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Nouvelles

Hygiène alimentaire: Repas de rue : plats à risques pour les consommateurs

La vente des repas dans les rues est une pratique très répandue au Bénin, notamment dans les villes comme Bohicon. Mais force est de constater que les vendeurs de nourriture se préoccupent peu de l’hygiène des aliments exposant les consommateurs à de gros risques sanitaires.

Diarrhée, salmonellose ou fièvre typhoïde, parasitose intestinale, péritonite (inflammation du péritoine exigeant une intervention chirurgicale) et troubles digestifs, sont quelques maladies causées par les repas souillés, explique William Gbaguidi, infirmier au centre de santé Sèlomè à Bohicon. Cela, ajoute-t-il, est dû à l’exposition des aliments à la poussière au bord des voies, et aux mouches vectrices de maladies qui s’y posent. « Des cas de malades décédés des suites de diarrhée accompagnée de vomissements chez les enfants sont parfois enregistrés par le centre », confie l’infirmier.
Cependant, certains sont abonnés chez ces ‘’vendeurs de maladie’’ et le justifient. « C’est bien, car cela nous évite de rentrer à la maison avant de manger aux heures de pause », affirme Enock Agon, boulanger à Bohicon. Comme lui, Juvence Soglo, élève, déclare : « la vente des aliments au bord de la voie est une bonne chose », mais s’empresse d’ajouter que « ce n’est pas intéressant quand c’est mal entretenu ».
Certains Béninois, conscients des risques qu’ils encourent, préfèrent s’abstenir. « Moi, j’ai arrêté d’acheter de la nourriture chez les vendeurs ambulants depuis plusieurs années. Ils n’entretiennent pas la nourriture et vendent des repas qui peuvent vous causer des maladies », dénonce Omram Agossadou, agronome résidant à Bohicon.
Toutefois, certains vendeurs sont conscients des risques et tentent de protéger leurs marchandises. « Si les clients ne restent pas vivants, qui viendra acheter chez nous ? » déclare maman-Lolo, vendeuse de riz à Bohicon. Elle condamne ses consœurs qui ne s’en préoccupent pas et qui disent que « le repas est assez chaud pour tuer les vers posés par les mouches ». Maman-Dédé, vendeuse de pain au carrefour Zakpo de Bohicon, aussi consciente du danger, a fait fabriquer une caisse en verre où elle met sa marchandise à l’abri des mouches et de la poussière. « Cela m’a permis d’accroître ma clientèle », confie-t-elle. Ces quelques vendeuses conscientes des risques sont peu nombreuses par rapport à celles qui ne soucient guère des problèmes sanitaires que leurs clients risquent d’avoir.     
La vente de repas dans les rues apparaît en somme comme une pratique plus risquée que salvatrice pour les consommateurs. Mais la grande préoccupation est celle de savoir si les vendeurs ambulants prendront à l’avenir les précautions hygiéniques nécessaires ou s’il faut lutter contre cette pratique de vente ambulante des repas non protégés qui est mauvaise pour la santé de la population?

Par Michel Massessi (Stag), A/R Zou-Collines

Société 06 sept. 2017


Revue sectorielle du ministère en charge de la Décentralisation: Les progrès évalués

Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale (Mdgl), a organisé ce mardi 5 septembre à Cotonou, sa revue sectorielle 2016. Elle vise l’évaluation des progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de décentralisation et de la déconcentration (Ponadec).

