La Nation Bénin...
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Les autorités communales et les responsables en charge du système éducatif dans le Mono se mobilisent pour ne laisser aucune faille dans l’organisation de la cérémonie.
Athiémé a enregistré, pour cette session du BEPC, 1 120 candidats répartis dans deux centres d’examen, à savoir Ceg Akonana et Ceg Athiémé. Au plan départemental, l’effectif des candidats s’élève à 11 857.
Pour rappel, Athiémé est arrivé en tête dans le Mono, à l’issue du BEPC 2016, avec un taux de 15,27% de succès contre un pourcentage de 11,96% pour tout le département du Mono et 31,68% de réussite au plan national. Athiémé fera-t-il mieux, au terme de la proclamation des résultats de l’examen cette année ? Et qui portera le bonnet d'âne ?
Le Borgou et l'Alibori fin prêts.
Dans le Borgou et l’Alibori, toutes les dispositions pratiques ont été prises pour le démarrage effectif de l’examen ce lundi 12 juin.Selon le directeur départemental de l’Enseignement secondaire du Borgou, l’inspecteur Ayouba Garba, toutes les dispositions pratiques qui s’imposent, ont été prises. « C’est depuis plusieurs jours que les listes des candidats sont affichées dans les centres d’examen. Mieux, celles des surveillants, des correcteurs, des chefs centres et leurs adjoints, ainsi que des superviseurs sont également disponibles », a-t-il poursuivi. Tout le dispositif nécessaire, à savoir la logistique, le personnel, l'acheminement du matériel lourd et sensible, a assuré le directeur, est déjà mis en place sur le terrain. Comme le directeur des Examens et Concours du ministère en charge de l'Enseignement secondaire et de la Formation technique l’avait déjà annoncé, il a confirmé le démarrage des épreuves le lundi 12 juin pour 8 h 00 rigoureusement, dans tous les centres de composition. « Nous sommes dans la logique d’une gestion rationnelle du temps », a-t-il justifié.
Ce sont au total 28 636 candidats qui, au niveau des deux départements, iront à l’assaut de cet examen. Ils seront répartis dans 837 salles de classe. Dans le Borgou, 21 003 candidats ont été enregistrés contre 7 633 pour l’Alibori. L’année dernière, il y avait 27 018 candidats dont 19 725 et 7 293 respectivement pour le Borgou et l’Alibori. Cet écart important constaté est certainement dû au nombre insignifiant des établissements privés dans l’Alibori.
Des 24 centres prévus pour être ouverts dans tout le Borgou, la seule ville de Parakou en comptera une dizaine. Par rapport aux 24, Ayouba Garba a indiqué qu’il ne s’agit que des centres traditionnels qui ont tous été maintenus. Cette année, le Borgou n’a pas connu de nouvelles créations. Lesquelles, explique le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, obéissent au respect de certains critères précis en termes de sécurité, de clôture, d’approvisionnement en eau potable et en électricité, puis d’effectif.
Le Zou-Collines en ordre de marche.
Tout est fin dans les départements du Zou et des Collines pour que les candidats démarrent les compositions ce lundi 12 juin à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) 2017. Sur le terrain, tout semble prêt, les responsables des centres font les derniers réglages.
Dans le département du Zou, au total 21.759 candidats dont 8.739 filles sont attendus dans les 24 centres pour plancher sur les épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 2017, dans les neuf (09) communes du Zou. Pour le Bepc session de cette année, 8.450 candidats composent en série moderne long contre 13.309 pour le moderne court.
Dans le département des Collines, ils sont 18.492 candidats, dont 7.005 filles à cet examen. Ils sont 7.993 candidats à composer en série Moderne long et 10.499 en série Moderne court. Pour le compte de cette année, deux nouveaux centres d’examen sont créés dans les Collines. Ce sont ceux des CEG Doumè dans la commune de Savalou et de Thoui dans la commune de Ouèssè.
Au total 40.251 candidats composent pour ce BEPC 2017 dans les départements du Zou et des Collines contre 35.580 en 2016.
A la Direction départementale de l’Enseignement secondaire sise à Abomey, les dispositions ont été prises afin que tous les matériels qui concourent à l’organisation de l’examen parviennent aux centres d’examen et répartis dans les centres de composition. Les numéros de table sont inscrits dans les salles d’examen et les centres ne seront accessibles aux candidats que ce lundi matin.
Quant aux enseignants retenus dans le cadre de l’organisation de cet examen, ils consultent ce week-end leurs noms affichés sur les murs de la direction départementale pour savoir quel rôle leur est attribué et dans quel centre.
En un mot, candidats et enseignants sont prêts pour le top qui sera donné ce lundi matin.
