La Nation Bénin...
Nouvelles

Plus de 300 femmes des communes d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont bouclé, samedi 14 octobre 2017, deux semaines de sessions de renforcement de capacités sur la création et la gestion d’une coopérative agricole, d’une part, et sur la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes, d’autre part.
La série de formations est initiée dans le cadre du projet TCP/BEN/3504 : «Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership» en cours d’exécution depuis 2015 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) au profit des groupements féminins du Couffo.
Comment créer une coopérative selon les normes de l’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ; Comment bénéficier en tant que coopérative de financement auprès des institutions nationales et sous-régionales de microcrédit ; Quelles sont les stratégies marketing à mettre en œuvre pour rentabiliser les activités d’une coopérative et Comment mettre en œuvre des stratégies de lobbying auprès des autorités et des acteurs de la société civile pour le développement communautaire ? C’est sur ces thématiques que les membres d’une dizaine de groupements féminins d’Aplahoué, de Dogbo et de Djakotomey ont été entretenus dans le cadre de la première session de formation, d’une semaine, qui s’est déroulée au Centre de promotion sociale (CPS) d’Aplahoué pour les femmes de cette commune et celles venues de Djakotomey et à l’arrondissement de Tota, pour les groupements féminins de Dogbo. Les formateurs, deux ingénieurs agronomes spécialisés sur les questions de vie associative au sein de la Direction de la Législation rurale des organisations professionnelles et de l’Entreprenariat agricole (DLROPEA), Maximien Affanou et Rodrigue Adikpéto, ont mis l’accent sur la nécessité pour ces femmes de dépasser le stade de groupement féminin pour celui de coopérative afin de mener des activités économiques plus rentables et en vue d’assurer également un bon leadership pour le développement de leurs communautés. A travers des modules de formation expliqués en langues locales Adja et Fon, ils ont familiarisé ces femmes aux notions de Plan d’affaires, législations et règlements communautaires de l’OHADA, vie associative, stratégies marketing et leadership pour le développement de leurs localités. «L’objectif de cette formation est de promouvoir l’esprit associatif et le renforcement des capacités organisationnelle des groupements de femmes rurales en vue de leur autonomisation économique et sociale», a précisé la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504, Mme Gladys Lokossou Tossou. « Après avoir doté ces groupements féminins en divers matériels et équipements dans le cadre du projet, nous les sensibilisons à présent à créer des coopératives avec un capital social et une bonne gestion commerciale pour des revenus plus importants, pérennes et mieux répartis», a-t-elle indiqué.
Renforcer les capacités des groupements en production vivrière et activités post-récoltes
La seconde session de formation qui a aussi duré une semaine et qui a pris fin, samedi dernier, a été consacrée au renforcement des capacités des mêmes groupements féminins dans la production vivrière, maraîchère et les activités post-récoltes. Elle a été animée par le responsable du sous-programme Cultures maraîchères à l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB), Amel C. G. Mensah, qui a développé des modules sur différentes techniques de production ainsi que sur le stockage, les transformations agro-alimentaires (manioc en gari, les produits maraîchers, etc.). L’accent a été mis particulièrement sur la gestion d’une pépinière, l’itinéraire technique de production des cultures maraîchères de grande consommation, la reconnaissance des ravageurs des cultures maraîchères et les bonnes pratiques en matière de traitement phytosanitaire. « Il s’agit, à travers cette session, d’améliorer les capacités techniques des femmes rurales pauvres dans la production vivrière et maraîchère qui constitue la principale activité en milieu rural », a souligné la coordonnatrice du projet TCP/BEN/3504: « Appui à l’autonomisation de la femme en milieu rural par l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et le renforcement des capacités communicatives, relationnelles et de leadership », Mme Gladys Lokossou Tossou.
Source : FAO
Société 19 oct. 2017

La toilette intime chez la femme se révèle être une nécessité depuis la nuit des temps. Cette commodité quotidienne doit être accomplie de manière adéquate pour éviter les infections ainsi que les ennuis de santé.
