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La menace de destitution qui plane depuis peu sur le maire de Cobly a été dissipée à la suite d’une médiation de la Préfecture. Les conseillers du camp du maire et les frondeurs ont fait des concessions pour le retour de la cohésion au sein du conseil communal.
Théophile Nékoua, maire de la commune de Cobly, l’échappe belle ! Le vote de défiance demandé par la majorité des conseillers à son encontre, à la suite de la correspondance en date du 18 septembre adressée au secrétariat administratif de la Préfecture de l'Atacora, n’aura pas prospéré. En lieu et place d’une procédure de destitution ouverte, c’est à des tentatives de conciliation qu’on a eu droit de la part de la délégation conduite par le secrétaire général de la Préfecture, les 28 septembre et 3 octobre derniers.
Ainsi à la suite de l’audition des conseillers communaux, demandeurs du vote de défiance contre le maire, le conseil de conciliation a réussi à amener les deux parties à accorder leurs violons. Le maire Théophile Nékoua a finalement lâché du lest, rejetant certains des faits à lui reprochés. Il a, en effet, promis de satisfaire aux besoins de motos exprimés par les conseillers avant fin novembre, la confection de mobiliers scolaires au profit d’écoles maternelles et primaires avant le 31 décembre 2017 et la réfection d’établissements scolaires délabrés. Il n’occulte non plus les diligences à faire pour le paiement des primes de sessions des commissions permanentes et des membres des conseils d’arrondissement et de village, le lancement d’appel d’offres concernant les marchés « Initiative Dogbo », les mesures à prendre pour un suivi rigoureux du personnel administratif, l’amélioration de la communication au sein du conseil communal. S’engageant par ailleurs à faire le point des recettes issues de la gestion de la niveleuse au titre de 2016 à la prochaine session du conseil communal.
Des acquis qui ont permis de désamorcer la crise prévalant depuis au sein du conseil communal. La cohésion ainsi retrouvée, place désormais aux enjeux de développement?

La circulation sur l’axe Parakou-Djougou a été, ce mardi 10 octobre, perturbée par un mouvement d’humeur des populations au niveau de Tourou. Les manifestants qui réclament des dédommagements, n’ont retiré les barricades érigées sur la chaussée qu’après la descente du maire Charles Toko.
Il était difficile d’emprunter l’axe Parakou-Djougou, ce mardi 10 octobre, au niveau de Tourou dans le premier arrondissement de Parakou. Se faisant passer pour des sinistrés de la localité, suite aux travaux de construction de la route, des individus ont installé des barricades pour empêcher la circulation dans les deux sens. Ils entendent exprimer ainsi leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un manque de professionnalisme et un mépris de l’entreprise qui est en charge des travaux. Informé de la situation, le maire Charles Toko s’est immédiatement rendu sur les lieux, afin de négocier la levée des barrières.
Au nombre des griefs, le porte-parole des manifestants, Salifou Issifou, a évoqué le problème du dédommagement des sinistrés de Tourou, alors que ceux concernés par le contournement de Parakou, l’ont déjà été. Les populations n’approuvent pas que les caniveaux n’aient pas été fermés et occasionnent comme le rond-point sans signalisation qui se confond complètement à la voie, de nombreux accidents de la circulation. Elles déplorent aussi l’absence de ralentisseurs (dos d’âne), ainsi que les nombreuses carrières creusées dans leurs champs et qui n’ont pas été fermées, alors que la promesse leur avait été faite.
Constatant la justesse des revendications des populations, le maire a déploré l’attitude des responsables de l’entreprise. Selon lui, il suffit de faire un tour sur la voie pour se rendre compte de la mauvaise qualité des travaux qui ont été exécutés?

Les acteurs agricoles ont tenu, ce mardi 10 octobre à Cotonou, un atelier de lancement de l’élaboration du programme national de développement de la filière soja. Il s’agit de concrétiser l’agenda de promotion de cette spéculation retenue parmi les filières prioritaires du Gouvernement.
