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Nouvelles

Probable moratoire sur la fin de la gratuité dans les universités publiques: Le gouvernement doit jouer la carte de la prudence

Sensible au cri de détresse des étudiants, le gouvernement a envisagé un éventuel report de l’entrée en vigueur de la suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités publiques. Mais si ce moratoire fait du bien aux étudiants, il n’est pas sans conséquence sur les universités dans leur fonctionnement.

Face à sa volonté de satisfaire la doléance des étudiants de revoir la décision de suppression des frais d’inscription et à l’impératif de doter les universités publiques de moyens substantiels, le gouvernement se trouve dans une situation cornélienne. Les désagréments de la gratuité des inscriptions au niveau des universités doivent amener le gouvernement à faire preuve de prudence dans sa logique d’accorder un moratoire pour la suppression de cette mesure. C’est ce que l’on pourrait être tenté de dire à la suite de la réaction des recteurs des universités nationales après l’annonce d’un probable report de la suppression de la gratuité des inscriptions. Très habitués à gérer le gap entre les besoins des universités et les subventions à elles accordées par l’Etat, les recteurs des universités publiques,s’étant déjà à coup sûr frottés les mains à l’annonce de la fin de la gratuité, n’ont pas hésité à faire savoir leurs inquiétudes au chef de l’Etat, Patrice Talon. A travers leur lettre ouverte en date du jeudi 9 novembre 2017 au président, ils ont reconnu que la décision du report de la suppression de la gratuité des inscriptions dans les universités nationales « donnera certes un peu de répit aux étudiants… ». Et sans aller par quatre chemins, ils ont aussi montré qu’elle «va relancer la problématique du financement des universités publiques en République du Bénin ».
Selon eux, les ressources substantielles issues des inscriptions sont nécessaires pour la qualité de la formation universitaire. C’est grâce à elles que les universités parvenaient, tant bien que mal, à faire face à leurs diverses charges qui ne sont pas des moindres. « Ces ressources déjà insuffisantes aidaient néanmoins nos universités à faire face, vaille que vaille, à leurs charges », souligne la correspondance. On sait que les universités publiques au Bénin manquent d’amphithéâtres, de bibliothèques, de résidences universitaires, d’enseignants mais aussi de moyens de transport des étudiants. On sait aussi que les restaurants universitaires ne parviennent plus, depuis quelques années, à couvrir les besoins alimentaires des apprenants.
Selon les conclusions du séminaire tenu en septembre 2016 à Bohicon sur la mise en œuvre du système Lmd (Licence-Master-Doctorat), les normes recommandent le ratio 25 à 30 étudiants pour un enseignant. Ce qui est loin d’être le cas. Car chaque année, l’effectif des étudiants ne cesse de croître alors que le nombre des enseignants ne suit pas la même tendance à cause des départs à la retraite.

Nécessité d’accompagner les universités

A l’Université d’Abomey-Calavi, les besoins en enseignants ne pourront même pas être comblés avec les 1665 enseignants prévus par le Programme d’action du gouvernement, indique une source proche du rectorat. La massification a rendu caduque, voire inefficace l’initiative du gouvernement Yayi de recruter chaque année 100 enseignants à compter de 2008, signale-t-on. Cette situation de déficit n’est pas un mystère pour le gouvernement. C’est sans doute pour cela que le chef de l’Etat a annoncé la réduction du déficit en enseignants dans le supérieur. Ainsi, sur la période 2016-2021, le régime du Nouveau départ a annoncé, en décembre 2016 lors du lancement du Pag, son ambition de recruter 1665 enseignants, correspondant à 333 enseignants par an. Or, souligne une source proche du rectorat d’Abomey-Calavi, dans le contexte Lmd, la professionnalisation de la formation suppose un meilleur encadrement, donc la disponibilité en nombre suffisant d’enseignants. Une manière de souligner la nécessité de respecter le ratio un enseignant pour 25 ou 30 étudiants.
Toutefois, si le gouvernement tient toujours à son projet de moratoire d’un an sur la suppression de la gratuité, les recteurs n'ont pas manqué d'attirer son attention sur deux réalités. D’une part, leur correspondance au président de la République relève l’insuffisance des subventions de l’Etat. A ce sujet, les recteurs souhaitent que soit augmenté le montant des subventions. Cela permettra «d’améliorer la qualité des formations à travers, entre autres, le recrutement d’enseignants qualifiés, la construction et l’équipement d’infrastructures adaptées, de laboratoires. D’autre part, soulignant l’indisponibilité des subventions liée au retard de leur mise à disposition, les recteurs suggèrent à l’autorité que soient allégées les procédures de mise à disposition des crédits au profit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour leur transfert rapide aux universités.
Dans la perspective d’une libération de la capacité d’innovation des universités pour l’élaboration d’une politique de formation et de recherche, insistent les recteurs, il faudra penser à « la responsabilisation dans le financement et la gestion des activités ». Ce qui doit conduire le Gouvernement, de son côté, à envisager une gestion financière intelligente des universités publiques. Pour ce faire, il devra œuvrer à la mise en place d’un nouveau modèle de gestion efficiente des universités. Toutes choses qui doivent permettre d’assurer de meilleures conditions d’études et de travail sur les campus publics.

Education 15 nov. 2017


Foire des activités alternatives génératrices de revenus: Un pari gagné dans la protection des aires protégées

Le directeur général des Eaux, Forêts et Chasses, Séverin K. N’Sia a procédé, lundi 13 novembre dernier, à la clôture de la première édition de la foire des activités alternatives génératrices de revenus autour des forêts classées et aires protégées du Bénin. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs, se réjouissent les organisateurs au terme de la manifestation.

