La Nation Bénin...
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Patrice Talon a repris ce lundi ses activités à la tête du pays après plusieurs jours d'absence.
Longtemps objet de supputations, le retour au bercail du président de la République est acté. Après plusieurs jours d’absence, Patrice Talon a repris les activités relatives à ses charges ce jour. De quoi booster le gouvernement qu’il dirige dans la réalisation de son programme d’actions. Quoique son absence n’ait porté un coup à la bonne marche de la République, son retour au Palais de la Marina donnera à coup sûr un coup d’accélération à l’ambitieux PAG. De sources dignes de foi, tout est parti pour que de nombreuses décisions soient prises dans l’intérêt des Béninois qui ont montré par diverses manières leur sollicitude à son égard. Ce dernier se porte bien et la raison de son absence tient plus d’un bilan de santé de routine en France, assure-t-on, de source officielle.
Actualités 19 juin 2017

La Campagne Tolérance zéro contre le mariage des enfants (Ctz) a été officiellement lancée, vendredi 16 juin dernier, au Palais des congrès de Cotonou. Elle s’inscrit dans le cadre de la vingt-septième Journée de l’enfant africain (Jea) et marque l’engagement du Bénin contre le phénomène du mariage précoce et forcé.
« Nous devons agir immédiatement, car si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance dans le monde avoisinera 1 milliard d’ici 2030 ». C’est par cet appel pressant du coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, que le top de la Campagne tolérance zéro contre le mariage des enfants (Ctz), a été lancé vendredi dernier. D’un ton ferme et unanime, les acteurs de la chaîne de protection s’accordent tous sur l’urgence pour le Bénin de bâtir une riposte efficace contre le phénomène. Selon le ministre en charge des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, « Le mariage infantile touche 34% d’enfants dans le monde et 37% en Afrique ». Le Bénin constitue également un mauvais élève en la matière. La pratique est fortement ancrée dans la région septentrionale avec le Borgou et la Donga qui enregistrent respectivement 37,2% et 25,6%.
Dans le pays, « 3 filles sur 10 sont mariées avant l’âge de 18 ans », s’indigne le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga. Les victimes sont privées de tout espoir en la vie. De quoi toucher sa fibre sensible. « J’ai honte, car je ne comprends pas comment un homme de 50, 60 ans ou plus trouve normal de prendre comme épouse une enfant qui a l’âge de ses propres enfants…. ». A la honte, s’ajoute un sentiment de culpabilité. Ce qui l’amène à situer les responsabilités. « Nous avons failli à notre mission de protéger nos enfants afin de leur assurer un avenir radieux », s’offusque-t-il. Pour lui, les acteurs doivent marquer une pause pour essayer de comprendre ce qu’est le mariage infantile. « Quand les adultes décident de marier les petites filles, c’est une affaire de vol, de viol et de violence extrême », clame-t-il.
C’est au regard de ces paramètres que l’Union africaine (Ua) a décidé d’agir en lançant au niveau continental ladite campagne en mai 2014. Trois années après, le Bénin devient le vingtième pays à s’inscrire sur la liste des pays africains. Tout en le félicitant pour ce progrès, la représentante de la commissaire aux Affaires sociales de l’Ua, Mariam Cissé Mouhamed, l’invite à s’atteler aux changements des mentalités pour gagner le pari. « La victoire est à notre portée. Chacun doit jouer sa partition pour que l’Afrique soit un continent digne des enfants », exhorte-t-elle.
Pour sa part, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, est persuadé que ce challenge conditionne l’avenir du continent. « Aucun pays ne pourra atteindre les Odd si les enfants sont sacrifiés. Il urge d’agir sans plus attendre contre le mariage des enfants afin de ne laisser personne de côté », lance-t-il.
La lutte contre le mariage infantile s’est fait également remarquer dans la dynamique inter-religieuse. Evoquant le phénomène, le représentant des leaders religieux, Fulgence Vodounon, a expliqué que « L’heure est grave et qu’affirmer le contraire peut être considéré comme un crime contre l’humanité. Le mariage des enfants est une injure à Dieu et une honte pour le Bénin », dénonce-t-il¦
Plaidoyers des enfants
A l’occasion du lancement de la Ctz, le représentant du conseil consultatif des enfants du Bénin, Mouzidath Bello, a formulé une série de plaidoyers à l’endroit des acteurs. Elle invite le Gouvernement à la mise en œuvre effective des textes protégeant les enfants et l’exhorte à introduire l’éducation sexuelle dans les programmes au cours secondaire à partir de la classe de 6e. Il s’agira pour les Osc, formule-t-elle, d’inciter le Gouvernement au respect des lois en faveur des enfants. Quant aux enfants, elle souhaite leur contribution à la réussite des initiatives prises en leur faveur.
En réponse à ces plaidoyers, la réponse du représentant du chef de l’Etat, Dénis da Conceicao Courpotin, qui a procédé au lancement officiel de la campagne a été immédiate. « Nous vous rassurons que les capacités seront renforcées à divers niveaux en vue de la mise en œuvre efficace des différentes actions et surtout de la protection pénale des enfants », a-t-il laissé entendre.
