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Nouvelles

Construction d’une galerie marchande à Parakou: Un comité mis en place pour accélérer le processus

La ville de Parakou disposera bientôt d’une galerie marchande. Les modalités liées à la construction de l’infrastructure ont été débattues, dimanche 15 octobre dernier, au cours d’une rencontre entre le maire Charles Toko et le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi.

Porté par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), le projet de construction d’une galerie marchande à Parakou deviendra, dans quelques mois, une réalité. C’est le site de l’ancienne gare routière centrale de la ville qui accueillera l’infrastructure tant attendue.
Une délégation de la Ccib conduite par son président, Jean-Baptiste Satchivi, était à Parakou, dimanche 15 octobre dernier. Avec le maire Charles Toko et accompagné des membres de son cabinet, le cadre dans lequel le projet s’inscrit a été rappelé. De même une feuille de route à suivre pour sa réalisation dans les meilleurs délais, a également été définie.
En effet, Parakou identifié comme d’autres villes par la Ccib pour bénéficier de ce projet, accuse déjà un grand retard dans sa mise en œuvre. Pour son maire, il n’est plus question de perdre du temps. Aussi, s’est-il engagé à veiller à ce que la Ccib ait toutes les facilités et les garanties pour le démarrage des travaux. Il a souhaité que soit prévu dans le plan, les aires de jeu et la mise en valeur du mausolée de feu Abdoulaye Issa.
Dans la foulée, la mairie et l’institution ont convenu de la mise en place d’un comité. Il a pour mission de réfléchir sur les conditions de faisabilité et les différents contours pour le démarrage des travaux et leur aboutissement. Le maire et le président de la Ccib font partie du comité qui a un mois pour déposer son rapport. En milieu de semaine, les membres du comité devraient se retrouver pour leur première réunion.
La descente de la Ccib à Parakou s’inscrit dans le cadre d’une mission de suivi-évaluation du programme d’investissement du Fonds transit routier inter-Etats lancé en juin dernier. Ce fonds vise l’amélioration du corridor à travers la mise en place des infrastructures économiques, des infrastructures structurantes comme les magasins, les parcs d’exposition, les gares routières et toutes autres infrastructures pouvant valoriser les potentialités économiques de chaque pays?

Société 17 oct. 2017


Ministère de la Justice: Les travailleurs en grève dès demain

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la Justice béninoise, Kuassi Cakpo Bessé, a annoncé à la presse, ce lundi 16 octobre à la cour d’appel de Cotonou, que les agents affiliés à six syndicats observeront une grève de 48 heures à compter du mercredi 18 octobre. La motion conjointe des syndicalistes comporte vingt-neuf points de revendication.

Le secteur de la Justice béninoise est en difficulté. Les travailleurs de six syndicats du personnel du secteur de la Justice observeront un arrêt collectif de travail d’avertissement de 48 heures qui débutera le mercredi 18 octobre à 00 heure et prendra fin le jeudi 19 octobre 2017 à 24 heures, a déclaré, hier à la presse, Kuassi Cakpo Bessé, secrétaire général du Syntra-Justice. Il s’agit, a-t-il précisé du Syndicat national des travailleurs des services judiciaires et assimilés du Bénin (Syntrajab), du Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Synagojub), du Syndicat national du personnel de la justice (Synape-justice), du Syndicat des travailleurs de la justice (Syntra-justice), l’Union nationale des officiers de justice et des greffiers en chef du Bénin (Unogec Bénin) et de l’Union nationale du personnel de la justice (Unp-justice).
Ces six syndicats appellent le garde des sceaux à des négociations autour d'une table. Cela leur permettra, entre autres, de mettre un terme aux frustrations qu’engendrent actuellement dans les rangs des greffiers, les nominations des greffiers en chef. Les signataires de la motion de grève exigent l’abrogation pure et simple du décret n°2017-388 du 04 août 2017 et de l’arrêté n°2017-074/MJL/DC/SGM/DAF/DSJ/SA/049 SGG 17 du 11 septembre 2017, et la reprise des nominations conformément aux textes en vigueur.
La motion conjointe de cette grève du personnel de la justice contient vingt-neuf points de revendication. Au niveau du Syntra-Justice, l’un des problèmes qui se posent est celui de la mutation des personnels des services judiciaires et administratifs. A ce sujet, Kuassi Cakpo Bessé exhorte le garde des sceaux à honorer son engagement qui prévoit la prise d’une note de service. « Nous sommes en période de relecture des statuts des travailleurs et c’est la raison pour laquelle, nous saisissons l’occasion pour demander à l’autorité de tutelle de revoir certains textes, en l’occurrence, les greffiers demandent qu’il y ait relecture de leur loi ; le personnel des services judiciaires a déjà son statut qui a évolué, mais qui attend l’évaluation financière, le statut des centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence qui doit connaître une relecture », a poursuivi Kuassi Cakpo Bessé.
Aussi, les signataires de la motion réclament-ils la mise en formation des lauréats aux concours professionnels donnant accès au corps des officiers de justice, session juin 2015 ; la création d’un comité impliquant les partenaires sociaux et chargé du suivi du traitement des primes, indemnités et autres avantages accordés aux personnels ; l’actualisation et l’étude en Conseil des ministres de la Communication n°032/MEFPD/MTFPRAI/MJLDH/DC/SGM/DGFP/DRSC/SA du 25 novembre 2015 relative à l’extension de la prime de risque des paramédicaux aux agents de santé exerçant en milieu carcéral ; l’abandon définitif du processus de délocalisation d’une partie du ministère de la Justice et de la législation à Porto-Novo, la construction d’un siège unique pour le ministère de la justice de notre pays, etc.
Avant que la décision d’aller en grève ne soit prise par les syndicats, un document unique contenant leurs revendications aurait été envoyé au ministre de la Justice, mais sans suite. L’unique voie de sortie de cette crise reste les négociations, a insisté Kuassi Cakpo Bessé?

