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Le journaliste et auteur franco-ivoirien Serge Bilé, de passage à Cotonou, il y a quelques jours, a partagé avec le public son message d’exhortation pour une prise de conscience des Noirs. Diaspora, pouvoirs publics et forces vives de l'Afrique, constituent la cible que l’auteur de « Noir dans les camps nazis » voudrait voir se réveiller et éveiller une autre race d’Africains. Il en parle dans cet entretien.
La Nation : Serge Bilé, vous êtes auteur d'une vingtaine d’ouvrages et de plusieurs enquêtes sur les camps de concentration. Qu'est ce qui vous a le plus marqué pendant vos recherches ?
Serge Bilé : Ce qui m’a le plus marqué c'est la foi de ces gens- là qui ont vécu l'enfer dans les camps de concentration. C'était terrible ! Il y avait des gens qui étaient morts, beaucoup d'Africains ont péri, beaucoup de Juifs aussi. Malgré tout, certains ont survécu. Trois ou quatre que j'ai pu voir, notamment un qui s'appelait Dominique Mendi qui a quitté le Sénégal. Un autre s'appelait John William, son nom d'artiste, mais son vrai nom ivoirien c'est Yao. Ces gens ont vécu des choses terribles. Ils sont passés de 90 kilogrammes à 10 kilogrammes comme masse corporelle. Vous voyez ils ont vécu des choses extrêmement terribles et malgré ça, ils sont restés humains, ils sont restés droits, ils sont restés fiers. Je les ai rencontrés 60 ans après et ils étaient extrêmement heureux que quelqu'un leur ait tendu le micro pour qu'enfin ils puissent raconter cette histoire. Dire que nous les Noirs qui avons souffert dans ces camps, n'étaient pas beaucoup moins nombreux que les autres. Nous avons souffert dans ce camp et ce n'est pas normal qu’on ne l’ait jamais dit. Et que justement le fait de le dire, c'est aussi honorer la mémoire de ces gens-là.
C’est ce qui vous fait dire que le nazisme a vu le jour sur la terre africaine ?
Beaucoup d'historiens ne veulent pas entendre parler de la terre africaine. Parce que pour eux, tout est né en Allemagne, tout est né en Europe. C’est faux ! Les premiers camps de concentration ont été construits par les Allemands vers 1905 en Namibie, parce que c'était l'une de leurs colonies. Ils avaient donc à faire avec un peuple qui leur résistait et il a fallu le dominer. Ils ont construit des camps de concentration avec les mêmes choses. Des gens qui étaient marqués au fer rouge, des gens qui étaient affamés, qui étaient pendus lorsque certains d’entre eux essayaient de se rebeller. Toutes sortes d'ignominies, y compris des expériences médicales, étaient faites sur ces gens-là. Donc naturellement, ces premiers camps de concentration allemands ont été créés d'abord en Afrique.
Comment expliquer alors le silence sur un pan aussi important de l’histoire africaine ?
Moi, j'ai souvent envie de dire que le reflexe le plus simple chez nous, serait d'accuser les autres. Oui, on dit les Blancs, ils cachent des choses. Après tout, l'histoire est aussi un enjeu de pouvoir, un enjeu de mémoire, un enjeu de toutes sortes de choses économiques, quelques fois. Donc c'est normal qu'ils privilégient leur histoire. Moi, je dis toujours que l'histoire est écrite par le vainqueur. Le vainqueur ne s’intéresse qu’à sa propre souffrance. Celle des autres, il n’en rien à faire. Au lieu de s'en prendre aux autres, on devrait d'abord se retourner vers nous-mêmes, pour dire : mais est-ce que nous avons fait un travail? Est-ce que nos historiens, nos chercheurs au-delà des thèmes habituels sur lesquels ils travaillent, est-ce qu'ils ont fait ce travail de recherche sur des pans d'histoire qui concernent les Noirs ? Donc peut-être si on se pose la question par rapport à nous-mêmes, là on commence à les voir répondre différemment. Tant que nous ne chercherons pas, tant que ne comprendrons pas que nous les lions ont besoin de leur propre histoire, c'est une histoire de chasseur qu’on va continuer à glorifier. Et donc là, nous sommes une génération qui aujourd'hui veut prendre à bras-le-corps ce problème pour écrire notre histoire. Et cette histoire-là, on n’a pas besoin des autres pour l'écrire. Donc il faut y aller.
Pourquoi avoir décidé de déterrer ce pan de l’histoire de l’Afrique peu connu, si non pas du tout connu du grand public?
