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Le Fondation Mtn-Bénin, en collaboration avec la boulangerie Tincy, a procédé, ce mercredi 25 octobre, à la remise de kits scolaires aux enfants orphelins et vivant avec un handicap du quartier Détinsa Cadjèhoun 3 à Cotonou. Le geste vise à soutenir les bénéficiaires dans le cadre de la rentrée scolaire 2017-2018.
La Fondation Mtn-Bénin poursuit ses actions de générosité au profit des populations vulnérables. Ce mercredi, elle a apporté des fournitures scolaires aux enfants en situation de handicap et aux orphelins de Détinsa Cadjèhoun 3. Au total, quatre-vingts enfants ont bénéficié de l’attention de la Fondation Mtn-Bénin. Le geste est une réponse à la démarche menée par l’Ong ‘’Mikpon-Migon’’ à son endroit. Laquelle Ong a pour cible exclusivement les enfants handicapés et orphelins.
« Il y a plein de gens riches qui ne savent pas faire de don. Ce n’est pas donné à tout le monde de partager avec les autres », souligne le président de l’Ong ‘’Mikpon-Migon’’, Bènon Aniambossou, pour saluer la promptitude de la fondation donatrice.
Selon lui, la remise de kits scolaires vient soulager les parents des bénéficiaires et rendre visibles les efforts des personnes handicapées à sortir de l’ornière. « On ne peut pas promouvoir les personnes handicapées sans promouvoir l’éducation. On ne peut pas les promouvoir si elles-mêmes ne se manifestent pas », poursuit-il, en saluant la sollicitude constante de la Fondation Mtn.
Mots de gratitude également du chef quartier de Détinsa Cadjèhoun 3, Urbain Hounkpatin, à l’endroit du réseau de téléphonie mobile. « Nous ne saurions apprécier à leur juste valeur vos nombreuses initiatives. Le meilleur reste encore à venir. Des actions du genre, vous en ferez beaucoup d’autres et nos enfants en témoigneront », laisse-t-il entendre.
Par ce geste, Mtn confirme une fois de plus sa réputation d’entreprise citoyenne. Des actions du genre lui sont devenues une coutume. Pour autant, le réseau ne cesse de faire preuve de sollicitude et de générosité. « Notre vocation, c’est de pouvoir donner un peu de ce que nous gagnons aux populations vulnérables pour améliorer leurs conditions de vie», soutient le responsable projet de Mtn, Barnabé Dossa.
« Nous n’avons pas la prétention de nous substituer aux parents. Nous voulons juste aider les enfants à aller à l’école », souligne-t-il, insistant que le handicap ne doit pas être un prétexte pour les victimes de se soustraire de l’éducation.
Il en profite pour dire toute l’admiration de la Fondation Mtn-Bénin aux bénéficiaires et insister sur la responsabilité des parents. «Je suis fier de ce que vous faites. Je vous demande de soutenir l’éducation des enfants », insiste Barnabé Dossa.
Plus de 3400 kits scolaires distribués
Dans le souci de promouvoir l’éducation, d’autres partenaires savent aussi ce qu’ils ont à faire. Ils emboîtent le pas à l’entreprise citoyenne. « J’ai accompagné l’initiative pour qu’ensemble nous puissions faire davantage de merveilleuses choses», souligne Gatien Sèdami Adjagboni, président-directeur général de la boulangerie Tincy, qui ajoute que les personnes handicapées ont du prix à ses yeux, au regard de leurs efforts permanents à aller de l’avant.
Pour le compte de la rentrée scolaire 2017-2018, le réseau Mtn a déjà fait parler de lui dans d’autres villes du pays. L’étape de Cadjèhoun est la suite d’une longue tournée entreprise dans la quasi-totalité des communes pour promouvoir l’éducation et l’excellence en milieu scolaire.
« Nous avons déjà distribué des kits scolaires à Natitingou, Malanville, Parakou, Takon, Bohicon,… et pratiquement sur toute l’étendue du territoire national », rappelle Barnabé Dossa.
Il évalue à 3400 le nombre total de kits scolaires distribués cette année, au profit des élèves lors de la tournée nationale. A ce nombre s’ajoute celui offert aux apprenants handicapés et vulnérables.
La Fondation Mtn-Bénin compte impacter davantage ces cibles. Elle entend redoubler d’ardeur en synergie avec la boulangerie Tincy pour soulager davantage les peines des personnes handicapées. D’ores et déjà, cette annonce suscite de l’enthousiasme dans les rangs des prochains bénéficiaires.
« Votre démarche nous a agréablement surpris. Vous ne cessez de nous témoigner votre générosité», se réjouit Adèle Mètinhoué. Elle en profite pour lancer un cri de cœur en direction des donateurs : « Mieux vaut apprendre à pêcher que de donner du poisson à chaque fois », plaide-t-elle, demandant aux donateurs de leur accorder plus de moyens pouvant favoriser leur prise en charge financière et inclusive. Requête visiblement bien notée par les donateurs qui promettent de jouer leur partition.

