La Nation Bénin...
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La Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux du Bénin (Came) organise, demain vendredi 2 juin, une journée portes ouvertes dans ses trois agences régionales. En prélude à cet événement, la direction générale de la structure était face aux médias, ce mercredi 31 mai à Cotonou, pour présenter les objectifs de cette journée.
Les populations béninoises ont l’occasion d’en savoir davantage sur les missions assignées à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux du Bénin (Came) depuis sa création. Demain vendredi 2 juin, les trois agences régionales de la structure à Cotonou, Parakou et Natitingou ouvrent leurs portes au public.
Au cours de la conférence de presse qu’ils ont animée hier, en prélude à la journée, le directeur général de la Came, Kokou O. Afogbé, et son adjoint Alfred Dansou, ont expliqué les missions de leur structure avant d’attirer l’attention des uns et des autres sur le danger que constituent les médicaments vendus dans les rues.
En effet, suite à la décision du Gouvernement d’assainir le sous-secteur pharmaceutique à travers l’opération Pangea IX, la Came, selon Alfred Dansou, a pris des dispositions pour répondre à une demande de plus en plus accrue de produits médicaux. Il est important dans ce contexte et au regard de sa mission dans le secteur de la santé, explique-t-il, que la Centrale organise une journée portes ouvertes en vue de mieux faire connaître aux populations ses prestations. Elle a pour objectif de permettre à la Came, à travers la promotion de ses missions, de contribuer plus efficacement à l’amélioration de la disponibilité des produits médicaux dans les structures du Bénin. Cette journée, ajoute-t-il, permettra d’informer le public en général et les acteurs de la santé en particulier sur les missions de la Came dans le système sanitaire national.
Le directeur général adjoint informe que cette journée sera également l’occasion pour vulgariser les critères et modalités d’accès aux produits cédés par la Came et expliquer au public le système d’Assurance qualité des produits mis en place. La Came dispose de ce système qualité pour l’acquisition, la réception, le stockage, et la distribution des produits. Celui-ci est soutenu par un manuel-assurance qualité, conformément aux recommandations et aux principes de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).
A propos de cette assurance qualité des produits, le directeur général de la Came, Kokou O. Afogbé, a expliqué le rôle de chaque intervenant dans les quatre étapes du processus de fabrication des médicaments essentiels : au niveau du fabricant, les précautions à prendre avant que les produits ne soient au niveau de la Came pour la conservation ; de la Came aux distributeurs avant d’aller chez les consommateurs.
Kokou O. Afogbé affirme que le processus est bien suivi au niveau de chaque acteur pour que les produits à livrer aux populations soient des produits de bonne qualité. C’est ainsi qu’il a été créé au niveau de la Came, un département Assurance qualité géré, selon le directeur général, par un pharmacien de formation.
Missions
Dans le cadre des mesures d’accompagnement du Programme d’ajustement structurel (Pas), la Came a été créée en 1989 au profit des couches fragiles de la société et pour l’amélioration de la disponibilité des produits médicaux dans les formations sanitaires. Mais, elle a démarré ses activités en 1991 avant de voir ses statuts adoptés en 2010, statuts qui ont fait d’elle une association à but non lucratif.
La Came a pour missions d’approvisionner en médicaments essentiels et consommables médicaux, de céder les produits médicaux aux formations sanitaires à un coût social, d’assister le ministère de la Santé dans sa gestion des dons de produits pharmaceutiques, et d’acquérir, réceptionner, stocker et distribuer les produits. Elle assure également l’acquisition, la réception, le stockage et la distribution, conformément au contrat qui les lie, des produits médicaux pour le compte des programmes de santé et des partenaires techniques et financiers, en vue de la prise en charge des affections prioritaires.
Les trois agences régionales de la Came sont utilisées comme des pôles de distribution et approvisionnent à ce jour près de 1 000 formations sanitaires ainsi que des officines de pharmacies privées?

Le directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Armand Gansè, et le chargé de mission du chef de l’Etat, Denis da Conceiçao, ont échangé, ce mercredi 31 mai, avec les femmes de Dantokpa. La rencontre qui a eu lieu dans les locaux de ladite société vise à partager avec les vendeuses la vision du chef de l’Etat sur les marchés de Cotonou et environ.
