017 du groupe d’Effet 5 Undaf 2014-2018. Ces travaux permettront d’apprécier les différents progrès réalisés.

Conformément aux dispositions contenues dans les arrangements de gestion avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et au mécanisme de suivi-évaluation du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018, les cadres du ministère du Travail et de la Fonction publique ont démarré, ce jeudi, les travaux des revues au deuxième semestre 2017 de la composante gouvernance-participation-décentralisation du Programme de coopération Bénin-Pnud et au deuxième semestre 2017 du groupe Effet 5 de l’Undaf 2014-2018.
Pour Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, cette rencontre constitue une opportunité pour apprécier la nécessité du dialogue avec les parties prenantes au groupe d’Effet 5 du Plan-cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement 2014-2018 et au processus de développement du Bénin.
Cette revue annuelle, soutient-elle, offre l’occasion d’assurer une concertation entre les acteurs impliqués dans la mise en œuvre des actions de l’Effet 5. Elle devra permettre de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la première revue semestrielle de l’année, d’apprécier la performance par rapport aux objectifs initialement fixés afin de tirer les grandes conclusions de la mise en œuvre du Plan de travail annuel 2017 de l’Effet, de débattre des difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés et d’identifier les opportunités programmatiques pour consolider les acquis et formuler des recommandations pour les actions futures.
Au cours de la période sous revue, dit-elle, des progrès notables ont pu être enregistrés tant en matière des réformes administratives, économiques et institutionnelle qu’en matière de gouvernance démocratique, d’appui aux politiques et programmes de développement et d’appui au dialogue politique. Plusieurs actions de renforcement des capacités ont pu être initiées et conduites à terme ou en cours d’exécution grâce à la mutualisation des efforts et des moyens consentis, souligne-t-elle.

Bonne gouvernance

Ces différents progrès ont été aussi reconnus par le représentant résident du Pnud et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly. Il a rappelé que la question de la bonne gouvernance est au cœur de la problématique du développement. Et pour faire de la bonne gouvernance un vecteur de développement, poursuit-il, il faut investir dans les capacités tant du point de vue des ressources humaines qu’institutionnelles et procéder aux réformes nécessaires. De ce point de vue, indique-t-il, la réalisation des Objectifs pour le développement durable (Odd) dépend en grande partie de la mise en œuvre d’une stratégie visant la modernisation et le renforcement des capacités de l’administration publique en vue de la rendre plus performante et apte à assurer les fonctions attribuées à l’Etat de délivrer les services de qualité aux populations. De même, l’atteinte des Odd dépendra du renforcement de l’Etat de droit, de la participation des citoyens à la prise de décision ainsi qu’au processus visant à rapprocher les services des populations dans les meilleures conditions possibles. C’est pour cette raison, explique-t-il, que le système des Nations Unies, par l’entremise de ses agences spécialisées au Bénin, entend renforcer, à travers l’Effet 5 la gouvernance-participation et décentralisation, ses interventions sur le développement des capacités afin de favoriser une croissance favorable aux pauvres et l’appui conseil nécessaire au gouvernement en vue d’augmenter les chances du Bénin d’atteindre les Odd d’ici à 2030. La concentration des activités de développement des capacités se justifie, affirme-t-il, par le fait que la mise en place d’un cadre favorable à la croissance et à la réduction de la pauvreté nécessite l’existence d’une expertise capable d’analyser les problèmes de développement, de formuler les solutions appropriées et de les mettre en œuvre. Cette concentration tient aussi compte du nécessaire renforcement des capacités afin de faire face au nouveau paysage de l’aide au développement marqué par la volonté d’améliorer son efficacité.
Au regard de ces progrès, Adidjatou Mathys a invité les différents acteurs à consolider les acquis afin que les cibles attendues pour l’année 2018 au titre des objectifs liés à l’Effet soient atteintes sinon dépassées.

Société 24 nov. 2017


Rencontre d’échanges avec une délégation sud-coréenne: La Céna en quête de solutions innovantes pour la gestion des élections

Les membres de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont reçu au siège de l’institution, ce jeudi 23 novembre, une délégation de l’Association mondiale des organes électoraux (A-Web). Les échanges ont porté sur les enjeux électoraux du Bénin, et surtout l’apport attendu de la partie hôte.