Si vous le permettez, je vais repartir très loin. Moi je suis né en Côte d’Ivoire, j’avais 13 ans quand je suis allé en France, j’ai grandi en France. J’ai fait une maîtrise en allemand ensuite une école de journalisme. J’ai commencé à travailler à France Télévision. Un jour, dans mon affectation, je suis allé travailler en Guyane où j’ai présenté le journal télévisé pendant un an. C’est là qu’on m’a dit qu’il y a des descendants d’esclaves africains qui vivent au milieu de la forêt amazonienne et qui sont restés africains comme autrefois. Je prends la pirogue pendant deux heures et je débarque en pleine forêt amazonienne dans un petit village. Je tombe alors sur les descendants des esclaves dahoméens, ghanéens et ivoiriens qui sont exactement comme au temps de l’esclavage avec les mêmes traditions, ces traditions que vous avez même oublié au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Ghana. Donc j’ai décidé ce jour-là de réaliser un film sur eux, d’organiser un voyage pour qu’ils fassent le retour en Afrique. C’est depuis ce jour-là que je me suis dit: ce n’est pas normal que nous Africains, nous ayons une histoire que nous ne connaissons même pas, des pans de l’histoire que nous ne connaissons même pas. A partir de cette histoire-là, de ce film-là, j'ai décidé de travailler sur la question des Noirs et sur la question des éléments d'histoire que nous ne connaissons pas.
Et après ?
De la Guyane, je suis arrivé aux Antilles, en Martinique où on m'a demandé de venir présenter le journal télévisé et là, je rencontre une femme qui me raconte qu’elle a écrit un roman sur une servante antillaise pendant la guerre mondiale et qui a été déportée dans les camps de concentration. Une histoire qu'elle dit avoir trouvé intéressante et moi, je me suis dis mais, ici au-delà du roman on pouvait retrouver la trace d'Africain, d'Antillais qui ont été déportés et sont des Noirs américains et est-ce qu’il s’agit de ça réellement ? C’est pourquoi j'ai commencé à chercher et en cherchant j'ai retrouvé la trace d'un Sénégalais qui est encore vivant, un Ivoirien encore vivant, des Allemands noirs qui vivaient donc en Allemagne sous Hitler. J'ai continué à rechercher, c'est comme ça j'ai fait d'abord un documentaire en 1994. Un an après ce documentaire, j'ai fait un autre documentaire sur les esclaves d'origine dahoméenne, ghanéenne, ivoirienne. J'ai fait aussi un documentaire sur les rescapés noirs des camps de concentration, mais ça n'a intéressé personne.
Vous avez abattu un travail titanesque, mais vous semblez déçu par l’accueil qui lui a été réservé !
Il faut être franc, je dis : l'histoire des Noirs, c'est un vrai problème qui se pose à nous-mêmes, et quand je dis nous et bien à nos responsables politiques d'abord parce que, on ne peut enseigner l'histoire des Noirs, on ne peut la connaître que si elle est enseignée à l'école. C'est l'école qui doit être le premier vecteur pour pouvoir permettre à nos jeunes de connaitre cette histoire, de mieux la connaître. Et ça, le véritable appel qu'il faut lancer, c'est d'abord aux hommes politiques : qu'est-ce que vous faites pour que nos livres et nos histoires, pour que nos livres qui parlent de nous entrent dans le programme scolaire ? Lorsque nos élèves au Bénin, en Côte d’ivoire étudient la seconde Guerre mondiale, la déportation, le Nazisme, pourquoi ne pas prendre des exemples avec des gens qui leur ressemblent pour qu'ils comprennent mieux, pour qu'ils saisissent mieux ? Parce qu'on comprend la souffrance des autres, quand on passe aussi par la nôtre. Je pense qu'ils vont adhérer encore plus, comprendre la souffrance des six millions de Juifs qui ont été exterminés, quand ils sauront que quelques milliers ou bien quelques centaines de Noirs qui ont été déportés ont souffert le même martyre. Donc il faut trouver des biais, par le local, le biais aussi ethnique pour pouvoir entrer dans l'histoire.
Et la seconde Guerre mondiale, c'est l’occasion à travers un livre comme celui-là de pouvoir l’appréhender différemment, le regarder différemment. Et donc le vrai, le véritable appel que je pourrai lancer, c’est à nos ministres de l'Education nationale que ce soit au Bénin, au Togo, en Côte d’ivoire ou ailleurs, de faire en sorte que les livres qui retracent nos histoires soient dans les programmes scolaires; nos histoires qui concernent justement la marche du monde dans laquelle nous avons joué un rôle spécifique, que nos histoires entrent aussi dans les programmes scolaires?

La séance tenue samedi 11 septembre dernier à la Présidence de la République entre les grévistes de la santé et le Gouvernement, sous l’autorité du président de la République a permis de trouver des solutions aux revendications, objet de la grève dans le secteur depuis plus de deux mois.
Echanges, explications, confessions, révélations, conciliations… La séance de travail entre le chef de l’Etat et les représentants des travailleurs du secteur de la santé en grève a permis de faire des bonds qualitatifs qui augurent de lendemains meilleurs mais aussi et surtout d’une imminente sortie de crise et donc d’un fonctionnement normal des hôpitaux publics.
Plus rien ne devrait désormais justifier la poursuite du mouvement de grève après cette séance de travail au terme de laquelle, le président de la République a conclu que Gouvernement et grévistes sont « tellement en phase ».
Mais pour la levée du mot d’ordre de grève, il faudra patienter, le temps pour les deux parties de signer d’ici là le protocole résumant les conclusions de cette séance. Aussi devra-t-on attendre qu’Adolphe Houssou et ses pairs de l’intersyndicale rendent compte des avancées obtenues à leur base avant toute décision. Ce qui est certain, c’est que les deux parties sont parties satisfaites de la séance, ce qui fait dire au ministre de la Santé, Alassane Séidou qu’« il y a une évolution positive », alors que de son côté, Adolphe Houssou soutient : « Nous sommes sortis avec satisfaction. Le chef de l’Etat a bien communiqué avec nous. La concertation ne va pas durer. Nous mettrons le week-end à profit pour communiquer avec notre base ».
