La Nation Bénin...
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Les résultats des examens de fin d’année au titre de l’année scolaire 2016-2017 sont proclamés. Ils restent meilleurs par rapport à ceux de l’année dernière. Ce qui réjouit tous les acteurs du système éducatif dont la plupart pensent que les réforment engagées par le Gouvernement seraient à l’origine de cette amélioration des performances des élèves.
Le système éducatif béninois suscite de nouveau l’espoir de tous les acteurs. Les résultats du Certificat d’études primaires (Cep), du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et du Baccalauréat pour le compte de l’année scolaire 2016-2017 sont à l’origine de cette fierté. Les statistiques de cette année, le démontrent à suffisance. Au plan national, le Cep a enregistré un taux de réussite de 65,15% contre 41,98% en 2016. La même progression s’est observée au niveau du Bepc qui a donné 50,56% contre 16% l’année dernière. Les résultats du Baccalauréat 2017 se sont inscrits dans la même logique d’amélioration de performance. On note à ce niveau 41,78% de taux de réussite contre 30,13%. Ces résultats très encourageants ne sont pas le fruit du hasard.
A la suite des résultats catastrophiques l’année dernière, le Gouvernement avait pris ses responsabilités en décidant d’opérer des réformes dans le secteur éducatif pour redorer le blason de l’éducation béninoise. Ainsi, des mesures ont été prises à tous les niveaux pour que chaque acteur joue dorénavant plus efficacement son rôle. Des recrutements ont été faits pour pallier le manque criard d’enseignants dans le secteur. Des inspecteurs ont été recrutés pour mieux assurer l’encadrement. Certains instituteurs ont été même punis, l’année dernière, pour insuffisance de résultats. C’est le cas de 618 directeurs d’école primaire qui ont été relevés de leurs postes, déchargés et remplacés pour avoir obtenu 0% de taux d’admis lors du Cep 2016. Tous les directeurs ont donc travaillé au cours de cette année scolaire 2016-2017 sous la même menace de sanction. Résultat, aucun directeur d’école n’a donné 0% pour le Cep 2017.
Un réaménagement de calendrier scolaire a permis de faire passer les examens de Bepc et du baccalauréat avant celui du Certificat d’études primaires qui lui aussi passe avant les dernières compositions dans les écoles primaires. Toutes choses qui ont eu pour avantage de permettre aux instituteurs de bien finir les programmes dans les classes intermédiaires. Les nominations des premiers responsables pédagogiques dans les écoles et collèges cette année étaient plus règlementaires que par le passé.
Des bonds de plus de 60 points
Les réformes engagées ont donc commencé à produire leurs fruits, est-on tenté de dire. Le constat est encore plus reluisant quand on entre dans les statistiques au niveau des séries par rapport à l’examen du baccalauréat. Des candidats de certaines séries ont fait des bonds extraordinaires. C’est le cas de la série E dont le taux d’admis, cette année, est le plus élevé de toutes les séries alors qu’en 2016, on avait enregistré le taux de réussite le plus bas dans la même série sur l’ensemble des résultats : 9,09%. Soit un bond d’environ 66 points. Cette variation est aussi notée dans plusieurs autres séries. On est donc en droit de dire que les réformes impactent positivement le système éducatif.
Cependant, il reste des efforts à faire dans le système éducatif pour davantage de résultats. Dans les collèges publics, par exemple, les programmes des classes intermédiaires restent toujours inachevés. Le problème de manque d’enseignants reste aussi préoccupant malgré les efforts du Gouvernement qui a commencé le recrutement d’enseignants. D’autres recrutements sont d’ailleurs en vue. On note aussi le problème d’effectifs pléthoriques. La formation des enseignants reste aussi un des maillons faibles du système. Le nombre de professeurs vacataires est toujours supérieur au nombre des professeurs certifiés ou contractuels de l’Etat. Tous ces éléments montrent que les réformes doivent se poursuivre pour améliorer davantage le système.

Le nouveau président de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) élu le 4 juillet dernier a pris service le 20 juillet. Alain Nouho a levé un coin de voile sur les défis qu’il entend relever au cours de son mandat.
