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Nouvelles

Déclaration de presse du procureur Gilbert Togbonon: Des documents fiscaux produits par la Soneb révélés douteux

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Gilbert Togbonon, a fait, ce jeudi 11 novembre, une déclaration de presse qui met en cause des agents et collaborateur de la Soneb. C’était au siège de la juridiction, à Cotonou.

« Certains documents fiscaux produits par les responsables de la Société nationale des eaux du Bénin, notamment des commandements et quittances de Taxes à valeur ajoutée (Tva) se sont révélés douteux et dénotent d’une malversation dont le montant provisoire s’élève à deux cent soixante-et-un millions neuf cent soixante-quatre mille huit cent cinquante-deux francs Cfa (261 964 852 F Cfa) », révèle d’entrée Gilbert Togbonon lors de sa déclaration de presse, ce jeudi après-midi, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Le premier responsable du parquet de Cotonou explique que ces faits de mal gouvernance ont été établis lors d’une enquête diligentée par ses services, suite à sa saisine desdits faits après une séance de travail au ministère de l’Economie et des Finances, le 30 octobre dernier. L’enquête, confie-t-il, a conduit à l’interpellation d’agents et collaborateur extérieur de la Soneb, précise-t-il, par la sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef). L’un des agents, précise le procureur de la République du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, « a avoué les faits et a décrit dans les moindres détails, leur mode opératoire ». Sur cette base, précise-t-il, « les faits d’abus de fonction et de complicité de fausses attestations et faux certificats semblent évidents à cette étape de la procédure ».
« Ces faits sont prévus et punis par les dispositions de l’article 53 de la loi n° 2011- 20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et les articles 59 et 161 alinéa 1 du Code pénal », assène-t-il.
Le parquet de Cotonou a décidé d’une audience de flagrants délits qui se tiendra le 28 novembre prochain au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, conclut-il.
Dans ce dossier, le directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babalola, séjourne depuis mardi dernier à la prison civile de Cotonou pour une affaire de faux et usage de faux en écriture publique portant sur plusieurs dizaines de millions de francs Cfa et impliquant également certains de ses collaborateurs. Puis, il a été relevé de ses fonctions par le Conseil des ministres qui s’est tenu, mercredi 8 novembre dernier, a-t-on appris de source proche de la Présidence de la République?

Actualités 10 nov. 2017


Vulgarisation des méthodes modernes de contraception: De la rive à la dérive en milieu scolaire

Si hier les élèves hésitaient à aller au sexe craignant les grossesses non désirées, avec la vulgarisation des moyens modernes de contraception, l’on assiste de plus en plus à la banalisation de l’acte sexuel en milieu scolaire. Pourtant, le sexe et les études ne font pas bon ménage.

