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Dans le souci de mettre à disposition un plan marketing et de définir les positions futures à tenir par l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) en termes d’offre et de marché, le directeur général, les directeurs techniques, les chefs services et les membres du Comité de direction ont participé, ce mercredi 9 août, à un atelier de réflexion et d’élaboration de cet outil au sein de leur entreprise.
Obtenir un consensus sur la vision et la mission de l’Office national d’imprimerie (Onip), définir le plan marketing en insistant sur le concept de proposition de valeur et sur les nouvelles tendances en matière de marketing, définir les objectifs (quantitatifs et qualitatifs) marketing à atteindre d’ici trois ans, définir les actions marketing à entreprendre et les ressources et les partenariats à mobiliser pour réaliser le plan marketing. Ce sont les objectifs de l’atelier de réflexion et de réalisation du plan marketing organisé à l’intention des directeurs techniques, chefs services et membres du Comité de direction de l’office.
Selon le directeur général de l’Onip, Camille Adinci, engagée dans la démarche qualité, l’entreprise ne doit plus naviguer à vue. Aussi lui faut-il disposer d’un plan marketing. Cet outil permettra, a-t-il précisé, non seulement de connaître les besoins des clients et de planifier les actions pour les satisfaire mais aussi d’accroître le chiffre d’affaires. Ce processus, rappelle-t-il, a été lancé depuis le temps de ses prédécesseurs. Très satisfait de la séance, il a toutefois exprimé son souci de voir le reste du personnel s’approprier les objectifs et les défis de l’Onip au regard des ambitions.
Au cours de la séance conduite par le cabinet Afrique Conseil, les participants ont réfléchi en ateliers sur trois questions essentielles à savoir « Qu’allons-nous faire avant que le suspect/prospect devienne client ? », « Qu’allons-nous faire pour le suspect/prospect devenu client ? » et « Qu’allons-nous faire pour faire prospérer notre clientèle ». Ces questions ont été déclinées en d’autres pour permettre d’approfondir les approches de solutions pour des résultats. C’est par une plénière et les amendements que l’atelier de réflexion du plan et d’élaboration a pris fin.

Les questions de prévention des risques professionnels sont assez souvent minimisées par les entreprises qui engagent parfois des dépenses importantes dans la gestion des cas d’accidents de travail ou de maladie de leur personnel. En marge du neuvième forum des comités de sécurité et de santé au travail qui se tient actuellement à Cotonou, Charles Kouassi, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire et président de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) revient ici sur les nouveaux enjeux de la prévention et de la productivité des entreprises dans un contexte de développement durable.
La Nation : Pourquoi avez-vous placé le neuvième forum des Csst sous le signe de la productivité et du développement durable ?
Charles Kouassi : Nous avons voulus traiter deux problématiques, d’abord la productivité, ensuite le développement durable. La productivité parce que nous avons senti depuis quelques années que certains employeurs sont réticents pour mener des actions de préventions dans leurs entreprises. Les travailleurs, que ce soit dans les bâtiments, les plantations ou les usines sont tous exposés aux risques de sécurité et de santé. Donc quand on parle de productivité, c’est pour sensibiliser l’entreprise afin qu’elle fasse des investissements pour assurer la santé au travail. Il y a des normes à respecter. Selon la législation, quand vous atteignez un effectif donné du personnel, on vous oblige à avoir une infirmerie avec un médecin du travail. Du point de vue de la sécurité au niveau individuel, il faut exiger que les entreprises achètent des instruments de protection individuelle et aussi des machines qui respectent des normes internationales de protection. C’est ce qu’on appelle la protection collective. Les nouvelles machines qui sont inventées disposent des systèmes intégrés de protection. Nous encourageons les entreprises à investir dans ces nouvelles machines. Il est plus viable pour les entreprises d’investir dans la prévention que d’avoir à tout moment des travailleurs blessés, amputés ou régulièrement malades qui vont accroître le taux d’absentéisme. La prévention concourt à la productivité de l’entreprise, un meilleur rendement, une meilleure productivité.
Et le rapport avec le développement durable ?
