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Nouvelles

Youthconnekt Africa Summit 2017: « La doctrine de Kigali » pour forger les héros de l’Afrique

Kigali, la capitale rwandaise, a été du 19 au 21 juillet dernier, le point de convergence de centaines de jeunes Africains. Ils y étaient pour le Youthconnekt Africa Summit 2017 et ont eu l’opportunité d’être entretenus par de nombreux leaders sur l’avenir du continent ainsi que les outils à mettre à leur disposition pour relever ce défi.

7079 candidatures enregistrées, 3121 accréditations, 90 pays présents et 19 millions de followers à travers le monde via les réseaux sociaux. Ces statistiques illustrent l’importance du Youthconnekt Africa Summit 2017 qui a mobilisé des jeunes Africains autour des thématiques relatives à leur avenir et au développement du continent. Au cœur de cette rencontre, la question de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes. L’ambition, c’est de parvenir d’ici 2020 à la création d’au moins 50 millions d’emplois et par la même occasion, encadrer le potentiel créatif du continent noir.
A Kigali, de nombreux jeunes porteurs de projets ont partagé leurs idées et innovations avec leurs pairs pour susciter d’autres vocations. Mais il était également question de partage d’expériences. Et à ce propos, des leaders en devenir comme la Malienne Hawa Deme, fondatrice du Mouvement Dieya, vont se révéler comme des éclaireurs. « Il n’y a pas de politique sans leadership », introduit-elle, saluant ensuite la vision de développement en cours au Rwanda. Un pays dont elle dit admirer les efforts et l’engagement. « Nous avons besoin de confiance en nous-mêmes », lance-t-elle ensuite aux centaines de jeunes tout ouïs devant son message.
Armand Yav, conseiller du président de la République démocratique du Congo, n’en dira pas moins. Le plus jeune des collaborateurs du président Joseph Kabila invite les dirigeants africains à redonner à la politique son sens. Car, opine-t-il, celle actuellement en cours sur le continent ne sert pas les communautés.

« Il faut s’impliquer », lance Oswald Homeky

Une jeunesse mobilisée pour l’émergence d’un nouveau type de leader sur le continent. C’est le message lancé à l’endroit de la jeunesse africaine par le ministre béninois des Sports, Oswald Homéky, président de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (Confejes). Invité à partager son expérience avec les participants au Youthconnekt Africa Summit, il a indiqué la voix de l’engagement et de l’implication active dans la gestion des affaires de la cité et de la chose politique comme seule issue pour eux d’inverser la tendance actuelle sur le continent. « La pratique politicienne a parfois poussé les jeunes à penser qu’ils n’ont pas leur place en politique », mais la politique évolue et cette vue des choses, de l’analyse du ministre, est une mauvaise appréciation. Mais l’implication à elle seule ne suffira, nuance-t-il aussi. Il est impérieux, pense le ministre, de la faire accompagner d’un leadership. Aussi, salue-t-il dans cette même veine, celui du président rwandais Paul Kagamé.
Alioune Badara Thiam, chanteur et producteur de Rn’B américano-sénégalais, plus connu sous son nom d’artiste Akon, aura également à l’endroit des participants un message similaire. « L’Afrique doit trouver sa marque. Les grandes puissances ne peuvent le devenir sans nos richesses. La valeur de l’Afrique se trouve dans ses ressources et sa jeunesse », souligne le chanteur dont l’exemple de réussite et surtout l’engagement pour la cause du développement du continent font école auprès des jeunes qui lui vouent une grande admiration. A leur endroit, il martèlera d’ailleurs ceci : « Vous devez grandir avec vos pays dont vous êtes les forces motrices ». Les citoyens doivent prendre l’engagement de construire le continent, poursuit Akon pour qui « les jeunes sont une bombe à retardement sur un continent qui regorge pourtant de potentialités ».

Quid de la « Doctrine de Kigali » ?

Faire émerger « Les héros de l’Afrique » ! C’est là l’une des résolutions prises au cours du sommet de Kigali qui se veut, selon les organisateurs, le point de départ d’un avenir plus radieux pour les jeunes Africains. Lequel point de départ se traduira par la mise en place d’outils, de moyens et de mécanismes d’accompagnement aux fins d’offrir aux jeunes, les moyens d’agir. Même si elle n’a pas été formalisée, il y a eu ce que d’aucuns ont appelé « La doctrine de Kigali ». Celle-ci voudrait que la question de l’emploi des jeunes soit abordée avec plus de rapidité. « Le chômage sera combattu et les programmes du passé seront mis à l’écart. On donnera aux jeunes l’accès aux capitaux et des aptitudes pour transformer l’Afrique et la conduire au développement », soutient le Kenyan Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cunced) au sujet de cette doctrine.
Mais Kigali n’a pas été que paroles et engagements. Le milliardaire chinois, Ma Yun, dit Jack Ma, président d’Alibaba group qui a pris une part active aux travaux promet d'initier 200 jeunes Africains à l’apprentissage du e-commerce au siège de son groupe. « Nous allons partager tout ce que nous savons avec ces jeunes », s’engage-t-il. Mieux, il promet de travailler avec des universités et gouvernants africains pour enseigner le e-commerce et l’intelligence artificielle, afin que les jeunes Africains puissent mieux s’occuper du développement de leur continent. Mais la plus grande nouvelle du Youthconnekt Africa Summit 2017 reste sans aucun doute l’annonce faite par Jack Ma de mettre en place un fonds d’un montant de 10 millions de dollars « pour aider les jeunes à créer et financer leurs rêves ». Rêves auxquels s’associe le président rwandais Paul Kagamé qui, à la clôture des travaux, a rappelé aux jeunes qu’ils ont beaucoup de talents à vendre. « Notre futur collectif se trouve entre vos mains », leur a-t-il lancé.