Le sexe fait partie de la vie de l’homme, mais il a besoin d’être utilisé dans le cadre idéal qu’est le foyer (le mariage). Du coup, s’il fallait encourager des personnes à réguler leurs grossesses et contrôler les naissances, la cible, ce sont des hommes et femmes responsables, matures, capables d’assumer les conséquences de leurs actes sur le plan sexuel. Mais, encourager un élève à utiliser des méthodes modernes de contraception, c’est salutaire a priori mais cela peut encourager davantage de dérapages dans les rangs des apprenants qui, à notre avis, avec les contraceptions, seront encore plus actifs sur le plan sexuel. En conséquence, les études recevront un coup, les dérives seront plus fracassantes, notre société sera de plus en plus en perte de valeurs.
Cela dit, les méthodes modernes de contraception, loin d’empêcher les grossesses sur les bancs et de permettre aux élèves de poursuivre leurs études, pourraient constituer par voie de conséquence une vanne ouverte aux désordres sexuels. En effet, l’on sait que notre société est en perte de valeurs, certes. Le sexe est de plus en plus galvaudé par les feuilletons, les publicités, les réseaux sociaux, les modes, hélas ! Mais il urge de sauver les meubles. Tout, aujourd’hui, excite la jeunesse au sensuel. Qu’on leur cache ou non la voie, ils sont curieux d’aller au sexe, même à l’insu de leurs parents. Toutefois, ce n’est pas une raison pour les précipiter dans le gouffre. La priorité d'une élève, ce n’est guère le sexe. Mais l’accompagner dans sa course à la sensualité sexuelle, la soutenir dans cette horde d’assouvir ses envies sexuelles, encourager l’apprenante à utiliser des méthodes pour ne pas tomber enceinte, c’est lui ouvrir le boulevard de la dépravation, dans une société décadente où les parents semblent avoir démissionné de leur rôle d’éducateurs.
Si la fréquence des rapports sexuels était une fois par semaine, cela pourra se multiplier; car, les jeunes filles savent qu’elles ne vont pas tomber enceintes. Les jeunes hommes, eux, peuvent aussi assouvir leur désir comme bon leur semble.
Se cachant donc derrière des barrières à la grossesse et les infections sexuellement transmissibles (Ist), ils deviendront alors plus accros au sexe. Mais est-ce que les élèves sont à l’école pour apprendre à se connaître sexuellement ou pour étudier et travailler à leur avenir ? Quand le sexe devient incessant, ce sont les études qui chutent et, de façon considérable. Quand le sexe préoccupe la pensée des apprenants, les leçons n’ont point de place dans leurs pensées. Le sexe et les études ne font donc pas bon ménage !

Revers de la médaille

L’autre revers de la médaille, c’est que l’acte sexuel entre deux individus n’est pas juste un accouplement à l’image des animaux. Le sexe humain est un bien précieux qui ne doit pas être utilisé n’importe comment et avec n’importe qui. Ceux qui se mettent ensemble sexuellement s’unissent, non seulement sur le plan sexuel, mais aussi spirituel, enseignent les spécialistes. Le transfert d’esprits, la communion des âmes, le partage de données invisibles de même que des maladies ont plus d’inconvénients que la juste satisfaction de la libido.
Mais posons-nous de vraies questions. Un élève est-il déjà prêt pour se marier et assumer les responsabilités conjugales ? Les élèves qui tendent encore la main tous les matins aux parents, ces enfants qui ne peuvent pas supporter certaines charges de la vie, peuvent-ils répondre de leurs actes sexuels ? Avec la sensibilisation sur les méthodes contraceptives, l’on leur apprend subtilement et de façon voilée à aller au sexe sur les bancs sans crainte, parce qu’ayant à leur portée des méthodes dites de contraception, ou bien de dépravation, parlant bien sûr de notre cible en vue, pensons-nous vraiment freiner la dérive? Loin de là !
L’éducation à l’abstinence sexuelle, la conscientisation des élèves, l’encadrement à bien traverser la puberté sans danger ; l’éducation aux valeurs et à la virginité/chasteté; le suivi et l'encadrement des jeunes en les amenant à avoir un bon plan de vie, des projets d’avenir, etc. Voilà autant de domaines et de besoins qui nécessitent en premier lieu l’apport et l’accompagnement des uns et des autres pour un avenir stabilisant et radieux, moins décadent et dégradant de la jeunesse. Quiconque aime bien un élève, celui qui veut le voir sur des jours meilleurs, ne lui conseille même pas de s’essayer au sexe sur les bancs.
Les élèves sont des apprenants, jeunes et souvent adolescents qui sont à l’apprentissage de la vie. Ils ont besoin de l’instruction, de l’éducation morale et civique. Ils sont appelés à prendre la relève et à être des modèles dans la société de demain. Le sexe tous azimuts pourrait leur barrer le chemin?

Société 09 nov. 2017


Crise dans le secteur de la santé: Les agents du Chud-Borgou ne démordent pas

Le mouvement de grève entamé depuis deux mois dans le secteur de la santé, se poursuit au Centre hospitalier universitaire départemental (Chud) du Borgou. Malgré l’intervention du Gouvernement, à travers le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le personnel du centre n’entend pas démordre. Il l’a réaffirmé, lors de l’assemblée générale tenue, ce mercredi 8 novembre.