Maintenir ses parties intimes saines se révèle être primordial pour la femme. La toilette intime regroupe l’hygiène corporelle et s’appuie sur les organes génitaux externes de la femme. Elle consiste à assurer une hygiène locale parfaite, tout en respectant le milieu intérieur très fragile que constitue le vagin. Ainsi, la toilette intime doit être faite de manière habituelle.
Solange, la soixantaine, nous confie que chaque matin, dès qu’elle se lève du lit, la première des choses à faire est de se rendre immédiatement à la douche pour faire sa toilette. Pour s’assurer que cela a été bien fait, en se lavant, elle utilise au moins un seau d’eau potable.
Nimath, la quarantaine, utilise, elle, un produit pharmaceutique. En ce qui la concerne, Natacha, étudiante âgée de 22 ans, à défaut des produits pharmaceutiques, déclare se servir du savon Palmida.
Tout cela montre réellement que les femmes procèdent de diverses manières pour leur toilette intime. Ce qui n’est pas sans conséquences sur leur santé.
La toilette intime est partie intégrante de la vie de la femme et nécessite un soin absolu.
Les bons comportements
Pour avoir une flore vaginale saine, il faut apprendre à adopter les bons comportements. Selon Dr Tiburce Houndeffo, gynécologue obstétricien au centre national hospitalier et universitaire Hubert K. Maga (Cnhu - Hkm) de Cotonou, «Il est recommandé de faire sa toilette intime à chaque fois qu’on se lave. Étant donné que l’écosystème est en fonction, les secrétions vaginales sont physiologiques. Il faut toujours faire sa toilette de l’avant vers l’arrière, c’est-à dire du vagin vers l’anus». Cela vise à ne pas ramener les germes dans l’appareil génital. « Il faut rincer soigneusement et sécher avec une serviette propre afin d’éliminer toute trace d’humidité », recommande-t-il.
La femme a le devoir de bien faire sa toilette intime pour son bien-être, surtout après avoir été aux selles, bien prendre soin de la toilette, car une légère ignorance va générer des conséquences graves sur le vagin. «Attention, on parle de toilette externe (vulve, lèvres et clitoris) uniquement, car l’intérieur du vagin est autonettoyant. Si vous allez en profondeur du vagin, cela risquerait de modifier l’acidité vaginale », avertit le médecin.
Par conséquent, pour éviter toute contamination d’infection vaginale, il est indispensable de connaître les accessoires nécessaires pour sa toilette intime.
Rien n’est bien compliqué chez la femme pour sa toilette intime, à condition de respecter quelques conseils de bon sens et d’utiliser un soin spécifique, estime le spécialiste. Pour une bonne toilette intime chez la femme, « Il suffit simplement d'utiliser de l’eau potable, la main plutôt qu’un gant de toilette qui peut garder et propager des germes», indique-t-il. « On n’a ni besoin d’introduire quelque chose dans le vagin, ni d’utiliser un produit pharmaceutique pour la toilette intime. La femme qui ne souffre d’aucune infection n’a pas besoin de faire usage des produits chimiques », insiste-t-il. « Certains produits comme le liquide Saforelle, Lactacyd et bien d’autres sont recommandés en cas d’infection », signale-t-il. En effet, il faut d’abord consulter un médecin et qu’il constate que les leucorrhées qui doivent être constituées de cellules vaginales comportent d’autres germes ou éléments. Alors, c’est en ce moment que le médecin, après avoir examiné la femme, est obligé de lui indiquer quel genre de produit elle doit utiliser. « Simplement à cause d’un produit, vous pouvez favoriser la destruction des germes vaginaux », indique-t-il. La toilette intime ne nécessite même pas de filer le doigt dans le vagin, car lorsque vous faites cela et que le doigt est souillé par exemple, vous amenez un germe qui vient créer le déséquilibre ou perturber l’écosystème qui existait.
Par ailleurs, il est conseillé de faire la toilette à chaque instant que l’on urine, car cela permet d’atténuer la teneur en acide de l’urine. La toilette intime chez la femme joue des rôles multiples. Elle permet d’hydrater l’épiderme et d’apaiser les muqueuses?

