La Nation Bénin...
Nouvelles

Ce jeudi 22 juin, le couple Soglo était en campagne dans les villes de Bohicon et d’Abomey. Une campagne inédite, car Nicéphore et Rosine Soglo étaient à la manœuvre contre les frondeurs de la Renaissance du Bénin (RB) qui ont éjecté leur fils Léhady du parti.
Pour le couple Soglo, le congrès prévu par ces derniers samedi prochain doit être boycotté par les militants. Car, soutiennent-ils, les organisateurs sont des usurpateurs. Aucun nom d’oiseau n’aura pas été de trop pour pourfendre lesdits frondeurs. Les militants ont donc été invités à ne point s'associer aux actions qu'ils engagent au nom de la Renaissance du Bénin.
Sans répondre aux préoccupations des frondeurs relatives à la mauvaise gestion faite du parti par Léhady Soglo, ses géniteurs les ont passés au vitriol, arguant qu'ils sont plutôt mus par des intérêts inavoués. Aussi bien à Abomey qu'à Bohicon, les réformistes en ont eu pour leur grade.
Politique 22 juin 2017

Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a organisé une marche pacifique ce jeudi 22 juin à Cotonou. Cette forme d’expression a été choisie pour appeler le gouvernement à prendre davantage de mesures sociales, selon les organisateurs.
Sur leur parcours, allant de la Bourse du Travail, passant par boulevard Saint Michel et enfin Place de l’étoile rouge, les manifestants n’ont eu de cesse de scander : « On a faim ». Décryptant, le coordonateur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) estime que cette lutte n’est pas menée contre la personne du président mais plutôt pour le bien-être de tous les Béninois qui souffriraient en ce moment faute du minimum. Dans la même veine, l’ancien secrétaire général du gouvernement défunt, AlassaneTigri martèle qu’il est une obligation pour le gouvernement de prendre en compte les aspirations du peuple. « Nous reprochons au président de ne pas donner le pain au peuple », a-t-il laissé entendre.
Quant au porte-parole du Front, Jean Kokou Zounon, il déplore la gouvernance actuelle qui ne serait pas « inclusive », selon lui. Et s’insurge contre les choix d’administration de certaines sociétés, telles que Libercom, le Port autonome de
Cotonou, etc.
Politique 22 juin 2017

Le Gouvernement met en vigueur le Projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand-Nokoué. Cette mise en vigueur a été faite par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, au cours d’un atelier d’information et de lancement de la procédure d’appel d’offres, ce mercredi 21 juin à Cotonou.
Il existe désormais au niveau de l’Etat central et, ceci, pour une période de sept ans, un Projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué qui prend en compte les communes de Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Sèmè-Podji et Porto-Novo.
A l’atelier d’information et de lancement de la procédure d’appel d’offres dans le cadre de ce projet hier, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato a rappelé que, le 5 mai dernier, le chef de l’Etat a signé avec les cinq communes du Grand Nokoué une convention qui porte sur quatre projets du Programme d’action du Gouvernement. Et au nombre de ces projets, celui relatif à la modernisation de la gestion des déchets solides ménagers.
Pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la procédure d’appel d’offres qu’il lance prend en compte quatre phases qui comportent la collecte, le transfert, la fourniture, l’entretien et la maintenance ; la réalisation des centres de tri (la phase appelée valorisation) ; puis la phase appelée enfouissement qui concerne la conception, la réalisation et l’exploitation des sites de Takon et Ouèssè. L’avis d’appel d’offres sera disponible dans 48 heures.
Avant ce lancement, un rappel du contexte général et des enjeux du projet, puis de l’étude réalisée dans le cadre du projet par le cabinet Girus ont été présentés par Olga Prince-Dagnon de l’Agence du cadre de vie pour le développement du Territoire et Nicolas Almodovar du même cabinet. Il s’agit d’un projet qui a pour objectif d’améliorer les conditions environnementales et socio-économiques des populations des communes concernées. Son ambition est que d’ici 7 ans, 90% des déchets solides ménagers soient collectés avec 60% de valorisation.
Pour Nicolas Almodovar du cabinet Girus, le projet sera géré par un cadre institutionnel qui est une structure mixte comprenant les représentants des communes et de l’Etat central, c’est-à-dire les ministères parties prenantes du projet. Le coût global du projet est estimé à 100 milliards de francs Cfa.
La présentation faite du projet n’a pas laissé indifférents les acteurs de la filière présents à l’atelier. Pour certains, le projet n’a pas pris en compte certaines réalités des expériences déjà vécues. Et pour d’autres, les acteurs, membres du collectif des gestionnaires des déchets solides ménagers, n’ont pas été associés à la réalisation de l’étude qui, selon eux, n’a même pas pris en compte l’existant.
Le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, pour sa part, a rappelé que, lors de l’état des lieux, il a été dit qu’il y a des points noirs dans sa commune comme dans d’autres. Il a demandé si les 100 milliards de francs Cfa prévus pour le financement de ce projet prennent en compte ces points noirs.
Après la réaction des membres du cabinet Girus qui ont apporté des éléments de réponse aux préoccupations des intervenants, le ministre José Tonato a souligné qu’il y aura d’autres cadres précis pour revenir et discuter de long en large du projet. « Nous avons tout fait pour que le travail soit réalisé sur l’existant », souligne-t-il. Il dit avoir pris la parole pour apporter aussi des éléments de réponse aux préoccupations et surtout à la question de financement.
Selon José Tonato, le modèle de financement de ce projet est celui du partenariat public-privé (Ppp) conformément à ce qui a été prévu dans le Programme d’action du Gouvernement?