Sur la première préoccupation, celle relative aux primes de risque et de motivation, le consensus n’a pas tardé à se faire. Les syndicalistes ayant souhaité par exemple que certaines des primes exigées ne soient pas saucissonnées mais payées en bloc, « afin d’en constater l’effectivité », il a été demandé au ministre des Finances de tenir compte de leurs exigences. L’un dans l’autre, les primes dues seront payées, assure le président Patrice Talon qui s’engage à ce qu’avant 2019, toutes ces questions soient conjuguées au passé. De quoi donner le sourire aux porte-parole des travailleurs qui ont d’ailleurs salué le pragmatisme du chef de l’Etat, la sincérité de son discours et la courtoisie de son verbe.
Sur le second point, celui relatif à la prise en compte des travailleurs au sein du comité chargé des réformes dans le secteur de la santé, le président Patrice Talon a montré aux syndicalistes que leur revendication n’était pas fondée et que le Gouvernement ne peut être que de bonne foi dans ses prévisions, face aux nombreux maux qui minent le secteur. Maux que ces responsables syndicaux n’ignorent d’ailleurs pas et ont amplifié par de nombreuses révélations sur les pratiques peu catholiques dans le secteur. Mais les amendements à proposer seront prises en compte tant qu’elles seront pertinentes, s’est engagé le chef de l’Etat. Les autres revendications des travailleurs qui tiennent pour l’essentiel à des préoccupations d’ordre administratif n’ont pas été occultées. Les ministres en charge de la Santé, de la Fonction publique et des Finances y donneront suite et prendront les arrêtés subséquents?
J. F. M.

Il aura fallu, samedi 11 novembre dernier à la Présidence de la République, un face-à-face entre le chef de l’Etat et les agents de la santé en grève pour faire avancer les négociations en vue de l’arrêt du mouvement de débrayage qui paralyse le secteur depuis plus de deux mois. A cette occasion, les langues se sont déliées et le président Patrice Talon a fait entendre à ses hôtes ses vérités et ses observations.
Le mouvement de grève déclenché depuis le 30 août dernier dans le secteur de la santé connaîtra sa suspension dans les jours à venir. Un accord entre les travailleurs et le Gouvernement a été trouvé au terme d’une séance de travail conduite par le chef de l’Etat, samedi 11 novembre dernier à la Présidence de la République. Avec à ses côtés certains membres du gouvernement, le président Patrice Talon a écouté et échangé avec les grévistes de la santé. La séance a permis également de discuter des points de discorde et de sonder les possibles solutions pour un dégel de la crise qui a pénalisé, deux mois durant, malades et usagers des hôpitaux publics.
« Je ne voudrais pas me substituer aux ministres, mais je veux entendre par moi-même et comprendre les réelles motivations de la persistance du mouvement de grève. Depuis que le mouvement a repris, nous ne manquons de faire des efforts nécessaires, les efforts à notre portée pour satisfaire vos préoccupations. Mais, la situation ne s’améliore et je ne peux rester longtemps insensible à ce dialogue de sourds », a introduit le chef de l’Etat. « J’ai souhaité vous rencontrer pour mieux apprécier par moi-même les points de blocage de ce mouvement préjudiciable à la vie, à la bonne harmonie dans notre pays et qui commence à être caractéristique du secteur », relance-t-il ensuite avant de laisser le soin aux ministres en charge de la Santé et de la Fonction publique de présenter le tableau des revendications et des diligences accomplies vis-à-vis des travailleurs de la santé.
Ces deux points ont révélé que des avancées ont été faites depuis le début du mouvement de protestation. Plusieurs des revendications essentielles des travailleurs de la santé ont été prises en compte, même si des désaccords subsistent.
Même du côté des syndicalistes, Adolphe Houssou, porte-parole de t’intersyndicale, apprécie les efforts du gouvernement et ne cache pas son étonnement face à certaines informations jusque-là inconnues de lui.
Pour le chef de l’Etat, ce qui relève des droits réels incontestables des travailleurs comme les arriérés non payés mais payés aux autres catégories d’agents de la Fonction publique et les deux primes (de motivation et de risque) seront réglés par le Gouvernement. Mais au passage, il rappelle aux grévistes que depuis « dix-huit mois, le gouvernement a instruit pour donner satisfaction aux droits non satisfaits des travailleurs ». Rien qu’au niveau du secteur de la santé, « nous avons payé près de 18 milliards de rattrapage », a-t-il annoncé.
Sur les douze ou dix-huit mois à venir au plus, promet le président de la République, le gouvernement soldera les arriérés de primes dus aux travailleurs de la santé. Seulement, prévient-il, « le débiteur qui a la meilleure volonté d’honorer ses dettes ne peut rien d’autre que de les honorer sur les moyens dont il dispose. Nous ne pouvons pas aller au prêt pour payer des salaires. Nous sommes tenus de planifier. Parfois, la volonté politique n’a pas les moyens de se manifester à travers les paiements d’ordre financier », a aussi expliqué le président.