Près de 8 millions de francs d’affaires et environs 4500 visiteurs pour les quatre jours, la première foire des activités alternatives génératrices de revenus autour des forêts classées et aires protégées du Bénin a vécu. Au terme des activités qui se sont déroulées du 10 au 13 novembre, les organisateurs notent une triple satisfaction : celle des bailleurs, des bénéficiaires et des acteurs. Cette activité a révélé les efforts déployés en vue de mettre fin à la pression anthropique sur les forêts classées et les parcs nationaux. Un bilan reluisant imputable à la prompte et favorable réaction de ses pairs et suite aux instructions reçues du directeur général des Eaux, Forêts et Chasses, a déclaré le capitaine Emmanuel Gbédji, chef service Activités alternatives génératrices de revenus. Une moisson dont le forestier a livré les résultats sur les plans social, économique et relationnel, citant le brassage de forains venus d’un peu partout des deux parcs et des forêts classées, les ressources engrangées suite aux ventes et les relations et liens tissés.
La représentante de la Banque mondiale, Salimata Diallo-Foullea, a salué tous ceux qui ont contribué à la réussite de la foire. Pour elle, la préoccupation de son institution est de connaître les perspectives pour que l’initiative impacte les populations ; l’autre préoccupation est de voir les bénéficiaires former d’autres acteurs sur le terrain. Elle a enfin réitéré la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner le Bénin dans ses efforts pour conserver la biodiversité dont regorgent ses aires protégées.
Des forêts dont le directeur général des Eaux, Forêts et Chasses, Séverin K. N’Sia a félicité les bénéficiaires des activités alternatives génératrices de revenus d’avoir réussi le pari de l’organisation de cette première édition de la foire. Ils ont compris, selon lui, que le bonheur n’est pas dans la destruction des forêts et qu’ils ont aujourd’hui à leur portée d’autres sources de revenus. Les témoignages, apprécie le directeur général des Eaux, Forêts et Chasses, viennent confirmer l’étude socio-économique réalisée sur les forêts et qui a conclu à la mise en place du Projet de gestion des terroirs riverains – financement additionnel (Pgftr-Fa) et du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (Pagap).
Pour Séverin K. N’Sia, l’utilité du Pgftr est de permettre aux forêts et parcs de continuer à jouer leur rôle de réservoirs de la biodiversité. Le patron des forestiers a félicité les forains pour leur courage et s’est réjoui qu’ils regardent actuellement tous dans la même direction. «L’important, c’est la durabilité des activités alternatives génératrices de revenus. L’autre défi est de voir les bénéficiaires produire en quantité et en qualité pour satisfaire les besoins des populations », recommande-t-il.
Les exposants ont reçu des parchemins, preuve de leur participation à la foire. Ibouraima Sourakatou, Elizabeth Ahoga et leurs pairs exposants ont unanimement témoigné leur gratitude pour le financement des activités. Des activités qui leur auront permis de se libérer de la dépendance des forêts qui contribuent cependant à préserver le pays des effets pervers des changements climatiques du fait de la diminution de la pression antérieure qu’ils exerçaient sur les forêts

Société 15 nov. 2017


Formation de l’Uncdf à l’endroit des Imf et acteurs de la téléphonie: La finance digitale pour l’accès des plus démunis aux crédits

Le Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf) a initié, ce mardi 14 novembre, un atelier de formation sur le crédit digital à l’endroit des acteurs de l’écosystème financier et des réseaux de téléphonie mobile. L’Uncdf compte ainsi les outiller pour l’avènement sans anicroche des services financiers digitaux de deuxième génération pour aider les populations vulnérables à mieux affronter la pauvreté.

Au Bénin, seulement 15 % de la population adulte utilise activement (une fois au moins tous les trois mois) des services financiers digitaux. Ce taux doit passer à 30 % au moins d’ici 2019, de l’analyse de Sabine Mensah, spécialiste régionale de la finance digitale. La représentation au Bénin du Fonds d’équipement des Nations Unies (Uncdf) s’y engage en tout cas et c’est dans cette dynamique qu’elle a organisé, ce mardi 14 novembre, un atelier au profit des opérateurs de téléphonie mobile, des fournisseurs de service, des responsables d’institutions de microfinance, des banques et toutes parties prenantes intervenant dans l’offre financière digitale.
Le Bénin est l’un des huit pays où l’Uncdf met en œuvre son programme Mobile money for the poor (Mm4p), soutenant les banques, les opérateurs et les organismes de réglementation des réseaux mobiles et coopérant avec eux pour les aider à atteindre les millions de clients actuellement exclus du système bancaire. Pour Sabine Mensah, l’atelier permettra d’échanger avec les parties prenantes sur les innovations du monde du service financier digital notamment l’utilisation du téléphone mobile pour avoir accès à des crédits.
Le faible taux d’utilisation des services financiers digitaux par les populations béninois devrait trouver un début de solution au terme de cet atelier, selon ses organisateurs. Mieux, la rencontre se propose d’outiller les participants pour les plonger dans les défis, gains et innovations à utiliser de tels services. Si eux, ils peuvent beaucoup y gagner, c’est surtout l’impact sur les populations que vise l’organisme onusien qui souhaite voir tous les utilisateurs de téléphonie mobile, notamment les plus démunis, jouir de services financiers innovants grâce à leurs appareils. «L’usage de la téléphonie mobile n’est plus à démontrer. C’est à la portée de tout le monde, et sur ce téléphone on peut apporter beaucoup de services financiers aux utilisateurs. Les structures de microfinance qui, par le passé, ont œuvré pour renforcer la proximité en engageant plus de charges peuvent diminuer leurs charges en permettant aux usagers qui ont des téléphones d’accéder aux services financiers. C’est une très bonne chose que le crédit et l’épargne soient mobiles et que le client ne soit pas obligé de se déplacer pour connaître sa situation », apprécie Ignace Dovi du Consortium Alafia, participant à l’atelier. Avoir du crédit, acheter, rembourser, avoir accès aux services financiers 24 heures sur 24 grâce aux téléphones, cela est possible, souligne-t-il, vantant tout le bien que peut tirer la microfinance de tels services.

Faire émerger le crédit digital

« Le crédit digital n’a pas encore émergé en Afrique de l’Ouest. Nous attendons qu’au sortir de l’atelier, les participants comprennent les tenants et les aboutissants du crédit digital, et ce qu’il faut faire pour faire émerger ce genre de service », fait observer Sabine Mensah, la spécialiste régionale de la finance digitale. L’Uncdf est d’ailleurs prêt à mettre la main à la pâte, en accompagnant et en appuyant les structures qui se jetteraient à l’eau et voudrait de ce fait, que de nombreux partenariats se nouent entre les acteurs de la finance digitale du Bénin. Cela, pour inclure une plus grande masse des populations à faible revenu et leur donner accès à des services de financements pour améliorer leur quotidien. Jamelito Akogbéto de l’Uncdf cite pour sa part, quelques actions entreprises en direction des acteurs au Bénin. Depuis deux ans, note-t-il, « Nous appuyons les acteurs de l’écosystème de la finance digitale. Nous avons renforcé leurs capacités dans divers domaines. Il est important d’innover et de lancer les services digitaux de deuxième génération ». 2018, c’est le cap que vise cet autre acteur afin que la tendance puisse être inversée au Bénin. Autrement, que les acteurs soient assez outillés, mais aussi que les services financiers (de deuxième génération surtout) soit à la disposition de la population.
Pour rappel, l’Uncdf est actif au Bénin depuis 1981. Ces trente dernières années, il a mené des projets de renforcement du processus de décentralisation, de consolidation des capacités nationales en vue de soutenir le développement économique local, et d’amélioration de la sécurité alimentaire. Aujourd’hui, il propose des modèles de financement permettant de débloquer des fonds publics et privés, en particulier au niveau national, afin de réduire la pauvreté et d’encourager le développement économique local?

Société 15 nov. 2017


Pavage de rues, construction de modules de classes, de collecteur…: L’Agetip-Bénin s’assure de la bonne exécution des travaux

Une délégation de la direction générale de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip-Bénin), conduite par le conseiller juridique interne, a effectué du 18 au 20 octobre dernier, une mission dans les départements du Mono-Couffo, du Borgou-Alibori et du Zou. Objectif, s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers en cours d’exécution et vérifier la qualité des travaux.