Les responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin ont fait don, ce mercredi 21 juin, de vivres aux pauvres et personnes démunies dans plusieurs centres à Cotonou. Un geste de solidarité et d’amour de cette communauté envers les populations en situation difficile en ce mois de ramadan.
Fidèle à sa tradition de porter assistance aux musulmans en période de jeûne et aux personnes démunies, la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin a fait œuvre utile ce mercredi à Cotonou. Les bras chargés de sac de riz, de sucres, de bidons d’huile, de pâtes alimentaires, savons et autres, les responsables de la communauté sont allés témoigner leur solidarité aux malades du Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hubert Maga de Cotonou, du Centre Jackot, aux détenus de la prison civile de Cotonou ainsi qu’au ministère de la Fonction publique, du Travail et des Affaires sociales. Avant ce geste, ils sont allés présenter le don à l’autorité préfectorale et recevoir sa bénédiction. Modeste Toboula, préfet du Littoral, a salué le geste et a remercié les donateurs pour la fraternité et la sollicitude constante depuis des années à l’ensemble des couches sociales démunies du Bénin.
A chaque étape, les récipiendaires ont exprimé leur gratitude à la Jama’at islamique Ahmadiyya et ont souhaité plein succès à l’organisation dans ses actions, afin qu’elle puisse toujours venir à leur secours. Réceptionnant les vivres au ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, David D. Vidéhouénou, directeur de cabinet du ministre, a salué le geste qui concrétise la devise de l’organisation "L’amour pour tous, la haine pour personne", en cette période de pénitence, de carême pour les musulmans. Ce don vient à point nommé parce qu’il intervient à un moment ou les personnes défavorisées pauvres se demandent comment fêter le ramadan, ajoute-t-il. Il espère qu’avec l’aide de la Jama’at islamique Ahmadiyya la pauvreté sera éradiquée au Bénin?