Dans son programme d’actions, le Gouvernement envisage de réaliser des investissements massifs dans les infrastructures de soutien à la croissance et au développement économique. La revue du secteur de la décentralisation et de la gouvernance locale au titre de 2016, organisée ce mardi à Cotonou, s’inscrit dans le cadre du suivi de cette stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté. Elle constitue un espace de dialogue entre le ministère en charge de la Décentralisation, les partenaires techniques et financiers et la société civile.
Les discussions lors de la revue sectorielle ont été essentiellement orientées, hier, vers la mise en œuvre de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration (Ponadec). Car, explique le directeur chargé de la Programmation et de la Prospective du Mdgl, Stanislas Allagbé, la revue est un cadre d’échanges des principaux acteurs de la décentralisation et de la gouvernance locale pour apprécier la situation du secteur, favoriser le développement interministériel et institutionnel, réfléchir sur des thématiques ciblées pour proposer des pistes d’amélioration des pratiques dans les domaines concernés en vue de meilleures performances.
Le directeur de cabinet du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Noël Gankpé a indiqué que des progrès ont été réalisés mais demeurent lents et timides. Il en veut pour preuve l’élaboration et la mise en œuvre des principaux outils d’opérationnalisation que sont les plans départementaux de développement intersectoriels (Pddi) et les plans de décentralisation et de déconcentration. Même si des mesures sont en cours pour lever les différentes contraintes liées à l’élaboration et à la mise en œuvre de ces importants outils de planification, souligne-t-il, on note la contreperformance enregistrée en ce qui concerne le taux d’exécution des budgets communaux et son corollaire et l’importance des reports de crédits.
En plus, poursuit-il, des efforts restent à déployer en vue de l’approvisionnement à temps des comptes des receveurs percepteurs, la consommation des crédits et la qualité des dépenses.
C’est pourquoi cette revue du secteur de la décentralisation et de la gouvernance locale s’est évertuée à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la Ponadec depuis la dernière revue tenue en juin 2016.
Il s’est agi pour les préfets, les partenaires techniques et financiers, les représentants des ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre de la Ponadec et les maires de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la revue précédente, d’évaluer les progrès réalisés dans divers domaines de la Ponadec et d’évaluer le niveau d’atteinte des indicateurs retenus pour l’évaluation des performances du secteur au cours de l’année 2016. Les participants à cette revue ont également examiné les difficultés auxquelles le secteur a été confronté et formulé des recommandations spécifiques qui permettront d’obtenir de meilleures performances dans le secteur. Une série de communications suivies de débats ont meublé cette revue?

Actualités 06 sept. 2017


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Les priorités de la coopération bénino-néerlandaise passées en revue

Une délégation des Pays-Bas et de son ambassade à Cotonou a eu, ce mardi 5 septembre à Cotonou, des échanges avec le Bénin au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. La rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations bilatérales entre les deux parties et a surtout permis de donner plus d’assurance à la partie néerlandaise quant à la gestion de l’aide qu’elle apporte au Bénin.

Entre le Royaume des Pays-Bas et le Bénin, il existe une coopération qui ne cesse de gagner en intensité et en qualité à travers un partenariat multidimensionnel et enrichissant. Cela fait des Pays-Bas, un des partenaires stratégiques et privilégiés pour le développement du Bénin. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en est satisfait et s’en félicite. A l’ouverture des consultations bilatérales entre ce pays et le Bénin, ce mardi 5 septembre dans l’enceinte de son ministère à Cotonou, le patron de la diplomatie béninoise est largement revenu sur l’état de la coopération bénino-néerlandaise. « Le royaume des Pays-Bas apporte un appui considérable à notre pays dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté et le développement durable. Au-delà de l’aide publique au développement, nos deux pays s’intéressent davantage à la promotion des échanges économiques et commerciaux », a également justifié le ministre Aurélien Agbénonci. Et si dernièrement, la santé des relations entre parties néerlandaise et béninoise a failli se gripper, tout est dans l’ordre désormais, assure le ministre des Affaires étrangères.
« Je ne doute pas que dans un passé récent, des questions aussi sérieuses que la gestion diligente et transparente d’un certain nombre de programmes aient pu faire courir à cette amitié le risque de tension », rappelle-t-il au partenaire néerlandais. Il se réjouit, par ailleurs, de ce que « l’avènement du nouveau Gouvernement ait permis d’avoir un dialogue ouvert et franc sur cette question ». « Nous allons poursuivre sur cette voie », ajoute le ministre Aurélien Agbénonci qui, rapportant le chef de l’Etat, indique que « Chaque fois qu’il y aurait des cas de prévarication ou de mauvaise gestion, le Gouvernement prendra ses responsabilités et sanctionnera ».

Renforcer les liens

Pour ce qui est de la rencontre qui mobilise les acteurs des deux pays intervenant à divers niveaux de la coopération, elle se veut, selon le ministre, un indicateur de la consolidation des progrès enregistrés et qui ont contribué à l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises. Elle sera donc, entre autres, consacrée à des échanges sur des questions d’importance qui porteront sur « la coopération bilatérale, les défis de la bonne gouvernance au Bénin ainsi que les questions d’intérêt commun telles que la lutte contre le terrorisme et le développement durable ».
Du côté néerlandais, l'on n’est pas moins satisfait de la coopération avec le Bénin, mais le souhait d’aller au-delà s’est manifesté au cours de ces consultations qui s’inscrivent dans le cadre du dialogue politique général, sectoriel et thématique entre les deux parties et du suivi de la mise en œuvre du Programme pluriannuel de coopération. L’ambition des Pays-Bas, telle que révélée par le directeur adjoint du département Afrique au ministère néerlandais de la Coopération, Robert-Jan Siegert, c’est d’aller « au-delà du programme de coopération habituel et d’explorer des objectifs communs dans plusieurs autres domaines ». Le programme pluriannuel de coopération 2014-2017 étant presque à terme, Robert-Jan Siegert souhaite que celui à venir (2018-2021) permette d’entrevoir des axes futurs mieux porteurs d’impacts. Et, dans la perspective de l’installation d’un nouveau gouvernement dans son pays, il a signifié ceci : « Nous recevrons fort probablement des instructions supplémentaires une fois que ce gouvernement sera en place ». La coopération bénino-néerlandaise existe depuis 1972?

