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L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, a organisé, mercredi 27 septembre dernier à Cotonou, une réception dans le cadre de la célébration du 68e anniversaire de la fondation de son pays. Cette célébration a été une occasion pour faire le point de la coopération sino-béninoise, en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et des présidents des institutions de la République.
La Chine s’est fermement engagée à accompagner le Programme d’action du Gouvernement béninois, et elle ne va ménager aucun effort pour aider les Béninois à réaliser leur désir de développement et d’une meilleure vie. C’est un ferme engagement pris par l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, mercredi dernier, lors de la réception qu’il a organisée dans le cadre de la célébration du 68e anniversaire de la fondation de son pays.
« C’est la troisième fois que je préside la fête nationale de ma patrie au Bénin. Chaque fois quand je viens au micro et passe en revue le progrès que la Chine a fait au cours de l’année passée, j’en suis toujours fier », se réjouit l’ambassadeur. Pour lui, l’économie chinoise a maintenu un taux de croissance toujours impressionnant à 6,8%. Entrepreneuriat et innovation tel que le commerce par internet, paiement mobile et vélos partagés ont gagné en ampleur et transformé la vie quotidienne de la population chinoise.
Mingsheng Diao a rappelé les événements majeurs qui ont attiré l’attention du monde sur la Chine cette année. Et au nombre de ces événements, il cite le sommet de la coopération internationale sur « la Ceinture et la route » en mai dernier ; le défilé militaire à l’occasion des 90 ans de l’Armée populaire de la libération de la Chine et le sommet des Brics qui a clôturé ses travaux en début de ce mois de septembre.
Revenant sur les relations de coopération sino-béninoise, l’ambassadeur Mingsheng Diao a dit qu’elles ont été non moins encourageantes depuis longtemps et surtout avec le Nouveau départ. « Les échanges de haut niveau se sont intensifiés, comme en attestent les correspondances régulières entre les chefs d’Etat des deux pays », se réjouit-il. Il ne s’agit pas simplement des salutations de courtoisie, mais surtout des discussions sérieuses à l’égard des projets de coopération bilatérale. Il rappelle par exemple la tenue de la quatrième session de la Commission mixte de coopération économique, commerciale et technique en octobre 2016 à Beijing. Et en juin dernier, il y a eu la visite au Bénin du vice-ministre chinois chargé des Affaires étrangères, Yesui Zhang. Une visite qui, selon Mingsheng Diao, a approfondi la confiance mutuelle sur le plan politique.
Aussi, la coopération économique entre les deux pays, à en croire l’ambassadeur, a-t-elle apporté de nouveaux fruits, au nombre desquels des accords de coopération gouvernementale, des projets de construction, des accords de dons chinois et des investissements dans les infrastructures publiques et privées. Tout cela constitue, dit-il, des sujets permanents et fait partie de son travail quotidien en collaboration avec ses amis béninois.
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci a souligné que la Chine est l’un des partenaires privilégiés du Bénin. Car, sa contribution au développement du pays n’est plus à démontrer. Il est revenu sur les différentes visites qu’il a effectuées en Chine et celles des autorités chinoises au Bénin pour dire que les relations entre les deux pays sont au beau fixe.
Aurélien Agbénonci a salué l’engagement de la Chine à accompagner le Bénin avec son Programme d’action du Gouvernement et l’intérêt qu’elle accorde à l’Afrique.

Le chef de l’Etat, Patrice Talon, installe, ce vendredi 29 septembre à la Présidence de la République, les membres de la commission de supervision du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
Cette commission est composée de dix-huit membres au total, à raison de neuf membres du Gouvernement et de neuf députés désignés tenant compte de la configuration politique du Parlement. Ils seront tous investis dans leurs fonctions dès ce jour. Cette cérémonie d’installation est prévue par la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin visant à donner un caractère solennel à l’opération de recensement. Laquelle présente d’importants avantages pour notre pays. En effet, l’opération permettra au Bénin de disposer d’un registre national de la population, de régler définitivement la situation des citoyens sans acte de naissance, de délivrer à terme à chaque Béninois à partir de son numéro personnel d’identification une carte d’identité nationale électronique aux multiples fonctions qui servira de base à tous les actes administratifs à effectuer à compter de sa date d’entrée en vigueur, conformément à la loi. L’opération est prévue pour démarrer officiellement le 1er novembre prochain pour une durée de six mois sur l’ensemble du territoire national.
