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Nouvelles

Promotion artistique et culturelle: L’espace Tchif rouvre dès mi-octobre

L’espace Tchif reprendra ses activités d’ici un mois. A la faveur d’une conférence de presse animée ce jeudi 14 septembre à Cotonou, le directeur artistique, Francis Tchiakpè alias Tchif, et le directeur exécutif du projet, Adrien Guillot, ont présenté les grands axes du projet, son ambition et les premiers événements à venir.

L’espace Tchif sera à nouveau ouvert dès mi-octobre prochain, après deux ans d’hibernation. Les activités de ce centre culturel reprendront dans la semaine du 16 au 22 octobre par une rétrospective complète de l’œuvre du cinéaste béninois Sylvestre Amoussou, vainqueur du deuxième prix du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (Fespaco 2017) pour son film « L’Orage Africain – Un continent sous influence ». Dans le cadre de cette opération qui marque également l’ambition de promouvoir avec exigence la culture béninoise, les cultures africaines et étrangères, le réalisateur qui souhaite que son cinéma soit vu par le plus grand nombre, sera présent au Bénin du 6 au 22 octobre prochain. Il sera accompagné de la comédienne principale pour la promotion du film.
C’est dans un désir d’affirmation culturelle et d’ouverture au monde, que se prépare la réouverture de l’espace Tchif, affirme le directeur exécutif du projet, Adrien Guillot. « Il nous apparaît impérieux de nous doter des outils de promotion de nos cultures, tout autant que d’éveiller la jeunesse à la conscience de sa richesse culturelle et de ses valeurs, tout en affirmant que c’est à travers la confrontation à l’autre que l’on peut s'affirmer soi-même », justifie-t-il. « Là où règne la loi du plus fort, l’Afrique doit se battre autrement pour faire valoir sa puissance et arrêter de singer un modèle d’exportation. Elle recèle de valeurs nécessaires au développement culturel de l’humanité. », poursuit-il.
L’espace Tchif a été initié en 2007 par l’artiste plasticien béninois de renommée internationale Francis Tchiakpé dit Tchif. Centre culturel indépendant ouvert sur la diversité culturelle et le monde, il a pour ambition de promouvoir la jeune création artistique béninoise et d’accueillir les cultures du monde entier. Il se compose d’une salle de spectacle et de cinéma de 200 places, d’un espace restauration, et d’une galerie d’expositions et de conférences. Aujourd’hui, l’espace Tchif se propose d’être le reflet de la créativité artistique du Bénin dans toutes ses composantes pour accueillir tous types de spectacles : théâtre, cinéma, concerts, jazz, slam, peinture, photographie, architecture, arts numériques, danse contemporaine, ambitionne Francis Tchiakpè. Dans cette optique, le centre ne se privera pas également d’accueillir les cultures étrangères et les initiatives créatives des diasporas ainsi que des rencontres privilégiées, des débats d’idées, des séminaires, des sessions de formation et autres lancements d’albums ou d’enregistrement d’émissions télévisées?

Société 15 sept. 2017


Médaillé d’or aux Jeux de la Francophonie à Abidjan: Le plasticien Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz honoré

Le Bénin s’est arrogé la médaille d’or en sculpture grâce au plasticien Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz, lors des derniers Jeux de la Francophonie à Abidjan. Ce jeudi 14 septembre, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a honoré l’artiste à l’occasion de la rentrée diplomatique 2017-2018.

Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération a inscrit la promotion artistique et culturelle au cœur de son action et en donne la preuve à maintes occasions. Ce jeudi 14 septembre, à l’occasion de la rentrée diplomatique, plusieurs artistes et leurs œuvres ont été honorés. Parmi eux, Rémy Sossouvi alias Rémy Samuz. Ce talentueux plasticien dont la particularité est de réaliser de géantes sculptures faites de fil de fer s’est imposé lors des derniers Jeux de la Francophonie en ramenant la médaille d’or de sa catégorie, seule médaille du Bénin. Une prouesse que lui reconnaît le ministère des Affaires étrangères à travers un vernissage de ses œuvres, notamment de l’œuvre couronnée et sa présentation au corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin. Et c’est avec émotion que Rémy s’est livré à l’exercice. L’artiste perçoit cette manière de « le célébrer et de valoriser son talent », comme une innovation qu’il voudrait pérenne.
Il faut dire que l’artiste plasticien Rémy Samuz s’illustre avec doigté dans son art, en s’amusant à créer des personnages et en s’inspirant de la technique de tissage de nids d’oiseaux mais à base des barres de fer. Une ingéniosité qui n’en finit pas d’épater. L’univers de Rémy Samuz est d’une extrême légèreté car il pose sur le monde un regard qui habille tout de lumière.
Comme lui, Yanick Folly, jeune reporter d’image, Koffi Gahou et des élèves du Conservatoire des danses cérémonielles ont vu leur art et leur talent valorisés, à l’occasion de ladite rentrée diplomatique. Une manière de booster l’art et la culture béninoise par le truchement de la diplomatie et, visiblement, la mayonnaise semble bien prendre au fil de l’exercice?

Culture 15 sept. 2017


Rentrée scolaire 2017-2018: Du soutien pour les orphelins des 2KP

171 orphelins de la région des 2KP (Kérou-Kouandé-Pehunco) ont reçu de Naomie Azaria, ancienne ministre et présidente de l'ONG Solidarité Orphelins des kits scolaires pour la rentrée 2017-2018, ce vendredi 15 septembre à Ouassa-Pehunco. Un geste que la généreuse donatrice a l’habitude de faire pour soulager les peines des enfants déshérités pendant la fête de Noël. A la veille de la rentrée scolaire, elle n’a pas caché sa volonté de contribuer par ce don à l’éducation de ces enfants. Grande a été la joie de ces derniers qui lui ont promis du succès dans leurs études.

Société 15 sept. 2017



Tournoi de l'UFOA : Le Bénin bat la Côte d’Ivoire

Belle entame du tournoi de l’UFOA à Cape Coast au Ghana pour les Ecureuils du Bénin qui se sont imposés aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, cette soirée. L’unique but de la partie a été l’œuvre de Charbel Gomez. Evoluant dans le groupe B aux côtés du Sénégal et du Niger, outre la Côte d’Ivoire, ils ont fait l’essentiel face à des adversaires bien à leur portée.

Sports 15 sept. 2017


Bonne gouvernance: Talon et la vertu de la ponctualité

« Le temps c’est de l’argent», nous enseigne-t-on. Mais que n’en perdions nous pas dans notre pays jusqu’à récemment ? Les autorités politico-administratives, les premières. Cette pratique désolante semble désormais révolue depuis l’avènement du Nouveau départ. Et pour cause !