11.474 candidats composent dans l’Atacora
Toutes les diligences ont été accomplies pour accueillir dans les salles de composition les 11.474 candidats du département de l’Atacora. Visite de quelques centres d’examen…
La trêve ne semble pas loin dans les collèges et lycées de la ville de Natitingou. Retenus jusqu’au vendredi 9 juin dernier, nombre d’élèves videront leur établissement pour permettre aux autorités d’apprêter les salles pour les candidats appelés à affronter les épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à partir de ce lundi.
11.474 candidats sont au total attendus dans 19 centres d’examen sous la supervision de 750 surveillants de salles.
« Nous sommes à pied d’œuvre pour apprêter les salles de classes. A partir de ce vendredi (Ndlrr : vendredi dernier) nous allons inscrire les numéros sur les tables, poser les identifiants devant les salles », confie Flavien Koupei, censeur du CEG II de Natitingou. Tout en rassurant qu’au plus tard samedi tout sera prêt pour que les candidats puissent composer dans de bonnes conditions. Idem au CEG I de Natitingou et au lycée des jeunes filles de la Cité des Nanto où tout se met en place à l’abri des regards. Affichage de la liste des candidats et des surveillants et mise en place du matériel lourd dans les centres de composition…Minutieusement, les différents acteurs impliqués dans l’organisation de la phase écrite de l’examen du BEPC session de juin 2017 jouent leur partition sous l’égide de la direction départementale de l’Enseignement secondaire Atacora. Pour Denga Sahgui, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, réussir l’organisation de cet examen constitue un pari à tenir surtout qu’il est à son premier coup d’essai dans le département. Le matériel lourd étant déjà disponible dans chaque centre de composition, il indique qu’une rencontre est prévue ce samedi avec les chefs centres et les superviseurs pour les derniers réglages. Ceci avant l’acheminement du matériel sensible dimanche par les forces de sécurité.
Prenant à cœur le challenge il a sollicité par ailleurs les services de l’évêque, des imans et des pasteurs évangélistes pour des prières à l’endroit des candidats.
Il invite les surveillants à plus de sérieux dans les salles de composition et les candidats à apprêter leur matériel et à éviter les veillées et surtout les retards.
Cet article est le condensé d'articles produits par : Désiré VIGAN, Kokouvi Eklou, Valentin SOVIDE, Maurille GNASSOUNOU
Education 11 juin 2017
Les résolutions prises par le gouvernement et les réformes engagées dans le secteur de l’or blanc ont porté leurs fruits, selon l'AIC.
451.000 tonnes, c’est le rendement obtenu au terme de la dernière campagne cotonnière, et l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) s’en réjouit. « Nous venons de très loin. Pendant quatre ans, la gestion de la filière par l’État a été catastrophique », souligne Mathieu Adjovi, président de l’AIC au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 9 juin à Cotonou. Mais pour autant, cette association n'entend pas dormir sur ses lauriers.
Pour la prochaine campagne, elle se propose de franchir la barre des 500.000 tonnes. L’ambition, c’est d’aider le Bénin à reprendre sa place de leader dans le concert des nations productrices de l’or blanc. Sans utopie, Mathieu Adjovi assure qu’avec les innovations introduites dans le secteur, le Bénin peut faire encore mieux. "Quand on est premier, il faut rester premier », martèle Mathieu Adjovi, le président de l’AIC. Cette conférence de presse à laquelle ont pris part quatre ministres du gouvernement a également permis de faire le point du secteur cotonnier depuis le retrait de l’Etat et sa reprise en main par l'Association interprofessionnelle du coton à travers deux blocs que sont les égreneurs d’une part et les producteurs d’autre part. Pour l’essentiel, les conférenciers ont fait l’état des lieux du secteur suite à sa reprise en main par l’AIC, les réformes introduites… Autant d’innovations qui autorisent à croire que la campagne à venir augure de rendements meilleurs.
Economie 09 juin 2017

Les députés ont autorisé, ce jeudi 8 juin, le Gouvernement à ratifier deux accords de financement, d’un montant global de près de 57 milliards F Cfa, visant à améliorer le secteur de l’énergie électrique au Bénin.
Le secteur énergétique bénéficiera d’un financement de près de 57 milliards F Cfa pour l’amélioration de la fourniture d’électricité au profit des populations.
L’Assemblée nationale a autorisé, ce jeudi 8 juin, la ratification par le Gouvernement de deux accords de prêt. Le premier accord de financement d’un montant de 39, 685 398 500 F Cfa concerne la convention de crédit signée, le 10 avril dernier, entre le Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du projet Défissol. Il vise à installer une centrale solaire de 25 MW à Onigbolo dans la commune de Pobè pour la production de l’énergie électrique avec un coût de production compétitif, estimé seulement à trente-cinq (35) francs Cfa/KWh. De façon spécifique, le projet Défissol veut moderniser le système d’information de la Société béninoise d’énergie électrique pour lui permettre d’améliorer durablement ses performances à travers ses deux composantes, en l’occurrence la centrale solaire et la modernisation du système d’information de la Sbee. L’installation de cette centrale solaire contribuera à réduire le coût de revient du KWh au Bénin et la facture énergétique du pays et à améliorer sa dépendance vis-à-vis du Nigeria et du Ghana, à créer de l’emploi local pour les jeunes, à réduire les pertes non techniques et la pérennité financière de la société. Ce projet permettra aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre estimées à 23 000 tonnes équivalentes du CO2 par an sur une durée de 25 ans, soit un total de 575 000 tonnes de CO2 évitées sur l’ensemble de la durée de vie du projet.