Le président Patrice Talon a présidé, ce mardi 24 octobre, la cérémonie d’ouverture de la réunion délocalisée de la commission mixte : infrastructures et développement industriel/agriculture, environnement, ressources en eau et développement rural. C’était en présence du président du Parlement du Bénin, Me Adrien Houngbédji, du commissaire en charge des infrastructures de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo, et des députés.
« Etat de mise en œuvre du Programme régional de facilitation du transport et du transit routiers de la Cedeao». C’est le thème autour duquel se concertent les députés invités dans le cadre de la réunion délocalisée de la commission mixte : infrastructure et développement industriel/ agriculture, environnement, ressources en eau et développement rural.
Selon Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale du Bénin, la rencontre vise à donner plus de visibilité et assurer la proximité de l’institution par rapport aux peuples qu’elle représente. Passer en 2020 de la Cedeao des Etats à celle des peuples, tel est le défi qu’essaient de relever les différentes commissions et institutions mises en place par la Cedeao pour favoriser une meilleure intégration des Etats et le développement des peuples. Me Adrien Houngbédji a félicité les organisateurs pour la pertinence du choix du thème.
La facilitation du transport et du transit routiers apparait comme une condition essentielle de l’intégration, reconnaît Me Adrien Houngbédji. Il a souhaité que la qualité des débats reflète la pertinence du thème, puisque l’objectif est de passer de la Cedeao des Etats à celle des peuples. « Le transport et les routes sont les voies les plus promptes pour rapprocher les peuples de la Cedeao ; vos références au rôle de pionnier que le Bénin a joué et continue de jouer nous vont droit au cœur », s’est réjoui le président de l’Assemblée nationale. Le Bénin, poursuit-il, a été le premier bénéficiaire du fait de sa proximité avec le grand voisin et veut continuer à jouer ce rôle, justifie-t-il.
Pour Me Adrien Houngbédji, le chef de l’Etat a décidé de la suppression des visas, et au-delà de la Cedeao, c’est l’intégration et l’union des peuples qui sont visées. Dès lors, enchaine le président de l’Assemblée nationale, la facilitation du transport et du transit routiers apparait comme condition essentielle de l’intégration. Le chef de l’Etat a décidé la suppression de visas des ressortissants de la Cedeao et de l’Afrique, une décision salutaire et en phase avec l’intégration tant recherchée, reconnaît Me Adrien Houngbédji. Que la qualité des débats et des échanges contribue grandement à la mise en œuvre réelle de l’intégration.
En ce qui le concerne, le commissaire en charge des infrastructures de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo, s’est réjoui d’être l’hôte du Bénin et a rappelé le rôle de pionnier et de référence qu’ont joué et continuent de jouer le Bénin et ses députés.
Honneur et prestige pour le Bénin
C’est un honneur pour sa personne et pour le Bénin d’abriter cette session spéciale en raison du thème retenu pour cette dernière session de l’année 2017 de la quatrième législature du parlement de la Cedeao, a déclaré le président de la République.
«Ce que vous faites est un acte de grand mérite dont nous sommes fiers et qui nous honore. L’union des peuples et l’intégration passent par le dynamisme du Parlement de la Cedeao», a-t-il lancé aux participants. «Nous ne pouvons rêver d’une intégration économique réelle si nos parlements, à travers la communauté des parlements, ne parviennent à insuffler les règles nécessaires à l’intégration réelle de nos peuples», a poursuivi Patrice Talon.
Pour lui, les infrastructures de transport de biens et de personnes constituent le premier élément fédérateur, unificateur des peuples. « Nous avons espoir que de vos travaux sortiront des recommandations pertinentes à l’endroit de nos Etats respectifs », espère le président Patrice Talon. Parce que les infrastructures permettant la libre circulation des personnes et des biens sont encore embryonnaires, il a plaidé pour que les dirigeants et parlementaires en fassent des besoins prioritaires.
« Je souhaite que vous ayez les meilleures inspirations possibles afin que vos recommandations marquent cette session et que dans l’histoire de la Cedeao, la session de Cotonou soit une référence. Je vous invite à ne pas manquer de découvrir Cotonou, le Bénin, parce que nous voulons et sommes à l’avant-garde de notre intégration », invite le président Patrice Talon?

La Fédération internationale de gymnastique (Fig) tient la réunion statutaire de son comité exécutif à Cotonou, les 24 et 25 octobre. La rencontre regroupe tous les trois vice-présidents de la Fédération internationale de gymnastique, les présidents de toutes les unions continentales : Union africaine, asiatique, panaméricaine, australienne de gymnastique et autres. Y prennent part également les présidents de tous les Comités techniques au plan mondial de gymnastique, les présidents du Comité artistique masculin, celui du Comité féminin, et d’autres…,
C’est dans le cadre de la réunion statutaire de la Fédération internationale de gymnastique qui se tient à Cotonou, que le Japonais Morinari Watanabe s’est rendu au cabinet du ministre en charge des Sports juste à sa descente d’avion dans l’après - midi d'hier.