Porté par voie élective par ses camarades à la tête de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), une des trois associations d’étudiants officiant sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Alain Nouho a des ambitions pour redynamiser le mouvement estudiantin au Bénin. Selon lui, les défis à relever se situent aussi bien sur le plan académique que sur le plan social.
Au niveau académique, il fait savoir que toutes les questions touchant la vie académique des étudiants seront une priorité. Entre autres, il s’agira pour le nouveau bureau de l’Uneb de mener des actions pour une harmonisation du système Licence Master Doctorat (Lmd). Pour y parvenir, il entrevoit qu’il faille inviter tous les acteurs, à savoir les autorités ministérielles, rectorales, décanales, administratives et les responsables d’étudiants. Tout en reconnaissant qu’il faut se conformer à des normes quant au système Lmd, il invite à ne pas occulter certaines réalités de l’Uac. « Sur une même université, un même système qui s'applique ne doit pas être différent, selon les entités. À défaut de respecter les exigences d'un tel système, il faut le rendre uniforme partout. Il n'est pas question qu'une entité applique un système comme elle l'entend ou le conçoit », fait-il observer avant de noter qu’il faut « l'adapter à nos réalités ».
Toujours sur le plan académique, poursuit-il, il s’agira pour son bureau d’œuvrer à l'amélioration des conditions d'études des étudiants. Cela est tributaire de la mise en place d'une politique de participation de tous. « La suppression des faux frais sera aussi un objectif à atteindre », ajoute-t-il.
Sur le plan social, il rêve d’un système d’allocations universitaires avec le moins de plaintes possibles. « Nous verrons avec les autorités compétentes comment revoir le système d'allocations universitaires afin d'enregistrer moins de plaintes », explique-t-il. Dans ce cadre, il indique qu’en collaboration avec le Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (Cous-AC), son bureau échangera sur le projet de création de la ligne Campus-Akassato afin d'étendre les œuvres sociales à tous les étudiants. « Nous discuterons avec lesdites autorités pour que les œuvres sociales démarrent dès la rentrée académique », promet le successeur de Nicolas Zinsou à la tête de l’Uneb. La situation des étudiants handicapés fait partie également de sa priorité. Selon lui, cette catégorie d’étudiants doit continuer à jouir de la manière la plus judicieuse des mêmes droits en tant qu'étudiants. Sur le plan épanouissement, l’Uneb se battra pour des activités ludiques au profit des étudiants.
Mieux, l’Uneb permettra aux étudiants d'avoir leur permis de conduire à moindre coût. A cet effet, les responsables de l’Uneb feront rentrer le projet « Permis pour tous » dans sa phase active. En plus, ajoute-t-il, « Nous organiserons des formations professionnelles à l'endroit de la communauté universitaire. Nous allons créer une solidarité entre les institutions à la base à travers des activités qui les mettront ensemble ».
Mais de façon globale, il tient à soigner l'image des responsables étudiants en procédant à la dynamisation totale des moyens d'actions, laquelle consistera, précise-t-il, à prôner le dialogue à tous les niveaux. « Nous allons privilégier le dialogue, car la violence, avant d'être illégitime, est animale », assure Alain Nouho.

Les travaux des quatrièmes journées scientifiques de la Société béninoise de parasitologie-mycologie (Sobepam) ont été lancés, ce mardi 25 juillet à Cotonou, par le ministre de la Santé
Alassane Séïdou. Portant sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées », ces journées offrent l’occasion de faire le point des actions qui ont été menées par le Bénin pour lutter contre lesdites maladies.
« Une société scientifique vit par la qualité des activités qu’elle organise », affirme le président du Comité scientifique de la Société béninoise de parasitologie-
mycologie (Sobepam), le docteur Marcel Zannou. Cela traduit le bien-fondé des quatrièmes journées scientifiques sur le thème « Prise en charge du paludisme et des maladies tropicales négligées » dont les travaux ont démarré hier à Cotonou.
