La Nation Bénin...
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Le directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babalola, a été déposé, ce mardi 7 novembre, à la prison civile de Cotonou avec trois de ses collaborateurs dont le directeur des affaires financières, a-t-on appris de source digne de foi.
Ils sont inculpés pour faux et usage de faux en écriture publique dans un dossier relatif à un versement de Tva (taxe sur valeur ajoutée). Les recoupements font état d’un montant de 280 millions F Cfa sortis des caisses de la Soneb qui devraient être versés aux impôts, mais les quittances retrouvées s’avèrent falsifiées, lors d’un contrôle diligenté par le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai). Les fonds n’auraient donc pas été versés au Trésor.
La semaine dernière, les intéressés avaient été écoutés par la Brigade économique et financière (Bef) dans le cadre de l’enquête. Le dossier sera en audience correctionnelle le 28 novembre prochain, renseignent nos sources.
Pour rappel, le Bai a effectué récemment une mission de revue du système de passation des marchés publics du ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines. Le Conseil des ministres du 26 octobre dernier, en approuvant le compte rendu relatif à cette revue, a demandé au ministre de la Justice d’engager les poursuites judiciaires appropriées à l’encontre de l’ensemble des personnes impliquées dans les malversations relevées sur l’ensemble des projets du Programme d’investissement publics mis en œuvre par la Direction générale de l’eau.
Affaire à suivre !?
Claude U. PLAGBETO
Actualités 08 nov. 2017

Ce mardi 7 novembre, s’est ouvert à Cotonou, un atelier à l’intention des professionnels des banques et établissements financiers du Bénin. Organisé par le projet Bénin Cajù, il porte sur le thème : « Le financement de l’industrie du cajou au Bénin : gestion des risques pour un investissement réussi ».
Le développement économique du Bénin nécessite la diversification de sa production agricole. C’est ce qui motive le Gouvernement béninois à faire de la filière anacarde, un facteur de développement socio-économique comme inscrit au Programme d’action du Gouvernement sur la période 2020- 2021. Un programme qui inspire le projet Bénin Cajù, financé par le ministère américain de l’Agriculture et réalisé avec le partenariat du Catholic relief services (Crs) dont l’approche cherche à couvrir tous les aspects de la filière anacarde à l’effet de développer véritablement l’industrie du cajou au Bénin.
Le directeur exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin, Cosme Ahouansou, rappelle que Bénin Cajù est un projet global, inclusif et novateur qui travaille avec tous les acteurs publics et privés pour l’intégration et l’accélération de la filière cajou. Des activités qui, précise-t-il, s’articulent autour de quatre principaux axes que sont : la production, la transformation, l’accès au financement et les politiques sectoriels et l’appui institutionnel.
Le secteur financier est interpellé, selon lui, car de nos jours les crédits bancaires directs à l’agriculture ne dépassent guère 2 % de leurs encours de crédits globaux à l’économie. « S’il en est ainsi, c’est à cause de la méconnaissance par notre secteur d’activité de la cartographie des risques auxquels est exposée l’agriculture et qui vont de la sécheresse à l’inondation en passant par les changements climatiques, l’invasion des criquets migrateurs et autres parasites qui peuvent réduire à néant les produits d’une plantation », précise-t-il.
Cosme Ahouansou reconnaît que les ateliers comme celui initié par le projet Bénin Cajù, aident les institutions bancaires et établissements financiers à réduire l’asymétrie d’informations sur le secteur cajou très sensible pour une juste appréciation des risques et de leur mitigation.
Tout en reconnaissant que sans crédits bancaires adéquats, il n’y aura pas de développement économique conséquent, le secrétaire exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers affirme que le financement idoine du développement économique nécessite une intermédiation inclusive qui prend en compte les besoins de tous.
Il rassure que le système bancaire béninois est disposé à pleinement jouer sa partition pour peu que les instruments propres à chaque filière le rassurent sur le retour des fonds engagés qui appartiennent en fait à d’autres déposants.
