La Nation Bénin...
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Le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) assure, depuis peu, son autonomie en matière d’oxygène. Il dispose d’une centrale qui produit plusieurs bouteilles de 7,5 m3 par jour. Un exploit qui met le centre à l’abri des besoins de ce gaz vital.
Une dizaine de bouteilles de 7,5 m3 produites par jour, c’est la capacité de la centrale de production d’oxygène installée dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). Cette petite usine permet depuis quelques mois au Chu-Mel d’être moins dépendant du gaz. « La capacité actuelle de production de la centrale permet d’assurer tous nos besoins en matière d’oxygène », a déclaré Thomas d’Aquin Zangounon, directeur général du Chu-Mel. Selon lui, pour que la production soit encore plus avantageuse, il faudrait que le gaz passe facilement par un réseau de distribution adapté. Ce qui, à l’en croire, permet de limiter les risques et d’éviter les fuites.
Selon Magloire Chabi, chef service maintenance du Chu-Mel, la centrale produit dix bouteilles quotidiennement si d’autres aléas ne viennent perturber son fonctionnement. Les aléas auxquels il fait allusion sont, entre autres, les coupures intempestives et l’humidité parfois plus poussée de l’air ambiant. Dans le dernier cas, l’air resté plus humide ralentit le fonctionnement de la centrale. L’exploitation de cette centrale a commencé depuis janvier 2017. Selon Magloire Chabi, cette exploitation est venue résoudre de nombreux problèmes liés au manque du gaz précieux.
Mais le Chu-Mel n’est pas encore totalement à l’abri du besoin en matière d’oxygène. Il y a des périodes de crue où le besoin devient plus fort, selon le chef service maintenance du Chu-Mel, et où le stock ne suffit plus. Il y a aussi d’autres situations qui font que la centrale cesse de fonctionner. « Nous arrêtons le fonctionnement de la centrale pour procéder à la maintenance des installations. Ces situations nous obligent à nous approvisionner chez d’autres fournisseurs, mais c’est souvent sur une courte durée », confie-t-il. Pour lui, il est conseillé de faire assez de stock dans ces situations, parce que l’oxygène est vital pour certains soins. Il confirme que cette politique de stockage en abondance est bien assurée par les autorités du Chu-Mel. Il souhaite que, dans les prochains mois, le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune achève le processus de son autonomisation en matière d’oxygène, d’électricité et d’eau.

Deux corps sans vie ont été retrouvés ce dimanche à Lokossa, semant l’émoi dans le rang des populations. Il s’agit des dépouilles de fillettes respectivement âgées d’environ 8 et 14 ans. Les deux corps ont été pêchés, selon des témoins, dans une carrière de latérite remplie d’eaux pluviales à Kladjèmin, un village de la cité des Kotafon.
A en croire les mêmes sources, les fillettes faisaient partie d’un groupe de six personnes qui, revenant des travaux champêtres, ont décidé sur leur parcours de se rincer les pieds dans les eaux pluviales ignorant qu’il s’agissait d’une carrière bien profonde. C’est alors que les fillettes qui s’y sont précipitées en premier lieu, se sont retrouvées immergées. Le reste du groupe impuissant face à la scène a dû donner l’alerte et les sapeurs-pompiers ont accouru sur les lieux. Mais leur présence ne servira qu’à extirper les corps des deux victimes. Parmi elles, il y a une fidèle musulmane dont la dépouille est déjà inhumée. Mécontents de la tragédie, des citoyens de la ville avaient projeté pour ce matin un mouvement d’humeur contre l’exploitant de la carrière. Mais ce projet a été avorté. « Nos aînés ont pris le contrôle de la situation et ont pesé sur notre décision », a indiqué l’un des initiateurs du mouvement. Le député Dakpè Sossou vient d’ailleurs de faire le tour des domiciles des familles éplorées en vue de les soutenir.
Société 18 juil. 2017

Le lavage des mains est l’une des solutions pour se mettre à l’abri de certaines infections causant des maladies, et qui peut sauver ainsi des vies. Malgré les nombreux efforts consentis par les acteurs de la santé, cette pratique met du temps à être un réflexe obligatoire. Alors que notre mode de vie fait que nos mains sont en contact permanent avec de nombreux germes.