Le personnel non magistrat du tribunal de première instance de Natitingou a suivi le mot d’ordre de grève de 48 heures lancé conjointement par six syndicats de la maison ‘’Justice’’. Le constat est patent.
Bureaux du secrétariat du greffe clos, salle d’audience déserte…L’arrêt collectif de travail d’avertissement de 48 heures décidé par les organisations syndicales est bien effectif au tribunal de première instance de Natitingou. L’entrée principale de l’instance judiciaire et sa cour en témoignent dès l’accès. Le personnel des services judiciaires et administratifs, notamment non magistrat, a vidé les bureaux laissant le soin aux justiciables de s’en rendre compte, une fois sur les lieux. « La grève est suivie à 100% et nous continuons de veiller à ce qu’aucun agent ne mette pieds au tribunal de Natitingou pour travailler », indique Bienvenu Boulo, assistant des services judiciaires, rencontré hors des murs de l’instance judiciaire.
Jamais, fait-il observer, aucun mouvement du genre n’a été enregistré, avec une coalition forte d’autant d’organisations syndicales. Toute chose qui justifie, selon lui, le malaise qui règne au sein de la maison ‘’Justice’’.
« Toutes les activités judiciaires sont bloquées d’autant plus qu’un magistrat ne peut fonctionner sans greffier », constate Pierre Bandé Yérima, président du tribunal, joint au téléphone. S’estimant incapable de juger de la pertinence d’un tel mouvement, il indique que le personnel magistrat, par contre, est en poste. Ce qui a d’ailleurs été constaté dans les couloirs du parquet. Le personnel de soutien a brillé par son absence, laissant le procureur et ses substituts inactifs.
Au-delà des revendications formulées à travers la motion de grève, des préoccupations majeures sont évoquées par Bienvenu Boulo. «Nous ne tenons pas à une augmentation de nos salaires ni de nos primes, mais que tout au moins l’on respecte les textes. Nous n’avons pas de dotation pour acheter de l’encre. Nous prenons les actes des justiciables, mais nous n’arrivons pas à les traiter», note-t-il, très remonté, tout en avançant par ailleurs que « un agent non formé est un handicap pour la justice». Bien qu’il avoue sa peine à voir les justiciables insatisfaits, il avance que c’est au bout des luttes qu’on arrive à avoir gain de cause?

Les travailleurs appartenant aux six organisations syndicales du secteur de la justice sont en grève de quarante-huit heures. Le constat a été fait ce mercredi 18 octobre au niveau des différents services du palais de justice et de la cour d’appel de Cotonou.
« Grève » ; « Pas de diligence, s’il vous plaît. Merci ». Ce sont là des messages adressés aux personnes qui ont besoin des services, tant au palais de justice qu’à la Cour d’Appel de Cotonou. Certains bureaux sont fermés à clefs; d’autres sont ouverts, mais les agents ne sont pas disposés à offrir des services aux usagers qui estiment « avoir droit à un service minimum ». C’est le cas du bureau 113 où nous avons aperçu Kuassi Cakpo Bessé et Dominique Kouton, respectivement secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la justice (Syntra-justice) et secrétaire général du Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Synagojub).
Dominique Kouton évoque les raisons de cette crise et sa porte de sortie. « Nous avons mené tellement d’actions depuis plus de trois mois dans le but d’être entendus par le garde des sceaux, mais nous avons l’impression que le ministre a un mépris pour les partenaires sociaux. Aucune mesure concrète pouvant nous conforter n’a été prise jusqu’à l’heure où nous parlons », fustige-t-il. « Le garde des sceaux doit moins écouter ses conseillers et prêter oreille à nos revendications, car nous sommes prêts à l’accompagner dans sa mission. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous demandons à nos collègues de rester à la maison », explique-t-il.
