La Nation Bénin...
Nouvelles

Les populations du quartier Sèholi-Fandji dans l’arrondissement de Godomey, commune d’Abomey-Calavi, sont mécontentes des députés à l’Assemblée nationale.
Elles dénoncent la suppression de leur quartier de la carte des unités administratives avec la mise en vigueur de la loi 2015-01 du 6 mars 2015 modifiant et complétant la loi 2013-07 du 27 mai 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement des unités administratives locales au Bénin. Réunis au sein de l’Association de développement de Sèholi-Fandji, plus de 400 habitants de ce quartier ont adressé une pétition citoyenne à l’endroit de l’Assemblée nationale pour réclamer la réhabilitation de leur unité locale à travers l’adoption d’une loi rectificative pour corriger cette situation. Selon les signataires de la pétition parmi les communications rendues publiques à l’entame de la séance plénière d’hier au Parlement, le but de la loi citée-supra n’est pas de supprimer des quartiers déjà existants mais plutôt d’en créer d’autres. Le quartier Sèholi-Fandji a toujours existé et a participé à toutes les échéances électorales au même titre que Sèholi-Bazounkpa situé dans l’arrondissement de Pahou, commune de Ouidah. Ils demandent aux députés de corriger cette injustice à eux faite et qui leur crée beaucoup de préjudices sur le terrain. La pétition a été affectée à la commission chargée des Lois pour étude par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Th. C. N.
Société 12 sept. 2017

La huitième compagnie d’assurance vient d’ouvrir ses portes au Bénin. Atlantique Assurances Bénin a lancé ses activités, vendredi 8 septembre dernier à Cotonou. Avec un capital de 1,2 milliard de F Cfa, elle commercialise des produits de la branche des dommages, à savoir incendies, accidents et risques divers. Elle est dotée des atouts que lui confère son appartenance au Groupe Atlantique. Sa directrice générale Florence Ayivi Elégbédé, avec une équipe de jeunes dynamiques, propose des produits innovants aux assurés sans oublier la réduction des procédures et délais de règlement des sinistres.
Le secteur des assurances s’élargit au Bénin. Il vient d’enregistrer l’installation d’Atlantique Assurances Bénin dont le lancement officiel des activités a eu lieu vendredi 8 septembre à Cotonou.
Après l’agrément octroyé au Groupe Atlantique pour exercer dans le secteur bancaire au Bénin depuis une dizaine d’années, l’Etat béninois lui renouvelle sa confiance dans le secteur des assurances, s’est réjoui le secrétaire général du Groupe Atlantique, Georges Wilson lors de la cérémonie de lancement des activités. « Atlantique Assurances Bénin est agréée depuis le 23 mars 2017 par le ministre de l’Economie et des Finances », a-t-il révélé avant de s’engager au nom du groupe à continuer de mériter cette confiance.
Atlantique Assurances Bénin est une compagnie d’assurances Iard (incendies, accidents et risques divers) ayant un statut de société anonyme avec un capital de 1,2 milliard de F Cfa avec un conseil d’administration. Le capital est entièrement libéré avec un actionnariat diversifié dont des Béninois. En termes d’atouts, il a fait savoir que cette compagnie d’assurances bénéficie de l’expertise et de l’expérience de Banque Atlantique dont la réputation n’est plus à faire dans la zone de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima). L’appartenance de la compagnie à ce groupe lui confère une capacité d’intervention notable du fait du couple banque-assurances, a souligné Georges Wilson. Mieux, Atlantique Assurances Bénin est accompagnée par les réassureurs de renommée internationale. Ces derniers lui apporteront, en cas de besoin, l’appui technique nécessaire sans oublier la garantie pour des opérations d’envergure.