Mieux connaître le secteur pour y investir
Le chef de mission du projet Bénin Cajù, James Obarawski, affirme que l’atelier permettra aux participants de mieux comprendre les différents maillons de la chaîne de transformation du cajou et de cerner les points critiques pour un partenariat gagnant-gagnant entre les professionnels des banques et les acteurs de la filière . « Car on ne peut pas investir dans un secteur qu’on ne connaît pas. De la même façon, on ne peut pas s’attendre à un financement adapté à ses besoins si on ne connaît pas les produits financiers disponibles sur le marché », explique-t-il.
C’est ce qui explique la nécessité pour les professionnels des banques et établissements financiers et les fonds de garantie de mieux connaître les besoins des industriels du cajou afin de leur proposer des produits adaptés à leurs besoins.
James Obarawski affirme qu’investir dans le cajou aujourd’hui n’est plus investir dans une simple culture, mais c’est de permettre à des femmes et à des hommes de vivre pleinement cette culture et d’avoir l’essentiel dont le manque peut parfois leur est fatal.
Le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce, Razaki Salami exhorte les responsables de Bénin Cajù à faire les diligences nécessaires devant permettre de mettre en évidence les discussions issues de l’atelier. Pour cela, il a invité les participants à donner le meilleur d’eux-mêmes pour des propositions fécondes ?

La commission budgétaire de l’Assemblée nationale a démarré, ce lundi 6 novembre, à l’hémicycle, avec ses audiences publiques entrant dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Elle a reçu le Groupe suivi budgétaire des Organisations de la Société civile qui lui a soumis ses observations et recommandations pour un budget priorisant l’année prochaine, les personnes et les localités les plus vulnérables.
Vingt-six points de plaidoyers ont constitué le menu du mémorandum du Groupe suivi budgétaire des Organisations de la Société civile sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Ils ont été présentés, en audience publique mais non ouverte aux médias, à la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon le coordonnateur de Social Watch Bénin, Gustave Assah, au sortir de la séance de travail, sa délégation a insisté auprès des députés sur un certain nombre d’axes prioritaires, notamment le transfert intégral et à temps des ressources du fonds Fadec aux communes. En effet, les Osc ont noté une augmentation significative des prévisions du Fadec portées à 44,865 milliards F Cfa contre 31,649 milliards F Cfa en 2017, soit un accroissement de 41,8 % pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de leurs plans annuels d’investissements. Néanmoins, analyse la Société civile, les prévisions budgétaires montrent une baisse du fonds Fadec affecté de 14 % pour les services sociaux de base tels que la santé, l’éducation, l’eau, les pistes rurales. Pour les Osc, outre les efforts consentis, des problèmes continuent d’entraver le bon fonctionnement de la gestion du Fadec. Gustave Assah cite notamment le retard de deux à trois mois, et dans certains cas de six mois, dans le transfert des ressources du Fadec des ministères sectoriels aux communes. Face à ce problème, la Société civile propose au Gouvernement de procéder au transfert de 100 % des ressources Fadec, des ministères sectoriels au Trésor public en début d’année quitte à ce dernier d’effectuer les avis de transmission de recettes aux communes conformément au manuel de procédures Fadec pour répondre aux préoccupations urgentes des populations en matière d’investissements sociocommunautaires. Cette recommandation vise à améliorer le respect entre l’ordonnancement des recettes et leur perception au niveau des mairies. Aussi, Gustave Assah et sa suite plaident-ils par ailleurs pour l’intégration d’une proposition de répartition des ressources du Fadec par commune par chaque ministère sectoriel dans les documents budgétaires relatifs à chaque projet de loi de finances initial et le relèvement de 4 % à 5 % en 2018 de la part des ressources financières des communes du Bénin.