La présidente de la Sobepam, le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, a situé le contexte de la tenue desdites journées avant de faire le point des actions qui ont été menées jusque-là par son organisation. Créée en 2009, la Sobepam, selon sa présidente, entend assurer l’arrimage entre les institutions qui effectuent les recherches scientifiques et les structures qui sont appelées à mettre en application les résultats des recherches.
Pour réussir les actionsvisant une meilleure santé des populations, Dorothée Akoko Kindé-Gazard estime qu’il faut orienter les réflexions sur ce qu’elle appelle « les déterminants de la santé ». Il s’agit, explique-t-elle, des facteurs qui entrent en jeu afin que les populations soient en bonne santé ou non. Il s’agit, a-t-elle souligné, des facteurs socio-économiques qui se rapportent à l’habitat, l’urbanisme et l’aménagement rural, les modes de vie, la situation de l’emploi, les modes de consommation, les loisirs. Elle cite également les facteurs psychoculturels qui sont relatifs à la scolarisation, la mentalité des populations devant les problèmes sanitaires, les coutumes, croyances et traditions en matière de santé. La présidente de la Sobepam affirme qu’il y a tant à faire dans la lutte contre les maladies qui affectent les populations les plus pauvres.
Initiative salutaire
Le représentant du représentant-résident de l’Organisation mondiale de la Santé au Bénin, le docteur Télesphore Houansou, a salué l’initiative qui vise à faire le point des recherches réalisées au Bénin dans le cadre de la lutte contre le paludisme et les maladies tropicales négligées. Des recherches dont les résultats permettront, selon lui, d’améliorer les performances des programmes du ministère de la Santé dans les domaines abordés au cours des travaux.
Le docteur Télesphore Houansou souligne que l’Oms met un point d’honneur à la recherche surtout lorsqu’elle est portée par les chercheurs/scientifiques qui vivent dans les zones où sévissent les maladies concernées. En tant que source d’informations nouvelles pour établir le diagnostic, déterminer les besoins et résoudre les problèmes de santé, la recherche, estime le représentant du représentant-résident de l’Oms, doit avoir une place de choix dans chacune des initiatives. Pour ce faire, il faudrait à son avis, intégrer dans les démarches, des activités de recherche multidisciplinaire, qui sont susceptibles de promouvoir les formes endogènes de traitement et de prévention des maladies.
Heureux de la tenue de ces journées scientifiques, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, estime qu’elles constituent une occasion exceptionnelle. Car, elles permettront une discussion et des échanges entre parasitologues, entomologistes, biologistes, médecins, anthropologistes, praticiens de la Médecine traditionnelle, chercheurs, professionnels de la santé, scientifiques de tous horizons. Elles sont également une occasion de faire l’état des lieux des affections les plus meurtrières du Bénin, notamment par rapport aux connaissances nouvelles acquises par la communauté scientifique. C’est pourquoi, il se réjouit d’être avec les chercheurs et les différents acteurs dans le cadre de ces journées scientifiques.
Durant les deux jours de travaux, il sera question de deux grandes conférences dont celle inaugurale a été donnée hier par la présidente de la Sobepam et d’une trentaine de communications.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique était, ce mardi 25 juillet, dans les départements du Plateau et de l’Ouémé. Sacca Lafia est allé s’enquérir des problèmes de sécurité que rencontrent surtout les communes frontalières avec le Nigeria.
Ce mardi 25 juillet à la salle de conférences de l’Hôtel de ville de Pobè, responsables de postes de sécurité, élus communaux et représentants des communautés à la base ont pris langue avec le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, pour partager avec lui, les problèmes de sécurité auxquels les populations sont confrontées.
Le choix du ministre de l’Intérieur d’entamer sa tournée de prise de contact par le département du Plateau n’est pas anodin. Sa proximité avec le Géant de l’Est fait de lui une zone sensible en matière de sécurité.
