La Nation Bénin...
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L’Ong Dignité féminine estime qu’un tort est fait aux femmes à l’ère du Nouveau départ. Elle l’a fait savoir, ce mercredi 7 juin, à travers un communiqué rendu public à son siège à Cotonou. Elle exhorte le Gouvernement à rectifier le tir.
L’Ong Dignité féminine fustige la dégradation des conditions de vie des femmes à l’ère du Nouveau départ. C’était à la faveur d’une réunion consacrée à la situation des femmes, ce mercredi 7 juin à son siège à Cotonou. Elle fonde ses analyses sur ce qu’elle qualifie de « recul de l’égalité des genres sur le plan décisionnel ». « Analysant la situation sociale et économique actuelle du Bénin, nous relevons avec beaucoup d’amertume le dommageable recul de notre pays en matière de l’égalité des genres sur le plan décisionnel, mais aussi de la dégradation prononcée des conditions de vie des femmes béninoises », a souligné le communiqué rendu public hier à l’issue de la réunion. Ses regrets portent également sur la « fusion des ministères dévolus aux questions de la femme, de la famille et de l’emploi des jeunes avec celui du travail, le déguerpissement des femmes des domaines publics sans mesure d’accompagnement, la suspension trop longue des microcrédits ».
L’Ong se dit profondément touchée par les nombreuses plaintes des femmes désespérées et s’indigne de « l’indifférence qu’affiche le Gouvernement quant à la détresse dans laquelle les femmes se résignent et qui fragilise davantage leur statut déjà peu reluisant ». Aussi désapprouve-t-elle l’option affichée par le Nouveau départ de se passer de la précieuse contribution des femmes.
Cette organisation de la Société civile exhorte le Gouvernement à « s’affranchir de tout esprit de stigmatisation et de misogynie, à déceler et utiliser les compétences féminines dont regorge le pays ».
Tout en saluant l’annonce de la relance des microcrédits aux femmes, elle exhorte également le régime du Nouveau départ à aller diligemment à la reprise effective de ce programme afin de faire renaître la joie dans le cœur des femmes des milieux défavorisés. L’Ong présidée par Honorine Hounnonkpè Attikpa demande par la même occasion à toute personne éprise de justice d’œuvrer en faveur de l’amélioration des conditions de vie de la femme béninoise.

Réputé au-delà des frontières de Djougou, un marabout a été cruellement abattu dans la nuit du lundi 5 juin dernier à Founga dans le 1er arrondissement de Djougou par des individus non encore identifiés par les forces de sécurité.
Marabout jouissant d’une certaine réputation, la victime, un polygame âgé de 50 ans et père de 14 enfants, a reçu aux environs de 22 h, lundi dernier, quatre individus venus à son domicile à moto. Après un moment d’échanges, ses visiteurs se sont éclipsés. Une heure et demie plus tard, son téléphone sonne et les appels se font insistants sans qu’il ne daigne y répondre. Lassé, il enfile ses vêtements et prévient ses proches qui décident de l’accompagner sur les lieux à lui indiqués par ses visiteurs nocturnes. Il s’arme d’un pistolet et ensemble ils se pointent à l’endroit ciblé dans les environs du village de Founga dans le 1er arrondissement de Djougou. Les échanges entre lui et ses interlocuteurs virent au cauchemar. Les quatre individus dégainent des fusils d’assaut AKM et tirent en l’air pour apeurer le beau monde qui se tenait à ses côtés. S’ensuit une débandade. Ainsi, seul contre tous, le marabout succombe à la furia des détonations. Il reçut une balle en pleine poitrine et une autre dans la tête et finit par s’affaler au sol, vaincu par ses adversaires. Sans avoir pu faire usage de son arme de poing.
Ses proches qui avaient entretemps pris leurs jambes au cou sont allés alerter la police qui s’est aussitôt portée sur les lieux et y a organisé une battue jusqu’aux portes de la commune de Ouaké. Peine perdue puisqu’aucune trace des individus n’a été décelée.
Les faits tels que recueillis à partir de témoignages de proches du défunt et des constats faits par les forces de sécurité sur les lieux du crime, ce mardi 7 juin, sont dignes d’une vendetta au far west. Tout concorde en effet à un règlement de compte au regard des circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Des douilles de balles d’armes sophistiquées ainsi que plusieurs impacts de balles ont été constatés sur les lieux du crime. Un médecin légiste constatera par ailleurs la mort du marabout sous l’égide de la police.
Les motifs demeurant toujours non élucidés, les supputations vont bon train à Djougou où la recrudescence des crimes plonge désormais les populations dans la psychose.