Société 17 oct. 2017


Campagne électorale rectorale à l’Uac: La liste Fi-Fa à l’assaut des électeurs des campus de l’Ouémé

La campagne électorale en vue des élections rectorales à l’Université d’Abomey-Calavi bat son plein sur le terrain. Les candidats de la liste « Fi-Fa Gouvernance participative » étaient, ce lundi 16 octobre, à la conquête des électeurs des campus de Porto-Novo, Dangbo et Adjarra où ils ont dévoilé leur vision pour les trois prochaines années s’ils sont entre-temps élus.

Flavien Gbéto, Philippe Lalèyè, Siaka Massou et Arsène-Joël Adéloui, candidats respectivement aux postes de recteur, premier, deuxième et troisième vice-recteurs de l’Université d’Abomey-Calavi sous la bannière de la liste commune baptisée « Fi-Fa Gouvernance participative » nourrissent de grandes ambitions pour l’Uac. Ils ont dévoilé cette vision, ce lundi 16 octobre, aux électeurs des campus de l’Ouémé notamment de la Faculté des sciences humaines d’Adjarra, de l’Institut de mathématiques et des sciences physiques (Imsp) de Dangbo, de l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et sportive (Injeps) et de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. Ils étaient en campagne sur chacun de ces campus pour le compte des élections rectorales du 30 octobre prochain à l’Uac.
« Je suis un homme d’actions. Je suis venu prendre des engagements avec vous », déclare sans ambages le professeur Flavien Gbéto, face aux électeurs de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. Pour lui, il ne s’agit pas de venir faire des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Il dit avoir d’ailleurs horreur des discours démagogiques et sans lendemain. Flavien Gbéto estime avoir suffisamment donné la preuve lors de son passage en tant que doyen de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Uac. Il a annoncé à toute l’assistance de l’Ens composée d’enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services et des représentants des responsables d’étudiants, que sa gouvernance sera basée sur la justice. « Il faut de la justice dans la gestion des maigres ressources financières de l’Université », insiste-t-il avant de poursuivre que seule cette gestion rigoureuse des fonds pourra permettre à l’Uac de faire face aux nombreux problèmes auxquels elle est confrontée et qui sont presque identiques d’une entité universitaire à une autre. Flavien Gbéto promet dans ce cadre de soulager la peine des campus universitaires sous tutelle à travers la rétrocession automatique des ressources encaissées issues des inscriptions d’étudiants et autres. Ce qui permettra à chaque entité universitaire de ne plus avoir à faire chaque fois recours au rectorat pour ses dépenses de fonctionnement à l’interne telles que celles liées à la formation et à la recherche scientifique. Il y aura un processus de double quittance : l’une pour le rectorat et l‘autre pour l’établissement qui accueille l’étudiant inscrit, précise le professeur Dodji Amouzouvi, directeur de campagne de la liste « Fi-Fa Gouvernance participative ». « Nous allons mettre fin à la caporalisation académique où le rectorat s’impose aux écoles et établissements sous-tutelle. Ce dirigisme doit cesser », promet Dodji Amouzouvi. Le directeur de campagne invite toute l’assistance à faire confiance à la liste de Flavien Gbéto qui est, selon lui, la meilleure des cinq en lice à l’Uac pour une université financièrement, socialement et administrativement bien gouvernée.
L’occasion a été saisie par les candidats de recenser les doléances de l’Ens notamment des enseignants, des personnels administratifs, techniques et de services et des étudiants. Tour à tour, Flavien Gbéto, Philippe Lalèyè, Siaka Massou et Arsène-Joël Adéloui ont pris la parole pour rassurer les uns et les autres de ce que les choses vont positivement changer s’ils leur accordent massivement leurs suffrages le 30 octobre prochain pour porter leur liste à la tête du rectorat de l’Uac?

