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Nouvelles

Commune de Bonou: Le maire Emmanuel Zounmènou à nouveau destitué

Le vent de destitution qui plane sur le maire de Bonou a livré son secret ce mardi 3 octobre. Emmanuel Zounmènou a été destitué par l’ensemble de ses collègues conseillers par 8 voix pour, 0 contre, 0 abstention et 0 bulletin nul.

La neuvième voix devrait être celle du maire lui-même puisque le conseil communal compte au total neuf membres. Mais Emmanuel Zounmènou a préféré opter pour la politique de la chaise vide pour ne pas prendre part au scrutin.
Le vote de défiance a été supervisé par le chargé de mission du préfet de l’Ouémé, Igor Aholou. Conformément à la procédure, les regards sont depuis hier tournés vers le préfet de l’Ouémé. Il revient à Joachim Apithy de constater par un arrêté la destitution du maire Emmanuel Zounmènou rétabli dans ses fonctions en août dernier par la Cour suprême qui a annulé l’acte du préfet le suspendant de son poste. Le préfet dispose de quinze jours pour constater cette destitution. Une fois la destitution constatée, il va désigner le premier adjoint au maire, Henri Tolégbè, pour assurer l’intérim et gérer les affaires courantes. C’est à ce dernier que reviendra la charge d’organiser l’élection du nouveau maire de Bonou.
Il faut rappeler que le processus de destitution d’Emmanuel Zounmènou a été déclenché le lundi 28 août dernier, seulement cinq jours après sa reprise de service. Sept conseillers communaux de Bonou, non contents du rétablissement par la haute juridiction du maire précédemment suspendu, lui ont adressé par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs, entre autres, des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal. Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la procédure en cours va à son terme?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Politique 04 oct. 2017


Conventions de concession et contrats d’achat d’énergies renouvelables: Les acteurs du secteur de l’électricité en formation de quatre jours

Les conventions de concession et les contrats types d’achat d’énergies renouvelables sont au centre d’une formation de quatre jours dont les travaux ont été lancés, ce mardi 3 octobre à Cotonou, par le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Franck Tigri. Cette formation est organisée avec le soutien de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Gouvernement béninois continue de rechercher des voies et moyens pour que le pays dispose d’énergie électrique en quantité, en qualité et à moindre coût dans le respect de l’environnement. Il s’est engagé à développer d’ici 2021, des centrales thermiques d’une capacité totale de 500 MW dont la phase initiale de 120 MW a été lancée, vendredi dernier. A côté de ces centrales thermiques, il est prévu la construction de centrales solaires d’environ 100 MW.
A l’ouverture des travaux de la formation des différents acteurs du secteur de l’énergie sur les conventions de concession et les contrats d’achat d’énergies renouvelables ce mardi, le président de l’Autorité de régulation de l’électricité au Bénin, Claude Gbêdonougbo Gbaguidi a rappelé que dans le cadre de la fourniture des 100 MW environ, sa structure a commandité une étude. C’est ainsi que certains promoteurs d’énergies renouvelables ont été sollicités pour l’élaboration des modèles de conventions de concession, de contrats d’achat et de raccordement. Ce sont des modèles qui seront au menu de la formation de quatre jours avec des experts allemands. Au cours des travaux, les différents acteurs de ce secteur auront à se familiariser avec les notions de contrat d’achat d’énergie et de convention de concession d’énergies renouvelables.
Pour l’expert Aurélien Agut de la Coopération allemande, le Programme d’action du Gouvernement (Pag) dans le domaine de l’énergie est un programme ambitieux. Il se dit fier d’être au Bénin dans le cadre de cette formation des acteurs de ce secteur. Le constat aujourd’hui en Afrique, explique-t-il, est qu’il y a des producteurs indépendants des énergies renouvelables. Il y a donc lieu d’organiser les conventions de concession et les contrats d’achat dans ce secteur qui connaît un développement ces dernières années.
Pour le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique Laurent Tossou, le Bénin présente un avantage réel en termes de superficie, de radiation solaire et réunit toutes les conditions pour le développement des énergies renouvelables, notamment solaires, à grande échelle. Le recours aux énergies renouvelables qui répond à des enjeux environnementaux et de diversification des sources d’énergie, selon lui, constitue avant tout un défi industriel pour le Bénin. « Notre programme Energies renouvelables, associé à un plan de formation, de capitalisation et de recherche et développement, vise à promouvoir et à stimuler une véritable industrie des énergies renouvelables axée principalement sur le solaire », rassure-t-il.
Laurent Tossou souligne que la formation qui réunit depuis ce mardi les cadres de sa société, les membres de l’Autorité de régulation de l’électricité et les cadres du ministère en charge de l’énergie, permettra d’échanger sur les contrats types d’achat d’énergies renouvelables.
En ouvrant les travaux, le directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de l’Energie, Franck Tigri, a rappelé que le Pag comporte cinq projets phares relatifs à l’énergie électrique sur les 45 au total pour un budget de plus de 700 milliards de francs Cfa. Il crée surtout, ajoute-t-il, les bases d’un levier pour un développement durable du sous-secteur de l’électricité en y amenant les investissements privés et qui permettra de tutoyer les 100% de taux d’accès.