Nombreux sont les usagers n’ayant pas eu l’information concernant la grève et qui se sont déplacés pour solliciter divers services ; mais en vain : aucun agent n’était en service. Déçus, certains retournent tout furieux à leurs occupations respectives. « Je suis venu ici pour retirer une décision du tribunal qui normalement devrait sortir aujourd’hui. Je voyage ce soir et j’apprends qu’ils sont en grève. Hélas, je ne peux repousser le voyage », a déclaré Christian Kouton, un Béninois résidant à l’étranger rencontré hier dans le hall de la cour d’appel de Cotonou. Comme lui, Maman Assia dont la fille est à l’extérieur, est aussi mécontente. Elle déclare avec amertume, « c’est pour retirer la copie légalisée de l’attestation de ma fille que je suis arrivée. Je dois la lui envoyer impérativement aujourd’hui, et voilà qu’on n’a même pas droit à un service minimum ». Elle affirme qu’elle irait ailleurs pour voir si elle aura gain de cause.
D’après la motion conjointe de grève, les travailleurs du ministère de la Justice retourneront à leur poste dès demain jeudi. Vivement qu’un terrain d’entente soit trouvé pour que la grève dite d’avertissement, dont les conséquences ne sont déjà pas minimes, ne se prolonge.

Les travailleurs appartenant aux six organisations syndicales du secteur de la justice sont en grève de quarante-huit heures. Le constat a été fait ce mercredi 18 octobre au niveau des différents services du palais de justice et de la cour d’appel de Cotonou.
« Grève » ; « Pas de diligence, s’il vous plaît. Merci ». Ce sont là des messages adressés aux personnes qui ont besoin des services, tant au palais de justice qu’à la Cour d’Appel de Cotonou. Certains bureaux sont fermés à clefs; d’autres sont ouverts, mais les agents ne sont pas disposés à offrir des services aux usagers qui estiment « avoir droit à un service minimum ». C’est le cas du bureau 113 où nous avons aperçu Kuassi Cakpo Bessé et Dominique Kouton, respectivement secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la justice (Syntra-justice) et secrétaire général du Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Synagojub).
Dominique Kouton évoque les raisons de cette crise et sa porte de sortie. « Nous avons mené tellement d’actions depuis plus de trois mois dans le but d’être entendus par le garde des sceaux, mais nous avons l’impression que le ministre a un mépris pour les partenaires sociaux. Aucune mesure concrète pouvant nous conforter n’a été prise jusqu’à l’heure où nous parlons », fustige-t-il. « Le garde des sceaux doit moins écouter ses conseillers et prêter oreille à nos revendications, car nous sommes prêts à l’accompagner dans sa mission. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous demandons à nos collègues de rester à la maison », explique-t-il.
Nombreux sont les usagers n’ayant pas eu l’information concernant la grève et qui se sont déplacés pour solliciter divers services ; mais en vain : aucun agent n’était en service. Déçus, certains retournent tout furieux à leurs occupations respectives. « Je suis venu ici pour retirer une décision du tribunal qui normalement devrait sortir aujourd’hui. Je voyage ce soir et j’apprends qu’ils sont en grève. Hélas, je ne peux repousser le voyage », a déclaré Christian Kouton, un Béninois résidant à l’étranger rencontré hier dans le hall de la cour d’appel de Cotonou. Comme lui, Maman Assia dont la fille est à l’extérieur, est aussi mécontente. Elle déclare avec amertume, « c’est pour retirer la copie légalisée de l’attestation de ma fille que je suis arrivée. Je dois la lui envoyer impérativement aujourd’hui, et voilà qu’on n’a même pas droit à un service minimum ». Elle affirme qu’elle irait ailleurs pour voir si elle aura gain de cause.
D’après la motion conjointe de grève, les travailleurs du ministère de la Justice retourneront à leur poste dès demain jeudi. Vivement qu’un terrain d’entente soit trouvé pour que la grève dite d’avertissement, dont les conséquences ne sont déjà pas minimes, ne se prolonge.

Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a tenu une séance de travail, ce mercredi 18 octobre, avec une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) conduite par son président, Jean-Baptiste Satchivi.
Plusieurs sujets d’intérêt économique ont meublé les échanges dont la construction d’un parc d’exposition sur un site de 20 hectares.