Société 17 oct. 2017


Campagne électorale rectorale à l’Uac: Cinq listes annoncées pour la compétition

Le 30 octobre prochain, la communauté universitaire d’Abomey-Calavi élira ses nouvelles autorités rectorales. La compétition qui entre dans le cadre des quatrièmes élections rectorales a enregistré cinq listes qui rivalisent d’arguments sur le terrain pour convaincre les électeurs du 9 au 29 octobre 2017.

La compétition pour la succession de Brice Sissin, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, et son équipe, est ouverte. Cinq listes sont enregistrées. Sur le terrain, les candidats sont en campagne depuis le 9 octobre dernier et ce, jusqu’au 29 octobre prochain.
La liste qui paraît la plus en vue est celle dénommée « Nouvelle Vision » et conduite par le professeur Maxime da Cruz, ancien premier vice-recteur. Ce dernier brigue le poste de recteur cette fois-ci. Ses colistiers sont: le professeur Djimon Marcel Zannou au poste de premier vice-recteur ; Félicien Avlessi et Eléonore Yayi épouse Ladékan sont respectivement candidats aux postes des deuxième et troisième vice-recteurs sur cette liste. Comme vision, cette équipe s’engage à mettre en œuvre un système de gestion participative et pour devise transparence, excellence et solidarité.
La liste Fi-Fa avec à sa tête le professeur Flavien Gbéto, se compose du professeur Philippe Lalèyè, comme premier vice-recteur ; docteurs Siaka Massou, deuxième vice-recteur et Arsène-Joël Adéloui. Cette liste prône la paix en vue d’une gouvernance participative. Le slogan de la liste, c’est : « Avec la liste Fi-Fa, l’Uac est gagnante et rayonnante ».
Quant à la liste Excellence, elle est conduite par le professeur Norbert M. Hounkonnou proposé au poste de recteur. Les candidats aux postes de vice-recteurs sur cette liste sont : Jean-Marie Falola, Abou-Bakari Imorou et le professeur Judith Glidja. Cette équipe promet d’œuvrer pour l’épanouissement de toutes les parties prenantes de l’Uac.
Pour une Uac excellente et socialement responsable, la liste dénommée « Myba » Excellence s’est aussi annoncée pour les joutes électorales rectorales. Au poste de recteur, elle propose Delphin Kuassi Méhinto, et aux postes de premier, deuxième et troisième vice-recteurs respectivement Issaka Youssao, Séverin Babatoundé et Corneille Ahanhanzo.
En dehors de ces listes, on annonce une cinquième dénommée « Oui, Uac » conduite par le professeur Pierre Dossou-Yovo?

Société 17 oct. 2017


Autorisation de ratification d’accords de prêt au Parlement : 25 milliards F Cfa pour la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière du Togo

L’aménagement et le bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-Frontière du Togo sera bientôt une réalité. La ratification de l’accord de prêt y relatif a été autorisée, ce jeudi 12 octobre, par les députés à l’Assemblée nationale.