L’initiative « 21 Days of Y’ello Care » de Mtn-Bénin a connu son épilogue ce mercredi 21 juin, à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » à Avrankou. Ce centre a reçu la visite de presque tout le personnel du réseau de téléphonie mobile qui est allé donner un coup de main aux travaux de construction de salles de classe, de clôture et de réalisation de mobiliers financés par la fondation Mtn-Bénin.
L’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant » d’Avrankou va changer de visage d’ici quelques jours. Ce centre qui sert à la fois de dortoir et d’école pour ses pensionnaires bénéficie de plusieurs dizaines de tables-bancs et de la construction de trois salles de classe et de clôture actuellement en chantier. Ces réalisations sont l’œuvre de Mtn-Bénin. Elles s’inscrivent dans le cadre de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au profit des populations démunies qu’organise Mtn depuis 2008, durant le mois de juin de chaque année. A travers celle-ci, le personnel du réseau de téléphonie mobile et ses partenaires laissent parler leurs cœur et générosité en volant au secours des plus démunis. L’édition de cette année a démarré le 1er juin et a connu son épilogue ce mercredi 21 juin à l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Plus de 90% du personnel de Mtn-Bénin avec à sa tête le directeur général, Stephen Blewett et certains des partenaires de l’entreprise dont Huawei ont fait le déplacement d’Avrankou. Ils sont allés donner un coup de main aux ouvriers engagés pour les différents travaux commandés par la société pour soulager un tant soit peu la peine des 130 enfants qui crèchent dans cet orphelinat. Habillés en tee-shirts griffés à l’effigie de Mtn-Bénin, femmes et hommes au service du réseau se sont convertis, le temps d’une journée, en maçons et menuisiers.
Coup de main
Les ouvriers de circonstance se sont scindés en deux groupes. Un premier groupe s’est engagé aux côtés des maçons en leur fournissant des briques, du sable, des graviers et autres. Ce travail à la chaîne n’a pas laissé indifférent le directeur général Stephen Blewett qui s’est confondu aux agents en ramassant aussi des briques. Le second groupe s’est engagé pour les travaux de menuiserie. Il a poncé et verni les tables-bancs acquis par la société au profit de l’orphelinat. Les fenêtres, les portes des salles de classe et le portail de l’école commandés par Mtn-Bénin ont été aussi ramassés par les agents et disposés en lieu sûr en attendant leur installation. Cerise sur le gâteau, le personnel de Mtn-Bénin est retourné dans le champ de l’orphelinat sis à plus d’un kilomètre de l’école, pour voir l’évolution du manioc qu’il avait planté et du haricot semé, il y a quelques jours, toujours pour accompagner le centre. Ici encore, les agents ont usé de leurs efforts physiques en défrichant les mauvaises herbes pour faciliter l’accroissement des plants et des semis.
Lucien Tanda, employé à Mtn-Bénin, se dit fier d’avoir participé à cette œuvre sociale en faveur de l’orphelinat « La Prunelle de Dieu vivant ». Il loue l’initiative du fondé du centre qui a pris son argent pour aller chercher des enfants d’autrui, les élever, les former et les instruire.
Le fondé de l’orphelinat, Georges Bonou, infirmier d’Etat à la retraite, a remercié Mtn-
Bénin et son personnel pour leur œuvre caritative au profit des 130 enfants démunis de son centre créé en 2009 et qui dispose aujourd’hui des classes de CI jusqu’en 5e des cours secondaires. Il a prié Dieu de rembourser les donateurs au centuple.
90 millions F Cfa mobilisés
Le directeur général de Mtn-Bénin se dit très content d’avoir fait cette œuvre utile avec tout son personnel au profit de cet orphelinat. Pour Stephen Blewett, nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Les pensionnaires de l’orphelinat ont aussi le droit de bénéficier d’un cadre adéquat pour étudier. Le directeur général se réjouit de constater qu’à la fin des travaux de construction en cours et financés par son réseau, les enfants n'étudieront plus dans leurs dortoirs en guise de salles de classe. Leurs dortoirs seront séparés de leurs salles de classe. Ce qui ne manquera pas d’impacter positivement leur rendement scolaire, souligne le directeur général de Mtn-Bénin. Stephen Blewett se dit très satisfait du bilan de l’édition 2017 de l’initiative « 21 Days of Y’ello Care » avec une touche particulière dans les secteurs de l’éducation et de l’informatique. Satisfaction partagée par Viviane Sissuh, directeur des Ressources humaines et présidente de la Fondation Mtn-Bénin. Elle salue cette initiative du personnel de l’entreprise qui a donné de son temps, de son énergie et de son argent aux démunis. Avant Avrankou, Mtn-Bénin a fait les mêmes actions sociales en faveur d'autres orphelinats à Hévié dans la commune d’Abomey-Calavi et à Ouidah. Lesquelles ont coûté plus de 90 millions F Cfa pendant les vingt-et-un jours de solidarité. 55 millions F Cfa ont été mobilisés par Mtn-Bénin et le reste par le personnel et les partenaires du réseau, a détaillé Viviane Sissuh. Ces actions sociales, précise-t-elle, viennent en renfort à celles que réalisent au quotidien la Fondation Mtn et ses amis sur le terrain.
Société 22 juin 2017