Il faut souligner que la commission de supervision du Ravip est présidée par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou?
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 29 sept. 2017

Le Conseil communal de Malanville a démarré, ce mercredi 27 septembre, sa quatrième session extraordinaire qui prend fin ce jour. Au cours des travaux, il a été procédé hier à l’élection d’un nouveau premier adjoint au maire et de deux chefs d’arrondissement.
Ousmane Zibo est le nouveau premier adjoint au maire de la commune de Malanville. Il a été élu avec 21 voix contre 4, à la faveur de la quatrième session extraordinaire du conseil communal au titre de 2017 tenue ce mercredi 27 septembre à la salle de délibération de la mairie, sous l’égide du maire Inoussa Dandakoe.
Zibo Ousmane remplace Koumba Gadjé, premier maire de Malanville à l’ère de la décentralisation et précédemment premier adjoint au maire, décédé le samedi 26 août dernier au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou.
Les conseillers ont également procédé à l’élection d’Issaka Alassane et de Imorou Bio Marcos, respectivement chefs d’arrondissement de Tomboutou et de Guéné, en remplacement de ceux dont les sièges ont été invalidés par la Cour suprême.
Autour du maire Inoussa Dandakoe, pour cette session, hier, il y avait tous les conseillers. C’est en conformité avec l’article 17 de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin et tenant compte des dispositions du règlement intérieur du Conseil communal de Malanville, que cette rencontre a été convoquée.
Au total, il y avait quatorze points inscrits à l’ordre du jour de ce conseil. Il s’agit notamment du point de l’exécution du budget communal exercice 2017, de l’examen et de l’adoption du compte administratif gestion 2016, du collectif budgétaire 2017. La désignation des présidents et rapporteurs des commissions permanentes a également été effectuée. Enfin, les conseillers devraient attribuer un domaine de 5 ha au ministère du Cadre de vie. Ce sera dans le cadre du programme gouvernemental de 20 000 logements sociaux.

Le Bénin disposera bientôt d’une Centrale thermique de 120 MW à Maria-Gléta. La signature du contrat de sa construction qui est la première phase d’un projet de 480 MW, a eu lieu, ce mercredi 27 septembre à Cotonou, entre le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou et le directeur général de l’entreprise Bwsc, Martin Koke.
Le Gouvernement a initié un projet de construction d’une Centrale thermique de 480 MW d’un coût global de 106,880 milliards francs Cfa, dans le cadre de la recherche des solutions pour que le pays soit autonome en matière de fourniture d’énergie électrique. La première phase de ce projet de 120 MW a fait l’objet d’une signature de contrat entre le Gouvernement représenté par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean-Claude Houssou, et le consortium d’entreprises Bwsc/Mtd, représenté par Martin Koke. C’était au ministère du Plan et du Développement en présence du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané.
Pour le ministre en charge de l’Energie, il s’agit d’une cérémonie historique pour le Bénin dans la mesure où c’est pour la première fois que le pays veut construire une centrale thermique de cette puissance pour la fourniture d’énergie. « C’est le début d’un long processus qui va conduire le Bénin sur le boulevard des grands pays qui n’ont pas de soucis énergétiques », se réjouit-il.
Dona Jean-Claude Houssou rappelle que ce projet s’inscrit dans le cadre des projets phares du Programme d’action du Gouvernement qui permettra d’améliorer l’accès à l’énergie des populations et de restructurer la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Le projet, ajoute-t-il, vient mettre fin aux coûts exorbitants des engagements pris par le Bénin depuis quelques années pour résoudre le problème des délestages.