A sa sortie d'audience, le patron de la gymnastique mondiale a expliqué que le choix du Bénin pour cette réunion est motivé par plusieurs raisons. D’abord l’intérêt que le pays accorde à cette discipline qui y prend de l’envol. Il ajoute que de ses échanges avec le ministre en charge des Sports, il a compris que le Bénin est prêt pour une petite révolution dans ce domaine au regard de l’ambition du Gouvernement du Bénin qui tient à faire du sport un vecteur du développement.
Le président de la Fédération internationale de gymnastique, Morinari Watanabe, a rassuré le Bénin. « Vous pouvez compter sur la Fédération internationale de gymnastique pour toute initiative qui repositionne la gymnastique en vue de son rayonnement dans les quatre coins du pays », a-t-il dit.
Le ministre Oswald Homéky, s’est dit très heureux pour notre pays, pour la Fédération béninoise de gymnastique, pour tous les jeunes sportifs béninois. « Que la Fig toute entière décide de tenir une réunion du bureau exécutif au Bénin, c’est quelque chose de très important. C’est l’aboutissement d’une invitation qui leur a été adressée par la Fébégym après que nous nous soyons concertés sur la nécessité de positionner notre pays dans le cadre de la relance de la gymnastique en Afrique », a laissé entendre le ministre Oswald Homéky. Il s’est dit ravi de l’engagement de cette institution faîtière de la gymnastique à accompagner le Bénin après qu’il a été présenté à ses responsables, la vision du développement du sport au Bénin de façon générale. Le ministre a également émis le vœu que le Bénin devienne la capitale de la gymnastique africaine ». Un souhait qui a reçu l’accord de principe du patron de la gymnastique mondiale.
Le président de la Fédération internationale de gymnastique fut secrétaire général de la Fédération japonaise de gymnastique. Il a succédé à l’Italien Bruno Grandiqui à la tête de la Fig.
Précisions que la Fig est la plus ancienne Fédération sportive olympique fondée en 1881. Morinari Watanabe est son neuvième président?

Les Ecureuils du Bénin ont à cœur leur match de la deuxième journée des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, face aux Eperviers du Togo, en mars prochain à Lomé. Aussi, ne ratent-ils plus aucune occasion pour mieux affûter leurs armes. Ils envisagent affronter les Diables rouges du Congo Brazzaville et les Taïfa Stars de la Tanzanie, lors des prochaines journées Fifa prévues en novembre.
En plus d’être en plein championnat, le football béninois entend également saisir toutes les occasions pour faire parler de lui. Le Bénin entend profiter des journées Fifa pour permettre à la sélection nationale d’avoir des compétitions dans les jambes.
Ainsi, après le N’Zalang Nacional de la Guinée équatoriale et les Panthères du Gabon, lors des journées précédentes, les poulains d’Oumar Tchomogo auront la possibilité d’aller en découdre avec les Diables rouges du Congo et les Taïfa Stars de la Tanzanie. Ce sera dans le cadre des prochaines journées Fifa de novembre. Contre les Congolais et les Tanzaniens, ce sera respectivement les 8 novembre à Brazzaville et 12 novembre à Cotonou. L’objectif de la Fédération béninoise de football et de son président El Hadj Moucharaf Anjorin est de leur permettre d’être dans de meilleures dispositions avant d’aller affronter les Eperviers du Togo, en mars prochain à Lomé. Le public béninois aura donc l’occasion de mieux apprécier la forme de Stéphane Sességnon et ses coéquipiers?

Démarrés en 2014, les travaux de construction d’un pont métallique sur l’axe Ouèdèmè-Agamè, deux arrondissements de Lokossa, sont en souffrance. Le député Dakpè Sossou a déploré cet état de choses, samedi 21 octobre dernier à Lokossa dans le Mono. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans le cadre du démarrage imminent de l’aménagement et du bitumage de la route Lokossa-Ouèdèmè-Dévé-Aplahoué-Frontière Togo.
Mais le député de la dix-huitième circonscription électorale ne s’est pas contenté seulement de dénoncer la situation. Dakpè Sossou dit plaider pour la reprise du chantier de construction en ce qui concerne la finition dont le marché a été confié au génie militaire qui, selon lui, a abandonné les travaux.
En effet, le pont métallique est un ouvrage de franchissement d’un cours d’eau qui sépare les arrondissements d’Agamè et de Ouèdèmè.
Le deuxième secrétaire parlementaire a également exhumé un autre projet de construction de pont métallique sur l’axe Doukonta-Zoungamè pour plaider sa prise en compte dans le budget de l’Etat, exercice 2018. Le précédent Gouvernement avait prévu la construction dudit pont sur le tronçon, justifie-t-il, dans le but de désenclaver Doukonta et Zoungamè, deux villages de Lokossa.
Lors de la conférence de presse, le député avait à ses côtés le maire de la ville, Pierre Awadji, et plusieurs autres acteurs politiques du Mono.