Ce parc permettra à la ville d’abriter les grands rendez-vous économiques tels que les foires commerciales, les expositions-ventes de divers articles et autres, comme c’est le cas dans les villes capitales en Afrique. La Ccib a sollicité ce site auprès de la mairie que la chambre consulaire s’engage à aménager dès qu’il sera octroyé.
Le maire Emmanuel Zossou accueille avec joie le projet qui, selon lui, contribuera à changer un tant soit peu l’image de la ville de Porto-Novo. Il annonce une réunion du conseil municipal pour bientôt afin de statuer sur ce dossier.
Outre la question d’octroi de site pour le parc d’exposition à but commercial multiple, le maire de Porto-Novo et ses hôtes ont abordé le sort de l’immeuble devant abriter le nouveau siège de la Ccib construit dans le cadre de la réhabilitation des attributs de la ville capitale et abandonné depuis des lustres. Le président Jean-Baptiste Satchivi a rassuré l’autorité municipale et a promis qu’un audit de l’immeuble sera fait bientôt pour évaluer le reste des travaux à faire ainsi que leur coût. Ce qui permettra d’achever la construction et de rendre l’immeuble habitable et prêt pour accueillir le personnel de la chambre consulaire.
L’autre sujet qui a surtout occupé les discussions aura été les préparatifs du forum économique des départements de l’Ouémé et du Plateau qu’organise la Ccib, les 11, 12 et 13 décembre prochains à Porto-Novo. Cette rencontre économique à laquelle prendront part des investisseurs nationaux, de la sous-région et internationaux vise à relancer économiquement les deux départements et à identifier leurs potentialités et leurs projets bancables. Le président de la Ccib est allé demander, hier, à la ville de Porto-Novo de préparer la liste des projets phares à présenter aux investisseurs lors du forum. Il s’agit, entre autres, des projets d’érection de l’hôtel de ville de Porto-Novo, la construction du marché international de Louho, l’aménagement de la berge lagunaire Ouest et la réalisation du jardin municipal. Une autre rencontre est prévue pour vendredi prochain afin d’approfondir les discussions en vue d’une participation réussie de la ville de Porto-Novo aux travaux de ce forum économique n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 18 oct. 2017

Un nouveau maire sera élu, ce mercredi, pour remplacer à la tête de la mairie de Bonou, Emmanuel Zounmènou destitué le 3 octobre dernier.
Le successeur de l’ex-maire de Bonou destitué, Emmanuel Zounmènou, sera connu, ce mercredi 18 octobre. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a convoqué par arrêté, à cet effet, les neuf conseillers du conseil communal. Ils se réunissent ce matin pour désigner celui parmi eux qui va occuper le fauteuil de l’hôtel de ville vacant depuis le 3 octobre dernier suite à la destitution d’Emmanuel Zounmènou par huit voix pour, 00 contre et 00 abstention ; le maire évincé n’avait pas pris part au vote. Ainsi, les yeux étaient tournés vers le préfet de l’Ouémé depuis cette date du 3 octobre. Car conformément à la procédure, c’est à l’autorité de tutelle de constater par un arrêté la destitution du maire Emmanuel Zounmènou rétabli dans ses fonctions en août dernier par la Cour suprême qui a annulé l’acte du préfet qui l’avait suspendu de son poste. Le préfet disposait de quinze jours pour constater cette destitution. Une fois la destitution constatée, il a désigné le premier adjoint au maire Henri Tolégbè pour assurer l’intérim et gérer les affaires courantes. Ce qui est désormais chose faite. Les quinze jours prévus par les textes sur la décentralisation pour la gestion de l’intérim se sont écoulés hier. C’est donc conformément aux textes que l’élection du nouveau maire a été programmée pour ce mercredi par l’autorité préfectorale.
Sur le terrain, les tractations vont bon train. Un seul nom est cité. Il s’agit de Julien Affohounha, qui n’est personne d’autre que celui qu’Emmanuel Zounmènou a remplacé après son rétablissement par la Cour suprême en août dernier. Sauf revirement, Julien Affohounha devrait retrouver son fauteuil de maire à l’issue du vote.