« Sans la sécurité, il n’y a point de développement. C’est pourquoi nous saluons à sa juste valeur l’option du Gouvernement de faire de la lutte contre l’insécurité l’une de ses priorités », indique d’entrée Daniel Valère Sètonnougbo, préfet du département du Plateau. Il confie qu’à sa prise de fonction, l’insécurité était assez criarde dans son département. Mais les mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre la grande criminalité a fait régresser les actes d’insécurité dans ces communes frontalières avec le Nigeria. Le préfet a tenu à saluer l’implication du ministre de l’Intérieur dans la gestion de la crise de la transhumance à Kétou. « Aujourd’hui, le calme est revenu et les éleveurs peuhls ont retrouvé leurs campements », informe-t-il.
« Le département du Plateau est important dans notre politique de sécurité intérieure en raison de sa position frontalière avec le Nigeria et son importance économique et culturelle », déclare le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. La tournée qu’il entreprend, dit Sacca Lafia, vise à mieux asseoir au niveau départemental les initiatives et orientations du ministère en matière de sécuritaire intérieure, à rapprocher les forces de sécurité publiques des élus locaux et des populations pour la prise en compte des problèmes de sécurité à la base. Tout en reconnaissant l’impact positif des nouvelles mesures sécuritaires, il soutient qu’il n’est pas question que les forces de sécurité dorment sur leurs lauriers. « Nous incitons les gendarmes et policiers à être plus présents sur le terrain pour sécuriser davantage et assister nos populations car, il y a encore des cas de braquages, de vol à l’arrachée de motos, de violences sur les voies publiques. Des cas de sinistres, d’incendies de maisons, d’accidents de la circulation sont encore récurrents, tout cela nous amène à améliorer nos différentes prestations, de manière à atteindre le défi de tolérance zéro face à l’insécurité, en collaboration avec les populations à la base », martèle le ministre. Sacca Lafia informe que le ministère a mis en place un mécanisme pour garantir la sécurité aux paisibles populations, assurer la libre circulation des personnes et des biens, et apporter assistance en cas de catastrophe et de sinistres. Il annonce l’existence du numéro d’alerte 166 et son initiative d’organiser chaque année une conférence de sécurité intérieure qui réunira les préfets et les commandants de compagnie pour discuter des problèmes de sécurité dans les départements.
Des moyens aux forces de sécurité
En dehors de problèmes de sécurité communs, les élus locaux du Plateau sont particulièrement préoccupés par la transhumance qui crée d’énormes dommages aux cultures et des conflits sanglants entre éleveurs peuhls et agriculteurs. Le ministre indique que le Gouvernement prend la question très au sérieux et réfléchit sur des mesures préventives et, sur le moyen terme, à des solutions palliatives pour limiter le déplacement saisonnier des troupeaux. Les élus ont aussi soulevé la réduction des effectifs de forces de sécurité en relation avec la redéfinition de la carte sécuritaire qui aurait privé certains arrondissements sensibles de postes de gendarmerie.
A Porto-Novo, le ministre a échangé avec l’ensemble des acteurs en charge de la sécurité dans le département de l’Ouémé. Si Sacca Lafia a réitéré les mesures gouvernementales pour lutter contre l’insécurité, les élus locaux sont revenus sur les difficultés auxquelles les forces de sécurité sont confrontées pour lutter notamment contre la criminalité transfrontalière. Pour ceux-ci, la proximité des communes avec le Géant de l’Est devrait inciter le Gouvernement à mettre en place une politique spéciale de lutte, en dotant les hommes en uniforme de moyens adéquats et en associant davantage les collectivités territoriales dans la prévention et l’alerte. Les responsables de postes de sécurité n’ont pas manqué de partager avec leur autorité de tutelle leurs difficultés quotidiennes dans l’accomplissement de leur mission républicaine. Tout en reconnaissant les efforts déployés par le Gouvernement, ils ont plaidé pour des moyens subséquents pour les aider à mieux faire leur devoir. Sacca Lafia estime que le Gouvernement bien conscient des difficultés est décidé dans la mesure de ses moyens à faire le nécessaire en matière de lutte contre l’insécurité. « La sécurité n’est pas une affaire exclusive des gendarmes et des policiers, la sécurité, c’est notre affaire à nous tous », conclut le ministre sans occulter les enjeux liés à la création de la Police républicaine.