Les mains sont les premiers vecteurs de contamination qui entraînent de nombreuses maladies. Par ces temps pluvieux, la situation est plus préoccupante avec les eaux souillées de toute part avec comme corollaires le choléra, la diarrhée et bien d’autres maladies. Le lavage des mains est l’une des pratiques hygiéniques qui peut réduire considérablement les différentes maladies qui affectent les populations. C’est pourquoi certaines institutions internationales, autorités à divers niveaux et les Organisations non gouvernementales font chaque année d’énormes efforts pour sensibiliser les populations sur le lavage des mains.
Pour ce faire, des dispositifs de lavage des mains sont installés dans de nombreuses écoles. Ce qui devrait permettre aux élèves d’avoir toujours les mains propres avant de manger. Des agents sont mandatés pour veiller à l’hygiène alimentaire. Ils procèdent à un contrôle systématique des mets préparés et vendus dans les écoles.
Ensuite, pour aider les pays à améliorer davantage l’hygiène des mains et la qualité des soins dans les établissements de santé, des guides de formation, du matériel de sensibilisation et des normes de lutte contre l’infection à l’intention des établissements de santé sont mis à la disposition des agents de santé. Pour la même cause, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en collaboration avec l’Unicef a lancé aussi un nouveau réseau pour l’amélioration de la qualité des soins aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants. Ce réseau vise à diminuer de moitié le nombre des décès évitables de mères et de nouveau-nés dans les établissements de santé d’ici 2030.
Mais malheureusement, ces mesures de prévention des maladies peinent à devenir une habitude pour les enfants et les adultes qui y accordent très peu d’attention. Ainsi, dans les écoles primaires et même dans les collèges, il est fréquent de voir des élèves manger sans se laver les mains au savon comme recommandé par l’Oms. Ils sont donc nombreux à ne pas accorder une importance à la propreté des mains avant de manger ou boire.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, dans le monde, 30 000 femmes et 400 000 enfants meurent chaque année d’infections, souvent à cause du manque d’eau, d’assainissement et d’une hygiène des mains insuffisante. Au Bénin, l’abondance des eaux est aussi source de contamination.
Barrière de protection contre les bactéries
Le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, affirme que les mains constituent l’une des principales voies de contamination de l’infection à virus Ebola, le Lassa et bien d’autres infections. Le lavage des mains à l’eau et au savon ou avec de l’eau chlorée constitue donc l’un des moyens les plus efficaces de prévention. A cet effet, l’installation des dispositifs de lavage des mains dans des formations sanitaires, dans des écoles, dans des bureaux et autres lieux publics doit être renforcée. Car, enseigne-il, la main reste la première barrière de protection des populations contre les bactéries. Pour lui, la prévention des infections doit être au cœur du renforcement des systèmes de santé. Pour les agents de santé, l’hygiène des mains est essentielle pour toutes les interventions. Qu’il s’agisse de placer un dispositif invasif, de prendre en charge une plaie chirurgicale ou d’administrer une injection.
Le lavage des mains est un excellent moyen d’éviter de se contaminer et de contaminer les autres. C’est pourquoi l’Oms recommande de se laver régulièrement les mains, qu’elles soient visiblement sales ou non, avant et après avoir manipulé de la nourriture ; avant de manger ; avant de prendre des médicaments et avant de mettre ou d’enlever vos verres de contact. Cette observance est aussi valable après avoir toussé ou éternué, mouché, changé la couche d’un enfant, touché un animal domestique ou des jouets, fréquenté un lieu public. Il importe de se laver les mains après les toilettes et après avoir manipulé des ordures pour prévenir la propagation des infections.

Les épreuves d’éducation physique et sportive (Eps) de l’examen du Baccalauréat session de juin 2017 ont effectivement commencé, ce lundi 17 juillet dans les centres retenus à cet effet. Les candidats rencontrés à Cotonou se disent satisfaits du déroulement des épreuves.
La plupart des candidats qui affrontent depuis ce lundi 17 juillet les épreuves d’éducation physique et sportive sont satisfaits. Cette année au baccalauréat, il n’y a pas le grimper redouté par bon nombre de candidats et ils s’en réjouissent. Ils affrontent seulement des épreuves de la course de vitesse, de gymnastique et du lancer de poids. Selon les candidats, tout se passe bien. C’est le cas de Gloria Djèhounkè qui estime que ces épreuves sont agréables à pratiquer. « La vitesse et la gymnastique sont des sports auxquels on est habitué», dit-elle. C’est également l’avis d’Odilon Kodja qui pense que la gymnastique et la course de vitesse font partie de la routine. « La vitesse, la gymnastique et le lancer de poids sont des sports très familiers, ce sont des exercices qu’on fait la plupart du temps», affirme-t-il.