D’un montant de 16,6 milliards F Cfa, le second accord est relatif à l’accord de prêt signé à Abidjan, le 13 avril dernier, entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad), dans le cadre du financement de la phase I du Programme d’appui budgétaire au secteur de l’énergie au Bénin (Pasebe I).
Les deux projets ont été examinés ensemble vu qu’ils ont trait au même secteur. Mais ils ont été adoptés séparément conformément à la procédure législative.
Mais avant cette adoption, les parlementaires ont salué l’utilité de ces deux projets qui devront mettre in fine le Bénin à l’abri du délestage. Ils ont saisi l’occasion pour demander des explications au Gouvernement par rapport au sort de certains projets d’électrification dont surtout celui concernant 300 localités au Bénin, la mauvaise qualité des prestations de la Sbee, les problèmes liés à l’installation des compteurs et les factures d’électricité souvent très salées. Le ministre chargé de l’Energie a tenté de répondre à ces préoccupations des députés. Jean Claude Houssou a rappelé la vision du Gouvernement qui accorde une priorité au secteur de l’énergie. Il a informé qu’un comité technique a été mis sur pied et a proposé des actions à court, moyen et long termes pour que le Bénin soit autonome et indépendant en matière énergétique. C’est grâce à la mise en exécution des propositions de ce comité technique que le délestage est en train d’être maîtrisé aujourd’hui, a informé le ministre Jean-Claude Houssou. Il annonce que d’ici 2020, le Bénin va gagner le pari de l’autonomie énergétique avec les fruits des différentes actions en cours dans le secteur.

Suite à l’annulation du concours de recrutement de 94 agents au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), vendredi 2 juin dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, se dit satisfait d’avoir été suivi. Il réclame par la suite des sanctions administratives et le remboursement des frais d’organisation par les fautifs.
Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, salue la décision « courageuse » des autorités de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) d’annuler le concours de recrutement de 94 agents. Il apaise les nombreux candidats qui ont été floués dans le cadre de ce test de recrutement. « Nous avions dénoncé des irrégularités et nous avions réclamé, et l’annulation, et des sanctions. Le Conseil d’administration est allé dans notre sens et nous nous réjouissons », confie-t-il.
En effet, le Ca/Cnss a pris, vendredi 2 juin dernier, la décision d’annuler le concours de recrutement de 94 agents à la Caisse. Cette décision fait suite à la sortie médiatique, quelques jours plutôt (le mardi 30 mai dernier), des membres de l’Anlc qui avaient dénoncé de graves irrégularités à propos de ce recrutement.
Jean-Baptiste Elias indique que l'Anlc doit veiller à ce que les sanctions administratives tombent au plus vite pour décourager toute personne animée par le désir de frauder dans l’organisation des concours et autres tests de recrutement. Il explique que ceci est d’autant plus nécessaire qu’il y a des gens qui sont toujours prêts à défendre des irrégularités. Il fait ainsi allusion aux membres du cabinet sélectionné pour l’organisation dudit concours qui, au lendemain des dénonciations de l’Anlc, ont eux aussi fait une sortie médiatique pour justifier la régularité du recrutement.
L’Anlc exige maintenant que le recrutement soit ouvert à tous les Béninois et que son organisation soit confiée à des structures qui ont déjà fait leurs preuves dans dans le domaine. « L’Autorité de régulation des marchés publics est compétente pour prendre des sanctions ; elle a été saisie et va sortir sa décision d’ici quelques jours compte tenu de la gravité des fautes commises dans l’application des textes relatifs à l’organisation du concours », espère le président de l’Anlc. « Des sanctions doivent être prises pour que de façon pédagogique cela puisse servir de leçon aux autres », insiste-t-il. Il affirme de même que l’Anlc réclame le remboursement de façon solidaire des frais d’organisation pour que chacun sache désormais à quoi s'attendre lorsqu'il sera reconnu avoir indûment perçu.
En matière de sanctions, le président de l’Anlc privilégie celles administratives, car, les procédures sont plus courtes et plus faciles. Il explique : « Au niveau de la justice, ça prend du temps parce que la justice a ses procédures et son indépendance, nous avons plusieurs dossiers qui trainent devant la justice depuis des années, c’est pour cela que nous préférons aller dans le sens des sanctions administratives.» « Tout ceci, ajoute-t-il, permet à la population de reprendre vite confiance en des institutions que nous avons dans le pays. » ?

