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Nouvelles

Wallay de Faissol Gnonlonfin dans les salles françaises

Coproducteur, producteur exécutif et régisseur général du film ‘’Wallay’’ de Berni Goldblat, Faissol Fahad Gnonlonfin est sous les feux de la rampe dans l’hexagone. Cette comédie dramatique de 84 mn est programmée dans les salles françaises à partir du 28 juin prochain.

Plus de soixante salles de cinéma en France vont accueillir ‘’Wallay’’, long métrage réalisé dans l’hexagone par le suisso-burkinabé Berni Goldblat, une coproduction France, Burkina Faso et Qatar. Coproduit par Faissol Fahad Gnonlonfin avec la société de production burkinabé ‘’Les Films du Djabadjah’’, le film est en salle à partir du 28 juin prochain à la suite de plusieurs avant-premières et retiendra en haleine les cinéphiles pour bien longtemps au regard de la liste des programmations du distributeur.  

Après avoir reçu un bon accueil de la part des professionnels du 7ème art aux festivals de Berlin, de Milan, de Cannes et d’Angers et remporté de nombreux prix aussi bien en Europe qu’en Afrique, le film tisse une fois encore la toile de son succès en allant à la conquête du public français.

« Je suis content pour le succès et la vie du film. Et le nombre d'avant-premières qu'on a avant la sortie en salle le 28 juin nous fait plaisir et encourage. Le distributeur annonce aujourd'hui 60 copies. Nous espérons jusqu'à 100 copies. Ça serait un grand succès pour un film de ce genre. Et ce succès nous ouvre forcément d'autres portes vers le développement d'autres projets en cours », apprécie Faissol Fahad Gnonlonfin, jeune cinéaste béninois résidant en France.

Wallay c’est l’histoire d’un jeune métis français, qui part en Afrique, retrouver ses racines et accepte d’y vivre tout en affrontant les écueils et autres épreuves d’un monde dont il ignore les réalités. Elevé dans la société occidentale il découvre à la suite de son voyage initiatique deux civilisations qui sont loin d’être différentes en dépit des préjugés. Pour son réalisateur « Wallay c’est l’histoire d’un jeune, métis, français, qui se perd au Burkina pour savoir qui il est ».

Titulaire d’un Master 2 en Information et Communication – Documentaire de Création, Option Production, à l’Université Stendhal Grenoble III / Ecole documentaire de Lussas, après une Licence professionnelle en Réalisation Cinéma et TV obtenue à l’Institut supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA) au Bénin en 2009, Faissol Fahad Gnonlonfin enchaîne les succès et se positionne comme l’une des valeurs sûres du cinéma africain. Déjà à son actif, de nombreux lauriers dont la régie générale du film ‘’L’orage africain’’ de Sylvestre Amoussou, Etalon d’argent du Yennenga au dernier Festival panafricain de films de Ouagadougou et du documentaire ‘’La colère dans le vent’’ de Amina Weira, réalisatrice nigérienne, qui a une quinzaine de sélections en festival et plus de 40 projections dans le monde.

Wallay est en compétition officielle aux Champs-Elysées Film Festival de Paris du 15 au 22 juin prochain.

 

 

Culture 14 juin 2017


Economie : Les nouveaux défis du secteur de la microfinance
Josué F. M

La lutte contre les structures illégales de microfinance, le développement de la finance numérique, la finance inclusive, le financement de l’agriculture, la baisse des coûts des services financiers et la rapidité à observer dans l’offre des services financiers constituent le plat de résistance des échanges que projettent d’avoir les acteurs de la microfinance du Bénin. Ceci, à l’occasion de deux événements majeurs célébrés à partir de ce mercredi 14 juin à Cotonou. Il s’agit de la onzième Conférence annuelle de la microfinance du Bénin et du 40è anniversaire de la Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (Fécécam-Bénin). Ces acteurs réfléchiront aussi sur le remplacement du système d’information et de gestion pour répondre aux exigences sécuritaires, de même que sur sa réglementation et sa fiabilité.