Actualités 06 sept. 2017


Rentrée scolaire 2017- 2018: La date du 18 septembre maintenue

Il n’y a plus aucun doute. Le 18 septembre prochain, élèves et enseignants reprendront le chemin des classes. C’est qu’ont confirmé les ministres en charge des Enseignements primaire et secondaire, Jean Lucien Kocou et Slimane Karimou, lundi dernier lors d’une conférence de presse conjointe animée à Cotonou.

La date du démarrage de l’année scolaire 2017-2018 a connu un léger changement par rapport aux précédentes années scolaires. Le Gouvernement a fixé la date du 18 septembre prochain pour la rentrée et a pris des dispositions matérielles et financières pour son effectivité. Des dispositions à travers lesquelles les préoccupations des syndicats et autres partenaires sociaux ont été prises en compte.
Le ministre en charge de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou, a confirmé que les problèmes liés au redéploiement du personnel, au paiements des primes de rentrée, d’arriérés aux enseignants nouvellement recrutés, et au reclassement des agents permanents de l’Etat, puis de l’actualisation de la formation des professeurs de comptabilité conformément aux textes de l’Ohada, ont été déjà été réglés.
En ce qui concerne l’enseignement primaire, des dispositions sont en cours pour l’adoption des statuts des enseignants du primaire. Mais, le ministre en charge de l’Enseignement primaire, Salimane Karimou, a rassuré qu’il n’y a aucun problème pour ce qui est des statuts particuliers. Tout le nécessaire sera fait pour la prise des arrêtés, mais il y a certains cas qui nécessitent l’arbitrage du ministère des Finances, et la création d’une commission paritaire ministère des Finances, ministère de la Fonction publique et ministères des Enseignements, a-t-il souligné.
Les deux ministres ont rassuré quant à la volonté du Gouvernement de procéder au déblocage à temps des subventions au niveau des collèges publics en ce qui concerne la gratuité de l’enseignement pour les filles.
Il y a seulement quelques jours, le Gouvernement réuni en Conseil des ministres a annoncé le déblocage de plusieurs centaines de millions au titre des arriérés dus aux syndicats. Surtout, des fonds ont été dégagés pour l’effectivité et le bon fonctionnement des cantines scolaires sur tout le territoire national.
Au vu de ces nombreux efforts fournis par le Gouvernement, il ne devrait plus y avoir de handicap au démarrage de la rentrée scolaire 2017-2018 dont la date est maintenue pour le 18 septembre prochain. La pré-rentrée est prévue pour le lundi 11 septembre prochain?

Education 06 sept. 2017


Déchargement du procureur général près la cour d’appel de Cotonou: L’Unamab dénonce un « limogeage déguisé »

« Un limogeage déguisé », c’est ainsi que le bureau exécutif de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Be/Unamab), réuni le 3 septembre dernier à Cotonou, analyse la décision du Conseil des ministres en date du 30 août dernier déchargeant le magistrat Mardochée Kilanyossi de ses fonctions de procureur général près la cour d’appel de Cotonou.

Selon le Conseil des ministres, cette décision est intervenue pour permettre à l’intéressé de « se consacrer pleinement à celles (aux fonctions) de secrétaire général adjoint du Conseil supérieur de la magistrature ». Mais l’Unamab présidée par Michel Adjaka ne voit pas de cet œil, et qualifie la décision d’« arbitraire » puis exige que le Gouvernement la rapporte sans délai. Même si l’article 8 de la loi relative au Conseil supérieur de la magistrature (Csm) donne la possibilité au chef de l’Etat sur proposition du garde des Sceaux de décharger le secrétaire général du Csm et son adjoint de l'exercice de toutes autres fonctions « lorsque l'exercice desdites fonctions est susceptible de gêner la bonne exécution de leur mission » au sein de l’organe, une telle décision ne peut être prise sans l’avis conforme dudit conseil, mentionne le communiqué de presse de l’Unamab.
De toute façon, la loi n’a pas précisé le recours à cet avis. Mais l’Union trouve que « cela va sans dire d’autant plus qu’on ne peut prétexter de surcharge de travail au niveau du Conseil supérieur de la magistrature sans que le constat en soit préalablement fait par cette institution ». « En l’espèce, il n’est pas fait mention dans le relevé du Conseil des ministres de l’acte par lequel le Conseil supérieur de la magistrature a délibéré sur la surcharge de travail au sein de son secrétariat général et sollicité en guise de solution le déchargement de son secrétaire général adjoint », argumente le Be/Unamab.
Michel Adjaka et les siens se demandent aussi pourquoi le secrétaire général du Csm n’est pas déchargé et que c’est plutôt son adjoint qui l’est. « Si le titulaire d’une charge n’est pas submergé, son adjoint ne peut l’être », estime l’Unamab qui prend le peuple à témoin et rend le Gouvernement et son chef responsables des conséquences fâcheuses qui découleraient de cette malheureuse situation.
S’avance-t-on vers un nouveau bras de fer entre l’Unamab et le Gouvernement, après les brouilleries au sujet des nominations et du recrutement des magistrats ?

