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Nouvelles

Visite de la présidente de la Confédération suisse au Bénin: Doris Leuthard exhorte à un nouveau leadership féminin

La promotion du leadership féminin étant au cœur de l’action de la coopération suisse au Bénin, la présidente suisse, Doris Leuthard, a également rencontré à la mairie de Ouidah un groupe de femmes du Programme de leadership politique féminin.

Cette rencontre d'échanges qui a porté sur le thème : « Les violences faites aux femmes », s’est voulu une occasion pour plaider la cause de la femme, son épanouissement et son émancipation à travers une forte implication dans les instances de prise de décision. Hasard ou coup de chance, des femmes leaders au destin singulier étaient présentes à cette séance. Aux côtés de la présidente de la Confédération suisse, une des rares femmes chefs d’Etat dans le monde, il y avait : Adidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, mais surtout première femme promue ministre des Finances au Bénin ; Mariétou Temba, maire de la commune de Pèrèrè, une des rares femmes à la tête d’une collectivité locale au Bénin.
Pour ces leaders qui, à force d’engagement et de combativité, portent haut l’étendard de la gent féminine, s’entretenir avec les participantes au Programme de renforcement des capacités d’action des femmes (Recacem) phase 4 est important pour inverser la tendance. C’est d’ailleurs là, l’un des messages forts portés par la présidente Doris Leuthard, eu égard aux chiffres présentés sur la situation de la femme leader au Bénin par le ministre Adidjatou Mathys. A l’en croire, seulement 67 femmes sont élues conseillères sur un total de 1435, soit 4,45%. Quatre femmes siègent au Parlement sur les 83 députés, soit 3,6%, alors que le taux de représentativité des femmes au Gouvernement est de 14%, soit trois femmes sur 21 ministres. A la base d’une telle situation, liste la ministre, la mentalité, les pesanteurs sociologiques et d’autres facteurs. Malgré cet écart dans le positionnement homme-femme, l’espoir reste permis. Et c’est la voix de Moufidatou Gbadamassi, jeune femme inscrite au programme de leadership qui viendra rassurer l’assistance. On y apprend beaucoup, soutient la jeune femme qui vante les mérites de ce projet financé par la Suisse et qui lui donne envie d’embrasser une carrière publique et politique. Les moyens pour y parvenir, Moufidatou Gbadamassi dit les détenir désormais à partir des enseignements et notions reçus. A cela s’ajoutent des instruments juridiques et politiques en gestation pour équilibrer la parité homme-femme. Le Gouvernement s’y pense, a assuré le ministre en charge des Affaires sociales.
De quoi apaiser la présidente de la Confédération suisse qui, elle, mise gros sur les femmes. Ce qu’elle ne comprend pas, c’est que les femmes en général soient majoritaires et incapables d’unité d’actions. « La solidarité entre femmes est difficile », admet la présidente qui invite les femmes béninoises à la solidarité, mais aussi à créer et à renforcer « les réseaux de femmes », capables, selon elle, de changer le monde. « Tous les sièges occupés par des hommes peuvent l’être également par des femmes. Parfois, il faut qu’un homme cède sa place à une femme », a plaidé la présidente suisse.

Du tourisme aussi !

Malgré leur agenda chargé, la présidente de la Confédération suisse et sa délégation ont eu droit à une visite touristique dans la ville de Ouidah. Doris Leuthard et sa suite ont visité dans la soirée du jeudi 13 juillet, quelques sites de la Route des esclaves. En compagnie d’un guide touristique, la délégation a marqué un arrêt à la place Chacha et a été entretenue sur l’histoire de cette place. La Route des esclaves sera ensuite remontée jusqu’à la hauteur de la Porte du non-retour. En un laps de temps, l'histoire de Ouidah a été revisitée par la délégation suisse. « On a vraiment fait du mal à des millions de personnes et il ne faut jamais oublier cela. Il faut réconcilier l’histoire, le passé avec le présent pour que les personnes et les familles qui ont été victimes puissent revenir et se concilier. Que personne au monde n’oublie cette époque dont l'on ne peut pas être fier et il faut faire en sorte que cela ne se répète plus. L’humanité a fait beaucoup d’erreurs. On a créé beaucoup de victimes et notre rôle est maintenant d’éviter que cela se répète », a déclaré la présidente Doris Leuthard au terme de la visite à la Porte du non-retour. Ce bain touristique a pris fin au temple des Pythons n

