La Nation Bénin...
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Les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin ont pris d’assaut, vendredi 20 octobre dernier, les rues de Cotonou pour se faire entendre par le Gouvernement de Patrice Talon. A travers une marche pacifique et responsable, elles réclament un dialogue social pour une meilleure gestion de la vie sociale, économique et politique du Bénin.
Des travailleurs du secteur public comme du secteur privé ont pris d’assaut, vendredi 20 octobre dernier, les rues de la capitale économique du Bénin pour exprimer leur ras-le-bol. Banderoles et pancartes en main et scandant des paroles hostiles au Gouvernement de Patrice Talon, les marcheurs partis de la Bourse du Travail ont échoué au ministère de la Fonction publique et du Travail en passant par le commissariat central de Cotonou, l’Etoile rouge, le carrefour mosquée de Cadjèhoun, devant l’église Bon pasteur et la place des martyres. Bien encadrés par les forces de sécurité publique, les marcheurs ont respecté la ‘’ligne rouge’’ du préfet et ont fait montre de discipline et de maturité. Reçus par le ministre de tutelle, les responsables des centrales et confédérations ont fait part de leurs revendications à Adidjatou Mathys. Il s’agit de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), de la Centrale de syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib), de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin). Pour les responsables de ces organisations, le Gouvernement n’a pas encore comblé les attentes des Béninois qui étaient enthousiastes en portant le président Patrice Talon au pouvoir.
Dans leur motion, les centrales et confédérations syndicales ont exigé, entre autres, le respect et la protection des droits humains et syndicaux, le respect des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’abrogation de la loi n° 2017-05 du 29 août 2017 fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail en République du Bénin ; la satisfaction urgente des revendications des travailleurs du secteur de la santé, objet des grèves actuelles ; le règlement des problèmes de l’éducation nationale objet des bruits de bottes qui s’annoncent ; la revalorisation du point indiciaire des agents de l’Etat et une augmentation du Smig assortie de la hiérarchisation des salaires minima dans le secteur privé et parapublic ; l’arrêt des privatisations sous toutes ses formes, de la spoliation du patrimoine national et le retour de celui-ci dans la giron de l’Etat ; l’abrogation pure et simple du décret n° 2017, 485 du 2 octobre 2017 fixant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin ; la reconnaissance par la Haac et par toutes les institutions de l’Etat, de la liberté de la presse et la non-discrimination en matière de diffusion des médias au Bénin, ainsi que l’accès à la presse de service public. Elles exigent également des mesures d’accompagnement des acteurs de l’économie informelle afin de les sortir de la précarité et de la pauvreté ; et le retour à l’emploi de toutes les victimes des licenciements « abusifs », consécutifs à la liquidation des entreprises et structures publiques.
Les manifestants espèrent que cette gigantesque marche de protestation sonnera le déclic pour amener les autorités en place depuis avril 2016 à mettre en place une politique inclusive qui prenne en compte la satisfaction des besoins du peuple.

Les filles et fils de la commune de Ouidah sont résolument engagés à transformer Gléxwé xwé, célébrée en décembre de chaque année, en un creuset de réflexion pour le développement de leur localité. Dans le cadre de l’édition 2017 de cette fête, une quarantaine d’associations, d’Organisations non gouvernementales et de personnalités ont signé une charte de bonne organisation, avec les bénédictions des sages et notables, samedi 21 octobre dernier à l’hôtel de ville de la commune.
Plus de célébration de Gléxwé xwé dans la division. Comment faire pour transformer cette fête en un creuset de réflexion pour le développement de la commune de Ouidah ? La réponse est désormais trouvée. Samedi dernier, les filles et fils de la commune ont posé l’acte qui consacre l’institutionnalisation de cette fête à travers la signature d’une charte par une quarantaine d’associations, d’Organisations non gouvernementales et de personnalités de la commune.