A l’occasion, les échanges, outre l’histoire de la Fécécam-Bénin, porteront sur des thèmes comme « Contribution des Sfd au développement du Bénin, cas de la Fécécam », « les produits innovants de la microfinance », « les articulations de la microfinance et la micro-assurance ». De nombreux experts et personnes ressources y ont été invités. Et les réflexions qui en jailliront pourraient bien influencer le secteur, car la Fécécam mobilise à elle seule, selon son directeur général, plus de 60% du portefeuille en matière de microfinance au Bénin. Par an, elle injecte plus de 50 milliards de crédits dans les activités génératrices de revenus dont une bonne partie au profit des femmes et des jeunes.

Economie 14 juin 2017


Coffi Guillaume Adjaho: Onze ans déjà!
[caption id="attachment_26135" align="alignnone" width="1024"]ArchivesGuillaume Adjaho[/caption]

Comme tout artiste digne du nom,  Guillaume Adjaho n’est pas mort !  Depuis le 14 juin 2006, il a certes passé l'arme à gauche, mais continue de faire parler de lui à travers ses œuvres. Et à propos de ses œuvres, le meilleur héritage qu'il a laissé est la multitude d’acteurs culturels qui a germé au sein de sa progéniture.

Aliane est musicienne et aussi artiste de décoration. Méchac alias Maestro est à la fois auteur, flûtiste, pianiste, musicien, poète…, il y a aussi la créatrice de mode et de perles, actrice et cinéaste Sandra, sans oublier Samson le réalisateur. « J'ai le sentiment après 11 ans que l'homme est un peu oublié et pas assez honoré. Les enfants sont un peu limités dans leurs efforts de lui rendre hommage mais ne se laisseront pas décourager », déplore Méchac Adjaho 11 ans après le décès de celui qui s'est imposé en son temps comme l'une des grandes figures de l’arène culturelle du Bénin. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils veuillent jeter l'éponge. « Nous sommes son héritage vivant », se résout-t-il. Et d’indiquer ensuite : « Nous nous consolons d'entendre certaines personnes encore fredonner ses mélodies et se remémorer ses rôles au théâtre ». Bémol aux allures d’engagement lorsque Maestro Méchac clame: « nous ne baisserons pas les bras ».

Coffi Guillaume Adjaho était un produit culturel bien ancré dans les tendances de son temps. En musique comme au théâtre, il fut un maître et un acteur accompli. Premier directeur du Hall des arts et ancien directeur de l’Office de gestion du stade de l’Amitié, on dit de lui qu’il a été un acteur majeur de la promotion des artistes de son époque, du moins de son vivant. Conseiller technique sous plusieurs ministres de la Culture, Coffi Guillaume Adjaho restera dans la mémoire comme un homme de principe, rigoureux, trop exigeant sur la qualité. Un homme de défi qui a partagé sa vie de couple avec Agnès Migan, fière de ce que son regretté époux avait été élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre de mérite du Bénin.

Culture 14 juin 2017


Social/SG CSA Bénin :« La guéguerre employeurs-salariés est devenue ringarde»

Le dialogue social, selon le secrétaire général de la Confédération des Syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), est en panne. Aussi exhorte-t-il le gouvernement à reconsidérer sa position afin que les centrales ne fassent monter le mercure.

 Les centrales syndicales n’ont de cesse de dire que le dialogue social est grippé. Avez-vous enfin trouvé avec le gouvernement un terrain d’entente ?

 Le gouvernement ne permet même plus aux deux parties de s’asseoir pour échanger sur les sujets brulants sur le plan social. Comment pourrait-on trouver un terrain d’entente sans discuter, sans négocier ? Depuis plus de six semaines le gouvernement a ouvert difficilement, à la demande de six confédérations, la session ordinaire de la commission de négociations gouvernement-centrales. Depuis six semaines donc nous n’avons fait qu’adopter l’ordre du jour d’une session qui était censée durer cinq jours et qui est reportée sans fin par le président de ladite commission, le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Pour finalement répondre à votre question on ne peut pas parler pour le moment de terrain d’entente.

 Quels sont les griefs des centrales syndicales contre le gouvernement ?