Venu du sérail des affaires, Patrice Talon, devenu président de la République, n’hésite pas à appliquer dans la gestion de l’Etat certaines recettes qui lui ont permis de s’imposer comme un opérateur économique réputé. Au nombre de celles-ci, la culture de la ponctualité. Cela n’a peut-être l’air de rien, et on ne le souligne pas vraiment, mais notre pays a fait un grand pas en avant. En effet, il y a encore à peine deux ans, rares, trop rares étaient les réunions publiques qui commençaient à l’heure. Surtout quand le chef de l’Etat ou les ministres devaient les présider. D’utiles heures étaient vendangées. Le spectacle était désolant. Il n’était pas rare de voir des cadres de divers rangs, voire des ministres, déserter leurs bureaux et leurs occupations, pour aller attendre le démarrage d’une activité officielle. Une pratique qui avait l’effet de dérouter plus d’un, et surtout d’éprouver les nerfs des participants, autant que des journalistes appelés à couvrir ces événements. Cela valait au pays des critiques de la part des partenaires au développement obligés de subir notre inconséquence.
Désormais, ces temps semblent loin derrière nous. Et c’est encore de la bouche de ces partenaires au développement qu’on entend les appréciations positives quant à la nouvelle tendance. Un ambassadeur nous confiait ainsi récemment : « Au début, nous avons estimé que la propension du président Talon à être ponctuel relevait d’un effort et que cela ferait feu de paille. Mais nous sommes agréablement surpris de constater que, chez lui, c’est plutôt naturel. » « Cela participe de la crédibilité d’un pays et si la tendance se maintient, ce serait tout bénéfique pour le Bénin », en déduit le diplomate.
Les diplomates ne sont pas les seuls satisfaits. Même dans les rangs des professionnels des médias, on se satisfait de l’amélioration sensible qu’il y a dans la gestion du temps lors des manifestations officielles à l’ère du Nouveau départ. De nombreux témoignages rapportent que, s’agissant du président Patrice Talon, il met toujours un point d’honneur à être à l’heure. Ainsi, toutes les séances dans lesquelles il est attendu, commencent rigoureusement à l’heure. Ceux qui ont le bonheur de le rencontrer en séances de travail ou en audiences à la Présidence soulignent ce trait caractéristique de sa personne. Il est loin aussi le temps où des présidents d’institution pouvaient être invités au Palais et passer des heures à la salle d’attente avant d’être finalement reçus. Désormais aussi, ce sont les retardataires qui font les frais de la méthode Talon. Ainsi, raconte une personnalité, un tantinet gêné, que début janvier, lors de la présentation des vœux des institutions au président de la République, celui-ci a fait démarrer rigoureusement la séance à l’heure prévue. « Croyant que ce serait comme avant, nous étions arrivés au palais avec cinq minutes de retard, et nous avions dû attendre dehors que la séance, sobre par ailleurs, prenne fin. Heureusement, il nous a accordé la faveur de figurer sur la photo de famille ».
C’est là une tendance positive qui doit être maintenue. Au regard de tous les témoignages notés, il apparaît que cela n’est pas conjoncturel avec le président
Talon. On peut donc espérer que cela se perpétue et contamine tous les acteurs publics et, plus généralement, tout le monde au Bénin afin que notre peuple soitcité en exemple comme d’autres. Si « la ponctualité est la politesse des rois », Patrice Talon est assurément un roi, et nous traite en rois en remplissant sa charge avec une addiction particulière à la ponctualité. A nous d’aller à son école.

Actualités 15 sept. 2017


Décision DCC 17-181 du 24 aout 2017: La radiation du soldat Pascal Sosso de l'Armée est déclarée nulle

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 30 mai 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0943/147/REC, par laquelle Monsieur Pascal Emmanuel Sosso forme devant la haute juridiction un recours en annulation d’une décision de «radiation d’un militaire du rang de l’Armée de terre » ;

VU la Constitution du 11 décembre 1990 ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Lamatou NASSIROU en son rapport ;
Après en avoir délibéré,