C. U. P.

Actualités 05 sept. 2017


Infrastructures: Reprise en force du bitumage de la Route des pêches

Les travaux routiers du projet Route des pêches reprennent avec intensité. Les diverses contraintes relatives à sa mise en œuvre semblent visiblement levées, place désormais à la route tant attendue.

Fin des pavés d’Erevan hier, un groupe de travailleurs parés de gilet de chantier flanqué du logo de l’entreprise Adéoti Sarl contrôle les manœuvres d’un bulldozer qui réalise la fouille pour la pose des caniveaux. De Fiyegnon I à la hauteur de Togbin, de nombreux ouvriers s’activent sur divers pans du chantier. La route longeant la plage de Fidjrossè est entièrement fermée à la circulation. Seuls les hommes en casque de chantier y ont accès ainsi que les engins lourds. Le projet de la Route des pêches reprend de l’activité, après une longue période de suspension par le Gouvernement du Nouveau départ. « La reprise officielle des travaux date de mars 2017, mais celle physique a traîné parce qu’il fallait valider le dossier d’exécution. Actuellement, nous sommes à un niveau d’exécution de 8%, les ouvrages d’assainissement sont en cours et il faut dire que le retard dans la libération des emprises a aussi retardé le chantier », explique Etienne Wotto, chef de la mission de contrôle assurée par le groupement Héros GC/GIC Mali. Pour l’instant, l’entreprise Adéoti Sarl, en charge de l’exécution, met le paquet sur la réalisation des ouvrages d’assainissement. Déjà 5 km de caniveaux sont réalisés sur les 21 km prévus de part et d’autre de la route.

Ouvrage redimensionné

Les travaux en cours concernent la première phase du projet routier quittant le Carrefour Erevan au village d’Adounko, sur un linéaire de 13,025 kilomètres. L’ouvrage est une route en 2 X2 voies, dotée d’une chaussée ayant 7 mètres et 8,5 mètres de largeur par endroits, des caniveaux et des passages piétons.
Mais le projet initial a été redimensionné par le Gouvernement actuel qui y a ajouté deux spécificités. La première concerne la construction d’une contre-allée longue de 5 km à partir d’Erevan. « Généralement, nous réalisons les routes avec des bandes d’arrêt d’urgence, les caniveaux et des trottoirs. Cette fois-ci, on aura du côté de la berge, une chaussée séparée de la voie de circulation normale qui sera dédiée aux véhicules légers. Cette route à 5,5 m de largeur permet aux usagers de la plage de pouvoir garer leurs voitures. Après cela, il y a un passage piéton, également bitumé pour permettre aux piétons de marcher ou de faire du jogging. Cette géométrie est une première au Bénin », précise Etienne Wotto.
La seconde spécificité tient au fait que contrairement au projet initial qui a retenu le principe d’une route touristique avec des véhicules légers, le projet actualisé a été redimensionné de manière à faire supporter la route par les convois de gros porteurs. Du coup, il est prévu la construction d’une chaussée lourde qui, en dehors du terrassement, sera renforcée par de graves concassés améliorés au ciment et de graves bitumes. Selon le chef de mission de contrôle, cette réévaluation a induit un surcoût de 10 milliards F Cfa sur le financement initial de 15,755 milliards de francs Cfa, dont 12 milliards F Cfa assurés par la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Ce surcoût est pris en charge par l’Etat, sous la forme d’un partenariat public-privé conclu avec Adéoti Sarl.