La campagne tolérance zéro coïncide avec la vingt-septième édition de la Journée de l’enfant africain dont le thème est intitulé « Accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des enfants d’ici à 2030 ». A travers cette campagne, le Bénin vient d’amorcer un virage important dans l’histoire des droits de l’Homme et des enfants.

Avec le soutien des partenaires tels que le Pnud, l’Union Européenne et l’Usaid, le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) a organisé, du jeudi 15 au samedi 17 juin dernier à Agoué, commune de Grand-Popo, les Journées nationales de la gouvernance. Cette première édition de partage d’expériences, entre personnalités de divers secteurs d’activités sur les forces et faiblesses du Bénin en matière de lutte contre l’impunité et la corruption, a été ouverte par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, représentant le président de la République.
Les Journées nationales de la gouvernance constituent un espace de dialogue sur l’existence et la mise en œuvre des règles, mécanismes et outils de promotion de la bonne gouvernance. Sa toute première édition sur le thème : « Gouvernance et lutte contre l’impunité au Bénin, états des lieux et défis » a permis de cerner davantage quelques formes de mauvaise gouvernance facilitée par le phénomène de la corruption dont les manifestations et les conséquences étaient mises en lumière. Elle a été surtout utile pour l’identification des écueils relatifs à la lutte contre l’impunité dans quelques secteurs d’activité. C’est le cas au niveau des professionnels de la Santé, de la Justice, de la passation des marchés publics, de la fourniture de l’eau et des acteurs devant combattre la vente des médicaments illicites. Des échecs relatifs aux tentatives de découragement des fonctionnaires épinglés dans des cas établis de corruption ou de violation de l’orthodoxie de gestion, ont été revisités à travers des communications et débats décomplexés ayant meublé les trois jours de travaux à Agoué.
Au total, six panels et deux communications étaient programmés. Ces dernières ont porté sur les thèmes « Gouvernance et développement » et « L’évaluation et le plan d’action du Système national d’intégrité (Sni) au Bénin».
Si les participants se sont plaints d’avoir, pendant longtemps, prêché dans le désert, ils comptent sur le régime actuel pour inverser la tendance. « Les déclarations du chef de l’Etat, en matière de promotion d’une meilleure gouvernance politique et économique, offrent une occasion unique d’espérer un changement qualitatif dans la méthode de gouvernance et dans la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin », a déclaré Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac). L’organisation des présentes assises, retient-il, se fonde non seulement sur cette espérance mais aussi sur la nécessité de faire front contre la propension de la corruption qui sape le développement du pays. Jean-Baptiste Elias illustre cette propension : « Les résultats de l’indice de perception de la corruption de Transparency international de 2015 et 2016 montrent que le Bénin est resté en dessous de la moyenne requise. Il a réuni 37 points sur 100 en 2015 et 36 points sur 100 en 2016 ».
Par ailleurs, le président du Fonac rappelle que des responsables d’entreprise interrogés, dans le cadre du rapport du Forum mondial portant sur la même période 2015-2016, ont déclaré que « La corruption est le principal obstacle aux affaires, viennent ensuite les difficultés d’accès au financement et la mauvaise performance de l’Administration ».
Mais l’éradication de la corruption, tout comme la promotion de la bonne gouvernance, est l’affaire de tous et constitue une lutte de longue haleine, ont retenu les travaux d’Agoué. Le Fonac et ses hôtes ont donc adopté l’institutionnalisation des Journées nationales de la gouvernance telle une rencontre annuelle de vérité, au titre des résolutions devant donner un nouveau souffle à leur combat. Le rapport général a été présenté par Gilles Badet, secrétaire général de la Cour constitutionnelle.
Il faut que le Bénin quitte l’anormalité
Le ministre Joseph Djogbénou, représentant du chef de l’Etat à la cérémonie de clôture des assises, a estimé, au regard de la qualité des échanges et des profils des personnalités (ministres, députés, universitaires, experts étrangers, représentants des présidents des institutions de la République) qu’il était utile d’organiser les Journées nationales de la gouvernance. Joseph Djogbénou relève toutefois que : « Les dialogues et résolutions ne sont pas suffisants pour mettre fin à la corruption et faire prévaloir la bonne gouvernance. Il faut de l’engagement individuel à respecter les textes de loi. Cet engagement qui trouve normal, dans le cadre de la lutte contre la corruption, que le ministre en charge de la Justice n’interfère pas dans une procédure judiciaire ouverte contre un présumé, fût-il, son partenaire politique, son coreligionnaire, son parent ou une personnalité supposée adversaire politique. Un engagement à éviter de solliciter des interventions pour placer des proches dès l’annonce des concours de recrutement, dans la Fonction publique. Il faut que nous acceptions courageusement que le Bénin quitte l’anormalité pour la normalité, en engageant le débat sur notre rapport à la notion de l’Etat. »
Jean-Baptiste Elias abonde dans le même sens pour en appeler à l’appropriation de cet engagement par chacun des participants. « Nous ferons un bilan des efforts individuels, au cours de la prochaine édition », a-t-il suggéré.