Il sera bientôt aisé de traverser la ville de Porto-Novo pour rallier les communes d’Akpro-
Missérété, Pobé, Adja-Ouèrè et Ouinhi. Les travaux d’aménagement des routes reliant ces localités ont été lancés, ce mardi 25 juillet, par le ministre chargé des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey.
Plus rien ne bloque désormais les travaux de reconstruction de la route Porto-Novo - Akpro-Missérété en 2x2 voies longue de 12,06 km et d’aménagement et de bitumage de l’axe Pobè - Adja-Ouérè - Ouinhi d’une longueur de 22,4km. Les deux chantiers ont été officiellement lancés ce mardi 25 juillet par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey en présence de quatre autres de ses collègues en l’occurrence Jean-Claude Houssou chargé de l’Energie, Adidjatou Mathys en charge des Affaires sociales, Salimane Karimou des Enseignements maternel et primaire et Barnabé Dassigli de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
Les travaux seront réalisés par Ofmas International, une entreprise de droit béninois adjudicataire des deux marchés, pour un coût global de 48 890 962 441 francs Cfa en mode Partenariat public-privé (Ppp).Ce montant intègre l’éclairage public de bout en bout de la voie Porto-Novo - Akpo-Missérété de même que les travaux des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone, détaille le directeur général adjoint des Infrastructures, Arsène Soglo qui a livré les caractéristiques techniques des deux projets. Selon lui, la structure retenue pour les deux voies est assez lourde pour qu’elles durent dans le temps. La réalisation de ces deux routes prévue dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag) constitue un pas décisif dans la modernisation des départements de l’Ouémé et du Plateau en général et de Porto-Novo en particulier, précise Arsène Soglo.
Le directeur général adjoint des Infrastructures a invité les uns et les autres à ne ménager aucun effort pour l’aboutissement heureux des deux chantiers dans le délai contractuel. Arsène Soglo a surtout exhorté l’entreprise Ofmas International à réaliser les travaux dans les règles de l’art et dans le délai contractuel. En tout cas, il avertit que sa direction fera un suivi rigoureux des deux chantiers pour que tout se passe bien.
Pour le ministre Hervé Hèhomey, la réalisation de ces deux chantiers est la réalisation de l’une des promesses du président de la République, Patrice Talon, faites populations des départements de l’Ouémé et du Plateau. Il a précisé que les deux voies lancées font partie d’un ensemble de projets routiers confiés à Ofmas International pour un montant total de
164,5 milliards francs Cfa.
Fin de calvaire
Les autres chantiers routiers comprennent l’aménagement et le bitumage en deux fois deux voies de la rocade de Porto-Novo prenant en compte la rue des manguiers menant vers l’Assemblée nationale, la construction du pont de Zounvi, la réhabilitation de l’axe Akpro-Missérété – Pobè – Obèlè - Frontière du Nigeria et la bretelle de Zian – Igola - Frontière du Nigeria. Tous ces projets seront réalisés par Ofmas International dans un délai de trente mois à compter de la date d’hier. Le ministre des Infrastructures et des Transports a annoncé les autres projets routiers qui tiennent à cœur au Gouvernement dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. Il cite, entre autres, le projet de construction d’une autoroute reliant le carrefour Sèmè-Podji à Porto-Novo avec la réalisation d’un troisième pont sur la lagune de Porto-Novo à hauteur d’Agbokou, les travaux de bitumage de l’axe Savè – Okèowo - Frontière du Nigeria long de 27,5km et ceux de Kétou – Idigni – Igbodja - Savè long de 85,8 km. La concrétisation de tous ces chantiers permettra d’assurer une meilleure circulation des personnes et des biens dans les départements de l’Ouémé et du Plateau et de booster les activités économiques surtout entre la région et le Nigeria, se réjouit le ministre Hervé Hèhomey. Il a exhorté les populations à la sagesse et au civisme pour que se passe sans anicroche la période de perturbation qu’engendreront les trente mois de travaux. Il faut qu’elles respectent les instructions de l’entreprise en suivant les directions de déviation, insiste le ministre des Infrastructures et des Transports.