Plus rien ne bloque désormais l’aménagement et le bitumage de la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière du Togo. Les travaux bénéficient d’un montant de 25 milliards F Cfa sous forme de prêt de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Et ceci, sur un coût total du projet estimé à 26,536 milliards francs Cfa dont 1,536 milliard de francs Cfa au titre de la contribution du Bénin. Le dossier de l’accord de prêt signé à Cotonou le 12 septembre 2017 entre la République du Bénin et la Boad dans le cadre du financement partiel de ce projet a été adopté hier par l’Assemblée nationale. Le Gouvernement est donc autorisé à ratifier l’accord de prêt pour la réalisation des travaux. Le prêt a été conclu au taux d’intérêt de 6,90 % l’an sur le montant décaissé et non remboursé. Il est contracté pour une durée de dix ans dont trois ans de différé.
Les caractéristiques de l’accord de prêt ont été présentées à la plénière par la commission des Finances et des Echanges qui a élaboré le rapport en examen. Tout en reconnaissant la pertinence du projet, plusieurs députés se sont intéressés au taux d’intérêt du prêt. Ils l’ont trouvé non concessionnel et trop onéreux.
Le député Valentin Djénontin relève que l’accord n’est pas trop avantageux pour le Bénin en termes de rentabilité. Son collègue Paulin Gbénou saute sur la question pour d’abord saluer le Gouvernement qui, selon lui, fait déjà bien par rapport au régime précédent en matière de mobilisation de ressources extérieures, avant de l’inviter à faire davantage mieux pour décrocher des prêts à des taux plus alléchants que celui de la Boad destiné à la construction de la route Lokossa-Dévè-Aplahoué-Frontière Togo. Mais ils ont été convaincus par le président de la commission des Finances et des Echanges. Dans une réponse technique, Raphaël Akotègnon leur a expliqué que le taux d’intérêt d’un prêt dépend des risques encourus et non de son impact social. Ce qui justifie la variation du taux d’intérêt d’un projet à un autre. Il sera appuyé par le ministre en charge de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant son collègue chargé des Infrastructures. Il a fait part des difficultés actuelles de la Boad qui ne dispose plus de ressources concessionnelles parmi ces offres de prêt. La banque elle-même va collecter des fonds sur le marché pour les revendre. Ce qui oblige la Boad à ne pas descendre en deçà de certains seuils dans ces offres de prêt, a expliqué le ministre Jean-Claude Houssou pour dédouaner le Gouvernement qui, confie-t-il, a obtenu ce taux de 6,90 % après d’âpres négociations avec la banque. Des réponses qui ont sans doute convaincu les députés qui ont, à l’unanimité, adopté le projet de loi portant autorisation de l’accord de prêt signé à Cotonou le 12 septembre 2017 entre la République du Bénin et la Boad dans le cadre du financement partiel du projet d’aménagement et du bitumage de la route Lokossa-Dévé-Aplahoué-Frontière du Togo.
La réalisation du projet permettra spécifiquement de réduire d’environ 50 % les coûts d'exploitation des véhicules sur l'axe et également de moitié le temps de parcours actuel. Aussi, la réalisation de ce projet permettra-t-elle à 26 706 personnes supplémentaires d'emprunter cette route, 316 315 tonnes de marchandises supplémentaires de transiter par cette voie, et de faciliter la création de 7 324 emplois dont des emplois directs notamment en main-d’œuvre. Le projet prévoit par ailleurs la construction de clôtures pour les écoles, les marchés, les centres de santé et de huit modules de trois classes avec bureaux et magasins?

Actualités 13 oct. 2017


Concert ‘’ Tolérance zéro au mariage des enfants’’ demain à Cotonou: Angélique Kidjo, Zeynab, Sagbohan et autres à l’affiche

Concert tout feu tout flamme, demain samedi 14 octobre au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou pour dire « Non au mariage précoce ou forcé ! ». Il s’agit d’un spectacle initié dans le cadre de la campagne Tolérance zéro au mariage des enfants qui réunira sur la même scène, l’ambassadrice de l’Unicef, la star Angélique Kidjo, et les vedettes nationales : l’homme-orchestre Sagbohan Danialou, Zeynab Abib, Dibi Dobo, Sessimè, Don Mètok, Kala Moulaï, Norberka, Olga Vigouroux dite ‘’Dayovo’’ et bien d’autres artistes de la chanson béninoise.