L’Exécutif en première ligne du front
« La bonne gouvernance est un levier indispensable pour le développement », a toujours martelé le président de la République, aux dires du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, qui l’a représenté à l’ouverture des Journées nationales de la gouvernance. Pour lui, l’engagement du chef de l’Etat à soutenir la lutte contre l’impunité et la corruption est ferme. Le régime est crédité de quelques actes en lien avec une telle vision. Le ministre d’Etat cite, entre autres, la création de la Cellule de voyages officiels en vue de rationaliser la gestion des coûts et éviter les surfacturations puis la révision du Code des marchés publics pour y introduire, selon lui, plus de professionnalisme, plus de transparence et plus de célérité. Le ministre d’Etat évoque également des mesures en perspective pour renforcer le dispositif de lutte. Il s’agit de la réforme du cadre institutionnel des corps de contrôle de l’Etat et la prise de mesures en faveur de leur professionnalisation et la meilleure coordination des interventions. Font également partie des actions en vue la mise en place d’un pôle financier dans la chaîne pénale pour professionnaliser et accélérer le traitement des dossiers de corruption ou de crimes économiques et financiers, la dépolitisation de l’administration publique, le renforcement de la transparence budgétaire et la promotion du développement de mécanisme de contrôle citoyen de l’action publique. Le ministre Abdoulaye Bio Tchané n’a pas manqué d’évoquer la réforme de la loi constitutionnelle qui devra, le cas échéant, permettre la création de la Cour des comptes, l’organisation du régime de l’immunité des acteurs politiques, le dispositif pour le financement public des partis politiques et le rééquilibrage des pouvoirs au niveau des institutions de la République.
L’édition de 2018 du forum sera l’occasion d’évaluer les réalisations concrètes au niveau des différentes catégories d’acteurs de promotion de la bonne gouvernance, a prévenu Jean-Baptiste Elias qui gage que des partenaires ont marqué leur accord de financement pour que l’initiative se perpétue.

Au second tour des législatives, le peuple de France ne s’est pas détourné de sa trajectoire et reste en marche pour le changement de paradigmes sur l’échuiquier politique français.
S’affranchir de la tutelle d’un président de la République pour créer son propre mouvement politique, après avoir démissionné du prestigieux poste de ministre des Finances, puis se présenter à l’élection présidentielle. Il faut déjà l’oser. Emmanuel Macron l’a fait. Avec un capital confiance moyen, il a réussi la passe de se hisser au second tour de la présidentielle, grâce à une campagne courageuse, et une OPA sur le centriste Bayrou, et aidé en cela par les affaires qui ont miné la campagne de François Fillon, le candidat de la droite qui avait un boulevard ouvert devant lui pour aller à l’Elysée avant de se faire flinguer par ses éconduites passées. Et de deux pour Macron qui a ringardisé la classe politique française pour atteindre le pinacle. Puis voilà Emmanuel Macron au second tour qu’il remporte, après avoir convaincu au cours du décisif débat d’entre les deux tours d’avis général, opinion, observateurs et médias compris. Parcours fulgurant, sans bavure jusqu’à sa prise de fonction au palais de l’Elysée. Passe de trois !
On attendait de voir comment le nouvel élu allait négocier les législatives desquelles dépendra son quinquennat, les promesses, surtout les réformes pour lesquelles il s’est engagé lors de la présidentielle. La droite menée par François Baroin lui promet une cohabitation certaine, l’extrême gauche menée par le tribun un brin démago, Jean-Luc Mélenchon, s’y voit déjà avec sa France insoumise ! Mais pour finir, le veinard Macron maintiendra à Matignon le Premier ministre nommé par ses soins, Philippe Edouard, car les Français donnent au nouveau président français une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Passe de quatre, pour le jeune président qui n’a tremblé devant aucune difficulté : même pas peur ! De sa démission de Bercy à l’Elysée !
Avec le raz-de-marée de la République En Marche, il a les coudées franches pour gouverner, sortir la France de ses difficultés : la faiblesse de la coissance et son corolaire le chômage endémique. Il n’aura aucune excuse désormais, si au terme de son quinquennat il n’obtenait pas les résultats escomptés !
Actualités 18 juin 2017
le ministre Jean Claude Houssou[/caption]Amélioration de la fourniture en eau potable
Parakou, Dassa, Glazoué, Tchaourou et Tchachou soulagés
C’est par la ville de Parakou que la tournée entreprise par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Jean Claude Houssou, depuis le jeudi 15 juin dernier, a pris fin hier, samedi 17 juin. L’occasion lui a permis, au cours de sa descente, de constater les actions réalisées par rapport aux promesses tenues par le chef de l’Etat, puis d’apprécier le niveau de satisfaction et les impacts des ouvrages réhabilités et réalisés sur les populations, en matière de fourniture en eau potable.
Vous êtes au terme d’une tournée sur les chantiers d’infrastructures de l’eau. Qu’est-ce que nous pouvons en retenir ?