Au Chud-Borgou, la grève organisée dans le secteur de la santé est loin d’avoir amorcé son dégel. C’est le constat effectué, ce mercredi 8 novembre, au niveau des différents services du centre. Pour leur permettre d’être au même niveau d’information, les agents ont été conviés à une assemblée générale.
Selon le secrétaire général du Syndicat des travailleurs du Chud-Borgou, Ibrahim Nondichao, il n’y a pas encore eu de satisfaction. « Ce n’est qu’au niveau du point financier, que le Gouvernement est disposé à payer le tiers, mais que pense-t-il de la question concernant la carrière des agents. Faut-il lever la motion alors qu’ils continuent d’être sans salaires ? », a confié le responsable syndical. « Par rapport à la levée de la motion de grève, elle ne peut qu’être que le fait des représentants du collectif des syndicats du secteur de la santé qui l’avaient signée », a également laissé entendre Ibrahim Nondichao.
N’étant pas encore lévé, le mouvement se poursuit au Chud-Borgou. « Nous allons continuer à observer le mot d’ordre de 72 heures de grève avec service minimum », a insisté le syndicaliste. Espérant que le Gouvernement leur reviendra, après avoir revu sa copie, il promet la sortie de crise pour bientôt?

Actualités 09 nov. 2017


Littérature / 6e édition du « Prix du président de la République » : Daté Atavito Barnabé-Akayi, lauréat avec « Le Chroniqueur du PR »

Avec sa pièce de théâtre « Le Chroniqueur du PR », Daté Atavito Barnabé-Akayi, est sacré vainqueur du concours national de littérature « Prix du président de la République » édition 2017. Le jeune auteur béninois a reçu un trophée et un chèque de 3 millions de Fcfa des mains des ministres Oswald Homeky de la Culture et Abdoulaye Bio Tchané du Plan et du Développement, dans la soirée du mardi 7 novembre dernier à Cotonou.

Il bénéficiera également de la reproduction d'une dizaine de milliers de son œuvre. C’est après la délibération du jury composé de Bienvenu Akoha, Apollinaire Agbazahou et Ousmane Alédji.
Deux de ses ouvrages : le titre gagnant et « Les confessions du PR » figuraient parmi les cinq ouvrages qui ont retenu l’attention des membres du comité de présélection composé de Henri Hessou, Michel Loucou alias Alèkpéhanhou, Tanguy Agoï Carmen Toudonou et Roger Koudoadinou.
Sophie Adonon avec « Assouka » ; Florent E. Hessou, auteur de « De l’ombre à la lumière, il sera de lune et de fer » et Hilaire Dovonon avec « La femme et la lionne », étaient les autres finalistes.
Daté Atavito Barnabé-Akayi était déjà finaliste lors de la cinquième édition du prix remportée en 2015 par Habib Dakpogan avec son roman « PV Salle 6 ».
Demain, vendredi 10 novembre, le satyre sociopolitique « Le Chroniqueur du PR » (Plumes Soleil, 2016) qui peint une certaine réalité du pouvoir en Afrique et au Bénin, sera sur les planches à l’espace Tchif de Cotonou, après une première représentation, le 3 novembre dernier, dans une mise en scène de Hermas Gbaguidi.
Jeune mais prolifique auteur, Daté Atavito Barnabé-Akayi est un écrivain éclectique qui explore divers horizons de la littérature avec un style particulièrement osé. Dramaturge, romancier, nouvelliste, poète, essayiste, il donne beaucoup à lire en plus des ouvrages didactiques d’enseignement du français qu’il coordonne tels que « Tests de Lecture », « Cahier de Lecture », « Communication écrite », « Lecture - écriture. Préparation au bac », « Tests de Lecture, Clé de correction ». « L’Affaire Bissi », « Même l’amour saigne » (nouvelles) ; « Amour en infraction », «Confessions du PR », « Le chroniqueur du PR », « Quand Dieu a faim » (pièces de théâtre) ; « Noire comme la rosée », « Tristesse ma maîtresse », « Tes lèvres où j’ai passé la nuit. Imonlè 158 », Anxiolytique (poésies) ; « Lire cinq poètes béninois », « Entretiens avec des écrivains béninois au programme » (Essais), « Obama et nous » (Mélange), sont quelques-unes des œuvres de sa riche et prometteuse carrière?

