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Nouvelles

Pour violences et actes de vandalisme: Le culte Oro suspendu jusqu’à nouvel ordre à Akpro-Missérété

Les adeptes du culte Oro sont interdits de manifestation jusqu’à nouvel ordre sur l’ensemble du territoire de la commune d’Akpro-Missérété. Cette décision de suspension a été prise par le conseil communal et mise en exécution par arrêté du maire de la commune Michel Bahou.

Elle fait suite aux actes d’une violence rare qui ont émaillé la dernière célébration de la divinité Oro dans la commune surtout dans l’arrondissement de Katagon. Des forces de sécurité et de défense de la commune ont noté des coups et blessures volontaires lors de leurs opérations de maintien de l’ordre et en ont rendu compte à l’autorité communale. « La fête du culte Oro qui s’est déroulée dans la commune d’Akpro-Missérété est une fête de règlement de comptes voire politique », dénonce le maire Michel Bahou. Il en veut pour preuve le comportement d’un groupe d’adeptes qui s’est rendu au domicile du chef de village de Tchian pour réclamer sa tête pour aller construire une forêt sacrée. « Des gens ont brandi des tronçonneuses pour menacer des gendarmes », condamne l’autorité communale. « Il leur a été interdit de fermer la voie inter-Etats passant par Akpro-Missérété, mais des adeptes de Oro l’ont bloquée. Nous avons dû faire appel aux forces de sécurité pour que l’ordre soit rétabli », poursuit Michel Bahou pour montrer combien les manifestants ont franchi le Rubicond. Pis, à l’en croire, une femme en travail très avancé qui se rendait dans une maternité pour aller accoucher s’est vue bloqué le passage pendant plus de deux heures d’horloge en dépit de ses supplications et douleurs. Elle n’a été autorisée à poursuivre son trajet qu’après l’intervention des éléments de la gendarmerie. « Il est aussi arrivé que des adeptes soient allés dans la maison d’un pasteur frapper à la porte de sa femme qui a dû joindre son mari au téléphone. Dès que le mari est arrivé, ces gens l’ont terrassé, lui ont versé de l’huile et du sodabi sur la tête. C’est encore grâce à l’intervention de la brigade de gendarmerie de Katagon que nous avons pu sauver ce pasteur... », se désole le maire visiblement très fâché contre les adeptes du culte Oro. Neuf parmi ces derniers ont été arrêtés et jetés à la prison civile de Porto-Novo pour répondre de leurs forfaitures.
Le maire a tenu à rencontrer tous les adeptes du culte Oro pour leur notifier de vive voix la décision de suspension jusqu’à nouvel ordre prise par le conseil communal. Mais il a été noté à cette rencontre, l’absence des adeptes de Katagon où les violences et les troubles à l’ordre public ont été plus enregistrés. Le maire Michel Bahou dit ne pas être las. Il annonce programmer bientôt une autre rencontre avec ces derniers pour leur passer le message?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 12 oct. 2017


Rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale: Le Nigeria renoue avec la croissance, de l’oxygène pour le Bénin

Le rapport semestriel Africa’s Pulse publié, ce mercredi 11 octobre, par la Banque mondiale annonce la reprise de la croissance économique au Nigeria. Une bonne nouvelle pour le Bénin qui a soufflé le chaud et le froid avec la récession économique du géant de l’Est.