Jean Claude Houssou : J’aimerais remercier tous les élus locaux et autres responsables des différentes contrées parcourues, Bohicon, Dassa-Zoumè, Glazoué, Tchaourou, Tchachou et Parakou. La raison de cette mission uniquement ciblée sur l’eau, c’est de montrer, au-delà de la vulgarisation du Plan d’actions du gouvernement (PAG), qu’il y a des choses qui commencent à se réaliser. Il y a des actions de ce plan qui sont mises en œuvre. La première étape qui nous a conduits à Dassa et à Glazoué, nous a permis de nous rendre compte de la situation inédite que vivent les populations de ces localités. Elle tient du fait qu’elles vivent dans des zones hydro-géologiquement difficiles. Il y a eu tant d’années, de décennies de souffrance due au manque d’eau. Le gouvernement du « Nouveau Départ », à travers le PAG, a décidé de tout faire pour enrayer cette situation. Pour le gouvernement, ces difficultés rencontrées par les populations de ces communes ne constituent pas une fatalité. Elles doivent avoir des solutions sur les plans technique et technologique. C’est ce qui a permis de trouver de l’eau dans les deux localités avec des débits inédits. A Dassa, il est de 50 m3/Heure et une vingtaine à Glazoué. C’est une première dans l’histoire des recherches en matière d’eau. Il a fallu que le gouvernement sollicite les Japonais qui ont une technologie avancée dans le domaine, pour que le miracle se réalise à travers ces forages à débits exceptionnels. C’est un résultat concret du PAG et qui va se poursuivre à travers la construction des infrastructures qui permettront d’alimenter durablement toute cette région en eau avec des réseaux respectivement de 8 et 7 Km. Ils seront mis en œuvre pour pouvoir augmenter la desserte et l’extension du réseau d’eau. A travers le gouvernement, il y a la volonté du chef de l’Etat qui en a fait un objectif qui est l’accès universel à l’eau pour tous. A cet effet, il y a un programme d’un certain nombre de milliers de kits de branchements qui sont prévus à coûts réduits, pour favoriser l’accès aux populations.
Le PAG a-t-il prévu le règlement de la question de l’eau dans toutes les 77 communes, et à quelles échéances ?
Ce que le PAG a prévu, c’est ce qui n’a jamais été réalisé au Bénin. Il s’agit de l’accès universel à l’eau pour tous à l’horizon 2021, alors les Nations Unies ont prévu 2030 pour l’atteinte de cet objectif. C’est vous dire la volonté et l’ambition jamais égalées, d’ailleurs dans aucun pays du monde, d’avancer de plus de 10 ans. Sur les 9 000 milliards que constitue le financement du PAG, il y a 520 milliards F CFA qui sont prévus pour le secteur de l’eau, avec notamment 3 projets phares parmi les 45 proposés. Ils se traduiront par la mise en œuvre d’infrastructures nouvelles, la réhabilitation des anciennes qui sont restées à l’abandon pendant des années.
Est-ce la même détermination qui a été affichée pour Tchaourou et Tchachou ?
Ce qu’on a constaté à Tchaourou, c’est que depuis des années, la localité est en déficit d’eau. En moins d’un an, le PAG s’est traduit par des installations neuves qui permettent aujourd’hui de satisfaire aux besoins des populations de cette localité. A Tchachou, il y a même une anecdote particulière. On m’a confié que je devais être le quatrième ministre qui passe, et c’est la première fois que la localité finit par avoir de l’eau. C’est en collaboration avec l’Ong Direct aid. J’avais promis à la délégation de Tchachou qui m’a rencontré, il y a 8 mois, que des diligences seraient faites pour que leurs populations aient de l’eau. La parole donnée a été respectée. C’était avec émotions que nous avons vu l’eau couler. Une dame nous a confié que dorénavant, les femmes ne se feront plus mordre par les serpents, en allant chercher de l’eau à la rivière. C’est un dossier qui a souvent préoccupé le chef de l’Etat. Le directeur général de l’Eau peut en témoigner. C’est réconfortant. On voit que le PAG est effectivement en marche.
Parlant de miracles, il y a quelques mois, les populations de Parakou avaient poussé des cris de détresse. Ont-elles obtenu satisfactions ?
Il y a un gros projet pour Parakou et ses agglomérations, traduit dans le PAG. C’est un projet d’un montant de 16 milliards F CFA pour régler définitivement le problème d’eau dans la localité. Au Bénin, on n’a pas forcément travaillé par anticipation, depuis des décennies. On n’a pas travaillé en tenant compte de l’évolution démographique, de l’évolution des besoins qui vont en croissant. C’est ce que le présent gouvernement s’applique à faire. Avec ce grand projet qui sera réalisé avant la fin de l’année prochaine, le président de la République a instruit, en attendant qu’on arrive à sa mise en place, que quelque chose soit fait pour les populations de Parakou. Hier, on produisait à Parakou l’équivalent de 6 800 000 l d’eau par jour. Or, il en faut 11 000 000 pour satisfaire les besoins des populations. C’est l’objectif du grand projet attendu et dont les premières actions ont commencé. Mais le chef de l’Etat a instamment demandé la mise en place de mesures transitoires avant sa réalisation. Il a fallu trois mois pour mettre en application ces mesures. Ce qui a permis de passer de 6 800 000 litres par jour à 9 000 000, aujourd’hui. Soit une augmentation de plus de 3% en l’espace de trois mois. Pour y arriver, il a également fallu la disponibilité de l’énergie électrique à travers la mise en place de centrales à différents endroits pour que la production et la distribution de l’eau soient faites en permanence, qu’il y ait également une certaine pression ajouté à l’amélioration de la qualité. Ce qui a nécessité un investissement de 300 millions F CFA pour faire installer des pompes neuves. On pourrait même faire plus. Mais il se trouve que le réseau de distribution tel qu’il a été construit depuis plusieurs années, a des limites qui ne peuvent être dépassées aujourd’hui qu’à travers ce grand projet qui sera réalisé pour fin 2018. La dynamique du PAG en marche est là. Elle se voit et s’observe. Je crois que les populations dans l’ensemble des contrées traversées l’apprécient et félicitent au passage le gouvernement.