Atlantique Assurances commercialise la branche dommages des assurances dont l’assurance automobile, l’assurance voyage, les produits utiles aux grandes entreprises. La compagnie a la capacité de couvrir les globales de banque, les gros risques. Florence Ayivi Elégbédé, directrice générale d’Atlantique Assurances Bénin a souligné que la particularité de sa compagnie réside dans la méthode mise en place pour distribuer ses produits. Atlantique Assurance est dans l’innovation. Elle s’engage dans une dynamique de proximité avec ses clients. Pour ce faire, a dévoilé la directrice générale, la compagnie va proposer des produits adaptés à toutes les cibles. « Chez nous, ce n’est pas des produits prêts à porter », a-t-elle caricaturé. Pour ce faire, la société sortira de ses quatre murs pour aller vers ses clients. « Dans cette dynamique, pas de limite géographique et horaire. C’est dire que de 0 h à 24 h, nous serons en contact avec les assurés », a indiqué la directrice générale assurant qu’elle a les moyens pour le faire. En termes de moyen, elle a mentionné les canaux de communication et compte sur la jeunesse et le dynamisme de son équipe.
Réduire les procédures et délais de règlement des sinistres
Sur le plan du règlement des sinistres, Atlantique Assurances Bénin innove aussi et promet d’en faire un outil de différenciation. Selon Florence Ayivi Elégbédé, sa compagnie s’engage à réduire les procédures et le délai du règlement des sinistres. Pour elle, c’est à cette seule condition que la compagnie pourra gagner la confiance des assurés. « En réalité, ce ne sont pas les produits que nous vendons mais plutôt le règlement des sinistres », a-t-elle nuancé, consciente que toute défaillance sur ce terrain constitue une menace pour sa compagnie. A cet effet, elle a rassuré de la méthode envisagée pour y parvenir. Par rapport à l’adresse géographique, la population retrouvera Atlantique Assurances Bénin au troisième étage d’un immeuble situé sur l’Avenue Steinmetz, après le festival des glaces.
Pour sa part, Darius Euloge Zodjihoué, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, a insisté sur le rôle des assurances. Selon lui, en tant qu’investisseur institutionnel, l’entreprise d’assurances devra contribuer davantage à la mobilisation des ressources pour les projets aussi bien publics que privés. Les assurances constituent aussi le pilier sécuritaire qui devra désormais porter tous les grands projets de développement économique, a noté le représentant du ministre de l’Economie et des Finances. En autorisant cette compagnie d’assurances, a-t-il expliqué, le Gouvernement montre non seulement qu'il tient à la diversité des produits d’assurances mais aussi qu'il est très attaché à l’instauration d’une saine émulation dans l’exploitation de l’activité des assurances au Bénin. Toutes choses permettant de cultiver sans cesse le professionnalisme et le sens de l’initiative des assureurs. Ainsi, les attentes du Gouvernement, en octroyant cet agrément, s’inscrivent dans un objectif de développement du secteur des assurances, « pour qu’il puisse jouer pleinement son rôle de levier économique et social dans notre pays ». Dans cette perspective, le ministère de l’Economie et des Finances promet de jouer sa partition sur le plan de la surveillance. Mais il n’a pas manqué d’inviter les promoteurs de la nouvelle compagnie d’assurances à respecter les normes légales et réglementaires afin que le plan d’activités autorisé dans le dossier d’agrément soit bien exécuté?

Le Gouvernement vient de mettre à la disposition de la Police et de la Gendarmerie nationales un lot de matériel roulant composé de trente pick-up. La remise officielle a eu lieu au Camp Guézo, vendredi 8 septembre dernier en présence du ministre Sacca Lafia.
Les hors-la-loi qui opèrent sur les différents grands axes du Bénin ont encore beaucoup de soucis à se faire. Le Gouvernement ne cesse de multiplier des actions qui visent à les traquer jusque dans leurs derniers retranchements. Il vient de faire encore un pas dans le sens du renforcement des capacités des hommes en uniforme. Trente véhicules pick-up acquis par l’Etat auprès de trois fournisseurs qui officient au Bénin, ont été remis à la Police et à la Gendarmerie par le Gouvernement béninois qui fait de la sécurité des populations une préoccupation majeure depuis quelques mois. Ce matériel roulant constitue une bouffée d’oxygène pour les forces de l’ordre dans la lutte contre l’insécurité.