Contenu du recours
Considérant que le requérant expose : « …Le mardi 29 octobre 2013, aux environs de quatre heures et quart, j’ai quitté ma maison à Calavi pour prendre part au COVAPI qui se déroulait au Camp Guézo. Au cours de mon chemin, j’ai connu un accident très grave. Et la Police, sur les lieux de l’accident, après m’avoir envoyé à la clinique MAHOUTI de Godomey, a fait appel à mes parents pour les informer de mon accident à l’aide de mon téléphone portable. A l’arrivée de mes parents à la clinique MAHOUTI, l’accident étant très grave, ils ont décidé de m’évacuer pour les soins traditionnels.
J’avais vraiment eu des malaises, à savoir :
-Une plaie linéaire profonde hémorragique d’environ 5 cm de longueur située au niveau de la région pariétale gauche ;
-Inflammation du tympan droit ;
-De multiples éraflures de tout le corps ;
-Une douleur à la palpation de la face intérieure du thorax.
Donc, ces maladies ont fait que j’avais des réactions violentes anormales comme un début de folie, voilà pourquoi mes parents ont pris la décision de m’amener chez un tradi-praticien du nom de Tika, dans le village de Kpalaha, commune de Copargo. Avant de m’évacuer, mes parents ont d’abord averti mon Unité en la personne de mon chef de garde, le sergent-chef Djoi Doésin, de mon état de santé et ensuite la Brigade territoriale de Copargo.
Suite à l’alerte de mes parents sur mon état de santé, la Brigade territoriale de Copargo a envoyé un message téléphonique porté n°643/2-MTP-COP du 04 novembre 2013 au colonel commandant le Groupement des Sapeurs-pompiers.
Après ma guérison par le tradi-praticien TIKA, j’ai repris service normalement. L’adjudant Inoussa est allé voir le DRH, le lieutenant Nassara des Sapeurs-pompiers, pour lui faire part de mon état de santé et de ma prochaine reprise éventuelle, ce qui fut une réalité le 17 mars 2014.
… Grande a été ma surprise de me voir radié par la décision en pièce jointe du 18 août 2014, soit huit (08) mois environ après mon accident. Je ne devrais pas être radié étant donné que j’ai connu un accident le 29 octobre 2013 et la Brigade territoriale a signalé ma position le 04 novembre 2013, soit cinq (05) jours après.
J’ai adressé une demande de régularisation de ma situation à mon chef de corps le 17 février 2015, au chef d’Etat-Major général le 27 septembre 2016 et au ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale le 30 mars 2017. Ces trois demandes sont restées sans suite.
… J’ai la vocation de servir l’Armée béninoise, servir mon pays le Bénin et je suis volontaire…» ;
qu’il demande à la Cour de faire annuler la décision de sa radiation des Forces armées béninoises (FAB) et de le mettre dans ses droits ;

Considérant que par une correspondance du 07 juin 2017 enregistrée à la Cour le 08 juin 2017 sous le n°1004, le requérant ajoute : « En complément à mon recours du 30 mai 2017, je tiens à préciser que dès mon retour des lieux de traitement, je n’ai reçu aucune demande d’explication concernant mon absence jusqu’au jour où ma note de radiation m’a été notifiée un 27 août 2014 au retour d’un sport collectif.
Je ne suis donc pas passé devant un Conseil de discipline militaire avant la prise de la décision de ma radiation des Forces armées béninoises (FAB). J’estime qu’une telle pratique est contraire à la Constitution de mon pays suivant laquelle "Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend : … le droit à la présomption d’innocence…" ; "Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées".
Je viens … demander à la Cour de … déclarer ma radiation contraire à la Constitution » ;

Instruction du recours

Considérant qu’en réponse à une première mesure d’instruction diligentée par la Cour le 07 juin 2017, le chef d’Etat-major général, le Général de brigade Laurent Amoussou, écrit : « … A la requête de cet ex-soldat des Forces armées béninoises (FAB), il y a lieu de préciser ce qui suit :

1-De l’accident de
la circulation

De l’étude des pièces jointes à son dossier, cet ex-soldat aurait été victime d’un accident corporel de la circulation le 29 octobre 2013, car il est mentionné dans la photocopie du carnet de soins, en conduite à tenir (CAT) : une suture de la plaie du cuir chevelu en huit (08) points. Il est précisé également que le malade est référé le même jour au CNHU ou au centre de Jacquot pour la suite des soins sans ordonnance.
Au lieu qu’il se présente au CNHU de Cotonou ou au Centre Djako, suivant les prescriptions du cabinet de soins, ou à défaut à l’Hôpital d’instruction des Armées (HIA) de Cotonou du fait de sa qualité de militaire, il a préféré faire appel à ses parents pour d’éventuels soins traditionnels dans la commune de Copargo.
Or, il pouvait être pris en charge au niveau de l’HIA suivant les dispositions de l’article 26 de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) : "Les militaires en activité, leurs conjoints et leurs enfants ont droit aux soins gratuits du service de santé des armées et des services conventionnés. Ils reçoivent l’aide du service de l’action sociale des armées…"
De même recourir à des soins chez les guérisseurs traditionnels agréés n’est possible pour les militaires en activité que lorsqu’ils y sont référés par le médecin militaire traitant, ce qui n’est pas le cas pour ce dernier.
Donc, le requérant a délibérément choisi d’aller à Copargo se faire soigner traditionnellement, sans aucune autorisation et sans avoir été examiné par un médecin militaire à la suite de son accident.