Les marchés de Cotonou et d’Abomey-Calavi changeront bientôt de visage. Le chargé de mission du chef de l’Etat, Denis da Conceiçao et le directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Armand Gansè, ont annoncé cette nouvelle aux femmes de Dantokpa, hier.
Dans une dynamique d’explications et de dialogue, ils ont exposé aux principales bénéficiaires tout l’intérêt de la rénovation et de la reconstruction des marchés de la capitale économique et de la cité dortoir. Cette ambition, selon le chargé de mission du chef de l’Etat, répond au souci de modernisation desdits marchés. La nouvelle configuration offrira des espaces commerciaux plus attrayants et plus élégants. « Nous avons un président de la République qui nourrit beaucoup d’ambitions pour le Bénin. C’est un homme qui agit sans tambour ni trompette; son souci est de pouvoir rebâtir nos marchés à l’image de ceux de la sous-région », explique-t-il.
Les vendeuses seront les premières bénéficiaires de ces joyaux. A en croire le directeur général de la Sogéma, Armand Gansè, relativement à ce sujet, beaucoup d’intoxications ont alimenté les réseaux sociaux ces derniers jours. « Il fallait organiser cette rencontre pour expliquer aux femmes les bonnes intentions du chef de l’Etat », précise-t-il.
Pour sa part, Denis da Conceiçao apaise celles qui craignent de perdre leurs places dans les marchés à rénover. « Il ne s’agit pas de vous déguerpir, mais d’œuvrer à l’amélioration de vos conditions de vie », rassure-t-il. Une fois les marchés relookés, ils attireront plus de clientèle. « Les travaux préliminaires sont achevés et la phase pratique démarrera bientôt », annonce le directeur général de la Sogéma.
La modernisation des marchés de Cotonou et d’Abomey-Calavi figure en bonne place dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag). En dehors des marchés secondaires, 35 marchés principaux seront reconstruits et rénovés dans les prochains jours. « Selon la vision du président de la République, chaque arrondissement aura son marché », détaille son envoyé.
Déjà, les commerçantes semblent être enthousiasmées par la nouvelle. Après avoir salué l’initiative du président Patrice Talon, elles ont souhaité le démarrage effectif des travaux dans les meilleurs délais, car reconnaissent-elles, les marchés du Bénin ne répondent pas aux normes en la matière. « Il est très souhaitable de reconstruire Dantokpa, mais nous voulons croire au Gouvernement de la Rupture. Beaucoup de régimes nous ont entretenues plusieurs fois déjà sur le même sujet sans honorer leurs promesses », rappelle Mouyinatou Ahounou, déléguée dans le secteur quincaillerie et pièces détachées. La reconstruction du marché passe aussi par sa réorganisation et son agrandissement, insiste-t-elle. Les vendeuses tiennent également à la réfection des voies d’accès au marché et à la prise en compte des situations des femmes d’Adjégounlè et de celles qui sont victimes de l’opération de libération des espaces publics.
Leurs doléances n’ont pas tardé à trouver de réponses. « Il y a des raisons de faire confiance au président de la République. Il se bat avec son Gouvernement et sa femme pour améliorer vos rapports aux activités économiques et au bien-être de vos familles », soutient Denis da Conceiçao. Pour finir, il affirme que chaque femme a un rôle à jouer dans le travail de reconstruction du pays, amorcé par le régime du Nouveau départ.

Au total, 224 995 candidats affronteront dès le lundi 12 juin prochain, l’examen pour l’obtention du brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le plus jeune a 10 ans et le plus âgé, 54. Ces statistiques ont été révélées ce mardi 30 mai, par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, qui a reçu la visite de son ministre de tutelle venu s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs.
A/R Ouémé-Plateau
La direction des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire est prête pour l’organisation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2017. Lucien Kokou, ministre de tutelle est allé faire le constat dans l’après-midi de ce mardi 30 mai, à la Dec à Porto-Novo.
Selon le directeur des Examens et Concours, Mahougnon Kakpo, ils sont au total 224 995 candidats dont 57,05 % de garçons et 42,95% de filles qui affronteront cette année cet examen sur l’ensemble du territoire national. Cet effectif est en accroissement de 12,35 % par rapport à celui de 2016. Le candidat le plus jeune a 10 ans et le plus âgé à 54 ans, révèle Mahougnon Kakpo. Les candidats sont répartis dans 296 centres d’examen dont 31 nouveaux créés cette année.