« Nous sommes fiers de contribuer à la réalisation d’un projet aussi important pour les populations béninoises », laisse entendre le directeur général de l’entreprise Bwsc en charge de la construction de la Centrale thermique. Pour Martin Koke, c’est le premier projet de leur consortium au Bénin et le deuxième en Afrique. Il estime qu’avec l’engagement du Gouvernement béninois, le lancement de ce projet permettra de fournir aux populations béninoises de l’énergie fiable. « Il reste encore des défis à venir. Mais avec des projets de cette envergure, c’est un signale fort », conclut-il avant de remercier la Banque islamique de développement (Bid), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) pour leur contribution à la réalisation de ce projet.
Objectif du projet
Heureux du démarrage imminent des travaux de construction de cette centrale thermique, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a rappelé que ce projet a pour objectif d’instituer un système énergétique largement autonome, compétitif et une fourniture d’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises. Et c’est dans cette optique que le Gouvernement, souligne-t-il, a prévu dans son Programme d’action « Bénin révélé », la modernisation et l’extension de la filière thermique et d’autres actions pour renforcer les capacités énergétiques du Bénin.
Abdoulaye Bio Tchané indique que le ministre de l’Energie a été instruit, aux fins de mettre en œuvre un vaste programme de développement énergétique de plus de 9 300 milliards de Cfa. La cérémonie d’hier, à son avis, s’inscrit dans ce cadre et permettra d’ici janvier 2019 de disposer d’une énergie abondante, de bonne qualité et à bon marché pour la réalisation de l’ambition affichée par le Gouvernement à l’égard des populations et de l’économie nationale.
Le ministre d’Etat est revenu aussi sur la décision du Gouvernement qui avait opté, à court terme, de prendre en location depuis décembre 2016, 180 MW de centrales thermiques pour permettre d’atténuer l’influence du déficit sous-régional en énergie, qui autrefois, se traduisait par des délestages monstres, et ce, au grand désarroi des populations.
A moyen terme, le Gouvernement a obtenu et bouclé un financement auprès de la Bid, de la Boad et de la Bidc pour la construction d’une centrale thermique dual fuel de 120 MW sur le site de Maria-Gléta 2. La construction de cette nouvelle centrale débutera dans les prochains jours, et le premier kwh est attendu pour début 2019.
Le projet de construction a été présenté par le directeur général de la Sbee. Et la première phase de 120 MW est prévue dans un délai de 18 mois. Il s’agit d’un projet qui permettra aussi au collège de Houèto, localité d’implantation de la centrale, de bénéficier de la construction d’un module de trois classes et de la clôture de l’établissement scolaire.

La transformation locale des dérivés du cajou prend du volume au Bénin. L’arrivée des entreprises transformatrices offre à la filière anacarde une nouvelle dimension.
A Parakou, Djougou, Tchaourou, Bantè, Savalou, Bohicon, les unités de transformation de noix de cajou ont pignon sur rue. Dans ces zones à fort potentiel de production d’anacardes, des entrepreneurs béninois se sont lancé le pari de la transformation locale des amandes avant leur exportation. Ces derniers ont décidé de saisir les opportunités qu’offre le marché international de l’amande de cajou dont la demande est forte ces dernières années. Un regain d’intérêt qui vient doper la filière. A Parakou, les installations de la société Tolaro Global, première usine de torréfaction de noix de cajou en Afrique de l’Ouest force l’admiration, avec un effectif de 500 emplois directs. Ce joyau est le symbole du dynamisme de la chaine de valeurs du cajou qui, selon des experts, pourrait détrôner le coton sous peu comme première culture d’exportation du pays. La filière a, en effet, pris son envol ces dernières années, avec des chiffres impressionnants. Selon une étude d’Initiative du cajou africain (Ica), les plantations d’anacardiers couvrent aujourd’hui plus de 190 000 hectares distribués sur l’ensemble du territoire national, avec plus de 75% des plantations ayant moins de 10 ans, contre seulement 10 000 hectares à la fin des années 1990. Les exportations des produits anacarde se sont accrues passant de 10 000 tonnes en 1996 à 116 398 tonnes en 2008. La production primaire de noix de cajou, réalisée sur 8 des 12 départements du Bénin, occupe environ 200 000 planteurs dans une combinaison agroforestière avec des cultures annuelles tels que le coton, l’igname, le manioc, le maïs, l’arachide, le sorgho.