C’est par les communes d’Athiémé et d’Aplahoué (Azovè) que la délégation de la direction générale de
l’Agetip-Bénin a démarré sa tournée, en cette journée bien chargée du mercredi 18 octobre dernier. Accompagnée des représentants des entreprises et des chefs de mission de contrôle présents sur le terrain, la délégation avait pour mission, à cette étape, de parcourir les six lots respectifs du Projet de pavage de rues et d’assainissement, financé par la Banque ouest africaine de développement (Boad), et en cours d’exécution dans ces localités, de constater l’état d’avancement des travaux et de recueillir les difficultés rencontrées par les entreprises dans la mise en œuvre de leurs cahiers des charges.
A Athiémé, la délégation a fait le constat que les travaux d’ouvrage d’assainissement sont en cours sur tous les lots de mise en œuvre. Toutefois, des difficultés subsistent par endroits, révèlent les représentants des entreprises. A les en croire, les lots 1 et 3 connaissent le problème de dégagement d’emprise des voies. Selon les informations fournies à la délégation, une solution est envisagée, avec le concours des autorités municipales, pour décanter la situation. Sur le lot 4, ont-ils expliqué, l’entreprise est confrontée à un problème d’exutoire qu’elle s’attelle à régler. Sur le lot 6, compte tenu de l’emprise de la voie disponible dans la rue 7, l’entreprise n’a eu d’autre choix que de réaliser les ouvrages d’un seul côté sous chaussée.
Une séance de synthèse sanctionnée par un procès-verbal a clôturé cette visite des six lots. A cette occasion, la délégation de l’Agetip-Bénin a recommandé aux entreprises d’approvisionner suffisamment les chantiers et d’accélérer la mise en œuvre des travaux pour rester dans les délais. Le même appel a été lancé aux entreprises de préfabrication des pavés et bordures afin qu’elles fournissent sans délai les matériaux aux entreprises de mise en œuvre.

Accélérer les travaux

Après Athiémé, cap a été mis sur Azovè où le même exercice a été répété. Visite des six lots puis séance de synthèse avec les représentants des entreprises et des chefs de mission de contrôle. Ici, les travaux sont en bonne marche sur l’ensemble des lots visités et les représentants des entreprises se sont voulus rassurants. Les travaux seront achevés dans les délais contractuels, ont-ils tous promis à la délégation.
Comme à Athiémé, la séance de synthèse a été l’occasion pour la délégation d’inviter les entreprises exécutantes et celles en charge de la préfabrication à respecter leurs cahiers de charges et à honorer leurs engagements. Un accent particulier a été mis sur les entreprises en charge de la préfabrication pour leur quasi-inexistence sur le terrain. A cette allure, les chantiers risquent de se démobiliser pour non disponibilité de pavés et de bordures, craint le chef de la délégation, Bienvenu Mongadji. L’Agetip-Bénin, quant à elle, ne manquera pas de jouer sa partition, a-t-il rassuré avant d’embarquer, lui et son équipe, pour la cité des Kobourou.
Selon le programme établi, la délégation a entamé la deuxième journée de la mission à Parakou. Une journée ponctuée de séances d’échanges avec les autorités politico-administratives et de visites de chantiers. Dans un premier temps, la délégation a rencontré le maire de la ville, Charles Toko, le préfet du Borgou, Djibril Maman Cissé, et le commissaire central, Guy Hervé Tieta. Les échanges ont tourné essentiellement autour du parking pour véhicules poids lourds de l’Agetip-Bénin sis à
Kikparé, dont la reprise des activités a été récemment autorisée par le conseil communal, et de l’idée de projet d’installer un nouveau parking à l’entrée nord de Parakou.
Au cours de ces séances, les différentes autorités ont réaffirmé leur engagement et leur disponibilité à accompagner
l’Agetip-Bénin dans la réalisation de ce projet qui, à leurs yeux, contribuera au développement de la commune. C’est fort de cette conviction qu’elles ont encouragé l’Agence à accélérer les procédures dans ce sens. Elles ont aussi promis de faire tout ce qui est de leur ressort pour que le parking de Kikparé reste opérationnel.

Parachever l’installation des équipements

Dans un second temps, la délégation s’est rendue au Centre hospitalier universitaire départemental (Chud-Borgou) où des bâtiments d’extension ont été réalisés dans le cadre du Projet d’appui au développement du système de santé (Pads).
Ici, M. Mongadji et sa suite ont observé que les travaux de retouche de peinture, de nettoyage et de lavage des carreaux sont en cours sur l’ensemble des bâtiments. Néanmoins, il reste que la chambre froide de la pharmacie n’est pas encore installée et que les relevés d’étanchéité décollés ne sont pas encore remplacés. Aussi, les travaux relatifs à l’installation des fluides médicaux sont-ils aux arrêts, même si la délégation a noté la présence des équipements sur le chantier.
Au regard de ce qui précède, la délégation de l’Agetip-Bénin a recommandé à l’entreprise concernée d’accélérer les travaux et que les problèmes posés soient résolus au plus tard à la fin du mois de novembre 2017.
Dans l’après-midi de cette deuxième journée, la délégation a visité les chantiers de construction des modules de classes et de blocs de latrines en cours à Djougou et à Copargo (Tanéka- Koko). Ces infrastructures sont réalisées dans le cadre du Projet d’appui à l’enseignement secondaire au Bénin (Paesb) financé par l’Agence française de développement (Afd).
Sur le site du Ceg 3 de Djougou, la délégation a fait le constat d’un chantier non animé et non approvisionné en matériaux. Mieux, l’entreprise de mise en œuvre n’a pas apposé le panneau d’identification du chantier et ne respecte pas les mesures environnementales exigées par les bailleurs.
Face à ce tableau peu reluisant, la délégation a instamment recommandé à l’entreprise que le panneau d’identification du chantier soit posé sans délai. Elle l’a ensuite invitée à, non seulement, approvisionner le chantier aussi bien en main-d’œuvre qu’en matériaux et équipements, mais aussi et surtout, à le sécuriser et à respecter les mesures environnementales.
Les constats n’ont pas varié à Tanéka-Koko, commune de Copargo. A tout ce qui précède, se sont ajoutées la non-tenue des réunions du comité de suivi et l’inexistence d’un bureau de chantier. Comme recommandation, la délégation a invité l’entreprise à rendre opérationnel le comité de suivi pour la bonne marche du chantier, à installer le hangar de chantier, à approvisionner le chantier et à accélérer les travaux.

Redoubler d’ardeur au travail

De retour à Parakou, la délégation, aux premières heures du vendredi 20 octobre, dernier jour de la mission, a tenu une séance avec le personnel du parking gros porteurs de Kikparé. Occasion pour les agents dudit parking d’exposer un certain nombre de difficultés qui entravent la bonne exécution de leurs tâches. Lesquelles sont relatives aux conditions de travail à améliorer et à l’insuffisance de moyens en général. Un compte-rendu fidèle de la séance sera fait à qui de droit et les dispositions seront prises pour améliorer les conditions de travail, leur a assuré le chef de la délégation, tout en les invitant à redoubler d’ardeur au travail et à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que, avec la reprise des activités du parking, les fruits tiennent la promesse des fleurs.
La ville de Bohicon fut la dernière étape de la mission. Le collecteur d’assainissement de crête était le chantier à visiter. Sur les lieux, la délégation a pu constater avec satisfaction que les travaux sont presque achevés sur tous les trois lots de mise en œuvre. Sauf que sur le lot 2, il subsiste un problème de rails à déposer avant la pose d’éléments préfabriqués. Les démarches sont en cours pour ce faire, ont informé les représentants des entreprises. Dans tous les cas, tout sera fin prêt dans trois semaines afin que l’Agetip-Bénin procède au constat d’achèvement des travaux, ont-ils promis à la délégation.
Au total, la tournée de visite des chantiers en cours dans les différents départements a le mérite de situer les responsables de l’Agetip-Bénin sur le taux d’exécution physique réel de chacune des entreprises de mise en œuvre et de s’assurer de la qualité des travaux réalisés. Aussi les constats effectués sur le terrain serviront-ils sans doute de fondement à la prise de dispositions idoines par la direction générale de l’Agence en vue de l’achèvement diligent desdits travaux.