Le dédommagement des sinistrés en cours

Le délai contractuel renégocié est de 24 mois et court depuis mars dernier. Eugène Dossoumoun, directeur des travaux à Adéoti Sarl, rassure que l’entreprise mettra les bouchées doubles pour tenir dans le délai. « On a démarré timidement par les travaux de construction de caniveaux parce que l’emprise n’était pas entièrement libérée. Le dédommagement des sinistrés a commencé et il nous a été promis que l’emprise sera totalement libérée d’ici octobre. Nous pourrions alors engager la vitesse de croisière avec les travaux routiers à proprement parler », assure-t-il.
Le dédommagement des sinistrés, l’un des gros obstacles du projet, a démarré depuis quelques jours. Sur le terrain, plusieurs riverains ont entamé la démolition de leurs habitations. Même le temple de Zangbéto de Fiyégnon 2 est appelé à disparaître. Les rituels de transfert de la divinité auraient eu lieu jeudi dernier. Au total, 90 sinistrés identifiés à Fiyegnon 2 ont déjà reçu leurs indemnités pour un montant total de 271 millions de F Cfa. « Les ressources pour le dédommagement sont déjà disponibles, mais toutes les personnes frappées d’alignement n’ont pas encore produit les documents nécessaires pour obtenir leur indemnisation », explique Arsène Soglo, directeur général adjoint des Infrastructures au ministère des Infrastructures et des Transports. Pour lui, il est encore possible de rattraper le retard consenti à condition que les diligences soient faites par les 884 personnes concernées par le dédommagement sur les 13 km de la phase 1.
Le montant total des indemnisations est estimé à 1,462 milliard F Cfa. « L’Etat a mobilisé 100 % des ressources pour dégager et mettre l’emprise à la disposition de l’entreprise. Le comité technique d’expropriation a fait son travail. Nous n’avons pas de résistance sur le terrain, l’emprise est délimitée et connue. Nous demandons aux populations en attente de rassembler les pièces et de se rapprocher du comité technique pour que leurs dossiers soient étudiés et leurs indemnités payées », conclut-il?

Société 05 sept. 2017


Parlement des jeunes du Bénin : La 2e législature investie pour un mandat de trois ans

La deuxième mandature du Parlement des jeunes du Bénin a officiellement pris fonction, ce lundi 4 septembre. Elle a été installée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, représentant le président de l’institution parlementaire.

C’est parti depuis ce lundi 4 septembre pour la deuxième législature du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb). Au nombre de 85 membres dont 21 filles, les jeunes parlementaires ont été officiellement investis pour un mandat de trois ans. La cérémonie d’investiture a été présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian.
D’entrée de jeu, celui-ci a félicité les membres de cette deuxième mandature du Pjb pour avoir été les meilleurs à l’issue du processus de leur sélection qui a été, selon lui, transparent, et auquel ont pris part près de 900 jeunes, tous sexes confondus. Robert Gbian a insisté sur les challenges de la deuxième mandature du Pjb. « Les défis qui vous attendent sont aussi nombreux que diversifiés. Ils concernent les domaines politique, économique, social, environnemental, des Odd, de la santé sexuelle et de la reproduction, des maladies sexuellement transmissibles, des Tic… », a souligné le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Robert Gbian a également mis un accent particulier sur les responsabilités qui incombent désormais à la deuxième mandature du Pjb. Il s’agit notamment d’initier les jeunes à l’activité parlementaire, de développer dans l’esprit des jeunes, les valeurs de paix, de tolérance, de dialogue et de démocratie et d’offrir aux jeunes, un cadre d’échanges et de dialogue sur les problématiques de la jeunesse et d’informer, sans orientation partisane, la jeunesse sur les préoccupations majeures engageant son avenir.
Robert Gbian a invité les jeunes parlementaires à ne pas perdre de vue que l’un de leurs moyens d’actions est, entre autres, de formuler à l’Assemblée nationale des recommandations sur des questions de la jeunesse. Il déplore malheureusement que la contribution de la jeunesse à l’effort national soit handicapée par un certain nombre de maux tels que le sous-emploi, le chômage, l’inadéquation formation-emploi et la cybercriminalité….
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a invité les membres de la deuxième mandature du Pjb à mettre en place leur bureau et les autres instances de l’institution telles que les commissions permanentes. Robert Gbian leur a conseillé de tenir compte de l’approche genre et aussi de la configuration géographique nationale?