L’économie nigériane est désormais sortie de cinq mois de récession économique. Le rapport semestriel Africa’s Pulse de la Banque mondiale lui projette une croissance économique de 1,5% en 2017. Une bonne nouvelle pour l’économie béninoise dont l’effet contagion de la récession nigériane aura été sans précédent. « Au deuxième trimestre de l’année, les deux principales locomotives du continent, l’Afrique du Sud et le Nigeria, ont renoué avec la croissance après respectivement deux et cinq mois de performances négatives, entraînant dans leur sillage la croissance régionale », fait observer Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, lors d’une conférence de presse. La relance de la croissance nigériane a aussi propulsé la croissance de l’économie subsaharienne qui devrait afficher un taux de 2,4% en 2017 contre 1,3% en 2016. Ce relèvement, selon les auteurs du rapport, découle d’une amélioration de la conjoncture internationale, favorisée par la hausse des cours des produits issus des industries extractives et du retour des flux de capitaux sur le continent. A part l’Afrique du Sud et le Nigeria, le rapport relève que certaines économies africaines font preuve de résilience parce que moins tributaires des matières premières. Dans ces pays comme l’Ethiopie, le Rwanda et le Sénégal, la croissance est restée stable, toujours soutenue par les investissements dans les infrastructures et une meilleure productivité agricole.
Mais le rapport met en garde contre la mollesse persistante de cette embellie, encore insuffisante pour accroître le revenu par habitant en 2017. D’autant que, selon Albert Zeufack, les flux massifs d’investissements sont pour la plupart orientés vers les industries extractives qui disposent d’un faible potentiel de création d’emplois. Le spectre de la rechute plane donc sur certaines économies, notamment celles du Nigeria et de la zone Cemac (Communauté économique monétaire d’Afrique centrale), contraintes de s’ajuster à la faiblesse des cours du pétrole qui diminuent leurs recettes et augmentent leurs dettes. Le taux d’endettement de ces Etats s’est accru de plus de 14 points entre 2014 et 2017, un élément d’inquiétude pour les auteurs du rapport.

L’Uemoa plus résiliente

« La plupart des pays africains n’ont pas de marge de manœuvre suffisante pour faire face à la volatilité de la conjoncture et doivent s’efforcer d’élargir un espace budgétaire, souvent restreint, grâce à des politiques de finances publiques judicieuses. Ils doivent également mettre en place des mesures structurelles pour résister aux chocs, stimuler la productivité, renforcer les investissements et favoriser la diversification de l’économie », suggère l’économiste en chef de la Banque mondiale. Il soutient que la clé d’une croissance résiliente se trouve dans l’investissement massif dans des secteurs qui créent de la valeur ajoutée et dans l’utilisation des technologies pour produire des biens nouveaux.
Le rapport indique que l’Afrique subsaharienne devrait bénéficier d’une reprise modérée de l’activité économique, avec une projection de croissance estimée à 3,2 % en 2018 et 3,5% en 2019. Si la croissance dans la zone Cemac restera largement tributaire de la stabilisation des cours des matières premières, Africa’s Pulse affirme que l’essor économique des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) devrait en revanche s’accélérer, porté par de solides investissements publics.
« Les perspectives de la région restent néanmoins difficiles, la croissance n’ayant pas renoué avec le rythme moyen d’avant la crise. En outre, ces performances modérées ne pourront entraîner qu’une hausse modeste du revenu par habitant, qui a cédé du terrain en 2016-2017, et sera nettement insuffisante pour promouvoir une prospérité généralisée et accélérer la réduction de la pauvreté », tempère Punam Chuhan-Pole, économiste principale à la Banque mondiale qui a dirigé le rapport?
Investir dans la qualité de l’éducation

« Investir dans les compétences pour diversifier et renforcer les économies africaines » est le thème retenu par le dernier rapport Africa’s Pulse rendu public hier. A travers cette problématique, la Banque mondiale a voulu mettre le doigt sur la piètre qualité de l’investissement dans l’éducation dans de nombreux pays africains. Selon Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, environ 15% du budget sont consacrés à l’éducation dans les pays africains. Pourtant, le continent traverse une crise de l’éducation qui impose de questionner la qualité de l’investissement dans ce secteur. « Il y a une perte d’efficience des investissements, en particulier dans les pays dont l’économie fait preuve d’une moins grande résilience. Cela est particulièrement vrai dans le développement des compétences, où les pays doivent comprendre pourquoi ils continuent d’avoir la main-d’œuvre la moins qualifiée au monde alors qu’ils investissent considérablement dans ce secteur », estime Albert Zeufack.
Les dépenses d’éducation ont été multipliées par sept au cours des trente dernières années, avec sans doute des progrès dans la scolarisation des enfants. Mais le rapport note de sérieuses difficultés. Pratiquement un enfant africain sur trois ne va pas au terme de sa scolarité primaire, dans la plupart des pays, moins de 50% des élèves achèvent le premier cycle secondaire, et moins de 10% accèdent à l’enseignement supérieur. « Malgré le volume des dépenses publiques d’éducation, des millions d’enfants africains n’acquièrent toujours pas les compétences de base pour pouvoir participer activement au marché du travail, signe que le problème des investissements est avant tout d’ordre qualitatif », souligne Punam Chuhan-Pole, économiste principale à la Banque mondiale. Le rapport plaide pour des investissements dans les compétences fondamentales de l’ensemble de la population qui, en renforçant simultanément la productivité, l’inclusion et les capacités d’adaptation, constituent une stratégie gagnante?