Nous sommes tous sur la planète terre et nous devons faire en sorte que cette planète soit viable. Les actions d’industrialisation, les actions agricoles que nous posons tous les jours sont de nature à polluer l’atmosphère et les eaux. On parle de réchauffement climatique et en Afrique, il y a déjà des zones où il fait très chaud. Si nous continuons de la sorte, avec les degrés d’augmentation de la chaleur et d’inondation, il y a des zones qui ne seront même plus habitables. Nous allons encore rentrer des systèmes d’immigration vers d’autres pays. Nous polluons moins que les pays industrialisés mais nous encaissons plus en termes de conséquences sur nos populations et nos terres. Le développement durable vise à attirer l’attention de tous les opérateurs, industriels, acteurs économiques et des politiques sur l’importance d’avoir un développement responsable, en respectant les normes dans toutes sortes de productions, les normes de machines.
Lorsqu’on ramène cet enjeu à la prévoyance sociale, comment perçoit-on le lien ?
La prévoyance sociale est aussi au cœur de ce dispositif. Nous commençons par la protection du travailleur mais l’entreprise est aussi une entreprise industrielle qui pollue l’environnement. Nous intervenons dans l’entreprise non seulement pour protéger les entreprises mais aussi pour faire en sorte que l’environnement, les gaz et tous les déchets qui sortent ne viennent pas polluer une zone pour qu’elle ne soit plus viable.
On reproche souvent aux caisses de prévoyance sociale une concentration de leurs interventions sur les pensions de retraite reléguant au second plan les autres services. Quelle réponse apportez-vous à cette appréhension ?
Ce que nous sommes en train de faire prouve le contraire. Ici, nous ne sommes pas en train de payer les retraites mais nous sensibilisons à l’action de prévention des travailleurs. Même pour l’entreprise, c’est important la prévention. C’est l’employeur qui assure la plus importante part des cotisations sociales. Le travailleur cotise pour sa retraite mais tous les autres régimes sont financés par l’employeur. Qu’est-ce que l’employeur reçoit en retour ? Ce sont nos conseils en matière de sécurité et de santé au travail, afin qu’il puisse accroître sa productivité. C’est pourquoi nous faisons en sorte que chaque caisse de sécurité sociale puisse former ses agents, leur donner de la compétence pour mieux conseiller les entreprises pour qu’elles bénéficient de nos actions.
Les fonds de pension sont de plus en plus sollicités dans le financement du développement de nos Etats, en raison de l’amenuisement de l’aide publique au développement. Comment les Caisses membres de l’Iaprp réagissent-elles à cette sollicitation?
Les caisses de sécurité sociale ont une vocation d’investisseur institutionnel. Nous collectons des ressources. Quand nous collectons ces ressources, nous faisons des dépenses mais régulièrement nous avons des excédents. Il est question de voir comment placer ces excédents pour développer le pays. Nous le faisons sous plusieurs formes. Il y a des emprunts obligataires des Etats. Nous prenons des parts dans des entreprises ou faisons des dépôts dans les banques. Nous mettons aussi des ressources dans des fonds d’investissements afin que ces fonds puissent prendre des participations dans les entreprises, tout ceci pour alimenter financièrement nos économies. Ces actions, nous les faisons régulièrement avec des chiffres de plus en plus importants.
Propos recueillis par Gnona AFANGBEDJI
Economie 10 août 2017

La décision du Conseil des ministres du 2 août dernier de lever la mesure d’auto-suspension de l’exportation de l’ananas vers le marché européen fait jubiler les producteurs et exportateurs locaux. Les nouvelles mesures prises par les autorités donnent les gages d’un meilleur contrôle de la qualité du produit à l’export.
La levée de la mesure d’auto-suspension de l’exportation de l’ananas vers l’Union européenne est pour Cyrille Gbovidémlan, un réel soulagement. Producteur d’ananas dans la commune de Toffo, la mesure de suspension lui a créé des pertes de recettes importantes, d’autant que les 23 hectares de Cayenne lisse qu’il produit sont exclusivement tournés vers le marché européen. «Avec la suspension, j’ai dû me reporter sur des exportateurs du Nigéria. Cela m’a créé des manques à gagner importants parce que je suis obligé de livrer une parcelle de pieds d’ananas entre 430 et 460.000 contre plus de 700.000 F Cfa pour les clients qui exportent vers l’Europe ». Du 15 décembre 2016, date de la suspension des exportations à ce jour, il confie avoir enregistré une chute de 40% de son chiffre d’affaires.