Pour la sixième fois consécutive, le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin était dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour la traditionnelle rencontre avec des membres du Gouvernement, ce mardi 6 juin. Les échanges ont porté sur la diplomatie économique avec, en toile de fond, un bilan d’étape de la mise en œuvre du programme d’action du Gouvernement.
Depuis son lancement, le 16 décembre 2016, le Programme d’action du Gouvernement (Pag) est mis en œuvre à travers différentes actions et structures. Plus de six mois après, des avancées ont été notées mais c’est surtout à travers une diplomatie économique très offensive que l’Exécutif compte mobiliser les plus de 9000 milliards F Cfa indispensables pour financer cet ambitieux programme de développement.
Abdoualye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Johannes Dagnon, Conseiller spécial du président de la République, étaient face aux membres du corps diplomatique et consulaire accrédités au Bénin et aux responsables des organismes internationaux, pour leur faire le point des actions menées à ce propos et surtout expliquer la stratégie mise en place pour la mobilisation des ressources. Ceci, dans le cadre du traditionnel briefing avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin et les responsables des organismes internationaux.
Le ministre Aurélien Agbénonci a rappelé à ses invités que « le Gouvernement est ambitieux sans être prétentieux ». Pour lui, l’Exécutif dans sa quête de financements pour la mise en œuvre de son programme d’action donne des signaux positifs en direction des partenaires à travers de nombreuses actions. Cela rejoint, à l’en croire, l’objectif de cette séance qui se propose d’informer ceux qui veulent des partenariats actifs. « Le Bénin veut garder ses amis actuels et conquérir de nouveaux amis », caricature le ministre pour expliquer l’offensive du président en direction de nombreux pays. « La diplomatie économique ne peut être bien appréciée que si l’on tient compte du passé », rappelle également le ministre pour qui, l’action du Gouvernement vise « à jeter les bases d’une économie attractive » et à donner corps au commerce intra-africain jusque-là négligé.
Attirer davantage d’investissements
Travailler pour attirer des investisseurs ! C’est l’un des leviers sur lesquels travaille le Gouvernement, a également soutenu le ministre des Affaires étrangères qui en a voulu pour preuve l’ouverture à cette date de trois bureaux commerciaux à Riyad, Shenzhen et Bruxelles.
Le choix du chef de l’Etat et de son Gouvernement à reposer prioritairement leurs actions sur le secteur privé est donc évident, ajoute ensuite le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Et pour y arriver, des structures ainsi qu’une équipe de mobilisation de ressources sont à pied d’œuvre, a-t-il rassuré. On vise donc la croissance, mais pas une croissance mirobolante qui laisse accroître la pauvreté, nuance Abdoulaye Bio Tchané. Le Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) logé à la présidence de la République est la cheville ouvrière de la mise en œuvre du Pag, expliquera son patron, Johannes Dagnon, à l’assistance. Il est en charge de la mise en œuvre et du suivi du programme, poursuit-il. Dans ce cadre, des outils sont mis en œuvre et seront renforcés au niveau de ce pôle de compétence. « Le Bai accompagne le Gouvernement, mobilise les ressources et veille à la bonne gouvernance des ressources », soutient-il. Même si de nombreuses difficultés sont rencontrées, « le Gouvernement sait où il va », assure Johannes Dagnon qui rappelle que de nombreuses actions sont initiées et engagées par son bureau pour relever le défi de l’amélioration du climat des affaires au Bénin et la mise en place des mécanismes d’accompagnement.
Au terme des présentations, des interrogations, apports et suggestions des invités ont permis aux deux parties d’aborder d’autres points. C’est ainsi que par exemple Siaka Coulibaly, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, a cherché à savoir le cadre d’intervention entre le Gouvernement et les partenaires techniques et financiers. D’autres préoccupations en lien avec la gouvernance du pays ont été aussi soulevées et les trois panélistes y ont apporté des éléments de réponse ¦

L’amélioration du décret n°2016-244 du 4 avril 2016 portant promotion professionnelle des enseignants du supérieur est au cœur d’un atelier dont les travaux sont lancés ce jour à Lokossa. Odile Athanasso, ministre en charge du secteur qui a effectué le déplacement, explique que le décret va subir une relecture technique devant générer des amendements pour le rendre plus applicable au contexte des enseignants du supérieur.
Le décret n°2016-244, dira-t-elle, a été pris dans des conditions exceptionnelles et n’a pas réussi à dissiper les confusions introduites par l’application aux enseignants du supérieur de l’arrêté n°809/Mtfp/Mef/Dc/Sgm/Dgrce du 22 novembre 2011 portant réglementation de la formation sans bourse des agents de l’Etat.
Le pouvoir est donné à l’atelier, pour non seulement proposer des correctifs à ses insuffisances et bien d’autres dysfonctionnements notés dans la gestion des carrières des enseignants du supérieur, mais aussi élaborer la communication qui introduira le nouveau projet de décret en Conseil des ministres. Aux côtés des collaborateurs du ministre Odile Attanasso, l’atelier regroupent des partenaires sociaux et des cadres des ministères en charge de la Fonction publique et des Finances. Les travaux vont prendre fin, vendredi 9 juin prochain.
Education 06 juin 2017

La présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD) a signé sa rentrée politique récemment de la plus singulière des manières.
Un an ! Même s’il n’est pas de sa nature de s’exprimer de façon tonitruante, elle qui n’a de cesse de dire que la réflexion doit précéder l’action, ça fait tout de même un an, depuis les dernières élections présidentielles, que Célestine Zanou ne s’est plus publiquement exprimée. Au point de soulever des interrogations, certes bienveillantes chez certains observateurs de la vie politique qui piaffent d’impatience de la voir s’exprimer. Ses sympathisants et autres ont vu leur diète prendre fin, sans tambour ni trompette, samedi 27 mai dernier, au détour d’une rencontre organisée par un creuset qui porte le label Célestine Zanou, à savoir les Ambasadeurs CZ’16.
Samedi dernier en effet, au Centre Aifa à Abomey-Calavi, lesdits Ambassadeurs CZ’16 ont organisé une rencontre-retrouvailles, un an après les élections présidentielles au cours desquelles ils se sont mobilisés pour porter l’étendard de la Dynamique du changement pour un Bénin debout (DCBD) et faire entendre leurs voix pendant le scrutin. Loin d’avoir été des retrouvailles pour festoyer, la DCBD qui a fait de la réflexion, de l’action prospective, le cément de son engagement politique, a, une fois encore, tenu sa réputation de mouvement politique ayant le sens des valeurs chevillé au corps.
La marque DCBD
A Aifa samedi dernier, il a été donc question de passer à la loupe la contribution de la Dynamique du changement pour un Bénin debout en une dizaine d’années d’intervention sur l’échiquier politique national. Ont été passés au peigne fin, son positionnement, ses initiatives, les motivations de ses prises de positions et de ses choix politiques, ses acquis…Une radioscopie au terme de laquelle, une réflexion prospective très nourrie a été faite pour qu’enfin la DCBD atteigne son but, jamais perdu de vue à en croire les différents témoignages, à savoir de conquérir le pouvoir. Mais non pas à n’importe quelle condition, non pas au prix d’une quelconque compromission qui ne serait, de toute façon, pas le bienvenu, insisteront les Ambassadeurs CZ’16. Lesquels ambassadeurs, ainsi que tous les sympathisants qui sont intervenus lors de la rencontre, n’ont pas manqué de saluer la force des idées prônées par Célestine zanou ainsi que son caractère bien trempé qui font la marque de la DCBD et sa différence dans l’arène politique.
En réponse aux témoignages élogieux, faisant notamment valoir comment la DCBD plus qu’une organisation politique est une école de patriotisme et de militantisme pour le service républicain, et citant Dale Carnegie, l’égérie de la DCBD dira que « La plupart des choses importantes dans le monde ont été accomplies par des personnes qui ont continué à essayer quand il semblait y avoir aucun espoir ». Un peu pour exhorter la troupe à ne pas renoncer à décrocher ce qui est considéré comme le Graal pour tout acteur politique : le pouvoir.
Dans cette perspective, indiquera-t-elle, «…l’heure de l’action réelle et palpable a sonné ; un corps à corps pour rappeler à chacun et à tous que notre idéal défendu, nous impose une approche qui tienne compte également de chacun ». Elle n’a pas non plus manqué de saluer l’initiative d’une souscription par les Ambassadeurs CZ’ qui a permis de tenir la rencontre d’Aifa : « A mots à peine couverts j’évoque ici l’idée d’une contribution volontaire qui pourtant est ce qu’il va falloir entretenir pour nous valoriser et surtout nous distinguer dans cet univers politique dont la particularité n’est pas ce que nous venons de réussir», soulignera-t-elle, non sans fierté.
La DCBD pose ainsi le jalon d’une démocratie participative, pratique valorisante inusitée au Bénin mais de plus en plus en vogue dans les démocraties établies, en tout cas, un « élan qui doit rentrer dans les mœurs pour devenir le remède au mal dont souffre le système partisan béninois », insistera Célestine Zanou.
Politique 06 juin 2017
En parfait état de santé, le président de la République vague normalement à ses activités [/caption]Le président de la République du Bénin va-t-il mal ? A-t-il voyagé précipitamment pour se rendre d’urgence aux soins ? Voilà autant de questions que se sont posées nombre de personnes à la lecture des informations ventilées il y a quelques jours au sujet de l’état de santé du président Patrice Talon. Informations selon lesquelles le premier des Béninois souffrirait « gravement », d’où l’urgence de son déplacement en dehors du territoire national pour des soins.
Mais il n’en est rien, a répondu ce mardi 6 juin, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au cours de sa traditionnelle rencontre avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin, le patron de la diplomatie béninoise, interpellé sur la question a répondu par la négative. « Le président de la République n’est pas parti précipitamment de Cotonou. Il n’est pas malade », a apaisé le ministre Aurélien Agbénonci. Il dira aussi son étonnement à propos de cette information selon laquelle des Béninois et des personnes vivant hors du territoire national se sont inquiétés et l’ont même interpellé. Puis, il s’offusque de cette « intoxication » qui « touche à l’état de santé d’une personne » alors qu’il n’en est rien. Selon ses explications, le chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations mais il ne s’agit nullement d’un voyage en lien avec sa santé. Et à Aurélien Agnénonci d'en appeler « à la retenue », dévoilant par la même occasion le calendrier chargé du président Patrice Talon depuis son retour d’une visite officielle en Inde.
Politique 06 juin 2017

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.
Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.