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Nouvelles

A l’ère du Nouveau départ: Dignité féminine évoque « une dégradation de la situation des femmes »

L’Ong Dignité féminine estime qu’un tort est fait aux femmes à l’ère du Nouveau départ. Elle l’a fait savoir, ce mercredi 7 juin, à travers un communiqué rendu public à son siège à Cotonou. Elle exhorte le Gouvernement à rectifier le tir.

L’Ong Dignité féminine fustige la dégradation des conditions de vie des femmes à l’ère du Nouveau départ. C’était à la faveur d’une réunion consacrée à la situation des femmes, ce mercredi 7 juin à son siège à Cotonou. Elle fonde ses analyses sur ce qu’elle qualifie de « recul de l’égalité des genres sur le plan décisionnel ». « Analysant la situation sociale et économique actuelle du Bénin, nous relevons avec beaucoup d’amertume le dommageable recul de notre pays en matière de l’égalité des genres sur le plan décisionnel, mais aussi de la dégradation prononcée des conditions de vie des femmes béninoises », a souligné le communiqué rendu public hier à l’issue de la réunion. Ses regrets portent également sur la « fusion des ministères dévolus aux questions de la femme, de la famille et de l’emploi des jeunes avec celui du travail, le déguerpissement des femmes des domaines publics sans mesure d’accompagnement, la suspension trop longue des microcrédits ».
L’Ong se dit profondément touchée par les nombreuses plaintes des femmes désespérées et s’indigne de « l’indifférence qu’affiche le Gouvernement quant à la détresse dans laquelle les femmes se résignent et qui fragilise davantage leur statut déjà peu reluisant ». Aussi désapprouve-t-elle l’option affichée par le Nouveau départ de se passer de la précieuse contribution des femmes.
Cette organisation de la Société civile exhorte le Gouvernement à « s’affranchir de tout esprit de stigmatisation et de misogynie, à déceler et utiliser les compétences féminines dont regorge le pays ».
Tout en saluant l’annonce de la relance des microcrédits aux femmes, elle exhorte également le régime du Nouveau départ à aller diligemment à la reprise effective de ce programme afin de faire renaître la joie dans le cœur des femmes des milieux défavorisés. L’Ong présidée par Honorine Hounnonkpè Attikpa demande par la même occasion à toute personne éprise de justice d’œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la femme béninoise.

Société 08 juin 2017


Fait divers: Un marabout abattu à Founga dans la commune de Djougou

Réputé au-delà des frontières de Djougou, un marabout a été cruellement abattu dans la nuit du lundi 5 juin dernier à Founga dans le 1er arrondissement de Djougou par des individus non encore identifiés par les forces de sécurité.

Marabout jouissant d’une certaine réputation, la victime, un polygame âgé de 50 ans et père de 14 enfants, a reçu aux environs de 22 h, lundi dernier, quatre individus venus à son domicile à moto. Après un moment d’échanges, ses visiteurs se sont éclipsés. Une heure et demie plus tard, son téléphone sonne et les appels se font insistants sans qu’il ne daigne y répondre. Lassé, il enfile ses vêtements et prévient ses proches qui décident de l’accompagner sur les lieux à lui indiqués par ses visiteurs nocturnes. Il s’arme d’un pistolet et ensemble ils se pointent à l’endroit ciblé dans les environs du village de Founga dans le 1er arrondissement de Djougou. Les échanges entre lui et ses interlocuteurs virent au cauchemar. Les quatre individus dégainent des fusils d’assaut AKM et tirent en l’air pour apeurer le beau monde qui se tenait à ses côtés. S’ensuit une débandade. Ainsi, seul contre tous, le marabout succombe à la furia des détonations. Il reçut une balle en pleine poitrine et une autre dans la tête et finit par s’affaler au sol, vaincu par ses adversaires. Sans avoir pu faire usage de son arme de poing.
Ses proches qui avaient entretemps pris leurs jambes au cou sont allés alerter la police qui s’est aussitôt portée sur les lieux et y a organisé une battue jusqu’aux portes de la commune de Ouaké. Peine perdue puisqu’aucune trace des individus n’a été décelée.
Les faits tels que recueillis à partir de témoignages de proches du défunt et des constats faits par les forces de sécurité sur les lieux du crime, ce mardi 7 juin, sont dignes d’une vendetta au far west. Tout concorde en effet à un règlement de compte au regard des circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Des douilles de balles d’armes sophistiquées ainsi que plusieurs impacts de balles ont été constatés sur les lieux du crime. Un médecin légiste constatera par ailleurs la mort du marabout sous l’égide de la police.
Les motifs demeurant toujours non élucidés, les supputations vont bon train à Djougou où la recrudescence des crimes plonge désormais les populations dans la psychose.

