La Nation Bénin...
Nouvelles

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,
Aucune nation ne peut se construire durablement sans rester enracinée dans l’histoire.
Une histoire que la conscience collective a le devoir de renouveler constamment en y puisant à chaque occasion majeure de la vie nationale, les enseignements utiles et nécessaires pour l’avenir.
C’est tout le sens de cette 57e célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance.
Mais au-delà des symboles et des rituels qui fixent un événement historique, ce dernier se détermine aussi par le commentaire que l’on en fait et surtout les orientations qu’il nous inspire.
Si bien que ses conséquences sont constamment infléchies par la façon dont nous nous réapproprions les faits politiques, économiques et sociaux de la Nation.
C’est pourquoi je voudrais inviter chaque Béninoise et chaque Béninois à méditer cette année sur le sens et la portée de notre fête nationale, pour en sortir quelque chose de profond, au-delà des festivités diverses et variées organisées sur tout le territoire national.
Je reste persuadé que l’indépendance, c’est la liberté certes, mais c’est surtout le choix de la responsabilité.
La liberté ne devient véritablement un acquis que lorsque nous en faisons un pari ambitieux : celui de la volonté inébranlable d’aller toujours vers le progrès économique et social pour un bien-être durable.
C’est fort de cette conviction que, depuis le 6 avril 2016, notre pays, sous l’impulsion de mon gouvernement, a pris avec courage, un nouvel élan vers le progrès et la modernité. En témoignent les réformes entreprises et les chantiers déjà engagés à cet effet.
Progressivement, les piliers durables d’un Etat démocratique, économiquement et socialement viable, sont en train d’être posés.
Je voudrais remercier chacune et chacun de vous, et vous encourager pour votre engagement ainsi que votre disponibilité.
Pour ma part, je reste dévoué et fidèle à la République : c’est le serment que j’ai prêté, et je m’y emploie, même par les temps d’épreuves.
A cet égard, je voudrais vous exprimer toute ma gratitude pour les prières, les vœux, les pensées positives dont vous m’avez récemment gratifié.
J’en ressens un immense réconfort et j’en ressors plus déterminé que jamais, plus engagé encore, à servir au mieux notre cher et beau pays, au grand dessein.
Mes chers compatriotes,
Oui, notre pays a un grand dessein.
C’est autour de cette conviction que je fonde l’action de mon gouvernement.
Une action qui appelle des efforts constants certes, mais nécessaires à la relance de notre économie, à sa transformation structurelle en vue d’assurer l’amélioration de nos conditions de vie.
C’est ce qui justifie mon appel à la mobilisation de toutes les énergies, à la confiance en l’avenir radieux de notre pays, et à la foi en notre capacité à réussir ensemble.
Ce sont là en effet, les ressorts indispensables à la réussite de cette œuvre palpitante, exigeante, mais ô combien passionnante !
Au cours de ces derniers mois, mon gouvernement a finalisé la conception de plusieurs chantiers de développement, avec des modèles économiques et financiers désormais fiables.
Ces projets, dont la viabilité et la pérennité sont assurées, sont sur le point de voir le jour dans le cadre d’un aménagement équilibré du territoire national.
Nous avançons donc au quotidien sur ces nombreux chantiers qui auront un impact positif et durable sur les conditions de vie de la population béninoise tout entière.
Il s’agit notamment :
- de la sécurité dans nos villes, nos campagnes et sur nos axes routiers ;
- de la fourniture et de la distribution de l’eau et de l’énergie électrique ;
- de l’éducation avec l’installation prochaine du Conseil national de l’Education Nouvelle Génération ;
- de la mise en place d’un nouveau système de santé pouvant garantir des soins de qualité ;
- d’un nouveau mécanisme de protection sociale surtout en faveur des populations vulnérables ;
- de la modernisation de la gestion des déchets dans l’agglomération du Grand Nokoué ;
- du développement agricole et de l’amélioration des revenus des producteurs agricoles ;
- du lancement de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir, à Sèmè-Podji ;
- de la promotion immobilière ;
- de la finalisation des projets touristiques sur les sites prioritaires à Abomey, Allada, Ouidah, Porto-Novo et Nikki ;
- du nouveau mode de gestion sécurisée de la Pendjari et du Parc régional W ;
- de l’assainissement des plans d’eau et de la réinvention de la Cité fluvio-lacustre de Ganvié ;
- de l’instauration de la meilleure gouvernance dans tous les secteurs et de la lutte contre l’impunité, pour ne citer que ces chantiers.
Pour réaliser tout cela et l’inscrire dans la durée, je reste persuadé que chaque compatriote est convaincu qu’il n’y a pas de réponses concrètes et durables aux aspirations individuelles et collectives, sans une économie bien structurée, une justice crédible et des services sociaux de qualité.
Nous y travaillerons tous ensemble et je vous félicite pour les sacrifices que vous y consentez.