Société 18 juin 2017

Les usagers du bois de l’Atacora ont célébré ce samedi 17 juin la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse sous l’égide de l’Inspection forestière. L’appel à une prise de conscience face à la pression des hommes a été réitéré à l’occasion de la journée de reboisement dédiée à cet effet.
Plus de 500 plants de diverses espèces ont été mis en terre sur un site d’un hectare à Bérécengou, à l’entrée de la ville de Natitingou par les usagers du bois encadrés par l’Inspection forestière de l’Atacora. Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse cette action de reboisement a été initiée en vue d’amoindrir les effets des changements climatiques. « Notre terre, notre maison, notre avenir », tel est le thème de la journée célébrée par les professionnels du bois dans un élan de solidarité à l’égard de la communauté. Pour Djibril Moriba Daouda, président des usagers de bois de Natitingou et environs, ses pairs ont pris conscience de l’importance du couvert végétal grâce à l’Inspection forestière dont l’approche participative est à saluer. Par cette action, les professionnels du bois pourront disposer non seulement de ressources générées par l’exploitation du bois mais également contribuer à la sauvegarde de l’environnement sous la menace anthropique. Il a réitéré à l’Inspection forestière leur engagement à mettre à sa disposition des terres pour des actions de reboisement et à entretenir les sites déjà valorisés.
La désertification étant, selon lui, le processus de dégradation des terres arides et semi-arides qui entraîne la chute de la fertilité des sols et par ricochet la baisse de la production, le commandant Robert Missikpodé, chef de l’Inspection forestière de l’Atacora, a appelé les exploitants forestiers à beaucoup reboiser. L’agroforesterie reste, à ses yeux, la seule solution pour maintenir la fertilité des sols.
Sensible aux efforts faits par les professionnels du bois dans l’éradication des poches de désertification au Bénin à travers les actions de reboisement, Saka Abdou Maguidi Gbéré Kora, chargé de mission du préfet de l’Atacora, a salué leur sens de responsabilité face aux effets des changements climatiques. L’utilité de leurs actions à son avis n’est point à démontrer.
La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est célébrée sur toute l’étendue du territoire national par des actions de reboisement par les usagers du bois. Elle fait suite à la Journée internationale de la biodiversité, la Journée nationale de l’arbre et à la Journée mondiale de l’environnement.
Environnement 17 juin 2017

La première épreuve de composition de l'examen du Baccalauréat session de juin 2017 sera officiellement lancée, au plan national, ce lundi 19 juin au Collège d'enseignement général de Zè, un centre nouvellement créé.
Ils sont au total 115 255 candidats dont 38 789 filles et 76 468 garçons, toutes séries confondues, à aller à l'assaut du baccalauréat 2017 dès le lundi 19 juin prochain contre 115 322 en 2016 et 116 826 en 2015. Les candidats sont répartis dans 152 centres de composition dont cinq nouvellement créés par la direction de l'Office du Baccalauréat. Un nouveau centre a été créé dans la commune d'Abomey-Calavi en l'occurrence le Complexe polytechnique Amen.
Les communes de Zagnanado, de Djidja, de Pèhunco et de Zè connaissent pour la première fois d'un centre d'examen de composition à travers respectivement le Collège d'enseignement général de Zagnanado, le Ceg Oumbègamè, le Ceg Pèhunco et le Ceg Zè. C'est d'ailleurs le centre d'examen du Ceg Zè qui abrite le lundi 19 juin prochain ,le lancement officiel de la première épreuve du baccalauréat 2017, celle de la composition française. La cérémonie sera présidée par le ministre chargé de l'Enseignement supérieur, Marie Odile ATANASSO qui aura à ses côtés le directeur de l'Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva. Le département de l'Atlantique sera donc sous les feux de la rampe lundi prochain pour le lancement du baccalauréat 2017. C'est lui qui a d'ailleurs le fort taux d'effectif avec 24 596 candidats. Il est suivi de l'Ouémé avec 18 225 inscrits, le Littoral : 16 832, le Borgou: 11 961, le Zou: 10 189, les Collines: 7 949, le Mono: 5727, le Couffo: 5202, l'Atacora: 4910, le Plateau: 3466, la Donga: 3347 et enfin le département de l'Alibori avec 2851 candidats.