2- Du message de la Brigade de Gendarmerie

Le message rédigé par la Brigade relève de ses compétences en matière de police militaire, car la position de tout militaire en déplacement hors de sa garnison doit être connue en tout temps par la hiérarchie.
Ainsi, lorsque les parents de l’ex- SP1, Pascal Emmanuel Sosso, se sont présentés à la Brigade le 04 novembre 2013 pour signaler sa présence dans le village Kpalaha dans la commune de Copargo, le compte rendu a été fait. Ne pas le faire, constituerait de la part du commandant de Brigade, une négligence qui est passible de sanctions disciplinaires à son encontre.
Il faut remarquer que le message de la Brigade ne fait mention que des déclarations des parents de l’intéressé qui affirment que le SP1, Pascal Emmanuel Sosso, souffre de début de folie et qu’il a été évacué pour les soins chez un guérisseur traditionnel et non d’accident de circulation. De même, ses parents n’ont exhibé aucun document à la Brigade relatif à cette évacuation, sinon, mention aurait été faite dans le compte rendu.
En conséquence, le message de la Brigade ne saurait constituer pour l’ex-SP1, Sosso Pascal, une autorisation pour quitter sa garnison à Cotonou pour se rendre dans son village, ni un document le référant pour les soins en famille.

3- De la décision de radiation
Le SP1, Pascal Emmanuel Sosso, pour avoir été absent du service pendant plus de trente (30) jours, a été radié des effectifs des FAB conformément aux textes en vigueur.
En effet, la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) dispose en ses articles 133 et 107 :
Article 133 : "…Les causes de perte de grade des militaires du rang sont identiques à celles applicables aux sous-officiers et prévues à l’article 107 de la présente".
Article 107 : "… Absence illégale de trente (30) jours du sous-officier en activité de son corps…".
Cet ex-soldat qui a quitté son service le 29 octobre 2013, n’y est retourné que le 17 mars 2014, soit quatre (04) mois et dix-neuf (19) jours d’absence non réglementairement motivée. Il remplit ainsi les conditions statutaires pour la perte de grade qui est consécutive à la radiation du contrôle des effectifs des FAB.»; qu’il conclut : « Cet ex-soldat, après l’accident corporel de la circulation dont il aurait été victime dans sa garnison, a préféré se rendre à Copargo, alors qu’il avait été référé au CNHU de Cotonou ou au centre Jacquot par le cabinet de soins qui lui a administré les premiers soins.
Dans les FAB, tout militaire bénéficie de la liberté de circulation comme le prescrit l’article 21 du décret n°2008-493 du 29 août 2008, portant règlement de discipline générale dans les Forces armées béninoises (FAB) : "Lorsqu’il n’est pas en service, et hors de toute astreinte due à l’exécution du service ou à la disponibilité de son Unité, le militaire jouit de la liberté de circulation sur le territoire de sa garnison.
Les déplacements du militaire d’une garnison à une autre sont soumis à une autorisation préalable de l’autorité hiérarchique compétente.
Lorsque les circonstances l’exigent, le commandement peut restreindre l’exercice de cette liberté de circulation".
Or, dans le cas présent, même si l’ex-SP1, Pascal Emmanuel Sosso, devait se rendre à Copargo pour quelque motif que ce soit, il doit être détenteur d’une autorisation de ses chefs hiérarchiques, ce qui n’est pas le cas.
En plus, aller se faire soigner en famille (soins traditionnels) est subordonné pour tout militaire en activité qui serait malade, à une prescription du médecin militaire traitant et non d’une décision unilatérale du militaire.
Donc, au mépris de toutes les dispositions réglementaires ci-dessus énumérées, l’ex-SP1, Pascal Emmanuel Sosso, s’est absenté du service pendant plus de quatre (04) mois et sa radiation est justifiée au motif "d’absence illégale de trente (30) jours" conformément aux dispositions de la loi portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB)… » ;