« La dynamique observée au niveau de cette filière a permis à l’économie locale, régionale et nationale de tirer des revenus substantiels pour équilibrer la balance commerciale au regard de la part de sa contribution de 8 % au revenu d’exportation nationale et de 24,8 7 % à celui des exportations agricoles », souligne l’étude. Le Programme Proagri ajoute également que le nombre d’emplois dans l’anacarde est passé de 94.000 en 2009 à 200.000 en 2011, avec un taux de 7% du Pib agricole et de 8% des revenus d’exportation. Ces performances découlent aussi des mesures prises par les entreprises pour mieux organiser les producteurs afin d’assurer la disponibilité du produit et une meilleure traçabilité de la production.
Des chances pour la pomme de cajou
L’enjeu de transformation locale de la noix de cajou a incité certains partenaires techniques et financiers à accompagner les entreprises pour compenser les soucis de financement. Lors de la conférence annuelle de l’Alliance africaine du cajou (Aca), il y a quelques jours à Cotonou, Lucy Tamlyn, ambassadeur des Usa près le Bénin, a confié que huit entreprises béninoises ont obtenu des partenaires techniques et financiers (Ptf) des financements à hauteur de 15 milliards F Cfa en 2016. « Les ventes de noix de cajou transformées et exportées vers les États-Unis ont actuellement atteint un niveau record et font plus du double de celles enregistrées en 2016 », soutient-elle.
Si l’amande reste le dérivé le plus prisé, les entreprises ont aussi engagé la transformation de la pomme avec des résultats probants. A l’avant-garde de ce challenge, le label Sweet Bénin, un regroupement de coopératives, qui promeut le jus de pomme. Ces transformateurs projettent une augmentation de la production de 600% en 2018, passant ainsi de 30 000 à 200 000 bouteilles de jus de pomme de cajou. Ce créneau vient renforcer la filière d’autant qu’en Afrique, plus de 10 millions de tonnes de pommes de cajou vont à la poubelle chaque année. Le taux de transformation locale reste encore faible. Mais la dynamique actuelle donne des raisons d’espérer?
Agoa
Des vêtements made in Benin sur le marché américain
Il a fallu dix-sept années d’attente avant que le Bénin s’offre la chance d’exporter des vêtements sur le marché américain. La toute première cargaison de vêtements made in Bénin devrait quitter Cotonou hier pour les Etats-Unis, dans le cadre de la loi américaine sur la croissance de l’Afrique et les opportunités économiques (Agoa). L’initiative provient de la société Africa New Connection qui a implanté une usine de fabrication de vêtements à Cotonou.
L’African Growth Opportunities Act (Agoa) est une loi américaine votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous l’égide du président Bill Clinton. Cette loi permet aux pays de l’Afrique subsaharienne d’exporter sur le marché américain sans droit de douanes. Elle a suscité un accroissement de 500% des exportations africaines aux États-Unis ces dix dernières années, et créé près d’1,3 million d’emplois. La loi déjà reconduite en 2015 est en vigueur jusqu'en 2025?
G. A.
Economie 28 sept. 2017

Une formation s’est ouverte au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, ce mardi 26 septembre, à l’intention des cadres de l’administration parlementaire qui appuient les députés dans leurs missions constitutionnelles. C’est une initiative de l’Union interparlementaire (Uip) en collaboration avec l’Assemblée nationale du Bénin pour leur permettre de mieux rédiger les lois.