Avant la cérémonie proprement dite de signature de la charte, samedi dernier, le président du Comité préparatoire de Gléxwé xwé, François Comlan a rappelé comment ils en sont arrivés là. Au terme d’une séance de reddition de comptes en date du 5 février dernier relative aux éditions de Gléxwé xwé 2014 et 2015, souligne-t-il, les participants représentants les associations et mouvements de Ouidah, ont décidé de l’organisation d’une journée de réflexion. L’objectif est d’améliorer l’organisation de Gléxwé xwé. C’est ainsi que le comité d’organisation de ladite journée a été mis en place. La journée de réflexion, rappelle François Comlan, a recommandé la mise en place d’un comité de 25 membres pour l’organisation de l’édition 2017 de Gléxwé xwé ; la signature d’une charte d’engagement pour une parfaite organisation de la fête, par les associations et les mouvements légalement constitués ainsi que les personnalités qui ont à cœur le développement de Ouidah ; puis la durée d’une semaine pour couvrir les manifestations commémoratives.
Le processus d’élaboration de la charte étant arrivé à terme, toutes les associations, organisations non gouvernementales et personnalités se sont retrouvées, samedi dernier, pour la signature de la charte. Présentée par le vice-président du comité préparatoire, Toussaint Djèguèdé, elle est subdivisée en six chapitres et vingt-quatre articles. Etablissant les principes fondamentaux, la charte est désormais un creuset fédérateur de toutes les énergies positives devant concourir au développement de Ouidah. La charte insiste sur la culture de l’union, la solidarité, la fraternité, la tolérance des filles et fils de la cité, le travail en synergie pour une parfaite réussite de l’organisation. Il est retenu de multiplier aussi les activités attractives pour soutenir le développement culturel, cultuel, touristique et humain autour de chaque édition de Gléxwé xwé ; puis de consacrer les principes de transparence de la gestion des ressources mobilisées pour la fête à travers la reddition périodique des comptes.

C’est par une audience solennelle de la cour d’appel de Cotonou, que le nouveau procureur général près ladite cour, Emmanuel Opita, a été installé dans ses fonctions. La cérémonie s’est déroulée, vendredi 20 octobre dernier, au siège de cette juridiction, sous la houlette de Honoré G. Alowakinnou, président par intérim de la cour, en présence des membres du Parquet général et de la famille judiciaire.
C’est sur proposition du Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation et après avis du Conseil supérieur de la magistrature, qu’Emmanuel Opita, magistrat, a été nommé procureur général près la cour d’appel de Cotonou par décret n° 482 du 20 septembre dernier. L’intéressé était précédemment procureur général près la cour d’appel de Parakou.
Prenant ses réquisitions après y avoir été invité à cette fin par Honoré G. Alowakinnou, présidant l’audience, Marie-José
Pathinvo représentant le ministère public a qualifié le récipiendaire de «général de division». « Le récipiendaire est du sérail ; il ne peut en être autrement puisque selon la loi, pour porter le galon de général, il faut avoir fait un certain parcours », déclare le représentant du ministère public, expliquant que l’impétrant ayant exercé en tant que «général de brigade» à Parakou est à même d’être promu «général de division» à la cour d’appel de Cotonou. « J’ai emprunté un vocabulaire militaire, car il n’est pas nouveau ; je suis convaincu qu’il s’agira pour lui d’une légère adaptation. Bienvenue et je vous réitère tout notre soutien », a requis Marie- Josée Pathinvo au nom du Parquet général, demandant au président de lui donner acte de ses réquisitions et de renvoyer le récipiendaire à l’exercice de ses fonctions.
« Vous avez été nommé chef de parquet, vous aurez sous vos ordres, des substituts, des procureurs de la République et leurs substituts et tous les officiers de police judiciaire. Le procureur général est la porte d’entrée de l’Exécutif dans le judiciaire », développe Honoré Alowakinnou. Pour lui, placé dans une structure hiérarchisée, le procureur général accepte les instructions et les fait partager. « Tout dépend de votre savoir-faire pour parvenir à l’atteinte des objectifs ; il faudra avoir la patience nécessaire pour mieux leur demander et vous armer d’un peu de sagesse. », conseille Honoré G. Alowakinnou au nouveau procureur général.
Remerciant le Seigneur pour ses grâces, Emmanuel Opita salue les autorités pour la confiance placée en lui. Il a rassuré que tout sera fait afin que la confiance qui lui a été faite ne soit pas déçue. Il assure que des efforts seront déployés pour faire renaître la confiance des justiciables en la justice.