Désormais, seul contre tous au sein du conseil communal, le maire évincé ne s'était pourtant pas avoué vaincu. Emmanuel Zounmènou traîne ses huit autres collègues devant la justice. Il a attaqué devant le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo la motion de sa destitution. Il a demandé au juge de la déclarer nulle au motif que la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin visée par la motion n’aurait jamais été publiée au journal officiel. Et par conséquent, elle ne saurait lui être opposable. Mais il a été débouté par le juge. Non satisfait, le maire destitué interjette appel du jugement du tribunal. Le dossier est actuellement pendant devant la Cour d’appel de Cotonou. L’audience est prévue pour le jeudi 26 octobre prochain. C’est dire que la fin de la crise au sein du conseil communal de Bonou n’est pas pour demain.
Pour rappel, le processus de destitution d’Emmanuel Zounmènou a été déclenché, le lundi 28 août dernier, juste cinq jours après sa reprise de service. Non contents de sa reconduction par la haute juridiction, sept conseillers lui ont adressé par exploit d’huissier une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs, entre autres, des actes de désaccord graves dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal. Tout le processus a abouti à l’élection du nouveau maire. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui connaîtra son cinquième maire en deux ans du quinquennat en cours pour le compte de la troisième mandature de la décentralisation?

Alexis Agboton Métahou est le nouveau procureur général de la Cour d’appel de Parakou. Emmanuel Opita qui occupait précédemment le poste, lui a passé service, ce mardi 17 octobre.
L’ancien procureur général de la Cour d’appel de Parakou, Emmanuel Opita, appelé désormais à servir à Cotonou, a cédé son fauteuil à son remplaçant, Alexis Agboton Métahou, ce mardi 17 octobre. C’était au cours d’une cérémonie judiciaire empreinte de solennité.
Après la passation, le nouveau procureur général est revenu sur les défis qu’il compte relever avec son équipe. Considérant la charge qui vient de lui être confiée comme une promotion, Alexis Agboton Métahou signale que « Depuis près de dix ans, la Cour d’appel de Parakou n’a plus fonctionné correctement pour défaut du personnel magistrat ». « Ce n’est qu’à partir de l’année dernière qu’avec son président sortant et son procureur général sortant, elle a repris ses activités », a-t-il nuancé. Cela, poursuit-il, s’est fait remarquer cette année, par la tenue régulière de deux sessions de la cour d’assises qui avaient inscrit à leurs rôles des dossiers de 1985 et de 1989.
En ce qui le concerne, le nouveau procureur général a promis s’inscrire dans la même logique que son prédécesseur. Il entend poursuivre avec la tenue régulière des assises. Alexis Agboton Métahou entend donner une impulsion dans le sens de faire de la justice, un moteur de développement. Il est conscient des gros problèmes du département en termes de criminologie. Comptant sur l’appui des officiers de police judiciaire, des commandants des compagnies de gendarmerie, des directeurs départementaux de police et autres, il a réaffirmé sa détermination à attaquer le mal qui ne cesse de prendre de l’ampleur.
S’agissant des infractions économiques, son souci est d’atténuer les peines des délinquants qui s’en rendront coupables, s’ils arrivaient rapidement à rembourser ce qu’ils ont indûment pris. Aujourd’hui, l’objectif n’est plus de remplir les prisons. « Si certaines infractions exigent que l’on envoie leurs auteurs en prison, il faut les y convoyer », a-t-il insisté, précisant ses défis en matière de politique pénale?

La communauté internationale a célébré, ce mardi 17 octobre, la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. A Cotonou, les débats se sont focalisés sur les recettes pour faire de l’éradication de la pauvreté un instrument pour une société pacifiée et inclusive.
L’adage qui dit que : « Ventre affamé n’a point d’oreille » est revenu hier au cœur de l’actualité internationale. La vingt-cinquième Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a mobilisé la communauté autour du thème : « Répondre à l’appel du 17 octobre pour mettre fin à la pauvreté : un chemin vers des sociétés pacifiques et inclusives ». Le Bénin a apporté son grain de sel en initiant un débat autour des thématiques relatives à la croissance inclusive, aux défis de l’emploi, aux migrations et à la diaspora ainsi qu’à l’évaluation de la vision Bénin Alafia 2025. La cheville ouvrière des manifestations est le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). « Ce thème nous rappelle que des valeurs comme le respect de la dignité, la solidarité et la participation citoyenne sont à promouvoir et à conserver partout et en tout temps », souligne Siaka Coulibaly, coordonnateur résident du système des Nations Unies au Bénin.