Société 08 juin 2017


Effondrement d’immeubles : De la nécessité d'arrêter le drame
Des cadres du ministère en charge du Cadre de vie et des experts du secteur de l’habitat au Bénin sont, depuis ce mercredi 7 juin, à Bohicon pour réfléchir sur les effondrements d'immeubles en construction au Bénin, et sur la relecture du décret N°2014-205 du 13 mars 2014 portant réglementation de la délivrance du permis de construire au Bénin.
Deux morts et huit blessés, suite à l’effondrement d’un immeuble à Djougou, cinq morts et sept blessés dans celui de Dëgakon à Cotonou, un chantier qui a pourtant obtenu toutes les autorisations. Les drames liés aux effondrements d’immeubles en construction sont de plus en plus fréquents au Bénin. Des chantiers qui, dans la plupart des cas sont érigés en méconnaissance de la réglementation en vigueur ou souffrant de défauts techniques. 
A Cotonou ou récemment à Djougou, des drames relatives à ce phénomène sont eu à survenus. drames suite à l’effondrement d’immeubles en construction. Des chantiers privés qui, non seulement ont caué la désolation dans des familles, mais aussi qui ternissent l’image des professionnels de ce secteur. La plupart du temps, les causes relèvent du défaut d’études techniques. Beaucoup ont encore en mémoire les cas d’effondrement de chantiers au Bénin. Entre autres, l'effondrement dans les années 2000 d'un immeuble de type R+2 en construction appartenant au Green horse hôtel à Akpakpa à Cotonou. L’effondrement d'un immeuble de type R+1 situé entre les dix villas présidentielles et le ministère en charge de la Culture en mars 2012 à Cotonou. L'effondrement en 2013 d'un immeuble de type R+2 avec sous-sol devant servir d'exploitation hôtelière à Parakou.  L'effondrement en 2016 d'un immeuble de type R+4 abritant une école à Porto-Novo. L'effondrement d'un immeuble de type R+3 appartenant à la FINADEV à Dégakon à Cotonou, récemment. A cela, s’ajoute l’effondrement d'un immeuble de type R+3 à Djougou appartenant à l'ancien ministre de l'Enseignement secondaire, Alassane Soumanou. La liste n'étant sans doute pas exhaustive.
C’est pour en savoir davantage sur les causes réelles de ces drames et revisiter la réglementation en vigueur, que des professionnels du secteur et les cadres du ministère en charge de la Construction en particulier, réfléchissent sur cette situation, afin d’enrayer définitivement ce mal qui a commencé par faire beaucoup de victimes. Des réflexions qui permettront d'améliorer la réglementation afin d'éviter la répétition de ces drames.
Société 07 juin 2017


RB: La purge de l’enlisement
Léhady Soglo, président “déchu” de la Renaissance du Bénin prend à son tour l’initiative de prononcer la déchéance de 20 dissidents. Inutile de préciser que la crise au sein de ce parti s'enlise.  
« Sont exclus de toutes activités politiques au sein et au nom du parti la Renaissance du Bénin, les camarades dont les noms suivent… ». L’article 1er de la décision 004/2017 en date du 5 juin dernier et signée de Léhady Soglo est sans équivoque. Elle exclut du parti, « sur décision de la présidente fondatrice Rosine Vieyra Soglo et du président d’honneur Nicéphore Dieudonné Soglo, autorités morales… », 20 dissidents. Sur la liste des indésirables au sein de la famille Houézèhoué, Georges Bada, Blaise Ahanhanzo Glèlè, Luc Atrokpo, Yacoubou Malehosou, Gildas Agonkan, Brice Chanhoun, Boniface Yèhouétomè et consorts.
Tous les acteurs du conclave de Sun City à Abomey qui avaient décidé de mettre fin aux fonctions de Léhady Soglo en qualité de président du parti ont reçu injonction de prendre la porte de sortie à travers cette décision qui interdit par ailleurs aux exclus d’utiliser les attributs du parti sous peine de poursuites judiciaires. Nouvel épisode donc dans le feuilleton des exclusions au sein de la Renaissance du Bénin. D’une exclusion à une autre, il va sans dire que la crise à ka RB s’enlise. A suivre...
Politique 07 juin 2017