Josué F. MEHOUENOU

Société 14 juil. 2017


2e journée de la Ligue 1 de football: Des affiches indécises au programme

Le championnat national de football au niveau de la Ligue 1 aborde sa 2e journée ce vendredi 14 juillet. A l’occasion, le Dynamo FC d’Abomey fera ses débuts dans la compétition, après avoir été laissé au repos le week-end dernier. Les différentes affiches programmées s’annoncent une nouvelle fois indécises les unes que les autres.

Après une première journée qui aura tenu le public sportif en haleine, les stades béninois s’apprêtent à nouveau à vivre des moments intenses cet après-midi. Programmés pour le week-end, les matches de la 2e journée ont tous été avancés à ce jour à cause du déplacement des Ecureuils locaux à Lomé.
Le haut de l’affiche dans la poule A, ce sera certainement le match qui mettra aux prises les Buffles du Borgou avec l’As Tonnerre de Bohicon, tout à l’heure au stade municipal de Parakou. Bien que privé de quatre de ses cadres : Mama Bah Yéré, Marcelin Koukpo, Charles Tiesso et Nabil Yarou appelés en sélection nationale locale, les protégés du président Laurent Gnansounou restent sereins et confiants. Galvanisés par leur large victoire (3-0) du dimanche 9 juillet dernier à l’occasion du derby septentrional face aux Panthères Fc de Djougou, ils espèrent réussir la passe à deux. Mais en face, les poulains de Yessoufou Moukaïla battus (1-0) par Béké FC de Bembèrèkè, auront également à cœur de se relancer dans la compétition. Toujours dans la poule A et à la même heure à Bembèrèkè, le Béké Fc de la localité tentera de ne pas se laisser ajuster par les flics de l’As Police. Au niveau de la poule B, grandes s’annoncent également les retrouvailles entre l’Uss-Kraké et Avrankou Omnisports au St Louis stadium de Sèmè-Kraké. Ce sera avant tout un match entre Bruno Adula Goudjo alias Mourhino et Rachad Chitou, leurs entraîneurs respectifs.

Les affiches de la 2e journée

Vendredi 14 juillet 2017

Poule A

Béké FC # As Police 16 h à Bembèrèkè
Buffles # As Tonnerre 16 h à Parakou
Energie Fc # Panthères FC 16 h à Kouhounou
JSA FC # Dynamo FC 16 h à Covè

Poule B

Ayéma # Requins 16 h à Missérété
USS Kraké # AO 16 h à Kraké
Soleil Fc # Dragons 16 h à Cotonou 2
Asos Fc # Esae 16 h à Porto-Novo
Mamba Noir # Jac 16 h à Kouhounou

Le classement par poule en attendant l’homologation de la Ligue

Poule A

1- Jac 3 pts +2
2- Mamba Noir 3 pts +1
2ex- Dragons 3 pts +1
4- Soleil 1 pt +0
4e ex aequo Ayema 1 pt +0
6- UssKraké 1 pt +0
6e ex aequo Requins 1 pt +0
8- Asos 0 pt -1
8ex- Esae 0 pt -1
10- Avrankou O. 0 pt -2

Poule B

1- Buffles 3 pts +3
2- Aspac 3 pts +1
2e ex Énergie 3 pts +1
2e ex Béké 3 pts +1
5- Tonnerre 0 pt -1
5e ex- As Police 0 pt -1
5e ex Jsa 0 pt -1
8e Panthères 0 pt -3

Sports 14 juil. 2017


Projet de protection de la côte Est de Cotonou: Des habitants d’Enagnon s’insurgent contre leur déguerpissement

Des manifestants venus du quartier populeux d’Enagnon à Cotonou ont effectué, ce jeudi 13 juillet, un sit-in devant le ministère en charge du Cadre de vie. Ils s’insurgent contre l’opération de déguerpissement de la zone d’Enagnon qui démarre, ce jour, dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.