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

La société de manutention Coman SA a commémoré, jeudi 19 octobre dernier dans l’enceinte portuaire, les mille jours sans accident mortel. A l’occasion, Koen De Backker, directeur général de Coman SA, a souhaité voir renforcée la sécurité au niveau de la plate-forme portuaire à travers l’exigence « detwistlocks » au niveau des camions.
« Depuis mille jours, nous n’avons pas eu d’accident grave », s’est réjoui le directeur général de Coman SA, Koen De Backker, pour exprimer sa grande satisfaction par rapport aux mesures mises en place pour assurer la sécurité des travailleurs sur les parcs à conteneurs de la société. C’était à la faveur d’une cérémonie fort simple qui a réuni, jeudi dernier dans l’enceinte portuaire, des représentants du personnel de la société ainsi que d’autres acteurs portuaires dont le secrétaire général du Port autonome de Cotonou représentant la directrice générale.
Le directeur général de Coman SA a expliqué que ce rendement est le fruit des mesures de sécurité revues et renforcées mises en place depuis 2014. Le 27 décembre 2014, a rappelé M. Koen De Backker, un événement tragique s’est produit sur un parc à conteneurs où l’on a enregistré le décès d’un conducteur de camion. Cette situation a rendu nécessaire la prise de certaines mesures. D’une part, il a été mis en place un plan de circulation aux normes internationales, améliorant ainsi l’existant. D’autre part, ajoute-t-il, il a été également élaboré des procédures et des formations relatives aux opérations sur le parc à conteneurs. C’est l’ensemble de ces mesures qui a concouru à passer mille jours sans accident mortel sur les parcs à conteneurs, a-t-il insisté avant de souhaiter qu’il y ait beaucoup d’autres mille jours sans accident.
Ce résultat a été salué par le président de l’Association des commissionnaires agréés en douanes, Mama Taïrou, qui estime qu’il témoigne du pragmatisme et du professionnalisme dont Coman SA a su faire preuve dans sa gestion quotidienne des opérations portuaires. Cela n’a été possible que grâce à l’action collective de la direction générale, des conducteurs ainsi que du personnel administratif, opérationnel et technique, a-t-il laissé entendre. « C’est un honneur pour le port. Cela contribue à la compétitivité du port », souligne-t-il.
Pour sa part, le directeur de la capitainerie, Léon E. Adda, commandant du Port, note que la sécurité est l’épine dorsale de toutes les activités. Soucieux de la sécurité, renchérit-il, une opération d’assainissement a démarré dans l’enceinte portuaire depuis quelque temps. Cela a contribué à créer de la fluidité dans la circulation à l’intérieur.
Renforcer la sécurité
Mais non encore totalement satisfait de cette performance en matière de sécurité, Koen De Backker annonce un nouveau projet. Il s’agit d’un dispositif pour empêcher les conteneurs de tomber sur les agents non seulement au niveau du terminal mais aussi dans l’enceinte portuaire, explique-t-il. Cela permettra également d’éviter des accidents mortels des citoyens dans la ville et sur les routes. « Nous allons sécuriser les camions en les obligeant à se munir de twistlocks », indique-t-il. A l’en croire, c’est une bonne pratique adoptée dans la plupart des ports du monde mais que le Bénin, malheureusement, n’a pas encore mise en place. Comme il le précise, Coman SA à elle seule ne saurait réussir ce projet. Au nombre des obstacles qui pourraient rendre difficile sa mise en œuvre, avertit-il, figurent les moyens financiers à investir. C’est pourquoi il souhaite l’implication de tous les acteurs dans sa mise en œuvre. « Ce n’est pas quelque chose que nous ferons tous seuls », a-t-il dit.
Le directeur de la capitainerie Léon G. Adda, commandant du Port, salue cette initiative du groupe Coman SA de renforcer les mesures de sécurité. Même son de cloche de la part de Abdel Salim Maladé, président des Associations des transporteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest qui revient sur le projet de sécurisation des camions pour souligner sa pertinence. « Nous allons rouler en sécurité et nos camions et nos employés vont mieux se porter et les conteneurs iront à bon port sans aucun danger », se réjouit-il par avance en promettant le soutien de son association.
Pour Augustin F. Tonan, secrétaire général du Port autonome de Cotonou, trois choses caractérisent un port : l’espace, la sécurité et la fréquentation. Si ces trois données ne sont pas au rendez-vous, il n’y a pas de port, souligne-t-il avant de mettre l’accent sur la sécurité qui occupe une place importante?

Les méthodes modernes de contraception sont encore sujettes à certaines polémiques dans les rangs des femmes. Arlette Akouèïkou, sage-femme et conseillère pays au Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa), apaise les bénéficiaires desdites méthodes. Elle lève un coin de voile sur les tabous en la matière et met l’accent sur la responsabilité des parents pour une sexualité responsable dans le rang des adolescents et jeunes.
La Nation : Les femmes sont souvent réticentes à adopter les méthodes modernes de contraception en raison d’un certain nombre de difficultés qu’elles évoquent. Qu’en est-il ?