Lionel Zinsou, actuel Managing Partner de Southbridge ancien Premier ministre du Bénin, a effectué une visite au siège de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et du Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) à Abidjan, le mardi 20 juin dernier, selon un communiqué de la Brvm.
Découvrir les installations techniques et technologiques de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et du Dépositaire central/Banque de règlement (Dc/Br), deux structures centrales du marché et s’imprégner de leur mode de fonctionnement. C’est l’objectif de la visite de l’ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou au siège de l’institution à Abidjan mardi dernier.
Au terme de cette visite, selon un communiqué, l’hôte s’est dit honoré de l’accueil qui lui a été réservé et partagé sa vision du développement économique de l’Afrique dont le socle est la mobilisation de l’épargne longue pour le financement des infrastructures de développement et du secteur privé. Il a relevé que la Brvm constitue à cet effet un instrument important et incontournable pour la liquidité. Il s’est réjoui du chemin parcouru par la Bourse depuis sa création jusqu’à cette phase de consolidation de ses activités après vingt ans d’existence. Il a salué la vision des dirigeants qui ont déjà tracé le chemin pour les stades futurs à atteindre grâce aux relations établies avec les autres Bourses africaines, notamment le Nigeria, le Ghana, le Maroc et très récemment la Bourse de Shanghaï en Chine.
La visite a été aussi l’occasion pour Lionel Zinsou de sonner la cloche pour marquer la fermeture du marché du 20 juin 2017.
Le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènounvè, et du Dc/Br, a traduit à son hôte sa joie et celle de ses collaborateurs de recevoir un afro-optimiste réaliste et volontaire. Il a salué l’engagement de Lionel Zinsou au service du développement du continent. Il s’est enfin dit honoré de l’avoir aux côtés de la Brvm et du Dc/Br.
Président de la Fondation
« AfricaFrance » pour une croissance partagée, économiste et banquier d’affaires, Lionel Zinsou est ancien Managing director de Rothschild Londres, ancien Ceo (PDG) de PAI Partners, l'un des plus grands fonds européens de Lbo (leveraged buyout) avec plusieurs milliards de dollars sous gestion; ancien Premier ministre du Bénin et actuel Managing Partner de Southbridge, nouvelle institution panafricaine avec bureaux opérationnels à Abidjan, Casa et Paris.

Nominé pour recevoir le Grand Prix de l’Excellence Mathieu Kérékou en janvier 2018 à Cotonou, le maire N’da Antoine N’da s’est vu remettre ce mercredi à la mairie de Natitingou une médaille et un certificat par l’ONG Etoile d’Afrik. La cérémonie qui s’est tenue en prélude à la soirée de distinction des 20 personnalités identifiées comme des modèles s’agissant de la bonne gouvernance confirme le choix porté sur celui qui s’est longtemps distingué dans la commune de Natitingou comme un acteur majeur du développement local. Au-delà du modèle qu’il constitue dans la bonne gouvernance, ce sont également ses qualités sociales et de philanthrope qui ont été reconnues par les responsables de cette organisation. Des mérites salués par plusieurs conseillers communaux présents à la cérémonie.
Commandeur de l’Ordre national du Bénin, Antoine N’da a été le tout premier maire de la commune de Natitingou. Député par la suite il a repris en 2015 les rênes du conseil communal qu’il a délaissé après sa destitution.
Société 21 juin 2017

La fête de la musique n’a pas lieu ce mercredi à Natitingou. Faute de soutien du ministère de la Culture, les associations professionnelles de musiciens s’attèlent à différer la célébration de l’évènement.
Les mélomanes de Natitingou et du département de l’Atacora devront encore attendre pour voir leurs musiciens les égayer à l’occasion de la fête de la musique, ce mercredi. L’esplanade de la mairie qui abrite souvent cet événement, est déserte et aucune disposition ne semble présager de l’organisation d’un quelconque spectacle. Les habitués des podiums du 21 juin s’en rendent compte et disparaissent des lieux après quelques regards furtifs aux alentours.
« Il n’y aura pas de célébration ce jour », confirme Martial Tannata Ouamou N’tcha alias Data Mao, vice-président de la Fédération béninoise des musiciens du septentrion. Faute de soutien du ministère en charge de la Culture, les artistes ont purement et simplement reporté le spectacle programmé d’habitude à l’occasion des manifestations du 21 juin au plan mondial. « Pour nous ce n’est pas une surprise mais la morosité économique ne nous a guère permis d’y faire face en conséquence. A défaut de l’organiser aujourd’hui nous projetons de le faire dans les tout prochains jours », note-t-il, tout en appelant les pouvoirs publics à clarifier le clair-sombre qui entoure l’appui aux initiatives artistiques et culturelles par le gouvernement depuis l’annonce des réformes souhaitées par les acteurs culturels. Sans vouloir jeter la pierre aux autorités locales il se dit outré par le peu d’intérêt accordé aux évènements culturels par la mairie. « En aucun moment les artistes n’ont bénéficié d’un quelconque soutien de la mairie de Natitingou pour organiser cette fête. Même l’espace pour se produire nous est loué », souligne-t-il. Face aux diverses préoccupations sociales, le secteur culturel peine, à ses dires, à trouver auprès du conseil communal une oreille attentive à ses doléances.
Culture 21 juin 2017