Claude Urbain PLAGBETO

Culture 09 nov. 2017


Signature de conventions pour la mise en œuvre de trois grands projets: 30 milliards F Cfa d’investissement pour près de 8000 emplois en vue

Trois opérateurs économiques porteurs d’affaires ont signé, ce mercredi 8 novembre à Cotonou, des accords pour la concrétisation de leurs projets. Grâce à eux, 30 milliards de francs Cfa seront investis pour la réalisation des projets concernés. Lesquels visent à dynamiser l’économise béninoise et contribuer au développement.

Les trois promoteurs qui ont vu la procédure de leurs projets conduits à terme par le biais des signatures d’accords qui ont eu lieu ce mercredi 8 novembre à Cotonou, projettent de créer 2170 emplois directs et plus de 5200 emplois indirects et induits grâce à leurs investissements sur des périodes allant de neuf à douze mois. Le plus gros des trois portefeuilles est porté par la Centrale intermondiale d’équipements du Bénin de Clauvis Agossou à travers son projet Atlantique câbles Bénin (Abecables) d’un montant de 25 milliards de francs Cfa. Sur un site de dix hectares dans la commune de Kpomassè à 56 km de Cotonou, l’entreprise projette d’ériger une installation de production de câbles domestiques et industriels, 500 000 ampoules Led et environ 80 000 km de câbles par jour. Sur ce site, 600 emplois directs et 5000 emplois indirects seront créés, assure Clauvis Agossou, le porteur du projet. Des expatriés, de même que des employés béninois sont attendus. « Ce projet est dans l’efficacité », s’enorgueillit son promoteur. De tels investissements visent aussi, pour le secteur privé, à accompagner l’élan du développement du pays et en l’espèce, son projet apporte du souffle au Programme d’action du Gouvernement dont l’ambition, indique Clauvis Agossou, incite à l’investissement privé.
Un immeuble de type R+7 sortira de terre bientôt à Cotonou et à la zone résidentielle de Patte d’oie où il sera construit. En son sein, quatorze appartements huppés, de standing international et toutes les commodités, avec des services innovants pour ceux qui vont y loger. Ce faisant, le promoteur de ce projet d’une valeur 2,5 milliards F Cfa se propose de loger dans les conditions décentes et plus attrayantes des nationaux et surtout des expatriés en séjour à Cotonou. Il voudrait aussi permettre à la ville de passer à un niveau de confort qui lui permette de se hisser sur le même piédestal que les autres villes de la sous-région ayant un statut similaire. Au total, 70 emplois permanents à l’intérieur des appartements et 200 autres induits du fait des prestations diverses à offrir aux hôtes seront générés grâce à cet investissement. Bardesi, c’est la structure qui se changera la construction de cet immeuble et son promoteur, Ismaël Yves Ogan, parle d’une innovation qui s’insère dans la durée.
8000 emplois à créer

Le troisième et dernier projet, d’un montant de 2,5 milliards de francs Cfa s’implantera dans la zone franche industrielle. Fort de ses 15 ans d’intervention dans divers pays sur le continent africain, la société Super Sonic envisage de partager son expérience avec le Bénin à travers une unité de fabrication d’huile à moteur de grande qualité, surtout accessible à tous et à moindre coût. Cela est possible, assure le promoteur qui a annoncé en marge de la signature de son contrat, que son projet réduira de 1500 le nombre de chômeurs au Bénin. Au total, grâce à ces trois projets, environ 8000 emplois seront créés.
Pour en arriver à la concrétisation de leurs projets, les trois promoteurs ont bénéficié du soutien de Top Modular à qui est revenue la conduite des préalables. L’appui de la structure, selon son représentant à la signature de convention, Henri Houéto, a été déterminant et répond aussi de sa vision qui est d’aider les promoteurs à bénéficier de «financements uniques qui permettent d’éviter les éléphants blancs ». S’agissant des trois projets, leur sélection n’a pas été facile, mais il se dit heureux de l’aboutissement, surtout qu’il s’agit de financements à long terme. L’autre structure dont l’appui a été déterminant sur le projet, c’est le bureau d’ingénierie internationale Louis Berger. Elle y a apporté son expertise et Pascal Houdeau certifie qu’il jouera sa partition à fond parce que disposant des ressources humaines pour y arriver.