Les représentants de la Société civile disent avoir mis également l’accent sur la création d’une ligne budgétaire Fadec Santé communautaire sur le budget national en collaboration avec la Commission nationale des finances locales (Conafil). Cette recommandation vise à permettre aux maires de prendre la relève des financements des Partenaires techniques financiers qui deviennent de plus en plus rares et d’assurer le paiement des relais communautaires. Aussi, la délégation de la Société civile, a-t-il insisté, selon Gustave Assah, sur la révision constitutionnelle partielle et ciblée pour créer la Cour des comptes dotée de moyens humains et financiers conséquents. Il souhaite que des députés initient une proposition de loi dans ce sens en 2018 à travers un amendement constitutionnel sur ce point précis. Ce qui permettra au Bénin, qui fait partie des deux derniers mauvais élèves dans l’espace de l’Uémoa en matière de mise en place de cette juridiction financière, de quitter cette triste liste. Et par ricochet, le Gouvernement pourra atteindre ses objectifs d’amélioration du système national d’intégrité par la promotion de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, facteur important pour la croissance économique. Les Osc n’ont pas manqué de faire des plaidoyers sectoriels à l’endroit des différents ministères pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Elles souhaitent que la Représentation nationale prenne en compte ces observations et recommandations lors de l’examen au fond et du vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2018.
Il faut signaler qu’outre Social Watch Bénin, la délégation était composée des représentants de l’Ong Alcrer, du Laboratoire citoyennetés, de la Fédération des radios communautaires et assimilés du Bénin, de l’Organe consultatif de la jeunesse et du Think Tank génération des vigilants?
Les syndicats menacent de durcir le ton en 2018
Avant les acteurs de la Société civile, les députés ont reçu les centrales et confédérations syndicales pour le même exercice. Ces dernières ont également planché et fait leurs observations sur le projet général de l’Etat gestion 2018. Selon Antoine Sossou, membre du bureau de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), le projet de loi de finances de 2018 n’a pris en compte aucune des propositions des travailleurs dans le budget 2017. « C’est un problème préoccupant pour la classe ouvrière du Bénin, notamment les questions de rémunération des enseignants restés sans salaires depuis dix ans, la transformation du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) en Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et les réformes anti-sociales en cours dans certains sociétés et offices d’Etat », renseigne le syndicaliste. Antoine Sossou avertit que les travailleurs risquent de bloquer toute l’administration publique en 2018 avec des grèves perlées si le Gouvernement continue de bafouer les préoccupations des confédérations et centrales syndicales?
Actualités 07 nov. 2017

Il faudra attendre encore demain pour connaître de la suite du dossier Renaissance du Bénin qui oppose Lehady Vinagnon Soglo au président élu, Me Abraham Zinzindohoué, suite au congrès d’Abomey. Mise en délibéré pour ce lundi 6 novembre, l’affaire a été renvoyée pour mercredi 8 novembre.
Hier lundi, lors de l’appel du dossier Renaissance du Bénin, le délibéré a été rabattu à la demande du procureur de la République. Le juge en charge du dossier a joint les trois procédures en cours diligentées par les parties qui s’affrontent. Ceci, afin de rendre une seule et unique décision. Le ministère public, représenté par le nouveau procureur de la République Gilbert Togbonon entend se prononcer sur le dossier.
Pour rappel, l’aile dissidente de la Renaissance du Bénin conduite par Georges Bada s’était réunie une première fois pour déchoir Léhady Vinagnon Soglo qui, soutient ladite aile, n’a pas organisé de congrès, selon les prescriptions statutaires. Elle a ensuite organisé un congrès à la suite duquel Me Abraham Zinzindohoué, l’homme de consensus, si l’on s’en tient à l’issue de l’assemblée à Abomey a été élu président. Léhady ayant été déchu et définitivement exclu, engage une bataille médiatique suivie d’une bataille juridique. Cela a conduit à la mise en œuvre de plusieurs actions ou procédures qui durent depuis bientôt plus de six mois?