Le maire de Porto-Novo remercie le chef de l’Etat pour le lancement officiel des travaux du tronçon Porto-Novo - Akpro-Missérété. Ce qui annonce ainsi pour bientôt, selon Emmanuel Zossou, la fin du calvaire des usagers sur cette voie du fait de son état de dégradation très avancée.

Il se tient depuis ce mercredi 26 juillet un atelier de restitution du document de code de l’élevage aux différents acteurs régionaux du sous-secteur élevage. L’objectif est de les voir amender le projet de loi à l’instar des autres acteurs des différentes régions du pays pour un document consensuel.
Organisé sous l’égide des directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de l’Atacora et de la Donga ainsi que du conseiller technique à la promotion du sous-secteur de l’Elevage du ministère de tutelle, l’atelier de restitution du deuxième draft du Code de l’élevage intervient à la suite d’un long processus d’élaboration qui a démarré depuis 2014 avec l’appui de la Coopération suisse.
Les insuffisances relevées dans les textes existants en terme de législation et de réglementation dans l’élevage ainsi que le laxisme observé dans l’exercice des professionnels du sous-secteur et le non-respect des droits des consommateurs des produits d’élevage justifient l'élaboration du projet de loi portant code de l’élevage en République du Bénin, selon les organisateurs.
Société 26 juil. 2017

Une large majorité, soit 13 conseillers sur les 16 qui siègent au sein du conseil communal, mène une fronde contre le maire de Toviklin, Rogobert Tozo. La tension est montée d’un cran depuis ce lundi 24 juillet que le groupe des 13 conseillers communaux a signé et déposé, par exploit d’huissier, une lettre de défiance contre le maire.
Y sont contenus plusieurs griefs contre le maire. « Depuis sa prise de service, le maire ne fait que preuve de gestion solitaire, cavalière et opaque dans les domaines administratifs, politiques et financiers. Malgré nos multiples conseils, il n’entend pas se corriger », lit-on dans la lettre de défiance. Les frondeurs en veulent pour preuve, les derniers recrutements d’agents organisés au niveau de la mairie. Pour eux, il s’agit de recrutements à caractère « régionaliste ». Le volet le plus opaque de la gouvernance du maire, selon les frondeurs, se note dans la gestion de passation des marchés publics. « Tous les marchés sont octroyés à des proches au mépris des textes », ont-ils développé avant de conclure : « Il y a profondément crise de confiance entre le conseil communal de Toviklin et le maire Rigobert Tozo ».
A la suite de ces dénonciations, le groupe demande la convocation d’une session de défiance. Et ce en vertu de l’article 53 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes du Bénin. Reste à savoir la suite que l’autorité préfectorale donnera à cette requête.
Rappelons que le recrutement en question avait suscité une vive protestation de la part des jeunes de la commune. Ils avaient organisé à cet effet une marche de protestation au cours de laquelle l’achat du véhicule de commandement du maire aussi a été mis en épingle.
Politique 25 juil. 2017

Le Bénin a déjà engrangé quatre médailles dont un argent et trois en bronze aux VIIIes Jeux de la Francophonie qui se déroulent à Abidjan en Côte d’Ivoire. Noëlie Yarigo, Faridatou Gbadamassi, Daouda Korongo et Fayçal Atchiba sont les médaillés.
En finale des 800 m, Noëlie D. Yarigo s’est positionnée 2e avec un chrono de 2’01’’27 juste derrière la Marocaine Malika Akkaoui (2’00’’71) et avant Hilali Siham, Marocaine (2’02’’40). Elle était donnée pourtant favorite, au regard de son exploit aux Jeux olympiques de l’année dernière à Rio (1'59''12) et sa récente performance aux championnats de France d’athlétisme d’élite où elle est sacrée championne. Son rêve de « ramener la médaille d'or » pour son pays s’est effondré. Elle se contente néanmoins de la médaille d’argent.