La particularité cette année, souligne le directeur des Examens et Concours, est que l’examen se déroule dans douze départements contrairement à 2016 où c’était six. Ce qui appelle à davantage de travail de la part de la direction. Mahougnon Kakpo invite les candidats à la tranquillité. L’examen se passera bien d’autant qu’il a été très bien organisé, rassure-t-il.
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a abondé dans le même sens. Pour Lucien Kokou, il n’est pas question pour les candidats de s’affoler. Le Bepc est un examen et non un concours. L’élève qui a un niveau moyen doit pouvoir s’en sortir, rassure-t-il. Il souligne que la question liée au coefficient de certaines matières qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, est déjà réglée et les candidats savent à quoi s’en tenir. Il conseille aux candidats de commencer par se coucher tôt pour gagner en énergie afin de mieux affronter la composition qui démarre le 12 juin prochain. Ils doivent poursuivre les révisions tout en se donnant quelque temps de distraction, insiste le ministre.
Il rappelle que l’obtention du Bepc conditionne désormais le passage en classe de seconde en plus de la moyenne de classe. Il invite dès lors les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes pour décrocher ce diplôme qui ouvre la porte du second cycle de l’enseignement secondaire. Lucien Kokou informe à cet effet qu’un comité d’orientation est en cours d’installation sur l’ensemble du territoire national. Lequel comité aura pour mission d’aider les candidats admis en classe de seconde à faire des choix convenables des séries suivant leurs aptitudes et les métiers qu’ils entendent embrasser plus tard. Cette mesure du Gouvernement vise à réduire un tant soit peu le taux d’échec scolaire au second cycle surtout au baccalauréat à cause de la mauvaise orientation de certains élèves après leur admission au Bepc?

Le Patronat des établissements privés d’enseignement supérieur (Pépes) et l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur (Adépes) réaffirment leur opposition à l’organisation des examens nationaux pour l’obtention de la licence et du master pour les étudiants des universités privées. C’est à la faveur d’une conférence de presse organisée, ce mardi 30 mai à Cotonou, pour expliquer les raisons de leur refus aux parents d’étudiants.
Le Patronat des établissements privés d’enseignement supérieur (Pépes) et l’Association des établissements privés d’enseignement supérieur (Adépes) ne décolèrent pas au sujet des examens nationaux de licence et de master auxquels doivent se soumettre leurs étudiants. Ils ont réaffirmé leur opposition à l’organisation de ces examens et exposé les motifs qui sous-tendent leur position aux parents d’étudiants, ce mardi 30 mai à Cotonou.
Selon le président de l’Adépes, Alain Capo-Chichi, l’opposition à ladite réforme est gage d’un avenir meilleur pour les apprenants. A ses dires, l’architecture des études supérieures se fonde principalement sur trois grades universitaires. Il s’agit de la licence équivalent du baccalauréat plus trois années de formation dans le supérieur ou 180 crédits validés ; du master qui équivaut à baccalauréat plus cinq ans à l’université ou 300 crédits validés et enfin du Doctorat, soit le baccalauréat plus huit ans dans l’enseignement supérieur ou 480 crédits validés. Le président renchérit que la période de formation se découpe en semestres de 30 crédits. Ce système de crédits, fait-il savoir, en respect du point 4 de l’article 2 de la directive n°03/2007/CM/UEMOA portant adoption du système Licence, master, doctorat (Lmd) dans les universités et établissements d’enseignement supérieur au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) est capitalisable et transférable d’une institution d’enseignement supérieur à une autre sur l’étendue du territoire de l’Union.
Une vieille proposition
Pour lui, l’organisation des examens nationaux de licence et de master constitue un blocage pour les étudiants dans la poursuite de leur formation hors du pays.
Alain Capo-Chichi soutient que la décision gouvernementale d’organiser coûte que coûte les examens nationaux est contraire aux dispositions de l’article 1 du décret n° 2010-272 du 11 juin 2010 portant adoption du système Licence, master, doctorat (Lmd) dans l’enseignement supérieur en République du Bénin. Après avoir évoqué le contenu de l’article 2 de ce même décret, le président de l’Adépes, a estimé que cette réforme des examens nationaux en licence et en master au profit des étudiants, en particulier ceux des établissements d’enseignement supérieur du privé, est surannée. Cette réforme, a-t-il précisé, est une proposition qui date de l’année 2008, une période où le Bénin n’était pas encore dans le système Lmd, a-t-il laissé entendre. Alain Capo-Chichi s’étonne et en appelle à la responsabilité du ministre en charge de l’Enseignement supérieur qui, à l’en croire, a été induit en erreur certainement par les cadres de son département.
