La Nation Bénin...
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Rosine Soglo brise enfin le silence à propos de la crise qui secoue son parti politique. Elle apporte son soutien au président de la Renaissance du Bénin récemment destitué de la présidence et exclu du parti par un groupe de dissidents. C’était à la faveur d’une conférence de presse qu’elle a animée, ce lundi 29 mai au siège du parti à Cotonou.
« Léhady Soglo continue d’être le président du parti de la Renaissance du Bénin (Rb), nous irons bientôt au congrès et si la majorité décide qu’il ne sera plus président, on en prendra acte ». Ce sont les propos de Rosine Soglo, fondatrice et ancienne présidente de la Rb à l’occasion d’une conférence de presse qu’elle a animée ce lundi 29 mai pour se prononcer sur la crise politique qui secoue son parti. Visiblement remontée contre les dissidents, Rosine Soglo a pris clairement position pour le président destitué qu’elle dit soutenir jusqu’au prochain congrès. Elle lance aux dissidents : « S’ils sont conséquents envers eux-mêmes, ils n’ont qu’à s’en aller. Ils n’ont qu’à créer leur propre parti, je vais leur donner ma bénédiction, mais tant que je serai là, ils ne peuvent pas me chasser de mon parti ». Ces propos sont régulièrement entrecoupés par des applaudissements nourris des militants venus nombreux écouter la déclaration de celle qu’ils appellent affectueusement ‘’Mémé’’.
La doyenne d’âge des députés à l’Assemblée nationale s’est également prononcée par rapport à la proposition faite dans les médias par les dissidents selon laquelle, ils seraient prêts à revoir leur position si éventuellement l’ancien président de la République Nicéphore Soglo acceptait reprendre la direction du parti la Renaissance du Bénin. Selon elle, cette proposition n’est pas recevable car elle vise à opposer les Soglo. « A votre place de père, demande-t-elle aux militants, vous pouvez accepter humilier votre fils en lui arrachant la direction du parti ? ». Spontanément, les militants ont répondu non, avant de lancer des slogans « Houézèhouè ! » et soutenir que Léhady Soglo reste le président de la Rb jusqu’au prochain congrès.
Mais Rosine Soglo ne ferme pas totalement la porte au dialogue. Elle affirme que cela peut se faire si les dissidents manifestent le désir de le faire, en respectant un certain nombre de conditions qui sont préalables à des discussions. « Nous pouvons discuter et trouver un consensus si les dissidents viennent me voir pour poser leurs problèmes, et non m’envoyer une lettre comminatoire comme ils l’ont fait à l’endroit de l’ancien président Nicéphore Soglo », soutient-elle. Elle se dit scandalisée par l’attitude des dissidents qui, selon elle, ont manqué de respect à l’ancien couple présidentiel. « Je pensais que s’il y a un problème, ils vont venir nous voir pour qu’on essaie d’échanger et pouvoir réconcilier les deux parties », regrette-t-elle. Ce qui la chagrine le plus, d’après sa déclaration, c’est le fait que ce soient « les proches de toujours qui agissent pour déstabiliser la Rb ». Elle pense que cette crise politique n’est pas le fruit du hasard.
Selon sa déclaration, c’est l’argent qu’il qualifie de « fumier du diable » qui est à l’origine des remous qui secouent son parti. « Mais c’est triste qu’on n’en arrive là aujourd’hui », regrette-t-elle. En pensant à son âge (83 ans), elle explique qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à passer aux côtés des militants et leur demande de soutenir Léhady Soglo dans ses fonctions de président de la Rb. « Je dois bientôt partir, je vous laisse mes enfants, je vous demande de les soutenir afin que votre parti la Rb puisse aller de l’avant », affirme-t-elle. « Je vous demande d’avoir confiance en votre parti la Renaissance du Bénin, poursuit-elle, ce n’est plus le mien moi je partirai bientôt.»
Consciente que ce sont les petits gestes et propos qui restent toujours dans la tête des électeurs, la doyenne d’âge des députés a terminé son intervention par : «Je vais dire simplement une chose, que Léhady Soglo continue à être le président de la Rb». Une phrase que les militants ont saluée longuement avec des applaudissements mélangés de slogans de victoire. La fin de la crise n’est donc pas pour demain, et chacun attend maintenant la réaction des dissidents.

L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) en partenariat avec l’Institut des artisans de justice et de la paix (Iajp/Co) et la Fondation Konrad Adenauer a organisé, vendredi dernier à Cotonou, un atelier de réflexion et de formation sur le thème « La jeunesse au travail ».