L’enjeu de sécurité alimentaire et nutritionnelle ne peut aujourd’hui occulter la filière soja qui prend du volume dans la production agricole nationale. Retenue parmi les dix filières à promouvoir dans le cadre du Plan national d’investissement agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan), cette spéculation sera bientôt dotée d’un programme national de développement. L’élaboration de ce document reçoit le soutien des partenaires techniques et financiers du secteur agricole, en l’occurrence la coopération allemande. Andreas König, directeur résident de la Giz, soutient que l’initiative de concevoir un document qui fédère les initiatives éparses et soutient l’action publique dans le temps est indispensable dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement (Pag) a retenu le soja comme une filière émergente. « La promotion d’une filière nécessite des actions soutenues du secteur privé dans un cadre politique cohérent et efficace. L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national de développement de la filière soja constitue la voie idéale pour assurer une synergie d’actions entre le secteur public et le secteur privé et une meilleure coordination des interventions sur cette filière », soutient-il.
Gaston Dossouhoui, secrétaire technique du Bureau d’études et d’appui au secteur agricole de la Présidence de la République, précise que la promotion du soja s’inscrit dans la vision du Gouvernement d’apporter des réponses techniques aux défis majeurs du secteur agricole. Il informe que le soja est une spéculation qui assure la protection du sol, contribue à la mise en place d’une chaîne de valeurs résiliente en même temps qu’il joue un rôle primordial dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Filière dynamique
« Le soja est une culture stratégique qui contribue à la restauration et au maintien de la fertilité de nos sols qui se dégradent de plus en plus sous la pression des actions anthropiques conjuguées avec les effets des changements climatiques. Il joue un rôle important dans la gestion durable des terres pour une productivité améliorée », appuie Françoise Assogba Komlan, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Elle reconnaît que cette spéculation s’est peu à peu imposée comme une filière dynamique impliquant plusieurs acteurs intervenant sur divers maillons dont notamment la fourniture de semences et autres intrants, la production de soja grain, la transformation de soja en divers produits (huile, lait, fromage, tourteaux, farines enrichies) et la commercialisation. Pour Françoise Assogba Komlan, le programme national de développement de la filière soja est un outil dédié, non seulement à l’opérationnalisation du Pag et du Pniasan mais aussi pour la mobilisation des ressources en faveur du secteur. « Le processus devant aboutir au programme devra s’intégrer au contexte actuel et être conduit de façon cohérente, participative, consensuelle et inclusive. La démarche capitalise les acquis du secteur en se conformant au document de la stratégie nationale de promotion des filières agricoles », souligne-t-elle.
Depuis des années, la coopération allemande œuvre déjà à la promotion de la filière soja à travers le projet Promotion de l’agriculture (ProAgri), le Projet de Centres d’innovations vertes pour le secteur agroalimentaire (ProCiva), le Projet de Protection et réhabilitation des sols pour améliorer la sécurité alimentaire (ProSol) et le Projet de sécurité alimentaire et renforcement de la résilience (ProSar)?

Après Paris, le président de la République a séjourné au Burkina Faso où il a eu, ce mardi 10 octobre, un entretien avec le chef de l’Etat de ce pays, Roch Marc Christian Kaboré. Les échanges ont porté, entre autres, sur des projets intégrateurs sous-régionaux.
La visite du chef de l’Etat béninois Patrice Talon à son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré au palais Kosyam a permis aux deux hommes de prendre plusieurs décisions importantes, d’une part pour la coopération bilatérale, et d’autre part pour la sous-région ouest-africaine en général.
Le point de cette visite parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de leurs échanges, « évoquant le contentieux juridique frontalier entre les deux pays, les deux chefs d’Etat ont convenu de faire respecter les termes du communiqué conjoint du 19 mai 2009 ainsi que les dispositions du Compromis de saisine de la Cour internationale de justice (Cij) signé le 7 septembre 2009, afin de préserver la paix et la sécurité entre leurs populations riveraines de la frontière ». Ils ont également convenu d’organiser dans les meilleurs délais la cérémonie d’échange des instruments de ratification dudit Compromis, afin de diligenter la saisine de la Cij. Le même compte-rendu précise qu’au sujet de « la protection et l’exploitation du Parc W d’Arly et de la Pendjari, les deux chefs d’Etat ont convenu d’une part, de la nécessité de réduire les activités humaines préjudiciables à son intégrité, et d’autre part d’intensifier leurs efforts en vue de faire de ces espaces agroécologiques, un pôle d’attraction écotouristique d’envergure ».