La décision de l’auto-suspension est consécutive à l’ambition du Gouvernement d’aider les exportateurs à se conformer aux normes européennes en matière de limitation maximale des résidus d’éthéphon dans l’ananas béninois. A la suite d’un diagnostic réalisé début janvier, un plan d’action prioritaire a été concocté. Ce plan comporte, entre autres actions, le recensement par l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) des exportateurs d’ananas, le renforcement des capacités du personnel du Laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa), la confection d’un guide d’inspection des lots d’ananas. « Le Lcssa est aujourd’hui capable de réaliser les analyses appropriées, de fournir les résultats d’analyses en 48 heures et de faire des tests d’inter-comparaison avec d’autres laboratoires sur des échantillons d’ananas éthrélé. Nous disposons également d’un pool d’inspection à l’aéroport et dédié à l’inspection avant embarquement », confie un cadre du ministère en charge de l’Agriculture. Le nouveau dispositif permet désormais un contrôle rigoureux en matière de respect des normes prescrites sur le traitement de l’éthéphon. Désormais, tout embarquement d’ananas à l’aéroport international de Cotonou est subordonné à la présentation d’un certificat sanitaire et d’un certificat phytosanitaire portant la signature de l’inspecteur habilité et le cachet officiel de validation de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa).
Au niveau des champs, les producteurs ont été sensibilisés à un nouvel itinéraire technique pour la production de l’ananas à l’export et à l’abandon des engrais habituels. « Il a été dit qu’il faut désormais des engrais spécifiques pour l’ananas pour pouvoir accéder à la certification. Mais la balle est dans le camp du Gouvernement qui doit nous y aider», conclut Cyrille Gbovidémlan.
Environ 2% de l’ananas produit au Bénin sont exportés vers le marché européen contre 40% d’exportation vers le Nigéria et 35% en consommation locale. La production annuelle est estimée aujourd’hui à plus de 200. 000 tonnes?

Les pays membres de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) tiennent, depuis ce mardi 8 août à Cotonou, le neuvième forum des comités de sécurité et de santé au travail. Cette rencontre se penche sur la démarche prévention, productivité pour un développement durable.
La prévention des risques professionnels s’inscrit désormais dans les enjeux du développement durable. Le neuvième forum des comités de sécurité et de santé au travail (Csst) de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (Iaprp) en donne la quintessence à travers le thème relatif à la démarche « Prévention, Productivité pour un développement durable, le compte à rebours des exercices nationaux ». Selon Dramane Diatema, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), il s’agit d’un créneau d’enrichissement mutuel qui dictera désormais la conduite des organismes africains de prévoyance sociale face aux questions de qualité de vie au travail, de préservation de l’environnement, de performance économique et d’équité sociale. « Nous avons besoin d’une zone Iaprp où le travail est sûr, sain, sans accident du travail grave ou même mortel », soutient-il.
Charles Kouassi, directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale de la Côte d’Ivoire, président en exercice de l’Iaprp, se réjouit de ce que l’organisation ait compris très tôt la nécessité d’une réflexion collective sur la recherche de solutions viables et durables pour optimiser les moyens des structures chargées de prévenir les risques professionnels et promouvoir la santé et la sécurité au travail. Pour lui, le thème saisit la double nature du défi que l’Afrique doit relever, à savoir résoudre les problèmes de protection sociale, de sécurité et de santé des travailleurs et parallèlement, tenir compte de la problématique du développement durable. « Il apparaît que les actions humaines ont de lourdes conséquences sur la santé des populations en général et des travailleurs en particulier. En conséquence, nos choix doivent être plus responsables, allier prévention des risques et développement durable. C’est à ce prix qu’il fera bon vivre dans nos entreprises, nos villes et nos pays », souligne-t-il. Il assure que le neuvième forum des Csst devra dégager des orientations pour contribuer efficacement à la protection des ressources humaines et de la planète.
Accident professionnel, pas une fatalité !