C’est aussi le lieu de rassurer les générations montantes, de notre détermination à leur assurer un mieux-être pérenne et à leur créer les conditions favorables afin qu’à leur tour, quand le moment viendra, ils se consacrent avec ardeur à leur devoir vis-à-vis de la République.
C’est dans cette perspective que j’ai décidé d’instaurer, pour compter de l’année 2018, l’initiative présidentielle de promotion de l’excellence.
Il s’agit, ainsi, pour stimuler les talents, de décerner chaque année, à la veille de la célébration de la fête nationale, des prix d’excellence aux plus méritants.
Nos meilleurs élèves et étudiants, agriculteurs, artisans, artistes, journalistes, hommes et femmes de lettres, et d’autres encore, se verront décerner ce prix, sur la base des critères de qualité et de compétence qui auraient permis de les identifier.
Ce faisant, j’ai la conviction que la saine émulation faisant son œuvre, nous irons d’exploit en exploit.
Mes chers compatriotes,
Mon devoir est de vous convaincre que le prix à payer pour y parvenir est dans l’organisation efficiente de notre administration publique, dans la rigueur qui accompagne l’action et dans la lutte quotidienne contre toutes les formes de déviance, qui ternissent l’image de notre pays.
Il nous faudra sans doute, avec plus d’engagements que par le passé, lever toutes les barrières qui retiennent encore l’élan de notre communauté vers le progrès attendu.
L’adhésion de tous aux réformes prévues en est la clé.
Enfin, conformément à la tradition, à l’occasion de notre fête nationale, j’ai décidé de gracier certaines catégories de prisonniers.
Et ce faisant, parce que je crois que chacun peut s’améliorer, je les exhorte à retrouver leur place au sein de la société et à contribuer sainement à son évolution positive.
Ensemble, nous sommes plus forts et notre pays connaîtra un beau dessein.
Vive la République !
Vive le Bénin ! Bonne fête à tous.
Je vous remercie.

Le Bénin a célébré, ce mardi 1er août, le cinquante-septième anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Comme toutes les autres villes et localités du pays, celle de Parakou n’est pas restée en marge des festivités.
La cité des Kobourou n’est pas restée en marge de la commémoration du cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance. C’est sous la présidence du préfet, Djibril Mama Cissé, que toutes les manifestations programmées dans le cadre de cette célébration ont été placées.
A l’occasion, la mémoire du père de l’indépendance du Bénin a été doublement saluée aux premières heures de la matinée, par le préfet. En compagnie du maire de la ville, Charles Toko, Djibril Mama Cissé était d’abord à la place Hubert Koutoukou Maga pour procéder à la cérémonie de dépôt de gerbe au pied de la statue de l’illustre disparu. C’était aux environs de 8 h 55, sous les aires de la sonnerie aux morts. Il s’est ensuite rendu à son mausolée, pour se recueillir.
« Le sens que je voudrais donner à cet acte, c’est une reconnaissance à notre feu président Hubert Maga, parce que c’est sous son règne que nous avons accédé à notre souveraineté », a expliqué le préfet Djibril Mama Cissé, au terme de son recueillement. « Il était important de passer pour saluer sa mémoire. A travers lui, saluer également la mémoire de tous ceux-là qui ont œuvré, lutté pour que nous puissions nous affranchir du joug colonial », a-t-il poursuivi.
Pendant ce temps, la population de la ville, fortement mobilisée, attendait à la place Bio Guerra aménagée pour la circonstance. Le défilé organisé sur les lieux n’a pas enregistré de grandes particularités. C’est dans la sobriété totale qu’il s’est déroulé.
En effet, pendant une heure et quarante minutes, les différents détachements des Forces armées présentes dans le Borgou ont défilé. Après le passage du drapeau national et de la garde, il y a eu la police et ses unités spécialisées, les troupes de la douane, des eaux, forêts et chasse, de la gendarmerie et du 2e Bataillon interarmes (Bia) basé à Parakou. Que ce soit au cours des défilés pédestre, équestre ou motorisé, tous ces détachements ont été accompagnés par les rythmes de la fanfare du vingt-cinquième escadron de musique de l’Armée de terre. En fonction de la marche adoptée, le public également constitué des autorités politico-administratives à Parakou a apprécié le passage des différentes troupes.
Les scouts étaient également de la partie. Il en est de même avec les majorettes qui ont gratifié l’assistance de quelques messages et de tableaux de démonstrations.
Le préfet du Borgou a saisi l’occasion pour demander à ses administrés de se mettre ensemble pour le développement du département et la construction du Bénin. Il a tenu à placer ce cinquante-septième anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté sous le sceau de la concorde, de l’unité nationale et de l’espérance. « L’unité nationale parce que c’est ce que nous avons de plus cher. Elle nous permet de vivre dans la paix et la quiétude ; l’espérance parce qu’il y a à parier qu’après les réformes que le président est en train d’opérer, nous allons pouvoir accéder à un mieux-être », a confié Djibril Mama Cissé. Il a invité la population du Borgou à se mobiliser derrière le chef de l’Etat, pour l’accompagner dans son œuvre salvatrice de développement.