Crise à la RB: Rude bataille en perspective
Confrontée actuellement à une crise dont elle a le secret, la Renaissance du Bénin (RB) est appelée à connaitre encore des jours tumultueux, vu que les protagonistes n’entendent, selon toute évidence, pas sceller la paix des braves, à en juger par les derniers développements de la situation. 
Le dialogue de sourds, ou pour être précis,  la guerre psychologique par médias interposés, continue  au sein de la RB. Depuis la déchéance de Lehady Soglo es qualité président de la Renaissance du Bénin, chose que le mis en cause conteste, les sympathisants de ce parti et l’opinion nationale toute entière avec, assistent au remake d’un feuilleton familier à cette formation politique.
La crise vient de prendre une tournure nouvelle, et sérieuse, avec l’exclusion d’un fort contingent de membres du parti par le président déchu. Une véritable saignée. On n’est pas loin de la lutte finale.  
Après l’épique guerre du logo que Nahanaël Bah, vice-président de la RB a mené en 2001 contre Rosine Soglo alors présidente qu’il a par ailleurs tenté de renverser, après l’épisode de la tentative par des barons d’en prendre le leadership, voilà le parti dont l’ancien chef d’Etat Nicéphore Soglo est le président d’honneur à nouveau dans la mélasse. 
Depuis le 21 mai dernier en effet, date à laquelle le bureau politique a tenu une réunion extraordinaire, sans son président, déchu au terme de ladite réunion, le destin de la RB a pris à nouveau un détour tumultueux.  Au président « déchu » qui conteste la légalité de la réunion et des actes subséquents, ceux que Lehady Soglo appelle « les frondeurs » opposent leur légitimité à agir en raison de préjudices graves causés au parti par ce dernier. Sa déchéance serait, à les croire, donc un acte salvateur pour la survie dudit parti.
Mentors de la RB, Nicéphore Soglo et Rosine Vieyra Soglo ont clairement pris fait et cause pour Lehady Soglo qui garde toute légitimité à être président du parti, ont-ils martelé. Ceux-ci, très amers contre lesdits frondeurs, n’ont pas pris de gangs pour leur signifier combien leurs voix comptent pour des broutilles, manquant à peine de proférer des noms d’oiseau  à leur sujet! Loin de surprendre, « Je ne m’attendais pas à ce que le père et la mère disent autre chose que soutenir leur fils », ironise Georges Bada désigné président intérimaire par ses pairs, cette position adoptée par Nicéphore Soglo et Rosine Vieyra Soglo, cristalise davantage les clivages. 
De go, les deux ailes, se disant toutes légitimes, projettent un congrès, non pas, on s’en doute, à la même date. Ni pour les mêmes raisons.
Lehady Soglo va sans doute en congrès, dans la perspective d’entériner sa thèse selon laquelle seul ledit congrès peut démettre le président du parti et ainsi conforter son leadership. Ses vis-à-vis, eux entendant par l’organisation d’un congès, le leur ?, s’auréoler ainsi de la légitimité qui leur est déniée, après avoir franchi un pas dans ce sens suite à l’accusé de réception par le ministère de l’Intérieur de leur lettre portant  ‘’transmission de notification des déclarations du bureau politique national du parti’’. 
 Cependant, dans une interview qu’il a accordée à Jeune Afrique, Lehady Soglo accuse, à mots à peine voilés le pouvoir en place, d’être la main invisible qui a activé la crise au sein de la RB, et les dissidents d’être ses marionnettes. Quelle sera l’issue de ce feuilleton qui ne vient que de commencer si l’on en juge par les prises de position de plus en plus crispées? 
Purge fatale ?
Les membres de la RB entrés en dissidence, ne sont pas des moindres dans un parti qui, au fil des années, s’est vidé de son personnel politique, en l’occurrence les cadres. Abraham Zinzindohoué pourtant réputé pour sa modération est de l’équipée des dissidents, ce qui n’est pas anodin, ainsi que Georges Bada, Luc Atrokpo. Ces deux derniers étant des maires de villes importantes, respectivement Abomey-Calavi et Bohicon. Quant au député Adolphe Djiman, il n’est pas des moindres dans la galaxie Soglo, pour avoir occupé le poste important de directeur des affaires financières à la mairie de Cotonou avant de siéger à l’Assemblée nationale pour la première fois suite aux dernières législatives.     
Habitués à ce genre de confrontation, à savoir l’entrée en dissidence de membres du parti, depuis sa création, les fondateurs et piliers de la Renaissance du Bénin que sont Nicéphore Soglo et Rosine Vieyra Soglo, peuvent se targuer d’en avoir vu d’autres. Non seulement, les dissidents, quels qu’ils soient n’ont jamais réussi à prendre la clé du parti, aussi ont-ils vu leurs carrières politiques s’éteindre. Il en a été ainsi des anciens barons tels que Maxime Houédjissin, Georges Guédou, Guy Adjanohoun, etc. Plus jamais ils n’ont réussi à décrocher le moindre mandat électif, eux qui étaient députés et jouaient les premiers rôles sur l’échiquier politique national. Il ne fait donc pas bien vivre pour la biche de « se fâcher avec la rivière », selon l’anthologique boutade de Nicéphore Soglo, signifiant malheur à qui lui tourne dos. 
Leader charismatique du parti, ce dernier l’irradie de son aura, grande. Tant et si bien qu’il faut craindre que la RB ne survive à son absence sur l’équipier politique, lui qui à chaque échéance électorale prend son bâton de pèlerin, allant tant que son âge le lui permettait par monts et par vaux, pour battre campagne au profit des candidats de la bannière RB.  Son ascendance est donc totale, et de par sa stature d’ancien président de la République, sa voix porte dans les régions qui sont depuis 25 ans restées ses fiefs politiques. Difficile par conséquent de remporter la moindre élection dans ses bastions en étant opposé à Nicéphore Soglo. Les dissidents actuels subiront-ils, en considération de cette réalité, le même sort que leurs illustres prédécesseurs? 
Cette problématique est le nœud de la crise, car les attributs d’un parti aussi bien enraciné dans le landernau politique comme la RB sont déterminants. Ce n’est pas pour rien, qu’à la suite de «Maman », Léhady Soglo exhorte, pince-sans-rire, lesdits dissidents à éller « créer leur propre parti » ! Les attributs, ce sont le logo, les ressources éventuelles, le capital électoral à travers les cellules de base, la renommée... Aussi, les protagonistes, tous avertis de cela, se battront bec et ongle pour l’emporter.  Il y va de leur avenir, de part et d’autre. Inutile donc d’être devin, de savoir lire dans un marc de café ou le foie d’un pigeon, pour savoir que la bataille sera rude.
Politique 07 juin 2017