« La protection de la côte à Enagnon, oui ! Mais les mesures d’accompagnement avant tout démarrage des travaux de déguerpissement ». « Tout ce qui se fait pour vous, sans vous, est contre vous » ! Ces deux messages sur des banderoles sont révélateurs du mécontentement des habitants d’Enagnon à Cotonou, fortement mobilisés, hier devant le ministère en charge du Cadre de vie. Motif du mécontentement, la décision du Gouvernement de déloger une partie des riverains pour le compte du projet de protection de la côte Est de Cotonou ! « Les populations bénino-ghanéennes d’Enagnon sont solidairement déterminées à accomplir leur mission aux côtés des sans voix, des pauvres habitants desdites zones, qui ont aujourd’hui une vie de préfiguration de cimetière, tous vivants mais déjà morts débout », lance d’un ton menaçant Victor Goudjo Kakpossa, porte-parole des manifestants devant les autorités du ministère venues les écouter. La motion qu’il lit assure que le déguerpissement à Enagnon aura un impact dévastateur d’autant qu’il va contraindre de nombreuses familles déjà dépourvues à vivre sans abris. Pour lui, les habitants de cette partie de Cotonou déjà victimes de l’érosion côtière du fait de la « mauvaise implantation  du port de Cotonou », devront encore souffrir le martyre dans l’investissement que le Gouvernement entend réaliser pour préserver la côte. « Le bilan humain sera catastrophique, plus de 8000 personnes seront dans les rues de Cotonou et sans abris surtout pendant cette période de pluies et de grand froid. Les élèves et écoliers déjà habitués aux établissements scolaires de proximité seront contraints d’abandonner les classes », martèle-t-il. Si les riverains ne sont pas contre la protection de la côte, ils exigent d’abord que des mesures d’accompagnement soient prises à leur endroit avant le lancement des travaux.
Jeanne Josette Akoha, directrice de cabinet du ministre en charge du Cadre de vie, a dit avoir pris bonne note des doléances et promet de rendre compte fidèlement à qui de droit. Toutefois, elle a indiqué aux manifestants que les questions environnementales sont aussi des questions sociales. « Dans le cadre de ce projet, des enquêtes sociales ont été menées, des contre-enquêtes ont été réalisées pour retenir les personnes qui seront prises en compte. Il y a nécessité que certaines personnes se déplacent et il est prévu pour eux des mesures d’accompagnement que nous allons d’ailleurs libérer ce jour même (Ndlr: hier). S’il y a des omissions, nous allons corriger », affirme-t-elle. Mais Victor Goudjo Kakpossa et les manifestants ne sont pas sur la même longueur d’onde. Pour eux, les mesures d’accompagnement ne sont pas une affaire d’argent mais la recherche d’un nouveau site d’habitation et de nouvelles maisons construites pour les déplacés.

Société 14 juil. 2017


Projet de protection de la côte Est de Cotonou:José Didier Tonato lance le dédommagement des populations

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé à la remise, ce jeudi 13 juillet, des enveloppes financières aux populations d’Akpakpa Dodomey, Enagon et environs. Il s’agit du dédommagement dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.