Permettre aux cadres fonctionnaires parlementaires de renforcer leurs capacités techniques en matière de rédaction législative afin d’améliorer aux côtés des députés les propositions de lois et les amendements. C’est le but de la formation qui s’est ouverte, ce mardi 26 septembre, à l’hémicycle à Porto-Novo au profit des cadres de l’administration parlementaire.
Pendant deux jours, les participants seront outillés sur les nouvelles règles internationales de la rédaction législative. Ce qui leur permettra de se mettre au pas par rapport aux nouvelles techniques en vogue en matière de procédure de proposition de lois et du droit d’amendements afin d’éclairer de façon subséquente les députés dans leurs missions constitutionnelles de législateurs et de contrôleurs de l’action gouvernementale.
La formation sera meublée par plusieurs communications notamment l’introduction à la légistique et la démarche légistique avec en point de mire les préalables à la rédaction de la proposition de loi, la rédaction proprement dite de la proposition de loi, la technique de rédaction de la proposition de loi et les types de dispositions législatives. Le droit des amendements et la coopération entre élus, assistants parlementaires et fonctionnaires parlementaires seront aussi abordés au cours des deux jours de travaux axés sur des enseignements théoriques et des exercices pratiques. La formation est assurée par deux experts burkinabè et sénégalais dépêchés par l’Union interparlementaire (Uip), initiatrice de ce séminaire en collaboration avec l’Assemblée nationale du Bénin.
Pour le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, qui a lancé les travaux, au nom du président de l’Assemblée nationale, cette formation permettra aux cadres parlementaires d’être aguerris pour mieux répondre à leurs missions dans les règles de l’art. Thomas Dassi remercie l’Uip pour cette vision de booster la performance de l’Assemblée nationale en termes de production législative, notamment le droit des députés d’initier des propositions de lois ou de proposer des amendements permettant de prendre en compte les aspirations du peuple. Ce faisant, souligne-t-il, elle contribue au renforcement de la démocratie et de l’état de droit au Bénin. Thomas Dassi informe que cette vision de l’Uip est en phase avec celle du président de l’Assemblée nationale du Bénin, Me Adrien Houngbédji qui a toujours souhaité que les agents parlementaires soient un modèle dans leur rôle d’assistance et d’appui aux députés afin de permettre à ces derniers de mieux s’acquitter de leurs missions pour le bien-être du peuple dont ils détiennent leur légitimité.
La formation prend fin ce mercredi 27 septembre. Demain, ce sont les députés eux-mêmes qui seront outillés?

Chef de la délégation béninoise, à l’occasion de la soixante-douzième Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a tenu, de retour à Cotonou, un point de presse dans l’enceinte de son ministère, ce mardi 26 septembre. Aurélien Agbénonci a présenté, à l’occasion, le point de la participation du Bénin à cette assise de même qu’aux autres rencontres sous-jacentes.
Une contribution de qualité ! C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci résume la participation au Bénin aux travaux de la soixante-douzième Assemblée générale des Nations Unies et autres rencontres connexes. Au cours de son séjour à New York, la délégation béninoise (deux membres) a participé à une dizaine de rencontres. Mais le plus important reste sans aucun doute, le débat général de l’Assemblée générale. C’est d’ailleurs à cette occasion que le patron de la diplomatie béninoise a porté la voix de son pays en prononçant un discours qui précise à la face de la communauté internationale, les ambitions de développement du Bénin et sa position sur certaines préoccupations relatives à la géopolitique, à la paix et à la sécurité dans le monde.
Pour ce qui du thème de cette Assemblée générale des Nations Unies, il cadre parfaitement avec le Programme d’action du Gouvernement du président Patrice Talon qui place l’homme et la satisfaction de ses besoins essentiels et urgents au centre de toute action, a signifié le ministre au cours du point de presse qu’il a tenu, ce mardi, dans les locaux de son ministère.