Actualités 04 oct. 2017


Don des Etats-Unis d’Amérique à la Police nationale: L’Ocertid équipé pour contrer le trafic de drogue

Les moyens de la Police nationale pour faire efficacement face au trafic de drogue ont été renforcés, ce mardi 3 octobre, par un lot d’équipements offerts par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Le don destiné à l’Office central de répression du trafic illicite de drogue au Bénin (Ocertid), est d’une valeur de 180 millions francs Cfa.

Des kits de détection de drogues, des détecteurs portatifs de drogues et trois véhicules 4X4 de marque Toyota land cruiser, constituent, entre autres, les équipements offerts, ce mardi 3 octobre par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à la Police béninoise. D’un coût total de 180 millions F Cfa, ils sont et destiné à l’Office central de répression du trafic illicite de drogue au Bénin (Ocertid).
« A travers ce don, le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique entend contribuer à empêcher le flux des drogues illicites qui traversent les frontières du Bénin », a déclaré l’ambassadeur américain, Lucy Tamlyn, lors de la remise officielle des équipements. Et si les Etats-Unis ont jugé utile de faire ce que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a qualifié de « énième don », c’est justement parce que les victimes du trafic de drogue, ce ne sont pas les seuls consommateurs. « Les familles, les amis et les voisins des personnes impliquées s’en trouvent aussi affectés », relève l’ambassadeur Lucy Tamlyn.
« Les vies brisées, les familles déchirées, les avenirs hypothéqués » du fait de la drogue constituent, selon l’ambassadeur des États-Unis, des motifs suffisants pour déclarer la guerre à ce crime. « Les réseaux qui contrôlent les trafics de drogue sont ceux que l’on retrouve également dans d’autres activités hautement criminelles », sans oublier que « ces groupes criminels menacent la stabilité des Etats, indique Mme Tamlyn. D’où ce devoir que ressent la représentation diplomatique américaine à Cotonou d’unir ses forces à celles de l’Ocertid pour venir à bout des stupéfiants. Sur ce chantier, le soutien du Gouvernement américain ne fera pas défaut et se tient aux côtés du Bénin dont il veut soutenir les efforts « pour promouvoir un avenir de paix, de sécurité et de prospérité » pour la nation béninoise et ses générations futures, assure l’ambassadeur.
En tout cas, contre « ces fous furieux qui jouent à s’en prendre à des personnes paisibles », le ministre Sacca Lafia souhaite que la Police nationale les combatte pour apporter la paix, la tranquillité et la sérénité à toutes les populations. En cela, il apprécie le soutien des Etats-Unis et sa constante sollicitude aux côtés du Bénin.
Idrissou Moukaïla, directeur général de la Police nationale et patron des éléments de l’Ocertid, structure bénéficiaire, s’inscrit dans la même logique. Il rassure de l’utilisation rationnelle des équipements offerts pour produire de bons résultats.

Actualités 04 oct. 2017


Vient de paraître aux éditions Plurielles: « Le pacte » de Claude Balogoun

Une leçon de vie. C’est ainsi qu’on pourrait résumer le roman « Le pacte » lancé samedi 30 septembre dernier à Cotonou par l’acteur culturel Claude Balogoun. Cette seconde publication de l’auteur qui confirme sa polyvalence dans l’arène culturelle béninoise, est un cocktail d’enseignements tirés de la vie courante pour exhorter à un mieux-vivre.