Didier Pascal DOGUE
Actualités 07 nov. 2017

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Dramane Diatéma, a fait un point de presse, ce lundi 6 novembre, pour porter un démenti contre les déclarations de l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètognon, relatives au placement de fonds de la Cnss. Lesquelles faisant état de ce que l’actuelle équipe dirigeante de la caisse aurait placé 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe.
Indexé par le Conseil des ministres du 2 novembre dernier, dans une affaire de placements hasardeux et à risques des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètongnon, a entrepris une campagne médiatique pour justifier les faits à lui reprochés. Ce dernier aurait insinué que la nouvelle équipe de la caisse, a également fait un placement de 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe. Insinuation réfutée par le directeur général de la Cnss, Dramane Diatéma, qui est monté au créneau hier.
Selon lui, il s’agit d’un placement « inopportun » de 17 milliards F Cfa auprès de ladite banque que l’équipe actuelle de la caisse a décidé de retirer, à son arrivée. Ses diligences lui ont permis de récupérer la somme de 1 milliard de F Cfa avant que la banque ne lui fasse observer les risques auxquels les deux parties sont exposées, si la Cnss tenait à faire un autre retrait. La caisse ayant pris la mesure des risques, a décidé de participer au nouvel actionnariat de la Bibe, explique son directeur général. « La Cnss, compte tenu de ses placements importants à préserver, avait un intérêt évident à ce que la banque soit sauvée », développe-t-il.Mais les choses se passeront autrement pour la Cnss.
« Espérant que l’acquisition de ses actions se ferait en déduction de son avoir dans les livres de la banque, la Cnss se verra opposer par la décision du tribunal, qu’il fallait libérer effectivement les souscriptions », poursuit-il. Sur ce point, le conférencier fait référence à l’extrait de jugement Add n°044/2017/-2ème Ch-Com du 26 septembre 2017 qui indique que le tribunal « nomme l’expert-comptable Serge Vincent Dossou-Gbété pour vérifier si les montants des actions requises par l’Etat béninois et la Cnss ont été effectivement libérés et sont réellement présents dans les caisses de la banque ».
C’est en application de cette décision de justice que la Caisse nationale de sécurité sociale a libéré sa souscription au capital de la banque à hauteur de 4,5 milliards de F Cfa, explique le directeur général. Les déclarations de l’ancien Pca de la Cnss, Laurent Mètongnon sont donc archifausses, martèle-t-il. La démarche de la caisse, argumente-t-il, « vise clairement à sauver les placements inopportuns qui ont été faits par le Conseil d’administration au moment des faits entre 2014 et 2015 ». Dramane Diatéma indique que lesdits placements comportaient des risques énormes de pertes pour la caisse et pour les travailleurs assujettis.
Il conclut que les fonds placés à la Bibe restent des avoirs incertains. « Je porte à la connaissance de l’opinion que pour la certification des états financiers de la caisse pour l’exercice 2016, les commissaires aux comptes ont exigé que les fonds placés à la Bibe soient provisionnés ». Il en déduit que les placements effectués entre 2014 et 2015 à la Bibe, dans les conditions qui étaient celles de ladite banque, étaient impertinents.

Le placement sur la période d’avril 2014 à octobre 2015 d’un montant de 17,5 milliards de francs Cfa à la Banque internationale du Bénin relevé par le Conseil des ministres du jeudi 2 novembre dernier, a fait monter au créneau, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Au cours de la conférence de presse animée, ce lundi 6 novembre à Cotonou, il a donné des précisions de façon factuelle sur le dossier estimant que chacun doit apporter les preuves pour couper court à la polémique.