Le président du Patronat des établissements privés d’Enseignement supérieur (Pépes), Marcellin Zannou, dit « ne pas parvenir à s’expliquer le silence de l’autorité de tutelle après toutes les démarches entreprises par les structures faîtières pour lui faire part de la gravité d’organiser des examens nationaux de licence et de master au profit des étudiants du privé ». Selon lui, cet acte du ministre de l’Enseignement supérieur n’est pas favorable à l’amélioration du système éducatif supérieur au Bénin. La création de l’Agence nationale d’assurance de la qualité, un vœu du président de la République Patrice Talon, est pour Marcellin Zannou la solution adéquate pour mettre fin aux désordres dans l’enseignement supérieur au Bénin. Le président du Pépes souligne que l’abandon des « pratiques peu recommandables » de certains cadres est l’autre moyen pour endiguer le mal dont souffre l’enseignement supérieur béninois. A cet effet, il évoque la méchanceté humaine dont il est victime depuis le début de ce combat. Il en veut pour preuve le cas du supposé faux diplômé délivré par son établissement et relayé dans la presse lundi 29 mai dernier. « Pourtant, nous ne menons pas ce combat pour notre bonheur mais pour l’avenir des enfants dont nous avons la charge », a-t-il lancé aux parents d’étudiants. Critiquant une fois de plus la réforme, Marcellin Zannou a relevé que, dans un contexte de mondialisation, se soustraire des normes référentielles de l’Uemoa et du Cames serait suicidaire pour les étudiants. Toutefois, il a rassuré les parents d’étudiants de la qualité des formations dispensées par les 52 établissements d’enseignement supérieur en règle par rapport à l’habilitation. Il a sollicité leur accompagnement dans cette lutte pour ne pas compromettre les chances et surtout l’avenir de leurs enfants. Enfin, il a promis des actions allant dans le sens du dialogue pour faire comprendre à la ministre en charge de l’Enseignement supérieur « le drame » derrière la réforme des examens nationaux?

Un homme s’est tiré une balle en pleine poitrine après avoir abattu de sang-froid son épouse dimanche 28 mai dernier dans le village de Donga dans l’arrondissement de Bariénou.
Moïse Esaïe tel que le nomme Abdoulaye Zoumarou, chef du village de Donga, est allé voir sa femme Awa qui s’est retranchée au domicile de son vieil oncle, à la suite d’une mésentente conjugale. Croyant qu’il a entrepris les démarches pour ramener son épouse dans leur foyer, l’entourage a jugé sa décision sage et l’a laissé échanger avec cette dernière sans soupçonner la moindre animosité à l’égard de sa conjointe. Mais mal lui en a pris quand il s’est retiré après quelques minutes d’échanges pour dégainer une arme qu’il avait sans doute cachée pour tirer à bout portant sur Awa qui s’écroule, atteinte au cou. Aussitôt le forfait commis, il retourne l’arme contre lui-même et se tire une balle en pleine poitrine et meurt sur le champ à cinq mètres du corps gisant au sol de son épouse. Cette dernière conduite dans un centre de santé à Anour, à quelques kilomètres de là, décède des suites de sa blessure.
Agé d’une quarantaine d’années, le forcené jouirait de toutes ses facultés mentales et passe pour un homme sans histoire. Il prêcherait même la bonne nouvelle au sein d’une église évangéliste de la localité. Séparé de sa première femme avec qui il a eu des enfants, il s’est remarié à Awa et menait à ses côtés une vie paisible jusqu’à ce qu’un grabuge ne la contraigne à quitter le domicile conjugal.