La jeunesse, fer de lance de la société, et la lutte contre le chômage étaient au cœur de la deuxième édition de l’atelier annuel de réflexion et de formation organisée par l’Uac et ses partenaires, vendredi 26 mai dernier à Cotonou.
La rencontre, selon le directeur de l’Institut des artisans de justice et de la paix (Iaip/Co), Abbé Colbert Goudjinou, se veut une occasion de réveiller l’amour de la patrie, la foi en la jeunesse comme capacité d’engagement au travail, explorer les mécanismes et passerelle entre vie estudiantine et vie professionnelle chez nous au Benin. A cet effet, deux communications et un panel portant sur le thème "La jeunesse au travail" ont meublé les discussions.
Le directeur de l’Iajp/Co affirme que « Le travail demeure pour la jeunesse un atout pour prendre en charge les problématiques de la vie sociale. L’université étant le creuset où l’on éduque et forme aux compétences multiformes, elle demeure la cité ouverte à l’univers. Les difficultés inhérentes à la vie sociopolitique sont autant de défis que l’université doit aider à appréhender et chercher à résoudre ».
Pour le vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz, « Beaucoup de jeunes sortent des universités sans perspectives. Voilà pourquoi il est important que nous nous donnions la peine de réfléchir sur cette préoccupation parce que le travail est un pan important des conditions à remplir pour un développement ». Faisant l’état des lieux, il ajoute que le tissu industriel actuel n’est pas en mesure d’offrir les opportunités de travail à tous les jeunes. De même, relève-t-il, la fonction publique n’est plus capable de recruter tous les étudiants qui sortent des universités. « Il est donc important de donner aux apprenants les outils qui pourront leur permettre de créer des entreprises, de s’auto-employer et d’offrir par ce biais l’opportunité à d’autres jeunes de pouvoir contribuer au développement de notre pays », suggère le vice-recteur Maxime da Cruz. Car, soutient-il, « une jeunesse sans emploi ni perspective est plus dangereuse que le terrorisme. »
La première communication a fait l’état des lieux et les défis des jeunes face à l’expérience de la vie de travail au Bénin. Le communicateur Charlemagne d’Almeida a indiqué que les différentes études sur la question révèlent que le Bénin n’a pas un problème de chômage mais de sous-emploi. L’adéquation entre la formation et l’emploi constitue le problème majeur à résoudre, assure-t-il. Il note également que parfois les jeunes n’ont pas les compétences pour rédiger les demandes de financement ; ce qui ne leur permet pas d’avoir des ressources pour concrétiser leurs projets. Il a invité les jeunes à revoir leur style vestimentaire et leur langage qui constituent des paramètres qui renseignent sur la personnalité.
Pour sa part, l’entrepreneur Valentin Agon a partagé son expérience avec les étudiants et personnalités présents. Il a critiqué le système éducatif actuel qui, selon lui, ne sert pas de lieu d’explosion des potentialités. Il a appelé les jeunes à avoir l’esprit d’ouverture, de créativité et un sens élevé d’adaptation. « Avoir leur propre identité ». La jeunesse au travail a besoin de compatir aux nécessités de son pays de sorte que la compassion se traduise en engagement à des recherches de solutions durables.
Mais l’espoir est permis. Selon l’abbé Colbert Goudjinou, des mécanismes existent et ont besoin d’être mis en place de sorte qu’il soit possible à des jeunes de penser et de travailler à la création de nouvelles opportunités.

Les populations de Natitingou, de Boukombé et leurs voisins des localités du Togo nourrissent, depuis vendredi 26 mai dernier, l’espoir de voir l’une des voies les plus impraticables du pays aménagée et bitumée. Le calvaire tant décrié sur l’axe Natitingou-Boukombé connaîtra son terme au bout de trente mois de travaux lancés officiellement par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey.
La route Natitingou-Boukombé-Korontière sera une réalité d’ici trente mois, a laissé entendre Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, vendredi dernier au lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage dans la Cité des tatas. D’un coût global de 69 309 917 667 F Cfa, cette route longue de 60 km sera constituée d’une chaussée revêtue de 7,20 m de largueur et composée de deux voies de 3 mètres chacune. Un ouvrage qui va mettre fin aux peines des usagers contraints à l’extrême prudence sur la voie.