Historique du Pjb en bref

Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a rappelé l’historique de la naissance du Parlement des jeunes du Bénin. Selon Robert Gbian, l’idée est partie de la création d’un Parlement francophone des jeunes suscitée par l’Assemblée parlementaire de la francophonie (Apf). Celui-ci devrait avoir pour objectifs de promouvoir le sens de la citoyenneté et l’engouement pour des responsabilités politiques au niveau des jeunes de l’espace francophone. Ce qui devrait permettre aux jeunes qui apparaissaient sous informés du fonctionnement des institutions de leurs pays respectifs. C’est ainsi que lors du sommet de Moncton au Canada en septembre 1999, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de la mise en place du Parlement des jeunes dans l’espace francophone à l’Apf, a expliqué le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.
La première réunion de ce Parlement eut lieu au Québec du 08 au 10 juillet 2001 à la vingt-septième session ordinaire de l’Apf avec l’adoption de « la Charte du jeune citoyen francophone pour le XXIe siècle » présentée aux chefs d’Etat et de Gouvernement au sommet de Beyrouth au Liban. Les conditions générales de la mise en place d’un Parlement des jeunes au niveau national seront dégagées en juillet 2005 plus précisément à la 31e session de l’Apf. C’est donc au regard de ces conditions que plusieurs pays, membres de l’Apf, ont mis en place leur Parlement des Jeunes. Le premier Parlement des Jeunes du Bénin, respectant les normes édictées par l’Apf, a été installé le 3 septembre 2014, rappelle Robert Gbian.
Th. C. N.

Actualités 05 sept. 2017


Contrôle des interventions frauduleuses à la Sbee: Des irrégularités sur les installations électriques de Bbcom

Des équipes de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ont noté des irrégularités sur les installations électriques de la société Bell Bénin Communication (Bbcom), dans le cadre d’une mission de contrôle des grands comptes. A la faveur d’une conférence de presse animée, ce lundi 4 septembre à Cotonou, le directeur général de la Sbee, Laurent K. Tossou a présenté le point des constats faits fin août dernier.

Outre les impayés des factures de consommation d’énergie électrique de Bbcom dans les livres de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qui s’élèvent à la somme 1 492 756 364 francs Cfa à la date du 30 juin dernier, certaines irrégularités sont constatées sur ses installations électriques, selon Laurent K. Tossou, directeur général de la Sbee. En effet, informées de l’existence d’irrégularités sur les installations électriques de la société Bell Bénin Communication (Bbcom), des équipes de la Sbee sont descendues sur le terrain, les 30 et 31 août derniers, pour procéder à la vérification.
Face à la presse, ce lundi à Cotonou, Laurent K. Tossou a souligné qu’il a été constaté dans les locaux de Bbcom à Gbégamey que le compteur de police n° GA 068884 (abonnement souscrit par la société Bell Bénin Communication) a été résilié depuis le 09 mai dernier. Mais, il est apparu que des reports de charges du compteur résilié ont été effectués sur un compteur privé (abonnement souscrit au nom de monsieur Issa Salifou) de police n° GA 067424. Une augmentation frauduleuse de puissance de 50 ampères à 60 ampères est ainsi induite pour pouvoir supporter lesdites charges, signale le conférencier.
De même, les compteurs de police n° VK 096611 à Mènontin et n° VK 086128 à Fifadji (abonnements souscrits au nom de Bbcom) n’ont pas été relevés ni facturés depuis respectivement juin 2015 et décembre 2015, indique Laurent K. Tossou. Dans le cas spécifique du compteur installé à Fifadji, précise-t-il, les agents de la Sbee n’y ont plus accès parce que la maison l’abritant semble inhabitée. A en croire le directeur général de la Sbee, les préjudices occasionnés pour sa société, du fait de ces irrégularités dûment constatées par exploit d’huissier, peuvent être évalués de manière provisoire à 19 230 613 francs Cfa, non seulement en raison du manque à gagner qu’elles entraînent, mais également à cause des pertes qu’elles engendrent au détriment de la Sbee.
Au regard de l’importance des irrégularités, Laurent K. Tossou dit avoir décidé de confier les dossiers concernés aux avocats conseils de la Sbee pour réclamer les sommes dues par Bbcom sur les différentes polices et de demander réparation des torts causés à la société sans préjudices des autres actions notamment au plan pénal.
Aussi, s’est-il engagé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les complicités internes éventuelles à la Sbee n’échappent ni aux sanctions disciplinaires ni aux poursuites pénales conformément aux lois en vigueur.
Le directeur général de la Sbee, a saisi l’occasion pour informer tous les clients de la société, notamment les grands comptes, que la revue générale des créances se poursuit. Il a invité tous les abonnés à venir faire par eux-mêmes la déclaration de toutes les situations d’irrégularités dont ils auraient connaissance et ensuite à y mettre fin immédiatement avec l’appui technique de la Sbee?

Actualités 05 sept. 2017


Défectuosité de la qualité des services des télécommunications mobiles: L’Arcep-Bénin interpelle les opérateurs GSM

Les membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste au Bénin (Arcep-Bénin) invitent les opérateurs de téléphonie mobile GSM à revoir la qualité de leurs services aux consommateurs. Cette qualité qui devient de plus en plus défectueuse était au menu d’une rencontre tenue, ce lundi 4 septembre au siège du Conseil à Cotonou.