Selon Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ce geste du Gouvernement va contribuer à garantir la sécurité des personnes, des biens et des capitaux sur les grands axes principaux. «Nous voulons faire du Bénin, un pays envié, serein où chaque citoyen vit en sécurité », affirme-t-il. Ce dernier geste constitue la quatrième de la série. « C’est la quatrième opération du genre, ce qui porte à 180 le nombre de véhicules déjà mis à la disposition des forces de l’ordre, et à 540 environ le nombre de motos », ajoute-t-il.
Les trente nouveaux véhicules remis à la Police et à la Gendarmerie nationales vont faciliter le travail des unités sur les corridors qui relient Cotonou aux pays limitrophes du Bénin tels que le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, et le Togo. Le directeur général de la Gendarmerie nationale, Marcel Adjaho, s’est réjoui de ce geste du Gouvernement qui vise à faciliter les « patrouilles corridors ». Il a promis à l’autorité que lesdits véhicules seront exclusivement utilisés dans le cadre de la mission indiquée?

La Fondation Adrien Houngbédji pour l’excellence et la jeunesse a remis des bourses d’excellence aux lauréats du concours qu’elle a organisé à l’intention des jeunes. La cérémonie de remise qui s’est déroulée, samedi 9 septembre dernier à Cotonou, a fait la joie de six jeunes sélectionnés pour un voyage en Chine.
La Fondation Adrien Houngbédji pour l’excellence et la jeunesse, créée par le président de l’Assemblée nationale, est à l’œuvre pour encourager les jeunes à s’intéresser et à faire des merveilles dans le domaine du numérique. Elle a procédé, samedi dernier, à la remise de bourses d’excellence aux lauréats du concours organisé à cet effet.
La vice-présidente de la fondation, Brigitte Houngbédji, a rappelé que l’une des tâches de la fondation est d’amener les jeunes à s’approprier les technologies. Ainsi, le premier projet issu des vacances du numérique a été réalisé et la fondation a pu, en moins d’un mois, identifié, formé et distingué des jeunes, avec l’objectif de non seulement les récompenser mais aussi à les encourager.
A l’issue des travaux du jury, ce sont Patrick Anagonou, Agnès Alissoutin, Ali Bawa N’gobi, Wilfried Kindomèho et Cyrille Agbansou qui ont été par ordre de mérite récompensés. La fondation a travaillé pour donner d’autres opportunités aux jeunes pour voyager en Chine.
Au cours de la cérémonie, des prix allant de 200 000 à 2 millions F Cfa ont été offerts aux lauréats. Le représentant en Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie, Eric Adja, a exhorté les jeunes béninois à saisir l’égalité des chances qui leur est offerte pour relever le défi du numérique. Il s’est réjoui de l’intérêt du président Adrien Houngbédji pour la promotion de jeunes dans le numérique, car avec des ressources limitées, ils peuvent créer de grandes choses.

L’Opérateur de téléphonie mobile Mtn Bénin a lancé un centre d’innovation pour le développement des applications, vendredi 8 septembre dernier en collaboration avec la fondation Adrien Houngbédji, du nom du président de l’Assemblée nationale qui était présent à la cérémonie. C’est avec le soutien du Gouvernement représenté par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, et le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Le développement d’une nation ne peut se faire aujourd’hui sans le numérique. Beaucoup de nations comme le Bénin l’ont compris et ne cessent d’en faire leur priorité. C’est ainsi que l’opérateur de réseau mobile Mtn Bénin a entrepris un lourd investissement dans la formation des jeunes béninois en vue de booster le numérique. La création et le lancement de son centre d’innovation en sont une illustration.
Le directeur général de Mtn Bénin, Stephen Blewett, a affirmé que l’initiative de ce centre vise à promouvoir l’économie numérique et les talents dans plusieurs domaines, notamment celui des sites web, des applications et surtout à aider les jeunes à se former et à développer leurs applications. Ce centre est, selon lui, un espace de formation avec un environnement propice au développement d’applications. Il dispose d’un laboratoire ainsi que des outils appropriés et des salles de formation adaptées. Il servira de cadre de rencontres entre les acteurs du monde numérique, dont les développeurs et les spécialistes. Le centre servira également à la formation des journalistes et médias locaux sur les nouveaux médias tels les blogs, Twiter, Linkedin, Facebook, Instagram, pour réduire la fracture numérique et contribuer à la promotion des outils numériques à travers les médias locaux.