« Aménager et bitumer la route Natitingou-Boukombé-Korontière a toujours été proposé, promis avec insistance mais jamais réalisé. Les hommes politiques qui se sont succédé depuis le renouveau démocratique surtout, en ont fait leur appât auprès des populations pour se faire pleines les urnes lors des différentes élections qui s’organisaient », s’est rappelé le maire Richard Yatté Nambime, avant de dire toute sa satisfaction devant cet acte qu’il considère comme celui de développement pour désenclaver une localité aux multiples potentialités et non comme une promesse électorale.
Le lancement des travaux de construction de la route Natitingou-Boukombé-Korontière revêt, aux yeux de Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, une portée à la fois historique et socio-économique au regard de la longue et légitime attente des populations du département s’agissant du développement des axes routiers. Et face aux nombreuses promesses non tenues par le passé, elle a soutenu que des leçons ont été tirées par le Gouvernement du président Patrice Talon pour que les travaux démarrent effectivement et s’achèvent dans les délais contractuels. Le projet, a-t-elle indiqué, au-delà d’impulser une dynamique à l’économie locale, permet de renforcer l’intégration sous-régionale par la libre circulation des personnes et des biens et la facilitation des relations commerciales entre le Bénin et le Togo. Son impact dans la promotion du secteur touristique a également été souligné par Ange N’koué, ministre du Tourisme et de la Culture.
La concrétisation dudit projet, informe le ministre Hervé Hêhomey, tient de l’intérêt que porte le Gouvernement à l’amélioration des conditions de vie des populations béninoises. Jamais revêtue, cette voie aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé, reconnaît-il, préoccupe au plus haut niveau et l’aménager et la bitumer constitue un signal fort et témoigne à n’en point douter de la volonté du chef de l’Etat de s’investir résolument sur la voie du développement¦

Les Organisations de la Société civile ne sont pas contentes du non-lieu prononcé par la justice, il y a quelques jours, dans l’affaire de détournement de fonds du Programme pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement phase II (PpeaII). Elles l’ont manifesté, mercredi 24 mai dernier, à travers une déclaration publique dans laquelle elles crient leur indignation et invitent le Gouvernement à interjeter appel.
Les Organisations de la Société civile manifestent leur mécontentement par rapport à la tournure que prend l’affaire de détournement des fonds du Programme pluriannuel d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement dans sa phase II (PpeaII), après l’ordonnance du non-lieu prononcé par la justice le 15 mai dernier. Dans une déclaration rendue publique mardi dernier et lue par Gustave Assah, le Réseau Social Watch, la Maison de la Société civile et le Changement social pour la promotion des droits humains au Bénin crient leur indignation.
Ces organisations de la Société civile (Osc) affirment leur attachement à la séparation des pouvoirs tels que l'Exécutif, le Législatif et le Judiciaire, de même qu’au respect des décisions de justice tout en réaffirmant leur foi au principe de double degré de juridiction. Elles demandent au Gouvernement, en l’occurrence au Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de donner des instructions au Procureur général de la République près la Cour d’appel de Cotonou, au nom de l’intérêt public et de l’ordre public, d’interjeter, le plus tôt possible, appel contre l’ordonnance du 15 mai 2017 du juge d’instruction relativement au dossier. . Cela, conformément à l’article 200 de la loi 2012-15 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner le Gouvernement dans son engagement à lutter contre l’impunité, gage d’un développement réel, les Osc estiment qu’il est nécessaire de sauvegarder les bonnes relations entre le Bénin et ses partenaires et en particulier entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas.
Dans la déclaration des Osc, Gustave Assah a rappelé que le candidat Patrice Talon, lors de la campagne pour la présidentielle 2016, avait affiché son engagement à lutter contre la corruption et l’impunité. Ce qu’il a réaffirmé après son élection. C’est pourquoi, il l’invite maintenant à manifester cette volonté en demandant au Garde des Sceaux, ministre de la Justice, d’instruire le Procureur général de la République près la cour d’appel de Cotonou, à interjeter appel pour faire la lumière sur cette affaire afin de soigner l’image du Bénin au plan international.
Rappel
Suite à l’audit annuel prévu pour toutes les opérations exécutées à tous les niveaux central, déconcentré et communal, le cabinet Fudicia Consulting Group (FCG) a révélé à travers le rapport de l’année 2014, de graves irrégularités notamment au ministère en charge de l’Eau portant sur un montant de plus de 4,33 milliards de francs Cfa. C’était en avril 2015. C’est ainsi que le 6 mai de la même année, l’ambassade du Royaume des Pas-Bas près le Bénin a adressé une « notification d’arrêt des activités du Ppea II (2013-2015) et de suspension des autres programmes avec le Gouvernement ». Dans la notification, il est précisé que la reprise de la coopération entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas dépendra de plusieurs conditions dont notamment « la situation des responsabilités légales à tous les niveaux et la prise des mesures appropriées y inclues juridiques ».