G. A.

Economie 12 oct. 2017


Communiqué: Arrivée de S.E. M. l’Ambassadeur de la Fédération de Russie au Bénin

S.E.M l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie, Igor Evdokimov et son épouse Mme Elena Evdokimova sont arrivés ce dimanche 8 octobre à Cotonou.

A leur descente d’avion, ils ont été accueillis par Christophe S. Dangnihin, directeur du Département de l’Europe du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC) de la République du Bénin.
Lors de la conversation S.E.M. l’ambassadeur et M. le directeur ont échangé de brèves salutations et ont discuté de l’état actuel des relations russo-béninoises et des perspectives.

L’ambassade de la Russie près le Bénin

Actualités 12 oct. 2017


Activités à la Haac :La Twr à la recherche d’une nouvelle fréquence

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi a reçu, ce mardi 10 octobre à Cotonou, une délégation de Trans World Radio international (Twr) conduite par son consultant international, Werner Kroenier. La visite de cette délégation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de diffusion de cette radio du Bénin en direction de l’Afrique de l’Ouest.

Selon le directeur de Twr de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdoulaye Sangho, la Twr national au Bénin a été implantée depuis 2006, date de la signature de la première convention. Dès lors, de nouvelles demandes ont été introduites à la Haac pour solliciter le renforcement des capacités de diffusion du Bénin en direction de l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi cette visite vise à s’enquérir des nouvelles relatives à une seconde fréquence.
« Nous avons grand espoir et la Haac nous a précisé qu’elle est en train de travailler d’arrache-pied pour que nous soyons très prochainement invités à la signature de cette nouvelle convention avec l’Etat béninois », a expliqué Abdoulaye Sangho n

Désiré GBODOUGBE

Actualités 11 oct. 2017


Riposte aux discriminations des filles : Plan International Bénin présente sa stratégie 2017-2022

Plan International Bénin a procédé, ce mardi 10 octobre à Cotonou, à la présentation de sa stratégie globale pour la période 2017-2022. Le programme prévoit des réponses fortes aux nombreuses discriminations dont sont victimes les filles au Bénin et dans le monde.