Patrice Talon et Roch Marc Christian Kabore ont aussi exprimé leur convergence de vues sur la nécessité de mettre en œuvre de grands projets intégrateurs routiers, ferroviaires et énergétiques dans l’espace Uémoa. Ils ont, précise le communiqué, «réaffirmé leur ferme volonté de voir se concrétiser le projet de la boucle ferroviaire Cotonou-Parakou-Dosso-Niamey-Ouagadougou-Abidjan pour favoriser les échanges commerciaux et l’intégration régionale ».
Actualité oblige, les deux dirigeants ont exprimé leurs préoccupations devant la persistance de foyers de tension en Afrique et ont appelé les protagonistes à privilégier le dialogue et la concertation pour un retour définitif à la paix. Ils ont, par ailleurs, «condamné les essais nucléaires de la République populaire démocratique de Corée qui menacent la paix dans la péninsule coréenne, et ont appelé à un respect des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité ».
Enfin, ils ont « lancé un appel en faveur d’une gouvernance mondiale plus transparente, démocratique et équilibrée, qui accorde notamment une meilleure place à l’Afrique ».
Les deux chefs d’Etat ont aussi animé un point de presse au cours duquel le président Patrice Talon a, une nouvelle fois, salué la qualité de la coopération entre le Bénin et le Burkina Faso, puis exprimé sa satisfaction pour la qualité de cette visite de travail. « Il en a d’ailleurs profité pour inviter son homologue au Bénin, lequel a accepté de tout cœur. A charge pour les diplomates d’en fignoler l’organisation », précise le document. Profitant « de la proximité de la célébration du 30e anniversaire de la disparition du capitaine Thomas Sankara, (le dimanche 15 octobre prochain), il a eu un mot». Il l’a présenté comme « une icône qui nous a tant inspirés, et qui a représenté beaucoup pour nous en termes de dignité du continent africain ». Après l’étape du pays des hommes intègres, Patrice Talon s’est envolé pour Abidjan et est attendu ce jour à Accra au Ghana?
Patrice Talon élevé à la dignité de Grand-Croix du Faso
Le président Patrice Talon a été élevé, lundi 9 octobre dernier à Ouagadougou, à la dignité de Grand-Croix, par le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. C’est la plus haute distinction dans l’Ordre national du “Pays des hommes intègres’’, pays frontalier au Bénin, que le chef de l’Etat foule pour sa première visite officielle, après dix-huit mois passés au pouvoir.
Patrice Talon a saisi l’occasion de sa visite pour réaffirmer son engagement à redorer le blason de la coopération bénino-burkinabé et de l’intégration africaine, à lutter contre la pauvreté en Afrique en général et au Bénin en particulier?
J. F. M.

Ce mardi 10 octobre à l’Institut français de Cotonou, a été célébrée la Journée du volontariat français. Une cinquième édition dans notre pays qui a connu la présence de diverses autorités.
La Journée du volontariat français au Bénin rassemble chaque année tous les acteurs du volontariat à l’Institut français de Cotonou en début du mois d’octobre. Aujourd’hui, on compte cinquante-quatre volontaires français en poste au Bénin répartis selon leur domaine d’intervention. Il s’agit des volontaires de solidarité internationale, des volontaires en service civique, des volontaires internationaux en administration ou en entreprise, et une volontaire des Nations Unies. Ils opèrent dans les secteurs de la santé, de l’environnement, de l’éducation, de l’action sociale, des nouvelles technologies, etc.
L’objectif de la célébration de cette année est « d’illustrer et démontrer la valeur ajoutée de l’action des volontaires au Bénin », a affirmé Eugène Somé représentant national de France volontaires. Le thème qui fait l’objet des échanges est de ce fait intitulé « Renforcer les moyens de mettre en œuvre le partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser dans l’éducation, la santé, le social, l’entrepreneuriat et le culturel. Quels rôles pour les volontaires ? » Il s’agit-là du dix-septième des Objectifs de développement durable (Odd) instaurés par les Nations Unies, preuve de ce que les volontaires s’engagent dans l’atteinte des Odd aux côtés des populations des différentes contrées du Bénin. Cette journée est également une occasion unique de rencontre entre des individus de cultures différentes dont la plus-value des actions se situe dans le renforcement des capacités locales, en lien direct et dans une démarche de complémentarité avec les volontaires locaux et les populations concernées par l’action.