Le Gouvernement du président Boni Yayi dans le temps a réagi. Des cadres de la direction générale de l’Eau sont gardés à vue suite à leur interpellation par la Brigade économique et financière. Au même moment, la partie néerlandaise réclame l’audit d’un cabinet international pour faire toute la lumière sur l’affaire, proposition acceptée par le Gouvernement béninois. La démission du ministre Barthélemy Kassa, alors ministre en charge de l’Eau dont le nom a été cité dans l’affaire, intervient le 12 mai 2015. Et le 16 mai 2015, il sera installé à l’Assemblée nationale en tant que député.
L’audit réclamé par les Pays-Bas a été réalisé avec le cabinet conseil américain Kroll. Le rapport de ce cabinet indique un détournement de 2,6 milliards de francs Cfa dans le Ppea II et 5 milliards F Cfa disparus dans d’autres ministères. L’identité des auteurs a été révélée dans le rapport. La poursuite judiciaire des mis en cause dont les cadres de l’administration a été ordonnée. Le ministre Barthélemy Kassa a été cité par le rapport. Un Conseil extraordinaire des ministres en date du lundi 27 juillet 2015 a statué sur la suite à donner au rapport Kroll. A l’issue du Conseil, le ministre en charge de la Justice a été instruite pour saisir l’Assemblée nationale afin que la procédure de poursuit judiciaire contre le ministre Barthélémy Kassa soit engagée. Mais la demande de levée de l’immunité du député Kassa sera rejetée par les députés.

Le ministre des Affaires étrangère a fait, mercredi 24 mai dernier à Cotonou, le point de la visite du chef de l’Etat en Arabie Saoudite et en Inde. Selon Aurélien Agbénonci, les deux pays ont affiché leur volonté d’accompagner le Bénin dans plusieurs domaines.
La visite du chef de l’Etat en Arabie Saoudite a été l’occasion pour lui de participer au sommet arabo-islamo-américain qui a eu lieu à Riyad le 21 mai dernier. Le président de la République qui était l’invité d’honneur de cette conférence au même titre que son homologue sénégalais a pu participer à des échanges relatifs à la lutte contre le terrorisme. Ce déplacement a également permis au président Patrice Talon d’avoir un entretien avec le roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud d’Arabie Saoudite. Cette rencontre a permis au roi d'Arabie Saoudite d’insister sur le renforcement de la coopération entre les pays membres de l’Organisation de la Coopération, islamique (Oci) dont le Bénin et les Etats-Unis pour que la sécurité, la paix et le développement soient assurés pour les populations, a laissé entendre le ministre des Affaires et de la coopération, Aurélien Agbénonci, au cours d’un point de presse qu’il a animé mercredi 24 mai dernier pour faire le point de cette sortie.
Le président de la République a aussi échangé, à l’occasion, avec le président des Etats-Unis Donald Trump.
A cette occasion, poursuit-il, le président Donald Trump a appelé à l’unité pour plus d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme et a assuré ses partenaires du soutien de son pays. Le président Patrice Talon a également participé à l’inauguration du Centre global de la lutte contre l’idéologie extrémiste qui se tenait en marge de cette conférence. Selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, il s’agit d’un centre qui a été construit avec des moyens importants et qui dispose d’une technologie de dernière génération pour traquer tout ce qui peut utiliser les moyens technologiques pour concourir à la promotion du terrorisme. « Il est souhaité, affirme le ministre, que les Etats membres de l’Oci puissent coopérer aux actions qui seront menées par ce centre qui est basé à Riad et à une capacité d’intervention qui sorte du cadre géographique du royaume d’Arabie Saoudite.»
L’Inde, un partenaire sûr
Le président Patrice Talon a également eu une rencontre bilatérale avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la nécessité de redynamiser les accords qui ont été signé entre les deux pays en 2009. L’Inde a marqué son accord pour soutenir le Bénin et apporté son expertise dans plusieurs domaines tels que la santé, la technologie. Le président de la République a souhaité que l’Inde puisse participer à la mise en place et à l’opérationnalisation du projet dénommé « La cité internationale aux innovations et du savoir). « Par cette participation de l’Inde, nous pourrions concrétiser cette coopération en réactivant l’accord qui avait été signé avec l’Inde pour créer un centre en matière de nouvelle technologie au Bénin», a indiqué le ministre en charge des Affaires étrangères.