Pour d’autres candidats, la distance de la ligne de vitesse est longue, mais cela ne les empêche pas de tirer leur épingle du jeu. « La distance est longue, mais ça ne change rien, du moment où ce n’est pas une épreuve surprise, on s’en sort », souligne Charles Nobine.
Seul le lancer de poids a causé quelques problèmes à certains candidats qui disent que le poids est trop lourd. « Les poids sont trop lourds, le grimper aurait été mieux», selon Gloria Djèhounkè. Elle souhaite qu’à l’avenir, il y ait plusieurs épreuves sportives au choix pour mieux évaluer les candidats.
Cet état de choses est infirmé par l’un des encadreurs des candidats qui estime que les candidats ont eu à faire le lancer de poids durant toute l’année avec des masses du même poids. « C’est de la paresse, sinon les candidats sont bien préparés au lancer de poids, ce sont les mêmes boules utilisées dans les cours d’Eps, le poids n’a pas varié. Il s’agit de 4 kilogrammes pour les femmes et de 5 kilogrammes pour les hommes», réplique Parfait Affanou. Il ajoute que ce sont les candidats filles qui posent le problème de la lourdeur de la masse.
Ces épreuves sportives se déroulent sans incident dans les différents centres de composition. Maurille Mondé, contrôleur du centre de Gbégamey affirme que les candidats des séries A1, A2 et C des jurys 249 à 263 ont déjà fini les épreuves sportives comme prévu. Il ne reste, poursuit-il, que les candidats retardataires qui seront admis ce jour, pour finir ces épreuves sportives. « Les retardataires sont ceux-là qui ont composé dans les épreuves facultatives (dessin et musique) hier », indique-t-il.
Le centre d’Eps du Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) a reçu les candidats de la série D des jurys 264 à 279. Selon Légbagah Amoussou, président du jury au centre d’Eps dudit centre, les épreuves d’éducation physique et sportive prendront fin ce jour. Aucun cas d’absence n’est encore signalé. « On ne saurait parler d’absences, car les épreuves facultatives ont pris fin hier. Nous attendons ce mardi ces candidats qui n’ont pu pas faire l’Eps hier à cause de ces épreuves facultatives pour clôturer », assure-t-il.

Il existe désormais au Bénin un projet dénommé « Projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Le lancement a eu lieu, ce lundi 17 juillet à Cotonou, par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, suivi de l’installation des membres de l’organe de gestion du processus de mise en œuvre dudit projet par le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), Flavien Bachabi.
La possibilité pour un abonné de conserver son numéro en cas de changement d’opérateur de téléphonie mobile existe désormais au Bénin. C’est à travers le projet dénommé « projet de la Portabilité des numéros mobiles (Pnm) ». Après avoir défini les modalités de mise en œuvre de ce projet conformément à l’article 47 de la loi 2014-14 du 19 juillet 2014 relative aux communications électroniques et de la poste en République du Bénin, et fixé l’organisation et le fonctionnement de l’organe de gestion du processus, l’Arcep-Bénin passe à la phase critique du projet.
Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou en lançant le projet, ce lundi à Cotonou, a expliqué que la Portabilité des numéros mobiles contribuera à l’amélioration de la qualité des réseaux et des services offerts aux consommateurs. Ce projet permet aussi, selon elle, la réduction des prix, stimule la concurrence et l’innovation. Implémentée dans nombre de pays du monde et particulièrement d’Afrique comme le Ghana, le Nigeria, le Sénégal, pour ne citer ceux là, la portabilité, souligne Rafiatou Monrou, conduit à une recherche constante des solutions pour satisfaire aux exigences du secteur et répondre aux besoins des populations.
Pour le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, l’introduction de la Portabilité des numéros mobiles fait partie intégrante de cette recherche de solution. Et le lancement de ce projet, précise-t-elle, est la preuve de l’engagement à œuvrer pour donner au Bénin une image nouvelle, celle d’un pays soucieux de l’accès facile de ses citoyens aux services de base.