« Pour moi, un blessé ou un décès de plus à l’occasion du travail est toujours un gâchis, un désastre, surtout pour une économie en développement », affirme David Vidéhouénou, directeur de cabinet du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales. Il soutient que les accidents et maladies professionnelles, qui ne sont pas une fatalité, sont évitables, si chacun y travaille à son niveau de responsabilité. Il informe que le Gouvernement du Bénin, dans son programme d’actions 2016-2012, fait une place de choix à la promotion de mécanismes durables de protection sociale. « Ces mécanismes font nécessairement appel à des actions de prévention visant à protéger la force du travail pour une productivité de qualité, condition nécessaire au progrès social », insiste David Vidéhouénou. Ce neuvième forum des Csst, appuie-t-il, presse à l’action et à un engagement plus fort afin de trouver des solutions pratiques et innovantes dans le processus de production de biens et de richesses.
L’Interafricaine de la prévention des risques professionnels regroupe des organismes de prévoyance sociale de quinze pays africains dont la Caisse nationale de sécurité sociale. Le Bénin depuis 1997 assure la régularité de l’organisation du Forum des Csst pour traduire la volonté de l’organisation de replacer la promotion de la santé et de la sécurité au travail au centre de ses préoccupations. Les travaux du forum prennent fin vendredi prochain n

Le Gouvernement vient de transmettre à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification, l’accord de financement additionnel signé entre le Bénin et l’Association internationale de développement (Aid), pour la prorogation de la phase initiale du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada). Au total, 40 milliards F Cfa sont mobilisés par le Gouvernement qui témoigne ainsi de sa détermination à œuvrer pour le renforcement de la sécurité agricole.
Bonne nouvelle pour les acteurs du Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) ! La poursuite du projet est désormais garantie avec l’accord de financement additionnel signé à cet effet, le 2 juin dernier, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale. Ce financement additionnel, d’un montant de 41,9 millions d’euros, soit 27 484 598 300 F Cfa, permettra de proroger la phase initiale du projet jusqu’au 20 février 2021.
Tous les documents de l’accord sont actuellement sur la table du président de l’Assemblée nationale. Et ce, conformément aux délibérations du Conseil des ministres, du mercredi 2 août dernier, qui a adopté le décret portant transmission au Parlement de l’accord de financement pour autorisation de ratification. La balle est donc désormais dans le camp des députés qui doivent donner leur approbation. Ils ne tarderont à donner leur quitus, peut-être au cours de leur prochaine session extraordinaire, afin de permettre au Gouvernement d’entrer en possession du crédit pour la poursuite de ce projet. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement agricole et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2021). Et spécifiquement, le Pada vise l’amélioration de la sécurité alimentaire, du développement des chaînes de valeur orientées vers l’exploitation et de la situation financière des producteurs agricoles.
Ce nouveau financement vient s’ajouter à l’accord de prêt d’un montant d’environ 12,004 milliards F Cfa déjà consenti par le Gouvernement béninois toujours auprès de l’Aid pour la prorogation de la phase initiale du Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao-Bénin) achevée en mars dernier. L’autorisation de ratification de ce financement additionnel a déjà été donnée par les députés à la faveur de leur séance plénière du jeudi 15 juin dernier. Ce nouveau crédit devrait permettre, au cours des trois prochaines années, de consolider les acquis de la première phase du Ppaao-Bénin à travers la diffusion et l’adoption à grande échelle des technologies et de contribuer à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’action du Gouvernement en intensifiant les actions sur les cultures comme l’ananas, l’anacarde, le riz, le maïs ainsi que le poisson. Cette phase additionnelle est prévue pour s’étendre à d’autres spéculations comme les cultures maraîchères, la volaille et les petits ruminants en même temps qu’il travaillera à l’amélioration des conditions nutritionnelles des populations, en partenariat avec le secteur privé. Ce qui porte ainsi à près de 40 milliards F Cfa, les fonds mobilisés par le Gouvernement du président Patrice Talon auprès de la Banque mondiale, en l’espace de quelques semaines, pour renforcer la sécurité agricole au Bénin grâce aux Pada et Ppaao n
Actualités 09 août 2017

Dans le cadre de la prochaine campagne de distribution gratuite de moustiquaires aux ménages de l’Atacora et de la Donga, un important lot de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action a été réceptionné, ce mardi 8 août à la gare des gros porteurs de la ville de Natitingou.