La brigade territoriale de Djougou alertée par Sabouya Oméga, chef de l’arrondissement de Bariénou, a fait les constats d’usage. Mais jusque-là le mobile de ce drame reste inconnu même si tout porte à croire à un acte prémédité et lié à un probable refus de l’épouse à regagner le domicile conjugal¦
Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

L’armée du royaume du Danxomè s’est illustrée avec les amazones, élite militaire féminine créée par la reine Hanan. Mais les rois et chefs de guerre du royaume avaient aussi eu le génie de créer des abris souterrains, pour échapper aux envahisseurs, mais aussi pour les surprendre à leur passage. Ces dispositifs sont restés, plusieurs siècles durant, inconnus du public.
La découverte du village souterrain d'Agongointo est le fruit d’un pur hasard et non pas le résultat de recherches archéologiques.
Le site a été découvert, lors de la construction de la route Abomey-Bohicon-Kétou-Ilara (Aboki), par une société danoise lorsque l’un des bulldozers du chantier a décapé la partie supérieure de l’une des pièces. Les Danois ont constaté que cette pièce menait vers des chambres à coucher.
C’est ainsi qu’ont démarré des recherches pour mieux comprendre de quoi il s’agissait. Les Danois ont alors décidé d’entreprendre des recherches et ont envoyé au Bénin une équipe de chercheurs qui a travaillé avec des archéologues de l’Université d’Abomey-
Calavi dans le cadre de la mission Bénino-danoise d’archéologie (Bédarch).
Il s’est avéré que ces abris souterrains étaient utilisés par les guerriers d’Abomey pour se cacher lorsqu’il y avait des menaces d’invasion de l'ennemi.
Le village souterrain d’Agongointo, ce sont plus de mille six cents (1600) abris souterrains creusés par des hommes et appelés en langue locale fon « Ahouando », ce qui veut dire en langue locale fon : « Ahouan founto sin do », c'est-à-dire l’abri souterrain du guerrier.
Selon Armiyaou Soglo, guide touristique du village souterrain, ces abris étaient utilisés par les guerriers du Danxomè qui, ne disposant pas de l’armement nécessaire pour affronter l’envahisseur, se cachaient pour le laisser passer avant de le surprendre.
Il explique que la vie dans ces abris est très bien pensée. Les entrées sont de petits trous circulaires d’un mètre de diamètre dissimulés dans une grande végétation. Pour empêcher l’entrée des animaux, les occupants plantaient, tout autour des entrées, des plantes répulsives et épineuses. Ce dispoositif est également une stratégie pour obliger l’envahisseur à contourner l'abri. Il n’y a pas d’escalier, mais des emmarchements.
Et comme il n’y avait pas de trous d’aération en dehors des entrées couvertes par la végétation, le phénomène de la photosynthèse leur permettait de tenir. Les occupants ne prenaient pas le risque d'y faire du feu au risque de se faire repérer. Leur alimentation est faite de céréales grillées dans les villages alentours pour alléger le poids et surtout pour une meilleure conservation.
Ingéniosité
Les recherches ont permis de savoir qu’il n’y avait pas de vie continue dans ces abris qui n’étaient d'ailleurs utilisés que lors des menaces majeures. Auquel cas, le roi sonne la mobilisation des guerriers qui vivent habillement dans les villages.
La profondeur des abris varie entre 3,50 mètres et 7,50 mètres. Construits selon certaines techniques spécifiques, ces abris n’étaient pas faciles d'accès. Au départ, on utilise des encoches et au-delà de deux mètres, vous vous laissez tomber et cela permet de lancer l’alerte. Ceux qui sont à l’intérieur se rendent compte de l’arrivée de nouvelles personnes. Si vous y accédez par hasard, on vous tue pour ne pas vous laisser le temps d’aller raconter votre aventure. A l’intérieur, des garde-manger sont creusés sur les parois et de petites poteries contenant des mèches de coton servaient de lampes.
« L’ouvrage est la preuve de l’ingéniosité et des capacités constructives de l’homme africain depuis des siècles. Pour construire ces abris, les concepteurs ont tenu compte de certaines techniques, notamment dans le domaine de la géologie, qui leur permettaient de maîtriser des sols durs et compacts, composés de fer et d’argile, donc de l’argile ferralitique. Il faut aussi maîtriser la géométrie, car l’entrée des abris est sous forme circulaire et l’intérieur est séparé en compartiments», nous renseigne Armiyaou Soglo.