Il savait qu’il ne bénéficierait pas du fameux temps de grâce, une fois installé à l’Elysée. Et surtout que l’attente de ses compatriotes, pesante est sans commune mesure. Le moins qu’on puisse dire est que la tâche ne sera pas facile aux locataires de Matignon et de l’Elysée. Séjournant dans les ors de la République française, le sort de ceux-ci n’est pas pour autant enviable. Tant les enjeux sont lourds à porter.
Mais avant d’affronter ces réalités, la difficulté, pour Emmanuel Macron et son Premier ministre, est très tôt venue des affaires, des casseroles qui ont rattrapé certains barons du régime. D’abord Richard Ferrand, un des premiers soutiens de la candidature Macron et proche de celui-ci, puis trois ministres du parti allié qu’est le Modem, et pas des moindres. Sylvie Goulard, François Bayrou, et sa fidèle Marielle de Sarnez. Rien que des acteurs de premiers plans de la vie publique française et des occupants de postes régaliens qui font les frais de ‘’la République irréprochable’’ prônée par Emmanuel Macron. Autant dire que la houle, non pas encore sociale, monte déjà, et que l’étreinte suffocante du pouvoir se fait petitement sentir.
Actualités 21 juin 2017

On connaissait des associations de femmes mobilisées, autour des intérêts économiques, un peu partout dans les communes du Mono et du Couffo. Ce qui manque de visibilité, ce sont ces groupements féminins qui font de l'objet de leur creuset, la musique folklorique. Leurs acteurs sont, eux-aussi, en fête ce jour.
Dans l'aire culturelle Sahouè comme chez les Adja, en passant par les Kotafon, les initiatives de groupes folkloriques se multiplient. Ces groupes constitués exclusivement de dames se distinguent par leur maîtrise des instruments. Voir des dames aux manettes des tams-tams d’environ 2 mètres de long, avec autant de virilité que les hommes, est l’un des charmes liés aux prestations musicales des groupements féminins.
A Houéyogbé, « Wasinmi Vanavo » est une célébrité. La présence du groupe composé d’environ 120 âmes, selon sa présidente Honorine Vecé, avait rehaussé la cérémonie d’entrée en fonction du maire de la commune. Dans le Couffo, du moins à Dogbo, l’absence des dames spécialisées dans le rythme atchinouhoun enlève un peu à la beauté des cérémonies. « Un beau-fils doit nécessairement faire jouer atchinouhoun à la cérémonie d’enterrement des parents défunts de sa bien-aimée », atteste le contrôleur de commerce Raymond Sodokin, natif du Couffo, selon qui, dans le cas contraire, le beau-fils est vu comme un incapable. Atchinouhoun est devenu, en milieu Adja, un rite des grands moments et contribue à la consolidation du statut social.
La dernière initiative de groupement féminin donnant dans la musique traditionnelle, à Lokossa, est placée sous la direction d’une dame communément appelée « maman Serge ». Le groupe est dénommé « Nonvignon ». Il pratique Atchanhoun dont les sonorités et les pas de danse passent d’un rythme à un autre, à la demande de celui qui entre dans le cercle de danse. Ce dernier fait déclencher le rythme de son choix à partir des onomatopées qui résonnent comme un code. « Quatre tams-tams de différentes tailles et d’autres instruments comme des castagnettes auréolées de perles sont nécessaires pour pratiquer Atchanhoun », renseigne Yolande Gbéton, secrétaire général du groupe Nonvignon.
Au nom de la passion
Tout comme Nonvignon, la plupart des groupes se consacrent exclusivement à leur passion, la musique en adoptant un rythme traditionnel de leur milieu. Des répétitions et déplacements occupent leur agenda. Chaque dame développe, à son niveau, l’activité économique de son choix et se doit de contribuer financièrement à l’autofinancement du groupe. Yolande Gbéton informe que les cotisations au sein de Nonvignon, dont les prestations se déroulent surtout en mina, servent à équiper le groupe et à soutenir les membres se trouvant dans le besoin. A Lokossa comme à Ahouéyogbé, des responsables confirment que l’idée de leur regroupement est partie du besoin de se soutenir, « d’avoir ses amis à ses côtés dans des moments de joie ou de tristesse ». Comme quoi, « L’écoute et la compréhension de l’autre est un premier pas vers la solidarité », écrit le Français, Didier Court.
Culture 21 juin 2017