Le placement de fonds dans une banque en faillite est « un acte anormal de gestion », soutient le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Il n’y a pas, selon lui, un autre mot pour qualifier cet acte, a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse animée, ce lundi dans les locaux du ministère à Cotonou. Il a trouvé curieux qu’une personne physique ou une entreprise prenne la décision d’aller placer de l’argent dans une banque en faillite. Car, à partir du moment où en tant que personne physique, il n’est pas souhaitable de placer son argent dans une telle banque qui éprouve des difficultés financières, ce n’est pas les cotisations des travailleurs qu’il faut y placer. «Nous ne sommes pas dans un contexte où la Cnss n’avait pas le choix de ses investissements. Il n’y avait pas de contraintes à aller vers la Bibe », déclare le ministre de l’Economie et des Finances qui se demande s’il n’y avait pas une idée derrière cette opération. Pour lui, la gestion en bon père de famille exige qu’un tel acte ne se produise pas.
Qui a pris la décision de placer les fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à la Banque internationale du Bénin (Bibe) entre 2014 et 2015 ? Pourquoi ce dernier a-t-il pris cette décision et pour quel intérêt ? Ce sont les deux préoccupation soulevées par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni hier pour dire qu’il faut recentrer le débat. Selon lui, la Bibe est une banque qui a des difficultés financières terribles depuis le début des années 2000. Pour preuve, dit-il, la Commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a envoyé en 2011, la notification de retrait de l’agrément à cette banque. Entre 2014 et 2015, explique-t-il, il s’agissait d’une banque qui était en faillite et qui ne pouvait plus honorer ses engagements, une banque qui était dans une situation critique et en administration provisoire.
Au sein de la Cnss, explique Romuald Wadagni, l’organisation des opérations de placement exige que la direction générale propose et le Conseil d’administration et son président valident. A titre d’exemple, il brandit un document selon lequel le 11 septembre 2014, la direction générale de la caisse a proposé le placement d’un milliard de francs Cfa à 6,40 % par an auprès de la Bibe. Et selon le procès verbal d’une session du Conseil d’administration qu’il a exhibé, chaque membre aurait donné son avis. Celui du président proposait de porter le placement de un milliard à trois milliards de francs Cfa. Autrement dit, le Conseil d’administration et son président ont la responsabilité dans la question des placements, a-t-il insisté.
Le ministre de l’Economie et des Finances a fait également référence à un rapport de la Commission bancaire de l’Uemoa qui date de juillet 2016 concernant une banque en faillite pour dire qu’il est fait état de ce qu’au sein de la Bibe, il a été mis en place un système de commission d’apporteur d’affaires et de prime de renouvellement qui sont des primes indexées sur des placements effectués et qui sont versés aux décisionnaires des placements. Ces primes, dit-il, sont payées en espèces. Alors, il faut faire le lien, indique-t-il?

Les administrations de cinq collectivités territoriales du Mono ont retrouvé l’énergie électrique, ce lundi 6 novembre. Elles en avaient été privées jusqu’à hier après une séance de crise à la préfecture de Lokossa, sous la coupole du préfet Komlan Zinsou.
Les personnels des administrations territoriales de Grand-Popo, Bopa, Houéyogbé, Athiémé et Lokossa, peuvent désormais pousser un ouf de soulagement.
En effet, leurs services sont reconnectés, dans la soirée de ce lundi 6 novembre, au réseau électrique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). C’est à l’issue d’une séance de travail tenue hier, qui avait l’allure d’une réunion de crise convoquée en vue de clarifier et trouver une solution à la mise hors tension des administrations de cinq communes sur six dans le Mono. Sous l’égide du préfet qui l’a initiée, la séance a permis à la délégation de la Sbee, conduite par son directeur commercial, Raymond Okpéitcha, et aux six maires du Mono d’échanger sur des sujets qui fâchent.
Aux dires du maire d’Athiémé, Joseph Amavi, président du Groupement intercommunal (Gi-Mono), l’information relative à la mise hors tension de leurs administrations leur est parvenue, vendredi 3 novembre dernier, alors qu’ils étaient en session au siège du Gi-Mono à Comé. A l’exception du maire de la ville de Comé, les cinq autres autorités, dont les communes sont concernées par la mesure, confirment que leurs administrations étaient dans le noir depuis vendredi dernier, bien que celles-ci n’aient pas cumulé de factures impayées vis-à-vis de la Sbee. Tour à tour, les maires ont dénoncé la violation des accords de partenariat instaurés entre la Sbee et les collectivités territoriales. Ils ont surtout manifesté leur mécontentement quant au caractère surprenant et « injuste » de l’acte posé par la Sbee. Aussi ont-ils demandé le but visé à travers une telle mesure ?