 C’est le non-respect des engagements pris. Vous savez que nous avons rencontré le chef de l’Etat et qu’il s’était engagé sur des préoccupations majeures des travailleurs. Notamment la sauvegarde des emplois dans le cadre des liquidations et des réformes de certaines entreprises publiques, la réforme concertée de la loi du travail, la mise en œuvre de la charte sur le dialogue social, le vote des lois contestables, etc.  Malheureusement, ses collaborateurs ne semblent pas mettre en pratique les engagements du chef de l’Etat, lesquels demeurent jusque-là théoriques. Nous reprochons au gouvernement le déni du social dans les réformes en cours et annoncées. Nous ne sommes plus à l’époque où un gouvernement peut gouverner sans consultation des acteurs sociaux et le gouvernement ignore ce principe élémentaire. Dernier exemple en date, c’est le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) qui continue d’être une incantation pour les représentants des travailleurs que nous sommes. Car, nous n’en savons absolument rien de façon officielle aujourd’hui. Nous avons de plus en plus le sentiment que le gouvernement considère l’Etat comme un marché et entend faire du profit à n’importe quel prix. Pour cela, il ne propose que la liquidation et la privatisation comme solutions aux problèmes de gestion des structures publiques.

Nous avons montré notre bonne foi à donner une chance au dialogue et nous reprochons au gouvernement sa mauvaise foi manifeste dans ce domaine. La guéguerre permanente entre employeurs et salariés est devenue ringarde aujourd’hui et nous n’allons pas permettre au pouvoir de l’entretenir. Il faut sortir de cette spirale et nous sommes prêts à contraindre le gouvernement à nous écouter pour mieux s’occuper des revendications des travailleurs.

 A ce propos, le gouvernement est-il d’avis avec les centrales ?

 Théoriquement il y a le discours et une certaine approche qui pourrait inspirer confiance et faire croire à l’opinion que les deux parties pourraient s’entendre sur l’essentiel. C’est-à-dire le mieux-être des travailleurs et des populations. Mais dans les actes nous ne voyons pas cet espoir se concrétiser. Nous espérons que le gouvernement va prendre la mesure de la situation et changer la donne actuelle.

 Que faire pour que les deux parties dialoguent ?

 Nous essayons de discuter et nous donnons l’alerte au gouvernement sur la détresse qu’expriment les populations aujourd’hui. Nous sommes six confédérations à avoir organisé un forum sur la situation sociale difficile et nous avons demandé et obtenu une audience avec le chef de l’Etat pour lui présenter de vive voix les résolutions de ces assises. Ensuite, vous nous avez toujours entendus nous prononcer avec des propositions alternatives sur la question du social. Je dois avouer aujourd’hui que nous et nos militants avons de moins en moins le sentiment qu’il y a l’écoute nécessaire. Il y a un grand risque d’explosion sociale et nous y participerons si le gouvernement continue à faire la sourde oreille.

 Quel est votre avis sur le recrutement d’un mandataire au port de Cotonou ?

 On ne peut pas denier au gouvernement le droit de mettre en place les réformes qui permettent de rendre performant ce maillon important de notre économie nationale.  Donc à priori, recruter un mandataire n’est pas le problème. Le problème ici est de deux ordres à savoir, que cette réforme se fait en marge de toute concertation avec les acteurs de la plateforme portuaire. Les partenaires sociaux l’ont réclamée en vain. Ils ont exprimé leur envie de contribuer aux réformes en ayant la possibilité de veiller aux intérêts du pays. Donc mon avis est que le gouvernement doit faire les choses dans les règles et dans la concertation des parties prenantes. A défaut, il prend le risque d’échouer malgré toute sa bonne volonté. Il faut donc surseoir à cette réforme et renouer le dialogue avec les travailleurs pour qu’elle soit inclusive et fructueuse.

Société 14 juin 2017


BEPC 2017: Un cru abordable selon les candidats de Cotonou

Les impressions recueillies auprès des candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc), en fin de matinée du mercredi 14 juin sont en général bonnes. Si elles devraient se confirmer, les résultats s’annoncent prometteurs pourrait-t-on dire.

Certes il y a eu des soucis avec l’épreuve de géographie, souligne Irmine Akindes, souriante à la sortie de son centre de composition, le Ceg Houéyiho de Cotonou. Mais cela ne suffit pas pour s’inquiéter embraye Anrif Gbadamassi, du même centre de composition. Tout n’a pas été rose non plus en histoire, martèle de son côté Ricci Kpèdè du collège l’Océan. Pour elle, la seule fausse note de cet examen se résume à l’épreuve d’histoire-géographie. « On s’attendait à tout sauf à une épreuve pareille »,  s’inquiète-t-elle. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé et il y a des raisons d’espérer, pense aussi l’enseignant Sylvanus Djossou. Mais ce qui fait davantage la joie des candidats rencontrés, c’est l’épreuve de mathématique, jugée « largement abordable » alors qu’elle suscitait « peur » avant la composition.