CellCom/AGETIP-BENIN SA

Société 15 nov. 2017


Brouille des émissions de la radio Soleil Fm: Quinze députés de l’Opposition interpellent le gouvernement

Le député Idrissou Bako et quatorze autres de ses collègues de la minorité parlementaire exigent du gouvernement des clarifications par rapport à la brouille, depuis quelques semaines, des programmes de la radio Soleil Fm. Ils l’ont fait savoir à travers une question orale avec débat qu’ils ont déposée ce mardi 14 novembre sur la table du président de l’Assemblée nationale via le secrétariat général administratif de l’institution parlementaire.

Selon eux, une radio pirate a pris en otage la fréquence 106.0 FM diffusant en permanence de la musique. La même brouille aurait été constatée au niveau de la radio Capp Fm le dimanche 5 novembre dernier, pendant une à deux heures de temps. Les quinze députés signataires de la question orale avec débat craignent, à cette allure, la généralisation de cette brouille sur toutes les chaînes privées voire publiques. Ce qui les inquiète davantage est lorsque la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), saisie des plaintes des responsables de la radio Soleil FM, se serait déclarée incompétente pour résoudre le problème. Il revient alors, selon les parlementaires de l’Opposition, au gouvernement de prendre ses responsabilités pour faire cesser cet acte de piraterie. « La déclaration d’incompétence de la Haac signifierait que la radio pirate n’a pas pu être localisée sur notre territoire, conformément aux dispositions de la loi n°97-010 du 20 août 1997 portant libéralisation de l’espace audiovisuel et dispositions pénales spéciales relatives aux délits en matière de presse et de communication audiovisuelle en République du Bénin …», soutiennent les signataires de la question orale avec débat.
L’usage des fréquences par la diffusion des services de communication audiovisuelle par voie hertzienne ou par satellite est subordonné au respect de certaines conditions techniques définies par la Haac dans les cahiers de charge. Notamment les caractéristiques des signaux et des équipements de diffusion utilisés, les coordonnées géographiques du lieu d’émission, la limite supérieure de la puissance apparente rayonnée et la protection contre les interférences possibles avec l’usage des autres services de télécommunications.
Face à cette situation, les quinze députés demandent au gouvernement de dire à l’Assemblée nationale les diligences qu’il a effectuées pour mettre fin à cette situation dans laquelle se retrouve la radio Soleil Fm. Il est également invité à expliquer à la Représentation nationale les dispositions prises pour réprimer les personnes qui seraient coupables de ces actes de piraterie et les mesures envisagées pour éviter que de tels actes ne se reproduisent à l’avenir. Ils disent fonder leur initiative sur les dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et des articles 71 et 113 de la Constitution du 11 décembre 1990.
Les regards sont tournés depuis hier vers le bureau et la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale pour la suite à donner à cette question orale avec débat c’est-à-dire sa programmation ou non pour être examinée en plénière en présence du représentant du gouvernement?

Th. C. N.

Actualités 15 nov. 2017


Crise au sein du Conseil communal de Bembèrèkè: Echec de la conciliation du préfet

La préfecture de Parakou a servi de cadre, ce mardi 14 novembre, à une séance de conciliation entre les dix-neuf membres du Conseil communal de Bembèrèkè en crise, sous la houlette du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. La tentative s’est soldée par un échec et le maire devra convoquer sous quinzaine une session extraordinaire pour le vote de défiance à son encontre.

Le maire Gounou Yarou est désormais sur une chaise éjectable. Il a quinze jours pour convoquer une session extraordinaire du conseil pour un vote de défiance à son encontre souhaité par 14 des 19 conseillers communaux.
En effet, comme le lui recommandent les textes de la décentralisation en vigueur au Bénin, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé a rencontré et écouté les deux parties en conflit : le maire et son camp, puis les quatorze conseillers ayant signé, lundi 6 novembre dernier, la motion en vue de sa destitution. La médiation du préfet n’a pas abouti. Les dissidents sont restés campés sur leur position et tiennent à aller jusqu’au bout. Les explications du maire et de son deuxième adjoint ne les ont pas fait changer d’avis.
Les conseillers frondeurs reprochent au maire Gounou Yarou, une gestion solitaire et opaque de la commune. Ils dénoncent aussi « son incapacité à imprimer une vision et une orientation à la commune, depuis l’installation du conseil en août 2015 ».
Avant Bembèrèkè, les conseillers de la commune de Pèrèrè avaient enclenché un processus de destitution de leur maire Mariétou Tamba. Dans les tout prochains jours, cette dernière doit convoquer une session extraordinaire en vue du vote de défiance. En effet, la médiation initiée, jeudi 2 novembre dernier, par le préfet du Borgou entre le camp de Mariétou Tamba et les neuf conseillers frondeurs s’était soldée également par un échec. Ne voulant plus la voir à tête de leur commune, les dissidents n’ont fait aucune concession. Ils sont restés fermes sur leurs positions, malgré toutes les propositions faites par le préfet pour dégeler la situation et les réconcilier.
Pour la mandature en cours, dans le Borgou, l’ancien maire de Parakou avait été emporté par le vent de destitution des maires qui souffle sur les communes du Bénin?

Actualités 15 nov. 2017


Sandra Idossou, activiste contre les sachets plastiques non biadégradables: « Maintenant le plus dur commence, après le vote de la loi»

Souriante, le visage poupin et chevelure bouclée, Sandra Idossou est une jeune femme au contact facile. Consultante en qualité de service, elle est aujourd’hui à l’avant-garde de la lutte contre les sachets plastiques. Celle que certains ont surnommée « Madame sachet » sur les réseaux sociaux a réussi à obtenir plus de 5 000 signatures pour sa pétition contre le fléau. Depuis le vote de la loi par les députés il y a quelques jours, elle se réjouit et soutient que c’est maintenant que le plus dur va commencer.

La Nation : Depuis quelques temps, vos compatriotes vous ont découverte de dans un autre rôle que celui de consultante en qualité de service. La lutte contre les sachets plastiques est aujourd’hui votre cheval de bataille. Qu’est-ce qui vous motive ?