Actualités 09 nov. 2017


Le ministre de la Santé au sujet de la grève des agents de santé « L’Etat ne saurait continuer de payer des agents qui refusent d’accomplir leur devoir »

Depuis le 30 août dernier, le Collectif des syndicats du secteur de la santé a déclenché un mouvement de grève. Lequel se poursuit, malgré la résolution d’une bonne partie des revendications des travailleurs. Une situation que le ministre de la Santé dit ne pas comprendre. Il était face aux médias, ce mardi 7 novembre dans les locaux de son ministère, pour des clarifications.

Au cours d’une déclaration de presse faite mardi 7 novembre, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a rappelé que « le Gouvernement a montré sa disponibilité et sa bonne foi, par la mise en place d’un cadre de dialogue avec les partenaires sociaux. Plusieurs rencontres ont été organisées sous la conduite du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement», informe-t-il. Bien d’autres diligences ont été accomplies, soutient-il. Dès lors, retient-il, « les partenaires sociaux devraient y réfléchir » et le Gouvernement de son côté, tout en exprimant sa disponibilité permanente pour un dialogue constructif « ne saurait continuer d’utiliser les ressources du contribuable pour payer les salaires et primes à des agents qui refusent délibérément d’accomplir leur devoir ».
La mise à disposition du rapport de la commission de réformes du secteur de la santé, le rapportage pur et simple de la décision de création d’un comité technique de mise en œuvre desdites réformes, la mise sur pied d’un comité regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps en vue d’étudier le rapport de la commission des réformes et la satisfaction sans délai de toutes les revendications objet de grève et déjà étudiées par la commission interministérielle mise en place par arrêté du 5 décembre 2016. Ce sont là les revendications qui fondent le mouvement de grève lancé depuis le 30 août dernier par les travailleurs du secteur de la santé à travers un collectif syndical.

Des diligences

Le ministre Alassane Séidou n’a pas caché son « étonnement » et sa « déception » face à la poursuite des mouvements de grève, malgré les différentes mesures prises par le Gouvernement. Le Gouvernement n’est pas resté inactif face aux revendications des travailleurs du secteur de la santé, a-t-il assuré. En effet, plusieurs diligences ont été faites et des engagements ont été pris, a-t-il expliqué. Par rapport au paiement des arriérés de prime de motivation et de risque, un montant de deux milliards quatre cent soixante-neuf millions cent cinquante-huit mille (2 469 158 000) soit le tiers du montant total dû depuis 10 ans, seront immédiatement débloqués au profit des travailleurs. Les deux autres tiers seront payés sur deux semestres de manière à solder au plus tard en décembre 2018 la totalité des arriérés. En ce qui concerne les doléances d’ordre administratif et relatives à la carrière des agents, « les instructions sont données à toutes les structures impliquées pour que les diligences nécessaires soient faites pour une prise en compte rapide des préoccupations des travailleurs », assure Alassane Séidou.
Au sujet du rapport de la commission des réformes, il trouve curieux que « près de deux mois après réception dudit rapport, les partenaires sociaux n’aient formulé aucune observation ni suggestion, mais s’emploient à dénoncer des choses qui n’existent d’ailleurs pas dans le rapport, et parcourent les plateaux de télévision pour critiquer au lieu de soumettre leurs observations ». Pourtant, relève-t-il, ledit rapport leur a été transmis depuis le 18 septembre dernier. Le ministre, à travers sa déclaration, note même un excès quant à l’exigence de rapporter la décision de création du comité technique de mise en œuvre desdites réformes. « Le Gouvernement estime que les partenaires sociaux vont au-delà de leurs prérogatives. Cette revendication est de nature à empêcher la concrétisation des réformes qui sont opportunes et indispensables pour apporter des solutions aux maux qui minent le secteur de la santé », toutefois, « il reste entièrement disponible pour considérer les propositions pertinentes que feront les partenaires sociaux suite à l’examen du rapport ».
Selon le ministre, les propositions contenues dans ce rapport ne remettent nullement en cause les acquis des travailleurs de la santé, et ne portent aucunement atteinte à leur sécurité professionnelle. Bien au contraire, « elles visent à améliorer leurs conditions de travail, une meilleure prise en charge dans les centres de santé publics, et une meilleure qualité de soins », promet-il?