Le président de l’Arcep-Bénin, Flavien Bachabi, pour sa part, a présenté l’organe de gestion du processus de mise en œuvre du projet qui conformément à l’article 2 de la décision 026 du 05 septembre 2016 se compose du groupe de Pilotage de la Portabilité des numéros mobiles ; du groupe de travail Réglementation et le groupe de travail Processus et technologie. Le Groupe de pilotage a pour mission d‘assurer le bon déroulement du processus de mise en œuvre et le lancement du projet; le Groupe de travail de réglementation se charge de préparer les documents relatifs au cadre juridique et réglementaire de la mise en œuvre et de la fourniture du service et le Groupe travail processus et technologie de son côté proposera le cadre technique du processus.
Un projet mature
En présentant le projet, le secrétaire exécutif de l’Arcep-Bénin, Hervé Coovi Guèdègbé, a rappelé que le taux de pénétration du mobile au Bénin aujourd’hui est de 80% et la moyenne des cartes Sim en circulation est de 2 ou 3 par personne. Pour ce qui concerne les opérateurs GSM qui opèrent sur le territoire national, ils sont dans une concurrence permanente avec un taux de prépayé élevé qui oriente le consommateur s’il doit s’accrocher à son téléphone.
Le secrétaire exécutif de l’Arcep estime que s’il faut faire une évaluation en ce qui concerne l’achat des crédits, la moyenne tourne autour de 2500 F Cfa par mois par personne. Sur la base de toutes ses données et après une évaluation, Hervé Coovi Guèdègbé estime que ce projet dont l’initiative est en cours depuis un an, est mature pour changer l’histoire de la communication électronique au Bénin.
Pour Hervé Coovi Guèdègbé, il s’agit d’un projet qui présente des avantages au nombre desquels : une politique des prix attrayants ; un accroissement de la demande des services ; une amélioration de la qualité des services ; etc.
La planification du projet s’étend sur douze mois avec une première phase de six mois. Cette phase permettra de définir le modèle économique et les nœuds d’exécution des activités. La deuxième phase sera celle du développement.

Les Ecureuils et les Eperviers du Togo se sont affrontés ce dimanche 16 juillet au stade de Kégué au Togo dans le cadre du premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations (Chan Kenya 2018). C’est par un score de parité (1-1) que les deux formations se sont séparées.
Les Béninois sont les premiers à ouvrir le score, notamment à la 44e minute de jeu par le biais de Marcellin Koukpo, peu avant le coup de sifflet renvoyant les joueurs aux vestiaires. De retour, les Eperviers qui évoluent sur leurs propres installations et galvanisés par leur douzième joueur : les supporters, ont démarré la deuxième mi-temps en trombe. Leurs efforts seront couronnés rapidement, seulement trois minutes après la reprise. L’égalisation signée Sèwonou Koïdjo de l'AS Togo Port est intervenue à la 48e minute de jeu, à la satisfaction du coach Jean Paul Abalo. Le score n’évoluera plus jusqu’au coup de sifflet final de l'arbitre nigérien Abdoulaye Rhissa Almustapha, malgré les chaudes alertes notées de part et d’autre. La manche retour se jouera le dimanche 23 juillet prochain à Cotonou.
En cas de victoire, les poulains d'Oumar Tchomogo croiseront les Nigérians au second tour des éliminatoires du championnat.
Pintos GNANGNON (Envoyé spécial à Lomé)
Sports 17 juil. 2017

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a officiellement lancé, vendredi 14 juillet dernier, les travaux de la deuxième phase du Projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. C’était sur le site du projet derrière l’ex- hôtel El Dorado.
« Le Programme d’action du Gouvernement (Pag) 2016-2021 ‘’Bénin révélé’’ entre résolument et définitivement dans sa phase opérationnelle avec le lancement de la deuxième phase du Projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou », déclare José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, lors du lancement fait vendredi 14 juillet dernier à Akpakpa (Cotonou). Après avoir rappelé les démarches et l’investissement personnel du chef de l’Etat qui ont permis d’aboutir au lancement effectif de la phase du projet, il a dressé les caractéristiques des ouvrages qui seront bientôt construits. Cela permettra l’érection, suivant des modèles mathématiques et physiques bien précis, d’ouvrages en enrochement et rechargement de sable. D’autres épis seront construits avec le dragage de sable entre le chenal et l’épi de Siafato sur 2 km pour un linéaire total de 15 km, renseigne le ministre du Cadre de vie. D’un coût de 2,7 milliards pour les études et 33,7 milliards F Cfa pour les travaux de génie civil, le contrôle et la surveillance des travaux sont assurés par le groupement Inros Lackner.