Sandra Idossou : J’ai décidé depuis trois mois de lutter contre les sachets plastiques parce que j’en ai assez d’être obligée de manger dans les sachets plastiques et de voir complètement notre environnement détruit. Donc à un moment donné, je dis : il faut trouver un moyen de faire parler de ce sujet parce qu’on ne peut pas se taire et dire qu’on ne peut rien faire. J’estime qu’on peut faire des choses et pour ça, depuis quelques mois j’utilise beaucoup les réseaux sociaux parce que c’est le moyen le plus facile pour parler de ce sujet.

Les sachets plastiques sont dans nos vies depuis un bon moment. Comment le déclic pour ce combat vous est-il venu ?

C’est vrai que je souffrais déjà du sachet plastique mais il y a eu un déclic parce que j’avais une tante qui était malade à la maison et pendant qu’elle voulait prendre son médicament, elle voulait de l’akassa et on a cherché partout dans les quartiers de Cotonou, on n’a pas trouvé et comme le chauffeur savait que je n’aimais pas le sachet plastique, il est revenu en disant qu’il a fait le tour et qu’il n’a pas trouvé de l’akassa dans les feuilles de bananier ou autre. J’ai dit: ah bon ! Jusque-là ?! Je ne me rendais pas compte ; c’est vrai que je n’ai pas l’habitude d’acheter de l’akassa dehors. C’est de là qu'il me dit qu’on n'en trouve plus. Et lorsque je suis allée voir ma tante malade déjà en train de manger cet akassa en plus chaud emballé dans du sachet, je me suis dit mais je suis en train de l’empoisonner. Cette idée de dire que je suis en train de l’empoisonner m’est restée et à un moment, je me suis demandé ce qu’on peut faire. Et la nuit, j’ai lancé la pétition à une heure du matin parce que je n’arrivais pas à dormir. Pour moi, il fallait trouver le moyen de fédérer beaucoup de personnes et d’aller à l’Assemblée nationale si possible parce que je savais qu’il y avait un projet de loi sur la table des députés qui devrait interdire les sachets plastiques. Parce que pour moi, si le sachet plastique était interdit, les bonnes femmes ne pourraient plus nous vendre de l’akassa dans le sachet plastique.

La nouvelle, c’est que depuis quelques jours, votre vœu est exaucé. Quelles sont vos impressions, suite au vote de la loi n°2017-39 portant production, importation, commercialisation et utilisation de sachets en plastique non biodégradables au Bénin?

Je remercie vraiment les députés qui ont adopté cette loi contre le sachet plastique. Ce jour-là, j’étais à l’hémicycle et j’ai sauté de joie. C’est une très bonne nouvelle pour la santé. Je pense qu’il y a beaucoup de personnes très heureuses par rapport à ça, qui sont nombreuses à travailler pour qu’on en arrive là. Je sais qu’il y a plusieurs associations, beaucoup de personnes qui ont investi dans le combat. Les députés eux-mêmes doivent être heureux parce que j’imagine qu’il y a plus d’un an qu’ils travaillent sur ça. Donc, par rapport à cette loi, même eux doivent, être heureux.

Le texte est voté et après ?

C’est maintenant que le grand combat commence parce qu’il faut que la loi soit promulguée, qu’il y ait les décrets d’application, que le gouvernement met en place tout ce qu’il faut pour qu’effectivement dans six mois, on ne retrouve plus ces sachets plastiques au Bénin. Je pense que le gros boulot, c’est surtout sensibiliser la population à se rendre compte qu’on peut vivre sans les sachets plastiques. J’ai eu la chance de vivre dans des pays sans sachets plastiques et j’ai vu faire et je suis très confiante qu’on peut le faire aussi au Bénin.

Quels sont les exemples qui vous inspirent ?

J’ai vécu plusieurs années au Rwanda, à Brazzaville au Congo. Donc, j’ai passé dix ans à vivre sans sachets plastiques.

Du moment où il n’y a pas encore beaucoup d’entreprises qui fournissent des sachets biodégradables, pensez-vous que l’on peut bannir en six mois les sachets pastiques des habitudes des populations ?

Je pense qu’il faut amener le gouvernement à mettre en place des mesures d’accompagnement: il faut aider les gens. Je connais à peu près six ou sept entrepreneurs qui sont déjà dans ce domaine et qui ont déjà investi dans ce projet. Ils ont juste besoin d’être accompagnés pour agrandir leurs productions. Je pense que le gouvernement devrait les aider, les accompagner ou, à la limite, subventionner ne serait-ce qu’au début, pour rendre accessible ce qu’ils produisent. Parce que pour l’instant, ce qu’ils produisent en petite quantité, on comprend que ça sera un peu cher. Alors, j’estime que le gouvernement a un rôle très important à jouer pour que la mise en application de cette loi soit effective dans notre quotidien. Mais nous-mêmes, en tant que citoyens béninois, nous avons une grande responsabilité. Il faut que nous adoptions des comportements responsables et pour moi les comportements responsables, c’est de réduire notre consommation de sachets plastiques. Je lisais un rapport qui disait que par ménage on utilise à peu près trente sachets par jour. C’est énorme. Si déjà on réduit et au lieu de trente chacun arrive à cinq sachets, parce que parfois on est obligé, ce serait déjà un bon début. Pour acheter du pain, de la bouillie, aller au marché, nous devons avoir des comportements responsables et pour moi le comportement responsable, c’est faire comme ce qu’on faisait avant : aller au marché avec des cabas, des sacs réutilisables, aller acheter de la bouillie dans les bols, même quand on est au bureau avoir des assiettes sur soi pour acheter de la nourriture au lieu de mettre les repas dans des sachets qui sont toxiques pour l’organisme. Si nous adoptons ces comportements d’ici là, nous allons réduire la quantité de sachets plastiques que nous utilisons au Bénin. Notre environnement peut enfin respirer, car pour l’instant notre environnement est étouffé. Je trouve que c’est difficile mais c’est faisable. C’est pour cela que pour moi la campagne va commencer maintenant. On ne peut pas attendre six mois; c’est aujourd’hui que j’aimerais vraiment que les gens qui m’écoutent dès demain, qu’ils arrêtent l’utilisation des sachets qui ne sont pas biodégradables. Je pense que c’est une question de changement de mentalité. C’est faisable ; on va être obligé de bousculer nos habitudes. Comme je le disais tantôt, j’ai déjà rencontré des entrepreneurs qui proposent déjà des alternatives. L’une des alternatives que je vois, c’est par exemple les sacs en papier. Aujourd’hui, comme la loi est votée, il suffit que tous ceux qui vendent dans les marchés, les supermarchés, les boutiques, optent pour cet emballage. Il y en a de tous les formats. Je trouve que ce n’est pas normal qu’une pharmacie censée vendre de la santé vende les médicaments dans du sachet plastique aux gens. Les pharmacies peuvent commencer. Avant, les pharmacies vendaient dans des sacs en papiers. On retrouve ces sacs chez les bonnes dames qui vendent au bord de la route. Moi, j’ai déjà opté pour ça.

Mais le coût...