La veille, la ville a eu droit à un géant concert de la fête de l’indépendance au stade omnisport avec la présence des artistes béninois comme Zeynab, Richard Flash, Dibi Dobo et des Ivoiriens Espoir 2000 et Adama Daïco (humoriste). Il y a également eu la retraite aux flambeaux avec les militaires du 2e Bia de Parakou sur plus d’une dizaine de kilomètres à travers la ville.

Le préfet Comlan Zinsou a présidé, ce mardi 1er août à Lokossa, les festivités marquant, au plan départemental, le cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté interne et externe. Il en a profité pour faire une exhortation à l’union sacrée en vue de relever le niveau du développement du Mono.
Allumage de la flamme de l’indépendance, dépôt de gerbe à la mémoire des martyrs de la liberté et revue des troupes suivie de défilés militaire et civil ont marqué hier à Lokossa, cinquantième anniversaire de l’Indépendance du Bénin. Chacun de ces actes a été accompli dans une ambiance de recueillement.
Ce fut d’abord le préfet et le maire de la commune, Pierre Awadji affichant un visage grave, à la tête d’une délégation des responsables en charge des services de sécurité du département, qui ont procédé conjointement à l’allumage de la flamme et au dépôt de gerbe avant de prendre place à la tribune officielle. Plusieurs membres de la Conférence administrative départementale, des acteurs politiques et des adeptes du culte vodoun les y attendaient.
Le défilé sera inauguré avec le passage du drapeau national rythmé par la fanfare militaire. Cinq détachements ont animé la parade militaire. Il s’agit du peloton de la Gendarmerie nationale, du détachement de la Police dirigé par le brigadier major Emmanuel Fagla, de la section des forces navales basées à Grand-Popo placée sous le commandement du premier maître Félicien Agossou, et des sapeurs-pompiers commandés par le sergent Siméon Ahouansou. Des éléments de l’Inspection des eaux, forêts et chasse, dont la présence était incertaine, ont réussi à arracher des applaudissements du public grâce à l’exhibition des trophées : cornes et têtes d’animaux qui font partie de leurs prises. Suivront quelques véhicules d’opération : pickups de la Gendarmerie et de la Police évoluant côte-à-côte, ce qui a fait dire à l’agent de la sécurité, commentateur du défilé militaire, qu’il s’agit d’un symbole illustratif de la fusion annoncée au sujet des deux entités.
Des groupes civils aussi ont défilé. Dans leurs lots, il y avait les scouts catholiques juniors qui se sont essayés à reproduire la mante religieuse, une marche exécutée un peu plutôt par les policiers. Des pratiquants d’arts martiaux ont, eux-aussi, agrémenté la fête à travers quelques démonstrations tout comme ce fut le cas au passage d’une communauté de musulmans de Lokossa.
Appel à l’union sacrée
La célébration de cet anniversaire a permis au maire de la ville de dresser un bilan des réalisations au profit des citoyens mais surtout de mettre l’accent sur les perspectives. Sur ce dernier volet, il a évoqué la fourniture intégrale d’eau et d’électricité dans toutes les localités, la construction d’infrastructures scolaires et sanitaires comme défis. Le développement du tissu économique, la qualité du réseau routier et l’employabilité des jeunes, dira-t-il, restent aussi des casse-têtes pour le conseil communal.
A sa suite, le préfet assure qu’il n’y pas lieu de céder au défaitisme ni à la fatalité face à ces défis du développement. L’issue, selon lui, est de « se mettre au travail sans relâche dans une dynamique d’union sacrée scellée autour des intérêts de tout le Mono ». « Si nous laissons l’égoïsme et l’orgueil de côté, a-t-il poursuivi, notre département sera un modèle voire un exemple de réussite ». Comlan Zinsou rappelle, par ailleurs, que le concours du Gouvernement y est acquis. « Le régime du Nouveau départ est sensible aux besoins des populations et s’y attèle grâce à la mise en œuvre de son instrument de travail qu’est le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) », a souligné-t-il.
Art culinaire, la marque de ce 57e anniversaire
Une mini-foire d’art culinaire a été organisée,ce mardi 1er août sur la Place de l’Indépendance à Lokossa, pour marquer d’un caractère spécial, le cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Les six communes du Mono y étaient représentées par un binôme chargé d’exposer deux spécialités culinaires de leur commune. Grâce à cette initiative, on a pu redécouvrir et déguster des mets comme la purée de haricot appelée « adowè » et la sauce à base de silure désignée par « Bloloba ». D’autres mets comme « Vata », « Tonkloui » et « Vlakpa » étaient des curiosités justifiant la pertinence de la tenue de cette mini-foire initiée par la direction départementale en charge de l’Artisanat.
Pour le responsable de la structure, Wilfrid Anato, l’activité vise à promouvoir surtout les spécialités culinaires en voie de disparition. Plusieurs autres personnalités ont salué cette approche qui, selon eux, est une belle manière d’engager le pays sur la voie de son indépendance économique.