Ancien pauvre, nouveau riche, homme déloyal, mari infidèle, homme de peu de scrupule, briseur de vie… La dose de péchés affectée à Alain Coovi, le personnage principal du roman « Le pacte » de Claude Balogoun paraît si importante que cet homme à lui tout seul, pourrait incarner tous les prototypes de l’Homme contemporain. Exprès, l’auteur a choisi de lui faire porter un lourd fardeau de mauvaises situations pour illustrer combien la richesse transforme les uns et façonne les autres au point de leur faire oublier des pactes noués dans des circonstances peu ordinaires. Alain Coovi, lui, l’apprend à ses dépens sous la plume de Claude Balogoun. Pour avoir violé son serment, le devin qui l’a fait prospérer n’a pas hésité à le retourner à la précarité. Un pacte, cela se respecte. Alors qu’il était englué dans la misère avec une famille dont le rythme de croissance s’assimile à ses problèmes, l’homme du roman s’est entiché des services d’un devin dont les recommandations, respectées, le porterait au pinacle du mieux-être. Et ça n’a pas raté. Mais le nouveaux va piétiner sa promesse. S’ensuivra pour lui, le début d’une nouvelle vie, aussi périlleuse qu’invivable. Mais le rubicond était franchi. Pendant ce temps, le devin se montre intraitable. Le « fruit du malheur », le garçon héritier qui ne devrait jamais voir le jour doit être sacrifié aux fétiches. Du moins si son géniteur tient à sa richesse.
Ce récit à suspens de Claude Balogoun s’assimile à un conte, mais ne l’est pas vraiment. Certains éléments caractéristiques du conte sont absents. La morphologie traditionnelle des contes africains n’y figure pas non plus : pas de chants ni d’invocations. Pourtant, le texte est tramé tel un conte. L’histoire est contée de façon rapide et linéaire.
Koffi Attedé des Editions plurielles, la maison d’édition de l’œuvre, indique que « la confiance » que lui témoigne l’auteur est, selon lui, gage d’une assurance à en faire davantage. Le préfacier Florent Couao-Zotti, de son côté, salue l’œuvre de l’auteur.
Après «Houèdo», le conte théâtralisé, le réalisateur et metteur en scène Claude Balogoun signe ainsi sa seconde publication et annonce déjà les couleurs de la seconde partie de « Le pacte ». Mieux, le récit sera tourné et le film qui s’annonce imminent aura pour acteur principal un certain Gratien Zossou. En somme, tout un projet artistique autour de ce livre dont le lancement s’est voulu un grand moment de retrouvailles autour de l’auteur. Ses familles (artistique et sociale) et son cercle d’amis ont fait de l’évènement, un moment de grande mobilisation. Et cela peut s’entendre, quand on sait que bien plus qu’un lancement d’ouvrage, c’était l’anniversaire de naissance de l’auteur qui était aussi célébré n

Culture 03 oct. 2017


70 ans de l’église du christianisme céleste : Les projecteurs éteints sur les manifestations à Porto-Novo

Lancées le 20 mai dernier, les manifestations entrant dans le cadre du 70e anniversaire de naissance de l’église du christianisme céleste (Ecc) ont connu leur épilogue, vendredi 29 septembre dernier, au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo. Elles ont pris fin par un culte d’actions de grâce auquel ont pris part les ministres Joseph Djogbénou et Oswald Homéky, représentant le Gouvernement, ainsi que plusieurs députés.