En marge de cette conférence, Le président Patrice Talon a eu des entretiens avec plusieurs chefs d’Etat de la sous-région Ouest-africaine dans le cadre d’une coopération bilatérale.
Il a également rencontré quelques dignitaires des pays du Golf avec lesquels le Bénin souhaite développer des actions de coopération. A cette occasion, l’Emir du Qatar et le Sultan de Brunei ont souhaité une visite officielle du chef de l’Etat béninois, dans leurs pays respectifs, et ce dans un avenir plus proche en vue d’explorer d’autres possibilités de coopération.
Le Bénin pourrait abriter l’un des bureaux de la Bad
La visite de travail du chef de l’Etat s’est poursuivie à Ahmedabad en Inde, où le président Patrice Talon a participé à la 52e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (Bad) et à la 43e assemblée du conseil des gouverneurs du Fonds africain pour le développement. Le chef de l’Etat béninois a manifesté son intérêt pour le thème de ces assemblées, à savoir
« transformer l’agriculture pour créer de la richesse en Afrique ». Le président Patrice Talon a eu un tête-à-tête avec Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (Bad) qui a salué l’engagement du Bénin aux côtés de son institution. Le président de la Bad a même indiqué que le Bénin est en bonne position pour accueillir l’un des deux bureaux de la Bad qui s’ouvriront très prochainement en Afrique. Le chef de l’Etat a eu l’occasion de se prononcer sur les priorités de la Bad à savoir « éclairer et nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer les conditions de vie des populations.» Des priorités qui ressemblent à celles contenues dans le Programme d’action du Gouvernement (Pag). Il a également participé à une table ronde qui s’est penchée sur la coopération entre l’Afrique et le continent asiatique. L’objectif était de permettre à l’Afrique de s’inspirer des exemples des pays asiatiques particulièrement l’Inde pour accélérer son développement en créant des conditions qui peuvent permettre un décollage réel des économies africaines.

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 24 mai 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, les dossiers suivants ont été approuvés.
I. Au titre des mesures normatives.: Les projets de décrets ci-après ont été adoptés :
1.1 Projet de décret portant nomination de commissaire-priseur.
En application de l’article 21 de la loi n° 2004-04 du 29 mai 2004 portant statut des commissaires-priseurs en République du Bénin, le Conseil des ministres a adopté le décret portant nomination de madame Bernadette ADANDE en qualité de commissaire-priseur à Abomey-Calavi.
Cette nomination intervient après la création de nouvelles charges par décret n° 2016-747 du 07 décembre 2016 portant création de charges de commissaires-priseurs près les tribunaux du Bénin.
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour la prestation de serment par l’intéressée.
1.2 Projet de décret portant création, composition, attributions et fonctionnement de l’Unité Spéciale d’Orientation et du Comité de Suivi et d'Appui à l'exécution des mesures d'assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo.
Dans le cadre de l’assainissement et de la réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo, le Conseil des ministres a adopté le présent décret qui permettra d'engager des actions à court, moyen et long termes pour l’accroissement de la production halieutique et le développement de la filière crevette.
Le ministre de l’Economie et des Finances a été instruit de mettre à la disposition de l’Unité spéciale d’Orientation et du Comité de suivi et d’appui à l’exécution des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo, les ressources nécessaires à l’accomplissement de leur mission.
II. Au titre des communications.
2.1 Mesures urgentes pour le démarrage effectif des travaux de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou.
Le Conseil des ministres a examiné une communication du ministre du Cadre de vie et du Développement durable relative aux mesures urgentes à prendre pour le démarrage effectif des travaux de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou.
Le Conseil, en approuvant la communication, a autorisé la mise en place d’un comité interministériel de négociation et de dédommagement des personnes affectées par le projet.
Le ministre de l’Economie et des Finances mettra à la disposition du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les ressources nécessaires pour le dédommagement des intéressés,
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre des Infrastructures et des Transports, le ministre de la Défense nationale, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, sont également instruits d'accomplir les diligences qui leur incombent, en vue de la libération, à temps, des emprises identifiées pour les travaux.
2.2 Participation du Bénin à des rencontres internationales.
Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays à la réunion du groupe de travail du Comité des pêches pour le centre ouest du Golfe de Guinée (CPCO), qui se tiendra à Lagos, au Nigeria, du 25 au 26 mai 2017.