Il est utile de préciser qu’avant l’installation du nouveau procureur général, Arsène Dadjo, nommé conseiller à la cour d’appel de Cotonou et précédemment président de la cour d’appel de Parakou sur la base du même décret a été installé lors d’une cérémonie également empreinte de solennité.
Emmanuel Opita vient ainsi remplacer Mardochée V. M. Kilanyossi qui est appelé à d’autres fonctions.

La campagne de commercialisation du coton graine 2017-2018 a été officiellement lancée, vendredi 20 octobre dernier dans l’arrondissement de Sèkèrè, à Sinendé. Pour offrir la possibilité de mieux rémunérer les producteurs et les inciter à toujours battre les records, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a retenu les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région.
Depuis des décennies, c’est pour la première fois que la campagne de commercialisation du coton graine a été précocement lancée, soit au mois d’octobre. Par le passé, elle avait difficilement lieu en novembre.
Le top de la vente a été donné, vendredi 20 octobre dernier à Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, pour permettre aux producteurs de récolter à temps leur coton afin de ne pas courir les risques liés à la mouille et aux incendies. Dans le septentrion, le coton n’attend qu’à être récolté pour son évacuation vers les usines.
L’autre nouvelle dont se réjouissent les producteurs, c’est le prix d’achat du coton graine que les égreneurs se proposent de leur payer, au cours de la campagne actuelle. Il sera de 275 F Cfa le kilogramme dont 260 F Cfa pour le producteur, en ce qui concerne le coton graine premier choix et 210 F Cfa s’agissant du coton graine deuxième choix. A ce prix, il faudra évidemment ajouter les 15 F Cfa de fonction critique mis à la disposition de l’Aic.
Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, c’est le prix d’achat le plus élevé pratiqué par les égreneurs au niveau de la sous-région. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éviter toute sortie frauduleuse du coton béninois hors du territoire.
Un autre record en vue
La campagne 2017-2018 porte sur 530 000 ha d’emblavure mesurée au GPS dont 65 000 ha ayant subi la méthode d’intensifiés. « Nous espérons une production graine de plus de 550 000 tonnes », a laissé entendre Mathieu Adjovi.
Au cours de la campagne précédente, c’est une production record de 451 000 tonnes de coton graine qui avait été réalisée. Ce record s’apprête donc à être battu, ont fait constater le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de Sinendé, Akibou Yaya. Ils se sont, tous les deux, réjouis du choix porté sur l’arrondissement de Sèkèrè pour accueillir cette cérémonie de lancement.
Procédant au lancement de la campagne, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a assuré que son démarrage en octobre devrait pouvoir satisfaire les transporteurs sans lesquels il ne saurait y avoir d’égrenage et de commercialisation du coton. « Le temps qui sera mis pour procéder à l’évacuation du coton produit en si grande quantité, leur permettra de ne pas avoir le stress et de travailler méthodiquement, conformément au plan établi par l’Aic », a indiqué le ministre. Il a, par ailleurs, attiré l’attention de l’assistance sur l’état de décrépitude du parc gros porteurs et la nécessité pour les transporteurs de le réhabiliter. Son souhait est de ne plus voir les efforts des producteurs échoués au bord de la route. Le ministre a souhaité que la campagne se déroule avec les meilleures pratiques.
Avant lui, son collègue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, a invité les producteurs à ne vendre que dans leurs Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc) d’origine. « Le plan d’évacuation indiquant pour chaque commune l’usine de destination devra être rigoureusement respecté », a insisté le ministre.