Ce week-end, la plupart des stades africains vibreront aux rythmes de la première journée des éliminatoires de la trente-deuxième édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can Cameroun 2019). A cette occasion, les Ecureuils du Bénin seront aux prises avec les Scorpions de la Gambie, dimanche 11 juin prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Un adversaire, a priori, bien à la portée des poulains d’Oumar Tchomogo pour une entrée en matière réussie.
Les éliminatoires de la trente-deuxième édition de la Can dont le Cameroun accueillera la phase finale en 2019 débutent ce vendredi 9 juin. Pour chacune des 42 sélections présentes sur la ligne de départ et réparties en douze groupes de quatre, l’objectif sera de remporter l’une des 15 places qualificatives en jeu. La compétition s’annonce comme une course de fond pour toutes les équipes engagées dont celle du Bénin.
Privés de justesse de la phase finale de la Can Gabon 2017, les Ecureuils sont très attendus pour le match du dimanche 11 juin prochain au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, face aux Scorpions de la Gambie. Si ce n’est pas au niveau des clubs avec le Mogas 90, c’est pour la première fois que les deux sélections qui évoluent dans le groupe D de la compétition, aux côtés des Fennecs de l’Algérie et des Eperviers du Togo, s’affrontent. C’est donc à la rencontre de l’inconnu que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers s’en vont.
En effet, les Scorpions de la Gambie n’ont jamais participé à une phase finale de la Can. En dehors du Wallidan et du Ports Authority, deux clubs du football gambien qui, il y a encore quelques années, essayaient d’impressionner sur le plan continental, ils n’ont aucune référence. N’empêche, qu’ils ne se présenteront pas à Cotonou en victimes expiatoires. Avant la capitale économique du Bénin, où ils sont arrivés ce jeudi 8 juin, les Gambiens ont effectué un stage bloqué à Accra, au Ghana. Pour ce déplacement, leur entraîneur Sang Ndong a convoqué 24 joueurs dont 19 évoluent dans les championnats africains et européens. Outre le gardien de but Modou Jobe de l’Asc Linguère du Sénégal, le défenseur et capitaine Omar Colley du Krc Genk de Belgique, le milieu de terrain Alasana Manneh de Barcelone FC et les attaquants Lamin Jallow et Ali Sowe évoluant dans le championnat italien sont à surveiller de près. L’entraîneur des Ecureuils, Oumar Tchomogo, est donc averti.
Evoluant à domicile et assurés du soutien de leur public, ses poulains auront donc à cœur de réussir une bonne entrée en matière. Dans un groupe au sein duquel les Fennecs de l’Algérie de Ryad Mharez et les Eperviers du Togo en habitués des grands rendez-vous, restent les grands favoris, ils n’auront pas le droit à l’erreur.
Certes, ce n’est que le dimanche 4 juin dernier que les Ecureuils du Bénin sont entrés en regroupement. Ils n’ont bénéficié que de quelques jours d’entraînement.
Ce qui lui permettra d’installer son dispositif tactique pour affronter la Gambie. En l’absence de certains cadres de sa sélection, Oumar Tchomogo est dans l’obligation d’opérer des choix afin de constituer son onze de départ. Qui accompagnera Stéphane Séssegnon et Djiman Koukou au milieu de terrain, en l’absence de Bello Babatundé? Au niveau de la défense, il y a le poste de latéral droit qui préoccupe avec l’absence de Jordan Adéoti. L’entraîneur aura aussi à penser au forfait de David Djigla dans l’animation de l’attaque. Il doit lui trouver un remplaçant. La séance d’entraînement à huis clos de l’après-midi d’hier a permis à Oumar Tchomogo de mettre en place son dispositif tactique, pour affronter les Scorpions de la Gambie. Celle que les Ecureuils effectuent ce matin sera cette fois-ci ouverte au public.
Même s’il y a des années qu’on n’a cessé de jouer au football, à cause des crises à répétition au niveau de la fédération, la plupart des joueurs retenus reviennent des championnats qui sont à peine terminés. L’espoir est donc permis, pourvu que Stéphane Sességnon, Steev Mounié, Michael Poté et leurs coéquipiers retrouvent leur sensation et la joie de jouer qui les ont souvent caractérisés sur leurs installations.
C’est un quatuor malien conduit par Boubou Traoré qui dirigera le match. Il aura comme premier arbitre assistant, Adama Sidiki Koné. Baba Yomboliba sera son deuxième arbitre assistant. L’arbitre de table est Ousmane Sidibé. Quant au commissaire au match, il a pour nom David Yameogo Koudougou. Il est du Burkina Faso.

Le nouveau Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin) a fait, ce jeudi 8 juin, un point de ses activités depuis son installation, à la faveur d’une conférence de presse tenue à Cotonou. Occasion pour le président de l’Autorité, Flavien Bachabi, et ses collègues de revenir sur les décisions portant ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre des opérateurs Gsm pour non respect des obligations des cahiers des charges.