Cette journée marque également la bonne marche des relations entre le Bénin et la France, étant donné que des volontaires béninois opèrent aussi en France. « Le Bénin, à travers l’Office béninois des services de volontariat des jeunes, bénéficie depuis le début de cette année de l’accompagnement de France volontaires, de l’ambassade de France et de l’Agence française du service civique dans la conception et la réalisation des missions de volontariat international dans le cadre du programme de volontariat international et de réciprocité », a souligné Ernest Tossou, représentant le ministre des Sports. « Une dizaine de jeunes béninois participent aux côtés de leurs homologues français à la conception et au développement de projets innovants. Désormais, la vie ensemble dans la diversité culturelle, sociale et professionnelle constitue le crédo et se base sur le partage des cultures, l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre, la créativité, (…) », informe-t-il.
Véronique Brumeaux, ambassadrice de la France près le Bénin, présente aussi à la cérémonie, a remercié « les communautés villageoises, les mairies, les organisations non gouvernementales locales ou internationales (…) auprès desquelles les volontaires ont eu à faire leurs preuves ». Elle réaffirme l’engagement de son ambassade à accompagner les jeunes volontaires béninois désirant intervenir en France pour le compte de l’année 2018. Le volontariat crée un moment unique de rencontre entre des individus de cultures différentes autour d’un projet commun de solidarité qui agit comme un stimulateur de sociabilité, de curiosité et d’ouverture aux autres.
La sécurité des personnes et des biens étant primordiale pour favoriser le déplacement de volontaires internationaux vers le Bénin, la cérémonie d’ouverture de la journée a été clôturée par une communication animée par le Colonel Bruno Manin, attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France. Il a su rassurer mais aussi a mis en garde les volontaires sur ce qu’ils doivent savoir sur le plan sécuritaire.

Le séjour du chef de l’Etat dans la capitale française lui a permis de présenter un bilan d’étape du Programme d’action de son gouvernement à la diaspora béninoise vivant en Europe. Mais c’est surtout les grands chantiers que le gouvernement Talon entrevoit d’engager d’ici peu pour transformer le Bénin qui a retenu l’attention des Béninois de l’étranger qui ont échangé, samedi 7 octobre dernier à Paris, avec le président de la République et sa suite.
«Nous sommes venus partager avec vous les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Programme d’action du Gouvernement et ce qu’il reste à faire pendant les trois ans et demi à venir. Ce que nous avons mis en place n’est pas du rêve, c’est ce dont nous sommes capables », a expliqué le chef de l’Etat, face à la diaspora, samedi 7 octobre dernier. Le président de la République dit comprendre « l’impatience » de ses compatriotes quant aux résultats d’envergure. Il dit l’être aussi. « Je savais bien que les grands résultats ne seront pas immédiats, mais nous avons bâti les fondamentaux pour que chacun donne le meilleur de lui-même », a confessé le chef de l’Etat à Paris.
« En 2017, nous avons mis 180 milliards F Cfa contre 160 autorisés par le Fonds monétaire international. Sur les autres années, on tournait autour de 80 milliards d’engagement. C’est dire qu’en réalité, le Gouvernement est plus porté sur le social qu’aucun autre avant lui. Il s’agit ici de social structurel et non plus de dilapidation des ressources publiques », a expliqué la délégation aux Béninois de l’extérieur. Au niveau des microcrédits, de la césarienne, de la prise en charge du paludisme, des subventions pour les écoles, des primes pour les enseignants, du programme de cantines scolaires… d’énormes ressources ont été décaissées par le budget national, selon le ministre Romuald Wadagni.
L’environnement des affaires a été abordé lors de la rencontre. Il a été assaini pour inciter les investisseurs privés à venir investir dans le pays, a assuré le ministre de l’Economie et des Finances. Pour preuve, 50 lois sont votées en 18 mois dont 9 adoptées pour l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit, entre autres, de la réforme du Code foncier, du lancement du chantier du cadastre, de la réforme fiscale du foncier… L’administration publique n’a pas été du reste. Des réformes ont été également engagées à ce niveau et le train de vie de l’Etat s’est trouvé fortement réduit avec la limitation du nombre de ministères, des décrets pris pour revoir la taille des cabinets ministériels et des structures sous tutelle des ministères, la suppression des structures budgétivores...
Au total, la rencontre du président Patrice Talon avec la diaspora béninoise vivant en France et régions, samedi 7 octobre dernier à Paris, place Vendôme, aura été utile et important à plus d’un titre. Quoique vivant loin du pays, celle-ci a pu toucher du doigt ce qui est fait depuis le 6 avril 2016 au pays, ce qui est en cours, ce qui est engagé et ce qui reste à faire.