Mise en œuvre du Programme d’action du Gouvernement: Le point présenté au corps diplomatique et consulaire

Pour la sixième fois consécutive, le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin était dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour la traditionnelle rencontre avec des membres du Gouvernement, ce mardi 6 juin. Les échanges ont porté sur la diplomatie économique avec, en toile de fond, un bilan d’étape de la mise en œuvre du programme d’action du Gouvernement.

Depuis son lancement, le 16 décembre 2016, le Programme d’action du Gouvernement (Pag) est mis en œuvre à travers différentes actions et structures. Plus de six mois après, des avancées ont été notées mais c’est surtout à travers une diplomatie économique très offensive que l’Exécutif compte mobiliser les plus de 9000 milliards F Cfa indispensables pour financer cet ambitieux programme de développement.
Abdoualye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Johannes Dagnon, Conseiller spécial du président de la République, étaient face aux membres du corps diplomatique et consulaire accrédités au Bénin et aux responsables des organismes internationaux, pour leur faire le point des actions menées à ce propos et surtout expliquer la stratégie mise en place pour la mobilisation des ressources. Ceci, dans le cadre du traditionnel briefing avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin et les responsables des organismes internationaux.
Le ministre Aurélien Agbénonci a rappelé à ses invités que « le Gouvernement est ambitieux sans être prétentieux ». Pour lui, l’Exécutif dans sa quête de financements pour la mise en œuvre de son programme d’action donne des signaux positifs en direction des partenaires à travers de nombreuses actions. Cela rejoint, à l’en croire, l’objectif de cette séance qui se propose d’informer ceux qui veulent des partenariats actifs. « Le Bénin veut garder ses amis actuels et conquérir de nouveaux amis », caricature le ministre pour expliquer l’offensive du président en direction de nombreux pays. « La diplomatie économique ne peut être bien appréciée que si l’on tient compte du passé », rappelle également le ministre pour qui, l’action du Gouvernement vise « à jeter les bases d’une économie attractive » et à donner corps au commerce intra-africain jusque-là négligé.