Le Bénin n’a pas dérogé, mardi 1er août, à la tradition de la célébration de sa fête nationale. En présence du chef de l’Etat et de nombreuses personnalités béninoises et étrangères, la place de l’Etoile-Rouge, lieu des manifestations officielles, a accueilli un défilé riche en prestations et en innovations. Thème retenu cette année : « les Forces de défense et de sécurité unies pour relever les défis du développement ».
Le rituel du défilé militaire qui marque chaque année, l’anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale en tant qu’Etat souverain a été célébré, pour la cinquante-septième fois, ce mardi 1er août. Moment de ferveur et de fête donc entre populations, autorités et personnel des Forces armées béninoises (Fab). Cette année, tout aura été mis en œuvre pour offrir une belle parade, parade précédée d’un show de l’escadron de musique de l’Armée de terre et qui restera gravée dans les mémoires.
L’Escadron de musique de l’Armée de terre a présenté sous l’admiration des autorités présentes, trois symboles. La première figure, c’est une étoile rouge à cinq branches, pour saluer la place-hôte du défilé. La deuxième est une jarre trouée soutenue par des bras. « Si tous les fils du pays pouvaient boucher de leurs doigts les trous de la jarre trouée, le liquide à l’intérieur ne se perdrait pas », telle est la symbolique de cette jarre qui rappelle le roi Ghézo. Le symbole de la jarre trouée, faut-il le rappeler, a inspiré la conférence des forces vives de la nation et est devenu un patrimoine du Bénin. Troisième et dernier symbole de cette parade musicale de l’Escadron de musique de l’armée de terre fort bien appréciée, c’est le chiffre 57 en référence au cinquante-septième anniversaire de l’indépendance joué sur un air de happy birthday. Un peu comme pour souhaiter une bonne fête à tout le peuple béninois. Cette dernière prestation va d’ailleurs laisser place au défilé. Lequel avait déjà obtenu quelques minutes plus tôt son feu avec l’arrivée sur les lieux du défilé du président Patrice Talon qui a procédé à la revue des troupes aux côtés du chef d’état-major général des Forces armées béninoises (Fab).
Un défilé pédestre fort apprécié
Sous les ordres de l’adjudant chef François Hounkpatin, ancien enfant de troupe de Katti, « le groupe des vieux », Le peloton des anciens combattants donne le top du défilé pédestre de ce 1er août. Suivront les détachements des écoles de formation. Le lycée militaire des jeunes filles de Natitingou, le Prytanée militaire de Bembèrèkè, pépinière de l’armée béninoise passent en premier. Des lieux d’excellence dont la notoriété va grandissant avec des résultats excellents. Le lycée militaire de jeunes filles a obtenu un taux de 100% au Bepc et 79,50 au Bac. Pour ce qui est du Prytanée militaire, ses apprenants ont obtenu une réussite de 100% au Bepc et 93,33% au Bac.
Les détachements des écoles de formation de la police nationale, l’école des officiers de Toffo, établissement nationale d’enseignement militaire ayant pour mission la formation initiale, des cours de qualification et de perfectionnement vont ensuite défiler, laissant place à leurs homologues de la gendarmerie nationale qui, dans une parfaite maitrise des gestes et dans un mouvement d’ensemble bien réussi, passent devant l’assistance. La douane prendra ensuite le relais. Les disciples de Saint-Mathieu ont innové cette année en défilant avec comme chef de détachement, le commandant des douanes Mauricette Adjibi épouse Dafia. Un autre symbole puisqu’elle est la toute première femme à occuper le poste de chef de brigade des douanes de Kraké-plage. Au niveau des eaux, forêts et chasse, la section Trophée n’est pas passée inaperçue avec l’exhibition des restes d’animaux. Un exercice qui vise à illustrer la victoire de cette unité sur les braconniers et autres criminels de la faune et de la flore.
Le détachement de la Police nationale avec ses différents pelotons a surtout retenu l’attention avec ses unités spécialisées. Lesquelles qui sont assez connues des populations, soit en raison du maintien d’ordre, soit des actions de lutte contre la criminalité et le grand banditisme. Force de frappe et de fer de la police nationale, ces policiers en noirs se feront ovationnés à l’occasion de l’exécution de la « Marche de la victoire » sous le commandement du commissaire principal de police Rachidath Boni. De la police à la gendarmerie nationale, il y a eu changement de cadence avec le relais de l’animation à la musique de la gendarmerie nationale. Les unités sont d’ailleurs attendues pour être fusionnées dès le 1er janvier 2018. Personnel féminin et masculin, unités spécialisées défileront donc devant les autorités présentes, sous le regard admiratif de la plupart d’entre elles.
L’autre parade fort bien appréciée, c’est celle des forces navales dont la tenue, d’une rare beauté, est toujours bien vue par le public et les spectateurs. Mais avant elles, les éléments des forces aériennes sont passés. Comme à l’accoutumée, les disciples de l’Archange Saint Michel, les parachutistes étaient sous les feux de la rampe. « Vaincre ou mourir » ! Telle est leur devise et ils l’illustrent si bien à travers la « Marche para », symbole de l’assurance et de la confiance qui les caractérise en tout temps. C’est d’ailleurs ces parachutistes qui mettront un terme au défilé pédestre.