Aucun hôpital ne sera privatisé

Au cours de la déclaration de presse faite hier, le ministre Alassane Séidou s’est étonné de l’information ventilée par certains individus et faisant état d’une privation des hôpitaux publics. « Nous entendons dire que tous les hôpitaux seront privatisés. Je voudrais affirmer qu’aucun hôpital ne sera privatisé. La réforme n’a prévu de sortir aucun hôpital du patrimoine public. Il est question d’adopter de nouveaux modes de gestion pour plus d’efficacité et d’efficience, toutes choses indispensables pour améliorer la qualité de l’offre des soins aux populations », a élucidé le ministre.
« La réforme n’a prévu de mettre au chômage aucun agent qu’il soit un agent conventionné, un agent permanent de l’Etat ou un agent contractuel de l’Etat », rectifie-t-il aussi. Précisant qu’il ne saurait d’ailleurs en être ainsi parce que « notre pays est à 8 agents qualifiés pour 10 000 habitants au lieu de 25 pour 10 000 tel que recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé »?
J.F.M

Actualités 08 nov. 2017


Elaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta: Une rencontre pour l’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique

Il s’est ouvert, ce mardi 7 novembre à Natitingou, un atelier national d’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta. Un document stratégique devant préciser les rôles et responsabilités des pays riverains concernant l’utilisation des ressources en eau.

L’atelier national d’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta démarré, ce mardi 7 novembre à Natitingou, entend améliorer l’appropriation par les participants de la première phase du processus d’élaboration de la Charte de l’eau. Ce document stratégique devra préciser les rôles et responsabilités des pays riverains concernant l’utilisation des ressources en eau, renforcer le mandat de l’Autorité du Bassin de la Volta sur la promotion d’une politique harmonieuse et coordonnée de l’eau dans le bassin et définir les principes qui permettent la gestion durable des ressources en eau du bassin d’une manière intégrée.
Les participants, pendant deux jours, ont la responsabilité d’identifier les problématiques prioritaires ainsi que les enjeux nationaux et d’envisager le positionnement national quant aux engagements, orientations possibles et dispositions spécifiques pour la future charte. En somme, il s’agit pour eux d’apporter des éléments à la finalisation du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique, juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta.
A l’ouverture des travaux, Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, structure organisatrice de l’atelier, a indiqué que la tenue de cette rencontre constitue un pas important dans l’élaboration de ladite charte. Pour ce bassin qui reste un pôle important de développement pour les six Etats membres de l’Autorité, les jalons sont en voie d’être posés pour favoriser le mieux-vivre ensemble et une gestion rationnelle des ressources en eau. Liés géographiquement par ce cours d’eau, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo sont appelés, estime-t-il, à unir leur destin pour un développement durable et intégré.
Neuvième plus grand fleuve d’Afrique, le fleuve Volta qui coule sur une distance totale de 1850 km et couvre une superficie de 400 000 km2, constitue une source de moyens d’existence et un moteur de développement socio-économique pour ses 23,9 millions d’habitants, selon Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora. Des raisons de croire, à son avis, en une vision de parfaite cohabitation entre les populations riveraines.
Cette charte de l’eau du bassin de la Volta, pour Safiri Ibouraïma, représentant du ministre de l’Eau et des Mines, est un instrument complémentaire ayant pour but de renforcer la mise en œuvre plus fluide des neuf principes fondamentaux de la convention portant statut du fleuve Volta et création de l’Autorité du Bassin de la Volta en 2007 et mise en vigueur le 14 août 2009.
Au regard des enjeux et intérêts majeurs que revêt ce précieux joyau pour les Etats membres de l’Autorité du Bassin de la Volta et pour le Bénin en particulier, il invite les participants à suivre avec attention les diverses communications, qui seront soumises à leurs amendements, afin de relever les incongruités susceptibles de se retrouver dans ce rapport et d’y apporter les informations nécessaires devant garantir pour les Etats membres et pour les populations riveraines, un document fiable dont la mise en œuvre raviverait davantage la coopération sous-régionale dans le bassin.