La troisième technique qui a été maîtrisée est la répartition des charges. Ils ont adopté une forme de voûte et au lieu que les charges atteignent les assises, elles sont réparties. Les maisons sont sans fer ni ciment. Pourtant, elles ont résisté aux intempéries et usures pendant des siècles.
Aussi, un soin particulier est-il mis pour l'insonorisation, de sorte que les conversations de l'intérieur ne parvenaient pas dehors. L’hydraulique a été également maîtrisée, puisqu’il y a de l’eau dans les chambres secondaires. L’eau de ruissèlement est conduite par des palettes pour aller dans les compartiments pour permettre d’avoir de l’eau de consommation comportant un ajout de fer. Comme il n’y avait pas d’électricité au XVIe siècle, les abris sont construits de façon à recevoir la lumière du soleil.
Le site est transformé aujourd’hui en un musée qui allie histoire et culte vaudou. Il abrite également un jardin botanique qui renseigne beaucoup sur la préservation de l’environnement et des espèces et plantes de toutes sortes.
Ce site est resté un lieu du culte vaudou. On y trouve plusieurs autels utilisés comme celui du « Dan » (divinité de la prospérité) concrétisé par un arbre. On trouve un temple Tohossou où certaines familles viennent périodiquement y accomplir des rituels. Il y a une salle d’exposition qui fait la synthèse de ce qui a été retrouvé lors des fouilles effectuées par l’équipe d’archéologues.
Le village souterrain d’Agongointo grâce à ses contenus riches d’histoire, de culture, et de croyances est aujourd'hui un important site de tourisme ?

Le hameau de Dagnon dans le village de Potokoui dans l’arrondissement de Bariénou a vécu un drame des plus insolites, lundi 29 mai dernier.
En tentant de s’introduire dans la hutte d’une femme mariée, un Peulh s’est fait charcuter. Le drame qui s’est produit aux environs de 20 h n’aura aucunement affecté la petite communauté de Peulhs qui considère cet acte comme une légitime riposte. L’homme qui convoiterait une femme d’autrui, selon les témoignages, serait entré dans la cabane du couple au moment de la prière. L’époux qui priait a été alerté par les cris des enfants qui ont pu remarquer dans la pénombre la silhouette de l’intrus. Ce dernier affolé a pris ses jambes au cou. S’en suit une course entre lui et ses poursuivants armés de gourdins et de machettes. Rattrapé par la foule, il succombera aux coups et blessures, confirme Sabouya Oméga, chef de l’arrondissement de Bariénou, très affecté par cet acte de violence¦
Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga
Société 31 mai 2017

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a finalement déclaré recevable la naissance du groupe parlementaire « La voix du peuple » présidé par Issa Salifou alias Saley.
Le député Issa Salifou alias Saley a réussi à sauver, ce lundi 29 mai, son groupe parlementaire « La voix du peuple» qu’il tente de créer depuis le mardi 23 mai dernier. Cette création a été possible suite à la clarification de la position jusque-là instable de son collègue Ahmed Tidjani Obo Affo, membre de ce groupe, qui faisait des va-et-vient entre ses ancien et nouveau groupes parlementaires « Nation et développement» et « La voix du peuple ». La dernière lettre de démission de l’intéressé, en date du vendredi 26 mai dernier, du groupe « Nation et développement » que préside Rosine Vieyra Soglo a été déclarée recevable, ce lundi 29 mai, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. La déclaration de constitution de ce groupe parlementaire peut être dès lors à nouveau lue suite à l’invalidation de ce groupe en conséquence du retrait du député de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) juste après sa première création le mardi 23 mai dernier.