Considérant qu’en réponse à une seconde mesure d’instruction de la Cour du 21 juin 2017, le chef d’Etat-Major général, le Général de Brigade Laurent Amoussou, écrit : qu’ « à la nouvelle requête de cet ex soldat des Forces armées béninoises (FAB), il faut noter ce qui suit :
1- De la demande
d’explication

Dans les FAB, la demande d’explication n’est rien d’autre qu’une demande de compte rendu ou de déclaration adressée à un militaire. Ce compte rendu (ou déclaration) est un écrit destiné à informer sommairement une autorité hiérarchique sur un événement ou une situation grave en vue d’en établir un rapport complet ou un fait de moindre importance. Plus concrètement, le compte rendu peut exposer une situation personnelle particulière ou porter sur les conditions dans lesquelles une faute a été commise. Cette demande de compte rendu est alors adressée par le chef hiérarchique au militaire présent sur les rangs.
Or, l’ex SP1, Pascal Emmanuel Sosso, a quitté son service le 29 octobre 2013, et n’y est retourné que le 17 mars 2014, soit quatre (04) mois et dix-neuf (19) jours d’absence non réglementairement motivée. Dans ces conditions, il était impossible de lui demander un compte rendu sur son absence, car il remplissait déjà, à compter du 29 novembre 2013, les conditions statutaires pour la perte de grade qui entraîne la radiation du contrôle des effectifs des FAB...
...Aussi, est-il opportun de rappeler également que les dispositions de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB), en ses articles 133 et 107, ne font pas obligation à l’autorité, d’adresser une demande d’explication à un militaire fautif avant de prononcer une décision de radiation au motif d’absence illégale de trente (30) jours.

2- De la traduction devant un Conseil de discipline

Le Conseil de discipline fait l’objet du chapitre IX du décret n°2008-43 du 29 août 2008 portant règlement de discipline générale dans les Forces armées béninoises (FAB). Ce chapitre expose, non seulement les causes pouvant motiver la traduction d’un militaire devant un Conseil de discipline, mais également, la procédure subséquente.
Or, l’article 107 de la loi n°2005-43 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) qui énumère les causes de la perte de grade n’exige l’avis d’un Conseil de discipline que dans le seul cas d’indiscipline grave ou mauvaise manière habituelle de servir. Ce qui n’est pas la cause de la perte de grade de l’ex SP1, Pascal Emmanuel Sosso. Ce dernier s’est absenté du service pendant plus de quatre (04) mois et sa radiation était justifiée au motif "d’absence illégale de trente (30) jours" conformément aux dispositions de la loi ci-dessus citée.
En conséquence, la traduction devant le Conseil de discipline n’est pas prévue pour la perte de grade au motif d’absence illégale de trente (30) jours » ;

Analyse du recours
Considérant que le requérant demande à la Cour de déclarer contraire aux articles 7 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et 17 alinéa 1er de la Constitution, sa révocation de l’effectif des Forces armées béninoises (FAB) ;

Considérant que les articles 7 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, 17 alinéa 1er de la Constitution énoncent respectivement : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend … c/ le droit à la défense y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix » ; « Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées» ; que par ailleurs, l’article 107 de la loi n°2005-46 du 26 juin 2006 portant statut général des personnels militaires des Forces armées béninoises (FAB) dispose : « Le sous-officier perd son grade sur décision du chef d’Etat-Major général pour une des causes suivantes : … absences illégales de trente (30) jours du sous-officier en activité de son corps ; … » ; qu’il résulte de la lecture combinée et croisée de ces dispositions que s’il est permis au chef d’Etat-Major général de prendre une décision portant sanction d’un sous-officier des FAB, celle-ci ne peut être prise sans que le mis en cause ne soit mis à même d’exercer son droit à la défense conformément aux dispositions constitutionnelles sus-citées ;
Considérant qu’il ressort des éléments du dossier que Monsieur Pascal Emmanuel Sosso, pour s’être absenté plus de trente (30) jours sans autorisation pour suivre des soins médicaux traditionnels, a été radié de l’effectif des Forces armées béninoises (FAB) sans avoir été mis en mesure d’exercer son droit à la défense ; qu’en agissant ainsi qu’il l’a fait, le chef d’Etat-Major de l’armée de terre à l’époque des faits a violé la Constitution ; que dès lors, il échet pour la Cour de dire et juger que la décision n°2344/EMAT/DRH/BOE/SCH/SEC du 18 août 2014 du chef d’Etat-Major de l’armée de terre des Forces armées béninoises (FAB) portant radiation du SP1, Sosso Pascal Emmanuel, est contraire à la Constitution et doit être déclaré nulle conformément à l’article 3 alinéa 3 de la Constitution aux termes duquel : «Toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraire à ces dispositions sont nuls et non avenus… » ;