La délégation conduite par Park Gnangil et émanant de l’Association mondiale des organes électoraux (A-web) a rencontré les responsables de la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour discuter des besoins du Bénin en assistance électorale. La rencontre se tient à la demande de la Céna qui, à l’occasion de la troisième assemblée générale de ladite association tenue en août dernier en Roumanie, a manifesté, selon son président Emmanuel Tiando, le souhait de renforcer ses liens de coopération avec l’organe en vue de bénéficier de l’expérience de
l’A-Web en matière d’organisation d’élections transparentes, efficientes et crédibles. Le moment semble d’ailleurs bien choisi pour un tel exercice, surtout quand on sait que le Bénin est à l’avant-veille d’un nouveau cycle électoral avec les élections législatives prévues pour 2019.
« Notre volonté de nouer ce partenariat se justifie d’autant qu’A-Web est une organisation internationale d’expertise professionnelle dans le domaine des Tic », a indiqué le président Tiando à l’ouverture des travaux. Selon lui, la plupart des organes de gestion des élections ont recours aux nouvelles technologies afin d’améliorer leurs processus électoraux. Il y voit donc un précieux outil d’aide et de performance à la gestion du très sensible domaine des élections où exactitude, célérité et intégrité sont des exigences incontournables. En ce qui concerne le Benin et tenant compte de l’évolution du système électoral, ses défis sont connus, révèle Emmanuel Tiando. Ils ont trait à la dématérialisation de l’enregistrement des candidatures, à la sécurisation des documents électoraux, à l’identité biométrique de l’électeur et surtout à la chaîne de transmission des résultats.
Mieux, souligne le président de la Céna, « un processus électoral dont les résultats mettent du temps à être publiés est source de suspicions, de doutes et partant, potentiellement porteur de risques de crises postélectorales fatales à la préservation de la paix sociale ».

Trouver des solutions innovantes

La transmission rapide des résultats à l’organe en charge de leur compilation et de leur publication est d’une nécessité impérieuse, poursuit Emmanuel Tiando, présentant la situation du Bénin à ses hôtes. Et dans le souci de répondre à cette attente, la Céna avait expérimenté avec succès au cours de l’élection présidentielle de 2016, un système de transmission rapide des résultats basée sur la communication vocale à l’aide d’une plateforme informatisée conçue à cet effet, révèle-t-il. Même si globalement la plateforme a fait la preuve de son efficacité pour avoir permis de publier les grandes tendances des résultats provisoires de l’élection présidentielle moins de 72 heures après la clôture du vote, elle présente encore des faiblesses qu’il convient de corriger. Il s’agit notamment, liste-t-il, de l’impossibilité d’assurer une traçabilité conséquente des échanges téléphoniques entre l’institution et les coordonnateurs d’arrondissement, de la difficulté de leur géolocalisation systématique, de l’usage de téléphone personnel parfois incompatible avec le logiciel de pilotage de la plateforme et de la dépendance des opérateurs GSM pour établir la liaison. A cela s’ajoute l’impossibilité de transmettre électroniquement l’image des procès-verbaux de compilation des résultats ; ce qui occasionne un allongement du temps de traitement des données.
Autant de dysfonctionnements que souhaite améliorer la Céna avec l’appui et le soutien d’A-Web. « Nous voudrions donc bénéficier de votre expérience et de votre appui pour permettre à la Céna de disposer d’un outil technologique efficace et adapté pour cette transmission rapide des résultats assortie d’une formation des agents électoraux préposés à cet effet », a plaidé le président Emmanuel Tiando devant la délégation. Un appel que Park Gnangil semble avoir bien cerné et s’est engagé à ce propos, au nom de sa délégation. Pour lui, le Bénin est crédité d’une bonne audience de par son alternance démocratique et les activités de la Céna tendent à renforcer cette bonne appréciation. L’appui d’A-Web, surtout en ce qui concerne le renforcement technologique, sera chose effective, s’est-il engagé.