L’exercice est innovant et plusieurs des Béninois de l’extérieur, selon les membres de la délégation qui séjournent aux côtés du chef de l’Etat en visite à Paris, l’ont apprécié. La présentation du Programme d’action du Gouvernement (Pag) et des maillons essentiels qui y sont contenus a permis à la diaspora d’apprécier les efforts de Talon et de ses collaborateurs pour transformer le pays. Comme au lancement du Pag en décembre dernier, plusieurs ministres ont planché. Deux cents Béninois de l’étranger étaient attendus, mais plus d’un millier était présent à cette rencontre, a-t-on appris de source proche de la délégation en séjour en France.
« La diaspora est repartie satisfaite », se permet-on alors de soutenir au sein de la délégation, à la suite de cette séance de travail, surtout que le chef de l’Etat a pris sur lui de répondre « sans tabou » à toutes les questions qui lui ont été posées à l’occasion.

Un séminaire s’est ouvert, ce lundi 9 octobre à Porto-Novo, pour renforcer les capacités des députés pour l’adoption d’une loi sur les changements climatiques. Les travaux devront accoucher de propositions concrètes pour l’amélioration du cadre juridique de la protection de l’environnement au Bénin.
« Enjeux et risques liés aux changements climatiques, urgence d’une riposte nationale ». Ce thème est au cœur d’un séminaire d’incitation des députés à l’adoption d’une loi sur les changements climatiques. Il est organisé par le ministère chargé du Cadre de vie en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Les travaux ont été ouverts, ce lundi 9 octobre à Porto-Novo, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Pour Eric Houndété, l’organisation de cet atelier est la preuve édifiante de la détermination du Bénin à lutter contre les effets néfastes du dérèglement climatique au Bénin. Le jeu en vaut bien la chandelle, selon lui, face aux manifestations du phénomène qui fait notamment de « vents violents aux effets dévastateurs qui endommagent les habitats et les infrastructures, les sécheresses sévères qui détruisent le biotope et rendent les terres incultes, sources de famine, les inondations catastrophiques, sources d’énormes pertes de récoltes ». Ces phénomènes qui sèment la tristesse et la désolation au sein des populations, doivent interpeller les députés qui doivent agir avec les moyens dont ils disposent pour arrêter ces catastrophes naturelles. Eric Houndété reconnaît, certes, les efforts déjà faits par le Parlement à travers l’adoption de nombreux textes dont la loi-cadre sur l’environnement et la ratification de bon nombre de conventions ayant pour objet la protection de l’environnement, comme par exemple l’accord de Paris sur le climat. « Ce cadre juridique actuel de la protection de l’environnement dans notre pays semble insuffisant face à l’évolution de la nature et aux changements du climat», souligne le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Eric Houndété salue dès lors l’organisation de ce séminaire visant à mieux informer les parlementaires des risques liés aux changements climatiques et du niveau de mise en œuvre de la riposte nationale. Il souhaite que les différentes communications puissent permettre aux députés d’être sensibilisés sur les impacts liés aux changements climatiques au Bénin, de clarifier les modalités de fonctionnement du Fonds vert pour le climat, de livrer les efforts consentis par le Gouvernement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et d’exposer le contenu de l’avant-projet de la loi sur les changements climatiques au Bénin?
Actualités 10 oct. 2017

Un concours de recrutement d’agents contractuels de l’Etat au profit de l’administration publique s’est déroulé, samedi 7 octobre dernier, sur l’ensemble du territoire national. Il a été officiellement lancé par le ministre chargé du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys au lycée Béhanzin de Porto-Novo.
Ils sont au total 2048 candidats répartis dans six centres de composition dans tout le pays, en l’occurrence Cotonou, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou et Porto-Novo, à prendre part à ce concours pour 189 places dont 123 administrateurs d’action culturelle au profit du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les 66 autres postes restants sont destinés aux administrateurs spécialistes en gestion des marchés publics au profit de l’administration publique.