Education 17 juin 2017

Un véhicule a complètement carbonisé ce vendredi 16 juin aux alentours de 8 h devant le Palais de la République du Bénin. L'unique passagère à bord a pu se dégager à temps avant que le feu ne s’embrase. Le préfet s’est dépêché aussitôt sur le lieu du drame.
« Je rends hommage à la solidarité et à la promptitude dont ont fait preuve les usagers de la route et surtout les conducteurs de taxi-moto. Ils ont vraiment fait ce qu’il faut pour éteindre le feu, mais mon véhicule est perdu à jamais.» Ainsi s’exprimait R. Akplogan, technicienne de laboratoire qui venait de frôler le pire. Son véhicule acquis il y a quatre ans n'a pas eu la même veine, et a consumé sous ses yeux.
La conductrice, au volant ce vendredi 16 juin n'a pu rien face au drame qui s’est produit devant le Palais de la République du Bénin, aile Est en face du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) de Cotonou.
Quelques instants avant l'incident, raconte la victime, le moteur du véhicule a eu des ratés. C’est juste après ces avertissements qu’un motocycliste alerte dame Akplogan à propos du feu qui couvait sous sa voiture. « Très vide, je suis descendue et j’ai commencé à éteindre le feu avec mon extincteur, d’autres véhicules se sont arrêtés et leurs occupants sont venus me prêter main forte en vain, le feu augmentait au fur et à mesure », confie-t-elle encore sous le choc. « Finalement on m’a convaincue de prendre mes documents à bord et de m’éloigner, poursuit-elle, c’est à contre cœur que je me suis mise à l’écart pour voir mon véhicule acheté il y a quatre ans seulement disparaître dans le feu ».
Arrivé sur les lieux une dizaine de minutes plus tard, les sapeurs pompiers n'ont pas eu du mal à maîtriser le feu. Très vite un périmètre de sécurité a été délimité pour parer à toute éventualité.
L'incident a créé un embouteillage monstrueux devant le Palais de la République. Un embouteillage renforcé par la présence des curieux venus assister au drame.
Modeste Toboula, préfet du Littoral s’est rapidement porté sur les lieux pour constater les dégâts. Un court-circuit serait à l’origine du feu.
La carcasse du véhicule carbonisé a été vite dégagée par les forces de l’ordre et la vie a repris son cours normal. Pamphile Gaïgbé, un témoin oculaire du drame estime qu’un problème de sécurité se pose aux abords de la présidence de la République. « Je ne comprends pas que les militaires postés à quelques mètres d’une voiture qui brûle n'aient pas pu porter secours», dit-il. « Les militaires étaient là et il a fallu attendre l’arrivée des sapeurs pompiers pour assister la victime, il faut revoir le dispositif de sécurité dans les alentours du Palais.", soutient-il étonné qu'un détachement spécial des soldats du feu ne soit pas dans la proximité de la Présidence pour parer à toute éventualité.
Actualités 16 juin 2017

Les Journées de l’enfant africain (Jea) se succèdent et égrènent leur lot de défis. Pour cette édition, le challenge porte sur la lutte contre le mariage des enfants. Claudes Kamenga, représentant résident de l’Unicef au Bénin, explique, dans cette interview, les enjeux liés à cette lutte. Il fait par ailleurs un focus sur les actions de l’Unicef au Bénin depuis l’édition 2016 de la Jea.
La Nation : La Journée de l’enfant africain 2017, coïncide avec le lancement de la campagne « Tolérance zéro contre le mariage des enfants ». Qu’est-ce qui justifie un tel engagement au profit de la couche ?
Une étude sur le comportement, les attitudes et les pratiques (Cap) sur la violence et les abus sexuels y compris le mariage des enfants, menée par le ministère en charge des Affaires sociales avec le soutien de l’Unicef en 2015, a clairement montré que le mariage des enfants est une pratique communément banalisée et acceptée dans tout le pays.
Au Bénin, une fille sur 10 âgée de moins de 15 ans est mariée et trois filles sur 10 le sont avant 18 ans. Au nord du pays, dans l’Atacora, l’Alibori et la Donga on atteint presque 4 filles sur 10 mariées avant 18 ans (37%).
Quand les enfants sont mariées durant leur enfance, leurs perspectives de mener une vie épanouissante diminuent considérablement, enclenchant un cycle de pauvreté qui se perpétue de génération en génération.
Les filles épouses sont plus susceptibles d'être déscolarisées et victimes de violences domestiques, d’être contaminées par le Vih/Sida et de mourir suite à des complications durant la grossesse et l'accouchement. Les enfants de mères adolescentes ont un plus grand risque d’être mort-nés, de décéder juste après la naissance ou d’avoir un poids insuffisant à la naissance.
Face à cette situation honteuse, nous soutenons la « Campagne nationale Tolérance zéro au mariage des enfants ». Notre souhait est d’enrayer les violences sexuelles que subissent les enfants.