Le directeur commercial de la Sbee, Raymond Okpéitcha, explique qu’il s’agit d’une «mesure coercitive » visant à amener les maires résistants à signer les procès-verbaux de reconnaissance de dettes liées à l’éclairage public de leurs communes. Raymond Okpéitcha indique que la mesure a été retenue, par souci d’obligation des résultats qu’exige la nouvelle politique du secteur de l’énergie. « Autant vous avez besoin de la lumière, autant la Sbee a aussi besoin de l’argent pour acheter de l’énergie électrique auprès de ses fournisseurs », a-t-il souligné. La même mesure, fait-il savoir, est appliquée sur toute l’étendue du territoire national. A l’en croire, elle a permis d’obtenir à la date d’hier, cinquante-cinq procès-verbaux déjà signés. Le chef du service financier de la direction régionale de la Sbee ajoute que presque tous les maires du Couffo ont également apposé leur signature. Selon le directeur commercial, ce qui fâche est que le procès-verbal, auquel est jointe une attestation de cession de créances, est une formule qui permet de prélever, à la base, les montants dus.
Pour l’avoir subi, malgré eux, l’année dernière, les maires insistent cette fois-ci pour comprendre les bases de calculs desdits montants et réclament des éclairages sur quelques autres points des accords qui lient les collectivités territoriales à la Sbee. En clair, retiennent-ils, « Nous ne sommes pas contre la loi qui impose aux communes de prendre en charge des frais liés à l’éclairage public. Mais à défaut de suspendre l’éclairage en cause, nous demandons le rétablissement de la fourniture de l’énergie électrique aux administrations ».
Après environ trois heures d’échanges dans la soirée d’hier, les deux parties ont fini par s’entendre sur la mise sur pied d’un comité constitué des six maires et des représentants de la Sbee. Les maires, quant à eux, ont promis de signer les documents, dès que les divergences seront aplanies au sein dudit comité, présidé par le secrétaire général de la préfecture. Le chef de la délégation de la Sbee assouplit alors sa position et ordonne le rétablissement de la fourniture de l’énergie électrique?

Le collectif des syndicats du secteur de la santé poursuit sa grève démarrée depuis deux mois sur toute l’étendue du territoire national. Et ceci, malgré sa rencontre avec le Gouvernement, vendredi 3 novembre dernier. Le collectif envisage même une grève sans service minimum.
Du communiqué relatif à la rencontre du Gouvernement et du collectif des syndicats du secteur de la santé tenue le vendredi 3 novembre dernier, il ressort que le Gouvernement a donné satisfaction aux revendications du collectif des syndicats du secteur de la santé en grève. Cette affirmation a été balayée d’un revers de main par le coordonnateur de l’Intersyndicale des ressources humaines de la santé et porte-parole du collectif des syndicats du secteur de la santé, Adolphe Houssou.
Pour lui, il s’agit « d’un marché de dupes ». Car, justifie-t-il, aucun protocole d’accord n’a été signé entre les deux parties. « Alors que les syndicats se concertent pour présenter leurs amendements au rapport à polémique de la commission, les trois représentants du Gouvernement ont organisé une conférence de presse au cours de laquelle ils ont annoncé le dégel de la grève dans le secteur de la santé », a confié le porte-parole du collectif. Dans une négociation, précise-t-il, il faut laisser une conclusion avant de poser n’importe quel acte. Et sans une conclusion, on ne peut donner une conférence de presse. Adolphe Houssou estime qu’à travers ses ministres, le Gouvernement est plutôt en train de rompre la négociation.