Par Josué F. MEHOUENOU (Envoyé spécial à Kigali)

Actualités 24 juil. 2017


Congrès extraordinaire du Parti social-démocrate aile Golou: Emmanuel Golou reconduit, le parti se retire de l’Un

Après le verdict rétractant l’ordonnance d’interdiction de son congrès, l’aile Golou du Parti social-démocrate était en congrès extraordinaire, samedi 22 juillet dernier, à Cotonou. Emmanuel Golou est reconduit à la tête du parti qui, par la même occasion, a annoncé son retrait de l’alliance Union fait la nation (Un).

Pour Emanuel Golou, c’est la mise en œuvre des fortes recommandations du dernier congrès de janvier 2015 qui a bousculé beaucoup de camarades. « Nous sortons du tribunal pour régler définitivement certaines questions. Jamais, nos rêves ne pourront se réaliser dans la division et l’éparpillement », martèle-t-il. Il appelle donc au rassemblement.
La veille, l’aile Bruno Amoussou avait au cours d’une sortie médiatique reconnu que le tribunal avait autorisé, l’autre camp à tenir son congrès, mais a déclaré son incompétence par rapport à qui d’Emmanuel Golou et Clément Ebo des deux était président du parti. Pour l’aile Amoussou du Psd, Clément Ebo reste le président « légal » du parti.

Didier Pascal DOGUE

Politique 24 juil. 2017


Eliminatoires Chan 2018: Les Ecureuils se qualifient

La manche retour du match comptant pour le premier tour des éliminatoires de la 5e édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), Kenya 2018, au niveau de la zone Ouest B, entre le Bénin et le Togo, a tourné ce dimanche en faveur des Ecureuils au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Au terme d’un match à suspense, les Eperviers du Togo ont courbé l’échine au cours de la phase des tirs au but. Dine Koukpéré, Mama Seibou et leurs coéquipiers ont dû batailler dur pour assurer la parité après avoir concédé un but. Pour ensuite l’emporter par 8 tirs contre 7 pour leurs adversaires. Au match aller au stade de Kégué de Lomé, le dimanche 16 juillet dernier, les Ecureuils ont ramené le nul au pays, entretenant toutes leurs chances de qualification. C’est aux Super Eagles du Nigeria qu’ils vont se confronter dans leur parcours dans les éliminatoires de cette compétition à laquelle ils n’ont jamais participé.

Sports 23 juil. 2017


Deuil au sein de l’armée nationale: Le colonel Hervé Kérékou conduit en sa dernière demeure

Le colonel Hervé Kérékou a été inhumé ce samedi 22 juillet dans le caveau familial sis au quartier Dassagaté dans la commune de Natitingou, à la suite d’hommages à lui rendus par ses frères d’armes.

 

Sous une fine pluie ce samedi, le colonel Hervé Kérékou, disparu le 10 juillet dernier des suites d’une maladie, a été inhumé et repose désormais aux côtés de son illustre défunt père, le général Mathieu Kérékou. Conduit en sa dernière demeure par ses frères d’armes au quartier Dassagaté, il a eu droit aux hommages militaires. Une cérémonie qui a eu lieu dans la cour de la cathédrale de Natitingou sous l’égide du chef d’état-major adjoint de l’armée de terre. Trois sections de l’armée ont conduit en effet ces hommages à lui rendus par le camp militaire Kaba de Natitingou dirigé par le commandant Célestin Agoligan. Prélude à la messe dite en sa mémoire, ces hommages ont été l’occasion pour le haut commandement militaire de reconnaître à l’ancien délégué militaire du Mono-Couffo tous ses mérites. « Nous sommes réunis ici pour rendre hommage à un homme qui avait choisi de servir son pays en exerçant un métier difficile et noble, celui des armes. A vous, ses parents, ses enfants, sachez que le colonel Aimé Hervé Nato Kérékou fut un militaire remarquable », a souligné le commandant Toussaint Gbèssèméhlan. De ses témoignages on retient que « le colonel Hervé Kérékou ne fut pas parfait mais ses œuvres perfectibles qu’il nous a laissées, sont là pour témoigner de la qualité de l’homme qu’il fut ». Dynamique et volontaire, il laisse le souvenir d’un grand professionnel dont la rigueur et le caractère font de lui un officier de référence.

Officier formé en République populaire et démocratique de Corée, le défunt, selon le père célébrant Bruno Amanongbé, est un exemple dont le parcours inspire respect. Il appellera ses proches à accepter l’évidence qu’est la mort et à ne retenir que ce qu’il a fait de sa vie.

Politique 22 juil. 2017


Sylvestre Amoussou: La foi en une Afrique unie et prospère

Longtemps dans l’ombre des grands réalisateurs du continent, Sylvestre Amoussou est depuis peu sous les feux de la rampe. Celui dont deux longs métrages ont été distingués au Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) affirme à travers ses œuvres son engagement à voir l’Afrique jouer les premiers rôles.