Le culte d’action de grâce de clôture de la commémoration des 70 ans de naissance de l’église du christianisme céleste a été une occasion pour les fidèles et dignitaires de cette religion de sceller leur unité. « L’église de Dieu n’est pas divisée. Ce sont les hommes qui sont divisés. Nous sommes une église indivisible et nous resterons toujours ensemble », a déclaré le révérend prophète pasteur Bennett Akandé Adeogun, chef suprême de l’église du christianisme céleste, dans son homélie. Tout en reconnaissant les différentes difficultés qui ont jalonné la marche de cette église, il trouve que celle-ci n’a pas deux fondateurs et le seul siège mondial est à Porto-Novo.
Revenant au thème de la semaine relatif à la préservation de l’héritage de Papa Oshoffa, père fondateur de l’église, Bennett Akandé Adeogun a exhorté toute l’assistance à plaire à Dieu en travaillant pour être un instrument de sa gloire. Car, ajoute-il, la grande récompense est celle qui nous est réservée dans les cieux. Il a également expliqué qu’il n’existe une seule autorité établie sur terre qui ne vient de Dieu ; comme pour inviter l’ensemble des Béninois et tous les Africains à l’amour de la patrie et à la culture de la paix et de l’acceptation de la différence. « …Mais si tu écoutes sa voix et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi… Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours », a repris le numéro un mondial de l’Ecc du livre d’exode chapitre 23 verset 20 à 26. Et il poursuit : « Si quelqu’un veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses … Car les yeux du seigneur sont sur les justes mais la face de Dieu est contre ceux qui font le mal ». Le révérend pasteur mondial de l’église du christianisme céleste a, pour finir, prié pour le Gouvernement du Bénin et son chef et pour la paix et la stabilité socioéconomique dans tous les pays du monde.
Le culte d’action de grâce a été concélébré par le suprême évangéliste Woli Thomas Boton qui a aussi rassuré toute l’assistance de l’unité qui règne au sein de l’église. Mais avant l’homélie, le dignitaire Prosper Dah Guèdènon a rappelé l’historique de la naissance de l’église pour mieux édifier les fidèles. Les manifestations se sont poursuivies par une réjouissance populaire jusqu’au culte de 22 h dans les régions et sur les différentes paroisses de l’église?

Société 03 oct. 2017


Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population : Les membres de la Commission de supervision installés

Vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, le chef de l’Etat a procédé à l’installation officielle des membres de la Commission nationale de supervision du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Une opération qui aboutira à de nombreuses retombées au nombre desquelles la carte d’identité nationale électronique. Une révolution en vue dans la gouvernance au Bénin !

L’Assemblée nationale a voté, il y a quelques semaines, la loi n° 2017-08 du 19 juin portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Pour formaliser les dispositions de ladite loi, le Gouvernement a pris deux décrets : le décret n° 2017-377 du 2 août définissant le cadre institutionnel du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) et le décret 2017-379 du 2 août portant nomination des membres de la Commission nationale de supervision, et du comité technique de pilotage. Il restait à mettre en place les instances chargées de conduire les opérations prévues dans ce cadre. C’est désormais fait. Le président de la République a procédé, vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, à l’installation des membres de la Commission nationale de supervision du Ravip. Occasion pour le chef de l’Etat de rappeler auxdits membres ses attentes.
Cette commission est « chargée de veiller au déroulement normal, transparent de cette opération importante, si utile pour notre nation », a indiqué le président Patrice Talon dans son bref speech. Des attentes, le chef de l’Etat dit en avoir également quant à la finalité du processus ainsi enclenché. Il espère concrétiser « la carte à tout faire » pour ses compatriotes. « Je n’ai pas de doute qu’à la fin du processus, chacun de nous aura un identifiant unique et par suite, une carte d’identité nationale biométrique et électronique qui nous permettra d’effectuer toutes nos formalités administratives et civiles », espère le président de la République pour qui, « notre pays aura franchi un pallier ». Cette lettre de missions à peine voilée que le chef de l’Etat a adressée aux neuf représentants de l’Assemblée nationale et aux neuf représentants du Gouvernement qui composent la commission, retient également l’attention des ministres.
Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, révèle les gains que tire le Bénin de la mise en place de cette commission et de ses activités. « Une population n’est pas une masse homogène dont les entités individuelles ou collectives sont interchangeables entre elles. Elle est avant tout une notion démographique ; cela suppose sa connaissance analytique, socio-catégorielle détaillée et fine », souligne-t-il. « La maîtrise de la population permet de mesurer les enjeux et les défis des politiques de développement et d’orienter la programmation du développement », poursuit-il.
Le recensement de la population et la gestion de l’identité de ses ressortissants, indique le ministre d’Etat, « constituent un enjeu majeur notamment en termes de développement économique, de services rendus aux citoyens, d’assistance et de maintien de la sécurité intérieure ». Pour ce faire, le Gouvernement a prévu de mettre en place un programme d’envergure portant sur la constitution d’un fichier national, poursuit Pascal Irénée Koupaki.