Alertte Akouèïkou : Lorsqu’une femme en arrive à adopter une méthode moderne de contraception, c’est qu’elle a décidé de commun accord avec son mari de prendre un temps de repos entre deux grossesses, afin de mieux s’occuper de sa famille et se consacrer à ses activités. Il arrive qu’en adoptant ces méthodes, elles soient confrontées aux effets secondaires liés auxdites méthodes. Lorsque la femme n’y est pas préparée psychologiquement, cela devient très difficile à supporter pour elle. En tant que prestataire de ces services, nous devrions faire l’effort de dialoguer avec elles et leur parler des effets qui peuvent survenir éventuellement, afin de leur permettre de retourner au point de prestation où la méthode leur a été offerte pour leur prise en charge.
La prise en charge peut être juste psychologique. La femme bien qu’ayant été prévenue, a besoin d’être rassurée face aux effets secondaires. Et tout rentre dans l’ordre. Mais lorsqu’il s’agit d’un effet secondaire lié à un trouble hormonal, il existe également une prise en charge médicamenteuse qui doit être faite pour l’accompagner. Lorsque les femmes sont confrontées aux effets secondaires et qu’elles ne sont pas bien accompagnées, cela constitue un motif d’abandon de la méthode. Dans ces conditions, elles deviennent des actrices de rumeurs au sein de leurs communautés, du moment où elles ont eu à vivre des situations difficiles incommodantes. C’est ce à quoi nous devrions veiller. Si en tant que professionnels, nous avons pris le temps de les prévenir par rapport à la survenue de ces effets secondaires, elles sont plus préparées.
C’est pratiquement la même démarche de prévention qu’on adopte en ce qui concerne la vaccination des bébés où nous prévenons les mères d’administrer quelques doses de paracétamol ou d’Efferalgan aux enfants avant la vaccination En procédant ainsi, nous amoindrissons l’effet et préparons psychologiquement les femmes à mieux faire face aux effets secondaires qui les affolent.
Il y a encore un travail à faire avec les prestataires de méthodes modernes de contraception pour qu’elles puissent rassurer les bénéficiaires.
On se rend compte que les effets secondaires varient d’une femme à une autre. Comment l’expliquer ?
C’est une question d’organisme. Chaque femme est un spécimen unique. Une femme A peut réagir à une méthode d’une façon donnée tandis qu’une femme B n’aura aucune réaction face à la même méthode. Tout dépend de la constitution de l’organisme de chaque femme.
Il arrive que certains prestataires fassent de ces effets secondaires un tabou. De votre position, pouvez-vous apporter des éléments d’assurance là-dessus ?
Il existe plusieurs effets secondaires. L’absence de menstruation, par exemple. Dans les situations normales, lorsqu’une femme n’a pas ses règles, c’est qu’elle est enceinte. Mais dans le cas d’espèce, cette situation est liée à l’effet des pilules, parce que l’organisme réagit à la nouvelle molécule qui se retrouve dans son corps. Il se peut également que la femme soit soumise à des saignements intermittents qui durent dans le temps. Cela nécessite une prise en charge psychologique et médicamenteuse de sa part pour régulariser son cycle.
Il peut y avoir des règles plus abondantes que la normale. A ce niveau également, il faut rassurer la femme. D’autres commencent encore à prendre du poids, tout simplement parcequ’elles étaient sous la hantise de la survenue d’une grossesse non désirée. Mais avec les méthodes modernes contraceptives, elles sont à l’abri des grossesses non voulues. Les différents effets secondaires se gèrent au cas par cas. Lorsqu’elle est bien suivie, la femme ne perçoit plus la méthode comme une source de problèmes.
Lorsqu’on évoque les méthodes contraceptives aujourd’hui, il n’est plus un secret que les adolescentes et les jeunes filles sont aussi concernées. A partir de quel âge peut-on leur administrer ces méthodes ?
Selon les textes en vigueur au Bénin, on n’est majeur qu’à 18 ans. A cet âge, on est encore adolescent. Pour ceux qui sont sexuellement actifs avant 18 ans, cela relève de la responsabilité de leurs parents d’insister sur le dialogue et de renforcer leur éducation.
Le fait de mettre l’adolescente sous contraceptif n’est-il pas une porte ouverte à la débauche ?
La toute première étape, c’est de pouvoir apporter l’information de qualité à nos jeunes frères et sœurs, à nos jeunes filles et garçons pour qu’ils comprennent que le sexe fait appel à de la responsabilité. Le sexe n’est pas un jeu d’enfant. Il revient aux acteurs impliqués dans cette problématique de pouvoir apporter l’information qu’il faut à ces enfants afin qu’ils puissent s’assurer une sexualité responsable. Les professionnels des médias ont un grand rôle à jouer en la matière. Leur offrir une méthode contraceptive n’est pas synonyme de la dépravation.