Maintenant pour nos femmes qui vendent au bord des routes, il faut trouver un moyen pour que ces alternatives soient à des coûts raisonnables pour qu’elles puissent les offrir. A la limite, il faut amener le client à l’acheter. Si le client ne veut pas l’acheter deux fois, la prochaine fois, il va y aller avec son bol. Je voudrais vraiment insister sur le fait que ces sachets plastiques sont vraiment un danger, d’où ma campagne. C’est vraiment le danger parce qu’ils nous rendent malades, ils nous tuent. Tout Béninois devrait fuir ce danger. Moi, j’aime bien manger le local: ‘’ablo’’, ‘’akassa’’ et kom’’. Quand j’étais petite, je les mangeais dans des matières végétales. Ces matières végétales donnent en plus à nos aliments un autre goût, des arômes que nous ne retrouvons pas dans le sachet plastique. Je refuse même de copier le Blanc, je me dis qu'il faut que nous fassions comme nous avions l’habitude de faire, que le ‘’kom’’ soit dans les feuilles de maïs. Aujourd’hui, qu’on fasse cuire le ‘’ablo’’ dans le sachet, c’est toxique. Il faut que nos mamans comprennent que tel qu’on consommait le ‘’kom’’ ou le ‘’ablo’’, c’est comme ça on doit aussi le faire aujourd'hui encore. L’humain est créatif. Donc quand on n’a plus le choix, on va trouver des solutions. Je veux qu’on reste Africain et qu’on fasse les choses conformément à nos nos coutumes. Nous avions de très bonnes pratiques dans nos coutumes et cette idée de dire qu’on est devenu ''Européen'' simplement à cause des sachets plastiques, c’est complètement faux. C’est que pour certains sachets, on n’a pas le choix, ça vient avec, ce qu’il faut dire est qu’on ne peut pas stopper du jour au lendemain mais on peut réduire la consommation. Si aujourd’hui au lieu d’acheter dix sachets de spaghettis, je prends un seul gros, ça me permet de réduire le nombre de sachets.

Quels sont vos soutiens dans cette lutte contre les sachets plastiques ?

Les gens pensent que pour faire ce que je fais, j’ai besoin forcément du soutien derrière moi. Je le fais toute seule de mon bureau avec les réseaux sociaux. J’ai la chance d’avoir une famille qui me soutient dans ce que je fais. Donc pour l’instant, je le fais toute seule. Evidement, faire cette campagne toute seule, ça me limite aussi. Du coup, tout ce que je peux faire, c’est d’utiliser les réseaux sociaux, l’internet puisque ce sont les outils que j’utilise pour mon travail. Maintenant s’il faut aller dans les marchés, dans les villages, dans les écoles, moi seule je ne pourrai pas le faire. C’est pour ça que je suis un peu limitée. Et d’ailleurs j’invite toutes les organisations qui travaillent déjà dans ce domaine à en faire plus parce que c’est maintenant que le plus dur commence. Il faut vraiment sensibiliser les gens. D’où il est important que d’autres institutions fassent ce boulot. Le sachet, c’est la mort, le danger qui nous détruit. Il faut que les Béninois ignorent le sachet.

Société 15 nov. 2017


Décision Dcc 17-223 du 2 novembre 2017: Sous réserve d'observations, le Code du numérique déclaré conforme à la Constitution

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 21 septembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 22 septembre 2017 sous le numéro 018-C/260/REC, par laquelle Monsieur le président de la République, sur le fondement des articles 117, 120 et 121 de la Constitution, défère à la haute juridiction, pour contrôle de conformité à la Constitution, la loi n° 2017-20 portant code du numérique en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale le 13 juin 2017 ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Marcelline-C. Gbeha Afouda, Monsieur Zimé Yérima Kora-Yarou et Maître Simplice C. Dato en leur rapport ;
Après en avoir délibéré,

Examen de la loi
Considérant que l’examen de la loi déférée révèle que certaines de ses dispositions sont conformes à la Constitution sous réserve d’observations et que d’autres y sont conformes ;
En ce qui concerne les dispositions conformes à la Constitution sous réserve d’observations :
Considérant qu’il ressort de l’examen de la loi que certaines de ses dispositions sont conformes à la Constitution sous réserve d’observations en ce que :
à l’article 13 : 1ère à 2e ligne : le sens de l’expression « contenus égaux » employée dans la disposition n’est pas intelligible, alors qu’elle n’est pas définie à l’article 1er de la loi consacré aux définitions ; que si l’expression utilisée n’est pas erronée, il serait utile de la définir en amont afin de permettre une meilleure compréhension du texte ;
à l’article 41 alinéa 1 : il sied de créer un premier alinéa dans lequel le principe de la prohibition serait énoncé avant le 2ème alinéa qui en tirera les conséquences ; qu’ainsi, le premier alinéa de cet article sera libellé comme suit :
« Les droits exclusifs dans les matières régies par ce code sont prohibés.
Toutes dispositions antérieures de quelque nature que ce soit accordant des droits exclusifs sont abrogées.» ;
à l’article 44 : la disposition semble imprécise ; qu’il sied de la compléter en précisant l’objet des différents régimes juridiques auxquels il est fait allusion ; qu’il y a donc lieu d’écrire : « Les droits, les procédures et les conditions attachés aux différents régimes juridiques applicables aux activités de communications électroniques sont précisés … (le reste sans changement) » ;
à l’article 90 : on ne saurait déterminer la compétence d’une juridiction de droit commun par la gravité du litige ; que l’appréciation de cette dernière peut être source de difficultés dans la pratique; qu’il y a lieu de définir clairement les cas de « litiges graves » dans lesquels le tribunal de commerce serait compétent ;
à l’article 119 : il y a lieu de préciser le lieu de la publication des décisions adoptées par l’autorité de régulation (Journal officiel, site internet …) ;
à l’article 120 : au niveau de la troisième ligne, il y a lieu de remplacer l’expression « appel » par « recours », l’autorité de régulation n’étant pas une juridiction de 1er degré dont les décisions pourraient faire l’objet d’appel ; qu’en outre, pour une meilleure information, il y a lieu de publier les décisions de l’Autorité, non seulement sur son site internet, mais également dans un journal d’annonces légales ; qu’eu égard à ces observations, la disposition est ainsi reformulée: « Sauf lorsque le présent code prévoit d’autres voies ou d’autres modalités de recours, les décisions adoptées par l’Autorité de régulation peuvent faire l’objet d’un recours … dans un délai d’un (01) mois à compter de :
- sa notification aux intéressés pour les décisions individuelles ;
- sa publication dans un journal d’annonces légales et sur le site internet de l’Autorité pour les autres décisions » ;
à l’article 126 alinéa 1 : il n’existe qu’une seule Cour suprême ayant une compétence nationale; qu’il est donc superfétatoire de préciser que c’est devant la Cour suprême du siège de l’Autorité de régulation que le serment des membres du Conseil de régulation serait reçu ; qu’il y a donc lieu de supprimer le groupe de mots « du siège de l’Autorité de régulation » ;
à l’article 126 alinéa 2 : la fonction à exercer étant celle de membre du Conseil de régulation et non celle de « membre de l’Autorité de régulation », le serment à prêter doit indiquer la fonction de « membre du Conseil de régulation » ; qu’il y a donc lieu de remplacer dans la formule du serment le terme « membre de l’Autorité de régulation » par «membre du Conseil de régulation » ;
à l’article 131 alinéa 2 : afin de garantir ses droits fondamentaux, il est nécessaire de veiller à ce que la procédure devant conduire à la révocation du secrétaire exécutif respecte les droits de la défense ; que dès lors, il y a lieu d’écrire : « La décision de révocation du secrétaire exécutif est prise dans les mêmes conditions que celles de sa nomination et dans le respect des droits de la défense. » ;
à l’article 146 alinéa 3 : si les dispositions du droit de la Cedeao et de l’Uemoa sont d’application directe dans les Etats membres, l’applicabilité des obligations qui seraient définies à l’égard des opérateurs dominants des réseaux de communications électroniques n’est plus une faculté à leur égard, mais une obligation; qu’en conséquence, il y a lieu d’écrire : « Toute autre obligation résultant des dispositions du droit de la Cedeao et de l’Uemoa qui sont d’application directe en République du Bénin s’applique à un opérateur dominant » ;
à l’article 173 : sur la deuxième ligne : même observation que sous l’article 120, remplacer «appel » par « recours » ;
à l’article 197 : pour rester conforme à la disposition de la Constitution, il convient de remplacer le groupe de mots «conformément à la législation en vigueur » par « contre juste et préalable dédommagement » ;
à l’article 232 alinéa 2 : sur la deuxième ligne : même observation que sous l’article 120, remplacer « appel » par « recours » ;
à l’article 319 : l’article 318 auquel il est fait référence n’existe pas dans la numérotation ; qu’il convient de revoir la numérotation à partir de cet article 319 qui devient alors Article 318 ; que de même, il y a lieu de revoir également tous les renvois faits à différents articles après l’article 318 ;
aux articles 348 dernier alinéa et 350 alinéa 2 : l’article 348 alinéa 1 auquel il est fait référence prévoit un délai de quinze (15) jours ouvrables pour l’exercice du droit de rétractation ; qu’il convient d’harmoniser les délais prévus par ces articles pour le droit de rétractation du consommateur ;
à l’article 494 alinéa 4 point 2 : la formulation n’étant pas assez intelligible, il y a lieu de réécrire cette phrase pour une meilleure compréhension ;
En ce qui concerne les dispositions conformes à la Constitution
Considérant que toutes les autres dispositions de la loi déférée sont conformes à la Constitution ;