 

« Les Africains doivent arrêter de se regarder le nombril et construire leur avenir ». Sylvestre Amoussou n’est pas de ceux qui geignent sur le sort du continent africain. Loin s’en faut. La meilleure réponse que les Africains pourraient apporter au monde, pense-t-il, c’est prendre conscience de leurs responsabilités et œuvrer à changer positivement l’image du continent. « Nous ne pouvons pas dépendre éternellement des autres. L’Afrique doit se départir de ce fatalisme qui inhibe toute confiance et toute capacité à faire face à son destin », croit-il, en panafricaniste convaincu. Réalisateur béninois vivant en France depuis 1981, Sylvestre Amoussou peine à accepter l’image qui est montrée de l’Afrique à travers l’actualité internationale. Un mobile qui l’a d’ailleurs conduit au cinéma même si échapper à l’univers incommodant du chômage n’en est pas loin. « Le fait de vivre en Europe nous impose ce devoir de rétablir une certaine vérité par rapport au regard que l’Occident porte sur le continent africain. Il est intéressant pour nous Africains de la diaspora de nous battre pour changer l’image du continent », confie-t-il.

Et très vite, il troque sa qualification d’économiste contre celle d’un comédien de théâtre, de cinéma et de télévision, suite à des cours dans l’hexagone. Un choix qui s’avère payant, quelques années plus tard. Ses premières apparitions à l’écran sont appréciées et le natif du Bénin ne renonce pas à son engagement  d’opposer aux clichés de l’Occident cette image de cette Afrique qui gagne. Inverser les tendances et repositionner le continent dans le concert des Nations, l’ambition est noble mais la réaliser reste une chimère avec tous ces écueils qui ne sont pas sans l’éprouver. Exprimer ses idées dans un pays où les propositions de rôles pour des acteurs africains sont fort limitées, le pari est loin d’être gagné d’avance. S’ils ne se restreignent pas à de simples figurations, les rôles sont inintéressants voire dévalorisants. A la limite, clownesques.

Après quelques succès à travers des rôles dans des films tels que ‘’Black Mic Mac 2’’, ‘’Elisa’’, ‘’Fantôme avec chauffeur’’ et ‘’Paris selon Moussa’’ et bien d’autres séries, l’homme passe derrière la caméra et affiche toute son envie de réaliser ses propres films et d’imposer ses idées. Des idées qui ne visent qu’à révéler l’Afrique autrement.

 

Sylvestre Amoussou se taille le rôle de réalisateur

 

Taille moyenne, regard pétillant de malice, sourire à fleur de peau, il reste optimiste et ne se détourne point de son objectif. En 2006, contre vents et marées il décide de se jeter à l’eau. ‘’Africa Paradis’’, projet dont il se dévoue corps et âme butte contre des difficultés. Utopique voire irréaliste, trouve-t-on le scénario. Montrer dans un futur imaginaire, en 2033, que l'Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l'Europe a sombré dans la misère et le sous-développement. Il faut bien s’appeler Sylvestre Amoussou pour porter une telle histoire à l’écran. « Il ne s’agit pas de faire un film anti-européen ou anti-français mais un film ouvert où je voudrais inviter l'humanité à plus d'humanisme », défend-il face aux réticences et oppositions. Mais rien n’y fit. Personne n’y veut mettre le moindre kopeck. Qu’à cela ne tienne, il assume sa foi et clame son engagement à réaliser ce film dont il sera également l’acteur principal.

« Dans ce film j’ai voulu que l’Afrique soit un continent riche et l’Europe, une terre en pleine déliquescence. Donc l’immigration change de camp. Ce sont les blancs, les Européens qui vont au consulat des États-Unis d’Afrique pour demander un visa pour se rendre en Afrique. On les voit prendre le chemin de l’exil dans la clandestinité. Tout ceci renvoie au calvaire qu’on fait vivre à l’immigré africain quand il vient en France. J’ai voulu faire vivre aux occidentaux un tout petit peu ce supplice », se rappelle-t-il.

L’accueil réservé au film à sa sortie, un peu partout dans le monde détonne et la critique salue une œuvre osée. Les récompenses ne tardent pas à couronner le premier long-métrage du réalisateur. Il remporte à la 20ème édition du Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) le Prix du meilleur son et celui du meilleur décor. Une première pour un film réalisé par un Béninois. S’en suit le deuxième long-métrage de sa carrière artistique qui a véritablement démarré en 1995.  

« Un pas en avant: les dessous de la corruption » s’inscrit dans la même dynamique de positiver autour de l’Afrique et de faire voir ce qu’est le continent noir.

Au-delà de la trame autour de la corruption et de la mauvaise gouvernance, c’est un film qui, à ses dires, « valorise le Bénin et le montre comme on ne l’a jamais fait. Une manière de dire qu’en Afrique ce ne sont pas que les maladies et les guerres ». Tout en étant un film de distraction, il reste une ode à la femme africaine.  « Il montre autrement la valeur de la femme africaine. Les femmes n’ont pas en Afrique la place qu’elles méritent alors qu’elles font tout. En cas de crise elles sont toujours là. J’ai voulu à travers ce film leur redonner leur place dans la société et le respect qui leur est dû », martèle-t-il, avec cette forte conviction qui le caractérise.