Car, la préoccupation prioritaire du collectif, dit-il, n’avait jamais été le paiement des primes de risque et de motivation dont le tiers serait réglé immédiatement, soit 2 469 158 000 francs Cfa, les deux tiers restants sur deux semestres. Ainsi, en un an, le Gouvernement aura soldé les arriérés sur les deux primes, indique la déclaration.
Mais le principal sujet qui fâche, ce sont les réformes qu’envisage le Gouvernement dans le secteur. Les praticiens hospitaliers ne digèrent pas que l’Exécutif veuille faire leur bonheur sans eux. « Tout ce qui est dans les réformes n’est pas bon. Il y a des choses à soustraire et d’autres à ajouter. Nous ne sommes pas contre la réforme mais au contraire, nous sommes pour la réforme mais une réforme inclusive », insiste-t-il. Il ajoute que tout porte à croire que le Gouvernement ne veuille pas qu’on touche à son plan de réformes tel que conçu. « Sinon que le collectif leur a signifié que ses amendements étaient déjà prêts et que ce n’est plus le moment de dire que le Gouvernement attend les praticiens de la santé », indique le porte-parole. Il n’approuve pas la déclaration du Gouvernement qui annonce qu’un comité a été mis sur pied pour se pencher sur la question, le 16 novembre prochain, alors que des agents sont sans salaire à la date d’aujourd’hui. Au même moment, 25 autres agents qui ont normalement passé le concours sont encore sans contrat et donc sans salaire. Les salaires de ces 25 agents ne font pas encore 3 000 000 F Cfa. « Tant que le Gouvernement ne va pas nous écouter, nous observerons toujours des grèves à intensité croissante », a-t-il menacé. Même des agents reversés avec contrat en main sont également sans salaire, a-t-il signalé. Ceux-ci sont près de 85 avec des salaires qui ne font pas au total 6 000 000 F Cfa de salaire mensuel. La Cnss ne paierait pas correctement certains agents envoyés à la retraite prématurément. A tout cela, s’ajoute la disparité de salaires.
« Si le Gouvernement agit ainsi, c’est parce qu’il a la pression de la population et tente de nous livrer aux députés et à la population. Toutefois, le collectif reste ouvert pour apporter ses amendements afin que les grèves cessent et que la santé des populations soit préservée », assure Adolphe Houssou?

Par une correspondance en date de ce lundi 6 novembre adressée au président de l’Assemblée nationale, l’honorable Dossou Guy Mitokpè a annoncé son adhésion au groupe parlementaire ‘’La voix du peuple’’, groupe appartenant à l’opposition parlementaire.
Il justifie cet acte par sa volonté de se porter « au secours de la démocratie contre les manigances politiciennes qui tendent à fragiliser l’opposition parlementaire en ces moments ».
« La fragilisation de l’opposition parlementaire peut être préjudiciable à toute notre démocratie. Sa disparition fera disparaître la majorité elle-même », insiste-t-il dans sa correspondance publiée sur sa page facebook.
Politique 06 nov. 2017

Adieu la grève qui secoue depuis plusieurs semaines le secteur de la santé, était-on tenté de dire quand le comité interministériel a annoncé, vendredi 3 novembre dernier, un aboutissement heureux des négociations avec les partenaires sociaux. Mais le collectif des syndicats en grève, de son côté, ne décolère pas et annonce plutôt la poursuite du mouvement de débrayage.
Au total, cinq rencontres successives ont été tenues avec le collectif des syndicats du secteur de la santé pour désamorcer le mouvement de débrayage qui frappe les hôpitaux publics depuis le 30 août dernier. Après les négociations du 28 septembre puis des 6, 12 et 19 octobre derniers, l’offre faite aux syndicalistes de la santé par le comité interministériel présidé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et composé de ses collègues en charge de la Santé, de la Fonction publique et des Finances n’a pas été concluante avant la rencontre du vendredi 3 novembre dernier sanctionnée par une brève déclaration de presse des membres du Gouvernement.