Lorsqu’on a passé le cap de l’information et de la sensibilisation, et qu’on a suffisamment mis l’accent sur l’abstinence sans dissuader les jeunes, il faut leur conseiller de se prémunir ou de porter le préservatif masculin ou féminin. Le préservatif est une double protection à la fois contre les infections sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées. Offrir une méthode contraceptive à un adolescent ou à un jeune n’est pas une porte ouverte à la débauche. Et si on arrive à en offrir, c’est avec l’accord des parents qui sont dans un rôle d’accompagnement. On ne peut pas leur offrir simplement des contraceptifs à tout vent, du fait de leur ‘’rythme sexuel’’.
Comment les parents peuvent-ils assurer cet accompagnement auprès de leurs enfants adolescents sexuellement actifs ?
Il faut être à l’écoute et trouver des moments pour discuter avec eux. Lorsqu’un parent utilise comme stratégie les représailles pour éduquer son enfant, il passe à côté de l’essentiel. Il faut privilégier le dialogue avec les adolescents, être surtout à leur écoute et créer un climat de confiance entre eux et soi-même. A partir de cet instant, ils sont plus à l’aise à partager leurs préoccupations et peuvent bénéficier d’un accompagnement à travers l’utilisation des services de planification familiale auprès des professionnels de santé. Ces derniers doivent aussi user de stratégies pour éduquer les adolescents pour une sexualité responsable.
Société 24 oct. 2017

Avec l’adoption de la loi sur les hépatites par l’Assemblée nationale et la validation du plan stratégique national de lutte contre ces maladies du siècle au Bénin, fin octobre 2017, les malades des hépatites pourront vivre aussi longtemps que possible. Nicolas Kodjoh, point focal de l’hépatite au ministère de la Santé, rassure les populations à travers cet entretien.
La Nation : Quelle est la situation de l’hépatite au Bénin ?
Nicolas Kodjoh : En ce qui concerne les hépatites virales, le premier élément concerné est le nombre de personnes qui souffrent de cette maladie dans notre pays. Pour avoir ces données, le ministre de la Santé a diligenté une enquête de prévalence en 2013. Ceci a été fait dans tous les départements chez les donneurs de sang. Cette enquête a révélé que l’hépatite B est à un taux de prévalence de 9,9 %. Le taux de prévalence de l’hépatite C était de 4,12 %, donc à peu près de 400 000 personnes sont malades de l’hépatite C. Au total, au Bénin, environ 1 400 000 personnes sont atteintes d’hépatite B ou C, mais malheureusement plus de 95% d’entre elles ne se sentent pas malades. Donc il y a des porteurs malades qui s’ignorent et qui circulent gaillardement pendant au moins vingt ans avant d’être exposés à des complications avec son corolaire de cirrhose de foie qui est cause de décès. Face à ça, les études menées dans notre pays ont montré que malgré la gravité de cette maladie, elle ne fait pas encore l’objet d’une priorisation dans les programmes maximaux de santé.
Dans ces conditions, les malades ont de mauvaises croyances sur leur maladie. Ils ne se sentent pas malades et les croyances qu’ils ont sont souvent fausses. Les médecins aussi ne sont pas préparés pour cela, faute de formations sur cette maladie, comme c’est le cas avec le Vih/Sida ou le paludisme. Il y a également un défaut de médecins spécialistes pour prendre en charge les malades. Actuellement, le Bénin ne compte que huit médecins spécialistes, tous à Cotonou ou Parakou pour 10 000 000 d’habitants. Autrement dit, sur les 77 communes, il n’y a que deux communes qui soient couvertes par les spécialistes.
Face à cette situation, y a-t-il espoir pour venir à bout de l’endémie virale B et C ?
Il y a de l’espoir. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a pris les hépatites comme priorité de santé publique depuis 2010 mais ce n’est que l’année dernière que le ministère de la Santé a pris conscience de cette maladie. Les plaidoyers faits en direction du ministère de la Santé et en direction des députés ont permis d’aboutir à l’adoption d’une loi à l’Assemblée nationale pour combattre les hépatites. Le Gouvernement a été aussi sensible à la question des hépatites. Donc l’engagement du Gouvernement, à travers le ministère de la Santé, a été très déterminant. En plus de cette loi, il y a un plan stratégique national qui est en train d’être élaboré et qui sera validé les 25 et 26 octobre 2017. Ce plan stratégique est la réponse nationale du Bénin face à l’endémie virale B et C qui, actuellement, tue autant de monde que la tuberculose et le Vih/Sida.
Est-ce à dire que les hépatites sont plus dangereuses que le Sida ?