Outre cette passion à faire des films engagés, il surprend presque en décidant de tourner « Un pas en avant: les dessous de la corruption » au Bénin en dépit des difficultés à mobiliser un colossal budget de 1.350.000.000 F CFA pour sa réalisation. « Je suis venu au Bénin faire ce film parce que j’y suis né et je pense que c’est un pays magnifique avec des décors naturels assez pittoresques. Il y a assez de compétences en Afrique et de la volonté à apprendre et à travailler », indique-t-il.

Bien que le public ait eu un intérêt à aller suivre ce film dans les salles il ne connaîtra pas le succès de ‘’Africa Paradis’’ qui reste pour la cinématographie béninoise une œuvre culte.

Il aura fallu dix ans de disette pour revoir le réalisateur sous les feux de la rampe. Son troisième long-métrage, ‘’L’orage africain’’ remporte, le 4 mars 2017, l’Etalon d’argent de Yennenga et le prix spécial du jury, à la 25ème édition du FESPACO. De quoi le conforter davantage dans sa posture et l’installer dans le cœur du public comme l’une des valeurs sûres du cinéma africain.

 

 

 

Culture 22 juil. 2017


Emprunt obligataire à la Brvm: Les titres du Bénin subissent leur première cotation

Les titres issus de l’emprunt obligataire lancé par le Gouvernement béninois, il y a quelques mois, ont connu leur première cotation, ce jeudi 20 juillet à la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). La cérémonie d’ouverture des transactions a eu lieu à Cotonou.

C’est de Cotonou que la cloche d’ouverture de la Bourse régionale des valeurs mobilières a exceptionnellement sonné hier à 9 h 45 minutes d’Abidjan. Ce geste dont les autorités boursières ont gratifié l’Etat béninois marque en réalité la première cotation sur le marché de l’emprunt obligataire Tpbj 6,5% 2017-2027, lancé quelques mois plus tôt par le Trésor public béninois. Cette émission qui marque le retour de l’Etat du Bénin sur le marché financier régional a été soldée par un succès retentissant. Plus de 171,5 milliards F Cfa ont été mobilisés pour un besoin initial de 150 milliards Cfa, soit un taux de mobilisation de 114,3%. De quoi satisfaire Oumara Karimou
Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, l’émetteur. Pour lui, l’inscription à la Brvm des titres issus de cet emprunt permettra aux souscripteurs de fructifier leurs ressources sur le marché financer régional.
L’opération a été arrangée par un pool de sociétés d’intermédiation dont la Société de gestion et d’intermédiation (Sgi-Bénin) est le chef de file. Selon Sakinatou Orou Sidi, directrice générale de Sgi-Bénin, 59% des ressources de l’emprunt ont été mobilisés sur le territoire béninois. Les autres pays de l’Uemoa ont aussi manifesté un engouement pour l’opération, notamment le Togo pour 16,89%, la Côte d’Ivoire pour 10%, le Sénégal pour 6,38%, le Burkina Faso pour 4,34% ou encore le Mali pour 1,5%. Les investisseurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se sont mobilisés pour environ 590 millions F Cfa. Si les sociétés d’Etat ont largement contribué à la réussite de l’émission, il ressort que les particuliers béninois y ont aussi participé pour plus de trois milliards de souscription. « Cette première cotation donnera l’opportunité aux détenteurs de titres de vendre ou de renforcer leur liquidité sur le marché financier ou encore à ceux qui n’ont pas pu souscrire à l’emprunt d’acheter des titres », soutient Sakinatou Orou Sidi, ancienne ministre en charge de la Microfinance.

Mobiliser le secteur privé !

Edoh Kossi Amènouvé, directeur général de la Brvm, se réjouit du retour triomphal du Bénin sur le marché financier. Il informe que cet emprunt qui constitue le quatrième de l’Etat béninois depuis la création de la bourse dépasse largement le montant cumulé des trois autres qui s’élèveraient à 128 milliards F Cfa entre 2000 et 2011. Tout en félicitant le Gouvernement actuel pour sa détermination à mobiliser les ressources du marché pour financer son programme d’action, il soutient que la plupart des Etats recourent aujourd’hui aux marchés de capitaux pour lever et mobiliser des ressources à long terme. Seul bémol, le directeur général de la Brvm déplore une fois encore le peu d’intérêt des entreprises béninoises au marché financier régional.
Sur les 43 sociétés actuellement cotées à la Brvm, une seule entreprise porte la mention Bj, la Banque of Africa Bénin. Pourtant le marché financier régional reste très actif avec un niveau de capitalisation qui dépasse déjà la barre de 7000 milliards F Cfa.
Selon Joël Darius Zodjihoué, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, les 171 milliards F Cfa mobilisés devront servir au financement partiel de certains projets d’infrastructures tels que le bitumage de la Route des pêches, le bitumage du tronçon Missessinto-Zinvié, la réhabilitation de la voie Dassa-Salavou, la construction d’une centrale électrique à Maria-Gléta ainsi que la mise en place des adductions d’eau potable à Bohicon et à Abomey. Il a rassuré que le Bénin tiendra toujours sa réputation de bon payeur et annoncé l’intention du Gouvernement de lancer un nouvel emprunt de 60 milliards F CFA.
A la clôture de l’opération d’emprunt le 31 mars dernier, le montant total des souscriptions recueillies s’élève à 171 546 780 000 F Cfa. La cotation marque l’entrée effective des titres sur le marché secondaire de la Brvm, donc l’ouverture des opérations d’achat et de vente de ces titres pour les divers investisseurs.