D’ores et déjà, les transporteurs présents à la cérémonie ont promis jouer leur partition pour la réussite de la campagne. Il en est de même pour les égreneurs qui ont également fait procéder à la révision de leurs usines. Pour accompagner le programme d’intensification élaboré par l’Aic, ils ont mis à sa disposition environ 3 milliards de francs Cfa pour 100 000 ha d’emblavure. Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, a tenu particulièrement à remercier la Société de développement du coton (Sodeco), l’Association internationale des contrôleurs d'assurances (Aica) et le Label coton du Bénin (Lcb) pour leurs appuis à la filière. Il s’est également prononcé par rapport aux doléances soulevées par le président de la Fédération nationale des Cvpc, Tamou Gani Badou. Le Gouvernement a déjà mis à la disposition du ministère en charge des Travaux publics, une enveloppe de 4 milliards F cfa pour la réfection des pistes cotonnières. Les problèmes de l’octroi des crédits récoltes et du paiement des prestations de marché coton n’ont pas été occultés. Enfin, les cotonculteurs seront payés au fur et à mesure de l’évacuation de leurs récoltes vers les usines. C’est par l’ouverture du marché que la cérémonie a pris fin?

La Fédération béninoise de handisport a désormais un nouveau bureau exécutif. Il est présidé par Abdel Rahman Ouorou Barè. Au cours de l’Assemblée générale élective pour laquelle ils ont été conviés, samedi 21 octobre dernier à Cotonou, les acteurs du handisport béninois l’ont préféré au président sortant et candidat à sa propre succession, Léopold Gbénou.
La Fédération béninoise de handisport a tenu son assemblée générale élective, samedi 21 octobre dernier au siège du Comité national olympique et sportif (Cnosb) au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Kouhounou. Sur les 13 membres élus, seulement 4 de l’ancien bureau ont réussi à conserver leurs postes. Comme son secrétaire général Georges Sériki, candidat à sa propre succession, le président sortant, Léopold Gbénou, qui nourrissait l’ambition de faire un troisième mandat, a également été emporté par la bourrasque qui a soufflé. Les délégués présents ont préféré accorder leur confiance à Abdel Rahman Ouorou Barè. Ce dernier est appelé à gérer les destinées du handisport béninois pendant les quatre prochaines années. Après les désistements des candidats Loukman Nassirou et Ferdinand Adéchi, il s’est retrouvé seul face à Léopold Gbénou, avant de le battre par 6 voix contre 4. Ses premiers mots ont été d’exhorter tous les acteurs à l'union autour de son bureau, pour l'atteinte des objectifs qu’il s’est fixé. Il a également promis engager des réformes au sein, du handisport béninois. Au nom des membres du Comité exécutif élu, Abdel Rahman Ouorou Barè a remercié son prédécesseur. Selon lui, il n’y aura pas de triomphalisme. Si ce n’est pas le handisport béninois, aucun camp n’a gagné. « Nous allons travailler avec tous les membres de l'ancienne équipe », a-t-il insisté. La participation des différentes associations affiliées aux activités de la fédération lui tient également à cœur?
Composition du nouveau bureau élu :
Président : Abdel Rahman Ouorou Barè
1er vice-président: Loukman Nassirou
Secrétaire général : Ferdinand Adéchi
Secrétaire général adjoint : Claire Kinifo
Trésorier général : William Houéhoumè
Trésorier général adjoint : Marina Houndalowan
Responsable à l’organisation : Romuald Zanvo
Responsable à l’organisation adjoint (Aveugles et malvoyants) : Zacharie Dovonon
Responsable à l’organisation adjoint (Mentaux) : Jeanne Alofa
Responsable à l'organisation adjoint (Moteurs) : Aboubakary Moumouni Inoussa
Responsable à l’organisation adjoint (Sourds) : Eugène Viciennon
Représentante des femmes : Nassiratou Alassane
Représentant des arbitres : Yarou Sacca

Les députés reprennent le chemin de l’hémicycle dès le jeudi 26 octobre prochain. Ils démarreront les travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire.
Les députés bouclent leurs trois mois de vacances mercredi prochain. Ils effectuent leur rentrée parlementaire dès ce jeudi 26 octobre. Ils vont renouer avec l’hémicycle pour le compte des travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire. L’ouverture solennelle de cette session, à laquelle prendront part les membres du Gouvernement, les présidents des institutions de la République, le corps diplomatique accrédité près le Bénin et d’autres personnalités sociopolitiques béninoises, est une exigence constitutionnelle. Elle est prescrite à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 faisant obligation aux députés d’ouvrir la seconde session ordinaire courant la seconde moitié du mois d’octobre. Cette session parlementaire ne peut excéder trois mois.