D é c i d e
Article 1er.- Le chef d’Etat-Major de l’armée de terre au moment des faits a violé la Constitution.
Article 2.- La décision n°2344/EMAT/DRH/BOE/SCH/SEC du 18 août 2014 portant radiation de Monsieur Pascal Emmanuel Sosso de l’effectif des Forces armées militaires est nulle.
Article 3.- La présente décision sera notifiée à Monsieur Pascal Emmanuel Sosso, à Monsieur le chef d’Etat-Major général des Forces armées béninoises (FAB), à monsieur le président de la République et publiée au Journal officiel.

Ont siégé à Cotonou, le vingt-quatre août deux mille dix-sept,

Messieurs Théodore Holo Président
ZiméYérima Kora-Yarou Vice-Président
Bernard D. Dégboé Membre
Madame Marcelline-C Gbèha Afouda Membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. Membre
Madame Lamatou Nassirou Membre
Le Rapporteur,
Lamatou Nassirou
Le Président, Professeur Théodore Holo.

Actualités 14 sept. 2017


Création d’une brigade spéciale au parc de la Pendjari : Un pas de géant vers une offre de tourisme durable

Une étape capitale pour la mise en place du tourisme durable au Bénin vient d’être franchie. C’est du moins ce à quoi le Bénin aspire avec la signature par le chef de l’Etat du « décret portant création d’une brigade spéciale assurant la préservation de la faune du parc national de la Pendjari ».

La signature du décret portant création d’une brigade spéciale assurant la préservation de la faune du parc national de la Pendjari est « un grand pas vers la protection de la faune, et plus généralement le développement d’une offre de tourisme durable au Bénin », a indiqué José Pliya, directeur de l’Agence nationale du Tourisme et du Patrimoine, organe en charge de l’implémentation du projet pour la Présidence de la République, dans un communiqué de presse en date du 12 septembre dernier parvenu à notre rédaction. Pour lui en effet, le « Gouvernement est engagé dans la protection du parc et de sa faune à travers la mise en place continue de notre stratégie de préservation ».
Le chef de l’Etat a signé le décret en question depuis le 4 août dernier, bien avant les congés pris par lui et les membres de son gouvernement. Cela, pour permettre de vite donner une nouvelle vie au parc de la Pendjari qui figure parmi les priorités du programme d’action du Gouvernement.
La signature dudit décret « fait suite à la récente annonce du partenariat entre le gouvernement de la République du Bénin et l’Ong de préservation de la nature African Parks Network. Un partenariat qui vise à réhabiliter le parc national de la Pendjari et à développer une industrie du tourisme durable au Bénin. «Nous avons commencé à sensibiliser les vingt-quatre villages autour de la Pendjari à l’anti-braconnage et nous avons emmené des élèves d’écoles locales au parc de la Pendjari afin qu’ils puissent apprendre à propos du patrimoine national de leur pays et de la protection de la faune », a précisé Peter Fearnhead, président directeur général de African Parks Network, rapporté par le communiqué. « Une approche durable, essentielle pour le futur du parc », note-t-il par ailleurs.
Le même communiqué de presse précise que la signature dudit décret permet de lancer les investissements dans la protection de la faune, grâce à la formation du capital humain, y compris les communautés locales.
Un centre de formation est en cours de construction à l’intérieur du parc, dans lequel des experts de la lutte contre le braconnage et des techniques militaires formeront les 100 membres de la nouvelle brigade spéciale, dont des rangers, des opérateurs radio et des officiers. Les communautés locales seront en outre recrutées pour encourager une attitude positive de la population locale vis-à-vis de la protection de la faune. La brigade spéciale bénéficiera de matériel pour le terrain qui lui permettra de couvrir l’ensemble de la Pendjari. Le décret permettra l’investissement dans le parc de véhicules résistants et d’avions ultra-légers pour soutenir les opérations anti-braconnage. Il prévoit aussi un nouveau système de communication qui couvrira, à l’aide d’un centre d’opérations et de contrôle centralisé, la totalité de la Pendjari, permettant une communication en temps réel entre les rangers sur le terrain et l’équipe en charge.
Ce décret est « une autre étape cruciale pour le programme inédit de développement et d’investissement de la présidence, le « Bénin Révélé », qui est composé de 45 projets phares dans les secteurs clés de l’économie, y compris le tourisme et qui porte sur un budget de 9039 milliards F Cfa.