La problématique relative à la promotion des droits des filles est au cœur de l’atelier d’échanges sur la stratégie mondiale 2017-2022 de Plan-international Bénin. A terme, le programme ambitionne d’impacter 100 millions de filles dans le monde afin qu’elles puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir. Intitulé « 100 millions de raisons », ce programme vise à corriger sensiblement les inégalités qui touchent les filles.
« Nous voulons que les filles aient une voix, qu’elles puissent présenter leur rêve, apprendre, diriger, décider et s’épanouir », souligne le représentant résident de Plan International Bénin, Rheal Drisdelle.
L’atelier vise à informer, à susciter l’adhésion et la contribution des partenaires à la mise en œuvre de la stratégie globale de Plan International. Les différentes communications présentées dans ce cadre mettent l’accent sur les ambitions de l’institution à créer des conditions idoines pouvant permettre aux filles de libérer leur potentiel.
Pour y arriver, Plan International Bénin a conçu sa stratégie pays sur la période 2016-2020  afin de mieux répondre à l’ambition mondiale et de se pencher sur la situation des filles au plan national. Sa réponse stratégique vise à toucher « les enfants vulnérables et les jeunes, notamment les filles afin qu’elles puissent apprendre, diriger, décider et s’épanouir dans un environnement favorable à l’égalité en faveur de la fille y compris en situation d’urgence ».
Il s’agira à terme de poser des actions en faveur des filles dans les domaines socio-éducatifs et de la santé au niveau local, national et régional, a expliqué Michel Kanhonou dans sa communication sur « L’approche de Plan International pour un impact positif et durable dans la vie des filles ».
La stratégie pays intègre les urgences de l’heure en matière de promotion des droits des filles et combine d’importants programmes en vue de réaliser des changements et à grande échelle. Elle repose sur trois axes stratégiques, à savoir «  l’accès des filles à l’éducation inclusive et de qualité avec le renforcement des compétences des jeunes et des opportunités pour un travail décent » ; « la promotion des services de santé sexuelle et reproductive de qualité adaptée aux besoins des jeunes en particulier des filles et des jeunes femmes » et « le développement de la petite enfance et la lutte contre les violences basées sur le genre ».
L’enjeu est d’impacter 1,2 million de filles au Bénin à l’horizon 2020. D’où la stratégie d’influence de la stratégie mondiale qui intègre les recherches, les politiques, les plaidoyers, le dialogue, la politique et les stratégies à mettre en œuvre au plan national pour gagner le pari.
Le cheval de bataille de Plan International Bénin sera de mettre davantage l’accent sur la lutte contre les mariages des filles, l’excision, les violences basées sur le genre, le Vih dans le rang des enfants et des adolescents et la promotion de la contraception et des droits des enfants handicapés?

Société 11 oct. 2017


Entretien avec Sorikoua Sambiéni, maire de la commune de Matéri: « Mobiliser des ressources pour une mise en œuvre active du Pdc III »

Matéri entend devenir d’ici 2025, à travers la mise en œuvre de son Plan de développement communal (Pdc III), une commune résiliente, bien gouvernée, à économie prospère et compétitive, axée sur la production agricole et l’artisanat, où les services sociaux de base sont fournis de façon équitable aux populations dans un environnement sain. Une vision qui a motivé l’organisation, le mercredi 4 octobre dernier à Natitingou, d’une table ronde avec les partenaires techniques et financiers. Une initiative dont fait part Sorikoua Sambiéni, maire de la commune, à travers cet entretien.

Monsieur le maire, qu’est-ce qui motive l’organisation par la commune de Matéri d’une table ronde à l’endroit des partenaires techniques et financiers (Pf) ?

Sorikoua Sambiéni : L’organisation de cette table ronde est bien une étape du processus d’élaboration et de mise en œuvre du Pdc III. En effet après son élaboration et son adoption par le conseil communal et son approbation par l’autorité de tutelle, suivent sa finalisation, sa popularisation et surtout la mobilisation de ressources nécessaires à sa mise en œuvre.
Pour bien assurer son rôle de coordination des interventions dans la commune, il fallait s’assurer que les différents axes majeurs d’intervention des Ptf sont pris en compte par le Pdc mais aussi prendre en compte les différentes préoccupations de la diaspora et des partenaires techniques et financiers (Ptf) sur le document final du Pdc.
Par ailleurs, il s’agit de partager le contenu du Pdc III avec l’ensemble des acteurs et susciter leur adhésion et leur participation à sa mise en œuvre active.
Il ne faut pas non plus perdre de vue que l’objectif de la table ronde était la mobilisation des ressources. Et il convient de rappeler que deux semaines avant sa tenue, une copie du Pdc III a été déposée à chaque Ptf pour exploitation à l’issue de laquelle il a été demandé à chacun d’eux d’évaluer sa contribution à la mise en œuvre du Pdc à travers ses axes d’intervention.

A sa suite, à quoi devront s’attendre les populations de la commune la plus peuplée de l’Atacora ?

Après cette étape, nous allons élaborer le plan annuel d’investissement et organiser les séances de reddition de compte à l’endroit des populations de la commune de Matéri. A cet effet, une séance sera organisée au niveau communal et au niveau de chaque arrondissement.

Ceci reste une première dans le département mais sachant bien que la mise en œuvre du Pdc III impose des défis qui ne peuvent être relevés sans l’apport de ressources extérieures, l’espoir est-il permis, à la suite de cette mobilisation ?