Education 14 juin 2017


Journées de réflexion à l'Insae: Améliorer le fonctionnement du système statistique national

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) organise, depuis ce mardi 13 juin, des journées de réflexion. Il s’agit d’ouvrir le débat pour remettre l’institut au cœur de la production statistique nationale.

« Si vous pouvez mesurer quelque chose, vous pourrez le réaliser ». Cet adage cher aux Américains, Abdoulaye Bio Tchané le place au cœur de la mission de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). La réflexion engagée hier sur les défis de l’institution le conforte dans l’idée que la production statistique devra être au cœur de toute stratégie de développement.
« Nous sommes dans un ministère où on ne devrait plus nous convaincre de l’intérêt de la démarche prospective », assure le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Pour lui, les journées viennent à point nommé pour diverses raisons. D’abord, elles s’organisent à un moment où le Gouvernement est engagé dans l’élaboration du Plan national de développement (2018-2025) où la question statistique joue un rôle central. Ensuite, il souligne qu’elles interviennent à un moment où la question du suivi de l’exécution du Programme d’action du gouvernement (Pag) et la problématique de la bonne mesure des impacts sur le bien-être des populations se posent de façon insistante. Mieux, le Bénin est partie prenante des Objectifs durable pour le développement (Odd) où le paradigme de la révolution des données se pose. « La diversification des sources de revenu de l’Insae et la nécessité de couvrir les besoins statistiques du secteur privé, des communes et ceux des agendas internationaux exigent de l’Insae de se doter d’un business plan à la hauteur de ses ambitions », défend Abdoulaye Bio Tchané. Qui ajoute qu’avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, l’Insae a démarré le processus d’élaboration de sa troisième stratégie nationale du développement de la statistique.

Impératif de réforme !

L’objectif des journées de réflexion, soutient Alexandre Biaou, directeur général de l’Insae, c’est d’identifier les goulots d’étranglement à l’éclosion de l’institution et de dégager les pistes d’actions en vue d’améliorer le fonctionnement du système statistique national. L’enjeu, in fine, c’est d’arriver à produire à temps des statistiques fiables, cohérentes et disponibles dans tous les domaines et adaptées aux besoins des utilisateurs. Hilarion Awo, représentant du personnel, estime que ces assises sont devenues un impératif au regard des difficultés qui minent l’institution. Il évoque surtout l’insuffisance de ressources financières pouvant permettre de réaliser des activités courantes et les grandes opérations périodiques de collecte de données, l’inexistence d’un plan de formation et de carrière, la caducité des textes régissant l’institut qui ne sont plus adaptés au contexte actuel. « L’institut se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins où nous devons choisir entre végéter dans l’ornière et décider de nous en sortir afin de le remettre au centre de la production des statistiques dites officielles et redorer son image. Le personnel a déjà choisi la seconde option », affirme-t-il.
Autour du thème « Statistique au service de la nation pour un développement économique et scientifique durable», les journées de réflexion de l’Insae doivent déboucher sur la mise en place d’une nouvelle politique de gouvernance et l’identification d’une stratégie communicationnelle adéquate pour construire une nouvelle image de l’institution.

Société 14 juin 2017


Assemblée nationale: La loi sur le Code du numérique adoptée

Les députés ont adopté ce mardi 13 juin, la proposition de loi portant Code du numérique en République du Bénin. Il s'agit d'une loi de 662 articles qui vient renforcer l'attractivité numérique du Bénin et sécuriser les investisements privés sans oublier la promotion de l'emploi numérique aux jeunes. L'adoption de cette loi est une grande satisfaction pour le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou qui a défendu ce dossier dont l'examen a duré deux mois au Parlement. 

 

Actualités 13 juin 2017


Mise à jour de la liste des médicaments essentiels: De nouvelles recommandations sur l’utilisation des antibiotiques

L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a mis à jour sa liste des médicaments essentiels. Dans un communiqué de presse rendu public le 6 juin dernier,  elle précise les nouvelles recommandations sur l’utilisation des antibiotiques afin de ne pas voir s’aggraver le problème de résistance.
 