Décide :
Article 1er.- Sont conformes à la Constitution sous réserve d’observations les articles 13, 41, 44, 90, 119, 120, 126 alinéas 1 et 2, 131 alinéa 2, 146 alinéa 3, 173, 197, 232 alinéa 2, 319, 348 dernier alinéa, 350 alinéa 2 et 494 alinéa 4 point 2 de la loi n° 2017-20 portant code du numérique en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale le 13 juin 2017.
Article 2.- Sont conformes à la Constitution toutes les autres dispositions de ladite loi.
Article 3.- La présente décision sera notifiée à Monsieur le président de la République, à Monsieur le président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel.
Ont siégé à Cotonou, le deux novembre deux mille dix-sept,

Messieurs Théodore Holo
Président
Zimé Yérima Kora-Yarou
Vice-président
Simplice C. Dato Membre
Bernard D. Dégboé Membre
Madame Marcelline-C.
Gbèha Afouda Membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. Membre
Madame Lamatou Nassirou Membre.
Les rapporteurs,
Zimé Yérima Kora-Yarou.- Marcelline-C. Gbèha Afouda
Simplice C. Dato.-
Le président,
Professeur Théodore Holo.-

Actualités 15 nov. 2017


Comment soulager une crise hémorroïdaire ?

Les hémorroïdes sont des veines qui entourent l’anus et le rectum. Chaque être humain en possède et à l’état normal, ils ne causent aucun problème et sont indolores. Lorsque les hémorroïdes deviennent douloureux, démangent et/ou saignent, on parle alors de crise hémorroïdaire. Comment soulager une crise hémorroïdaire, l’équipe médicale de « Dis-moi Doc » (une application mobile qui met en contact professionnels de la santé et populations), nous en donne les explications.

Lorsque survient une crise hémorroïdaire, les malades souffrent en silence, tant cette maladie suscite une gêne, vu la nature de la partie du corps concernée. Les hémorroïdes sont des veines qui entourent l’anus et le rectum. Ils ne constituent donc pas une maladie mais une partie de notre anatomie. « Le problème survient lorsque ces veines se dilatent d’une façon anormale et s’extériorisent causant, de ce fait, des douleurs ainsi que plusieurs symptômes gênants » précise l’équipe médicale de « Dis-moi Doc ». Plusieurs facteurs favorisent la crise hémorroïdaire mais d'une manière générale, toute pression trop importante exercée sur les veines hémorroïdes peut entraîner leur congestion.
Il y a des signes qui indiquent la survenue d’une crise hémorroïdaire. Il s’agit notamment des douleurs qui s’intensifient selon le stade d’évolution des hémorroïdes et notamment dans le cas des thromboses (caillots dans les veines).
Au nombre de ces symptômes, précise « Dis-moi Doc », figurent les démangeaisons anales : « c’est le besoin de se gratter qui survient lors de la poussée hémorroïdaire. Ils sont généralement très embarrassants ». Il y a également les saignements. Il s’agit d’un sang de couleur rouge vif qui accompagne les selles et peut être observé directement sur le papier toilette. Il y a un prolapsus, c’est-à-dire l’extériorisation des hémorroïdes en dehors de leur place normale. A en croire ces spécialistes de la santé, « même une intervention manuelle ne suffit pas pour les faire rentrer ». Un autre signe qui fait penser à la crise hémorroïdaire est cet inconfort dans la position assise. Ce sont des douleurs qui surviennent en position assise à cause de la force exercée sur l’abdomen. Quand ces signes apparaissent, un traitement s’impose mais avant, il est nécessaire de consulter un spécialiste de la santé (médecin ou pharmacien) pour se faire indiquer un traitement approprié.