Qu’est-ce qui ne va pas au niveau de la qualité de plus en plus défectueuse de tous les réseaux GSM ? Qu’est-ce que les opérateurs peuvent faire pour remédier à cette situation que dénoncent les consommateurs tous les jours ? Ce sont là les questions posées par le président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin) Flavien Bachabi, hier aux opérateurs GSM qui ont répondu présents à son appel. Car, pour lui, les plaintes des consommateurs commencent par être trop fréquentes.
Il y a trois décennies, sur 100 personnes, à peine une disposait de téléphone. Et le secteur était géré par l’Office des postes et télécommunications (Opt), seule société d’Etat dans le domaine. Avec l’évolution du temps, le secteur a connu une révolution. C’est ainsi que des opérateurs privés commencent à intervenir dans le domaine avec des services variés. Il y a alors une euphorie dans les rangs des consommateurs quant à la demande de ces services de tous les opérateurs. Pour ne pas laisser l’offre de ces services dans un désordre, il a été créé une structure de régulation qui a pris des initiatives dans le cadre de l’assainissement du milieu. C’est ainsi que des balises ont été posées. Mais, l’euphorie notée au niveau des consommateurs a commencé par s’estomper, puisque la qualité des services offerts devient de plus en plus défectueuse.
Pour le président de l’Arcep-Bénin, Flavien Bachabi, l’équipe qu’il préside aujourd’hui a hérité des acquis de ses prédécesseurs qu’il faut sauvegarder. A savoir la défense des droits des consommateurs et surtout la qualité des services. C’est dans cette logique que, dans le cadre des contrôles de routine, l’Arcep-Bénin a prononcé des sanctions il y a quelques mois. Ces sanctions, selon Flavien Bachabi, ne sont pas des pénalités. Car, l’objectif de sa structure c’est la qualité des services aux clients pour que les opérateurs eux-mêmes participent effectivement au développement du Bénin. Il regrette que rien de cela soit aujourd’hui. C’est pourquoi, il veut savoir auprès des opérateurs ce qu’ils peuvent faire pour remédier à la dégradation de la qualité des services.

La réaction des opérateurs

Pour le directeur technique de l’opérateur Moov-Bénin, Arthur Koukoubou, le constat est général. Il y a effectivement la dégradation de la qualité des services, reconnaît-il. Il situe cette dégradation à deux niveaux. D’abord, explique-t-il, il y a des facteurs internes aux réseaux. Au nombre de ces facteurs, la question de la maintenance des équipements, l’optimisation des réseaux, la question de l’accès aux réseaux, puis la sécurité des réseaux.
Quant aux facteurs externes, Arthur Koukoubou fait allusion au problème de l’énergie électrique qui est une question commune à tous les réseaux, la question relative à la fibre optique dont la gestion ne dépend pas des réseaux. Tout ceci implique des investissements lourds, souligne-t-il.
En dehors de ces problèmes posés par le représentant de Moov-Bénin, le directeur technique de Glo Mobile, Souleymane Konaté, a ajouté le problème satellitaire qui est spécial à son réseau. Il reconnaît aussi qu’il y a des zones dans lesquelles la qualité des services de son réseau est dégradée. Sans oublier aussi le problème de maintenance.
Pour Jean-Claude Akogbéto responsable régulation et conformité de Mtn-Bénin, le problème commun aux réseaux est celui de l’énergie. La dégradation de la qualité des services est une question qui interpelle tout le monde. Il a insisté sur le problème relatif à la fibre optique qui, ajouté aux autres problèmes, explique toutes les dégradations observées aujourd’hui. Mais il a fait remarquer que depuis le dernier contrôle périodique de l’Arcep-Bénin, son réseau a pris des dispositions en matière de maintenance et de disponibilité à des sites donnés. C’est ainsi que les plaintes à leur niveau a baissé aujourd’hui.
« Il n’y a aucun pays au monde où les opérateurs de téléphonie mobile ne rencontrent pas ces problèmes », a rétorqué le président de l’Arcep-Bénin qui estime que s’il écoute tous les opérateurs, c’est comme si rien ne dépend d’eux et que tout va bien. Pour Flavien Bachabi, il ne s’agit pas d’une dégradation momentanée, mais d’une dégradation continue de la qualité des services.
Le souhait du président de l’Arcep-Bénin est que les opérateurs donnent espoir aux consommateurs. Le problème de la qualité des services est très important pour non seulement les consommateurs, mais également pour les opérateurs, insiste-t-il.
« Les moyens de communication doivent permettre de booster le développement. Mais, ce qu’on observe aujourd’hui n’augure rien de cela », s’inquiète Flavien Bachabi qui invite les opérateurs à revoir la sécurisation de leurs réseaux, leur redimensionnement, en plus des efforts qu’ils fournissent actuellement pour être présents sur tout le territoire national?