Les membres du nouveau Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep-Bénin) sont décidés à réguler autrement le secteur des télécommunications électroniques et de la Poste pour soulager les consommateurs. Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée hier, le président de l’Arcep-Bénin, Flavien Bachabi et le secrétaire exécutif de l’Autorité, Hervé Guèdègbé, ont expliqué de long en large les dispositions qu’ils ont prises dans ce sens.
« Depuis notre installation, nous n’avons pas cessé de travailler », déclare le président de l’Arcep-Bénin. Selon lui, la première chose qui a été faite par la nouvelle équipe du Conseil de régulation a été de revoir les conventions et les cahiers des charges des opérateurs qui exercent dans le secteur de la téléphonie mobile au Bénin. Car, il y a, a-t-il expliqué, des opérateurs qui exerçaient déjà avant le vote de la loi 2014-14 du 9 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la Poste en République du Bénin. Le Conseil de régulation, poursuit le président, s’est aussi penché sur ce qui préoccupe les consommateurs des communications électroniques et de la poste, à savoir, la qualité des prestations des opérateurs. Puisque dans le secteur aujourd’hui au Bénin, il y a pratiquement environ 9,7 millions de personnes qui sont des usagers des communications électroniques.
Des contrôles antérieurs
Flavien Bachabi rappelle qu’en 2015, il y avait déjà des contrôles sur la qualité des prestations des opérateurs, laquelle posait problème. Et en mai 2016, des mises en demeure ont été prononcées à cet effet afin de permettre aux opérateurs épinglés de procéder à des correctifs. Malgré ces mises en demeure, le président de l’Arcep-Bénin regrette que des opérateurs GSM lancent des offres qu’ils ne pouvaient même pas honorer. C’est ainsi que les contrôles ont été repris. Et le constat est que les sites sur lesquels les défaillances ont été relevées lors des premiers contrôles présentent encore les mêmes défauts. C’est face à ces défaillances répétées que le Conseil de régulation a pris des décisions portant ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre des opérateurs pour un respect des obligations des cahiers des charges, explique le conférencier.
Aux opérateurs concernés, il a été donné un délai de deux semaines pour communiquer leurs observations à l’Arcep-Bénin. A l’expiration de ce délai, si les opérateurs concernés réagissent ou pas, le Conseil de régulation se réunira pour en délibérer, promet le président.
L’objectif de l’Arcep-Bénin n’est pas de sanctionner les opérateurs, mais de tout mettre à leur disposition en matière de règlementation pour protéger les consommateurs, a dit Flavien Bachabi appuyé par le secrétaire exécutif, Hervé Guèdègbé. C’est d’ailleurs pourquoi, l’Arcep-Bénin a commencé par acheter des équipements performants pour mieux assurer le contrôle, a-t-il ajouté.
De toute façon, souligne le président de l’Arcep-Bénin, les opérateurs ont un intérêt à donner satisfaction aux consommateurs dans la mesure où, dans le secteur, il y a une concurrence qui devrait leur permettre de faire des bénéfices afin de payer à l’Etat des impôts.
L’autre axe sur lequel l’Arcep-Bénin devrait approfondir ses actions, selon le président, est la coopération avec les associations des consommateurs. A cet effet, il promet que, dans les jours à venir, des séances de sensibilisation seront organisées afin de mieux faire comprendre aux populations ce qui se passe dans le secteur?

Le souci de voir se réaliser effectivement des projets prévus, pour le Mono, dans le Programme d’actions du gouvernement (PAG) inspire des actions de lobbying pour lesquelles des têtes couronnées, des acteurs politiques et autres cadres sont appelés à resserrer les rangs. L’option du lobbying a été retenue, jeudi 8 juin dernier, au terme d’une séance de sensibilisation autour du Pag qui s’est tenue à l’hôtel de ville de Lokossa.
L’initiateur de cette activité, le préfet Komlan Zinsou, qui dit vouloir montrer ainsi aux populations que le chef de l’Etat pense à elles, se propose de présider le comité de lobbying. Comme actions, il sera question de faire la veille autour du PAG et de plaider, auprès du chef de l’Etat, pour la prise en compte de certaines actions qui paraissent stratégiques pour le développement des localités du Mono.
On cite à cet effet, par exemple, la valorisation de la basse vallée du Mono et bien d’autres préoccupations qui accentueront les projets du PAG. Ce réveil des filles et fils du Mono est inspiré par la mobilisation notée autour des problèmes de développement au niveau des départements du septentrion tels que l’Atacora et le Borgou. « Nous voyons, à la télévision, leurs délégations rencontrer le chef de l’Etat ; pourquoi pas nous. Je vous demande de vous joindre à moi. Ensemble nous devons nous lever comme un seul homme, agir en équipe pour aller décrocher des projets. L’alouette ne tombera jamais du ciel, toute rôtie », déclare le préfet du Mono, Komlan Zinsou.