Vingt-cinq containers de 878 550 moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action ont été réceptionnés par les autorités politico-administratives de l’Atacora et de la Donga au profit des populations desdits départements. Devant être convoyées sous escorte militaire vers les différents arrondissements des treize communes que comptent les deux départements, les 17 571 balles de 50 moustiquaires vont être par la suite distribuées aux ménages au cours de la campagne nationale d’accès universel de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action qui se déroulera dans les tout prochains jours dans le septentrion. La mise à la disposition du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) par le Fonds mondial, de ces moustiquaires, indique Dr Adicatou-Laï Adéoty, coordonnatrice adjointe dudit programme, s’inscrit dans le cadre du renforcement des interventions de lutte contre le paludisme, grave maladie représentant la première cause de morbidité et de mortalité au Bénin. Ainsi après les campagnes de distribution gratuite de moustiquaires aux différentes cibles en octobre 2007, en juillet 2011, en octobre 2014 et la distribution de routine aux enfants de moins de cinq ans à travers le Programme élargi de vaccination et aux femmes enceintes au cours de la consultation prénatale, celle de 2017 vise à maintenir la couverture universelle en moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action.
Pour Dr Salifou Sourakatou, chef service Santé publique Atacora-Donga, la réception de ces moustiquaires vient à point nommé tant les attentes des populations sont grandes. Il en veut pour preuve le nombre important de malades dans les centres de santé. Telle une épidémie, cette maladie se propage vertigineusement pendant la saison des pluies et la situation, à son avis, appelle à des actions de prévention. Il n’a pas occulté les conséquences économiques de la maladie pour les ménages.
Autant de motifs sur lesquels table Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, pour apprécier cette action du Gouvernement à l’endroit des populations. «Nous prenons l’engagement ici et maintenant d’accompagner les populations à l’utilisation effective des moustiquaires à des fins de couchage et non pour d’autres finalités comme les clôtures, la pêche ou le jardinage », a-t-elle rassuré. Cela, afin que les énormes ressources consenties pour l’acquisition de ces moustiquaires ne soient perçues comme un gaspillage pur et simple aux yeux de l’opinion publique et des partenaires techniques et financiers.
Au total, 6 195 750 moustiquaires seront distribuées sur toute l’étendue du territoire national aux différentes cibles sous financement du Fonds mondial, apprend-on. A ce nombre vont s’ajouter 500 000 autres acquises sur budget national pour couvrir les besoins réels des populations.

L’équipe béninoise de robotique ayant pris part à la compétition Challenge First Global 2017 aux Etats-Unis d’Amérique et qui a occupé la première place au plan africain a fait une démonstration, ce mardi 8 août, à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin à Cotonou. Le mentor Rachael Orumor et son équipe ont montré comment ils ont gagné la confiance des organisateurs de cette compétition et occuper ce rang.
Septième place au plan mondial et première place en Afrique à la compétition Challenge First Global 2017 aux Etats-Unis d’Amérique, l’équipe béninoise de robotique vient de montrer au plan international que le Bénin a des talents qu’il faut faire valoir. Malgré le retard pour avoir les éléments qu’il faut pour monter le robot (six semaines avant la compétition, alors que les autres pays ont eu les leurs quatre mois à l’avance), le mentor Rachael Orumor et ses poulains ont fait parler du Bénin au cours de cette compétition de robotique du 14 au 16 juillet dernier, parmi les 163 équipes venues de 157 pays.
« Lorsqu’on était aux Etats-Unis, nous avons eu des soucis parce que notre robot était légèrement plus grand que ce qui était prévu pour la compétition », raconte Rachael Orumor. Elle déclare avoir eu des inquiétudes par rapport à ce que les autres pays ont présenté. Selon elle, c’était une aventure dans la mesure où le thème retenu cette année porte sur l’approvisionnement en eau durable. « Donc, il fallait adapter le montage du robot au contexte quotidien du Bénin, à savoir, les inondations », souligne-t-elle. C’est ce que les trois jeunes de l’équipe béninoise, Simon Afangnon (en classe de Terminale C), Kévin Chabi (de la terminale D) et Claudel Tohungnan, (terminale F3) ont essayé de faire sous le contrôle de leur coach Richard Djehissi Finagnon. Et tout ceci sous la pression des membres de jury. Or, une robotique, explique le mentor, c’est ce qui s’adresse à la vie quotidienne de l’homme.