« Ce concert est une première qui n’a jamais eu lieu ; les grands artistes sont rassemblés pour porter le message aux coins et recoins du pays », explique Angélique Kidjo, une des têtes d’affiche. Pour l’ambassadrice de l’Unicef, « Nos enfants ne sont pas des marchandises ; il faut les inscrire à l’école ». Elle appelle pour ce faire tout le monde au stade, demain dans la soirée. « Si nous n’agissons pas, le nombre de filles-épouses doublera d’ici 2050 et l’Afrique deviendra la région ayant le plus grand nombre de filles-épouses au monde », alerte le message conçu pour la campagne tolérance zéro au mariage des enfants. Un message qui traduit à suffisance la détermination de l’ambassadrice de l’Unicef qui a fait le déplacement de l'extérieur pour sa terre natale. Un appel, poursuit-elle, pour que le Bénin devienne un exemple dans le monde. « On peut mettre fin à des pratiques traditionnelles afin de juguler ce phénomène qui a trop perduré », insiste-t-elle.
Certains artistes sont des "pépés ou mémés", admet-elle, pour justifier l’intérêt du combat et sa pertinence. Les enfants scolarisés en général constituent un facteur de développement et mieux, les filles instruites décuplent les avantages liés à l’essor de l’économie de ce fait. Dans la mesure où elles s’occupent de leurs parents et sont prêtes à s’investir pour le bonheur de la famille.
S’agissant des messages clés de la campagne, elles se résument en ce que le mariage avant 18 ans est interdit par la loi (art 181 du Code de l’enfant), les parents contrevenants risquent l’emprisonnement de 3 à 10 ans et une amende de 100 000 à 500 000 francs Cfa. Les filles-épouses sont plus susceptibles d’être pauvres et de le rester. Par contre, les filles ayant accès à l’enseignement primaire et secondaire amélioreront leurs chances d’accès à l’emploi et disposent des moyens pour subvenir à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles.
Le mariage des enfants prive les filles du droit de vivre et d'avoir une vie saine et satisfaisante ; de même les filles-épouses risquent davantage d’abandonner leurs études?

Didier Pascal DOGUE

Culture 13 oct. 2017


Itu Télécom World 2017: Les lauréats béninois reçoivent leurs prix

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Rafiatou Monrou a procédé, ce jeudi 12 octobre, à Cotonou, à la remise de prix aux start-up lauréates de l’Itu Télécom World 2017 en Busan en Corée du Sud. La cérémonie distingue trois développeurs de solutions numériques qui se sont illustrés dans les domaines de l’e-santé, l’e-agriculture et l’e-commerce.

La vision du Gouvernement de faire du Bénin la plate-forme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest à l’horizon 2021 prend progressivement corps. Elle a connu un coup d’accélérateur avec la participation du pays à l’Itu Télécom World 2017 à Busan en Corée du Sud. Pour sa première participation, le pays s’est distingué avec deux prix.
Le premier, le prix d’excellence est décerné par l’Union internationale des télécommunications (Uit) au ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), pour ses efforts en faveur du développement des Tic au Bénin. La deuxième distinction, « le prix du pays hôte récompensant la solution la plus intéressante et la plus innovante du pays hôte », revient à la start-up ‘’Go incubator’’ pour sa solution « Adiyèabà » dans l’e-agriculture. Il s’agit d’un dispositif électronique unique dans la sous-région qui permet de contrôler l’humidité, la température d’une couveuse connectée à distance, explique ses concepteurs Rachidi Ali et El-Mi-Irady Sanni.
« Adiyèabà » permet l’utilisation des Tic pour accroître la production de poussins à travers une couveuse connectée, 50 % moins chère par rapport à ses concurrents, peut être piloté par une application web et mobile et est déjà en exploitation dans le pays », explique le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou.
Ces deux prix honorent le Bénin et témoignent de la reconnaissance de ses efforts dans le domaine du numérique. « Ils nous encouragent et nous invitent à innover davantage afin de positionner le Bénin comme la plate-forme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest », souligne-t-elle.
Le Bénin a également brillé à ce forum international avec les solutions ‘’Belle imagerie’’ présentées par Hans Gbossa dans le domaine de ‘’e-santé et ‘’Eya’’ de la start-up Btech de Coffi Eric Mètinhoué dans l’e-commerce.
Belle imagerie est la première plate-forme de radiologie au Bénin qui met en relation les centres d’imagerie, les médecins et les patients. Selon le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, cette solution permet « d’améliorer la disponibilité des services de santé à travers la télé-radiologie notamment l’interprétation des clichés de radiologie à distance ».
La solution « Eya » est un outil de suivi des colis qui propose des informations d’expédition les plus récentes en temps réel et directement sur l’ordinateur, le téléphone portable ou l’appareil portatif », a-t-elle détaillé.
A l’en croire, ces trois start-up ont bien défendu les couleurs nationales à l’Itu Télécom World 2017. « Pour une première participation, le pavillon du Bénin a été idéalement positionné dans la ‘’smart City’’ de Busan attirant de nombreux visiteurs venus d’horizons divers. Outre la présentation des enjeux du Programme d’actions du Gouvernement (Pag) au public, les start-up béninoises ont démontré l’ingéniosité de leurs solutions aux différents visiteurs du pavillon national », se réjouit-elle.
Pour en arriver là, le ministère de l’Economie numérique a mis les bouchées doubles afin d’honorer le pays. « Afin de faire de cet évènement une réussite et une véritable vitrine des innovations en cours au Bénin, le ministère a fait le choix de mettre en avant les projets phares du secteur ainsi que les innovations des start-up béninoises »,
a-t-elle poursuivi.
Avec ces deux distinctions, le Bénin amorce une marche irréversible vers l’élaboration d’une stratégie d’encadrement et de promotion des start-up béninoises en vue de la promotion de l’économie numérique.