En attendant la reprise des négociations, le 16 novembre prochain, le Gouvernement « donne son accord de principe pour régler, dans les meilleurs délais, les préoccupations relatives à la carrière des agents » et un document faisant le point de l’évolution du traitement des dossiers a été remis aux partenaires sociaux, a déclaré le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané au terme des négociations.
Pour ce qui est des exigences financières des travailleurs de la santé, le Gouvernement, malgré l’état de la situation financière « particulièrement difficile » de l’Etat, s’est tout de même engagé pour le paiement d’une partie de la prime de risque et de la prime de motivation. « Plus précisément, le Gouvernement prend l’engagement de payer immédiatement le tiers de ces deux primes, soit 2 469 158 000 francs Cfa », a indiqué le ministre d’Etat. Les deux autres tiers seront payés sur deux semestres. Ainsi, en un an, le Gouvernement aura soldé les arriérés sur les deux primes.
En définitive, le Gouvernement a marqué sa volonté de satisfaire aux revendications du collectif des syndicats du secteur de la santé et de faire cesser la grève dans ce secteur d’activité très sensible, apprécie Abdoulaye Bio Tchané qui va en profiter pour lancer « un appel solennel aux partenaires sociaux du secteur de la santé en particulier et à tous les travailleurs du ministère de la Santé, à reprendre le travail dans l’intérêt de nos populations »
Pour rappel, quatre revendications essentielles étaient à la base du mouvement de débrayage dans le secteur de la santé. Il s’agit entre autres, de la mise à la disposition des syndicats du rapport de la commission de réformes du secteur de la santé, du rapportage pur et simple de la décision de création d’un comité technique de mise en œuvre desdites réformes, de la mise sur pied d’un comité regroupant les représentants des acteurs sociaux et les différents corps en vue d’étudier à fond le rapport de la commission des réformes et faire les propositions subséquentes?
« La grève continue bel et bien », disent les syndicalistes
Les responsables syndicaux du secteur de la santé semblent toujours se montrer sourds à l’appel à la reprise du travail lancé par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané à la suite des négociations avec eux. Durant le week-end, plusieurs parmi eux se sont fait entendre et disent n’avoir conclu aucun accord avec le Gouvernement.
« La grève continue bel et bien cette semaine », a confié sans ambages à notre rédaction, Maxime Armand Daga, secrétaire général du Syndicat national des techniciens infirmiers et sages-femmes anesthésistes réanimateurs du Bénin. « Le Gouvernement n'a pris aucun engagement avec le collectif des syndicats du secteur de la santé. Il a pris unilatéralement cette décision en ce qui concerne le dégel de la crise qui secoue le secteur de la santé », laisse entendre le syndicaliste. Selon lui, les déclarations du ministre ne traduisent pas la réalité de la séance tenue avec l’Intersyndicale de la santé. Séance au cours de laquelle « aucun consensus n'a été trouvé », souligne-t-il.
Le compte rendu de ladite séance rédigé par les travailleurs et parvenu à notre rédaction rapporte que la clé de paiement des primes suggéré par le Gouvernement n’a pas reçu l’assentiment de l’Intersyndicale qui s’est montrée intransigeante sur le paiement de la moitié de la prime de motivation de 2007 et le reste suivant leur modalité en deux semestres. « Notre mouvement de grève n'est pas basé uniquement sur de l'argent », nuance ledit compte-rendu. « Si le Gouvernement a fait l'effort de mobiliser 2,4 milliards F Cfa, il peut bien trouver les 600 millions F Cfa restants pour payer la moitié de la prime de motivation, pensent les syndicalistes. D’ailleurs pour eux, le ton n’est pas encore à la radicalisation car, malgré la grève, les populations bénéficient des soins dans les centres de santé.
Quelle va être alors la suite avec ces déclarations contradictoires? L’Intersyndicale de la santé soutient pour sa part qu’il rendra compte des propositions du Gouvernement à sa base qui avisera.
J. F. M.