A la séance de démonstration hier, les trois jeunes, sous le regard de leur coach et de leur mentor, ont montré, pièce par pièce, comment ils ont pu monter ce robot qui fait leur fierté aujourd’hui.
Pour Rachael Orumor, les compétences acquises par les jeunes de cette équipe n’ont pas été reçues à l’école. « Ce sont des choses qu’ils ont apprises auprès de nous », indique-t-elle. L’objectif, souhaite-t-elle, est que ces compétences soient partagées avec les autres apprenants dans les écoles secondaires les mercredis et samedis afin de permettre à la jeunesse béninoise d’acquérir ces nouvelles connaissances dans la robotique.
Très fière de ce résultat, Lucy Tamlyn, l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, soutient que les Béninois sont des talentueux. « Il faut investir dans cette initiative », suggère-t-elle avant d’inviter les jeunes à savoir manipuler les programmes comme celui-là afin de participer au développement du pays?

Mis en détention le 29 juillet 2016 pour viol, Fadel Adamou était à la barre, lundi 7 août dernier. La cour l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle.
La cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a connu, lundi 7 août dernier, d’une affaire de viol. Fadel Adamou était devant elle pour répondre de cette infraction prévue et punie par les dispositions de l’articles 332 du Code pénal et la loi 2011-26 du 9 janvier 2012, portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin. Les débats se sont déroulés à huis-clos.
Condamné à 10 ans de réclusion criminelle, il limera encore ses dents contre les barreaux de sa cellule pendant neuf ans avant de recouvrer sa liberté.
Pour l’examen de cette affaire, le président Adame Banzou Nouhoum avait comme assesseurs, Jean-Pierre Yérima Bandé et Epiphane Yéyé. Le fauteuil du ministère public était occupé par Bernadin Hounyovi et Me Alexandre Azélokonon a assuré la mémoire de l’audience. Me Raymond Dossa assurait la défense de l’accusé et Me Paul Avlessi, celle de la partie civile.
Pour les faits, le lundi 19 juillet 2016, alors qu’elle vendait des condiments à travers le village de Sikki, commune de Sinendé, la fillette X âgée de 7 ans, a été appelée par Fadel Adamou. Sous le prétexte qu’il voulait acheter des tomates, il l’a conduite dans un bâtiment inhabité où il lui a imposé des relations sexuelles. Après l’acte de pénétration forcée, la petite ne pouvait plus marcher correctement. Arrivée à la maison, elle a raconté sa mésaventure à ses parents qui l’ont conduite à l’hôpital pour les soins. Fadel Adamou sera appréhendé et déféré.

Programmée pour être examinée par la présente cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, lundi 7 août dernier, l’affaire du meurtre du pharmacien du « Sahel » à Malanville, a, une nouvelle fois, été renvoyée à une session ultérieure. Des témoins ayant comparu lors de la session dernière, deux dont les déclarations jugées de taille, manquaient à l’appel. Craignant que leur absence lui soit préjudiciable, la défense a exigé leur présence, avant tout débat.
En détention depuis 2014, Jean-Marie Adanlin Lissanon dit « John », sa mère Sazonova Inna Mikhailovna et Mahinou Bruno mis en cause dans une affaire de parricide et complicité de parricide, infractions prévues et punies par les dispositions des articles 59, 60, 299 et 302 du Code pénal, devront encore attendre, avant d’être fixés sur leur sort. Pareil pour les parents du docteur pharmacien, propriétaire de la « pharmacie du Sahel » à Malanville, qui attendent de connaître toute la vérité sur ce crime crapuleux afin de lui organiser enfin un deuil. Inscrit au rôle de la deuxième session au titre de 2017 de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, l’examen du dossier prévu pour le lundi 7 août dernier a une nouvelle fois été renvoyé à une session ultérieure. Et pourtant, la Cour constitutionnelle avait déclaré irrecevable l’exception d’inconstitutionnalité le concernant soulevée au cours de la précédente session par les avocats Emile Dossou-Tanon, Gabriel Dossou et Irené Gassi.