Ce serait parti ainsi pour trois mois d’intenses activités au Parlement dès jeudi prochain. Cette session ordinaire sera consacrée principalement à l’examen du projet de loi portant loi de finances de l’Etat gestion 2018. Lequel est déjà transmis au Parlement par le chef de l’Etat. Le Gouvernement a fait cette transmission dans le délai constitutionnel, en respectant les dispositions de l’article 109 de la Constitution qui stipulent que : « L’Assemblée nationale vote le projet de loi de finances dans les conditions déterminées par la loi. L’Assemblée nationale est saisie du projet de loi de finances au plus tard une semaine avant l’ouverture de la session d’octobre. Le projet de loi de finances doit prévoir les recettes nécessaires à la couverture intégrale des dépenses». A l’aune de cet article, le chef de l’Etat avait donc jusqu’au 19 octobre dernier pour faire cette formalité d’envoi du projet de loi de finances de l’Etat au Parlement. Mais il l’a fait depuis le 12 octobre dernier. Seulement le montant de ce budget n’est pas encore jusque-là dévoilé. Le suspense ne tardera pas à être levé avec le démarrage des travaux budgétaires. Il n’est pas exclu qu’en marge de cette session budgétaire, les députés examinent d’autres dossiers dont l’urgence est avérée. Mais le projet de loi de finances va constituer le menu principal des trois mois d’activités parlementaires. Toutefois, il faut attendre d’ici fin décembre 2017 pour être fixé sur le sort que les députés réservent à ce projet de loi de finances. Mais a priori il passerait comme une lettre à la poste au regard de la majorité écrasante de députés favorables aux actions du chef de l’Etat au Parlement.
Les préparatifs vont bon train pour l’ouverture de cette session. Les petits plats seront mis dans les grands pour la réussite de cette cérémonie d’ouverture de la rentrée parlementaire, la cinquième du genre sous la septième législature. Il ne reste désormais que trois sessions du genre avant le bouclage de l’actuelle mandature parlementaire qui a été officiellement installée le 16 mai 2015?

Le diocèse de Porto-Novo est sous les feux de la rampe depuis cet après-midi du dimanche 22 octobre. Il accueille les assises de la première session plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) au titre de l’année pastorale 2017.
Tous les évêques du Bénin sont mobilisés à l’évêché de Porto-Novo pour prendre part aux travaux qui durent jusqu’au mercredi 25 octobre prochain. Une messe solennelle a été célébrée cette soirée à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Porto-Novo. Elle a été présidée par Monseigneur Victor Agbanou, évêque de Lokossa et président de la Conférence épiscopale du Bénin. Il était entouré de ses collègues des autres diocèses notamment de Natitingou, de Parakou, de Kandi, de Dassa-Zoumè, de Djougou, de N’Dali, de Cotonou et de Porto-Novo. Il y a eu également la présence de monseigneur émérite de l’archidiocèse de Cotonou, Antoine Ganyè. Cette messe vise surtout à confier les assises dans les mains de Dieu pour que tout se déroule dans la paix, la sérénité et la convivialité. L’évêque de Porto-Novo, monseigneur Aristide Gonsallo n’a pas manqué d’exprimer, dans son mot de bienvenue à l’entame de la messe, ses gratitudes à ses collègues pour le choix porté son diocèse pour accueillir les travaux. Lesquels travaux seront sanctionnés mercredi prochain, comme il est de tradition à la Ceb, par un communiqué final qui sera rendu public.