« C’est immoral, illégal et illégitime »
« Vous inscrivez comme motif de grève le fait que le Gouvernement exprime une intention d’opérer des réformes dans le secteur et met en place une commission qu’il a composée à son goût et cela relève de ses prérogatives. Vous êtes informés du contenu des propositions qui sont en cours et vous estimez que le contenu de ces réformes n’est pas conforme à l’intérêt général des acteurs et pour ce fait, vous déclenchez un mouvement de grève. C’est immoral, illégal et illégitime. Ce qui est annoncé, ce qui veut être fait, même si cela peut être contraire à vos aspirations, ce qu’il vous est permis de faire, c’est de vous opposer. Vous pouvez aller en grève quand les réformes seront mises en œuvre et que ses effets vous seront préjudiciables ou selon vous, préjudiciables au secteur ou à l’intérêt général. Mais tant que ce n’est pas mis en œuvre, cela demeure une intention, un projet. Vous ne pouvez pas condamner quelqu’un pour une intention de faire. Attendez au moins qu’il y ait un début d’exécution. C’est en cela que je disais que je ne comprends pas votre grève, où on abandonne des patients parce que le gouvernement a annoncé qu’il y aura des réformes. Or tout le monde sait que le secteur va mal, que vous travaillez dans de mauvaises conditions, que le secteur est mal administré, que les hôpitaux sont mal gérés, que dans le pays, il y a la pagaille… ». Avant d’introduire le second point à débattre avec les représentants de l’intersyndicale des travailleurs de la santé, le président Patrice Talon a exprimé sa désapprobation au sujet des griefs portés par les syndicalistes contre la commission mise en place pour connaître des réformes dans le secteur.
« Personne n’est infaillible. Tout est perfectible. Concédez au Gouvernement que l’intention est bonne et qu’il y a des choses à corriger. Vous dites que vous avez des observations à faire et qu’on ne vous entend pas. C’est un procès d’intention. Vous demandez qu’on prononce la suspension des travaux de la commission chargée des réformes. Est-ce que vous estimez qu’une telle demande est légitime ? », s’est-il interrogé aussi. Pour le président de la République, il n’est pas du rôle des syndicats de faire des réformes, mais de suggérer ou de faire des recommandations. « Vous ne pouvez pas dans votre rôle nous demander de surseoir à ce qui est de notre prérogative et qu’à défaut, vous débrayez et vous laissez les gens mourir. Je voudrais comprendre pourquoi vous êtes si suspicieux de la bonne foi du gouvernement. Donnez-nous l’occasion de prendre en compte ou non vos amendements avant de nous accuser de mauvais gouvernants et avant d’arriver à la phase ultime qui tue nos concitoyens. Attendez de constater que nous mettons en œuvre des réformes préjudiciables pour le secteur », a aussi déclaré le président Patrice Talon?

Comme elle en a l’habitude chaque année, la Haute école de commerce et de management (Hecm) a célébré la dix-neuvième édition de l’excellence. La cérémonie s’est déroulée, samedi 11 novembre 2017 à Cotonou, et a permis aux responsables de cet établissement privé d’enseignement supérieur de distinguer ses meilleurs étudiants en master, licence et Bts au titre de l’année académique 2016-2017.
L’excellence se célèbre. C’est ce qui a inspiré le promoteur de la Haute école de commerce et de management (Hecm), Bonaventure Natondé Aké, à organiser, encore au titre de l’année académique 2016-2017 la dix-neuvième édition de la soirée de l’excellence pour célébrer ses meilleurs étudiants.
Justifiant l’organisation de la soirée, le directeur général par intérim de Hecm, Albert Chincoun, a indiqué qu’au dernier examen national de licence session de 2017, l’établissement a enregistré 329 admis sur 340 présentés. Ce qui place cette université privée en bonne place dans le classement national. Mais les autorités n’entendent pas dormir sur leurs lauriers. Déjà, des dispositions sont prises pour renforcer l’effectif du corps professoral afin d’améliorer les résultats à venir. A cet effet, l’école a recruté dix nouveaux titulaires de doctorat qui se sont engagés pour de meilleurs résultats après avoir reçu des consignes à l’occasion. Selon le promoteur Bonaventure Natondé Aké, c’est pour améliorer la qualité de la formation que son école a recruté ces enseignants avec un statut de permanent. « Hecm, c’est non seulement former mais aussi bien former », a-t-il assuré ajoutant qu’il ambitionne de disposer de plus de 60 % d’enseignants permanents.
Après la phase de remise des diplômes de masters, de licence et de Bts dans différentes filières, Claudia Aïzannon, porte-parole des lauréats, n’a pas manqué de souligner le dévouement dont fait preuve le fondé de l’école à l’égard de la jeunesse. Elle a convié ses camarades à honorer l’école et ses autorités à travers la rigueur, le sérieux dont ils feront preuve dans leur vie professionnelle.