A l’ouverture de l’audience, lundi dernier, le collège des avocats des accusés s’est inquiété de l’absence de certains témoins comme Morel Aïzon et du médecin-chef Damien Orou Bagnan qui a examiné le corps de la victime. Maîtres Emile Dossou-Tanon, Irené Gassi et Hermann Yénonfan qui substituait Gabriel Dossou seront appuyés par l’avocat de la partie civile, Me Mamadou Samari Moussa, substituant Me Yves Kossou. Selon eux, le représentant du ministère public n’a pas fait diligence pour que les deux témoins soient présents à l’audience. « Du moment où ils ont été invités, ils sont tenus d’être présents », insiste l’avocat de la partie civile qui, par ailleurs, prétend défendre la même cause que le représentant du ministère public, Emmanuel Opita. Ce que ne reconnaît pas ce dernier. Mieux, il précise qu’il n’est pas venu pour faire du dilatoire. L’audience se transformera rapidement en une séance de tirs croisés entre d’un côté, les conseils des accusés et de la partie civile, et de l’autre, le représentant du ministère public.
De retour d’une suspension, l’avocat général Emmanuel Opita confirme avoir accompli toutes les diligences et adressé les convocations aux témoins. En témoigne la copie des procès-verbaux de notification qui a été faite. Sans préjuger des raisons qui justifient l’absence des deux témoins à l’audience, il estime que la défense y a sa part de responsabilité à force de refuser le débat.
Après une troisième suspension, la cour présidée par Hubert Arsène Dadjo renvoie l’examen de ce dossier à une session ultérieure.
Le président Hubert Arsène Dadjo avait comme assesseurs Célestin Jean-Mathieu Zanouvi et Adamou Moussa. Me Brice Dossou-Yovo a tenu la plume de l’audience. Les jurés avaient pour noms Ibrahima Noma Zimé, Emmanuel Deo Gratias Tamou, Sabi Goro Monssi Kora et Orou N’Gobi Orou Allagbé.
Un bref rappel des faits
Le dimanche 4 mai 2014 aux environs de 11 h à Malanville, le docteur pharmacien, propriétaire de la « Pharmacie du Sahel », s’est retiré dans sa chambre sise à l’étage de l’immeuble abritant son officine. Quelques instants après, son fils Jean-Marie alias « John » est venu acheter, à défaut du Tranxène injectable, du valium injectable et deux seringues en disant aux employés que c’était pour traiter un chien malade. Il était si pressé qu’il n’avait pas pris le soin d’attendre le reliquat. C’est bien après qu’il est revenu, tout en sueur, le chercher.
Le soir, sa mère Inna Mikhailovna Sazonova fit appel à l’un des employés, Morel Aïzon, pour lui signifier qu’elle a réglé le différend qui l’oppose à son époux et que désormais, elle est chargée de récupérer les recettes et les clés de la pharmacie. De même, qu’on devait lui faire un inventaire. Elle répondit à l’employé qui tenta en vain de joindre son patron, que ce dernier s’est rendu au Niger. Son enfant qui a assisté à la conversation s’est chargé de porter l’information aux agents qui étaient de garde. Ces derniers exposèrent leurs préoccupations à Didier Adanlin, frère cadet du pharmacien qui est venu acheter un produit. Il leur demanda de s’exécuter puisqu’il s’agissait de l’épouse et du fils de leur patron.
Les recherches entreprises par les employés et les frères du pharmacien pour avoir de ses nouvelles s’étant révélées infructueuses, la police fut informée le 6 mai 2014. Le transport effectué par les policiers au domicile du disparu a permis de découvrir les cendres d’une mallette et de documents brûlés. De même, les traces des pneus d’un pousse-pousse ont été relevées au niveau de l’entrée nord de la maison. Interrogé sur l’origine du foyer éteint et les traces de pneus, Jean-Marie reconnaît en être l’auteur et explique avoir fait sortir, par ce portail, des cartons inutiles pour les brûler. Au bord du marigot du quartier, l’officier de police judiciaire a retrouvé une paire de chaussures couvertes de boue identique à celle constatée sur les pneus du pousse-pousse. Selon les voisins, la paire appartiendrait à l’enfant de la victime. Ce qu’il a réfuté. Sur ces entrefaites, des soupçons furent portés sur lui et sa mère. Les deux ont été interpellés.