Politique 08 juin 2017

Remettre la ville d’Abomey en pôle territorial et touristique, c’est l’ambition du Gouvernement à travers le PAG. José Tonato, ministre en charge du Cadre de vie l’a rappelé en procédant, ce jeudi 8 juin à la Place Goho, au lancement officiel des travaux de pavage et d’assainissement de rues dans la cité historique d’Abomey.
La route du développement passe par le développement de la route. Cet adage a pris tout son sens ce jeudi à Abomey qui bénéficiera de la construction de 50 km de voies. Selon le ministre José Tonato qui a procédé au lancement des travaux, le gouvernement veut aller désormais vite après les travaux d’études et la mobilisation des ressources.
Ainsi, en ce qui concerne Abomey, le gouvernement envisage d’aller au-delà de ce qui est déjà fait, par l’aménagement de 50 km de rues à travers la cité historique. Le but : faire enfin d’Abomey un véritable pôle territorial, administratif et touristique.
Abomey n’est pas du reste
Est prévu également, un programme de construction de 4000 logements sociaux au titre des 20 000 logements prévus pour tout le Bénin dans le PAG. En sus, un centre universitaire sur 200 hectares sera érigé pour y regrouper les entités universitaires disséminées dans la cité historique.
Les travaux annoncés prendront en compte aussi le volet environnemental et de voirie, notamment la mise en place de points de traitement des déchets. L’éclairage des rues est également inclus dans ce programme ambitieux. Une perspective qui réjouit le député Gildas Agonkan et le maire Blaise Ahanhanzo Glèlè. L’un comme l’autre, ils ont salué le gouvernement du président Talon qui se préoccupe du développement de leur ville natale.
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Economie 08 juin 2017

A Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie, un projet de bus rapides révolutionne le transport urbain. Sur un corridor spécial de 20 km, 140 bus permettent chaque jour à plus de 200.000 passagers des quartiers populeux de sortir des ennuis de l’embouteillage.
La soixantaine de Journalistes africains en partance pour la banlieue de Dar es Salaam n’a qu’un seul mot : sidération. En moins de 20 minutes, le bus qu’il les transporte avale la dizaine de kilomètres qui sépare le Terminal de Morocco de la station de Kimara. « Ces nouveaux bus ravissent la vedette aux autres modes des transports. C’est rapide et ils font oublier l’embouteillage à Dar», témoigne Alex Malanga, reporter à The Citizen, un journal basé à Dar es Salaam.
Si la mobilité dans la capitale économique tanzanienne se dispute entre Daladala (bus privés), Dodaboda (taxi-motos), Bajaji (tricycles), les taxis et les véhicules privés, les bus rapides de la compagnie UDART révolutionnent depuis un an le transport en commun dans cette ville de plus de 5 millions d’habitants. Sur le Terminal de Morocco, plusieurs passagers prennent d’assaut les guichets de vente de tickets-bus. Ils pointent le sésame dans les portiques d’entrée au quai avant de patienter quelques minutes pour l’arrivée des bus qui les embarquent selon leur destination. D’autres qui disposent de carte à prépaiement se dirigent directement vers les portiques dès leur arrivée sur le Terminal. Un dispositif quasiment identique à une gare de train ou de métro ! « J’ai adopté les bus rapides parce qu’ils me font gagner du temps, le quai est sécurisé et le transport n’est pas cher », confie Steven, un jeune étudiant tanzanien. Quotidiennement, plus de 140 bus de grand gabarit pleins à craquer circulent sur les 21 kilomètres de corridors exclusifs qui relient plusieurs quartiers populeux au centre-ville de Dar es Salaam.
Derrière cette initiative se cache le projet ‘’ Bus Rapid Transit’’ (BRT) initié par le gouvernement tanzanien et financé à hauteur de 291 millions dollars, soit environ 174 milliards de francs CFA par la Banque mondiale. L’Etat tanzanien y a contribué pour 12 milliards de shilling, soit environ 4,5 milliards F CFA. « L’idée a germé en 2002 d’un groupe de personnes qui ont réfléchi à comment régler le problème de mobilité dans la ville de Dar es Salaam. Le transport public est un pilier de l’économie. Mais le souci du projet n’est pas forcément les visées économiques, c’est d’apporter une réponse aux problèmes des communautés qui ont des difficultés pour aller au travail, vaquer à leurs occupations quotidiennes », explique Hazina Mfinanga, directrice des Ressources humaines à Dar Rapid Transit Agency (DART). Steven Shalita, directeur de la communication de la Banque mondiale pour l’Afrique a suivi de bout en bout sa mise en œuvre : « L’embouteillage crée environ 800 000 dollars (4,6 milliards F CFA) de pertes de recettes annuelles dans la ville de Dar es Salaam. Il y a beaucoup d’histoires à raconter sur ce projet dont la concrétisation démontre qu’il est possible d’agir pour régler le problème de transport dans les capitales africaines ».