Le rapport mondial de l’Oms 2017 montre clairement que les hépatites tuent aujourd’hui autant que la tuberculose, mais beaucoup plus que le Vih/Sida. Et dans le monde entier y compris le Bénin, lorsqu’on prend les quatre maladies infectieuses et les plus meurtrières qui sont la tuberculose, le Vih/Sida, le paludisme puis les hépatites, on sait que depuis 2000, les trois maladies Vih, tuberculose et le paludisme font l’objet de programme de santé publique dans tous les pays. Malheureusement, l’hépatite a été laissée pour compte. Avec l’engagement du Bénin et la communauté internationale, ces trois maladies, prioritaires jusqu’à présent, ont vu leur mortalité chuter. C’est pour cela que le Sida qui était la première cause de décès est passé maintenant derrière les hépatites. Et c’est maintenant que la communauté internationale a commencé par parler des hépatites avec des dates mémorables. En 2014, l’Assemblée mondiale a recommandé aux Etats d’avoir des plans nationaux de lutte contre les hépatites. Cela a trainé jusqu’en 2015. Et c’est en cette année que l’Assemblée mondiale du système des Nations Unies a intégré à Genève la question des hépatites dans le programme du développement durable à l’horizon 2030. Ainsi, les Etats sont sollicités pour la mise en place de plans stratégiques nationaux et c’est pour y répondre que le gouvernement a intégré les hépatites dans le plan national de développement sanitaire 2017-2021. Maintenant, les hépatites font clairement partie du Programme d’action du Gouvernement. Après la validation du plan, sa mise en œuvre sera faite par un programme national comme le Sida, la tuberculose et le paludisme.
Au-delà de la loi et du plan stratégique dont vous venez de parler tantôt, existe-t-il des traitements efficaces contre les hépatites aujourd’hui ?
Il existe bel et bien des traitements efficaces qui sont disponibles au Bénin. Parce qu’avec les plaidoiries de la Société civile en direction des pouvoirs publics, les médicaments ont été rendus disponibles au Bénin. Donc pour l’hépatite B, on peut soigner les malades par un médicament qu’on peut prendre seulement en un comprimé par jour. Avec ce médicament, comme les sidéens, les microbes ne se multiplient plus dans le sang, les lésions régressent, le malade peut vivre et dépasser 100 ans et mourir d’une autre maladie que l’hépatite. A côté de ce médicament, toujours à propos de l’hépatite B, il y a un autre médicament administré par une injection pendant 48 semaines à raison de 10 000 000 F Cfa avec les soins. C’est le seul qui, au bout de quelques années seulement, peut permettre l’élimination du microbe et rendre le malade définitivement immunisé. Son seul problème est qu’il coûte excessivement cher. La boîte coûtait 250 000 /mois, soit 3 000 000 F Cfa par an. Le ministère a fait de grands efforts et ce médicament est cédé aujourd’hui à 7 000 F Cfa la boîte au Cnhu pour les malades éligibles au traitement. Tout le monde n’est pas traité ; il y a des porteurs sains. Pour ce qui concerne l’hépatite B, le tiers soit les 30 % sont des porteurs sains, c’est-à-dire que le microbe est dans leur foie mais il ne se multiplie pas. Ainsi il n’entraîne aucune complication. Ceux-là n’ont pas besoin de traitement parce qu’il n’y a pas un médicament qui tue le microbe dans le corps humain. Le médicament agit en empêchant les microbes de se multiplier. Le second tiers a une hépatite minime dont le microbe se multiplie très peu et s’accommode avec son hôte. Et ces malades peuvent aussi vivre pendant longtemps. Les cas les plus graves sont ceux qui ont l’hépatite active. Les microbes se multiplient beaucoup, désorganisent complètement le foie qui perd complètement toutes ses fonctions qui entraînent la cirrhose de foie.
Le cas est très différent de l’hépatite C. Celle-ci a des médicaments qui sont très efficaces avec une guérison totale et définitive dans un délai de trois mois. Ces médicaments se vendent également à Cotonou.
Les derniers malades que nous avons évacués pour l’hépatite C ces derniers moments, l’Etat a dû débourser pour chacun d’eux 30 000 000 F Cfa. Actuellement, ces mêmes médicaments sont disponibles à Cotonou et sont à 600 000 F Cfa. Avec le plan qui est en train d’être mis en place, les médicaments vont coûter beaucoup moins cher. Car, ils seront subventionnés avec l’appui de l’Etat et de ses partenaires techniques et financiers. Donc ce qui a été fait pour le Sida va être fait pour les hépatites. Et d’après la stratégie mondiale de lutte contre les hépatites, ces médicaments seront gratuitement cédés à tous les malades.
Que pourriez-vous nous dire les facteurs de risques et les moyens de prévention des hépatites ?
Comme nous le savons, le virus le plus grave est le virus B. Il est présent dans tout ce qui sort du corps humain : la salive, la sueur, les larmes, les urines et le sperme. Le virus de l’hépatite C meurt en quelques minutes alors que le virus de l’hépatite B peut rester vivant et contagieux pendant sept jours. Voilà ce qui fait la gravité de cette maladie. Donc tout ce qui sort du corps humain est contaminant. Si bien que les facteurs de risque sont l’ensemble de tout ce qui est de la transfusion sanguine, ceux qui ont des tatouages sur le corps, ceux dont les parents ont l’hépatite, et ceux qui ont des rapports sexuels avec des personnes contaminées. La prévention consisterait à éviter tous ces facteurs cités ci-dessus. L’hépatite se comporte comme le Sida. Tout se passe par le sang. Donc la prévention, c’est d’éviter les injections qui ne sont pas à usage unique, les scarifications, les tatouages. Et il faut surtout prendre des soins dans un centre de santé agréé par l’Etat et par un personnel qualifié. Dans les centres de santé non agréés on fait des actes à risque de transmission.