L’autre temps fort de la messe qui a retenu plus l’attention des fidèles est l’homélie prononcée par l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji. La méditation a tourné autour de la réponse de Jésus-Christ à ses opposants pharisiens et hérodiens à qui il a dit « Rendez à César ce qui est César… et à Dieu ce qui est Dieu » quand ceux-ci lui demandaient s’il était permis de payer l’impôt à César. Autrement dit le chrétien doit-il se soumettre à la loi de l’Etat ? Pour le prélat, à travers cette réponse, Jésus-Christ reconnaît,dans un premier temps,la pertinence du pouvoir politique qui doit collecter l’impôt pour la gestion de la cité, la redistribution des richesses et la promotion de la paix. Mais dans un second temps, l’évêque montre que ce pouvoir politique ne doit pas être « un pouvoir qui écrase, un pouvoir qui promeut l’injustice, un pouvoir mortifère… ». Aux dires de Mgr Roger Houngbédji, le pouvoir politique doit être exercé selon la volonté de Dieu de qui il tire sa souveraineté. D’où selon lui, la responsabilité de l’Eglise qui doit dénoncer et appeler le politique, en cas de dérapage, de déviances et d’exactions, à revenir sur le droit chemin pour une société de paix, de cohésion et de justice sociales.Cette messe vient planter ainsi le décor du conclave épiscopal à Porto-Novo qui ne manquera pas d’aborder la situation sociopolitique nationale.
La célébration a connu la participation de plusieurs personnalités politico-administratives de Porto-Novo dont le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et des milliers de fidèles catholiques de la ville capitale.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 23 oct. 2017

La Financière de l’agriculture et de l’agro-industriel (Finagro) en collaboration avec l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) communément appelée Consortium Alafia, a organisé, ce jeudi 19 octobre, une causerie-débat sur le thème « Financement de l’agriculture au Bénin : état des lieux et perspectives ». Cette rencontre, la quatrième du genre des directeurs des systèmes financiers décentralisés a été une occasion pour prendre connaissance des difficultés du secteur agricole au Bénin et les réformes en cours.
Base de l’économie nationale et du développement du Bénin, le secteur agricole continue d’avoir des difficultés au Bénin. Ces difficultés ne peuvent connaître une solution que si les institutions financières acceptent de financer le secteur. C’est la conclusion à laquelle est parvenue la directrice du cabinet conseil la Financière de l’agriculture et de l’agro-industrie (Finagro), Céline Amouda Saïzonou Akadiri. Elle l’a expliqué hier au cours de la présentation d’une communication sur « Financement de l’agriculture au Bénin : état des lieux et perspectives ».
Selon la directrice de Finagro, l’agriculture béninoise occupe 70 % des populations actives avec une exportation de 80 % des productions. Malgré cette importance de l’agriculture béninoise, elle peine à décoller du fait d’un manque de financement. L’agriculture, selon elle, représente une part essentielle de l’économie de tous les pays africains. Elle a donc son rôle à jouer dans la résolution des priorités continentales que sont l’éradication de la pauvreté et de la faim, la dynamisation du commerce intra-africain et des investissements, l’industrialisation rapide et la diversification économique, la gestion durable des ressources et de l’environnement et la création d’emplois, la sécurité et la prospérité partagée.
En effet, pour une judicieuse appréciation des risques liés au financement des projets et microprojets et un meilleur suivi des projets financés, il est indispensable de disposer au niveau des institutions financières de personnel outillé et familiarisé aux réalités de ces secteurs.
Fidèle à sa vocation de faciliter l’intermédiation financière au profit des acteurs des secteurs agricole et agro-industriel à travers des outils innovants et une meilleure connaissance des réalités du monde agricole, la Financière de l’agriculture et de l’agro-industrie propose, chaque année, un programme de formation pour l’amélioration de leurs capacités à appréhender les déterminants de l’environnement de l’entreprise agricole, les risques potentiels et les moyens innovants d’action.
Les perspectives de la Finagro
A l’occasion de cette causerie-débat, l’ancien secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Olivier Vigan, a présenté les réformes en cours dans le secteur avant d’expliquer aux directeurs des Sfd, pourquoi le Gouvernement a fait recours à une agence pour gérer le secteur agricole dans les sept pôles de développement agricole que compte désormais le Bénin. Selon lui, ce qui est important aujourd’hui pour le Gouvernement, ce sont les défis majeurs à relever par les agences qui ont été créées.
Pour Olivier Vigan, ces agences ont pour mission de moderniser le système d’exploitations familiales, de développer une mécanisation agricole adaptée, de développer une aquaculture continentale. Elles doivent aussi gérer les risques agricoles et de développer également l’agro-industrie.