Pour le ministre Adidjatou Mathys, ce concours d’agents contractuels de l’Etat, le troisième sous le régime du Nouveau départ, s’insère dans le cadre du vaste programme de recrutement initié par le Gouvernement pour renforcer le personnel de la Fonction publique et permettra de combler le déficit surtout au ministère des Sports. Le recrutement de ces 66 agents gestionnaires des marchés publics a été jugé urgent pour accompagner la réalisation du Programme d’action du Gouvernement (Pag), a souligné le ministre chargé du Travail et de la Fonction publique. Selon elle, le chef de l’Etat veut aller très vite avec le Pag et souhaite que le processus de passation des marchés ne constitue pas un frein à la réalisation de cet ambitieux programme. Les candidats ont composé en une seule épreuve, celle de leur matière de spécialité d’une durée de trois heures. Le ministre Adidjatou Mathys leur a conseillé d’écrire avec clarté, lisibilité et précision. Elle rassure tous les candidats des innovations techniques prévues pour la transparence et la fiabilité du concours. Elle a mis l’accent sur la mise en place d’applications et de plateformes informatiques pour une meilleure gestion de tout le processus de recrutement. « Nous avons voulu mettre en œuvre une réforme dans l’organisation des présents concours. Nous sommes parvenus à mettre les photos des candidats sur les listes d’émargement ; ce qui permet de vérifier que celui qui est venu composer est bien la personne inscrite », informe le ministre. Les réflexions se poursuivent encore pour faire en sorte que l’organisation des concours soit informatisée sur toute la ligne au Bénin, conclut Adidjatou Mathys qui avait à ses côtés des cadres du ministère des Sports et le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 09 oct. 2017

La famille Frieda de Beuren d’Allemagne appuie les enfants du village SOS d’Abomey-Calavi, avec une enveloppe de 1000 euros, soit environ 650 000 F Cfa. C’est le premier vice-président de la Fédération béninoise de football, Bruno Arthur Didavi, qui a procédé, vendredi 6 octobre dernier, à la remise du don au cours d’une cérémonie sobre.
Nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Conscient de cela, le premier vice-président de la Fédération béninoise de football (Fbf), Bruno Arthur Didavi, entend plaider la cause des enfants du village SOS d’Abomey-Calavi, grâce aux relations que le football lui a permis de tisser. Ainsi, au cours de son dernier voyage en Allemagne dans une banlieue de Stuttgart, la famille Frieda de Beuren lui a confié une enveloppe de 1000 euros destinée aux enfants démunis du village.
« Comme la première fois, il y a quelques mois, je suis venu vous transmettre cette enveloppe que mes amis allemands, Frieda, Walter et Peter Shweizer m’ont confiée pour vous », a indiqué Bruno Didavi. Il s’est dit ravi que de bonnes volontés du genre passent par lui, pour voler au secours des enfants en difficultés. Selon lui, il s’agit d’apporter la joie et de contribuer au bien-être de ces enfants qui sont dans le besoin.
« Ce geste, nous l’acceptons avec beaucoup d’émotions et surtout la conviction que ses auteurs seront récompensés en retour », a confié le directeur du programme au niveau du village, Raymond Vodounou. Le coordonnateur de la prise en charge, Aimé Tchibozo a, quant à lui, promis que les fonds remis seront utilisés pour entretenir les bénéficiaires. Au nom des enfants, il a remercié les généreux donateurs. Il a également témoigné sa reconnaissance à Bruno Didavi qui a servi d’intermédiaire et leur a permis de recevoir cette enveloppe. Les enfants ont exprimé leur joie de savoir, depuis leur terre natale que des Allemands pensent à eux.
Cet acte doit faire école et être suivi afin que le village SOS d’Abomey-Calavi puisse s’occuper de ses pensionnaires, qui pourtant, n’ont pas demandé à venir au monde dans les conditions qui sont actuellement les leurs. L’idée d’aider ces enfants est arrivée à la famille Frieda depuis 2009. C’est par le biais de leur fils et pilote Peter qui a constaté qu’il y avait un village SOS enfants au Bénin?

La Société des industries textiles du Bénin (Sitex), la Compagnie béninoise des textiles (Cbt) et deux autres structures ont reçu, vendredi 6 octobre dernier, la visite de Lazare Sèhouéto, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. C’était à Lokossa, chef-lieu du Mono, où le ministre s’est prononcé sur les difficultés que traversent ces sociétés.