Santé 24 oct. 2017

L’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a organisé, ce lundi 23 octobre à Cotonou, un atelier sur les ressources critiques de l’Internet. Il s’agit de sensibiliser les acteurs du secteur sur les mutations en cours dans la gestion des identifiants uniques.
Noms de domaine, adresses IP ou encore serveurs racines, la gouvernance de ces ressources critiques de l’Internet revêt un enjeu stratégique qui échappe souvent aux pays africains. C’est pour permettre au Bénin de ne pas rester à la traîne que l’Agence de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a choisi de renforcer les capacités d’une trentaine d’acteurs des technologies de l’information et de la communication (Tic). Cet atelier qui se tient en partenariat avec l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a permis aux participants d’aborder différents aspects des transformations en cours, notamment l’évolution de l’Iana (Internet Assigned Numbers Authority) vers le Pti (Public technical Identifiers), la mise en place des nouveaux noms de domaines, la gestion technique des registres, les relations entre registres et registraires.
Selon Flavien Bachabi, président du Conseil de régulation de l’Arcep, les ressources critiques de l’Internet sont des ressources précieuses qui méritent une attention particulière au regard de l’intérêt grandissant que suscite l’Internet. « Sans une coordination rigoureuse des opérations et procédures de gestion de la masse d’informations et de données véhiculées sur Internet, la gestion des informations et la fluidité des recherches sur la toile présenteraient plus de risques que d’opportunités », souligne-t-il. Il rappelle que l’Arcep, en sa qualité de régulateur du secteur des communications électroniques et de la poste, est un acteur clé de la coordination de ces ressources, d’autant que selon la loi 2014-14 du 9 juillet 2014, elle doit veiller « à la gestion inclusive des ressources critiques afin qu’elles servent à la communauté et au développement de l’économie numérique au Bénin». Il soutient que l’atelier, au-delà de la maîtrise de la gestion et de l’exploitation des registres et registraires, vise aussi à promouvoir une plus grande participation du Bénin aux activités de développement des politiques liées aux identifiants uniques de l’Internet au sein de l’Icann. Dans le jargon des communications électroniques, le registre est l’organe technique qui assure la commercialisation des noms de domaines, et les registraires, les entreprises ou particuliers qui achètent ce domaine.
Foire aux noms de domaines
« Nous sommes en train de mettre en branle une campagne pour le roulement de la clé publique devant sécuriser le nom de domaine au maximum. Il devient alors nécessaire que les acteurs béninois en soient imprégnés et jouent leur partition », précise Pierre Dandjinou, vice-président de l’Icann pour l’Afrique, l’organisation internationale qui coordonne les ressources critiques de l’Internet. Il soutient que les mutations en cours dans ce domaine garantiraient le développement d’un Internet ouvert, sécurisé et inclusif si les acteurs béninois y sont embarqués. Il s’agit, in fine, d’amorcer le travail de génération d’étiquettes pour les noms de domaines internationalisés dont les langues et scripts béninois. « En définitive, l’Internet, c’est aussi du business, et l’enjeu, c’est comment faire en sorte qu’une partie de l’argent de l’internet reste en Afrique et au Bénin », conclut-il.
Au 31 décembre 2015, le parc internet global du Bénin est évalué à 2 229 642 abonnements dont 74 601 abonnements Internet fixe et 2 155 041 abonnements Internet mobile, soit un taux de pénétration de 21,62 %, selon les données de l’Arcep. Depuis 2012, le marché de l’Internet mobile a explosé avec l’avènement de la technologie 3G puis 4G. Estimé à 4,44 % en 2012, le taux de pénétration Internet mobile est passé à 20,89 % en décembre 2015. Au premier trimestre 2017, le parc Internet mobile est de 3 675 192, soit une pénétration de 32,84 %?

Le préfet du Mono entame dès ce jour, mardi 24 octobre, une tournée dans les six communes du ressort de sa compétence territoriale. Cette activité statutaire est la deuxième du genre à laquelle sacrifie Komlan Zinsou depuis sa nomination à la tête de la préfecture du Mono.
Cette tournée commence par les communes de Grand-Popo et de Comé. Elle se poursuivra demain, mercredi 25 octobre, dans les communes de Bopa et de Houéyogbé.
Le préfet et la délégation qui l’accompagnent, constituée notamment des membres de la Conférence administrative départementale (Cad) vont boucler, jeudi 26 octobre 2017, la tournée par les étapes d’Athiémé puis de Lokossa.
Rappelons que c’est l’article 151 de la loi n°97-029, du 15 janvier 1999, portant organisation des communes en République du Bénin qui recommande que le préfet, autorité de tutelle, effectue au moins une fois par an, une visite dans les communes de sa circonscription administrative. M. Zinsou participait à cette activité au titre de secrétaire général de la préfecture avant sa promotion à la faveur de la mise en œuvre effective, en juin dernier, de la loi n°97-028 du 15 janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale?
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Actualités 24 oct. 2017