Selon le communiqué, « La liste mise à jour ajoute 30 médicaments pour les adultes et 25 médicaments pour les enfants et précise de nouvelles utilisations pour 9 produits figurant déjà dans la liste, soit un total de 433 médicaments jugés essentiels pour répondre aux besoins de santé publique les plus importants ». Cette mise à jour est assortie de nouvelles recommandations concernant l’utilisation des antibiotiques contre les infections courantes et dans les situations les plus graves. Il s’agit notamment des médicaments contre le Vih, l’hépatite C, la tuberculose et la leucémie. Les experts ayant travaillé sur la mise à jour de ladite liste ont regroupé les antibiotiques en 3 catégories: les antibiotiques auxquels l’accès est indispensable, ceux à utiliser avec précaution et ceux à utiliser en dernier recours et ont formulé des recommandations sur le moment opportun d’utilisation de chaque catégorie.
De façon générale, la liste Oms des médicaments essentiels est pour beaucoup de pays un instrument pour accroître l’accès aux médicaments et orienter les décisions concernant les produits dont ils doivent garantir la disponibilité pour leur population.
« Ce changement vise à garantir la disponibilité des antibiotiques au moment voulu et à faire en sorte que les antibiotiques adaptés soient prescrits pour traiter les infections appropriées. Il devrait permettre d’améliorer les résultats thérapeutiques, de réduire le développement de bactéries résistantes aux médicaments et de préserver l’efficacité des antibiotiques de dernier recours qui sont nécessaires lorsque tous les autres traitements échouent », souligne le communiqué.
L’Oms recommande que les antibiotiques auxquels l’accès est indispensable soient disponibles à tout moment comme traitement contre un large éventail d’infections courantes. C’est le cas de l’amoxicilline, un antibiotique largement utilisé pour traiter des infections comme la pneumonie. Dans la catégorie des antibiotiques à utiliser avec précaution, figurent des antibiotiques recommandés comme traitement de première ou de deuxième intention contre un nombre limité d’infections. Le communiqué cite en exemple, la ciprofloxacine utilisée pour traiter la cystite (type d’infection urinaire) et les infections des voies respiratoires supérieures (comme la sinusite et la bronchite bactériennes). Il conviendrait de réduire considérablement l’utilisation de cet antibiotique afin d’éviter que la résistance ne se développe davantage, conseille l’organisation onusienne. Dans la troisième catégorie des antibiotiques à utiliser en dernier recours, figure par exemple la colistine considérée comme médicament de dernier recours et utilisée uniquement dans les situations les plus graves lorsque toutes les autres alternatives ont échoué.
«La nouvelle liste de l’Oms devrait permettre aux planificateurs du système de santé et aux prescripteurs de faire en sorte que les personnes qui ont besoin d’antibiotiques aient accès à ceux-ci et de garantir qu’ils obtiennent le médicament adapté afin de ne pas voir s’aggraver le problème de la résistance», précise le communiqué. La liste des médicaments essentiels mise à jour comprend également plusieurs nouveaux médicaments, dont deux traitements contre le cancer de la cavité buccale; un nouveau comprimé contre l’hépatite C qui associe deux médicaments; un traitement plus efficace contre le VIH ainsi qu’un médicament ancien qui peut être administré pour prévenir l’infection à Vih chez les personnes à risque élevé; de nouvelles formulations pédiatriques de médicaments contre la tuberculose; et des traitements antalgiques.
Créée en 1977, la liste modèle Oms des médicaments essentiels est mise à jour et révisée tous les deux ans par le comité d’experts sur la sélection et l’utilisation des médicaments essentiels. De nombreux pays ont adopté le concept de médicaments essentiels et ont élaboré leurs propres listes, avec comme modèle celle des médicaments essentiels¦

Santé 13 juin 2017


Scolarité et sexualité précoce: L’équation des grossesses non désirées

Alors que le cycle des examens de fin d’année commence avec le Bepc lancé ce lundi 12 juin, combien sont-elles les élèves contraintes à l’abandon de leur scolarité du fait de grossesse non désirée et à ne pas pouvoir prendre part à ces examens?  

Combien sont-elles ces filles à devoir regarder de loin leurs camarades prendre part aux divers examens de fin d’année ?