Convaincus de la nécessité de l’identification de chaque Béninois

La Commission mise en place, vendredi 29 septembre dernier, de l’avis du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, aura pour mission principale de recenser tous les Béninois vivant ou non sur le territoire national ainsi que les étrangers vivant au Bénin. Justifiant le fondement d’un tel projet, il soutiendra que « le Ravip permettra à notre pays de disposer d’une base de données fiables susceptibles de renseigner sur les étrangers et la population béninoise ». A terme, indique le président du Parlement, « le Bénin disposera d’informations fiables, collectées, traitées, conservées dans une base nationale de données nominative, biométriques, personnelles, sociales et démographiques ».
Aussi, pense-t-il que « la mise en place d’un tel outil ouvrira sans nul doute des perspectives heureuses pour le règlement heureux des récurrents problèmes relatives notamment à l’état civil et à la certification de l’identité réelle des personnes et offrira aux étrangers vivant au Bénin, l’occasion d’être recensés et identifiés». Elle permettra également d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’encadrement de l’immigration, espère-t-il.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, « Il est prouvé qu’une identification maîtrisée de la population contribue à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique cohérente de développement économique ». Mieux, « Il ne saurait y avoir une politique efficace sans une maîtrise des données relatives à la population et l’absence de l’identification complète des personnes mettrait l’Etat dans l’incapacité d’asseoir une politique rigoureuse de satisfaction des besoins essentiels », estime-t-il. Le Bénin échapperait au train de la modernité qui est arrimé aux technologies modernes de l’information et de la communication, s’il ne s’inscrivait pas dans la logique d’une telle opération, assure le président du Parlement.
Le Ravip se déroulera sur une période de six mois à partir du 1er novembre prochain. Il est prévu des rencontres d’échanges et d’informations avec les acteurs stratégiques pour réussir la mobilisation sociale?

Membres de la Commission

Président : Joseph Djogbénou
1er vice-président : Nassirou Bako Arifari
2e vice-président : Johannes Dagnon
1er rapporteur : Cyrille Gougbédji
2e rapporteur : Léon Degny

Membres
Gérard Gbénonchi
Sacca Lafia
Romuald Wadagni
Barnabé Dassigli
Adidjatou Mathys
Aurélien Agbénonci
Abdoulaye Bio Tchané

Superviseurs départementaux représentants de l’Assemblée nationale
Issifou Amadou (Borgou-Alibori)
Nouhoum Bida Youssoufou (Atacora-Donga)
Jean-Eudes Okoundé (Zou-Collines)
Jérémie Adomahou (Mono-Couffo)
Noël Akissoé (Ouémé-Plateau)
Patrice Agbodranfo (Atlantique Littoral)

Actualités 02 oct. 2017


Affaire Ofmas: L’Exécutif à nouveau interpellé au Parlement

Le dossier de marchés routiers relatifs à l’aménagement et au bitumage des voies Porto-Novo – Akpro-Missérété et Pobé - Adja-Ouèrè – Ouinhi attribués au groupe Ofmas défraie toujours l’actualité au Parlement. Avec de nouveaux détails et questionnements, le député Nourénou Atchadé vient d’interpeller lui-aussi le Gouvernement sur la question, après son collègue Guy Mitokpè. Il relève des insuffisances dans la gestion de ce contrat de marché qu’il juge nécessaire d’élucider.  

En effet, se fondant sur les déclarations des uns et des autres, l’élu du peuple constate qu’au lancement des travaux en juillet dernier, le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, et le ministre chargé des Infrastructures d’alors, Hervé Hêhomey, ont fait croire au peuple béninois que le marché sera exécuté en Bot avec un préfinancement de l'entreprise Ofmas. Selon lui, il est également dit que la société sud-africaine a été éliminée parce qu'elle ne dispose pas de garantie financière suffisante pour exécuter les travaux. Le 17 septembre dernier, poursuit le député dans sa question orale avec débat, l'ex-ministre chargé des Infrastructures, dans le cadre de ses tournées de visite de chantier, constate que l'entreprise Ofmas, malgré l'avance de l'Etat, est en retard sur le chronogramme. Il ne fallait pas plus pour que le représentant d’Ofmas monte au créneau et ne reconnaît pas avoir reçu d'avance du Gouvernement. Le député de l’Opposition parlementaire se se dit donc tout confus lorsqu’après le limogeage du ministre Hêhomey, le directeur général des Infrastructures fait une conférence de presse et confirme l'avance de 20 milliards de francs Cfa faite à la société Ofmas. Face à ces différentes déclarations, le député Nourénou Atchadé s’impatiente de savoir la nature du contrat qui lie l'entreprise Ofmas à l'Etat béninois dans le cadre de l'exécution des travaux d'aménagement et de bitumage des tronçons Porto-Novo - Akpro-Missérété et Pobé - Adja-Ouèrè - Ouinhi. Il exige que soient fournies au Parlement copies de tous les documents signés par les deux parties. Aussi, le Gouvernement doit-il donner le coût par km et le montant total de ce marché, les facteurs qui expliquent éventuellement le montant exorbitant du marché en comparaison avec les prix au km dans la sous-région et le taux d’intérêt auquel l’Etat béninois a accordé l’avance de démarrage au groupe Ofmas et les conditions du remboursement de ce montant de préfinancement?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 02 oct. 2017