Attirer davantage d’investissements

Travailler pour attirer des investisseurs ! C’est l’un des leviers sur lesquels travaille le Gouvernement, a également soutenu le ministre des Affaires étrangères qui en a voulu pour preuve l’ouverture à cette date de trois bureaux commerciaux à Riyad, Shenzhen et Bruxelles.
Le choix du chef de l’Etat et de son Gouvernement à reposer prioritairement leurs actions sur le secteur privé est donc évident, ajoute ensuite le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Et pour y arriver, des structures ainsi qu’une équipe de mobilisation de ressources sont à pied d’œuvre, a-t-il rassuré. On vise donc la croissance, mais pas une croissance mirobolante qui laisse accroître la pauvreté, nuance Abdoulaye Bio Tchané. Le Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) logé à la présidence de la République est la cheville ouvrière de la mise en œuvre du Pag, expliquera son patron, Johannes Dagnon, à l’assistance. Il est en charge de la mise en œuvre et du suivi du programme, poursuit-il. Dans ce cadre, des outils sont mis en œuvre et seront renforcés au niveau de ce pôle de compétence. « Le Bai accompagne le Gouvernement, mobilise les ressources et veille à la bonne gouvernance des ressources », soutient-il. Même si de nombreuses difficultés sont rencontrées, « le Gouvernement sait où il va », assure Johannes Dagnon qui rappelle que de nombreuses actions sont initiées et engagées par son bureau pour relever le défi de l’amélioration du climat des affaires au Bénin et la mise en place des mécanismes d’accompagnement.
Au terme des présentations, des interrogations, apports et suggestions des invités ont permis aux deux parties d’aborder d’autres points. C’est ainsi que par exemple Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, a cherché à savoir le cadre d’intervention entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers. D’autres préoccupations en lien avec la gouvernance du pays ont été aussi soulevées et les trois panélistes y ont apporté des éléments de réponse ¦

Actualités 07 juin 2017


Enseignement supérieur / Le décret n°2016-244 portant promotion des enseignants en relecture

L’amélioration du décret n°2016-244 du 4 avril 2016 portant promotion professionnelle des enseignants du supérieur est au cœur d’un atelier dont les travaux sont lancés ce jour à Lokossa. Odile Athanasso, ministre en charge du secteur qui a effectué le déplacement, explique que le décret va subir une relecture technique devant générer des amendements pour le rendre plus applicable au contexte des enseignants du supérieur.

Le décret n°2016-244, dira-t-elle, a été pris dans des conditions exceptionnelles et n’a pas réussi à dissiper les confusions introduites par l’application aux enseignants du supérieur de l’arrêté n°809/Mtfp/Mef/Dc/Sgm/Dgrce du 22 novembre 2011 portant réglementation de la formation sans bourse des agents de l’Etat.

Le pouvoir est donné à l’atelier,  pour non seulement proposer des correctifs à ses insuffisances et bien d’autres dysfonctionnements notés dans la gestion des carrières des enseignants du supérieur, mais aussi élaborer la communication qui introduira le nouveau projet de décret en Conseil des ministres. Aux côtés des collaborateurs du ministre Odile Attanasso, l’atelier regroupent des partenaires sociaux et des cadres des ministères en charge de la Fonction publique et des Finances. Les travaux vont prendre fin, vendredi  9 juin prochain.

Education 06 juin 2017


Animation de la vie politique Une innovation signée Célestine Zanou

La présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD) a signé sa rentrée politique récemment de la plus singulière des manières.

 

Un an ! Même s’il n’est pas de sa nature de s’exprimer de façon tonitruante, elle qui n’a de cesse de dire que la réflexion doit précéder l’action, ça fait tout de même un an, depuis les dernières élections présidentielles, que Célestine Zanou ne s’est plus publiquement exprimée. Au point de soulever des interrogations, certes bienveillantes chez certains observateurs de la vie politique qui piaffent d’impatience de la voir s’exprimer. Ses sympathisants et autres ont vu leur diète prendre fin, sans tambour ni trompette, samedi  27 mai dernier, au détour d’une rencontre organisée par un creuset qui porte le label Célestine Zanou, à savoir les Ambasadeurs CZ’16.

 Samedi dernier en effet, au Centre Aifa à Abomey-Calavi, lesdits Ambassadeurs CZ’16 ont organisé une rencontre-retrouvailles, un an après les élections présidentielles au cours desquelles ils se sont mobilisés pour porter l’étendard de la Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD) et faire entendre leurs voix pendant le scrutin.  Loin d’avoir été des retrouvailles pour festoyer, la DCBD qui a fait de la réflexion, de l’action prospective, le cément de son engagement politique, a, une fois encore, tenu sa réputation de mouvement politique ayant le sens des valeurs chevillé au corps.