La lecture de la déclaration a été faite ce lundi 29 mai par le député Mohamed Atao Hinnouho. Mais le texte a été légèrement modifié par rapport à la déclaration de 23 mai dernier. Le député a dénoncé le régime du président de la République, Patrice Talon. Selon lui, le taux de chômage a évolué de façon galopante, la sécurité alimentaire a pris un grand coup et le panier de la ménagère est quasiment vide. Le groupe parlementaire se réjouit du rejet de la prise en considération du projet de révision de la Constitution par 23 députés. «Nous, signataires de la présente déclaration, réunis au sein du groupe parlementaire ''La voix du peuple'' sommes certains que ce vote, loin d’avoir apporté une satisfaction aux besoins les plus pressants de la population, a apporté indubitablement sa part de consolidation de la paix sociale et à l’apaisement des différentes tensions enregistrées ça et là », souligne Mohamed Atao Hinnouho. Les neuf députés membres du groupe parlementaire dont Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Nourénou Atchadé, Ahmed Tidjani Obo Affo, Simplice Codjo Dossou y compris les deux autres cités supra, sont déterminés à poursuivre le combat législatif « non pas pour assouvir les aspirations d’un clan ou d’un groupe d’intérêt particulier, mais plutôt pour exprimer la volonté du peuple dont nous tirons la légitimité de notre mandat ». Le groupe parlementaire « La voix du peuple » se réserve le droit de soutenir « toute initiative allant dans l’intérêt du peuple et de dénoncer celle tendant à la restriction des libertés, la remise en cause des acquis démocratiques et tendant à favoriser les abus du pouvoir, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme et la confiscation du pouvoir »¦
Le groupe parlementaire de Rosine Vieyra Soglo dissout
L’honorable Rosine Vieyra Soglo a perdu depuis ce lundi 29 mai, son statut de président de groupe parlementaire « Nation et développement ». Son groupe a été dissout suite à la démission du député Ahmed Tidjani Obo Affo au profit du nouveau groupe parlementaire « La voix du peuple » créé hier et présidé par Issa Salifou alias Saley. Le groupe « Nation et développement » est désormais réduit à huit membres alors que le Règlement intérieur exige au moins neuf députés. La dame de fer de la Renaissance du Bénin (Rb) est désormais sans groupe. Rosine Vieyra Soglo rejoint ainsi la liste de ses autres collègues présidents de groupes parlementaires Barthélémy Kassa, André Okounlola et Mathurin Nago ayant déjà perdu leurs fauteuils.
A l’heure actuelle, l’Assemblée nationale compte cinq groupes parlementaires. Il y a celui du Parti du renouveau démocratique (Prd) d’Augustin Ahouanvoèbla, «Bénin uni et solidaire (Bus)» de Bonaventure Aké Natondé, « Peuple d’abord » de Garba Yaya, de l’Union fait la Nation présidé par Antoine Kolawolé Idji et « La voix du peuple » de Issa Salifou¦
Th. C. N.
Politique 30 mai 2017

Le site éco-touristique de la forêt classée de Pahou dans la commune de Ouidah constitue un parcours régénérateur. Entretenu par les agents de la direction générale des Eaux, Forêts et Chasses, son utilité a été encore réaffirmée, lundi 22 mai dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité au Bénin.
La diversité des espèces dans la nature contribue à l’équilibre de l’écosystème et favorise la vie. Une randonnée au cœur du site éco-touristique de Pahou dans la commune de Ouidah montre toute l’importance de la biodiversité.
« Nos grands parents et leurs géniteurs tiraient tout de la forêt. Cette culture existe encore de nos jours… », affirme l’adjudant-chef Josué Kpétéré des Eaux, Forêts et Chasses, qui nous introduit dans la forêt classée de Pahou. Pour la randonnée, deux différents circuits sont prévus. Le plus court qui prend une demi-heure environ est réservé aux enfants et aux jeunes, tandis que l’autre plus long que les plus âgés empruntent, prend presque deux heures. C’est à ce périple que les officiels et autres curieux ont été soumis, lundi 22 mai dernier, lors de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité au Bénin. Un site riche en énergie et qui regorge de différentes espèces notamment les arbres de tailles variables et de lianes qui ont besoin de lumière pour opérer la photosynthèse. D’où la nécessaire présence de tranchées utiles tracées à cette fin.
Pour ce qui est de la photosynthèse, elle révèle chez les plantes vertes et certaines bactéries, le processus de fabrication de matière organique à partir de l’eau et du dioxyde de carbone de l’atmosphère, utilisant la lumière solaire comme source d’énergie et qui produit un dégagement d’oxygène (par opposition à la chimiosynthèse).
Sur le parcours, croît l’espèce dénommée antiaristoxitaria. C’est à elle, selon l’adjudant-chef, que les scientifiques ont emprunté la faculté de résistance à l’air dans le cadre de la fabrication des trains à grande vitesse (Tgv) pour affronter les longs voyages. Ce qu’on appelle bio-mimétisme, précise l’adjudant-chef. Il s’agit d’une démarche d’innovation durable qui consiste à transférer et à adapter à l’espèce humaine les solutions déjà élaborées par la nature (flore et faune).