Société 21 juil. 2017


Résultats du Cep 2017: 65,15% de taux d'admis au plan national

 

Le verdict de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session des 26, 27 et 28 juin derniers est désormais tombé. La délibération et la proclamation des résultats ont été faites cet après-midi du vendredi 21 juillet dans les locaux du ministère des Enseignements maternel et primaire à Porto-Novo. Selon le directeur des examens et Concours (Dec) du Memp, Victor Adohinzin, le taux d’admis au plan national est de 65,15% contre 41,98% en 2016. Le Littoral occupe la première place avec un taux de 76,82% par rapport au classement par département. Il est suivi encore de l’Atlantique, comme c’était d’ailleurs le cas pour le verdict des examens du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et du Baccalauréat de cette année. Le département s’en est tiré à bon compte en arrachant la deuxième place avec un pourcentage d’admis de 72,68%. L’Atlantique est suivi des départements du Couffo (71,71%), de l’Ouémé (70,04%), du Plateau (67,39%), du Zou (65,91%), du Borgou (65,17%), des Collines (62,86%), du Mono (61,58%), du Borgou (58,84%) et de l’Atacora (56,08%). Le département de la Donga tient la lanterne rouge avec un score de 53,63%. Pour le Dec/Memp, ces taux ne prennent pas en compte les résultats des candidats à besoins spécifiques tels que les sourds muets et les aveugles et amblyopes. Ils ne prennent pas également en compte la session des malades qui démarre le lundi 24 juillet prochain dans les chefs-lieux des douze départements du Bénin. C’est d’ailleurs pour cela que Victor Adohinzin estime ne pas pouvoir être en mesure de révéler la moyenne du premier au Cep 2017. D’autant plus que les moyennes peuvent évoluer avec les résultats de la session des malades.

La proclamation des résultats sera suivie dans les heures suivantes de l’étape du désanonymat. Laquelle va révéler la liste nominative des candidats admis qui sera transférée aux directeurs départementaux chargés des Enseignements maternel et primaire pour proclamation dans les écoles. Ce qui signifie que chaque candidat au Cep 2017 peut déjà être fixé sur son sort dès ce soir même, assure le Dec/Memp.

 

Education 21 juil. 2017


Première réunion du comité de pilotage du projet Recaseb: Point à mi-parcours pour juguler la crise énergétique

Le comité du projet de Renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’énergie au Bénin (Recaseb) a organisé, ce jeudi 20 juillet à Cotonou, sa première réunion. Placée sous l’égide du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Jean- Claude Houssou, cette rencontre a permis de discuter des enjeux de renforcement des capacités des acteurs et principaux bénéficiaires du projet.

Le projet de Renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’énergie au Bénin (Recaseb) est un projet financé par le Fonds européen de Développement (Fed) au profit du ministère en charge de l’Energie et du ministère en charge des Ressources forestières. Il a pour objectifs d’améliorer le cadre institutionnel du secteur de l’énergie au Bénin au niveau réglementaire et organisationnel, d'accompagner et d'encourager les réformes.
L’Union européenne appuie le Gouvernement béninois pour le renforcement des capacités des acteurs de l’énergie afin d’accompagner les réformes initiées dans le Programme d’action du Gouvernement et d’améliorer les performances à travers le projet Recaseb. Un projet qui met à disposition de l’Administration béninoise une assistance technique résidente, totalement intégrée aux structures bénéficiaires pour optimiser le transfert de compétence, la formation continue et l’appropriation des résultats.
Selon la représentation de l’Union européenne au Bénin, le projet est basé sur une approche participative et fait la promotion du faire-faire pour renforcer les capacités des hommes et des femmes qui doivent construire le secteur de l’énergie de demain et préparer la transition énergétique du Bénin.
Elle affirme qu’il est prévu, au cours des cinq prochaines années, de nombreuses activités de formation, la réalisation d’études ciblées ainsi qu’un appui matériel aux bénéficiaires afin de leur donner les moyens d'accomplir leur mission dans les meilleures conditions.
Le chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, l’ambassadeur Josep Coll, s’est félicité de la synergie entre les ambitions politiques déclinées dans le Pag « Bénin révélé » et l’offre d’appui que représente la coopération de l’Union européenne dans le secteur de l’énergie. Il a souligné le caractère innovant du Pag, tant par son ampleur que par son approche.
Pour le diplomate européen, la rencontre entre les membres du comité n’est pas pour un lancement du projet, mais c'est une réunion pour faire le point de la situation et surtout de ce qui se fait depuis quelques mois.
Le directeur général de l’Energie, Kaffo Amine, apprécie le soutien important qu’apporte la délégation de l’Union européenne au Gouvernement du Bénin. Il rappelle qu’au cours de la réunion, les bilans énergétiques 2014-2015, premiers bilans produits au Bénin par sa direction suivant les normes internationales de l’Agence internationale de l’énergie seront révélés aux participants. Elle fournit les données sur l’approvisionnement, la transformation, la consommation énergétique, les indicateurs clés de performance du secteur pour deux années, ainsi que l’évolution de ces principaux chiffres et indicateurs au cours de cette période.