Pour lui, le Bénin a pris une part active aux travaux et s’est aussi illustré de fort belle manière par sa participation aux autres rencontres. Rencontres auxquelles ont participé des délégations venues de plusieurs autres pays. Le chef de la délégation béninoise a, entre autres, pris part à la réunion ministérielle annuelle du Groupe des 77 États + la Chine (G77), occasion pour lui de solliciter l’appui du G77 pour la prise en compte d’une initiative du chef de l’Etat relative à la création et à l'accueil par le Bénin d'un Centre international de recherche agricole. Il a aussi participé à la cérémonie des Traités, à la réunion du Conseil d'administration du Centre africain sur le développement durable co-présidé par le président rwandais Paul Kagamé et le milliardaire nigérian Aliko Dangote. Aurélien Agbénonci a également pris part à une réunion sur le lancement de la décennie internationale 2018-2028 d’action sur « l’eau pour le développement durable »?

L’apport des partenariats internationaux dans le développement économique local n’est plus à démontrer. A Malanville, la mairie en a conscience, qu’elle a tenu une séance de travail, lundi 25 septembre dernier pour procéder à l’évaluation des différents projets et programmes dont a bénéficié la commune.
Une séance de travail a été organisée, lundi 25 septembre dernier à Malanville, dans le cadre de l’évaluation des projets et programmes de la commune issus des partenariats internationaux. Initiée par le maire Inoussa Dandakoè, la rencontre s’est tenue avec une délégation de l’Unité de gestion de la coordination du plan-cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin (Ucg/ Undaf). Les chefs services de la mairie ainsi que le représentant des Organisations de la Société civile dans la commune y ont également pris part.
La séance a consisté en la collecte de diverses données dans différents secteurs d’activités. Un point des différents partenaires techniques et financiers intervenants dans la commune a été effectué, en tenant également compte de leurs domaines de compétence. Les actions du Pnud au profit de la commune n’ont également pas été occultées. Il en est de même de l’appui des partenaires et des Organisations de la Société civile sur le plan financier.
L’objectif est de rassurer les partenaires internationaux dont les appuis doivent faire objet d’une bonne gouvernance au profit de la commune.

La rentrée des classes, effective depuis une semaine, doit compter avec les pluies au sud comme au nord du pays. Aurore G. Egounlety Biokou, responsable à la formation et à la communication du Partenariat national de l’eau du Bénin, livre dans cet entretien, quelques conseils et directives aux responsables d’établissements et parents d’élèves pour permettre aux écoliers et élèves de travailler dans des conditions convenables et adéquates en cette période pluvieuse.
La Nation : Qu’entend-on par assainissement de base ?
Aurore G. Egounlety BIOKOU : L’assainissement de base concerne tout ce que l’on entreprend pour assurer un environnement sain pour une bonne santé. En quelque sorte, l’ensemble des règles d’assainissement et d’hygiène qu’il importe d’observer pour bien se porter.
Que faire pour garantir un assainissement convenable dans les écoles ?
Cela passe par l’accès à l’eau potable dans les écoles, l’accès à des latrines munies de dispositifs de lavage de mains et au savon, de même que les dispositifs de lavage de mains hors toilettes. Il faut également ranger dans ce registre les dispositifs d’entretien des salles de classes, notamment les balais, poubelles, du détergent pour le lavage de sol et l’entretien du cadre de vie des enfants et tous autres dispositifs qui visent à les mettre dans de meilleures conditions de travail.
Quelles mesures convient-il alors d’observer pour garantir un assainissement adéquat dans les écoles par ces temps de pluie ?
Il pas faut éviter que les enfants pataugent dans les eaux stagnantes pour éviter de contracter des maladies liées à l’eau. Il importe de veiller à ce que les eaux ne stagnent pas sur une longue période dans la cour de l’école en les évacuant par exemple à l’aide de moto-pompe. Ceci permet d’éviter la multiplication des parasites comme les moustiques, vecteurs de paludisme.