Ce financement qui touche uniquement la première phase du projet a permis la construction d’un corridor exclusif de 21 kilomètres, 5 terminaux, 27 stations et 3 passerelles à travers la ville. Les bus rapides sont mis en circulation depuis le 10 mai 2016. « Nous avons en tout 130 kilomètres de corridors, 18 terminaux et 228 stations à réaliser dans toute la ville de Dar es Salaam. Nous avons fini la première phase de 21 kilomètres depuis un an, nous venons d’entamer la deuxième phase qui concerne un corridor de 19,3 kilomètres », affirme Ery Fannel Kalugenlo, responsable de la planification à DART pour qui le projet a permis un gain de mobilité de 90 minutes dans la capitale économique de la Tanzanie.
Un partenariat public-privé bien huilé
Si les infrastructures ont été du ressort de l’Etat, la mise en exploitation a été placée sous le partenariat public-privé. La gestion du système est assurée par l’UDART, une compagnie privée dont les propriétaires de bus privés détiennent une part du capital. « Ce qui fait justement l’originalité du projet à Dar, c’est que nous avons impliqué les propriétaires de bus privés qui se sont regroupés pour prendre des actions dans la société. Cette approche intégrée fait aujourd’hui qu’ils ne perçoivent pas le BRT comme un concurrent », vante Mohamed Kuganda, Chef des opérations à UDART. Il confie que pour susciter l’adhésion des habitants et leur permettre de maîtriser le fonctionnement et les circuits, la compagnie a d’abord organisé 15 jours de transport gratuit. En un an, le BRT est en passe d’être le premier choix de transport à Dar. Le nombre de passagers par jour est passé de 40.000 au début à 200 000, avec un chiffre d’affaires journalier 110 millions de shilling, soit environ 40 millions de francs CFA.
« L’idée de transport rapide n’est pas une exception tanzanienne mais ce projet sort de l’ordinaire parce qu’il a su exploiter les forces de chaque partie prenante pour instaurer une gouvernance qui garantit sa durabilité », commente Eric Chinje, ancien cadre de la Banque mondiale, président directeur général de African Media Initiative (AMI). Il explique que l’Etat n’ayant pas l’expérience dans la gestion des bus, il a décidé dans l’approche de partenariat public-privé de réunir, à côté de l’opérateur technique, les transporteurs pour qu’ils aient le poids pour prêter de l’argent auprès des banques pour acheter les bus. « Non seulement ils ont anticipé sur l’opposition des transporteurs locaux mais ils ont trouvé le système de les associer au projet. Aujourd’hui tous les bus du système BRT appartiennent aux transporteurs », se réjouit-il. Les imprimeurs constituent un autre maillon de la chaîne. Ils assurent l’émission des tickets. Les recettes sont collectées par une institution de microfinance qui a vocation de financer des microprojets dans les quartiers que desservent les bus. « On voit que la chaine est bien réfléchie. Je trouve que chaque pays africain doit s’inspirer de ce projet dont on voit à l’intérieur la bonne gouvernance, la création d’emplois, le transfert des technologies », suggère Eric Chinje.
Au Bénin, aucun investissement public n’est réalisé dans le transport urbain. Les tentatives parcellaires de mise en place des lignes de transports en commun se sont toujours soldées par un fiasco. La dernière en date est celle d’une société privée BenAfrique, lancée il y a quatre ans et dont les bus se font rares dans les embouteillages de Cotonou. L’expérience du BRT de Dar es Salaam peut faire florès.
Société 08 juin 2017

L’inclusion économique et sociale des personnes handicapées est l’un des combats que mène depuis quelque temps le Réseau des personnes handicapées de l’Atlantique et du Littoral (Raphal). La finalité est de leur permettre de bénéficier des mêmes privilèges que tout le monde, afin de participer eux aussi au processus du développement du pays. C’est ce qu'a expliqué Mathieu Sossou, directeur exécutif du Raphal, dans cette interview.
La Nation : L’expression inclusion économique et sociale des personnes handicapées est en vogue ces derniers temps. De quoi retourne-t-elle ?
Mathieu Sossou : Nous sommes au terme d’un projet qui porte sur l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées. Il a été conçu pour refaire l’image de la personne handicapée. Nous sommes partis du constat que les personnes handicapées sont exclues des opportunités et qu’elles vivent dans laprécarité. Nous avons constaté que leurs préoccupations ne sont pas toujours prises en compte au niveau des documents stratégiques du développement de notre pays. Bref, nous sommes partis du constat que les personnes handicapées constituent la couche la plus marginalisée. La solution est qu’il urge de travailler pour aller de l’exclusion à l’inclusion. C’est pour cela que nous avons initié le projet "d’Appui pour l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées de l’Atlantique et du Littoral (Apiesphal)" que l’Ambassade de France a financé à près de 45 millions de Fcfa. Le projet a permis au Réseau des associations des personnes handicapées de l’Atlantique-Littoral (Raphal), de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de quelques personnes handicapées. Son but est de contribuer au plein épanouissement de cette couche sociale. Le défi reste le renforcement des capacités techniques et thématiques du réseau. Le projet nous a permis d’acquérir un certain nombre de matériels et de renforcer la capacité des bénéficiaires sur la thématique du handicap.Il s’agit par exemple de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, des techniques de plaidoyer en faveur des relais communautaires pour favoriser le dialogue et les sensibilisations à la base.