Les populations d’Akpakpa Dodomè, Enagnon et environs ont reçu, ce jeudi, des enveloppes financières en guise de dédommagement pour s’installer ailleurs, suite à leur déguerpissement dans le cadre du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. Cet acte intervient après plusieurs mois d’échanges entre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et les habitants des zones ciblées.
Installé sur le domaine public non aedificandi, ces populations sont contraintes au déménagement, en vue de l’aménagement des lieux qui seront libérés.
L’autorité ministérielle estime que la tâche n’a pas été facile mais qu’à force d’échanges et de sensibilisations, ils en viennent à bout. « Nous sommes allés tambour battant ; les études ont été actualisées ; nous avons finalisé les dossiers d’appel d’offres et avons mobilisé les ressources et le défi a été relevé. Nous voici à la veille du lancement des travaux d’aménagement, ce n’est pas facile », s’est-il félicité. Le ministre affirme que ces enveloppes sont symboliques. « Ce qui a été fait est profond et plein de sens », a-t-il laissé entendre.
Le ministre s’est réjoui de l’engagement du représentant des sinistrés à libérer les lieux pour faciliter le lancement des travaux. C’est un discours encourageant, relève-t-il, car pour faire des omelettes, on doit casser des œufs. « Le développement de notre pays est une tâche commune », fait observer le ministre qui souligne qu’avec les travaux, l’activité de pêche sera plus sécurisée et durable. « Il ne sera jamais question d’éléphant blanc », promet-il
Saluant l’initiative du Gouvernement, le préfet du Littoral, Modeste Toboula explique aux riverains qu’ils avaient érigé leurs domiciles sur des domaines publics de la côte Est de Cotonou. Les questions liées à l’évacuation des populations posent, selon le préfet, la problématique des mesures sociales. « C’est la première fois que je vois un Gouvernement prendre des engagements de cette nature. C’est également l’une des rares fois que les populations s’engagent », se réjouit le préfet Modeste Toboula qui a salué l’acte du ministre, donc du Gouvernement qu’il qualifie de « pragmatique ». « C’est heureux que des mesures sociales aient précédé l’évacuation, je salue cette décision », indique-t-il.
Les habitants des quartiers Akpakpa Dodomè, Enagnon et leurs environs ainsi dédommagées peuvent désormais se trouver un endroit fixe pour se faire un toit. Koffi Mathieu Gossa, leur représentant, exprime la joie qui les anime face au geste du ministre en charge du Cadre de vie. « Nous remercions l’Etat béninois pour cette initiative qui nous permet d’avoir une meilleure habitation », signifie Koffi Mathieu Gossa. « L’Etat est une continuité. Nous autres sommes des "aquatiques" et avons besoin d’être soutenus », relève-t-il. Les habitants de ces localités ont compris l’importance de leur retrait des lieux et s’engagent à accompagner le Gouvernement dans son projet d’aménagement. « Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec l’Etat pour que l’objectif visé soit atteint », conclut-il.

Société 14 juil. 2017


Résultats provisoires du Baccalauréat session de juin 2017: 41,78% d’admissibilité au plan national

41,78%, c’est le taux d’admissibilité au Bac 2017 sur le plan national. Alphonse da Silva, directeur de l’Office du baccalauréat (Dob) a procédé, ce jeudi 13 juillet, à la délibération en annonçant les statistiques, en présence du ministre de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou et de sa collègue en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso.