Préférer l’auto-emploi
Cosme Goundété, expert comptable et parrain de la dix-neuvième promotion des diplômés de Hecm, a salué les efforts fournis par cet établissement. Pour lui, ses protégés ne doivent attendre l’emploi de personne. Ils doivent ressembler à Bonaventure Natondé Aké et à lui-même, étant donné qu’ils ont tous deux leurs propres entreprises. Une manière de les exhorter à l’auto-emploi. Aussi les a-t-il baptisés « Promotion entrepreneuriale Cosme Goundété Hecm ». Si le marché de l’emploi est saturé, celui de l’auto-emploi reste encore inexploré et regorge de beaucoup de potentialités et de possibilités, a précisé le parrain. Car pour lui, le chômage défini comme une activité involontaire n’existe pas, conçoit-il. Le chômage, rectifie-t-il, est une série de renonciations, de pertes d’opportunités et donc une inactivité volontaire.
Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Josué Azandégbé, directeur adjoint de cabinet, a félicité Hecm pour ses résultats qui témoignent, selon lui, du sérieux et de la rigueur dans la formation et surtout du respect des normes en matière d’enseignement supérieur. Il en veut pour preuve la qualité et le taux d’employabilité de ses diplômés.
En dehors des ordinateurs plus imprimante dont ont été gratifiées les deux dames majors en master (Claudia Aïzannon) et en licence (Aïchatou Nonvidé), deux motos ont aussi été offertes à deux étudiants et des réductions accordées sur les frais de scolarité aux meilleurs étudiants. A cela s’ajoutent les stages rémunérés accordés par les partenaires de Hecm au profit des étudiants méritants.

Depuis quelques jours, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, est l’hôte des populations des différentes communes sous sa tutelle. C’est dans le cadre de sa tournée statutaire. L’occasion lui permet de s’enquérir de leurs préoccupations et de les sensibiliser sur l’opération de Recensement administratif à vocation d’identification des populations (Ravip).
Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a entrepris, jeudi 9 novembre dernier, sa tournée statutaire au titre de 2017 dans les communes relevant de sa juridiction, conformément aux textes régissant la décentralisation au Bénin. Après Sinendé et Bembèrèkè, ce sont les communes de Tchaourou et de Parakou qui l’ont accueilli, vendredi 10 novembre dernier. Il mettra le cap sur celles de N’Dali, Pèrèrè, Nikki et Kalalé, jeudi 16 novembre prochain.
Grâce à cette descente sur le terrain, le préfet a eu l’occasion de s’imprégner du fonctionnement des administrations de ces communes, ce qu’elles ont réalisé comme œuvres au profit de leurs administrés. Les défis qui les attendent n’ont également pas été occultés. Ainsi, il a noté que ces communes tiennent régulièrement leurs sessions. Elles ont aussi réalisé un certain nombre d’infrastructures socio-économiques et marchandes.
D’une commune à l’autre, les préoccupations exposées au préfet et aux membres de sa délégation sont pratiquement les mêmes. Dans le domaine de l’éducation, on déplore l’insuffisance en enseignants qualifiés et en infrastructures. Les hôpitaux manquent d’ambulance et de personnel qualifié. Au plan sécuritaire, les unités des forces de sécurité publiques installées dans les communes souffrent d’effectif, de moyens roulants et n’ont pas de locaux. L’extension du réseau électrique dans tous les arrondissements et localités à grande agglomération reste également une préoccupation majeure pour les élus et leurs populations. Il en est de même pour l’approvisionnement en eau potable. A ces besoins, il faut ajouter la dégradation des routes et des pistes rurales, les conflits frontaliers et le bradage de certains domaines communaux ou municipaux, ainsi que la mobilisation des ressources financières.
En fonction de leurs domaines d’intervention, les directeurs des structures déconcentrées de l’Etat ont tenu à rassurer les populations. Pour ce faire, ils ont évoqué les projets et les réformes que le gouvernement envisage pour améliorer leurs conditions de vie et de travail.
A leur suite, le préfet a salué les efforts fournis par les maires et leurs conseillers. Il les a exhortés à une gestion administrative efficiente qui respecte les principes de la bonne gouvernance locale. Djibril Mama Cissé leur a réitéré son engagement à les accompagner et à soutenir toutes leurs actions qui concourent au développement de leurs communes, à travers une tutelle apaisée. A Bembèrèkè où des membres du Conseil communal ont enclenché le processus de destitution du maire Yarou Gounou, il a promis de s’occuper du dossier, à la fin de sa tournée.
Le préfet a ensuite mis l’accent sur le phénomène de la grossesse en milieu scolaire et celui du mariage précoce des filles dans le département du Borgou. Il n’a pas occulté le cas des enfants sans acte de naissance.
Par rapport à l’opération du Ravip qui se déroule actuellement, le préfet a appelé les populations à se mobiliser pour sa réussite totale. Outre ses objectifs, il leur a présenté les nombreux avantages qu’elles pourront en tirer?

Un spectacle de musique a agrémenté, vendredi 10 novembre dernier, le début de week-end dans la cité des Kotafon. Le concert s’inscrit dans le cadre d’un programme intitulé « Caravane de la Toussaint », lancé le vendredi 4 novembre dernier à Abomey dans le Zou.