Société 13 oct. 2017


Préservation des ressources naturelles: Le Bénin s’inscrit dans la gestion durable de ses mangroves

Le ministère en charge du Cadre de vie et du Développement durable organise, depuis ce jeudi 12 octobre, un atelier de validation du document de la stratégie nationale de gestion durable des mangroves au Bénin. L’enjeu, c’est de sauver ces écosystèmes en péril.

Dire que l’écosystème des mangroves est fortement menacé est un euphémisme. En 2007, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (Pnue) signalait le risque de disparition de 70 % des ressources de mangroves au Bénin si rien n’est fait. La riposte s’est annoncée dix ans plus tard avec l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion durable des mangroves. Le document qui fait depuis hier l’objet de validation décline les axes stratégiques autour desquels se fera désormais la gestion des écosystèmes de mangroves avec un plan d’actions décennal. Sévérin Koffi Nsia, directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, estime que les mangroves font partie des rideaux filtrants qui entourent les zones humides vitales pour la survie de l’humanité. « Elles filtrent les substances chimiques et toxiques, absorbent les engrais et pesticides ainsi que les métaux lourds, elles sont des amortisseurs et des éponges naturelles », soutient-il, regrettant leur destruction en raison des pressions anthropiques.
Pour renverser la tendance, le Gouvernement a initié le Projet de coopération technique de restauration des écosystèmes de mangroves du site Ramsar 1017, financé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Ce projet s’est focalisé sur le renforcement des capacités institutionnelles, organisationnelles, techniques et matérielles des acteurs de la gestion durable des mangroves, la protection, la régénération et la restauration durable de la mangrove, ainsi que l’amélioration de la connaissance des ressources. L’élaboration du document de stratégie est l’une des actions du projet.
Yo Tiémoko, représentant résident de la Fao au Bénin souligne que les mangroves sont des écosystèmes hautement productifs, riches en biodiversité, elles jouent aussi un rôle de protection contre les catastrophes naturelles et constituent l’un des plus importants puits à carbone. « C’est maintenant plus que jamais le moment d’agir pour la sauvegarde de ces écosystèmes dans ce contexte de surexploitation accentuée par les effets des changements climatiques », plaide-t-il. Il estime que le Gouvernement a mesuré à sa juste valeur l’enjeu que représente la gestion durable de l’environnement en général et des écosystèmes de mangrove en particulier à travers son programme d’actions 2016-2021. Yo Tiémoko soutient que pour la Fao, la gestion durable de l’environnement constitue à elle seule, l’une des trois priorités retenues dans le cadre de son programme pays et l’une des deux priorités retenues pour le prochain cycle de programmation, en cours de finalisation. « Au regard des menaces, il y a nécessité de mettre en place un outil national de planification devant guider et orienter les actions dans le secteur de l’environnement pour une gestion durable des écosystèmes de mangroves », appuie-t-il.

Actions anthropiques

S’agissant de menaces, Jean Charles Gnonhoué, secrétaire général adjoint du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, évoque le cas du village de Djondji, commune de Ouidah. Ce village qui servait de barrière contre les tempêtes et l’érosion côtière a cédé, notamment par l’action de l’homme à la recherche de moyens de subsistance, par la pratique des ‘’acadja’’, la chasse au crabe, la production de sel par chauffage artisanal, le fumage du poisson et la préparation d’huile. « Le chantier est immense. Mais c’est à ce seul prix que nous gagnerons la bataille de la gestion durable des mangroves », pointe-t-il.
D’une superficie de 47 500 hectares, le site de Ramsar 2017 (Complexe ouest) au sud-ouest du Bénin, dispose d’une mangrove discontinue que l’on regroupe en deux blocs. Primo, la mangrove du lac Ahémé se présente sous forme d’îlots à cause des nombreuses coupes et de la morphologie du lac (dépression de Séhouè-Gbato, île de Mitogbodji à Kpétou, et le nord de la pointe d’Ountoun). Secundo, la mangrove de la lagune côtière (mangrove de Hillacondji à Djegbadji, mangrove de Djègbadji à Togbin) se comporte en rideaux tantôt continus, tantôt discontinus. Le projet de coopération technique de restauration des écosystèmes de mangroves du site Ramsar 1017 est doté d’une enveloppe financière de 369 000 dollars, soit environ 221 millions F Cfa.