Actualités 05 sept. 2017


Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition : Des acteurs d’Ong formés pour l’atteinte des objectifs

Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a organisé à Bohicon, jeudi 31 août dernier, un atelier de formation des acteurs des Ong sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn).

Les points focaux alimentation, santé, nutrition de plusieurs communes étaient réunis à Bohicon, jeudi 31 août dernier, pour une formation sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Plus d’une centaine d’animateurs, de superviseurs, de coordonnateurs d’Organisations non gouvernementales ont pris part aux travaux. Ils proviennent des dix-neuf communes concernées par le démarrage des activités communautaires du projet : Djougou, Bassila, Malanville, Gogounou, Grand-Popo, Comè, Matéri, Dassa-Zoumè, Dangbo, Glazoué, Zogbodomey, Ifangni, Pobè, Zakpota, Allada, Tori-Bossito, Bembèrèkè, N’Dali et Aplahoué.
Dans son souci de lutter contre la malnutrition, le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can), a organisé cet atelier pour « le lancement de la première série de renforcement des capacités des équipes techniques des Ong, partenaires du Pmasn pour le compte des dix-neuf communes de la deuxième vague», a déclaré Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can. « Cette formation tient ses origines du fait de la nécessité d’une harmonisation des outils et des approches d’intervention dans le secteur de l’alimentation, de la santé et de la nutrition », a-t-elle précisé. Ces outils élaborés lors de l’atelier de planification et de lancement des interventions pour la première vague, depuis novembre 2016 à Dassa-Zoumè, concernant les vingt et une premières communes, par le secrétariat permanent du Can, de manière participative et concertée avec les Ong partenaires sont les guides d’entretien et d’échange avec diverses parties prenantes en vue d’une bonne conduite du diagnostic au niveau communal, le guide de la démarche de sélection des villages d’intervention du projet, les outils de recensement des cibles du projet, le canevas de planification des activités en lien avec le parcours d’activité du Pmasn. Les outils ont été expérimentés par les Ong de la première vague pendant dix mois à la suite desquels, les responsables du Can et les acteurs des Ong se sont retrouvés ces derniers jours du mois d’août pour capitaliser les acquis pour leur meilleure utilisation pour le compte des Ong des dix-neuf communes de la deuxième vague. « L’un des résultats de cette capitalisation est que la mairie a joué un rôle fondamental dans la conduite du processus de sélection des villages d’intervention, et ce, en termes de mobilisation des acteurs, mais aussi et surtout dans la neutralité relative à une certaine tendance politique à contester la classification des villages », a fait remarquer Mireille Houensou.
Au présidium pour conduire les travaux de cet atelier, on notait la présence de Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can, d’Ambroise Agbota, représentant de la Banque mondiale, et du professeur Roch Mongbo, secrétaire permanent du Can et coordonnateur du Pmasn. A l’ouverture des travaux, Ambroise Agbota a rappelé aux participants que « c’est parce que le Pmasn est un projet trop exigeant qu’on veut aller au-delà de tout ce que nous avons fait jusque-là ». Il a évoqué les contraintes liées au Projet multisectoriel de l’alimentation de la santé et de la nutrition. Le projet vise à avoir une famille heureuse et en bonne santé, vivant dans un environnement sain, grâce à une bonne utilisation des services de nutrition de l’adolescente, de la femme enceinte et de la femme allaitante et la promotion de la production vivrière pour améliorer la diversité alimentaire. Les groupes cibles sont les enfants de 0 à 59 mois, les filles adolescentes, les femmes enceintes et les femmes allaitantes. Le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can), les ministères, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les communes, les conseils communaux de concertation (Ccc), les Ong, sont tous associés pour l’atteinte des objectifs.
Pour le professeur Roch Mongbo, « La nutrition est comme un orchestre où, si un instrument ou un chanteur déconne, toute la musique devient désagréable à entendre ». Il évoque la nécessité de l’investissement qualitatif des participants à la réalisation des objectifs du projet qui est comme une « course de relais » où chacun a sa partition à jouer. «Un franc investi dans la nutrition, c’est 16 à 25 F qui sont retournés » martèle-t-il, démontrant ainsi la rentabilité de ce secteur financé par le Gouvernement sur crédit de la Banque mondiale.
Il a alors convié chaque acteur à la disponibilité et à s’impliquer davantage pour réaliser ce «travail bien dense » qui ne fait d’ailleurs que commencer.

Société 04 sept. 2017


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