Au moins 4 candidats sur 10 sont déclarés admissibles à l’examen du baccalauréat session de juin 2017. L’Office du baccalauréat a dévoilé, ce jeudi, les statistiques issues de la première délibération. Les différents candidats sont désormais fixés sur leur sort. Le taux d’admissibilité sur le plan national est de 41,78%. Ils sont au total, 46 756 à être déclarés admissibles sur les 111 922 candidats qui ont effectivement composé sur les 115 255 inscrits sur le plan national.
Par rapport à l’année dernière, ce taux a connu une amélioration de 11,65%.
Le département de l’Atlantique vient en tête avec un taux d’admissibilité de 48,39 %. Viennent ensuite le Littoral avec un taux de 47,68%, le Mono avec un taux de 44,61%, l’Ouémé avec 42,22% , le Zou avec 40, 38%, le Borgou avec 36, 41%, le Plateau avec 36,41%, le Couffo avec un taux de 35, 11% , l’Atacora avec un taux de 34, 92%, la Donga avec un taux de 33,78%, les Collines avec un taux de 33,49% et l’Alibori avec un taux de 32,31%.
Par série, les résultats se présentent comme suit : E : 75% ; G1 : 70,73% ; G2 : 65,69% ; F2 : 59,09% ; A1 : 57,17% ; F3 : 55,42 ; C : 54,21% ; G3/51,85 ; EA : 50% ; A2 : 46,68 ; B : 42,6% ; F1 : 36,67% ; F4 : 34% ; D : 32,66%
L’amélioration du taux national de réussite n’étonne en rien le ministre des Enseignements secondaires, Lucien Kokou qui précise qu’il s’y attendait, puisque le Gouvernement a pris les dispositions au cours de l’année pour que les résultats s’améliorent. Il remercie le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, pour avoir rapproché les candidats de leur centre d’examen cette année. Les candidats ont suffisamment disposé du temps pour leur révision, parce que les programmes des différents cours sont terminés à temps, note Lucien Kokou qui promet déjà que les choses vont s’améliorer davantage l’année prochaine.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Atanasso, pour sa part, a remercié les professeurs et les apprenants pour le travail abattu cette année. Elle souligne que dans un climat apaisé, on peut obtenir de bons résultats. « Cette année, nous avons eu un Bac sans faille, l’avenir du pays dépend des gens que nous allons former », précise-t-elle.
A ceux qui n’ont pas réussi cette année, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique souhaite beaucoup de courage¦

Education 14 juil. 2017


Retombées de la visite de la présidente de la Confédération suisse: La Suisse accorde un appui financier de 47 milliards F Cfa au Bénin

Le président Patrice Talon a reçu, ce jeudi 13 juillet, en audience la présidente de la Confédération suisse, Doris Leuthard, en visite officielle au Bénin. Occasion pour les deux personnalités de faire le point de la coopération bilatérale et de définir des priorités pour dynamiser les relations entre les deux pays. En somme, la Suisse s’engage à être un partenaire de choix pour les ambitions de développement du Bénin.

A son arrivée au palais de la Marina, ce jeudi matin, il y avait au pied du tapis rouge pour l’accueillir, Patrice Talon, président de la République. Salutations, usages protocolaires, hymnes nationaux, revues de troupe… Doris Leuthard, présidente de la Confédération suisse, est reçue avec les honneurs dus à son rang. Les deux chefs d’Etat ont sacrifié au protocole exigé en de pareilles circonstances avant leur tête-à-tête, puis la séance de travail élargie aux collaborateurs des deux autorités présidentielles. On en saura davantage au cours de la conférence de presse qui a suivi le conclave entre les deux parties.
« Je suis ravie d’être à Cotonou pour cette visite d’Etat et je suis ravie qu’on ait eu la chance de nous exprimer sur la coopération bilatérale. Nos relations sont très bonnes. Il y a une franche collaboration qui s’illustre par une coopération de plus de 35 ans », a introduit la présidente de la Confédération suisse au cours de la rencontre avec la presse. « Notre coopération s’inscrit aussi dans la continuité de l’engagement de la Suisse dans les domaines de développement économique rural, de l’éducation de base, de la formation professionnelle, de la gouvernance locale et la décentralisation. Ces domaines ont prouvé leur pertinence et correspondent aux nouvelles priorités du Gouvernement béninois. Nous sommes très contents d’avoir en face de nous un Gouvernement très engagé », a-t-elle poursuivi.
Le président Patrice Talon assure que « Le Bénin saura, mieux que par le passé, donner une réponse plus visible, plus efficace, plus concrète à l’aide au développement », de sorte que les partenaires puissent en faire davantage. « Nous avons beaucoup d’ambitions pour la lutte contre la pauvreté. La bonne gouvernance fait partie de notre credo », a laissé entendre le chef de l’Etat béninois.
Le séjour à Cotonou de la présidente de la Confédération suisse lui a permis de signer avec le Bénin deux accords, dévoile le président Patrice Talon au terme des échanges. Le premier est une « déclaration d’intention par laquelle le Gouvernement suisse entend appuyer le Bénin dans le cadre d’un dispositif de financement du secteur agricole et de l’entrepreneuriat dans le secteur agricole ». Un domaine dans lequel, poursuit-il, il y a un vide, un manque et il est difficile de mobiliser des financements. « Nous avons l’ambition de remédier à cette insuffisance », s’est engagé le chef de l’Etat. Le second accord porte sur la décentralisation, notamment la phase III du Programme d’appui à la gouvernance locale (Asgol).