Guichet des Associations des services financiers de Glazoué: L’agence des Collines bientôt fonctionnelle

La maison des jeunes de Glazoué a accueilli, vendredi 29 septembre dernier, un atelier de restitution de l’étude socioéconomique de la création du guichet des Associations des services financiers (Asf) à Glazoué et de l’agence des Collines. Une rencontre qui a mobilisé élus, notables, hommes, femmes et jeunes de Glazoué.

Améliorer la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté au Bénin, ce sont les deux principales missions du Projet d'appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra), un projet du programme cadre du Fonds international de développement de l'agriculture (Fida) au Bénin.
Dans ce cadre, s’est déroulé, vendredi dernier à Glazoué, un atelier de restitution de l’étude au-delà de l’objectif d’informer les populations de Glazoué de ses résultats. Cette rencontre a pour but de rendre compte aux populations, principaux actionnaires de ces instruments de financement, des nouvelles orientations à donner sous l’égide du Papsfra, sous tutelle du Programme-Cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (Procar). L’occasion a été saisie par Moussa Nassirou, chef du projet, pour annoncer la création de l’agence Asf de Glazoué appelée à couvrir le département des Collines.
Selon Morgan Adjagboni, spécialiste en finance rurale à l’Unité régionale Sud, le Papsfra s’aligne sur les priorités nationales à travers la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Scrp), la stratégie nationale de micro-finance, et le Programme stratégique de relance du Secteur agricole (Psrsa) dont la vision est de faire du Bénin, une puissance agricole dynamique à l’horizon 2025. Ainsi, ce programme identifie l’accès limité des petites exploitations familiales, Pme/Pmi agricoles et para-agricoles aux services financiers adaptés comme étant l’une des principales contraintes au développement de l’agriculture au Bénin. Le Papsfra vient donc comme un outil important dont l’ambition est de contribuer à lever cette contrainte.
Sikirou Oloulotan, coordonnateur national du Procar, fait observer que l’étude socio-économique commanditée par le Papsfra vise à revoir le fonctionnement et la structuration des Asf afin de les rendre plus performantes et professionnelles. Dans le cas d’espèce, l’on assistera à la fermeture de certaines et à la fusion des moins performantes à celles dont les résultats comblent les attentes du projet. La mise en place des cinq agences dont celle de Glazoué est inscrite dans cette réforme pour fédérer tous les guichets Asf au niveau des villages.
Visiblement heureux de voir sa commune abriter l’agence des Collines dans le cadre de la dynamique de réforme institutionnelle dans laquelle se sont inscrites les Asf pour se rendre plus efficaces, Jacques Dagoué, maire de la commune de Glazoué, a rappelé l’importance de leur rôle dans la lutte contre la pauvreté et s’est dit prêt avec son conseil communal à accompagner son installation?

Société 02 oct. 2017


En prélude à la Journée mondiale de l’Habitat: Des campagnes de salubrité pour assainir le cadre de vie

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’Habitat, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) a organisé, une séance de salubrité à Cotonou. Elle s’est déroulée aux abords de la Cour d’appel de Cotonou, samedi 30 septembre dernier, sous l’impulsion du directeur de l’Habitat et de la Construction dudit ministère, Victor Kouassi Ananouh.