Des avancées

Selon ce bilan, on se rend compte que par rapport à 2014, l’approvisionnement en produits pétroliers et gaz naturel a connu en 2015 une forte augmentation alors que l’électricité a baissé de 1,5% et que, tous produits confondus, les approvisionnements ont augmenté de 5,45%.
Par rapport à 2014, la consommation finale de produits pétroliers et d’électricité en 2015 a fortement augmenté respectivement de 8,5% et 10,4%. La consommation de gaz est nulle, car la totalité des approvisionnements en gaz naturel est utilisée pour la production d’électricité.
Il est nécessaire, selon Kaffo Amine, de réunir le comité de pilotage du projet dont l’objectif est d’assurer le leadership des acteurs du secteur de l’énergie.
Le ministre de l’Energie, de l’eau et des mines, Jean-Claude Houssou, a insisté sur l’importance du renforcement des capacités des ressources humaines, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui sont la cheville ouvrière de la mise en œuvre du Pag et notamment des projets phares dans le secteur de l’énergie.
Il affirme que la réunion du comité est le signal que dans le secteur rien ne sera plus comme avant et que les crises énergétiques connues par le passé sont terminées. Car selon lui, le chef de l’Etat a clairement affiché sa vision dans le secteur de l’énergie qui se présente comme cheville ouvrière dans l’atteinte des objectifs du Pag.
L’objectif à travers le projet Recaseb, selon Jean-claude Houssou, est de mettre en œuvre des stratégies du Gouvernement pour permettre d’améliorer le cadre institutionnel du secteur et de rendre visibles les actions.
Il se réjouit qu’à la lumière des stratégies gouvernementales, les efforts aient commencé à porter leurs fruits.
Dans sa volonté d’accompagner le Bénin, l’Union européenne a fourni un appui concret à l’Autorité de régulation de l’électricité avec l’octroi d’une subvention de 500 000 euros en juillet 2016, la mise en place d’un système d’information de l’énergie au Bénin ainsi qu’un appui à la Communauté électrique du Bénin pour l’amélioration de la gestion des projets.
Le projet de Renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’énergie au Bénin bénéficie d’une subvention d’environ 11,8 milliards de francs Cfa qui a été signée entre le ministère en charge de l’Economie, ordonnateur national du Fonds européen de Développement et l’Union européenne pour une durée de cinq ans. Une intervention qui met en œuvre le programme indicatif national du 11e Fed pour lequel un montant de 80 millions d’euros a été affecté au secteur de concentration énergie pour la période 2014- 2020.

Société 21 juil. 2017


Mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre: Les premiers signaux attendus d’ici octobre prochain

La mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre est imminente au Bénin. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, a rencontré à ce sujet, ce jeudi 20 juillet à son cabinet à Cotonou, les promoteurs des chaînes de télévision qui émettent sur le territoire national.

Si les actions, formalités et démarches entreprises suivent bien leur cours, les premiers signaux de la télévision numérique terrestre (Tnt) seront disponibles d’ici octobre prochain. C’est ce qu’il convient de retenir à la fin des échanges, ce jeudi 20 juillet, entre le ministre de l’Economie numérique et les promoteurs des chaînes de télévision émettant au Bénin.
Plantant le décor, Rafiatou Monrou a indiqué qu’il était nécessaire de faire le point de la mise en œuvre de la Tnt en ce qu’il s’agit de l’un des projets phares du Gouvernement. Des diligences pour cette raison, assure-t-elle, ont été faites par le chef de l’Etat même, notamment la mise en place d’un comité de pilotage léger de cinq membres. Du reste, une équipe voulue très légère pour la rendre pragmatique et effectivement opérationnelle, relève le ministre de l’Economie numérique.
Faisant le point du volet technique, Gildas Sounouvou, responsable suivi-évaluation du comité, a déclaré que l’organe dont il est membre donne des orientations en vue du déploiement en bonne et due forme des équipements qui sont en train d’être réceptionnés. Le comité, informe-t-il, a finalisé les contrats avec la société Startimes qui exécute les marchés de travaux techniques, notamment la construction de nouveaux bâtiments prévus pour compléter les infrastructures existantes et retenues dans le cadre des équipements nécessaires à la Tnt. Il a précisé que si certains équipements ont été réceptionnés, 13 conteneurs chargés d’équipements sont encore attendus d’ici la première quinzaine du mois d’août prochain. Des techniciens seront envoyés en formation à partir du 25 juillet prochain, pour faire tourner les équipements qui seront livrés sur les 29 sites, informe-t-il. « D’ici septembre, le processus connaîtra une accélération et le premier signal sera disponible en octobre si tout roule bien », annonce
Gildas Sounouvou appuyé par son homologue membre du comité et chargé du volet juridique et institutionnel.
Serge Edgard Koudjo, secrétaire général du ministère de l’Economie numérique, rappelle que le volet institutionnel et environnemental Tnt sera partagé entre le public et le privé et matérialisé par une société d’édition et une autre de diffusion. La société de diffusion sera une société d’économie mixte avec une part minoritaire pour l’Etat. La troisième structure de l’environnement Tnt sera une société de patrimoine, renseigne-t-il. Le choix a été fait de ne pas octroyer de licence, mais de construire le réseau et de le mettre à la disposition de la société de diffusion avec une nouvelle version de l’Ortb.
Par ailleurs, déclare le secrétaire général, le cadre réglementaire est meublé d’un arsenal de cinq décrets encadrant la mise en œuvre de la Tnt. Il a également informé que la Haac et les autres entités sont consultées pour faire part de leurs observations et autres approches pour relever le défi de l’effectivité de la Tnt dans un avenir très proche.
Un défi qui tient également à cœur aux promoteurs de télévisions. Leur représentant, Ramanou Kouféridji, directeur général de Imalè Tv, a expliqué avoir fait part de leurs attentes et observations sur la démarche suivie. Pour lui, les professionnels des médias doivent se rendre compte qu’une nouvelle ère va s’ouvrir et y prendre une part effective. « Nous devons nous mobiliser et assumer notre responsabilité de force de propositions, car l’idéal est de réussir à tenir ensemble le pari avec le comité mis en place », s’engage le représentant des promoteurs de télévision.