Les Ptf ont bien apprécié la démarche et la stabilité au niveau du conseil communal et de l’administration communale de Matéri. Ils ont promis de nous revenir officiellement par rapport à leur contribution pour la mise en œuvre du Pdc. Mais selon les informations recueillies de façon informelle, il est indiqué que les Ptf vont prendre en charge plus de cinq milliards sur les 6 425 200 000 F Cfa nécessaires à la réalisation du Pdc III. Donc, l’espoir est bien permis et tous les Ptf sont rassurés et très enthousiasmés par la détermination et l’engagement du conseil communal?

Société 11 oct. 2017


Tentative de destitution du maire de Cobly: La cohésion retrouvée au sein du conseil communal

La menace de destitution qui plane depuis peu sur le maire de Cobly a été dissipée à la suite d’une médiation de la Préfecture. Les conseillers du camp du maire et les frondeurs ont fait des concessions pour le retour de la cohésion au sein du conseil communal.

Théophile Nékoua, maire de la commune de Cobly, l’échappe belle ! Le vote de défiance demandé par la majorité des conseillers à son encontre, à la suite de la correspondance en date du 18 septembre adressée au secrétariat administratif de la Préfecture de l'Atacora, n’aura pas prospéré. En lieu et place d’une procédure de destitution ouverte, c’est à des tentatives de conciliation qu’on a eu droit de la part de la délégation conduite par le secrétaire général de la Préfecture, les 28 septembre et 3 octobre derniers.
Ainsi à la suite de l’audition des conseillers communaux, demandeurs du vote de défiance contre le maire, le conseil de conciliation a réussi à amener les deux parties à accorder leurs violons. Le maire Théophile Nékoua a finalement lâché du lest, rejetant certains des faits à lui reprochés. Il a, en effet, promis de satisfaire aux besoins de motos exprimés par les conseillers avant fin novembre, la confection de mobiliers scolaires au profit d’écoles maternelles et primaires avant le 31 décembre 2017 et la réfection d’établissements scolaires délabrés. Il n’occulte non plus les diligences à faire pour le paiement des primes de sessions des commissions permanentes et des membres des conseils d’arrondissement et de village, le lancement d’appel d’offres concernant les marchés « Initiative Dogbo », les mesures à prendre pour un suivi rigoureux du personnel administratif, l’amélioration de la communication au sein du conseil communal. S’engageant par ailleurs à faire le point des recettes issues de la gestion de la niveleuse au titre de 2016 à la prochaine session du conseil communal.
Des acquis qui ont permis de désamorcer la crise prévalant depuis au sein du conseil communal. La cohésion ainsi retrouvée, place désormais aux enjeux de développement?

Société 11 oct. 2017


Construction de la route Parakou-Djougou: Les populations manifestent contre l’entreprise en charge des travaux

La circulation sur l’axe Parakou-Djougou a été, ce mardi 10 octobre, perturbée par un mouvement d’humeur des populations au niveau de Tourou. Les manifestants qui réclament des dédommagements, n’ont retiré les barricades érigées sur la chaussée qu’après la descente du maire Charles Toko.

Il était difficile d’emprunter l’axe Parakou-Djougou, ce mardi 10 octobre, au niveau de Tourou dans le premier arrondissement de Parakou. Se faisant passer pour des sinistrés de la localité, suite aux travaux de construction de la route, des individus ont installé des barricades pour empêcher la circulation dans les deux sens. Ils entendent exprimer ainsi leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un manque de professionnalisme et un mépris de l’entreprise qui est en charge des travaux. Informé de la situation, le maire Charles Toko s’est immédiatement rendu sur les lieux, afin de négocier la levée des barrières.
Au nombre des griefs, le porte-parole des manifestants, Salifou Issifou, a évoqué le problème du dédommagement des sinistrés de Tourou, alors que ceux concernés par le contournement de Parakou, l’ont déjà été. Les populations n’approuvent pas que les caniveaux n’aient pas été fermés et occasionnent comme le rond-point sans signalisation qui se confond complètement à la voie, de nombreux accidents de la circulation. Elles déplorent aussi l’absence de ralentisseurs (dos d’âne), ainsi que les nombreuses carrières creusées dans leurs champs et qui n’ont pas été fermées, alors que la promesse leur avait été faite.
Constatant la justesse des revendications des populations, le maire a déploré l’attitude des responsables de l’entreprise. Selon lui, il suffit de faire un tour sur la voie pour se rendre compte de la mauvaise qualité des travaux qui ont été exécutés?