Des dispositifs seront mis en place pour atténuer voire mettre fin aux conséquences de l’érosion côtière qui affecte le patrimoine maritime du Bénin. Dans une vision globale et intégrée, souligne le ministre Tonato, le Gouvernement met ainsi en œuvre progressivement son vaste programme de protection du Littoral de Sèmè-Podji passant par Cotonou et Ouidah jusqu‘à la latitude de Grand-Popo et Hillacondji. A la clé, il y aura l’érection d’une station balnéaire pour drainer davantage de touristes vers le Bénin, annonce-t-il.
15 km de côte à protéger
Ce lancement réjouit le préfet du Littoral et le représentant du maire de Cotonou qui ont témoigné leur gratitude au Gouvernement au nom des populations.
Les travaux ainsi lancés visent à sauver les acquis de la première phase par la protection de nouveaux segments. « 15 km de côte seront durablement protégés, trois nouveaux épis seront réalisés et d’autres travaux confortatifs sont prévus », souligne Martin Pépin Aïna, le directeur général de l’Environnement et du Climat qui y relève le renforcement de la résilience de notre pays face aux effets néfastes des changements climatiques.
Des changements climatiques face auxquels Gilbert Mèdjè, le président du Front uni de lutte contre l’avancée de la mer (Fulam), porte-parole des populations sinistrées à la cérémonie, a reconnu leur impuissance. L’ancien haut fonctionnaire de banque salue la perspicacité du Gouvernement qu’il encourage à persévérer en vue de soutenir la contribution des populations riveraines. Un soutien qui permettra de conjuguer au passé les deux arrêts et le surcoût qu’a connus le premier projet.
Le financement du projet est assuré par le Budget national et Rabobank sur un délai d’exécution de 20 mois pour 1500 emplois directs et indirects, avec le concours de 20 ingénieurs et techniciens spécialisés. Le maître d’ouvrage est le ministère du Cadre de vie et la direction technique sera assurée par la direction générale de l’Environnement et du Climat. Cent camions sont prévus pour acheminer les blocs de granite de quatre carrières.
Six personnes ont reçu, lors du lancement de ces travaux, des mandats d’écocitoyenneté.
Avant la fin de l’année 2018, les travaux de protection de la côte à Grand-Popo seront lancés.

La Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin a organisé, samedi 15 juillet dernier, à Porto-Novo, une compétition nationale de récitation du Coran. Les trois premiers candidats plus méritants ont été gratifiés de prix d’encouragement pour la promotion d’un islam de paix au Bénin.
Adéwunmi Abdurrasheed d’Adjarra, Abdoul Kabir Ayéroumide de Pobè et Salam Atchédé de Cotonou sont déclarés respectivement 1er, 2e et 3e de la compétition nationale de récitation du Saint Coran organisée, samedi 15 juillet à Porto-Novo, par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les trois lauréats à l’arrivée, sur les 31 candidats au départ provenant de tous les départements du Bénin, ont reçu chacun leur prix composé de trophée, d’emballage et d’enveloppe financière. Ils ont été distingués comme les plus méritants par le jury devant qui les 31 candidats ont, à tour de rôle, défilé pour lire le Coran. L’épreuve a duré cinq minutes pour chaque compétiteur.
Dans sa délibération, le président du jury, Abdoul Dayane Ikanmi, enseignant chercheur et consultant en éthique coranique, a salué le courage des 31 candidats pour avoir accepté de participer à cette compétition. Selon lui, elle a révélé deux catégories de candidats. Il y a une première qui est constituée de ceux qui ont été excellents dans leur récitation et une seconde catégorie composée des candidats qui ont hésité dans leur prestation. Le président du jury félicite et encourage chacun des candidats à persévérer dans l’effort. Car, selon lui, les perdants d’aujourd’hui peuvent être les gagnants de demain.