Veiller à une hygiène anale impeccable

Au-delà du traitement que pourrait indiquer le spécialiste de la santé, « Dis-moi Doc » prodigue quelques conseils de base. Il est question, entre autres, de veiller à maintenir une hygiène anale impeccable, prendre un bain ou une douche chaque jour. Pas besoin d’utiliser quotidiennement du savon. Il est important que la zone enflammée ne s’infecte pas. L’équipe recommande également de limiter l’utilisation du papier toilette, d’utiliser des lingettes pour bébé ou un papier toilette imbibé d’eau. Le malade peut aussi appliquer du froid, en cas de douleur ou de démangeaisons. Autrement dit, il faut appliquer des compresses froides au niveau anal plusieurs fois par jour.
De même, elle recommande de « faire des bains de siège avec de l’eau froide, l’eau chaude provoquerait une vasodilatation qui pourrait accentuer la crise ».
Sur le plan vestimentaire, l’équipe conseille le port de sous-vêtements de coton qui permettront l’évacuation de l’humidité contrairement aux tissus en fibres synthétiques ou autres. Au plan alimentaire, certains aliments qui peuvent irriter les muqueuses sont à éviter ; c’est le cas par exemple du café (même décaféiné), de l’alcool, du thé, de la moutarde forte, du piment fort et autres épices. L’équipe conseille un régime végétarien jusqu’à la disparition des symptômes.
Par ailleurs, les malades doivent éviter les efforts pouvant augmenter la pression dans les veines, lever des objets lourds, trop forcer en allant à la selle.
A en croire les spécialistes de « Dis-moi Doc », « les crèmes ou pommades à base de corticoïdes qui ont un effet anti-inflammatoire puissant apportent un soulagement rapide ». De même, de nombreuses préparations locales anti hémorroïdaires sont disponibles et en vente libre en pharmacie en pommade, crème, suppositoire (si l’introduction de ce dernier n’est pas trop douloureuse). Ils peuvent être accompagnés d’un traitement oral bien que celui-ci ne soit pas indispensable. En cas de complications, des traitements plus lourds existent.
Il s’agit ici d’injections sclérosantes ou même d’intervention chirurgicale pour effectuer un hémorroïdectomie. Dans tous les cas, il est conseillé de toujours faire rexours aux spécialistes de santé en cas de crise hémorroïdaire pour savoir la conduite à tenir?

Santé 14 nov. 2017


3e édition de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques: Promouvoir des mesures de prévention simples

Du 13 au 19 novembre, le Bénin comme les autres pays du monde célèbre la troisième édition de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques sur le thème : «Demandez conseil à un professionnel de santé qualifié avant de prendre des antibiotiques». Au cours de cette période, les populations seront sensibilisées sur les causes de la résistance de certaines maladies aux antibiotiques et l’état de veille à observer.

« Face aux infections bactériennes, les antibiotiques sont devenus incontournables, de nos jours, dans notre système de santé », a souligné le ministre de la Santé, Dr Alassane Séidou, dans sa déclaration à l’occasion de la célébration de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques. Or, l’abus ou le mauvais usage de ces antibiotiques crée des résistances en créant d’autres infections plus sévères. Cette résistance aux antimicrobiens notamment aux antibiotiques constitue l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale et le développement. Il explique que la résistance aux antibiotiques atteint désormais des niveaux dangereusement élevés dans toutes les régions du monde. De nouveaux mécanismes de résistance apparaissent et se propagent, compromettant la capacité à traiter les maladies infectieuses courantes. Pour un nombre croissant d’infections, comme la pneumonie, la tuberculose, la septicémie et la gonorrhée, le traitement devient plus difficile, voire impossible parfois, du fait de la perte d’efficacité des antibiotiques.
« La résistance aux antibiotiques entraîne une prolongation du temps d’hospitalisation des malades, une augmentation de la charge financière pesant sur les familles et la société ainsi qu’une hausse de la mortalité globale », déplore-t-il.
On estime à plusieurs millions, le nombre de décès lié à la résistance aux antimicrobiens, même si l’ampleur du problème notamment, son incidence réelle et son coût socio-économique restent encore mal connus dans les pays africains dont le Bénin, ajoute-t-il. Si rien n’est fait d’ici à 2050, se désole-t-il, la résistance aux antibiotiques pourrait entraîner 10 millions de décès chaque année et une réduction de 2 à 3,5% du produit intérieur brut.

Causes des résistances aux antibiotiques

Selon la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), Margaret Chan, l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens est une crise sanitaire mondiale. La médecine perd de plus en plus d’antimicrobiens d’usage courant à mesure que la résistance des agents pathogènes s’accroît. Les traitements de deuxième intention sont moins efficaces, plus coûteux, plus toxiques et parfois très difficiles à administrer. Et les stocks sont insuffisants pour nombre d’entre eux. Certaines bactéries sont naturellement résistantes à des antibiotiques, a-t-elle démontré, alors que d'autres peuvent devenir résistantes à la suite de la mutation de certains de leurs gênes lorsqu'ils sont exposés à un antibiotique. Cette résistance, naturelle ou acquise, peut se propager à d'autres espèces bactériennes étant donné que le matériel génétique d'une bactérie peut facilement passer de l'une à l'autre, même s'il s'agit d'espèces différentes.
La prescription trop fréquente d'antibiotiques à large spectre, au lieu d'antibiotiques mieux ciblés, dans le cadre d'un diagnostic plus précis ; l'utilisation inadéquate par le patient, qui ne respecte pas la posologie ou la durée du traitement, ce qui signifie que certaines bactéries peuvent survivre et devenir résistantes.
Il est biologiquement inévitable, souligne-t-elle, qu’un organisme évolue et mute pour survivre. En conséquence, quand un nouvel antibiotique apparaît sur le marché, il sera uniquement efficace pour une période donnée. Et ce, jusqu’à ce que la bactérie en cause soit suffisamment résistante pour que cet antibiotique devienne inopérant. La principale cause de résistance aux antibiotiques chez les humains demeure l'utilisation d'antibiotiques dans la médecine humaine et les antibiotiques utilisés dans la production de denrées alimentaires contribuent très peu au problème. Le problème de la sur- prescription touche aussi l’élevage, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire, en particulier lorsque des quantités massives d’antibiotiques sont utilisées non pour traiter des animaux malades mais pour stimuler la croissance. L’usage systématique des antibiotiques à des niveaux sous-thérapeutiques tue les bactéries les plus fragiles mais laisse les plus résistantes survivre. Les éleveurs qui travaillent au contact de bovins, de porcs ou de volailles infectés par des bactéries résistantes aux médicaments sont exposés à un risque accru de colonisation ou d’infection par celles-ci. Et les humains qui consomment des aliments contenant des bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent eux-mêmes contracter une infection résistante.

Des solutions impératives

Les manifestations de la Semaine mondiale visent à mieux faire connaître le problème de la résistance aux antibiotiques, a indiqué Alassane Séidou. Elles seront également une occasion pour promouvoir des mesures simples de prévention des infections notamment l’hygiène associée aux soins.
A cet effet, le ministre de la Santé a invité chaque partie prenante à jouer sa partition. Il a demandé aux populations de n’utiliser les antibiotiques que lorsqu’ils ont été prescrits par un médecin ou un professionnel qualifié. Aussi doivent-ils respecter la posologie des antibiotiques et éviter l’automédication sous toutes ses formes. De même, il revient aux professionnels de la santé humaine, de respecter les protocoles et recommandations de bonne prescription des antibiotiques.
Quant aux acteurs de santé animale, ils ne donneront des antibiotiques aux animaux que sous contrôle vétérinaire et doivent renforcer la vaccination.
Le ministère de la Santé, lui, s’est engagé en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers à la mise en place d’un plan d’action national pour combattre la résistance aux antimicrobiens et renforcer la mise en œuvre des mesures de prévention et de contrôle des infections.
Le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens (Ram) fixe, pour sa part, cinq objectifs stratégiques. Il s’agit d’améliorer la sensibilisation, renforcer la surveillance et la recherche, réduire l’incidence des infections, utiliser ces médicaments à bon escient et assurer des investissements durables, y compris en matière de recherche-développement pour les produits de remplacement et l’amélioration des outils de diagnostic?

Santé 14 nov. 2017


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