Un défilé motorisé bien rythmé
Bien succinct est le défilé motorisé de la cinquante-septième célébration de la fête nationale. En l’absence des engins à deux roues, sans doute en raison du chrono du défilé, prévu pour ne pas excéder deux heures d’horloge, ce sont des engins à quatre roues qui ont offert la parade motorisée du défilé. Le bataillon du train, le bataillon d’intervention motorisé, le premier groupement blindé, le premier bataillon du génie, le groupement national des sapeurs pompiers n’avaient donc pas grand-chose à montrer en dehors de l’exhibition des moyens roulants dont ils se servent pour accomplir leurs missions républicaines. Et c’en sera ainsi fini pour le numéro 57 du défilé de la fête nationale. Défilé empreinte de quelques innovations et dans son ensemble assez bien rythmé sur des airs dansants de la musique populaire béninoise exécutés par l’escadron de musique.
Actualités 02 août 2017

La célébration de la fête du 1er août s’est déroulée à Dassa-Zoumè dans la sobriété et dans la piété pour rendre hommage à Donatien Nonhouégnon, premier préfet du département des Collines disparu il y a quelques mois. Le deuil se lisait encore sur tous les visages montrant que la disparition du préfet continue d’affecter les esprits.
Les autorités de la ville de Dassa-Zoumè ont opté cette année pour une commémoration très simple dans le cadre de la célébration du cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Pas de défilé militaire, pas de grandes manifestations à travers cette ville qui est le chef-lieu du département des Collines. La seule cérémonie à laquelle le public a eu droit est celle du traditionnel dépôt de gerbe qui s’est déroulée dans l’enceinte de la mairie.
A la suite de cette manifestation qui a duré quelques minutes, le maire de la ville, Nicaise Fagnon, s’est adressé à l’ensemble de la population d’une voix chargée d’émotion. Pour lui, la célébration de cette année est réduite au strict minimum pour marquer le deuil qui a frappé le département des Collines en général et la ville de Dassa-Zoumè en particulier, il y a quelques mois. « Nous avons décidé d’une célébration très sobre empreinte de piété pour rendre une fois encore un hommage au premier préfet de notre département », explique-t-il.
En effet, le département des Collines dont la ville de Dassa-Zoumè est le chef-lieu a perdu son premier préfet du nom de Donatien Nonhouégnon, retrouvé mort dans sa chambre, le 24 mars dernier. Son décès est intervenu moins d’un an d’activités à la tête dudit département.
A la cérémonie du dépôt de gerbe, ce mardi 1er août, le deuil est encore palpable sur les visages.
Selon Constant Badet, commissaire central de police de la ville, la même sobriété est observée dans la ville de Savalou pour les mêmes causes. Malgré cette lourde ambiance, le maire a pu s’adresser à la population qu’il a exhortée à se mobiliser pour le développement de la ville et celui du département. Il a confirmé que le Gouvernement du président Patrice Talon est à pied d’œuvre pour relancer les travaux de construction de certaines infrastructures abandonnées dans la ville depuis un long moment. L’autorité n’a pas manqué de relayer la joie des populations à l’égard du Gouvernement qui a décidé de doter l’ensemble des populations des Collines d’eau potable d’ici 2021. « Nous nous réjouissons de cette belle initiative du Gouvernement qui a été favorablement accueillie par les populations et nous espérons que le projet sera conduit à terme », renchérit le maire de Dassa-Zoumè. Dans les rues, il n’y a pas la ferveur populaire qui caractérise la célébration de la fête de l’indépendance. Seuls quelques signes annonciateurs comme le drapeau tricolore et les banderoles qui flottent par endroits, témoignent de la célébration de la fête de l’indépendance.

Un jeu-concours dénommé " Gbecenyo" (qui signifie littéralement ma langue est belle) a été lancé dimanche 30 juillet dernier à Abomey. Il est initié par le ministre Joseph Djogbénou avec le soutien de plusieurs personnalités et cadres du plateau d’Abomey et vise à promouvoir la langue fongbé.
Initié à l’intention des populations des localités d’Abomey, Bohicon, Zakpota, Zogbodomey, Djidja et Agbangnizoun, le jeu-concours " Gbecenyo" (Gbétchégnon) vise à promouvoir l’utilisation de la langue fongbé à travers les proverbes et la culture générale.
La cérémonie du lancement qui a eu lieu, dimanche dernier à Abomey, a été présidée par le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, entouré du préfet du Zou, des députés de la circonscription, des maires d’Abomey et Djidja et de plusieurs autres personnalités politico-administratives. Au sein du jury devant conduire ce jeu-concours, on y retrouve plusieurs personnalités comme le professeur Bienvenu Akoha, l’artiste Michel Loucou alias Alèkpéhanhou, le locuteur fon Arnaud Béhanzin, Gabin Djimassè et bien d’autres.