Dans la journée d’hier, Fayçal
Atchiba a gagné la médaille de bronze au saut en longueur (Handisport) qui s’ajoute au palmarès du Bénin qui avait déjà gagné deux médailles de bronze avec Faridatou Abikè
Gbadamassi en lutte olympique dans la catégorie des moins de 55 kg Daouda Korongo au marathon sur la distance 42,195 km courue en 2 h 41’ 16’’.
Une cinquantaine d’athlètes béninois participent aux VIIIes Jeux de la Francophonie dans les disciplines telles que l’athlétisme, le judo, le cyclisme, la lutte, le basket-ball, le handisport, le tennis de table, aux côtés de 80 Etats membres ou observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).
C.U.P.
Sports 25 juil. 2017

Le Gouvernement chinois met à la disposition du Bénin un appui financier de plus de 50 milliards de francs Cfa pour l’adduction d’eau potable dans les communes du département des Collines. La signature de cet accord de prêt concessionnel a eu lieu ce lundi 24 juillet à Cotonou, entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, en présence du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines Jean Claude Houssou.
Les populations des communes des départements des Collines peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. D’ici quelques mois, elles ne parleront plus d’un manque d’eau potable. Le Gouvernement chinois apporte au Bénin un appui dans le cadre du Programme d’actions du Gouvernement (Pag) pour le volet fourniture de l’eau potable à la population béninoise. Cet appui sous forme d’un accord de prêt concessionnel dont le montant est de 605 744 400 yuans soit plus de 50 milliards de francs Cfa, a fait l’objet d’une signature hier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Pour l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Mingsheng Diao, la signature de cet accord est non seulement un soutien du Gouvernement chinois au Bénin pour son développement économique et social, mais également pour le renforcement de la coopération des relations d’amitié entre le Bénin et son pays.
L’ambassadeur rappelle qu’il y a une vingtaine de jours, il a signé avec le Bénin un accord d’environ 30 milliards de francs Cfa. Sans oublier qu’il y a, indique-t-il, plus de 200 Béninois qui sont allés en Chine au cours de cette année pour des formations. La signature de l’accord d’hier, affirme-t-il, est le résultat d’un travail qui avait été déjà fait par le chef de l’Etat, Patrice Talon lui-même qui l’a négocié en personne.
Depuis son arrivée au pouvoir, le président Patrice Talon, selon Mingsheng Diao, se bat et le Gouvernement chinois rassure-t-il, veut toujours continuer à travailler avec lui et son Gouvernement.
Tout un symbole
« Avec cet acte, le Gouvernement vient de lancer son programme de fourniture de l’eau potable à toute la population béninoise à l’horizon 2021 », a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. L’eau c’est la vie, elle permet d’avoir une bonne santé, c’est une source première de la richesse, indique-t-il. C’est pourquoi, elle est une des priorités absolues du président de la République. « Le programme ambitionne de développer les capacités de production et de distribution d’eau en milieux urbain, périurbain et rural au profit de 5,8 millions de personnes.
Pour le ministre Aurélien Agbénonci, la signature de cet accord porte sur le renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. «C’est tout un symbole pour ceux qui savent l’importance de l’eau pour cette région en particulier », souligne le ministre. Il estime que la garantie de l’accès universel à l’eau potable représente une nécessité tant du point de vue social qu’économique. Car, elle permet de promouvoir non seulement une croissance économique accélérée, un développement durable, mais aussi une meilleure santé, donc la réduction de la pauvreté.
Aujourd’hui, les populations du département des Collines peuvent manifester leur soulagement face à un problème qui constitue un défi de tout temps. Puisque d’ici là, après certaines formalités d’usage, promet le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, il y aura le lancement des travaux.
La satisfaction du président du Mouvement intercommunal des Collines
Le président du Mouvement intercommunal du département des Collines, Nicaise Fagnon, maire de la commune de Dassa-Zoumè, se dit satisfait de l’accord que le Gouvernement béninois vient de signer avec la République populaire de Chine pour la fourniture d’eau potable dans ledit département. Au terme de la signature hier, il a félicité le ministre des Affaires étrangères, son homologue en charge de l’Eau, le chef de l’Etat et surtout la Chine à travers son ambassade au Bénin pour cet acte.