Sur le podium installé au stade municipal de Lokossa, vendredi 10 novembre dernier dans le cadre de la première édition de la Caravane de la Toussaint, ont défilé des artistes tels que Riss Cool Junior venu d’Abomey, Allèzé Détonfo de Lokossa et Anna Fambo qui s’est déplacée de Dogbo. Ils étaient au total une trentaine de musiciens sélectionnés dans diverses localités du Mono et du Couffo. Du « gogohoun » au rap-Rnb, en passant par les rythmes « toba », «soyoyo » et autres sonorités de musique tradi-moderne, les artistes et leurs danseurs ont tenu en haleine, jusqu’à l’aube, les mélomanes qui criaient parfois « bisser, bisser ».
Avant leur prestation proprement dite, la plupart des musiciens s’annonçaient depuis leur loge par l’interprétation, a cappella, de quelques titres à succès de la discographie des artistes béninois décédés. Le mérite de ces derniers, selon les organisateurs du concert, est d’avoir balisé la voie à la promotion de la culture béninoise, avant de quitter la scène les pieds devant. Cette phase préliminaire chargeait l’ambiance du spectacle d’intenses émotions et permettait aux vedettes de la soirée de témoigner leur attachement à tel ou tel autre artiste défunt. Riss Cool Junior, par exemple, a pu démonter sa maîtrise du timbre vocal et des gestes scéniques de son mentor, le défunt Riss Cool. Il ira jusqu’à s’agenouiller devant un poster gravé de quelques défunts, précisément en face de l’image de son idole, pour demander son « accompagnement spirituel ». Riss Cool Junior n’a pas manqué de fustiger les ravages de la mort dans les rangs des acteurs de la musique.
L’artiste Monje fera, quant à lui, monter d’un cran la charge d’émotion avec une composition de Gnonnas Pedro, fils de Lokossa. Mais Allèzé Détonfo et beaucoup d’artistes du Mono ont su rassurer, à travers leurs prestations, que la relève est assurée.
Avant l’étape de Lokossa, la Caravane de la Toussaint qui est à sa première édition, avait marqué un arrêt à Azovè, arrondissement de la commune d’Aplahoué, dans le Couffo. Elle se déploiera dès le 24 novembre prochain dans le Septentrion.
A l’instar des familles biologiques, le monde de la culture entend ainsi prendre part, chaque année, à la célébration de la fête des morts, en début du mois de novembre. Le poster de la caravane rappelle, entre autres acteurs disparus du monde la culture, GG Vikey, Affo Love, Zouley Sangaré, Marcelline Aboh alias Détin Bonsoir, et quelques autres humoristes et anciens animateurs de radio comme Dah Badou?

Le Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (RAVIP) est depuis son lancement dans sa phase de mise en œuvre avec quelques difficultés que le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement est allé constater dans le cadre de sa tournée de supervision dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Occasion également pour lui de sensibiliser les conseillers communaux sur le rôle qui est le leur dans l’adhésion des populations à cet important outil de développement.
Abdoulaye Bio Tchané s’est porté vers les populations pour constater l’effectivité du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (RAVIP) lancé le 1er novembre dernier sur toute l’étendue du territoire national. A Tanguiéta et à Natitingou, il est allé sur les sites d’enrôlement des citoyens pour s’imprégner des réalités et difficultés auxquelles sont confrontés les agents en charge de l’opération. A divers endroits il a noté une forte mobilisation des populations notamment des femmes.
Le RAVIP, a-t-il avancé, est un instrument qui va régler de nombreuses difficultés observées au quotidien par les populations. Il tend à moderniser la gestion du registre de la population et à offrir à tous la chance de disposer d’actes susceptibles de leur faciliter la tâche devant l’administration publique, assure-t-il. Tout en relevant que les conseils communaux ont tout à gagner de cette opération en s’impliquant dans la mobilisation de leurs administrés.
Rassuré quant à l’effectivité de l’opération, le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, a indiqué toutefois qu’on ne peut se réjouir des résultats au regard des plaintes portées à sa connaissance tout au long de son périple. Promettant que ces difficultés vont être remontées au niveau de l’Agence nationale de Traitement (ANT) pour des solutions appropriées.
Politique 12 nov. 2017

Ce vendredi 10 novembre, est un jour d’action de grâce pour le frère Melchior, le professeur Albert Tévoèdjrè qui souffle ses 88 bougies. Le patriarche a animé, ce jeudi, une conférence de presse à Porto-Novo, pour annoncer l’achèvement imminent des travaux de la « Maison de la Paix » à Adjarra pour promouvoir son initiative « La paix par un autre chemin ».