Pour l’initiateur, le ministre Joseph Djogbénou, la langue est pour toute communauté un patrimoine à promouvoir et à préserver. D’où l’utilité de ce jeu-concours qui devra être pérennisé, selon le vœu de l’initiateur, afin que les objectifs à lui assignés soient effectivement atteints. Encore que, indique Joseph Djogbénou, c’est une initiative qui s’inscrit parfaitement dans le Programme d’actions du Gouvernement (Pag) à travers le volet promotion de la culture et tourisme qui sont en réalité les piliers sur lesquels se pose ce programme.
La première ambition de cette initiative, précise-t-il, est de permettre aux filles et fils de l’aire géographique Fon de se réconcilier avec eux-mêmes, puis avec leurs langue et culture.
Tour à tour, le préfet du Zou, Firmin Kouton et Constant Agbidinoukoun, journaliste à la retraite, au nom du comité d’organisation, ont retracé la genèse de l’initiative qui est partie du triste constat qu’au cours des vacances les jeunes gens n’ont pas d’autres activités que les réseaux sociaux et les feuilletons étrangers pour se divertir. La conséquence en est que très peu parviennent encore à s’exprimer aisément dans les langues maternelles dont le fongbé. Alors, les initiateurs de ce jeu concours ont trouvé que pour corriger ce phénomène qui freine aussi le développement du pays (car le développement passe aussi par les langues), il était urgent de remobiliser les jeunes autour des enjeux d’intérêt pour la langue fongbé. D’où l’idée de ce jeu-concours basé sur les proverbes et des questions de culture générale.
Pour cette première édition, à travers les six communes du plateau d’Abomey, plus de 400 candidats se sont inscrits pour prendre part aux différents jeux. Ils sont répartis en seize équipes. Ils auront à faire des recherches pour répondre à 192 questions de culture générale notées sur 40 points et expliciter 272 proverbes en fongbé. Cette rubrique est notée sur 60 points. Ainsi, du 5 au 26 août prochain, les différents groupes de candidats auront à aiguiser leurs connaissances en langue fongbé afin d’indiquer laquelle des six communes parle encore bien et très bien la langue fongbé.
Le jury de ce jeu-concours est présidé par le professeur Albert Bienvenu Akoha, enseignant de linguistique générale et de littérature orale à l'Université d'Abomey Calavi, ancien doyen de l’ex- Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash). Titulaire de deux doctorats sur la langue fongbé, directeur du Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey, auteurs des ouvrages « Ecrire et lire la langue fon », « Syntaxe et lexicologie du fongbé », il est un fin connaisseur du fongbé comme tous les autres de ce jury.

Les populations du département de l’Alibori se sont fortement mobilisées, tôt ce mardi 1er août à Kandi autour du préfet Mohamadou Moussa et des autorités politico-administratives, à la devanture de la maison des jeunes de Kandi, lieu choisi pour abriter les manifestations marquant le cinquante-septième anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale. La fête a été marquée par un défilé civil et militaire.
Initialement prévues pour se dérouler à Malanville, les manifestations officielles de la célébration du cinquante-septième anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale ont finalement eu lieu à Kandi. Les festivités ont été marquées par un défilé civil et militaire. Mais avant, les autorités administratives, notamment le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko et le préfet du département de l’Alibori, Mohamadou Moussa se sont adressés aux populations sorties massivement pour vivre l’événement.
Pour le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko, la fête de l’indépendance a valeur de dignité retrouvée pour les citoyens. Au nom du conseil communal, il rendu hommage à toutes les couches sociales de sa commune et plus particulièrement aux acteurs du monde rural pour le travail qu’ils abattent à chaque campagne agricole. Il a témoigné sa gratitude aux partenaires techniques qui apportent leur appui pour le développement de Kandi.
Il a saisi l’occasion pour faire le point des réalisations faites par le Conseil communal au cours de l’année. Au total, ce sont 976 250 365 de francs Cfa qui ont été investis dans les travaux de construction au niveau des arrondissements et villages de la commune. Plusieurs modules de salles de classe ont été construits. Des bourses ont été offertes aux natifs, surtout ceux inscrits à l’Ecole nationale des instituteurs de Kandi, qui ont reçu cinq bourses. Les étudiants natifs de Kandi n’ont pas été oubliés.
En ce qui concerne l’eau potable, plusieurs adductions d’eau villageoises et d’extension d’adduction ont été réalisées. Dans le cadre du partenariat public-privé, quatre puits à motricité humaine ont été réalisés.
Pour éviter les inondations, la mairie a décidé de curer tous les caniveaux de la ville. Dans le domaine de la santé, la construction du dispensaire du village d’Angaradébou a été achevée. Le maire a, dans le cadre de la coopération décentralisée, effectué des voyages en France et en Hollande et qui lui ont permis de négocier des projets.