En se référant aux réformes dans le secteur, la directrice de Finagro, estime qu’il faut aujourd’hui un accroissement en besoins de financement dans le secteur et la professionnalisation des exploitations agricoles. Il faut créer, selon Céline Amouda Saïzonou Akadiri, des dispositifs publics visant à renforcer le secteur agricole, à créer une assurance mutuelle agricole et d’autres structures.
Elle a plaidé aussi pour l’intérêt et l’engagement des organismes de développement au plan régional et continental.
Le directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, Ignace Dovi, pour sa part, a reconnu que le secteur agricole est la principale source de l’économie béninoise. En dehors de cette importance du secteur, il révèle qu’il y a des contraintes qui plombent l’épanouissement des acteurs de ce secteur. Le Gouvernement dans ce sens a élaboré une vision claire à partager à condition que les problèmes de financement trouvent à son avis, une réponse. Et la causerie-débat organisée hier, selon lui, est une occasion pour trouver ces réponses.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a co-animé, jeudi 19 octobre, avec l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, une conférence de presse au siège du ministère à Cotonou. Elle a porté sur la signature de l’échange de notes de l’assistance alimentaire en faveur du Bénin au titre de l’année fiscale japonaise 2017.
Le Japon apporte une assistance alimentaire au Bénin destinée à appuyer les cantines scolaires. Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin et Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ont fait savoir, à la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 19 octobre à Cotonou. La signature administrative de l’échange de notes entre les deux parties était intervenue le 12 octobre dernier.
« Cet appui va contribuer à combler le déficit céréalier au Bénin. Cependant, notre souhait le plus ardent va au-delà de l’assistance alimentaire », déclare Kiyofumi Konishi. Le Bénin dispose d’énormes potentialités dans le domaine agricole, poursuit le diplomate nippon qui souhaite qu’il puisse atteindre l’autosuffisance alimentaire par leur exploitation.
« Je souhaite que cet accord d’assistance alimentaire n’entrave pas la détermination du Gouvernement du Bénin dans sa politique de promotion des filières agricoles en général et celle du riz en particulier », insiste l’ambassadeur du Japon. Pour lui, l’intention du Gouvernement d’acheter le riz issu du don japonais au profit des cantines scolaires n’est pas une mauvaise initiative. Cependant, relève Kiyofumi Konishi, son pays souhaite vivement que cela soit fait conformément à l’échange de notes signé entre le Japon et le Bénin afin de bien reconstituer le fonds de contrepartie du programme d’assistance alimentaire (Kr). « Notre aide alimentaire va permettre en même temps la réalisation de divers projets sociocommunautaires grâce aux fonds de contrepartie qui seront reconstitués », indique l’ambassadeur.
Ce que confirme et justifie Aurélien Agbénonci, pour qui le Gouvernement du Nouveau départ s’inscrit dans la logique de l’orthodoxie et de la bonne gouvernance de l’aide. Le ministre des Affaires étrangères s’est dit très sensible aux efforts que déploient la partie japonaise et par ricochet ses contribuables qui ont relevé l’aide passée de 1,4 milliard à environ 1,6 milliard en 2017. Ce qui permet, se réjouit Aurélien Agbénonci, d’assurer le maintien des enfants à l’école par le biais des cantines scolaires et de régler le problème de la malnutrition. Toutes choses qui permettent d’améliorer les conditions de vie des populations.
Aurélien Agbénonci a témoigné sa gratitude à son hôte au nom du Gouvernement et des plus jeunes qui pourront aisément fréquenter les écoles sans souci. Il a également fait part de la détermination des autorités centrales à assurer une gestion judicieuse et rigoureuse de l’aide alimentaire et à traquer toute personne qui se positionnerait pour la détourner. La preuve, explique-t-il, la rupture a été opérée lorsque le président de la République a dissout l’équipe qui s’occupait de l’aide au ministère du Plan et dont les cadres ont été réaffectés pour appuyer l’ingéniosité des cadres du ministère qui gérait l’aide alimentaire. « Le Gouvernement a révisé le système de gouvernance des cantines et un accord a été passé avec le Programme alimentaire mondial (Pam) pour utiliser son expertise», a rassuré Aurélien Agbénonci. Ainsi, les pouvoirs publics sont désormais inscrits dans la cohérence et la rigueur de la gestion. A ce sujet, indique-t-il, le chef de l’Etat a mis en place trois équipes dépendant de la présidence qui sont chargées de sillonner tout le pays pour veiller à une gestion efficiente, judicieuse et convenable et obtenir de meilleurs résultats : encourager la fréquentation, lutter contre la malnutrition et assurer le maintien des enfants à l’école pour soulager la souffrance des populations.