Munis de balais, râteaux, pelles et autres accessoires de nettoyage, les membres de la brigade verte ont pris d’assaut, samedi 30 septembre dernier, les abords immédiats de la cour d’appel de Cotonou. Ils ont enlevé les mauvaises herbes qui poussaient sur cet espace jusqu’à hauteur de la place du Souvenir. L’opération qui s’inscrit dans le cadre du mois de l’habitat vise à prendre soin de tout ce qui entoure le logement et à veiller à un aménagement urbain décent.
Comme l’a affirmé le directeur de l’Habitat et de la Construction, son initiative vise à accompagner tous les samedis du mois d’octobre toutes les bonnes volontés qui voudront rendre propre le cadre de vie et la ville.
Pour Victor Kouassi Ananouh, directeur de l’Habitat et de la Construction, l’entretien de cet endroit de la ville est important et stratégique, vu sa très forte fréquentation et toutes les activités qui s’y mènent. Des activités similaires se déroulent simultanément dans les autres départements du pays, selon les instructions du ministre et visent le même but.
Globalement, dans le cadre du Programme d’action du Gouvernement, indique le directeur de l’Habitat, il est prévu la construction de 20 000 logements sociaux et on ne peut parler de logement sans parler d’aménagement, de foresterie urbaine. Selon Théophile Agbofoun, l’initiative de salubrité est un acte d’engagement citoyen et hautement bénévole.
Workandsee est l’organisation qui fait non seulement la promotion mais qui accompagne également les actions de la brigade verte. Pour lui, si chaque citoyen, chaque chef de ménage s’implique dans des actions du genre, le cadre de vie serait complètement assaini.
Il est prévu, en marge de la célébration du mois de l’habitat, un salon de l’immobilier et des journées portes ouvertes.

Environnement 02 oct. 2017


Association nationale des administrateurs civils du Bénin: Aurélien Lalèyè élu président

L’Association nationale des administrateurs civils du Bénin (Anacib) a tenu, le week-end dernier, une assemblée générale ordinaire au Centre de documentions et de l’information juridique (Cdij) à Cotonou. Les assises ont permis d’une part de relancer la vie de ce creuset et d’autre part, de renouveler son organe dirigeant désormais présidé par Aurélien Lalèyè.

L’Association nationale des administrateurs civils du Bénin (Anacib) est une organisation non gouvernementale corporatiste des administrateurs civils en service ou non dans la Fonction publique au Bénin. Du 5 avril 1997, date de sa création à ce jour, elle a connu diverses fortunes et s’auréole d’un bilan qui est loin de déplaire. Ses membres, tous des administrateurs civils et donc de hauts cadres de l’administration ont travaillé à l’asseoir davantage tout en travaillant à aider ses membres à porter fièrement le prestige de leur corps. En somme, hier comme aujourd’hui, l’administrateur civil béninois revendique une place de choix dans le fonctionnement administratif. Le parcours dont se vante l’Anacib n’a pas été sans embuches et les défis de la modernité la guettent davantage. Autant de défis, mais aussi d’exigences que n’ont pas perdu de vue les participants à l’assemblée générale ordinaire de l’Anacib organisée vendredi 29 septembre à Cotonou.
Mathias Gogan, président sortant de l’association apprécie tout le chemin parcouru par ses pairs et lui-même si tout n’a pas été rose, celui-ci pense qu’il y a eu du mérite, mais penche beaucoup plus vers les défis qui s’annoncent. Défis d’une administration de valeur et de noblesse par des approches innovantes, a prêché le président de l’Anacib à l’ouverture des travaux. Yves Gogan, conseiller technique juridique du ministre en charge de la Fonction publique, représentant le ministre, nourrit les mêmes préoccupations et exhorte les administrateurs civils à faire reconquérir à leur association son aura d’antan.
Le respect de la déontologie administrative dans une administration dépolitisée, c’est là également une préoccupation formulée à l’endroit de l’Anacib par le ministre en charge de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Il va saisir l’occasion pour annoncer le recrutement imminent d’une trentaine d’administrateurs civils pour renforcer l’administration publique, qui viendront certainement étoffer les rangs de l’Anacib.
Examen du rapport d’activités, des bilans moral et financier du bureau exécutif sortant, et amendements des textes fondamentaux, constituent les grandes articulations du programme de cette assemblée générale organisée les 29 et 30 septembre derniers et qui s’est soldée par l’élection d’un bureau de neuf membres présidé par Aurélien Lalèyè. Judicaël Biaou est élu secrétaire général et Clotaire Déguénon, trésorier général

Société 02 oct. 2017


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