Pour assurer l’accès de l’eau potable aux élèves, quelles dispositions doivent observer les responsables d’établissements ?
Nous leur conseillons d’assurer des services d’assainissement de base et d’hygiène dans les écoles, de veiller à doter les classes de dispositifs de lavage de mains, d’eau potable et de dispositifs d’entretien des classes et des latrines.
N’y a-t-il pas une organisation particulière relative à des mesures du genre ?
Justement, dans les écoles, il est normalement prévu un maître responsable de l’hygiène avec la mise en place des clubs de santé scolaire. Il incombe aux directeurs d’assurer la fonctionnalité de ces clubs ou maîtres responsables d’hygiène.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Ce sont des clubs d’enfants responsabilisés pour le suivi de leurs pairs dans les classes, dans le domaine de l’observance des règles d’hygiène en question. On peut également relever à ce sujet un vieil arrêté qui établit tout cela. Mais il reste à savoir si les gens l’appliquent encore, sinon que c’est seulement lors des examens professionnels que les acteurs du système éducatif s’intéressent à cette organisation pratique.
Le Partenariat national de l’eau du Bénin dispose-t-il d’un plan en faveur de cette couche vulnérable ?
Le Partenariat national de l’eau du Bénin (Pne) se soucie de l’application de ces dispositions qui doivent être fonctionnelles dans les écoles d’où les actions qu’il y mène depuis 2008, à travers la mise en place d’un manuel appelé "L’eau, l’hygiène et la santé " utilisé surtout dans les classes du cours moyen.
Le Pne a également mis en place, une initiative appelée "Les clubs avocats de l’eau" expérimentée dans quelques écoles pilotes pour la promotion de l’assainissement de base et de l’hygiène des écoles. Aujourd’hui, le Pne, en consortium avec des partenaires tels que Protos et Helvetas, des Ong ou structures qui promeuvent la disponibilité de l’eau potable pour tous, est en train de mener un plaidoyer à l’endroit des ministères des Enseignements maternel et primaire et de la Santé pour assurer la promotion de l’hygiène et de l’assainissement dans les écoles. Car il est loisible de remarquer comment certains partenaires techniques et financiers qui investissent dans ce secteur en attendent des résultats. Malheureusement, on constate qu’à la fin des projets, les actions ne sont pas continues.
D’autres actions ?
De plus, le Pne a établi une stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base qui n’est malheureusement pas mise en œuvre. Il s’agit maintenant de veiller à capitaliser tout ce qui est développé en matière d’assainissement de base et d’hygiène au plan national. Cela permettra d’éviter les efforts épars sans lendemain. Il y a ainsi de très bonnes initiatives prises, mais encore faudrait-il disposer des moyens pour valoriser tout ce qui est réalisé en cette matière.
Le Pne a milité également pour la mise en place d’un Parlement de jeunes pour l’eau et l’assainissement pour mener des actions de sensibilisation de leurs pairs en vue de bons comportements.
Qu’est-ce qui est prévu de manière globale pour les populations par le Pne ?
En fait, tout ce qui est organisé en milieu scolaire vise à conduire les populations vers un changement de comportement d’abord chez la jeune cible qui pourra à son tour influencer positivement son milieu familial ou sa communauté. Ainsi, il est permis d’espérer un changement global de comportement.
L’eau, c’est la vie et si l’assainissement garantit la santé, les deux concourent au même but. Ce sont des questions cruciales pour la vie. Nous gagnerons si les pouvoirs politiques saisissent la portée du combat que le Pne mène pour conférer à l’eau et à l’assainissement toute la valeur, le sens et l’importance qui conviennent afin de concourir au développement du pays.

En lieu et place du président Patrice Talon, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a prononcé à la tribune onusienne le message du Bénin à l’occasion de la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. On retiendra essentiellement de cette adresse, la détermination du Gouvernement béninois à venir à bout de la pauvreté.