Au plan social, la mairie a assisté pour un montant total de 3 millions de francs Cfa les étudiants natifs de Kandi. De même, des cours de renforcement ont été organisés au profit des candidats aux divers examens scolaires.
Alidou Démolé Moko a précisé que toutes les réunions du conseil communal se sont tenues à bonne date, ce qui a permis la réalisation du Plan de développement communal. Il a lancé un appel à l’endroit des conseillers communaux pour la paix et la cohésion au sein du conseil et leur a demandé de dépasser les guéguerres et se focaliser sur le développement.
Le préfet du département de l’Alibori, Mohamadou Moussa, a tenu à rendre un hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie et surtout pour la liberté. Il a rappelé que le Gouvernement entend faire renaître l’espérance à travers son programme d’action dénommée ‘’Bénin révélé’’ en qui il renouvelle sa confiance. Aux élus locaux et communaux, il demande le changement, car la population compte beaucoup sur eux.
Les défilés militaire et civil qui a suivi les allocutions ont été impressionnants, à la satisfaction des populations.

La ville de Porto-Novo a aussi commémoré ce mardi 1er août, les festivités du 57e anniversaire de l’indépendance du Bénin. Les manifestations qui ont démarré depuis la veille par une messe d’actions de grâce célébrée à la cathédrale NotreDame de Porto-Novo et la retraite aux flambeaux, ont connu leur apothéose sur le Boulevard du cinquantenaire où les autotrités ont salué le président Patrice Talon pour ses efforts en faveur de la renaissance de la ville capitale.
Les travaux de construction de plusieurs infrastructures routières en cours à Porto- Novo se sont très tôt invités à la célébration du cinquième-septième anniversaire de l’accesion du Bénin à la souveraineté nationale dans la ville capitale. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, et le maire de Porto- Novo, Emmanuel Zossou, ne se sont pas empéchés, dans leurs discours, de revenir sur l’ambition du chef de l’Etat pour réhabiliter la ville. Ce qui a d’ailleurs pris corps avec le lancement officiel, le mardi 25 juillet dernier, des travaux de reconstruction et d’aménagement de la route Porto-Novo - Akpro-Missérété en 2x2 voies qui facilitera surtout la traversée de la ville. Le démarrage de ce chantier qui sera suivi bientôt de plusieurs autres tels que la construction de la rocade de Porto-Novo, la construction d’un troisième pont sur la lagune, la construction d’un marché régional pour la ville, le pavage de plusieurs rues prises en compte par le projet asphaltage est la preuve, selon les autorités, de l’engagement du président Patrice Talon pour restaurer à Porto-Novo, ses attributs de capitale du Bénin. Le maire Emmanuel Zossou remercie particulièrement le chef de l’Etat pour son engagement en faveur de sa municipalité. Au total, 95 km de routes seront bientôt construites dans Porto-Novo, informe le maire. « Avec les nombreux projets inscrits au Programme d’actions du Gouvernement (Pag) dont certains ont déjà démarré, Porto-Novo aura un nouveau visage. Elle sera une ville à la hauteur de ses ambitions », espère Emmanuel Zossou. Il n’a pas manqué de faire aussi le point des autres réalisations sur le terrain notamment en matière d’assainisement par son conseil municipal pour soulager la suffrance des populations.
Le préfet de l’Ouémé a invité les populations des neuf communes de son département en général et de Porto-Novo en particulier à prendre conscience de l’enjeu. Et cet enjeu, c’est le développement pour lequel se bat le Gouvernement du président Patrice Talon. Joachim Apithy salue, en dehors des routes, les autres réalisations sur le terrain cette année notamment dans les secteurs de l’éducation, de la sécurité et de la santé dans le département. Il a invité les populations à l’union sans laquelle aucun développement n’est possible.
Beau spectacle !
Mais avant le ballet des allocutions sur le Boulevard du cinquantenaire, les deux personnalités ont procédé autour de 9h au dépôt de gerbe au pied du monument aux morts, en hommage aux enfants de la ville décédés pour la patrie. Ce traditionnel cérémonial s’est déroulé sur l’esplanade du palais des Gouveneurs où avait été proclamée, le lundi 1er août 1960, l’indépendance du Dahomey devenu Bénin. La délégation préfectorale s’est dirigée ensuite vers le Boulevard du cinquantenaire à Ouando pour le clou des manifestations officielles marquées par le défilé militaire et civil. On a vu prester des détachements des différents corps des forces de défense et de sécurité déployés dans le département. Il a été ouvert, comme d’habitude, par des éléments de l’escadron de la musique de la Gendarmerie nationale qui ont animé la parade militaire et paramlitaire. Il s’agit, entre autres, du défilé du porte-drapeau national et sa garde, des pelotons de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de l’Ecole nationale supérieure des Armées et du batallon interarmes basé à Gbada dans la commune d’Adjohoun. Le peloton de la compagnie des sapeurs pompiers à Porto-Novo a fermé la parade militaire commentée par le lieutement Julien Tioba.