Le centre d’innovation créé par Mtn est un incubateur comportant des programmes de création, d’entrepreneuriat et de développement des affaires par le coaching et le mentorat. Il offre des outils favorables à l’éclosion des initiatives et de création de start-up.
Mtn, par ce centre, remplit un engagement social numérique qui permettra de favoriser le développement des solutions digitales dans les domaines de l’environnement, de la santé et de l’agriculture, pour un Bénin plus numérique.
Pour le président Adrien Houngbédji, président de la Fondation Adrien Houngbédji, ce centre est né de la nécessité pour tous les citoyens de notre pays d’agir la main dans la main pour régler les problèmes de développement. Selon lui, l’Afrique francophone, notamment le Bénin, se doit de rattraper son retard dans le domaine du numérique. Il a salué le président de la République, Patrice Talon pour son ambition de faire du Bénin la plateforme numérique du continent.
Une solution au chômage
Aussi, a-t-il affirmé que le lancement du centre d’innovation de Mtn Bénin est une belle initiative qui offre des opportunités et demeure une solution au chômage des jeunes. Car selon lui, les avancées notées dans le secteur du numérique sont encore insignifiantes pour impacter le développement du pays. Adrien Houngbédji promet que la Fondation Mtn et sa fondation conjugueront leurs efforts pour contribuer à régler des problèmes qui freinent le développement du numérique au Bénin. Une ambition qui, selon lui, mérite d’être partagée. Pour cela, il en appelle à la mobilisation générale dans notre pays pour le numérique.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, rappelle les trois grandes révolutions qu’a connues l’histoire de l’humanité. Il s’agit de celle relative à la découverte du charbon qui a favorisé le boom des industries en Europe, notamment en Angleterre ; la seconde a eu lieu de 1890 à 1310 avec la découverte et l’extraction du pétrole et l’invention de l’électricité et la troisième révolution va de 1970 à 2000, et concerne l’énergie électrique ayant permis la diffusion de nouveaux moyens. Elle affirme que le Bénin dispose d’énormes atouts, et que la jeunesse a besoin de soutien pour faire des exploits dans le numérique. C’est important que les décideurs politiques entreprennent des actions dans ce sens, estime Rafiatou Monrou.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication rappelle que dès sa prise de fonction, elle a entrepris avec ses collaborateurs de favoriser le développement de l’internet à haut débit. De même, pour créer la confiance dans le numérique, l’Assemblée nationale a-t-elle voté un code qui permet à notre pays de prendre une avance considérable. Le Gouvernement projette de créer une université numérique et considère que Mtn est un partenaire dans cette révolution, annonce Rafiatou Monrou. Elle a rappelé que les incubateurs Mtn sont en parfaite harmonie avec le programme d’action du Gouvernement.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, dit être venu soutenir sa collègue de l’Economie numérique et l’esprit de coopération entre le secteur privé et la société civile, et dire que le Gouvernement entend impulser une révolution numérique. Selon lui, c’est par cette révolution numérique que le Bénin peut rattraper son retard dans le développement.
« Le Gouvernement fait l’effort de dire que nous devons être le meilleur», renseigne le ministre d’Etat qui affirme qu’au Bénin, le secteur du numérique fait partie des priorités du Gouvernement, qui entend investir dans la formation par l’entremise de la Cité de l’innovation et du savoir qui va dans cette direction.
Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à soutenir le secteur et invite toutes les autres entreprises et fondations à soutenir cette initiative de Mtn, en collaboration avec la Fondation Adrien Houngbédji.