Kiyofumi Konishi a réaffirmé la détermination du Japon à continuer d’appuyer le Bénin dans bien d’autres domaines.

Ce week-end, la Ligue 1 du championnat national de football aborde sa dix-septième journée. La grande affiche, ce sera les retrouvailles entre les Panthères Fc de Djougou et l’Aspac pour la bataille d’Atchoukouma.
Lentement mais sûrement, la Ligue 1 de football évolue vers la fin de sa première partie. Encore quelques journées, puis les équipes appelées à jouer les play off seront connues et celles condamnées à descendre en division inférieure, seront également fixées. Pour le moment, la bataille fait rage au sommet de chacun des deux groupes constitués avec des équipes qui se suivent de près. Il en est de même dans le bas du classement où l’heure est à la lutte pour la survie en première division.
Des neuf matches programmés pour le compte de cette dix-septième journée, c’est la confrontation qui mettra aux prises les Panthères FC de Djougou avec l’équipe de l’Aspac qui tiendra le haut de l’affiche. En déplacement, les Portuaires qui sont sous la menace des Buffles Fc du Borgou et de Béké Fc, auront à cœur de conserver leur place de leader au niveau de leur groupe. Cela paraît une mission difficile, dans la mesure où depuis quelques journées, les Panthères Fc n’ont plus perdu dans leur antre d’Atchoukouma. Leur dernière victime, le week-end dernier, a été l’As Police de l’entraîneur Urbain Honfo. Dans leur bonbonnière surchauffée par un public acquis à leur cause, ils ont battu les policiers sur le score sans appel de (3-0).
L’explication entre l’Asos et l’Uss-Kraké prévue au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo ne manquera également pas d’intérêts. L’ancien feu follet de l’équipe nationale, Mouritala Ogounbiyi de retour au pays, après avoir fait ses preuves un peu partout en Afrique et dans l’Hexagone, puis remporter plusieurs titres sur le plan africain et la Coupe de la Ligue française, effectue sa première sortie parmi les joueurs de l’Uss-Kraké. Ce serait l’apothéose pour ses fans; il est très attendu?
Programme des matches de la 17e journée
Samedi 21 octobre 2017
Jac # Dragons à 14 h 30 René Pleven
Esae # Ao à 16h René Pleven
Mambas Noirs # Ayéma Fc à 16 h Kouhounou
Dimanche 22 octobre 2017
Requins Fc # Soleil Fc à 16 h Kouhounou
Asos # UssKraké à 16 h Charles de Gaulle
As Police # Tonnerre à 16 h René Pleven
Panthères Fc # Aspac à 16 h Djougou
Béké Fc # JSA à 16 h Bembèrèkè
Dynamo # Buffles Fc à 16 h Goho
Energie au repos
Classement
Après seize journées, le classement se
présente ainsi qu’il suit :
Groupe A
1er : Aspac 17 pts +9
2e : Buffles 16 pts +6
3e : Energie 16 pts +5
4e : Béké 16 pts +3
5e : Panthères 13 pts -4
6e : Dynamo 9 pts -4
7e : As Police 8 pts -5
8e : Jsa 8 pts -9
9e : Tonnerre 4 pts 64
Groupe B
1er : Jac 18 pts +7
2e : Asos 16 pts +6
3e : Esae 16 pts +3
4e : Uss-Kraké 15 pts +1
5e : Ayéma FC 14 pts 0
6e : Ao 14 pts -2
7e : Soleil Fc 13 pts 0
8e : Dragons Fc 13 pts 0
9e :Requins FC 8 pts -6
10e : Mambas Noirs 4 pts -9