Environnement 13 oct. 2017


Situation des filles dans le monde: Plan International Bénin lance le rapport « Libérons le pouvoir des filles »

Plan International Bénin a procédé, ce mercredi 11 octobre à Cotonou, au lancement du rapport « Libérons le pouvoir des filles ». Le document retrace la situation des filles dans le monde.

« Libérons le pouvoir des filles » ! Telle est la principale exhortation que lance le rapport de Plan international sur la situation des filles. Le document met en lumière les nombreuses inégalités qu’elles subissent dans le monde et appelle à l’engagement des acteurs pour la promotion du genre en leur faveur.
Le rapport développe comment « l’égalité de genre est la question sociale et politique de notre temps » et montre les efforts de Plan International à garantir les droits des filles. Son lancement coïncide avec la Journée internationale de la fille (Jifille), édition 2017.
« La situation de la jeune fille mérite une mobilisation, un engagement si nous voulons la prospérité au Bénin », insiste le préfet de l’Atacora, L. Chabi Nah Déré.
Son cri de cœur tient des nombreux préjudices qui handicapent le développement des filles. Elle évoque les mariages des enfants, la déscolarisation, les violences basées sur le genre.
A cette liste d’inégalités, la représentante du représentant résident de Plan International Bénin, Prisca Tossou, ajoute l’exploitation économique des filles, leur internement dans les couvents…. Autant de discriminations qui freinent leur épanouissement et leur éducation.
C’est donc à juste titre que l’institution ambitionne d’impacter le plus grand nombre de cibles. « A Plan International, nous avons 100 millions de raisons de nous battre pour que 100 millions de filles puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir », dévoile-t-elle.
L’enjeu est de faire progresser les droits des enfants et l’égalité pour les filles. « Pour y arriver, nous nous efforçons de créer un impact direct sur les comportements et les politiques en faveur de la cible », soutient encore la représentante du représentant résident de Plan International Bénin.
D’ores et déjà, l’institution réitère son engagement à œuvrer en faveur de l’égalité des chances pour les filles.Pour qu’il soit relevé, ce pari doit susciter l’accompagnement de tous. Les pouvoirs publics n’entendent pas rester en marge.
« Mon vœu, c’est de compter plus de femmes dans les instances décisionnelles », souhaite le préfet de l’Atacora, L. Chabi Nah Déré. Son pari est d’éradiquer d’ici à 2020, les grossesses en milieu scolaire. Dans ce cadre, projette-t-elle, il sera bientôt lancé dans sa région, la campagne ‘’zéro grossesse en milieu scolaire (zégromis)’’.
Soulignant les efforts de Plan International Bénin sur les plans nutritionnel, socio-éducatif, sanitaire et du leadership féminin, le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, explique que les actions de l’institution collent à la réalisation des droits des enfants, notamment des filles.
Il sera question pour son département de montrer davantage son engagement dans la réalisation des projets ‘’protection’’ et ‘’zéro enfant dans les couvents’’. Si le Couffo a enregistré le plus faible taux de grossesses en milieu scolaire au cours de 2017, c’est parce qu’il ne cède à aucune intimidation, ni pression pour réprimer les auteurs de ces actes, jure-t-il. Il promet maintenir le même rythme pour enrayer le phénomène.

Les trois recommandations du rapport

Le rapport 2017 sur la situation des filles dans le monde est un condensé des vulnérabilités qui touchent la cible. Selon la présentation de la conseillère genre et inclusion de Plan international Bénin, Maïmouna Lehman, il met en évidence les récits des victimes et fait zoom sur la vie des filles avec un accent sur la pauvreté et la violence. Afin de développer le potentiel des filles, le document insiste sur trois principales recommandations. La première précise la révolution politique et sociale à opérer en faveur de l’égalité de genre. La deuxième soulève les actions à mener pour rendre visibles les filles dans les milieux d’influence, et la troisième souligne les efforts à faire pour comprendre comment les adolescentes vivent leur vie.

Société 12 oct. 2017


Journée internationale des filles avec Angélique Kidjo à Sô-Ava: Mobiliser toutes les énergies contre le mariage des filles

L’ambassadrice de l’Unicef, Angélique Kidjo, a visité, ce mercredi 11 octobre, la commune de Sô-Ava où elle a rencontré les filles qui subissent le phénomène du mariage précoce et des violences basées sur le genre. C’était en compagnie des autorités politico-administratives et des partenaires de la lutte.