Pour lui, l’agenda 2030 relatif aux Objectifs du développement durable (Odd) fixe l’éradication de la pauvreté comme l’objectif fondamental et oblige tous les pays à y mettre fin. Cet objectif devra reposer sur une stratégie qui garantit la réalisation de tous les droits humains et veille à ce que personne ne soit laissé sur le quai. « Les pays ont besoin de se doter d’institutions intégrées qui soient efficaces et des ressources humaines dotées de compétences et de moyens nécessaires pour obtenir des résultats en matière de développement durable », soutient-il. Siaka Coulibaly estime aussi que les autorités locales devront participer activement à la remise à plat de leurs stratégies pour intégrer la problématique du développement durable. « Réaliser un monde libéré de la pauvreté baliserait le chemin pour l’atteinte des cibles fixées pour 2030, notamment la réalisation de sociétés pacifiques et inclusives, comme l’indique l’objectif 16 des Odd. L’une des cibles de cet objectif est justement d’assurer, à tous les niveaux, un dispositif de prise de décision réactif, inclusif, participatif et représentatif », insiste-t-il.
Adjidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, indique que le Bénin a encore des défis à relever sur le chemin de l’éradication de la pauvreté. En dépit des stratégies élaborées dans la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd), le Bénin se retrouve en 2015 avec un taux de pauvreté de 41,2%. « Des disparités importantes existent encore dans l’accès aux services sociaux de base », se désole le ministre pour qui les Odd constituent une opportunité pour des sociétés pacifiques et inclusives.
Selon une étude de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), la pauvreté monétaire est plus répandue au Bénin et prononcée en milieu rural et moins accentuée chez les ménages dirigés par les femmes et les personnes instruites. 41,2 % d’individus sont en situation de pauvreté temporaire contre 15,5% d’individus en situation de pauvreté permanente.
Dans sa résolution 47/196 du 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies a fait du 17 octobre la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Cette journée permet surtout de passer en revue les politiques et stratégies au niveau national, de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs sur la nécessité de prendre les mesures hardies en vue de l’éradication de la pauvreté.

L’instance faîtière du football mondial a publié, ce lundi 16 octobre à son siège à Zurich, son classement mensuel. De la 88e place qu’il occupait en septembre, le Bénin est classé 79e. Ce classement a également déterminé les équipes qui seront tête de série pour le tirage au sort final de la Coupe du monde, Russie 2018, qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.
Nette progression du Bénin dans le dernier classement Fifa/Coca-Cola qui a été publié, ce lundi 16 octobre. Avec les neuf places qu’il a gagnées, le football béninois a pris la 79e place.
Cette performance n’est pas le fait du hasard. Le bon comportement des Ecureuils au récent tournoi de l’Ufoa au Ghana, ainsi que les deux dernières sorties, lors des journées Fifa respectivement face aux Lions de l’Atlas maison du Maroc et les Panthères du Gabon, ne sont pas passés inaperçus.
Sur le plan africain, le Bénin occupe le 18e rang. L’objectif, tout au moins, serait qu’il intègre prochainement le top 10 sur le plan continental. Pour ce faire, il faudra que le travail se poursuive à tous les niveaux. C’est du développement du football béninois qu’il en va.
Le classement de ce mois d’octobre a surtout permis à la Fifa de déterminer les têtes de série pour le tirage au sort de Russie 2018 qui aura lieu le 1er décembre prochain. Ainsi, le chapeau 1 comprendra donc la Russie, en tant que pays hôte, l'Allemagne, le Brésil, le Portugal, l'Argentine, la Belgique, la Pologne, et la France, en tant que sélections les mieux positionnées au classement mondial Fifa/Coca-Cola en octobre 2017?