Après le lancement des travaux préparatoires, il y a quelques semaines, c’est la libération des sites pour le démarrage des travaux proprement dits pour la construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé qui est actuellement en cours. Vendredi dernier, les membres de la commission d’indemnisation et d’expropriation étaient sur le terrain avec les experts et plus précisément les membres du cabinet Eco Plan, pour une vérification de l’état des lieux fait par ce cabinet.
Le projet de construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé entre dans sa phase active. Le cabinet Eco Plan qui a fait l’état des lieux pour la libération des sites a déposé son rapport. C’est pour vérifier les informations contenues dans ce rapport que les membres de la commission d’indemnisation et d’expropriation ont fait une descente sur le terrain, vendredi dernier, pour faire un échantillonnage. Et selon le cabinet, il y a plusieurs cas qui ont été relevés au cours des travaux dont deux ont fait l’objet de la descente du vendredi dernier.
Le premier cas est celui d'un domaine dont le titre a changé de propriétaire. Le second est relatif à un propriétaire qui a morcelé son domaine qu’il a mis en vente. Le constat ici est que le nombre de parcelles annoncées par ce propriétaire est inférieur au nombre de parcelles réclamées par les acquéreurs. C’est ce cas qui, selon les membres du cabinet Eco plan, est difficile à gérer.
Pour le représentant du cabinet, Basile Awènoudé, il y a aussi des cas où plusieurs acquéreurs se retrouvent sur une même parcelle ou même des propriétaires terriens ne maîtrisent pas correctement les limites de leurs propriétés. Il regrette que la plupart de ces terrains qui ont fait l’objet de vente, n'aient pas suivi un morcellement sérieux. Car, il y a des difficultés pour reconnaître les vraies limites de ces parcelles.
Basile Awènoudé informe aussi que c’est au sein des collectivités que le phénomène est criard. Puisque beaucoup d’héritiers sont copropriétaires de domaine. Chaque héritier se met de son côté à vendre. Et si on fait la somme de tout cela, il y a un large dépassement.
Pour le représentant du cabinet Eco plan, leur mission est d’actualiser les données issues des travaux de l’état des lieux qui a été fait en 2005. Et cette actualisation a un contenu précis. De même a-t-il a été question de voir si les acquéreurs ont érigé des bâtiments sur les terrains et s’il n’y a pas sur ces terrains des implantations pérennes.
Un domaine de 3028 hectares
Le président de l’Association intercommunale des propriétaires et acquéreurs de parcelles des 3028 hectares de l’aéroport de Glo-Djigbé qui concernent les communes du département de l’Atlantique dont Abomey-Calavi, Tori Bossito et Zê, Abel Koucoï, rappelle qu’ils se sont battus longtemps. « Du moment où le Gouvernement a annoncé qu’aucun village ne va rester dans le domaine, nous avons accepté le fait. Et il a pris en compte nos préoccupations », se réjouit Abel Koucoï qui souligne que son association accompagne le Gouvernement dans la réalisation de ce projet. Il estime que les divergences se sont aplanies à partir du moment où le processus de relogement est déjà en cours et bientôt les dédommagements vont commencer.
Pour le directeur général de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (Andf), Victorin Kougblénou, la commission d’indemnisation et d’expropriation a des activités de bureau et des activités de terrain. Les activités du bureau étant terminées, il faut descendre sur le terrain. Après avoir remercié le cabinet Eco Plan pour le travail qui a été fait, il souligne que la confiance n’exclut pas le contrôle. Le déplacement de la commission sur le terrain vise à confronter les résultats contenus dans le rapport du cabinet avec les réalités du terrain.
Il faut rappeler, dans le cadre de cette descente, que les membres de la commission ont été accompagnés du directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) et d’une délégation de l’aéroport de Paris qui doit réaliser le projet de l’aéroport de Glo-Djigbé?

Le prix du kilogramme de sardine, par exemple, est passé de 700 F CFA à 900 F CFA et celui du kilogramme de maquereau de 900 F CFA à 1100 F CFA, soit une hausse de 200 francs sur chaque kilo.
Le constat est fait notamment à Lokossa où des consommateurs ont lié la flambée des prix à la prise d’une décision ministérielle, le 28 août dernier, visant la suspension de l'importation du tilapia.