Moussiliou Alimi Bakary, au nom du président de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin, Rana Farooq Ahmad qui était présent au début du concours avant de se retirer, a exhorté aussi les candidats à la persévérance. Il a insisté sur l’importance de la récitation du Saint Coran pour le fidèle musulman. Selon lui, la lecture du Coran procure beaucoup de récompenses tant pour le lecteur que pour celui qui l’écoute. Le représentant du président de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin n’a pas manqué d’encourager les candidats à ne pas s’arrêter en si bon chemin dans leur récitation afin de bénéficier de l’abondante grâce et des bénédictions d’Allah.
Le président du comité d’organisation de cette compétition, Louckman Bissiriou, s’est fait plus précis. Outre la grâce et les bénédictions qu’elle procure, la récitation du Saint Coran est un acte d’adoration d’Allah. Aussi, constitue-t-elle pour le fidèle musulman, une arme de piété et de purification, renseigne Louckman Bissiriou. Il précise que l’organisation de cette compétition nationale de récitation du Coran s’inscrit dans le cadre de la célébration des 50 ans d’anniversaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les œuvres sociales et humanitaires de cette communauté islamique en faveur du Bénin parlent d’elles-mêmes notamment en termes de construction d’hôpitaux, d’orphelinats et d’écoles primaires Ahmadiyya ainsi que de réhabilitation de pompes pour la fourniture d’eau potable aux populations.

La promotion du leadership féminin étant au cœur de l’action de la coopération suisse au Bénin, la présidente suisse, Doris Leuthard, a également rencontré à la mairie de Ouidah un groupe de femmes du Programme de leadership politique féminin.
Cette rencontre d'échanges qui a porté sur le thème : « Les violences faites aux femmes », s’est voulu une occasion pour plaider la cause de la femme, son épanouissement et son émancipation à travers une forte implication dans les instances de prise de décision. Hasard ou coup de chance, des femmes leaders au destin singulier étaient présentes à cette séance. Aux côtés de la présidente de la Confédération suisse, une des rares femmes chefs d’Etat dans le monde, il y avait : Adidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, mais surtout première femme promue ministre des Finances au Bénin ; Mariétou Temba, maire de la commune de Pèrèrè, une des rares femmes à la tête d’une collectivité locale au Bénin.
Pour ces leaders qui, à force d’engagement et de combativité, portent haut l’étendard de la gent féminine, s’entretenir avec les participantes au Programme de renforcement des capacités d’action des femmes (Recacem) phase 4 est important pour inverser la tendance. C’est d’ailleurs là, l’un des messages forts portés par la présidente Doris Leuthard, eu égard aux chiffres présentés sur la situation de la femme leader au Bénin par le ministre Adidjatou Mathys. A l’en croire, seulement 67 femmes sont élues conseillères sur un total de 1435, soit 4,45%. Quatre femmes siègent au Parlement sur les 83 députés, soit 3,6%, alors que le taux de représentativité des femmes au Gouvernement est de 14%, soit trois femmes sur 21 ministres. A la base d’une telle situation, liste la ministre, la mentalité, les pesanteurs sociologiques et d’autres facteurs. Malgré cet écart dans le positionnement homme-femme, l’espoir reste permis. Et c’est la voix de Moufidatou Gbadamassi, jeune femme inscrite au programme de leadership qui viendra rassurer l’assistance. On y apprend beaucoup, soutient la jeune femme qui vante les mérites de ce projet financé par la Suisse et qui lui donne envie d’embrasser une carrière publique et politique. Les moyens pour y parvenir, Moufidatou Gbadamassi dit les détenir désormais à partir des enseignements et notions reçus. A cela s’ajoutent des instruments juridiques et politiques en gestation pour équilibrer la parité homme-femme. Le Gouvernement s’y pense, a assuré le ministre en charge des Affaires sociales.
De quoi apaiser la présidente de la Confédération suisse qui, elle, mise gros sur les femmes. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est que les femmes en général soient majoritaires et incapables d’unité d’actions. « La solidarité entre femmes est difficile », admet la présidente qui invite les femmes béninoises à la solidarité, mais aussi à créer et à renforcer « les réseaux de femmes », capables, selon elle, de changer le monde. « Tous les sièges occupés par des hommes peuvent l’être également par des femmes. Parfois, il faut qu’un homme cède sa place à une femme », a plaidé la présidente suisse.
Du tourisme aussi !