« Le Bénin continue ses efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable », a affirmé, le 22 septembre dernier à la tribune des Nations Unies, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Un an plus tôt, soit le 22 septembre 2016, c’est le président Patrice Talon lui-même qui affirmait à l’Assemblée générale des Nations Unies que « La pauvreté de masse est une menace majeure pour l’humanité », souhaitant ainsi la mise en oeuvre d’un Programme global d’éradication de la pauvreté de masse. Douze mois après, le sujet demeure d’actualité, assure le patron de la diplomatie béninoise devant Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, Miroslav Lajkak, président de la soixante-douzième session de l’Assemblée générale de l’organisation et tous les autres délégués et personnalités présents.
La situation ne cesse de se dégrader dans nos pays, poussant des milliers d’habitants à l’émigration, dans la plupart des cas, au risque de leur vie, avec pour corollaire de nombreux défis sécuritaires et économiques pour les pays d’accueil ainsi que des conséquences environnementales assez importantes, déplore Aurélien Agbénonci au cours de son adresse. Il va alors prôner « la mise en commun des efforts devant assurer le développement humain durable et la promotion d’un monde respectueux de l’environnement ».
S’agissant du Bénin, il s’est « engagé à donner la réponse (…) appropriée à la question de la lutte contre le chômage des jeunes, comme moyen d’éradication de la pauvreté », annonce le ministre à la tribune des Nations Unies. Dans son discours, il rappelle alors que « conformément à la Feuille de route de l’Union africaine adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement en janvier 2016, le Gouvernement béninois, en liaison avec les Nations Unies, a élaboré une Feuille de route nationale pour la prise en compte du dividende démographique ». A cet égard, ajoute-t-il, « le Programme d’action du Gouvernement prévoit un certain nombre de projets dont la réalisation renforcera le développement humain durable ». Il citera en exemple le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont l’opérationnalisation rendra l’assurance-maladie obligatoire à tous ceux qui vivent au Bénin et permettra de mettre en place un système de protection sociale pour les plus pauvres et les plus vulnérables. « Notre Programme d’action accorde également une importance de premier ordre à la préservation du cadre de vie et d’importantes actions de protection de l’environnement y sont prévues », témoigne Aurélien Agbénonci.
« Les Nations Unies ont aussi besoin d'un Nouveau départ »
Le message du Bénin aux participants à la soixante-douzième session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies ne s’est pas limité à un engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté. Il s’est aussi penché sur la lutte contre les changements climatiques avec le rappel de la proposition de création d’un Centre international de recherches pour répondre aux effets desdits changements sur l’agriculture en Afrique, en lien avec l’Institut international pour l’agriculture tropicale. « Notre souhait est que les instances appropriées des Nations Unies prennent la mesure de cette proposition qui permettra d’assurer le développement durable de l’agriculture en Afrique, a aussi plaidé le ministre des Affaires étrangères. D’autres défis comme celles relatives à la paix ont été aussi évoquées. Là-dessus, le Bénin s’est montré très préoccupé par « l’extrémisme violent et le radicalisme qui pèsent lourdement sur la sécurité et la stabilité internationales ».
La réforme des Nations Unies, en particulier celle du Conseil de sécurité, doit également être poursuivie pour accroître l'efficacité de l'Organisation, notamment dans le domaine de la paix et de la sécurité. Le Conseil de sécurité doit être recomposé pour tenir compte des mutations intervenues sur la scène internationale au cours des décennies écoulées. Cette réforme permettra de réparer l'injustice faite à l'Afrique, seul continent non représenté dans la catégorie des membres permanents du Conseil, énonce ce même discours. « La position du Bénin sur cette question est conforme à celle de l’Afrique, telle qu’exprimée à travers le consensus d’Ezulwini », rappelle son porte-parole à cette tribune des Nations Unies?