Actualités 24 nov. 2017


Rentrée solennelle du Barreau, ce jour: La sécurité juridique et judiciaire préoccupe

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Me Yvon Détchénou, entouré de quelques membres de l’ordre, a organisé, ce jeudi 23 novembre à Cotonou, une conférence de presse. Elle s’inscrit dans le cadre des activités de la rentrée solennelle du barreau prévue pour ce matin et a porté sur le thème « La sécurité juridique et judiciaire ».

Introduisant, ce jeudi 23 novembre, la rencontre avec les hommes sur le thème « Sécurité juridique et judiciaire » retenu par le Barreau béninois dans le cadre de sa rentrée solennelle, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin, Me Yvon Détchénou, a déclaré sacrifier à un exercice particulier qui n’a pas souvent été fait. En raison du constat fait dans les prisons suite à une tournée qui y a été organisée par différentes missions, il a indiqué qu’il y aura désormais un avocat pour chaque détenu. Une permanence est organisée pour assister les inculpés et protéger les personnes vulnérables comme les mineurs, notamment en raison de la culture du viol qui se répand de plus en plus. Le Barreau entend montrer sa disponibilité à apporter une assistance judiciaire à toutes les personnes qui sont dans le besoin.
Pour Me Yvon Détchébnou, la situation carcérale et celle judiciaire dans les prisons sont préoccupantes. D’où la décision prise de veiller par l’assistance juridique et judiciaire pour que toutes les personnes privées de liberté voient leur situation judiciaire améliorée.
Me Raoul Placide Houngbédji, président de la Commission de garantie des libertés individuelles et collectives, rappelle que, du 25 au 29 septembre dernier, des équipes d’avocats constitués ont sillonné toutes les maisons d’arrêt du pays. Des constats, « 7358 personnes sont en détention dans dix maisons d’arrêt dont 96 % de sexe masculin, pour 1 % de mineurs et 3 % de sexe féminin. Dans tout le lot, 92% proviennent de la jeunesse », informe-t-il. « On relève qu’à la réalité, l’hyper majorité des détenus sont en détention provisoire », déplore le président de la commission.
Sur les infractions reprochées au tribunal d’Abomey-Calavi, c’est le viol sur mineure qui prime avec un taux de 16%. A Lokossa, c’est le meurtre qui est en tête. Par contre à Akpro-Missérété, les conditions carcérales répondent plus aux normes, dans la mesure où les détenus sont déjà condamnés. L’assassinat est en tête, dans cette maison carcérale. A Natitingou, c’est également l’assassinat qui prime. A Cotonou, il y a plus des cas de vol et d’association de malfaiteurs.
Par rapport à la population carcérale, Me Raoul Placide Houngbédji déplore la surpopulation carcérale où voleurs de moutons cohabitent avec des assassins, des délinquants mineurs et des personnes en détention préventive. Il déplore également l’insalubrité qui règne en maître et la vidange serait faite par les délinquants à main nue. « Les infirmeries existent mais beaucoup plus de nom et sont dépourvues de produits de première nécessité. Du point de vue respect des droits de l’Homme, les prisons au Bénin s’apparentent aux lieux de déshumanisation », déplore-t-il. Il regrette que les détenus payent avant de recevoir la visite de leurs parents.

Libérer tous les détenus politiques

En ce qui le concerne, Me Angelo Hounkpatin, directeur du Fonds d’assistance judiciaire et juridique du Barreau (Fajub), justifie la création dudit fonds en 2009 qui obéit à la décision prise lors de la Conférence des Forces vives de la nation de février 1990 de libérer tous les détenus politiques et le constat que beaucoup de violations des droits de l’Homme sont commises dans le silence et l’indifférence. Ainsi, la création du fonds, précise-t-il, vise à contribuer à la protection juridique et judiciaire de chaque citoyen. C’est sur cette base, relève Me Angelo Hounkpatin, que chaque année, le Barreau organise une caravane de 72 heures sur fonds propres au profit des personnes en détention ; parfois avec la contribution de "La Voie de la justice" qui regroupe des avocats français et belges et de "Prisonniers sans frontières".
Quant à Me Alexandrine Saïzonou-Bédiè, présidente de l’Association des femmes avocates du Bénin, elle développe qu’il y a une culture du viol qui se répand. Face à la sensibilisation, les langues se délient et il est heureux que les parents et même les victimes acceptent de dénoncer ces déviances.
Par rapport à la protection des personnes vulnérables, un comité a été mis sur pied et travaille à faire reculer la culture du viol.
Pour le bâtonnier, le sujet préoccupe ses collaborateurs et lui. Ce qui l’a amené, pour les récentes sessions de la cour d’assises, à commettre également des avocats pour les victimes au même titre que les personnes poursuivies. « 2763 cas de grossesses dans les lycées et collèges pour 2016 et 2017 révolte », s’offusque-t-il. Il appelle les autorités politiques et les responsables à divers niveaux à œuvrer pour que ces comportements cessent?