Actualités 21 juil. 2017


Conseil des ministres: 1 574 écoles dotées de cantines dès la rentrée prochaine

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, le 19 juillet 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I- Mesures normatives

Les projets de décrets ci-après ont été adoptés :

1.1 Projet de décret portant modification du décret portant création, organisation, attributions et fonctionnement de l’Office béninois des Services de volontariat des jeunes.

Le ministre des Sports a présenté au Conseil des ministres un projet de décret portant modification du décret n° 2010-667 du 31 décembre 2010 portant création, attributions, organisation, et fonctionnement de l’Office béninois des Services de volontariat des jeunes, placé sous sa tutelle.
Cette modification s’est avérée nécessaire pour actualiser certaines de ses dispositions au regard du contexte institutionnel actuel.
En adoptant le décret, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Economie et des Finances, de mettre à la disposition du ministère des Sports, les ressources nécessaires au fonctionnement effectif de cette structure.

1.2 Projets de décrets portant attribution de domaines pour la construction de résidences et de bureaux des ambassades de l’Arabie Saoudite et du Maroc.

L’attribution de domaines pour l'érection d'infrastructures devant abriter les chancelleries et résidences au profit de ces deux ambassades participe de la volonté du Gouvernement de renforcer les relations de coopération avec ces pays amis et de pérenniser les acquis.
Le Conseil des ministres a donc adopté deux projets de décrets portant attribution de domaines à ces deux ambassades et instruit le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, d’accomplir diligemment des formalités y relatives.

1.3 Projet de décret portant définition des fonctions et rationalisation de la gestion des effectifs et des affectations des diplomates dans les postes diplomatiques et consulaires du Bénin.

La gestion des ressources humaines du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, avec la nouvelle vision de diplomatie de développement proactive, nécessite la révision des textes législatifs et réglementaires organisant la carrière des diplomates.
Le présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre et vise essentiellement à moderniser les méthodes de travail de l’administration du ministère, à le doter d’outils performants capables de soutenir une diplomatie de développement, en veillant à assurer :
- une gestion plus rationnelle et plus efficace des effectifs, ainsi que des ressources financières et matérielles mises à la disposition des postes diplomatiques et consulaires ;
- une organisation plus pragmatique des affectations basée sur les besoins réels des postes diplomatiques et consulaires, en les dotant d'agents aptes à s’acquitter efficacement de leurs responsabilités ;
- une gestion rationnelle des charges salariales.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération à l'effet de prendre les mesures budgétaires subséquentes.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales ont été instruits aux fins d’élaborer le cadre réglementaire définissant les qualifications et fixant les quotas pour le recrutement du personnel local dans les missions diplomatiques.
Le ministre de l’Economie et des Finances mettra à la disposition du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, en temps opportun, les fonds nécessaires à cet effet.

1.4 Projet de décret portant modification du décret n°20I6-I37 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels de la Police nationale.

Le décret n°2016-137 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels de la Police nationale abroge le décret n°97-622 en date du 30 décembre 1997 sur le même objet et reprend la structuration prévue par la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant Statut spécial des personnels des Forces de sécurité publique et assimilés. Il fixe, en outre, en ses articles 94 et 95, les modalités de reversement dans les nouveaux corps.
Mais, l'examen de la mise en œuvre de ce reversement automatique des Inspecteurs de Police et Officiers de Paix, actuellement en formation complémentaire, dans le nouveau corps, serait, en terme d'effectif, contraire à l’article 8 du décret n° 2016-137, qui fixe le quota des officiers subalternes des grades de sous-lieutenant et de lieutenant de police, par rapport à l'effectif total des officiers.
Le Conseil des ministres a adopté le présent décret modifiant le décret n° 2016-137 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels de la Police Nationale et instruit le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, de prendre les dispositions nécessaires pour sa mise en œuvre.

II. Communications.

Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :

2.1 Mise en formation initiale des nouveaux officiers de justice.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la mise en formation initiale des nouveaux officiers de justice.
Conformément aux textes en vigueur, les candidats reçus au concours externe ou professionnel d’officiers de justice sont astreints à une formation professionnelle de deux (02) années académiques, dans un établissement agréé par l’Etat.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, de veiller à la formation des intéressés à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, sur les deux années académiques.
Il est demandé au ministre de l’Economie et des Finances, de mettre à la disposition du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les moyens nécessaires à cet effet.