Quels sont les défis liés à l’inclusion économique et sociale des personnes handicapées aujourd’hui ?
Le 2e objectif du projet Apiesphal est de faire la promotion de l’entreprenariat des personnes handicapées diplômées sans emploi. A ce titre, nous avons identifié dix personnes handicapées qui ont suivi une formation au centre Songhaï à Porto-Novo. Nous avons pris cette initiative parce que les bénéficiaires n’ont pas toujours accès aux formations professionnelles valorisantes, faute de moyens. L’un des secteurs porteurs au Bénin, c’est l’agro business. C’est pour cette raison que nous avons fait profiter de cette formation à un groupe de dix jeunes handicapés au centre Songhaï. Les mairies de Ouidah, de Kpomassè et de Tori sont des partenaires sur le projet afin de mettre à la disposition de ces jeunes, issus des trois localités, des domaines cultivables. Notre souci est que le développement soit inclusif à la base et que les gouvernants prêtent une oreille attentive à nos préoccupations.
Le 18 mai dernier, la Cour constitutionnelle déclarait conforme à la Constitution la loi 2017-06 sur les droits des personnes handicapées. Peut-on dire, au regard de cette avancée, que l’inclusion des personnes handicapées est désormais un acquis?
Nous pouvons dire que le vote de cette loi est le couronnement de nos efforts. Nous avons travaillé de bout en bout pour en arriver là. C'est depuis que nous étions à la tête de l’Association des étudiants et scolaires handicapés du Bénin à l’Université d’Abomey-Calavi que nous avons conduit des mouvements pour dénoncer l’injustice qui touche nos compères. En ces temps, les personnes handicapées n’avaient pas le droit d’accéder aux salles de composition, encore moins de participer aux concours de recrutement.Nous avions fustigé la situation. Cela a débouché sur plusieurs séances de travail avec les cadres du ministère en charge du Travail et des Affaires sociales. De ces différentes assises est sortie la proposition d’une loi spécifique aux personnes handicapées, à l’instar de ce qui ce passe dans les autres pays de la sous-région. Cette loi va permettre de mettre en application la Convention relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par le Bénin juillet en 2012. Par la suite, nous avons fait un plaidoyer à l’endroit des députés afin de participer aux travaux en commissions parlementaires pour que la loi en faveur des personnes handicapées soit votée et promulguée.
Aujourd’hui, nous remercions le Gouvernement, les députés et les autorités à divers niveaux pour cette noble initiative qui vient rendre justice à une couche longtemps marginalisée. Notre souhait est que les décrets d’application de cette loi soient pris pour faciliter sa mise en application. La loi en elle-même ne peut pas régler le problème des personnes handicapées. L’implication de la couche dans l’élaboration de ces décrets est aussi nécessaire, car il y a assez de mesures dans cette loi qui doivent renforcer notre situation.
Quelle sera la suite de votre combat ?
Le Raphal est un réseau de trente associations de personnes handicapées réparties dans toutes les communes de l’Atlantique -Littoral. Il est créé pour renforcer l’union au sein des personnes handicapées, de contribuer à leur épanouissement et leur permettre de constituer un réseau afin de participer au processus de développement du pays. C’est le premier réseau de personnes handicapées au Bénin. Il a contribué à l’installation d’autres réseaux répartis dans six départements du pays.
La loi en faveur des personnes handicapées est une avancée certes, mais le Raphal et les autres organisations de personnes handicapées ne comptent pass’arrêter en si bon chemin. Pourla prise des décrets relatifs à la loi en faveur des personnes handicapées, nous allons poursuivre le plaidoyer à l’endroit des autorités. Le réseau va travailler avec ses partenaires dela société civile pour renforcer ce plaidoyer.
Vous semblez minimiser l’implication des élus locaux ?
Nous avons coutume de dire que le développement d’un pays commence à la base. Au niveau local, il importe que les élus rendent les services sociaux de base accessibles aux personnes handicapées. Par exemple, lorsqu’on veut mettre en place un hôtel de ville dans une commune, les acteurs à la base doivent galement tenir compte des personnes handicapées. Aussi, importe-t-il que les personnes handicapées soient impliquées dans les cadres de concertation de la société civile au niveau des communes. Il faudrait que la couche puisse accéder aux services sociaux de base sur le principe de l’égalité entre les hommes?
Société 08 juin 2017