Une certitude est qu’elles autres n’ont pu déjà finir l’année. Faute d’une grossesse tombée mal à propos !

Le moins qu’on puisse dire est que le phénomène des grossesses non désirées en milieu scolaire est complexe. Tout comme ses causes.

Selon l’étude démographique et de santé 2012 « en dessous de l'âge de 15 ans, 13% des adolescents sont sexuellement actifs. Parmi les jeunes de 15 à19 ans, 15% ont un enfant et 21% des grossesses chez les adolescentes sont non désirées ». Ces statistiques sont édifiantes et révèlent l'ampleur du problème.

Il y a quelques semaines, un collège d’enseignement général de la commune de Dassa a retenu l’attention de l’opinion publique par le nombre de grossesses enregistrées en son sein : 33 au total. Des chiffres qui interpellent à la fois les acteurs de santé publique, les organismes qui luttent pour que prospère la planification familiale, et pour le bien-être des populations. En somme, un drame de société qui mérite action et réaction.

 Prévention…

Ce qu’on pourrait qualifier de « drame de Dassa » a été d’ailleurs le point de départ de l’accentuation d’une campagne de préservation des jeunes adolescents contre les comportements sexuels à risque. Il est question, selon Ibrahim Moussa, responsable Performance à l’Association béninoise pour la promotion de la famille (Abpf), de sensibiliser et d’informer à la fois, en particulier les jeunes filles.

De retour d’une mission dans le département des Collines où plusieurs collèges ont été parcourus aux fins d’échanger avec les adolescents et les jeunes, il explique qu’il résulte des comportements notés actuellement chez certains adolescents, « un nombre élevé d'avortements à risque qui contribuent au taux élevé de mortalité maternelle». L’autre conséquence, indique le responsable Performance de l’Abpf, reste que la plupart des filles, du fait des grossesses non désirées abandonnent l'école. Ce qui limite leurs chances de réussite au plan socio-économique.

La mission qu’évoque Ibrahim Moussa, a silloné les collèges de la commune de Dassa, à la demande du directeur départemental de la Santé pour échanger avec les apprenants. Un exercice loin d’être évident du fait des vacances qui pointent déjà à l’horizon, qui serait même un avantage. Car, soutient Ibrahim Moussa appuyé par Alvine Tobossi, infirmière à la retraite et mère de famille, « les vacances constituent une période charnière pendant laquelle les jeunes sont libres et exposés à des pratiques peu saines ». Il faut donc, soutiennent les deux acteurs, travailler à les responsabiliser. « Beaucoup de grossesses surviennent pendant les vacances où les élèves n’ont pas d’activités scolaires. Selon Ibrahim Moussa, pour régler le problème de grossesses précoces et des maladies sexuellement transmissibles, il convient de « doter les élèves et les jeunes en général de connaissances, compétences, attitudes et valeurs dont ils ont besoin pour déterminer leur sexualité » et donner corps au slogan « Zéro grossesse à l’école ».

 

Société 12 juin 2017


Législatives en France En avant toute la République en marche !

Le dégagisme qu’incarne Emmanuel Macron, depuis les dernières élections présidentielles, se confirme, avec les élections législatives largement remportées par sa famille politique, La République En Marche (REM), tout nouveau parti sur l’échiquier politique français.

Exit de nombreux élus des partis traditionnels  tels le Parti socialiste  à gauche et Les Républicains à droite. Le raz-de-marée REM, avec plus de 30% des suffrages exprimés, ne leur aura fait aucun cadeau. Au palais-des-Bourbon, l’hémicyle français, le renouvellement promis par Emmanuel Macron est donc acté, avec à la clé de nombreux novices en politique, de nouvelles figures issues de la société civile et peu du personnel politique, en général des transfuges de partis traditionnels.

Avec une confortable majorité présagée par les sondages issus des urnes, Emmanuel Macron a les coudées franches pour gouverner et mettre en musique les réformes et innovations promises lors de la campagne présidentielle. Il pourra donc justement pousser un ouf de soulagement, car les résultats obtenus par la REM permettent au président Macron d’éviter l’hypothèse agitée par la droite d’une cohabitation au sommet de l’Etat français.

Seul bémol toutefois, le taux d’absention record, soit 50% des électeurs français ne se sont pas déplacés pour exprimer leur vote.  

 

 

Actualités 11 juin 2017


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