Les séances de travail avec les personnels des industries textiles, à savoir la Société des industries textiles du Bénin (Sitex), la Compagnie béninoise des textiles (Cbt) ont largement occupé l’agenda de la tournée du ministre Lazare Sèhouéto, vendredi dernier à Lokossa. Cette visite effectuée à pas de charge a permis au ministre de tutelle de prendre connaissance des difficultés relatives à la gestion de chacune de ces structures, en donnant la parole tant aux dirigeants qu’aux responsables syndicaux.
A la Sitex, les problèmes ont pour noms : le manque de fonds de roulement, des dettes envers la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et des arriérés de salaires dus au personnel. La Sitex, qui emploie environ 300 agents, a besoin d’assainir ses comptes financiers et de renouveler ses machines obsolètes pour mieux faire face aux commandes de fils retors qui affluent des producteurs de pagnes tissés. Face à ces doléances, le ministre s’est fait clair en faisant comprendre que l’Etat ne mettra aucun kopeck dans la Sitex. Pour lui, si la descente aux enfers devrait se poursuivre, la société sera obligée de mettre la clé sous la porte.
Toutefois, il a encouragé le personnel et l’administrateur de la Sitex, Martin Mégan, à poursuivre l’effort de restructuration. Il a également exploré, avec eux, quelques possibilités contributives de la remise de l’entreprise à flot. Le personnel était mis au chômage économique en décembre 2016 avant de renouer véritablement avec ses activités depuis le mois d’avril dernier.
A la Sitex et à la Cbt, se pose en commun le problème de l’indisponibilité du coton sur le marché béninois. Les deux industries ne consommeraient qu’à peine 5 % de la production nationale, le gros lot étant dédié à l’exportation. Aux dires du ministre, cette tendance sera bientôt inversée puisque le Gouvernement s’apprêterait à relever les taxes à l’exportation de l’or blanc en rapport avec la vision d’encourager sa transformation au plan local. Aussi a-t-il prévenu de l’installation prochaine de nouvelles industries au Bénin, dans le secteur textile pour appeler ses hôtes à ne pas se laisser surprendre par la concurrence.
La Cbt, un fleuron de la coopération sino-béninoise
L’étape de visite de la Cbt a permis au ministre de découvrir «une entreprise qui fonctionne de façon normale ». Cependant, des syndicalistes de la Cbt ont donné de la voix en réclamant des avantages sociaux pour relever le niveau de leur traitement. Ils ont, par ailleurs, agité des soupçons de malversations sans en fournir les preuves puis sollicité l’intervention du ministre pour la réintégration d’une dizaine d’agents licenciés. En réponse, le ministre a rappelé qu’il faut distinguer la Cbt de la fonction publique avant d’exhorter les employés à ne pas se laisser distraire. Il ajoutera que ce sont les résultats de l’entreprise qui lui permettront de faire face à ses charges. Toutefois, le ministre a instruit aux fins de mettre à sa disposition des documents permettant de comprendre la structure des charges de la Cbt. L’un des fleurons de la coopération sino-béninoise, la Cbt s’apprête à célébrer, dans les prochains jours, ses quinze années d’activités.
La tournée de Lazare Sèhouéto, qui a débuté par une visite de courtoisie au préfet du Mono, Komlan Zinsou, s’est achevée par un arrêt, au quartier Takon-Zongo 2, dans les locaux de la direction départementale de son ministère. L’autorité de tutelle a encouragé Bernard Ehoun et son équipe et les a rassurés que la dynamique d’amélioration des conditions de travail sera maintenue. Le ministre annonce que davantage de moyens seront transférés, en général, aux directions départementales sur qui, fait-il savoir, vont reposer beaucoup d’actions opérationnelles?
Promoteurs de boulangeries hors normes sur la sellette
Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a déclenché, depuis quelques mois, une opération de contrôles du respect des normes dans les boulangeries et pâtisseries. Les missions déployées à cet effet, sur toute l’étendue du territoire national, ont épinglé un certain nombre de boulangeries dont une à Comé. Elle sera la seule détectée hors normes puis fermée pour le compte des départements du Mono et du Couffo. A son sujet, le ministre a rassuré au cours de sa visite de courtoisie au préfet, qu’il ne s’agit nullement d’un règlement de comptes. Il ajoutera, par ailleurs, que toutes les entreprises épinglées seront fortement sanctionnées. « 80 % des boulangeries sont hors normes au Bénin, et les boulangers introduisent dans le pain des substances nuisibles à l’organisme », fait-on savoir?
D. C. V.