Société 11 oct. 2017


Promotion des filières agricoles: Bientôt un programme national de développement du soja

Les acteurs agricoles ont tenu, ce mardi 10 octobre à Cotonou, un atelier de lancement de l’élaboration du programme national de développement de la filière soja. Il s’agit de concrétiser l’agenda de promotion de cette spéculation retenue parmi les filières prioritaires du Gouvernement.

L’enjeu de sécurité alimentaire et nutritionnelle ne peut aujourd’hui occulter la filière soja qui prend du volume dans la production agricole nationale. Retenue parmi les dix filières à promouvoir dans le cadre du Plan national d’investissement agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan), cette spéculation sera bientôt dotée d’un programme national de développement. L’élaboration de ce document reçoit le soutien des partenaires techniques et financiers du secteur agricole, en l’occurrence la coopération allemande. Andreas König, directeur résident de la Giz, soutient que l’initiative de concevoir un document qui fédère les initiatives éparses et soutient l’action publique dans le temps est indispensable dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement (Pag) a retenu le soja comme une filière émergente. « La promotion d’une filière nécessite des actions soutenues du secteur privé dans un cadre politique cohérent et efficace. L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national de développement de la filière soja constitue la voie idéale pour assurer une synergie d’actions entre le secteur public et le secteur privé et une meilleure coordination des interventions sur cette filière », soutient-il.
Gaston Dossouhoui, secrétaire technique du Bureau d’études et d’appui au secteur agricole de la Présidence de la République, précise que la promotion du soja s’inscrit dans la vision du Gouvernement d’apporter des réponses techniques aux défis majeurs du secteur agricole. Il informe que le soja est une spéculation qui assure la protection du sol, contribue à la mise en place d’une chaîne de valeurs résiliente en même temps qu’il joue un rôle primordial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Filière dynamique

« Le soja est une culture stratégique qui contribue à la restauration et au maintien de la fertilité de nos sols qui se dégradent de plus en plus sous la pression des actions anthropiques conjuguées avec les effets des changements climatiques. Il joue un rôle important dans la gestion durable des terres pour une productivité améliorée », appuie Françoise Assogba Komlan, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Elle reconnaît que cette spéculation s’est peu à peu imposée comme une filière dynamique impliquant plusieurs acteurs intervenant sur divers maillons dont notamment la fourniture de semences et autres intrants, la production de soja grain, la transformation de soja en divers produits (huile, lait, fromage, tourteaux, farines enrichies) et la commercialisation. Pour Françoise Assogba Komlan, le programme national de développement de la filière soja est un outil dédié, non seulement à l’opérationnalisation du Pag et du Pniasan mais aussi pour la mobilisation des ressources en faveur du secteur. « Le processus devant aboutir au programme devra s’intégrer au contexte actuel et être conduit de façon cohérente, participative, consensuelle et inclusive. La démarche capitalise les acquis du secteur en se conformant au document de la stratégie nationale de promotion des filières agricoles », souligne-t-elle.
Depuis des années, la coopération allemande œuvre déjà à la promotion de la filière soja à travers le projet Promotion de l’agriculture (ProAgri), le Projet de Centres d’innovations vertes pour le secteur agroalimentaire (ProCiva), le Projet de Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire (ProSol) et le Projet de sécurité alimentaire et renforcement de la résilience (ProSar)?

Economie 11 oct. 2017


En visite au Burkina Faso: Talon et Kaboré échangent sur des projets intégrateurs sous-régionaux

Après Paris, le président de la République a séjourné au Burkina Faso où il a eu, ce mardi 10 octobre, un entretien avec le chef de l’Etat de ce pays, Roch Marc Christian Kaboré. Les échanges ont porté, entre autres, sur des projets intégrateurs sous-régionaux.