Place ensuite au défilé civil. Il a été ouvert par le passage des véhicules et engins d’assainisement mis à la disposition de la direction des Services techniques (Dst) de la mairie de Porto-Novo. Il y a eu ensuite, tour à tour, le passage de Miss Indépendance de Porto-Novo entourée de ses deux dauphines élues la veille, des conducteurs de taxi-motos de Porto-Novo, des membres de la Croix-Rouge béninoise, des majorettes de la capitale, de l’Association béninoise pour la planification familiale, du groupe Shaolin dont la prestation inspirée de l’art choinois a beaucoup émerveillé le public tout comme le défilé de l’association sportive des rollers fire. Le défilé de ces différents acteurs de développement du Bénin a tenu en haleine les autorités qui ne manquaient pas de temps en temps d’applaudir certaines prestations.

Les cinquante meilleurs candidats du Bénin à l’issue de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) ont été récompensés ce mardi 1er août, jour de la célébration de la fête nationale par la Fondation Claudine Talon. Un geste qui vise à les encourager.
Une pépinière à encourager et à entretenir ! Les cinquante meilleurs élèves au Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2017) ont été récompensés pour leurs efforts, ce mardi 1er août, par la Fondation Claudine Talon. « Ils ont démontré qu’ils ont des capacités. Ils se sont appliqués et nous voulons les aider à poursuivre leurs rêves », a indiqué le père Alain Ayimihouè, porte-parole des encadreurs au cours de la cérémonie. Et des rêves, ils en ont vraiment.
Pédiatre, expert-comptable, ingénieur, concepteur de robot, neurologue… Les carrières envisagées par ces jeunes apprenants sortent de l’ordinaire, mais répondent également aux besoins identifiés par eux au niveau de la société. Des ambitions qui font la fierté de cette fondation qui porte le nom de la Première dame du Bénin. C’est la raison pour laquelle Claude Borna de la Fondation a partagé avec les lauréats, les valeurs de ladite fondation, qui se résument en la solidarité, le soutien aux indigents, la promotion et la consolidation de la famille, le respect des différences, l’intégrité, la confiance, la fiabilité, la transparence, l’humilité, le dévouement, l’efficacité …
A chacun de ces 50 apprenants méritants, Claudine Talon a personnellement remis un lot composé d’un ordinateur-
tablette et d’un power-bank solaire pour l’alimentation en énergie. Ces tablettes et ordinateurs proposent un riche contenu de plus de 60 activités éducatives, ludiques et instructives. « Des outils d’apprentissage qui leur seront très utiles dans leur cursus scolaire, non seulement pour apprendre mais aussi pour communiquer tout en utilisant les nouvelles technologies », estime la fondation. « Une récompense largement méritée », dira pour sa part Claudine Talon qui a exprimé les félicitations de son institution aux encadreurs et parents des heureux lauréats. Ce don, elle le voit comme une marque d’engagement et un outil utile à même d’aider les 50 candidats à se maintenir dans le cercle de l’excellence. C’est d’ailleurs leur plus gros challenge, pense aussi le père Alain Ayimihouè qui les a invités à se maintenir au sommet.
Là-dessus, Mauricette Makin, porte-parole des heureux du jour, invite à leur faire confiance. « Dans trois ans, à l’issue du Baccalauréat, nous serons à nouveau dans les locaux de la fondation pour être récompensés », s’est-elle engagée au nom de ses camarades. « Cette cérémonie ne sera pas pour nous un alibi pour nous reposer, mais ce sera comme une stimulation », poursuit, heureuse, Mauricette. Aux côtés du Gouvernement et d’autres partenaires, la Fondation Claudine Talon entend davantage apporter sa contribution pour que tous les enfants du Bénin aient un accès équitable à une éducation de qualité.

Le tronçon de la RNIE 3 de la ville de Natitingou a tôt affiché comble. Apparue dans sa tenue de commandement, sous les ovations nourries de la foule massée tout autour de la chaussée, Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, fait ses civilités aux personnalités de marque et autres invités à cette célébration. Ceci, suite à la revue de troupe et au dépôt de gerbes à la Place de l’indépendance, quelques instants plus tôt.
Peu de temps après, les pelotons constitués d’éléments du 6ème bataillon inter-armée, de la gendarmerie, du groupement des sapeurs-pompiers ainsi que de la police font leur entrée sur la scène au rythme de différentes sonorités. Ainsi commence cette cavalcade des hommes en uniforme dans une ferveur sans pareil.
La tenue impeccable, le buste droit et les pas martelant dans un mouvement coordonné la chaussée, chacun des détachements défile et suscite autant que par son jeu et la maîtrise de ses gestuelles toute l’admiration de la foule. Les femmes n’en sont pas en marge. Leur grâce et détermination médusent le public qui n’a que ses mains pour applaudir. Une allure fière et grave à la fois qui émeut.
Un beau défilé quoique sobre avec un défilé civil quelque peu dégarni avec le refus de certains groupes folkloriques d’y prendre part sans un défraiement.
Actualités 01 août 2017