Actualités 08 nov. 2017


Bembèrèkè: La procédure de destitution du maire enclenchée

Le vent de destitution des maires qui souffle sur certaines communes du Bénin a fini par contaminer Bembèrèkè. Sur les 19 conseillers que compte la commune, 14 ont signé, lundi 6 novembre dernier, une motion en vue de la destitution du maire Gounou Yarou.

Les jours de Gounou Yarou en tant que maire de la commune de Bembèrèkè sont désormais comptés, est-on tenté de dire. Des 19 membres du conseil communal qu’il préside, 14 sont décidé à le destituer de son poste.
En effet, de la simple rumeur qu’il s’agissait, il y a encore quelques semaines, la menace a donc fini par se préciser. Ainsi, dans une correspondance qu’ils lui ont adressée, lundi 6 novembre dernier, les conseillers dissidents ont invité le maire à convoquer une session extraordinaire pour un vote de défiance à son encontre. Pour justifier leur démarche, les frondeurs lui reprochent sa gestion solitaire et opaque des affaires de la commune. Ils dénoncent « un conflit d’intérêt permanent entre le maire et ses adjoints ». Tous les trois sont membres de la commission communale de passation des marchés publics.
Un autre grief qu’ils nourrissent contre le maire Gounou Yarou, est « son incapacité à imprimer une vision et une orientation à la commune, depuis l’installation du conseil en août 2015 ». En somme, ils fustigent sa gouvernance et sa gestion.
En vertu des dispositions de l’article 53 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes du Bénin, ils ont donc décidé de prendre leurs responsabilités. Dans le département du Borgou, c’est la deuxième commune, en l’espace de quelques semaines, qui entreprend de destituer son maire. Avant eux, ce sont certains conseillers de la commune de Pèrèrè qui se sont engagés à retirer leur confiance au maire Mariétou Tamba. Avec ce deuxième dossier de destitution sous la main, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a de quoi être très occupé ces derniers jours. Il devra entreprendre des négociations pour apaiser éventuellement les conseillers mécontents. Si les conciliabules échouent, le vote de défiance serait inévitable.

Politique 08 nov. 2017


Université d’Abomey-Calavi: Les mérites du professeur Guy Ossito Midiohouan salués

Le Laboratoire d’études africaines et de recherche sur le Fa (Larefa) a organisé, ce mardi 7 novembre, une cérémonie pour rendre hommage au professeur Guy Ossito Midiohouan. L’événement s’est déroulé à l’amphi Houdégbé de l’Université d’Abomey-Calavi.