La visite du chef de l’Etat béninois Patrice Talon à son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré au palais Kosyam a permis aux deux hommes de prendre plusieurs décisions importantes, d’une part pour la coopération bilatérale, et d’autre part pour la sous-région ouest-africaine en général.
Le point de cette visite parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de leurs échanges, « évoquant le contentieux juridique frontalier entre les deux pays, les deux chefs d’Etat ont convenu de faire respecter les termes du communiqué conjoint du 19 mai 2009 ainsi que les dispositions du Compromis de saisine de la Cour internationale de justice (Cij) signé le 7 septembre 2009, afin de préserver la paix et la sécurité entre leurs populations riveraines de la frontière ». Ils ont également convenu d’organiser dans les meilleurs délais la cérémonie d’échange des instruments de ratification dudit Compromis, afin de diligenter la saisine de la Cij. Le même compte-rendu précise qu’au sujet de « la protection et l’exploitation du Parc W d’Arly et de la Pendjari, les deux chefs d’Etat ont convenu d’une part, de la nécessité de réduire les activités humaines préjudiciables à son intégrité, et d’autre part d’intensifier leurs efforts en vue de faire de ces espaces agroécologiques, un pôle d’attraction écotouristique d’envergure ».
Patrice Talon et Roch Marc Christian Kabore ont aussi exprimé leur convergence de vues sur la nécessité de mettre en œuvre de grands projets intégrateurs routiers, ferroviaires et énergétiques dans l’espace Uémoa. Ils ont, précise le communiqué, «réaffirmé leur ferme volonté de voir se concrétiser le projet de la boucle ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey-Ouagadougou-Abidjan pour favoriser les échanges commerciaux et l’intégration régionale ».
Actualité oblige, les deux dirigeants ont exprimé leurs préoccupations devant la persistance de foyers de tension en Afrique et ont appelé les protagonistes à privilégier le dialogue et la concertation pour un retour définitif à la paix. Ils ont, par ailleurs, «condamné les essais nucléaires de la République populaire démocratique de Corée qui menacent la paix dans la péninsule coréenne, et ont appelé à un respect des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ».
Enfin, ils ont « lancé un appel en faveur d’une gouvernance mondiale plus transparente, démocratique et équilibrée, qui accorde notamment une meilleure place à l’Afrique ».
Les deux chefs d’Etat ont aussi animé un point de presse au cours duquel le président Patrice Talon a, une nouvelle fois, salué la qualité de la coopération entre le Bénin et le Burkina Faso, puis exprimé sa satisfaction pour la qualité de cette visite de travail. « Il en a d’ailleurs profité pour inviter son homologue au Bénin, lequel a accepté de tout cœur. A charge pour les diplomates d’en fignoler l’organisation », précise le document. Profitant « de la proximité de la célébration du 30e anniversaire de la disparition du capitaine Thomas Sankara, (le dimanche 15 octobre prochain), il a eu un mot». Il l’a présenté comme « une icône qui nous a tant inspirés, et qui a représenté beaucoup pour nous en termes de dignité du continent africain ». Après l’étape du pays des hommes intègres, Patrice Talon s’est envolé pour Abidjan et est attendu ce jour à Accra au Ghana?

Patrice Talon élevé à la dignité de Grand-Croix du Faso

Le président Patrice Talon a été élevé, lundi 9 octobre dernier à Ouagadougou, à la dignité de Grand-Croix, par le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’est la plus haute distinction dans l’Ordre national du “Pays des hommes intègres’’, pays frontalier au Bénin, que le chef de l’Etat foule pour sa première visite officielle, après dix-huit mois passés au pouvoir.
Patrice Talon a saisi l’occasion de sa visite pour réaffirmer son engagement à redorer le blason de la coopération bénino-burkinabé et de l’intégration africaine, à lutter contre la pauvreté en Afrique en général et au Bénin en particulier?
J. F. M.

Actualités 11 oct. 2017


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