La Campagne vise à briser la culture du silence, lancer un dialogue social sur la banalisation des violences et abus sexuels infligés aux enfants y compris le mariage des enfants ainsi qu’à contribuer à la création d’un environnement protecteur pour tous les enfants. La Campagne permettra la mise en œuvre d’activités de dialogue et de sensibilisations des adolescents, des parents, des leaders d’opinion, des médias et des membres de la communauté. Elle visera aussi à accroître la capacité de tous et spécifiquement des enfants et des adolescents à connaitre leurs droits, à savoir comment se protéger et à utiliser les services de protection de l’enfant.
J’exhorte les autorités nationales et locales, les Partenaires techniques et financiers, les leaders religieux, les Organisations de la Société civile et de jeunes, les médias, les parents à dire « Non au mariage des enfants » et à s’engager dans cette campagne.
Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance dans le monde avoisinera 1 milliard d'ici 2030, 1 milliard d'enfances perdues, 1 milliard de destins brisés. Il nous revient à toutes et à tous d’agir sans plus attendre !
Que peut-on retenir des efforts de l’Unicef au Bénin en faveur des enfants depuis la dernière édition de la Journée de l’enfant africain (Jea) à ce jour?
L’Unicef accompagne le Gouvernement pour mettre les droits de l’enfant au centre des politiques publiques afin d’améliorer leur environnement social et culturel et garantir leur bien-être. Nous travaillons pour que chaque enfant ait accès aux soins de santé, à une éducation de qualité et puisse vivre dans un environnement protecteur.
Lors du premier Sommet de la Fille à Lusaka en Zambie en 2015, l’ensemble des pays africains ont unanimement reconnu l’urgence d’agir contre la pratique du mariage des enfants. Un long chemin a été parcouru depuis l’année dernière.
Nous avons appuyé les autorités pour mettre en œuvre la Politique nationale de protection de l’enfant (Pnpe) notamment en renforçant les capacités des acteurs du secteur judiciaire et des services sociaux.
Nous avons également travaillé au quotidien avec la plateforme des jeunes qui avait organisé la marche contre le mariage des enfants en 2016. Nous les avons soutenus dans l’organisation d’une caravane qu’ils ont brillamment animée sur tout le territoire national dans le but de sensibiliser les populations et créer un mouvement social contre les violences faites aux enfants y compris le mariage des enfants.
L’Unicef soutient de nombreuses organisations non gouvernementales telles l’Institut des filles de Marie-Auxiliatrice (Ifma) des Sœurs salésiennes dans le Sud, Caritas dans le Centre et le Foyer St Joseph dans le septentrion. Grâce à ces partenariats et aux actions des Centres de promotion sociale (Cps), on dénombre plus de 2600 enfants victimes de tous les types de violences pris en charge en 2016.
Nous travaillons aussi avec l’Association des femmes avocates du Bénin (Afab) qui assiste bénévolement les enfants en situation judiciaire et veille à ce que les sanctions s’appliquent aux auteurs de violences et d’abus sur eux. En 2016, près de 500 filles et garçons ont eu accès à des conseils juridiques et plus de 480 filles et garçons victimes de violence et d’exploitation ont bénéficié de la défense effective d’un avocat lors de leurs procès.
Peut-on dire au regard de vos efforts que le respect des droits des enfants est effectif au Bénin ?
Le Bénin est l’un des premiers pays à avoir ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (Cde) en1990. Le pays a également ratifié la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant (Cadbe).En décembre 2015, le Bénin a promulgué le Code de l’enfant qui renforce considérablement l’arsenal juridique de protection de l’enfant.
Or, l’Enquête par grappes à indicateurs multiples menée en 2014 (Mics 2014),a révélé l’ampleur des violences et maltraitances infligées aux enfants : 91,1% des enfants de 1à14 ans sont victimes d’agression psychologique ou de châtiment corporel.
De plus, une étude récente a montré que plus de 7800 enfants sont exploités dans les trois plus grands marchés du Bénin à savoir Dantokpa à Cotonou, Ouando à Porto-Novo et Arzêkê à Parakou.
Le Bénin détient un solide arsenal de lois protégeant les enfants. Cependant, on constate un manque crucial de ressources ²humaines, financières et matérielles pour permettre à ces structures d’assumer pleinement leurs rôles et d’appliquer les lois.
Le Bénin a avancé dans l’amélioration du dispositif légal mais il reste encore beaucoup à faire pour considérer que les droits de l’enfant sont respectés dans le pays.
Comment l’Unicef compte se pencher sur le sort des enfants victimes d’exploitation économique, des enfants mendiants et déscolarisés ?
L’exploitation économique des enfants communément appelée «travail des enfants » touche cinq enfants sur dix au Benin (Mics 2014). Ce phénomène a un impact profondément négatif sur les victimes, car il les prive de la scolarisation, les expose à toutes sortes de violences, risques et maladies, et hypothèque leur développement et leur épanouissement au sein de la société.
La place d’un enfant est à l’école pour apprendre à lire, écrire et compter et non dans un marché en train de porter des charges à longueur de journée ou de mendier à un feu tricolore. Contre le travail des enfants, nous soutenons le Gouvernement à doter le pays d’un cadre juridique et à former les inspecteurs du travail pour intervenir sur le terrain.