 

La marque DCBD

A Aifa samedi dernier, il a été donc question de passer à la loupe la contribution de la Dynamique du changement pour un Bénin debout en une dizaine d’années d’intervention sur l’échiquier politique national.  Ont été passés au peigne fin, son positionnement, ses initiatives, les motivations de ses prises de positions et de ses choix politiques, ses acquis…Une radioscopie au terme de laquelle, une réflexion prospective très nourrie a été faite pour qu’enfin la DCBD atteigne son but, jamais perdu de vue à en croire les différents témoignages, à savoir de conquérir le pouvoir. Mais non pas à n’importe quelle condition, non pas au prix d’une quelconque compromission qui ne serait, de toute façon, pas le bienvenu, insisteront les Ambassadeurs CZ’16. Lesquels ambassadeurs, ainsi que tous les sympathisants qui sont intervenus lors de la rencontre, n’ont pas manqué de saluer la force des idées prônées par Célestine zanou ainsi que son caractère bien trempé qui font la marque de la DCBD et sa différence dans l’arène politique.

En réponse aux témoignages élogieux, faisant notamment valoir comment la DCBD plus qu’une organisation politique est une école de patriotisme et de militantisme pour le service républicain, et citant Dale Carnegie,  l’égérie de la DCBD dira que « La plupart des choses importantes dans le monde ont été accomplies par des personnes qui ont continué à essayer quand il semblait y avoir aucun espoir ». Un peu pour exhorter la troupe à ne pas renoncer à décrocher ce qui est considéré comme le Graal pour tout acteur politique : le pouvoir.

Dans cette perspective, indiquera-t-elle, «…l’heure de l’action réelle et palpable a sonné ; un corps à corps pour rappeler à chacun et à tous que notre idéal défendu, nous impose une approche qui tienne compte également de chacun ». Elle n’a pas non plus manqué de saluer l’initiative d’une souscription par les Ambassadeurs CZ’ qui a permis de tenir la rencontre d’Aifa : « A mots à peine couverts j’évoque ici l’idée d’une contribution volontaire qui pourtant est ce qu’il va falloir entretenir pour nous valoriser et surtout nous distinguer dans cet univers politique dont la particularité n’est pas ce que nous venons de réussir», soulignera-t-elle, non sans fierté.

 La DCBD pose ainsi le jalon d’une démocratie participative, pratique valorisante inusitée au Bénin mais de plus en plus en vogue dans les démocraties établies, en tout cas, un « élan qui doit rentrer dans les mœurs pour devenir le remède au mal dont souffre le système partisan béninois », insistera Célestine Zanou.

 

 

Politique 06 juin 2017


Supposée dégradation de la santé du chef de l’Etat, Le démenti formel du ministre des Affaires étrangères
[caption id="attachment_26071" align="alignnone" width="1024"]Archives/Présidence de la République du Bénin En parfait état de santé, le président de la République vague normalement à ses activités [/caption]

 Le président de la République du Bénin va-t-il mal ? A-t-il voyagé précipitamment pour se  rendre d’urgence aux soins ? Voilà autant de questions que se sont posées nombre de personnes à la lecture des informations ventilées il y a quelques jours au sujet de l’état de santé du président Patrice Talon. Informations selon lesquelles le premier des Béninois souffrirait « gravement », d’où l’urgence de son déplacement en dehors du territoire national pour des soins.

Mais il n’en est rien, a répondu ce mardi 6 juin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au cours de sa traditionnelle rencontre avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin, le patron de la diplomatie béninoise, interpellé sur la question a répondu par la négative. « Le président de la République n’est pas parti précipitamment de Cotonou. Il n’est pas malade », a apaisé le ministre Aurélien Agbénonci. Il dira aussi son étonnement à propos de cette information selon laquelle des Béninois et des personnes vivant hors du territoire national se sont inquiétés et l’ont même interpellé. Puis, il s’offusque de cette « intoxication » qui « touche à l’état de santé d’une personne » alors qu’il n’en est rien. Selon ses explications, le chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations mais il ne s’agit nullement d’un voyage en lien avec sa santé. Et à Aurélien Agnénonci d'en appeler « à la retenue », dévoilant par la même occasion le calendrier chargé du président Patrice Talon depuis son retour d’une visite officielle en Inde.

Politique 06 juin 2017


Cérémonie d’adieu à l’état-major général des armées: Les hommages de ses frères d’armes au colonel Vincent Guézodjè

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.

Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

Société 06 juin 2017


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