47 milliards de francs Cfa d’appui

Le président Patrice Talon a remercié avec instance son hôte, parce que sur la période 2017-2020, la Suisse apportera un appui de 80 millions de francs suisse, soit près de 47 milliards de francs Cfa au Bénin. Ce financement est orienté vers de nouveaux enjeux clés pour le développement du Bénin. La forte croissance démographique, les changements climatiques, la décentralisation et la migration sont pris en compte dans le programme couvert par ce financement. Un accent particulier sera également mis sur la jeunesse. « Nous aimerons soutenir le Gouvernement à mieux les former et à les intégrer au marché du travail », fait savoir Doris Leuthard. Au niveau politique, la coopération entre les deux pays est aussi importante dans de nombreux domaines, estime-t-elle. « La Suisse remercie le Bénin pour l’excellente coopération dans le domaine de la migration et espère que cette dernière se poursuivra à l’avenir », note la présidente de la Confédération suisse qui a également salué « la très bonne collaboration » entre les deux pays, qui transparaît également dans le cadre de la Francophonie. « La Suisse apprécie également l’engagement du Bénin pour l’abolition de la peine de mort et son attachement aux principes démocratiques », salue-t-elle.
Sur le plan économique, les échanges encore peu vifs seront intensifiés. Avec cette visite, les deux pays comptent encourager plus d’entreprises suisses à venir en direction du Bénin pour sonder les possibilités qu’offre le pays. L’agriculture, le tourisme, la lutte contre la corruption, le tourisme, les services financiers, l’hôtellerie et bien d’autres secteurs figurent parmi les nouvelles priorités définies par les deux pays.
Ce qui fascine Doris Leuthard, c’est que « le Bénin est un pays de paix qui joue un rôle de stabilité dans la région ». « Nous resterons, souligne-t-elle, un partenaire très fiable. » Pour elle, le Gouvernement béninois a « des objectifs très ambitieux ». Sans cela, conclut-elle, « on ne peut développer un pays ».
A la suite de son passage à la Présidence de la République, la présidence de la Confédération suisse s’est rendue au port de Cotonou et a pris part à un déjeuner d’échange sur le thème « Migration et Développement ».

Actualités 14 juil. 2017


Situation sociopolitique nationale: La position du Psd-Bélier de Goras Gaglozoun  

 Le Parti social-démocrate Le Bélier (Psd-Bélier, parti liguiste)  a animé ce jeudi 13 juillet, une conférence de presse, à son siège à Porto-Novo, pour se prononcer sur la situation sociopolitique nationale.

 

A l’occasion, le président Goras Gaglozoun a peint en noir la situation politique, socio-économique et la gouvernance actuelle du Bénin. « Seuls les gens un peu aisés diront que ça va bien actuellement dans notre pays », déplore le conférencier. Et il n’y a pas trente mille solutions pour inverser la tendance actuelle, estime Goras Gaglozoun. Selon lui, l’organisation des états généraux ou la Conférence politique du peuple est la seule solution possible aux maux qui minent actuellement le Bénin. La tenue de ces assises nationales permettra de refonder la République sur de nouvelles bases notamment fixer les nouveaux droits pour le peuple et les travailleurs, lutter efficacement contre  la corruption et l’impunité au Bénin, explique le président du Psd-Bélier et membre de la Convention patriotique des forces de gauche (Cpfg). Goras Gaglozoun avait à  ses côtés, plusieurs responsables du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) auquel appartient désormais sa formation politique.