26 cas de mariages forcés et 12 cas de viol en 2016, et pour le premier semestre 2017, déjà 27 unions forcées et 9 viols. Telles sont les statistiques fournies, ce mercredi 11 octobre à l’hôtel de ville de la commune par Flora Hounkpè, chef centre de promotion sociale de Sô-Ava. Elle nuance que ces chiffres n’incluent nullement ceux couverts par le mur du silence. Tout en peignant le tableau sombre de la situation que vivent les filles, la responsable du centre de promotion sociale a noté que les droits des enfants ne sont pas respectés.
Pour Flora Hounkpè, le centre de promotion sociale et la gendarmerie gèrent les cas portés à leur connaissance. Et il est inconcevable que certains gardiens de la tradition se permettent de couvrir la voix des filles violées de nuit par 4 ou 5 hommes à la fois.
Pour la prise en charge des filles, la responsable du centre de promotion sociale explique que les psychologues, médecins et d’autres compétences sont mis à contribution pour soulager les victimes de mariage forcé et de viol. Il arrive que le centre appuie les mères des victimes dans la création d’activités génératrices de revenus.
Une situation que confirme le deuxième adjoint au maire de Sô-Ava, Bienvenu Houssou. « Le problème de mariage forcé et de la maltraitance des enfants évolue. Cela ne justifie pas que rien n’a été fait. Chaque jour, nous nous battons et avons besoin de votre soutien pour éradiquer le phénomène », plaide-t-il. Selon le deuxième adjoint au maire, la commune attend l’appui de l’ambassadrice pour la sensibilisation surtout que la plupart des populations sont analphabètes. « Les viols sont à bannir. Pourquoi les hommes de Sô-Ava ne se lèvent-ils pas contre la minorité de ceux qui s’adonnent à cette pratique ? Je suis-là pour que les avancées de ce jour aboutissent à une prise de conscience pour établir quelque chose de plus durable », insiste Angélique Kidjo, l’ambassadrice de l’Unicef qui s’est entretenue en aparté d’abord avec les filles mères avant de rallier la salle de conférences de l’hôtel de ville. « Les filles ne peuvent pas être des mères ; je vous prie de nous aider, les parents, les jeunes et tous les autres, levez-vous afin que nous y mettions fin parce que je sais que nous en sommes capables », lance Angélique Kidjo pour qui les hommes qui mettent les gamines au lit sont des lâches. « C’est une honte et elle doit être portée à la face du monde afin que des dispositions durables soient adoptées », suggère vivement l’ambassadrice, invitant quelques membres de l’assistance à faire des propositions dans ce sens.

Non aux violences !

Lors de la rencontre de l’ambassadrice de l’Unicef avec les élèves du collège de Sô-Ava, quelques instants plus tard,
Géneviève Kakessou, porte-parole des élèves, a expliqué comment nombre d’entre elles n’arrivent pas à finir les études parce que ployant sous le poids des grossesses précoces et des mariages forcés. La célébration de la Journée internationale des filles en sa présence constitue, relève-t-elle, une très grande opportunité en ce qu’elle aboutira à un plaidoyer en vue d’une solution définitive au phénomène. « Non aux violences faites aux filles et non aux grossesses précoces et mariages forcés », lance-t-elle, invitant tous les dirigeants et les autres acteurs à se donner la main pour mettre fin à ce que les filles vivent.
S’inscrivant dans la même dynamique, Firmin Dossou, le surveillant général du collège d’enseignement général de Sô-Ava représentant le directeur, corrobore l’amer constat de la situation décrite plus tôt par son élève et compte sur la détermination de l’ambassadrice. Il espère que sa visite apportera du souffle à l’éradication du phénomène.
« Un homme ne viole pas, ne force pas une femme pour entretenir des rapports avec elle ; celui qui le fait est un lâche ; les garçons et les filles ont les mêmes droits », répond-elle, invitant les garçons à protéger leurs sœurs et futures compagnes de la vie. « Dénoncez et ne soyez pas silencieux. Exigez qu’on vous écoute afin que nous ayons les résultats », conseille-t-elle, demandant que la gendarmerie soit dotée de moyens pour obtenir des résultats dans cette lutte.
Cette descente de l’ambassadrice de l’Unicef à Sô-Ava s’effectue en prélude à une rencontre de haut niveau pour mettre fin au mariage des enfants qui se tient à Dakar, du 23 au 25 octobre prochain.

Société 12 oct. 2017


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