A 88 ans, le professeur Albert Tévoèdjrè reste convaincu que la paix et l’éradication de la pauvreté passent par le « Minimum social commun ». Une vision qu’il promeut depuis 2013 à travers son initiative « La paix par un autre chemin » portée par le Centre panafricain de prospective sociale - Institut Albert Tévoèdjrè. Un concept qui n’est rien d’autre, précise le patriarche au cours d’une conférence de presse animée hier à Porto-Novo, que l’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel soutenu par des actions sociales conjointes de toutes les confessions religieuses pour éradiquer la pauvreté. Le professeur Albert Tévoèdjrè se réjouit du bilan des cinq ans d’activités de ce projet qui a, à son actif aujourd’hui, plusieurs œuvres sociales en faveur des couches défavorisées du Bénin. Il s’agit de la construction d’infrastructures publiques à Natitingou, de forages d’eau potable à Djidja et d’une école interconfessionnelle à Takon. L’apothéose de ces actions sociales en faveur de la paix, annonce Albert Tévoèdjrè, est la relance des travaux pour l’achèvement de la « Maison de la paix ». Le joyau dont les travaux sont presque achevés sera son ultime retraite pour lui et son épouse. La « Maison de la paix » est érigée à Adjati dans la commune d’Adjarra, la terre de ses aïeux. Albert Tévoèdjrè annonce pour le 19 mars 2018, l’inauguration et la mise en service du joyau qui servira désormais de siège mondial pour le Centre de promotion de la Paix par un autre chemin. Cette maison abritera en effet un secrétariat technique avec bibliothèque, et une salle d’archives et d’échanges. Aussi, comportera-t-elle un espace chrétien de prière et de recueillement, un espace de prière musulmane inspirée de l’expérience d’Abu Dhabi aux Emirats arabes unis, un espace de recueillement libre pour toutes expressions spirituelles et culturelles différentes. Le professeur Albert Tévoèdjrè annonce également l’installation d’un point de fourniture d’eau potable au bénéfice des voisins habitants d’Adjati, sans distinction d’origine, de culture ou de religion.
Au regard de l’importance de ce projet, le professeur Albert Tévoèdjrè sollicite le concours des personnes de volonté et autres ambassadeurs de paix pour l’achèvement des travaux de cette maison. Le besoin est évalué à 50 millions de francs Cfa. Il compte sur le soutien des uns et des autres pour enraciner son initiative « La Paix par un autre chemin » et sonner le glas du sous-développement au Bénin, en Afrique et dans le monde. Albert Tévoèdjrè félicite déjà ses premiers soutiens dont Samson Koffi d’Almeida alias Dsk pour son sens de générosité. « Dans l’impossibilité de placer un soldat derrière chaque citoyen pour grandir sa protection, la seule option, non moins crédible et durable reste celle incontournable de renforcer tous les mécanismes du ‘’Vivre ensemble’’, malgré toutes différences », insiste l’ancien médiateur de la République du Bénin.
Il avait à ses côtés hier l’ancien Premier ministre du Mali, Diango Cissoko. Ce dernier qualifie cette vision du professeur Albert Tévoèdjrè qui a tout donné au monde entier de « très noble et utile pour la postérité »?

Instauré par la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin, l’outil phare de gestion des collectivités territoriales, qu’est le Plan de développement communal (Pdc), peine à être mis en place, à temps, dans la plupart des départements. Le cas des communes du Mono et du Couffo où l’élaboration de la troisième génération des Pdc traîne depuis l’année 2015, illustre cette réalité. A travers cette interview, Raymond Djossou, chargé de la Planification et du Développement pour les deux départements met le doigt sur la responsabilité des acteurs politiques.
La Nation : La Commission nationale des finances locales (Conafil), bras opérationnel du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), a imposé l’échéance du 30 septembre dernier aux communes qui n’ont pas encore leur Plan de développement communal, troisième génération (Pdc). Mais force est de constater qu’il y en a qui sont toujours à la traîne. Quel est le point de la situation dans le Mono et le Couffo ?
Raymond Djossou : Dans le Couffo, cinq Plans de développement communaux (Pdc) sur six sont approuvés. Le sixième Pdc, celui d’Aplahoué, a été validé le vendredi 3 octobre dernier. Il reste que le Conseil communal l’adopte avant qu’il ne passe à l’approbation.
Pour le compte du Mono, Lokossa et Athiémé, dans une moindre mesure, ont vu leurs Pdc approuvés sous réserve de l’intégration des observations. Celui de Comé est en cours. Bopa se trouve encore à l’étape de diagnostic. Houéyogbé n’a pas commencé. Grand-Popo entame la procédure en 2018.
Visiblement chaque commune va à son rythme. La mise en place du Pdc est-elle facultative ?
Non. La plupart des Pdc sont arrivés à échéance en 2015 et les maires devraient anticiper. Mais, sont-ils conscients que ce document est prioritaire ? Ils veulent toujours naviguer à vue et se préoccupent peu de la base sur laquelle les populations vont les juger à la fin de leur quinquennat. Puisque ce qui importe dans le bilan, c’est ce qu’ils ont prévu de faire et ce qu’ils n’ont pas pu faire.
S’il n’y avait pas la pression de la Commission nationale des finances locales (Conafil), qui a décidé d’en faire une conditionnalité à l’éligibilité au Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), je parie que certaines communes n’auraient pas pu se doter de cet outil important de développement. On n’a pourtant pas besoin d’un gendarme avant d’élaborer le Pdc puisqu’il est la boussole de développement. Pour moi, cette situation pose un problème et je me dis que notre développement est hypothéqué.
Outre la probable ignorance de la portée du Pdc, le retard observé quant à son élaboration n’est-il pas dû à l’absence de financement et aux manœuvres politiques au sein des conseils communaux ?