 

 

Politique 13 juil. 2017


Difficultés dans les filières agricoles béninoises: Le cri des producteurs d’ananas après la suspension de l’exportation

La suspension de l’exportation de l’ananas béninois vers les pays de l’Union européenne crée des ennuis aux producteurs qui depuis près de sept mois ne savent plus à quel saint se vouer. La présidente de l’Association de l’interprofession de l’ananas au Bénin, Bertille Guèdègbé Marcos, revient sur les difficultés et lance un appel aux autorités béninoises.

Les producteurs et productrices d’ananas éprouvent des difficultés à écouler leurs produits depuis l’annonce de la suspension de l’exportation de l’ananas béninois vers les pays de l’Union européenne. Malgré les différentes négociations qu’ils ont entreprises depuis environ sept mois que cette mesure est en vigueur, il n’y a encore aucune lueur d’espoir. Et pourtant, il s’agit d’une filière importante dans la production agricole au Bénin.
Le grand potentiel que revêt l’ananas ‘’pain de sucre’’ en termes de devises pour le Bénin serait fondamentalement lié à la réputation de sa qualité. Seulement, pour rentrer dans les pays de l’Europe, le produit doit remplir certains critères. A défaut, depuis environ sept mois, l’exportation vers ces pays est suspendue et les acteurs de la filière s’en indignent.
La présidente de l’Association de l’interprofession de l’ananas du Bénin, Bertille Guèdègbé Marcos n’a pas caché son amertume, vendredi 7 juillet dernier lors du lancement du projet « Amélioration de la productivité, de la compétitivité et le développement de l’indication géographique de l’ananas ‘’pain de sucre’’ du Bénin » à Allada. « Nous invitons les autorités de ce pays à s’impliquer davantage dans les négociations pour que notre ananas soit accepté à l’international », réclame-t-elle. Elle soutient, comme plusieurs de ses collègues producteurs, que l’ananas béninois est de bonne qualité.
La filière ananas occupe une place importante dans la production agricole au Bénin, fait observer Bertille Guèdègbé Marcos. En effet, la production nationale d’ananas contribue à environ 1,2% du Produit intérieur brut (Pib) national, 4,3% du Pib agricole. Il se place en troisième position derrière le coton qui occupe 25% du Pib et l’anacarde 7,4% du Pib agricole, selon les statistiques de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae).
Pour la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Françoise Assogba Komlan, l’ananas est une filière qui constitue une source importante de revenu pour les petits producteurs, une opportunité d’emplois pour la population rurale et une source de devises pour le Bénin. Elle explique que la production nationale a connu une évolution remarquable, en passant de 51 000 tonnes en 2000 à 432 000 tonnes en 2014 selon les données de la direction de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Soit un accroissement de 744% en 15 ans. Dans la même période, l’exportation d’ananas du Bénin vers l’Europe est passée de 461 tonnes à 4026 tonnes, soit une évolution de 773% en 15 ans. Cette évolution ne représente que 1 à 2% à peine de la production nationale.

Avantages comparatifs

La filière ananas dispose d’un avantage comparatif, pouvant amener le Bénin à s’insérer durablement dans le commerce régional et international. Le secteur mobilise plus de 8 000 producteurs avec 1,2% du Pib. Cependant, le rendement moyen de l’ananas dans le département de l’Atlantique où se fait 97% de la production nationale, est de 36 tonnes à l’hectare pour la variété ‘’pain de sucre’’ et 46 tonnes à l’hectare pour la variété Cayenne lisse.
Pour la secrétaire générale du Maep, ces niveaux restent faibles comparés aux rendements moyens potentiels : 65 et 80 tonnes à l’hectare respectivement pour le pain de sucre et la Cayenne lisse. L’amélioration de la productivité de l’ananas, selon elle, demeure donc un défi majeur pour un véritable essor de la filière.
Concernant spécifiquement le pain de sucre, c’est la variété la plus cultivée, 75% de la production nationale en raison de sa forte consommation locale et de la demande sans cesse croissante sur le marché sous-régional. La variété ‘’pain de sucre’’ du Bénin possède des qualités organoleptiques particulières (sucrée, aromatisée) très appréciées aux plans national, sous-régional et international. Cet attrait suscité par le pain de sucre produit au Bénin est très perceptible au niveau de la chaine de valeur ananas frais exporté vers les pays de la sous-région.