Depuis l’année passée, l’Unicef appuie les autorités pourque des descentes de terrain soient effectuées dans les marchés du Bénin afin d’interpeller les utilisateurs de la main d’œuvre infantile.
S’agissant des enfants déscolarisés ou qui n’ont jamais mis pied à l’école, l’Unicef a mis en place avec le Gouvernement, le Programme des cours accélérés dans 61communes du pays. Ce programme permet de donner en trois ans aux enfants, au lieu de six, des aptitudes nécessaires pour savoir lire, écrire, faire le calcul et passer le Certificat d’études primaires (Cep).
Depuis octobre 2016, la vulgarisation du Code de l’enfant a été lancée. En dépit de ses innovations, la protection des enfants demeure encore un défi. Quels sont les leviers sur lesquels l’institution entend s’appuyer pour améliorer la situation de la couche?
La loi n°2015-08 du 8 décembre 2015 constitue une grande avancée nationale qui harmonise les dispositions législatives relatives à la protection de l’enfant. Composé de plus de 400 articles, le Code aborde de façon holistique tous les aspects relatifs aux droits de l’enfant, en même temps que la question de la protection de l’enfant dans son entièreté avec l’objectif de réduire les injustices et favoriser le plein épanouissement de tous les enfants sans discrimination.
Cependant son application est un défi, les décrets d’application élaborés avec le soutien de l’Unicef n’étant pas encore adoptés.
Nous utilisons plusieurs leviers pour accélérer sa mise en application.D’une part, nous soutenons la formation et la sensibilisation des acteurs de la protection des enfants notamment les travailleurs sociaux dans les Centres de promotion sociale (Cps), les officiers de police judiciaire, les magistrats, les acteurs des ONG, les élus locaux, chefs religieux et traditionnels, les parents/tuteurs, les enfants, etc.
D’autre part, nous intensifions le plaidoyer auprès des leaders politiques et religieux, des médias, des Organisations de la Société civile et des jeunes afin que les textes de lois soient appliqués, que soit mis fin à l’impunité et qu’un grand mouvement social se mette en marche pour la défense des droits de l’enfant?

Coproducteur, producteur exécutif et régisseur général du film ‘’Wallay’’ de Berni Goldblat, Faissol Fahad Gnonlonfin est sous les feux de la rampe dans l’hexagone. Cette comédie dramatique de 84 mn est programmée dans les salles françaises à partir du 28 juin prochain.
Plus de soixante salles de cinéma en France vont accueillir ‘’Wallay’’, long métrage réalisé dans l’hexagone par le suisso-burkinabé Berni Goldblat, une coproduction France, Burkina Faso et Qatar. Coproduit par Faissol Fahad Gnonlonfin avec la société de production burkinabé ‘’Les Films du Djabadjah’’, le film est en salle à partir du 28 juin prochain à la suite de plusieurs avant-premières et retiendra en haleine les cinéphiles pour bien longtemps au regard de la liste des programmations du distributeur.
Après avoir reçu un bon accueil de la part des professionnels du 7ème art aux festivals de Berlin, de Milan, de Cannes et d’Angers et remporté de nombreux prix aussi bien en Europe qu’en Afrique, le film tisse une fois encore la toile de son succès en allant à la conquête du public français.
« Je suis content pour le succès et la vie du film. Et le nombre d'avant-premières qu'on a avant la sortie en salle le 28 juin nous fait plaisir et encourage. Le distributeur annonce aujourd'hui 60 copies. Nous espérons jusqu'à 100 copies. Ça serait un grand succès pour un film de ce genre. Et ce succès nous ouvre forcément d'autres portes vers le développement d'autres projets en cours », apprécie Faissol Fahad Gnonlonfin, jeune cinéaste béninois résidant en France.
Wallay c’est l’histoire d’un jeune métis français, qui part en Afrique, retrouver ses racines et accepte d’y vivre tout en affrontant les écueils et autres épreuves d’un monde dont il ignore les réalités. Elevé dans la société occidentale il découvre à la suite de son voyage initiatique deux civilisations qui sont loin d’être différentes en dépit des préjugés. Pour son réalisateur « Wallay c’est l’histoire d’un jeune, métis, français, qui se perd au Burkina pour savoir qui il est ».
Titulaire d’un Master 2 en Information et Communication – Documentaire de Création, Option Production, à l’Université Stendhal Grenoble III / Ecole documentaire de Lussas, après une Licence professionnelle en Réalisation Cinéma et TV obtenue à l’Institut supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) au Bénin en 2009, Faissol Fahad Gnonlonfin enchaîne les succès et se positionne comme l’une des valeurs sûres du cinéma africain. Déjà à son actif, de nombreux lauriers dont la régie générale du film ‘’L’orage africain’’ de Sylvestre Amoussou, Etalon d’argent du Yennenga au dernier Festival panafricain de films de Ouagadougou et du documentaire ‘’La colère dans le vent’’ de Amina Weira, réalisatrice nigérienne, qui a une quinzaine de sélections en festival et plus de 40 projections dans le monde.
Wallay est en compétition officielle aux Champs-Elysées Film Festival de Paris du 15 au 22 juin prochain.
Culture 14 juin 2017