« Travailleur infatigable », «universitaire hors pair », « intellectuel atypique », sont, entre autres, les termes usités par les amis, les collègues et anciens étudiants du professeur Guy Ossito Midiohouan, venus du Bénin et d’ailleurs pour le peindre à l’assistance à travers leurs témoignages. « Guy Ossito Midiohouan est l’un de nos plus illustres enseignants. Je suis heureux de constater que ses premiers étudiants sont aussi rigoureux que lui », a confié Flavien Gbéto, le doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (Fllac) de l’Uac, où officiait le professeur Guy Ossito Midiohouan. Les témoignages faits n’ont pas laissé l'interessé indifférent. Présent à la cérémonie qui lui est dédiée, le professeur n’a pas pu cacher sa fierté d’être présenté à la face du monde et dans les moindres détails. « Je confesse que je suis troublé au point où je ne sais pas trop quoi vous dire. J’ai trouvé merveilleuse cette cérémonie d’hommages et je remercie le Larefa et son directeur Mahougnon Kakpo », a-t-il signifié à l’assemblée d’un air enchanté à sa prise de parole.
L’amphi Houdégbé était rempli ce mardi 7 novembre de personnalités du monde politique, universitaire et artistique, toutes venues rendre hommage au professeur Guy Ossito Midiohouan, un archéologue de la littérature négro-africaine. Dire que l’homme a reçu des hommages dignes du nom ne serait trop dire, car une foule d’étudiants brandissant une pancarte sur laquelle l’on percevait clairement sa photo et son titre est partie de l’entrée principale de l’université en chant et en danse, pour échouer au carrefour situé à 100 mètres du deuxième portail d’entrée du campus. C’est à ce niveau que le professeur a été accueilli par la foule et conduit dans l’enceinte de l’amphi où devait se tenir la cérémonie surprise organisée par le Laboratoire d’études africaines et de recherche sur le Fa (Larefa) dans le cadre de son départ à la retraite, pour saluer ses mérites. « Le Larefa estime qu’il est d’une grande pertinence de célébrer les chercheurs émérites pour que leur parcours fasse école auprès des jeunes chercheurs et de la postérité. Aussi considère-t-il que dans le champ des études africaines, l’une de ses principales composantes le professeur Guy Ossito Midiohouan a remarquablement consacré sa carrière à peser de son poids intellectuel sur les grands débats qui furent ceux de son temps », a déclaré Tatiana Dafia, la représentante du directeur du Larefa, professeur Mahugnon Kakpo, actuel ministre de l’Enseignement secondaire. Cet évènement riche en animations culturelles a également été l'occasion pour présenter à l’heureux du jour, un ouvrage parlant de lui intitulé Guy Ossito Midiohouan : Pour une archéologie afrocentriste de la littérature négro-africaine, rédigé par Roger Koudoadinou.
Le professeur Guy Ossito Midiohouan, connu pour son franc-parler et ses critiques constructives d’après les uns et les autres présents à la cérémonie, peut se réjouir d’avoir été célébré pendant qu’il vit encore ; et ce, à l’édition 2017 de la Journée internationale de l’écrivain africain?

Société 08 nov. 2017


Tournée statutaire dans l’Ouémé: Le préfet Joachim Apithy descend dans les communes sous tutelle

Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, entame, ce mercredi 8 novembre, sa tournée statutaire dans les neuf communes sous sa tutelle au titre de l’année 2017, en application des dispositions de l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Il démarre son périple par la commune de Bonou.

La séance de travail aura lieu à l’hôtel de ville. La tournée se poursuivra ensuite dans les autres communes à raison d’une mairie par jour. Elle s’achèvera par Sèmè-Podji, dernière étape du périple. Le préfet Joachim Apithy sera accompagné par une délégation des membres de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Ouémé composée notamment des directeurs départementaux des structures déconcentrées de l’Etat et des chefs de services.
Prévue par la loi, cette tournée permettra surtout à l’autorité préfectorale de recueillir les difficultés des élus communaux dans l'exécution de leurs missions afin de mettre à leur disposition l'expertise nécessaire pour exercer les compétences à eux conférées par l'Etat.En d’autres termes, il s’agira au préfet de toucher du doigt les réalités de ces conseils communaux afin de jouer en toute responsabilité son rôle d'assistance-conseil et de contrôle de légalité des mairies sous sa tutelle?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 08 nov. 2017


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