Pendant qu’on statuait sur l’opportunité de leur placement en détention provisoire, l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête a été informé de la présence d’une fosse nouvellement creusée sur les tas d’ordures non loin du domicile du disparu. Le corps sans vie du pharmacien emballé dans une toile cirée a été découvert dans un état de putréfaction.
Poursuivis et inculpés de parricide et complicité de parricide, Jean-Marie Adanlin Lissanon dit « John » et sa mère Sazonova Inna Mikhailovna n’ont pas reconnu les faits.

Le onzième dossier inscrit au rôle de la deuxième session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, vendredi 4 août dernier, a porté sur une affaire de meurtre. A la barre pour y répondre, Alassane Orou Bata a été condamné à quatre ans de réclusion criminelle. N’étant plus en possession de toutes ses facultés mentales, il a encore trois mois à passer en prison. Le temps que ses parents préparent sa prise en charge par la médecine traditionnelle, aussitôt après sa sortie.
La onzième affaire vidée par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, vendredi 4 août dernier, a vu comparaître Alassane Orou Bata. A la barre pour répondre du fait de meurtre mis à sa charge, les membres de la cour se sont rendu compte qu’il n’était pas en possession de toutes ses facultés mentales. Son oncle Djibril Orou Bata présents à l’audience a également témoigné qu’il avait déjà été conduit, quelques mois plus tôt, dans un village de Kalalé pour des traitements. Estimant qu’il était en possession de ses sens lors de la commission de l’acte, la cour l’a déclaré coupable d’avoir volontairement commis un homicide, fait puni par les articles 295 et 304 du Code pénal. Mais pour qu’il soit pris en charge dans un centre et soigné avec l’aide des membres de sa famille, elle l’a condamné à quatre ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 23 octobre 2013, Alassane Orou Bata sortira en octobre prochain.
C’est dans un état d’altération mentale avancée que l’accusé s’est présenté à la barre. Même s’il n’a pas nié les faits, étant l’oncle maternel de la victime Amzath Chabi Baguinin, aux questions qui lui ont été posées, il a laissé transparaître quelques incohérences dans ses réponses. « Mon neveu m’a désobéi, j’ai piqué un coup de colère et je lui ai asséné un coup de machette à la nuque. Je ne me retrouvais pas. J’ai regretté mon acte par la suite », a-t-il expliqué.
S’engagera alors un débat sur les circonstances du meurtre ponctué par les conclusions du certificat d’expertise psychologique et psychiatrique de l’accusé. Il en ressort, selon l’avocat général Léon Pape Yèhouénou qui prenait ses réquisitions, que l’infraction de meurtre reconnue et punie par l’article 295 du Code pénal est constituée. Il requiert contre lui, une condamnation de cinq ans de réclusion criminelle.
Pour l’avocat de la défense, Me Raymond Gbèssèmèhlan, il n’y a ni crime et ni délit, lorsque l’auteur est état de démence. Il évoque les dispositions de l’article 64 du Code pénale et demande que son client soit relaxé et remis à ses parents pour cause d’extinction de l’action publique?
Composition de la cour
Président : Jean-Pierre Yérima Bandé
Assesseurs : Mathieu Kakpo Assogba
- Francis E. Bodjrènou
Ministère public : Léon Pape Yèhouénou
Greffier : Me Ambroise Alassane
Jurés :
-Alidou Adamou
-Marguerite Kombetto
-Idrissou Amadou
-Ibrahima Noma Zimé
Les faits
Amzath Chabi Baguinin vivait auprès de son oncle maternel Alassane Orou Bata à Zaziba, dans la commune de Ségbana. Il l’aidait à faire les travaux champêtres.
Dans la journée du mercredi 16 octobre 2013, ils se sont rendus au champ et ne sont pas rentrés jusqu’à la tombée de la nuit. Intrigués, les jeunes du village se sont mobilisés pour aller à leur recherche. Dans le champ où ils se sont rendus, ils ont découvert le corps charcuté et sans vie d’Amzath Chabi Baguinin, sans la présence d’Alassane Orou Bata. Ce dernier a été retrouvé quelques jours plus tard dans la ville de Koko au Nigeria. Interpellé puis inculpé de meurtre, il a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure en ajoutant qu’il avait agi en état de démence?