Economie 13 juil. 2017


Rumeurs de faux numéros de série sur les billets de banque: Le démenti formel de la Bceao

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a tenu à faire taire les rumeurs concernant l’existence de faux numéros de série sur les billets de 10000 et 5000 F Cfa.

Les réseaux sociaux ont fait ces derniers jours leur chou-gras, une rumeur relative à l’existence de faux numéros de série sur les billets de 10 000 et de 5000 F CFA. Pour rassurer les populations des Etats membres de l’Union et surtout faire taire les affolements sur les marchés, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a apporté un démenti formel. « La Bceao dément formellement être à l’origine de ces informations malveillantes et précise qu’elle n’a apporté aucune modification à la gamme actuelle des billets de banque de son émission en circulation qui demeurent valides », souligne l’institut d’émission dans un communiqué. Du coup, la Banque centrale tout en appelant les populations à la vigilance, les invite à ne se référer qu’aux seules voies de communication officielles usuelles de l’institut d’émission. « La Bceao se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et complices des actes et messages de nature à porter atteinte aux signes monétaires ayant cours légal dans les Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) », conclut le communiqué.

Economie 13 juil. 2017


Diplomatie: La présidente de la Confédération suisse à Cotonou

La présidente de la Confédération suisse est à Cotonou. Comme annoncé, Doris Leuthard va séjourner au Bénin pour une visite officielle du 12 au 14 juillet prochain. Elle a été accueillie, ce mercredi 12 juillet à son arrivée à l’aéroport de Cotonou par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Calendrier très chargé à Cotonou pour la présidente de la Confédération suisse, Doris Leuthard qui sera reçue en audience ce jeudi matin par le président de la République, Patrice Talon. A son arrivée dans la nuit de ce mercredi 12 juillet, la présidente de la Confédération suisse a été accueillie par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Dans une brève déclaration à la presse, Doris Leuthard a salué la stabilité démocratique du Bénin. « Nous pensons que le pays est très stable, démocratique », a-t-elle laissé entendre. Et pour cela, poursuit-elle, « il faut chercher la coopération ». Doris Leuthard en a profité pour « remercier ceux qui sont les bons élèves, qui s’engagent pour la stabilité et la paix ». Avec ceux-là, assure-t-elle, il faudra discuter « de ce qu’on peut faire mieux pour l’avenir » en ayant à cœur « des perspectives pour les jeunes ».
La visite de trois jours de la présidente de la Confédération suisse à Cotonou permettra de relancer la coopération bilatérale. En dehors du tête-à-tête entre elle et le président Patrice Talon, les délégations des deux pays auront des échanges, suivis de la cérémonie de signature de « l’Accord et de la Déclaration d’intention ». La présidente de la Confédération suisse visitera également le Port de Cotonou et aura un déjeuner d’échanges sur la problématique « Migration et développement ».
Elle se rendra par la suite à Dèkoungbé pour l’inauguration d’un module de salles de classe construit avec la participation suisse au Fonds de développement des communes (Fadec) dans l’école primaire publique de la localité. Doris Leuthard est aussi attendue à Ouidah ce jour pour une rencontre avec le groupe de femmes du programme de leadership politique féminin et qui porte financé par la Suisse et qui porte sur le thème « Les violences faites aux femmes ». Le volet touristique de la visite sera une descente sur la Route des esclaves (place aux enchères, mémorial de l’esclavage), à la Porte du non-retour, au Temple des pythons et à la basilique de Ouidah.

Actualités 13 juil. 2017


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