Mais si la mesure de suspension est justifiée, selon le communiqué conjoint des ministres en charge du Commerce et de la Pêche, par les ravages du tilapia lake virus, on ne saurait expliquer le fait que les prix des autres poissons grimpent aussi rapidement sur le marché. Vivement que le Gouvernement s’y penche.
Politique 11 sept. 2017

Le port de Cotonou vient d’enregistrer, ce vendredi 8 septembre, un nouvel exploit, avec l’accostage pour la première fois au Bénin du navire porte-conteneur Arkas Africa. Ce navire a pour agent maritime Bolloré Transports & Logistics.
L’armement turc Arkas Line a opéré la première escale de son histoire au port de Cotonou, avec son navire Arkas Africa. Cette présence vient inscrire le Bénin sur le short-list des destinations que l’un des leaders mondiaux de l’armement a choisies pour desservir la côte ouest-africaine, avec comme agent maritime au port de Cotonou, Bolloré Transports & Logistics.
Dans le cadre du service Was (West Africa Service) en effet, Arkas Line met en ligne quatre navires de 3000 Teu’s chacun, entre les principaux ports de la Méditerranée, de la Mer Noire, de l’Europe du Nord et de l’Afrique de l’Ouest. Cotonou a été le premier port touché à la descente en Afrique par le service WAS, offrant ainsi un transit time incomparable aux importateurs béninois et de la sous-région.
Au Bénin, Arkas Line est représenté par Bolloré Transport & Logistics et ses navires seront manutentionnés par Bénin Terminal, la filiale du Groupe Bolloré au Bénin.
Arkas opérait déjà une ligne maritime sur l’Afrique de l’ouest depuis 1996 mais c’est la première fois que la desserte de Cotonou est intégrée dans un de ses services. Le groupe possède en propre plus de 50 navires porte-conteneurs, plus de 120 000 conteneurs de tous types et emploie 7300 personnes?

L’Ong Be the Best organise le 2 décembre prochain la 4e édition de la remise des prix aux modèles de ponctualité. Dans ce cadre, l’Ong Be the Best a lancé depuis plusieurs semaines l’appel aux soumissions dans le but de récompenser les lauréats de cette année. Cette initiative vise à faire de la ponctualité un réflexe au niveau de chaque citoyen.
Pour la quatrième fois, l’Ong Be the best va célébrer les modèles en matière de ponctualité. L’événement se passera le samedi 2 décembre prochain à Cotonou. Mais avant, les inscriptions sont ouvertes et seront clôturées le 15 septembre prochain. Expliquant sa démarche, Michaëlle Gayet, directrice exécutive de l’Ong Be the Best,a indiqué que l’initiative vise à contribuer à l’amélioration des performances individuelles et collectives de la communauté. Mieux, poursuit-elle, elle doit permettre de détecter les meilleurs modèles pour une société performante et vertueuse. L’Ong fonde ses actions sur quatre valeurs fondamentales que sont la ponctualité, l’innovation, le professionnalisme et l’excellence. Le programme Best Models of Punctuality (Bmp) de récompense des meilleurs modèles de ponctualité est une initiative pour promouvoir la bonne gestion du temps et la ponctualité, a-t-elle poursuivi. Pour ce faire, elle n’a pas manqué d’inviter toute personne ayant détecté des modèles de ponctualité à soumettre leurs candidatures avant le 15 septembre, date de clôture des soumissions pour la 4e édition. Le modèle de ponctualité recherché doit être un bon gestionnaire du temps (Professionnel/Associatif/Familial). Il doit être ponctuel, inspirer ses collaborateurs à faire comme lui. Par ses actes, il doit aussi être un reflet de valeurs positives et enfin au mieux agir en adéquation avec les quatre valeurs fondamentales que sont la ponctualité, l’innovation, le professionnalisme et l’excellence. Chaque année, le Bmp met en jeu 10 catégories. Les soumissions sont faites dans chacune de ces catégories. Il s’agit de : l’administration publique ou institutions de la République, société d’Etat, société privée, secteur santé, secteur judiciaire, secteur de l’éducation, secteur parlementaire, médias et autres…
Il faut noter que ce programme, a déjà permis de récompenser en 2014 des personnalités comme l’actuel ministre d’Etat Pascal Irenée Koupaki, l’actuel recteur de l’Uac, Brice Sinsin dans la catégorie éducation, et en 2015 le chroniqueur Jérôme Carlos dans la catégorie médias.