Actualités 14 sept. 2017


Demi-finales du Championnat national de volley-ball: De belles affiches en perspective à Natitingou

Le championnat national de volley-ball ouvert mercredi 13 septembre dernier à Natitingou a livré ce jeudi l’affiche de ses demi-finales. De belles affiches en perspective si l’on s’en tient aux performances des équipes qualifiées à la suite des matches de poule qui se sont déroulés sur les terrains du stade municipal de Natitingou, du Village SOS d’enfants, de la Maison des jeunes et de l’Ecole normale supérieure.

L’équipe d’AS Police de l'Ouémé-Plateau affrontera donc ce vendredi celle de Volley-ball d’Allada et AS Finance s’opposera à Entente des Forces armées béninoises chez les hommes puis au niveau des dames, Volley-ball Club d’Allada sera aux prises avec Vesos et Challenge à Tornado du Borgou Alibori.

 

Sports 14 sept. 2017


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Un nouveau bureau exécutif pour le conseil sectoriel du dialogue social

Le conseil sectoriel du dialogue social du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) a un nouveau bureau exécutif constitué de cinq membres. L’installation de ce bureau est l’une des retombées de la première session ordinaire du conseil qui s’est tenue, mardi 12 dernier et ce mercredi 13 septembre, à Grand-Popo dans le Mono. La cérémonie de clôture des travaux a été présidée par le ministre Aurélien Agbenonci.

Pendant deux jours, les organisations syndicales et les représentants du ministère ont discuté de questions relatives à l’amélioration des conditions de travail et de vie des agents du ministère. Cette session s’inscrit dans le cadre de la prévention des crises et tensions. Les participants à cette session ont abordé, entre autres questions, celle de l’installation d’un bureau exécutif, chargé de coordonner les activités du conseil.
Le bureau est présidé par Aurélien Agbenonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Mathias Fanou, conseiller technique à l’Administration, au Développement personnel et au Dialogue social est nommé secrétaire permanent du bureau, et Zacharie Abdou Mama, directeur de l’Administration et des Finances du Maec, en sera le rapporteur. Daouda Dramane et Servais Zohoun, secrétaires généraux respectifs du Syndicat national des diplomates, interprètes-traducteurs et personnels administratifs et techniques du ministère des Affaires étrangères (Syndipat-Mae) et du Syndicat national du personnel administratif et technique du ministère des Affaires étrangères (Synapat-Mae), y siègent en tant que membres.
« Je tiens à remercier tout un chacun de vous pour avoir mis du sérieux dans ce qui vous a réunis et pour la patience dont vous avez fait preuve », a salué Aurelien Agbénonci lors de la clôture des travaux. « Le dialogue social, a-t-il dit, est très important pour l’instauration d’un climat propice à l’épanouissement du travailleur et à l’atteinte des meilleures performances. » Le ministre a exhorté les uns et les autres à des échanges sincères au sein du conseil qui ne doit pas être transformé en un creuset de règlement de compte. Les travaux de la session ont été dirigés par William Comlan, directeur de cabinet du ministre n

Elom KPADONOU (Stag) A/R Mono-Couffo

Actualités 14 sept. 2017


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