Malgré leur agenda chargé, la présidente de la Confédération suisse et sa délégation ont eu droit à une visite touristique dans la ville de Ouidah. Doris Leuthard et sa suite ont visité dans la soirée du jeudi 13 juillet, quelques sites de la Route des esclaves. En compagnie d’un guide touristique, la délégation a marqué un arrêt à la place Chacha et a été entretenue sur l’histoire de cette place. La Route des esclaves sera ensuite remontée jusqu’à la hauteur de la Porte du non-retour. En un laps de temps, l'histoire de Ouidah a été revisitée par la délégation suisse. « On a vraiment fait du mal à des millions de personnes et il ne faut jamais oublier cela. Il faut réconcilier l’histoire, le passé avec le présent pour que les personnes et les familles qui ont été victimes puissent revenir et se concilier. Que personne au monde n’oublie cette époque dont l'on ne peut pas être fier et il faut faire en sorte que cela ne se répète plus. L’humanité a fait beaucoup d’erreurs. On a créé beaucoup de victimes et notre rôle est maintenant d’éviter que cela se répète », a déclaré la présidente Doris Leuthard au terme de la visite à la Porte du non-retour. Ce bain touristique a pris fin au temple des Pythons n
Josué F. MEHOUENOU
Société 14 juil. 2017

Le championnat national de football au niveau de la Ligue 1 aborde sa 2e journée ce vendredi 14 juillet. A l’occasion, le Dynamo FC d’Abomey fera ses débuts dans la compétition, après avoir été laissé au repos le week-end dernier. Les différentes affiches programmées s’annoncent une nouvelle fois indécises les unes que les autres.
Après une première journée qui aura tenu le public sportif en haleine, les stades béninois s’apprêtent à nouveau à vivre des moments intenses cet après-midi. Programmés pour le week-end, les matches de la 2e journée ont tous été avancés à ce jour à cause du déplacement des Ecureuils locaux à Lomé.
Le haut de l’affiche dans la poule A, ce sera certainement le match qui mettra aux prises les Buffles du Borgou avec l’As Tonnerre de Bohicon, tout à l’heure au stade municipal de Parakou. Bien que privé de quatre de ses cadres : Mama Bah Yéré, Marcelin Koukpo, Charles Tiesso et Nabil Yarou appelés en sélection nationale locale, les protégés du président Laurent Gnansounou restent sereins et confiants. Galvanisés par leur large victoire (3-0) du dimanche 9 juillet dernier à l’occasion du derby septentrional face aux Panthères Fc de Djougou, ils espèrent réussir la passe à deux. Mais en face, les poulains de Yessoufou Moukaïla battus (1-0) par Béké FC de Bembèrèkè, auront également à cœur de se relancer dans la compétition. Toujours dans la poule A et à la même heure à Bembèrèkè, le Béké Fc de la localité tentera de ne pas se laisser ajuster par les flics de l’As Police. Au niveau de la poule B, grandes s’annoncent également les retrouvailles entre l’Uss-Kraké et Avrankou Omnisports au St Louis stadium de Sèmè-Kraké. Ce sera avant tout un match entre Bruno Adula Goudjo alias Mourhino et Rachad Chitou, leurs entraîneurs respectifs.
Les affiches de la 2e journée
Vendredi 14 juillet 2017
Poule A
Béké FC # As Police 16 h à Bembèrèkè
Buffles # As Tonnerre 16 h à Parakou
Energie Fc # Panthères FC 16 h à Kouhounou
JSA FC # Dynamo FC 16 h à Covè
Poule B
Ayéma # Requins 16 h à Missérété
USS Kraké # AO 16 h à Kraké
Soleil Fc # Dragons 16 h à Cotonou 2
Asos Fc # Esae 16 h à Porto-Novo
Mamba Noir # Jac 16 h à Kouhounou
Le classement par poule en attendant l’homologation de la Ligue
Poule A
1- Jac 3 pts +2
2- Mamba Noir 3 pts +1
2ex- Dragons 3 pts +1
4- Soleil 1 pt +0
4e ex aequo Ayema 1 pt +0
6- UssKraké 1 pt +0
6e ex aequo Requins 1 pt +0
8- Asos 0 pt -1
8ex- Esae 0 pt -1
10- Avrankou O. 0 pt -2
Poule B
1- Buffles 3 pts +3
2- Aspac 3 pts +1
2e ex Énergie 3 pts +1
2e ex Béké 3 pts +1
5- Tonnerre 0 pt -1
5e ex- As Police 0 pt -1
5e ex Jsa 0 pt -1
8e Panthères 0 pt -3