En matière de transfert, les oiseaux sont des ouvriers ou de potentiels acteurs. Ils ingèrent des fruits qu’ils éjectent par leurs fientes, se posant d’arbre en arbre. On assiste au transport de graines ingérées qui éjectées, poussent. Certaines espèces migrent par ce biais d’une région à une autre, d’où leur présence à certains endroits où ils ne sont pas censés se retrouver.
Autres curiosités
De même, il est curieux de voir le palétuvier qui se développe généralement dans un écosystème marin ou salé donc au bord de la mer, en pleine forêt. Ce qui fait dire à l’adjudant-chef que cette espèce « pousse avec des racines aériennes pour s’adapter au nouvel écosystème ». L’autre explication est que par suite d’inondation, la salinité et d’autres phénomènes biologiques ont permis à certaines espèces de pousser ailleurs.
On découvre les ignames sauvages non comestibles qui entourent leurs tubercules de protection. Elles sont utiles sur le plan médicinal, car elles permettent de disposer des corticoïdes utilisés en médecine.
Tout se renouvelle dans la nature, explique notre guide qui évoque les lâchers qui ont été prévus pour aider au repeuplement de certaines espèces qui tendent à disparaître. Des varans ont été lâchés en pleine forêt et d’autres au bord du lac Toho. Sur le parcours, des caméléons ont été aussi lâchés dans la zone où prolifèrent les insectes. Il y avait également des singes.
« La nature n’a pas de prix. La valeur monétaire de la nature en particulier les biens et services qu’elle nous offre, comme l’eau, la nourriture, l’énergie et l’air pur est énorme », soutient Yantibossi Kiansi, directeur de cabinet du ministère en charge du Tourisme, qui a participé à la randonnée. Pour lui, certains estiment cette valeur à plusieurs fois le total du produit intérieur brut mondial.
« Les bienfaits des écosystèmes qui contiennent la diversité biologique sont très largement répandus », révèle le directeur de cabinet, car ils recueillent et conservent l’eau, stabilisent les sols, favorisent la diversité génétique et constituent un puissant facteur de régulation du climat et des gaz à effet de serre.
Des bénéfices que procure l’espace éco-touristique de Pahou et qu’il faut dupliquer, préconise Séverin K. N’Sia, directeur général des Eaux, Forêts et Chasses¦

Le Parti ‘’Restaurer l’espoir’’ organise, le samedi 3 juin prochain, son troisième congrès ordinaire. Dans ce cadre, son secrétaire général, le député Guy Mitokpè, a animé une conférence de presse, ce lundi 29 mai au siège du parti à Cotonou, pour annoncer les couleurs de l’évènement.
« Crédibilité politique et confiance publique : s’engager pour l’intérêt général ». C’est le thème qui sera au cœur du troisième congrès ordinaire du parti ‘’Restaurer l’espoir’’, présidé par l’ancien ministre de la Défense, Candide Azannaï. En prélude à l’évènement qui aura lieu le samedi 3 juin prochain, le secrétaire général du parti, le député Guy Mitokpè a animé une conférence de presse hier pour informer la presse sur le niveau des préparatifs et les mobiles de la tenue desdites assises. Expliquant la pertinence du thème, le conférencier souligne que son parti est « dans une dynamique de l’évolution, et qu’il doit aller de l’avant ». Ce thème, selon lui, est en adéquation avec la réalité politique actuelle du pays et celle du parti. A l’en croire, la tenue de ce 3e congrès ordinaire sera riche en couleur, car toutes les dispositions sont prises pour son bon déroulement.
Au menu du congrès, annonce Guy Mitokpè, le renouvellement des instances du parti, la définition de l’orientation politique générale du parti, de même que les modifications à apporter à ses statuts et règlement. Les assises seront également consacrées à la présentation du bilan moral et financier du bureau exécutif national, au programme d’action du nouveau bureau pour le prochain quinquennat. La rencontre du samedi prochain qui attend plus de mille délégués et invités sera l’occasion pour expliquer aux participants, les raisons du changement du logo du parti et apporter des détails sur le choix du nouveau logo. « L’ancien logo a plus de dix ans déjà. Il faut aujourd’hui un logo plus évocateur », précise Guy Mitokpè.