Actualités 24 nov. 2017


Réflexion nationale sur la traite des personnes au Bénin: Définir les dispositifs pour une lutte efficace

Dans la perspective de l’élaboration du document stratégique de lutte contre la traite des personnes au Bénin, le ministère du Plan et du Développement organise, les 23 et 24 novembre, les journées de réflexion nationale sur la traite des personnes au Bénin. La rencontre a été ouverte, ce jeudi, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères de la Coopération assurant l’intérim de son collègue du Plan.

Malgré ses efforts, le Bénin n’est pas encore parvenu à éradiquer la traite des personnes sur son territoire. Cet état de choses justifie la tenue, les 23 et 24 novembre, des réflexions nationales en vue de définir les orientations et dispositifs pour une lutte plus efficace.
Mariam Baba-Moussa Soumanou, présidente du comité d’organisation, fait savoir que le rapport 2017 des Etats-Unis sur la traite des personnes place le Bénin sur la liste de surveillance de catégorie 2 des pays n’ayant pas satisfait les normes en matière d’élimination du phénomène. Cette situation préoccupe les Etats-Unis qui, à travers leur ambassade, ont attiré l’attention du gouvernement sur le phénomène. Pour sa part, a-t-elle rapporté, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a rassuré la diplomate américaine de la détermination du Bénin à circonscrire le phénomène. C’est ainsi qu’il a mis en place un comité chargé de faire la recherche documentaire, la collecte d’informations et l’élaboration d’un chronogramme d’activité. Elle a rappelé les diverses actions entreprises pour en arriver au présent atelier.
En ce qui la concerne, Lucy Tamlyn, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, a estimé qu’il est universellement reconnu que la traite des personnes en tant qu’une forme d’esclavage moderne est une violation des droits humains. Mais malheureusement, a-t-elle regretté, aucun pays au monde n’est à l’abri de cette pratique dégradante. Au regard de l’actualité récente sur la Libye, elle a souligné que l’atelier intervient à un moment crucial et que la traite des personnes est un fléau que l’on ne saurait sous-estimer. Selon elle, les présentes réflexions doivent permettre l’élaboration d’une politique nationale de lutte contre la traite avec un plan d’action opérationnel axé sur les meilleures stratégies de répression des auteurs et une prise en charge efficace des victimes.
En ouvrant les travaux en lieu et place de son collègue du Plan, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, se dit convaincu que les experts réunis en atelier sauront apporter leur contribution de qualité pour qu’on ait des résultats avec des perspectives pour l’éradication définitive de la traite des personnes dans ce pays. Dans ce cadre, il a assuré que le Bénin ne fera preuve d’aucune faille pour que ce fléau trouve des fromes insidieuses à sa perpétuation. « Un tel fléau a des implications négatives, voire fâcheuses sur le développement de notre pays », a-t-il noté ajoutant que la traite des personnes est « une entorse aux droits de l’homme » comme le précise la Constitution du Bénin. Ainsi, toutes les initiatives visant à combattre et à éradiquer le phénomène bénéficieront du soutien du gouvernement, a-t-il indiqué. Mais déjà, il faut souligner que le gouvernement a donné des consignes fermes au niveau des chancelleries et des frontières pour que la vigilance soit redoublée afin d'arrêter et déférer devant les tribunaux les auteurs et les complices de la traite des personnes?

Actualités 24 nov. 2017


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