« Voilà un territoire qui a des problèmes d’eau potable depuis des décennies, voilà un Gouvernement qui a eu le courage de promettre que d’ici 2021, il va donner de l’eau à boire à toutes les populations en milieu urbain, périurbain et rural et les gens ne croient pas», rappelle Nicaise Fagnon. Il invite ceux qui ne croient pas à savoir que ce que le Gouvernement du Nouveau départ dit, il le fait. « Nous en sommes le témoin palpable », indique-t-il avant de lancer un appel au Gouvernement à poursuivre la territorialisation de son Programme d’actions. B.S.

Pour redonner vie aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Eugène Azatassou, le coordonnateur de l’alliance et les siens étaient face aux militants du Zou, ce dimanche 23 juillet à Abomey, dans la perspective du prochain congrès et surtout des législatives à venir.
Après Dassa-Zoumè dans les Collines le samedi, la délégation des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) était, ce dimanche à Abomey dans le cadre de leur tournée nationale entreprise, il y a quelques jours. Après avoir perdu le pouvoir et beaucoup d’alliés dans une saignée sans discontinue, les Fcbe sont désormais comme un oiseau qui a perdu toutes ses plumes et obligé de résister jusqu’à la saison prochaine pour se faire un nouveau plumage. Pour se repositionner, l’alliance politique Fcbe de Boni Yayi se remobilise sur le terrain dans la dynamique des prochaines échéances électorales.
A cet effet, le coordonnateur national des Fcbe, Eugène Azatassou, et son équipe ont rencontré les militants de l’alliance dans le Zou pour échanger sur les questions de politique nationale. Eugène Azatassou était entouré du député Fcbe Jean-Marie Allagbé ; du représentant de l’alliance dans le Zou, Prosper Adoukonou et de plusieurs autres personnalités de ce regroupement politique. Une seule préoccupation revenait constamment : tout faire pour repositionner les Fcbe pour efficacement faire face à la gouvernance actuelle. « Malgré tout ce qui est fait contre nous comme basses besognes, les Fcbe ne mourront pas. Pour réussir à nous enterrer, il faut commencer par faire ce que nous avions fait en 10 ans avec notre leader charismatique. Si ce n’est pas le cas, donc les Fcbe ont encore de beaux jours devant », laisse entendre Prosper Adoukonou, représentant de l’alliance dans le Zou. Il est appuyé par le député Jean-Marie Allagbé et le coordonnateur Eugène Azatassou qui dressent un tableau bien sombre de la gouvernance actuelle qui, en quelques mois seulement, aura déçu beaucoup, selon eux. Ils citent tour à tour « les annulations des concours, les casses anarchiques à travers les villes du pays, la fermeture de plusieurs sociétés d’Etat, la suppression des emplois et la compression des agents, les audits ciblés, des réformes mal réfléchies, etc. ». Ils poursuivent en se désolant qu’« en quelques mois seulement, le grand espoir nourri se soit mué en un désenchantement total pour les Béninois ».
Au cours de ce face-à-face avec les Fcbe d’Abomey et environs, les responsables ont aussi échangé avec l’assistance sur le fonctionnement interne de l’alliance qui devra aller au congrès incessamment afin de mieux s’organiser. A propos de la saignée actuelle qui se traduit par des départs, ils estiment que certains de leurs anciens camarades « ont voulu entretemps conduire l’alliance dans les bras du pouvoir actuel sans tenir compte de la forme de gouvernance et de la souffrance des populations et comme ça n’a pas prospéré, ils ont préféré vite rejoindre la mouvance en quittant le navire Fcbe ». Pour Eugène Azatassou, seul le prochain congrès pourrait définir la position des Fcbe par rapport au Gouvernement. C’est la base qui décidera de la voie à prendre. Pour l’instant, nous travaillons à consolider les Fcbe qui constituent la seule alternative sérieuse, forts de ses 10 ans d’expérience du pouvoir, face à la gouvernance actuelle.