2.2 Relance des cantines scolaires gouvernementales dans 1574 écoles primaires publiques, à compter de la rentrée scolaire de septembre 2017.

Le ministre des Enseignements maternel et primaire a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la relance des cantines scolaires gouvernementales dans 1 574 écoles primaires publiques, à compter de la rentrée de septembre 2017.
En effet, les cantines scolaires constituent un des moyens pour attirer les enfants à l’école, pour les y maintenir et pour contribuer à une amélioration des résultats scolaires, donc à l'atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT). Or, l’évaluation du programme d'alimentation scolaire mis en œuvre ces dernières années, a révélé que les cantines scolaires gouvernementales sont non fonctionnelles, voire inexistantes, occasionnant l’accroissement du taux de déscolarisation et de déperdition scolaire dans les zones défavorisées de notre pays. Pour pallier cette situation qui pénalisait les enfants et augmentait le taux d'abandon et d'échec scolaires, le Gouvernement a décidé de financer de manière massive les cantines scolaires et a sollicité à cet effet les services du Programme alimentaire mondial (PAM) qui dispose en la matière d’une expérience avérée.
Grâce à ce nouveau dispositif, le Gouvernement mettra à la disposition du PAM, sur la période 2017-2021, un montant de vingt-sept milliards deux cents millions (27.200.000.000) FCFA, entièrement pris en charge par le budget national. Cette somme servira à faire fonctionner les cantines scolaires. Ainsi, 351.109 écoliers des douze (12) départements du pays, répartis dans 1.574 écoles des localités les plus déshérités, recevront chaque jour, dans les cantines installées dans leurs écoles, des repas durant toute l’année scolaire.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l’Economie et des Finances, pour mettre diligemment à la disposition du PAM la première tranche qui s’élève à un montant de trois milliards quatre cent millions (3 400 000 000) francs CFA en vue des diligences à accomplir pour le fonctionnement effectif des cantines dès la rentrée de septembre 2017.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, pour sa part, a été instruit à l’effet de prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre effective de ce programme, dès la signature de l’accord y afférent.
Un Comité de suivi composé de neuf (9) membres sera mis sur pied pour effectuer régulièrement des missions de contrôle sur le terrain en vue de s’assurer de l’effectivité du fonctionnement des cantines et de la qualité des repas servis aux apprenants.

2.3 Organisation d'une rencontre au Bénin.

Le Conseil a autorisé l’organisation, dans notre pays, de la troisième réunion africaine des directeurs généraux de la Protection civile, qui se tiendra à Cotonou, du 26 au 28 octobre 2017.

2.4 Comptes rendus.

2.4.1 Rapport de la Commission d’étude de la création d'une force unique chargée de la sécurité intérieure en République du Bénin.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a présenté au Conseil des ministres, le rapport de la Commission d’étude de la création d’une force unique chargée de la sécurité intérieure en République du Bénin.
Ce rapport est un document de référence en matière des réformes engagées par le Gouvernement pour doter le Bénin d’une police républicaine et totalement vouée à l’œuvre de développement économique et social de notre pays. A ce titre, il servira de support principal pour la réussite de toutes les opérations prévues dans le cadre de l’instauration de la Force Unique de Sécurité Intérieure au Bénin.
En prenant acte du rapport, le Conseil des ministres, a décidé de mettre en place un Comité de relecture et de mise en œuvre des conclusions de la Commission d'étude de la création d’une Force unique chargée de la sécurité intérieure.

2.4.2 Rapport du Comité technique de mise en œuvre et de suivi des réformes de l’Administration du système éducatif.

Le Conseil des ministres a pris connaissance du rapport technique de mise en œuvre et de suivi des réformes de l’Administration du système éducatif, présenté conjointement par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle et le ministre des Enseignements maternel et primaire.
Le système éducatif du Bénin, en dépit des nombreux efforts consentis par les Gouvernements successifs, connaît encore des dysfonctionnements. C’est pourquoi, la reconstruction de ce système est devenue incontournable en vue de le mettre en phase avec les ambitions de développement du pays.
Le présent rapport est un document de référence pour la mise sur pied d’un Conseil national de l’Education (CNE) qui aura les compétences les plus étendues pour dépolitiser le système éducatif et professionnaliser le métier de l’enseignant.
Le Conseil des ministres a pris acte du rapport et a décidé de la misse sur pied d’un Comité technique chargé de la relecture des projets de textes proposés, de la conduite du processus de mise en place du CNE, y compris le recrutement du Secrétaire Général.

2.4.3 Missions effectuées à l'étranger.

Les comptes rendus de la participation de notre pays aux différentes réunions internationales ci-après ont été approuvés :
- réunions de trois instances de l’Ecole supérieure multinationale des Télécommunications (ESMT), qui ont eu lieu à Nouakchott, en République islamique de Mauritanie, du 24 au 26 avril 2017 ;
- réunions statutaires de l’Association des producteurs de pétrole africains (APPA), qui se sont déroulées à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 28 au 31 mars 2017.

III- Mesures individuelles

Une nomination a été prononcée.

Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération,

Sur proposition du ministre,

Consule générale du Bénin à New-York : madame Myrina C. F. AMOUSSOUGA.

Fait à Cotonou, le 19 juillet 2017.

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Edouard OUIN-OURO

Actualités 21 juil. 2017


1892 - 2242