Le lion est mort, mais la légende continue ! Honoré Avolonto n’est plus. Le talentueux auteur compositeur qui a côtoyé les mémorables orchestres Poly Rythmo, Black Santiago a rendu l’âme, mercredi 6 septembre dernier au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm) où il était admis depuis plusieurs mois. Retour sur le parcours exceptionnel d’un chanteur prolifique hors pair qui a marqué l’univers musical béninois depuis les années 1970.
Honoré Avolonto démarre sa carrière musicale en 1969 comme percussionniste avant de conquérir plus tard les mélomanes par ses compositions et sa voix. La légende raconte qu’il aurait été introduit auprès de l’orchestre ‘‘Les Volcans de la capitale» par un certain Danialou Sagbohan dit L’homme-orchestre : batteur, guitariste, percussionniste, chanteur. Les deux se retrouveront plus tard au sein du groupe Black Santiago. Apprentissage réussi, avec la bande au trompettiste Ignace de Souza, le jeune
Honoré Avolonto s’imposera très tôt comme un auteur compositeur prolifique qui connaît du succès. Chantés en fon-gbé, mina, français, ses titres « Bonne année », « Assounon djèdo koli » (Littéralement : la belle-mère à histoires), « N’fa nouwé », « Lonlon simpé » (l’amour finit au tombeau), « Doko fi wè gbèdé » (La vie est ici-bas), « Noun ma do minsi » (La pauvreté...), « Na mi do gbè hué nu » (Donne-moi quand je suis encore en vie) font danser plus d’un depuis la fin des années 70. Il y chante la vie, les vicissitudes, l’amour, la femme, la beauté africaine. Plus qu’un amuseur public, il éduque surtout à travers ses compositions.
Sur cette lancée, il sera classé même « compositeur n°1 au Bénin pour avoir battu le record de vente de l’année », comme le reconnaît le producteur Libert Adjibi sur le disque vinyle griffé « Special 81 » sorti sous le label de Libert International Records et qui comporte les titres « Gné m’bléo », « La mort n’a pas de date », « Azô wè gni gbèto » (C’est le travail qui fait l’homme), « Hin a yi ha » (Prudence), exécutés avec le concours du talentueux orchestre Poly Rythmo de Mèlomè Clément, Eskill Lohento, Léopold Yèhouessi et autres. Le disque est « le reflet d’une volonté ardente à travers un travail profond et laborieux de dépasser le succès local pour s’ouvrir au monde entier », témoignait le producteur. L’artiste béninois lui-même voyait les portes de l’international s’ouvrir à lui ; c’est du moins sa conviction. « Cette fois-ci, je crois les frontières vont éclater », a-t-il confié au producteur qui le qualifiait de « griot béninois » et de « calculateur froid de nature très réservée ».
Avec le Tout Puissant Orchestre Poly Rythmo, Honoré Avolonto a sorti également, entre autres, les morceaux « L’affaire n’est pas grave », « Sètché wèda ». Dans son riche répertoire, les personnes d’un certain âge ont encore sur leurs lèvres les refrains des morceaux « Na do sê kpon wê », « Tin lin non » (1983) avec la participation vocale de Vicky, Eskill, Miguel & Guenshi-Ever.
C’est dire que celui que pleure aujourd’hui le monde des dilettantes de la musique est un monument dont les mélodies restent immortelles, telles les messages de ses chansons éclectiques ont de la profondeur et traversent le temps. Sa disparition constitue une grosse perte pour la musique béninoise. Mais l’artiste ne meurt pas, dit-on. Salut l’artiste !
Claude Urbain PLAGBETO
Culture 08 sept. 2017