Non pas du tout. Les conseillers savent ce qu’ils font. Aucun conseiller ne s’est opposé, nulle part, à l’élaboration du Pdc. C’est surtout l’absence de moyens financiers dont on prétexte dans la plupart des communes, alors que le Pdc devrait être prioritaire et faire l’objet d’une provision.
Par ailleurs, si nous supposons que le manque de moyens est justifié, la loi permet de solliciter les services déconcentrés. Elle stipule que les expertises, mises à la disposition des mairies, sont d’abord les structures déconcentrées. A titre d’illustration, nous avons aidé Athiémé et Lalo à trouver un financement pour évaluer leur Pdc, deuxième génération. Dans la première commune, Athiémé, nous avons fait le diagnostic, dans le cadre du Pdc, troisième génération, sans prendre un kopeck. Il y a des activités payantes et celles non payantes prévues par le Guide d’élaboration du Pdc. Mais beaucoup de mairies ne contractent pas avec la direction départementale de la Planification et du Développement.
Il se raconte que l’élaboration du Pdc se résume par endroits à un jeu de copier-coller au point où certains volets de ces documents se ressemblent. Qu'en dites-vous ?
Vous savez, les communes vont vous dire qu’on ne va pas réinventer la roue. L’année antérieure, c’était pire. Parce qu’un cabinet peut avoir plusieurs communes, voire toutes les six communes d’un département. Et dans ces conditions, on ne peut qu’avoir des documents qui se ressemblent. On retrouve à peu près le Pdc d’une commune dans une autre. Mais cette fois-ci, il y a eu des approches endogènes. Certaines mairies se sont appuyées sur l’expertise des cadres de la commune et ceux-ci ont réellement travaillé. Donc vous comprenez que les copier-coller ne sont plus importants.
Quel bilan peut-on faire des deux premières générations du Pdc ?
C’est un bilan mi-figue, mi-raisin. Parce que les communes se débattent mais pour appréhender réellement les résultats, on est confronté à l’absence des outils idoines devant prendre en compte les pondérations. Lesquelles pondérations ne peuvent s’obtenir sans l’élaboration des Plans de travail annuels qui font défaut, pour le moment, dans les communes. Celles-ci sont plutôt portées sur les Plans annuels de développement (Pad) qui ne sont qu’un fourre-tout. Dans ces conditions, on n’arrive pas à calculer le taux d’exécution physique réel. Il y a aussi l’absence des revues qui devraient se faire à mi-parcours et à terme. Difficile également d’estimer le taux d’exécution financière des Pdc?
Société 10 nov. 2017

Dans le cadre des journées Fifa du mois de novembre, les Ecureuils effectuent leur deuxième sortie, dimanche 12 novembre prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Ils seront aux prises avec les Taïfa Stars de la Tanzanie. Ce sera pour les retrouvailles avec leur public devant lequel ils n’ont plus évolué, il y a longtemps.
Le stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou vibrera, dimanche 12 novembre prochain, aux rythmes du match amical et international qui opposera les Ecureuils et les Taïfa Stars de la Tanzanie. Le public béninois aura l’occasion de voir évoluer à nouveau son onze national à domicile. Sa dernière sortie à la maison remonte déjà à plusieurs mois. C’était lors de la première journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, face aux Scorpions de la Gambie. Un match qu’il avait remporté (1-0).
Comme avec leur public, ce match avec la Tanzanie aura également valeur de grandes retrouvailles. En football, les deux pays se sont déjà affrontés à plusieurs reprises. Leur match le plus mémorable restera celui de septembre 2002 au stade René Pleven de Cotonou 2. Soldé par le score sans appel et retentissant de (4-1), il sonnait le début d’une aventure qui allait qualifier le Bénin à sa première phase finale de Can, la première après 44 ans d’indépendance. Si ce n’est pas au niveau des dirigeants des fédérations de football des deux pays, on ne retrouve aucun rescapé parmi les joueurs de cette épopée. Entre temps, les deux sélections ont déjà connu plusieurs générations de joueurs.
Ce dimanche, c’est donc à un autre match que le public aura droit. Son souhait sera de voir les poulains de l’entraîneur Oumar Tchomogo réussir leur quatrième test match comme les trois précédents.
En effet, passé leur défaite (1-0) à Nouakchott, contre la Mauritanie, les Ecureuils ont livré trois matches tests sans défaite. A Malabo, en septembre dernier, ils avaient battu le N’Zalang Nacional de la Guinée équatoriale (2-1). Lors de la journée Fifa du mois d’octobre, Stéphane Sességnon et ses coéquipiers ont fait la fête (1-0) aux Panthères du Gabon. C’était à Malmort, dans la banlieue marseillaise. Privé de leur capitaine, mercredi 8 novembre dernier, ils ont contraint les Diables Rouges du Congo au nul (1-1), au stade Samba Déba de Kintélé, à Brazzaville.
Qu’il s’agisse des Ecureuils ou des Taïfa Stars de la Tanzanie, tous se préparent pour la deuxième journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019. A cette occasion, les Béninois seront en déplacement à Lomé pour affronter les Eperviers du Togo. Ce sera un match décisif en vue de la qualification?