2.3 Comptes rendus de missions à l'étranger.
Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu de la participation de notre pays :
- à la 34e session du Conseil des Droits de l’Homme, qui s’est tenue à Genève, en Suisse, du 27 février au 24 mars 2017;
- à la cérémonie de passation de charge entre les présidents entrant et sortant du sous-comité « Décentralisation et Gouvernance locale » de la Commission technique spécialisée (CTS N°8) de l’Union Africaine, qui a eu lieu à Nouakchott, en Mauritanie, du 10 au 1 I avril 2017 ;
- à la mission d'étude et d’échanges dans le cadre de la mise en place du fichier unifié du personnel de l’Etat, qui s’est déroulée à Dakar, au Sénégal, du 20 au 24 février 2017.
II- Au titre des mesures individuelles
Monsieur Evariste AGLI, directeur général de l’Office béninois de Recherches géologiques et minières (OBRGM), est relevé de ses fonctions n
Fait à Cotonou, le 24 mai 2017.
Le secrétaire général du Gouvernement,
Édouard OUIN-OURO
Actualités 26 mai 2017

L’Organisation non gouvernementale "Alinagnon" en partenariat avec ‘’Amend’’, une organisation internationale, ainsi que les fondations Puma Energy et Fia fondation internationale des automobilistes ont procédé, mercredi 24 mai dernier à Cotonou, au lancement du programme de Sécurité routière en milieu scolaire. L’initiative vise à améliorer la sécurité autour des écoles au Bénin. C’est l’école primaire publique de Vodjè Kpota qui a servi de cadre aux manifestations.
La Fondation internationale des automobilistes (Fia) et la Fondation Puma Energy ont lancé, mercredi dernier, à l’école primaire publique Vodjè Kpota un programme de sécurité routière pour protéger la vie des enfants sur le chemin de l’école. Soutenue par l’Ong" Alinagnon" et l’Ong internationale "Amend", l’initiative vise à renforcer la sécurité routière autour de plusieurs écoles primaires de Cotonou à travers la mise en place des mesures efficaces de réduction des risques d’accidents pour les enfants aux abords des écoles. En effet, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime à près de 2800 le nombre de personnes tuées chaque année sur les routes du Bénin. Et plus de 60% d’enfants sont parmi ceux qui sont exposés le plus au haut risque d’accident de la route dans le pays. C’est donc pour réduire ces cas d’accidents, que ces fondations en partenariat avec ces différentes Ong ont initié cette opération sur la sécurité routière en Afrique depuis 2014, élargie cette année au Bénin.Le chargé de programme à la Fondation Puma Energy, Damien Rizet, se dit très heureux de lancer un tel programme sur trois ans au Bénin. « Le programme permettra aux enfants de marcher en sécurité sur le chemin de l’école, de préparer leur avenir et de contribuer à celui de leur pays », a-t-il indiqué. A l’en croire, l’approche combinée avec les différents partenaires, permettra d’une part de mettre en place des solutions concrètes autour des écoles et d’autre part de promouvoir des solutions politiques à long terme.
Le directeur exécutif d’Amend, Tom Bishop, pour sa part, s’est réjoui du soutien des partenaires au travail de l’Ong pour sauvegarder la vie des enfants sur les routes africaines. Des routes qu’il estime dangereuses. Pour ce faire, il prévoit dans l’exécution du programme, la mise en place des infrastructures de sécurité pouvant sauver les plus vulnérables dont les enfants. Quant au coordonnateur général de l’Ong "Alinagnon", Casimir Migan, il reste convaincu que le programme est une solution durable pour réduire considérablement le taux de décès liés aux accidents de la route. Selon lui, ces cas sont de trop dans le rang des écoles et il est temps que le Bénin dispose des trottoirs et voies cyclables, des limitateurs de vitesse et des passages piétons en bonne et due forme. Casimir Migan invite le Gouvernement à se joindre à son Ong dans cette initiative pour la cause de la sécurité et de la santé des enfants pour de meilleurs lendemains.
Le chef service des accidents et constats du commissariat central de Cotonou, Richard Akodandé, a réaffirmé de la disponibilité de la police nationale à assurer la sécurité et en particulier celle routière. Pour lui, les statistiques étant alarmantes et ahurissantes, il exhorte l’assistance à contribuer à ce que ces cas soient désormais conjugués au passé. Il renchérit qu’il faut désormais que le Code routier soit démystifié et mis à la disposition des élèves et apprenants afin qu’ils en prennent connaissance. A l’occasion, des sacs appropriés pour garantir, même dans la nuit, la sécurité routière ont été distribués aux écoliers. Egalement, certains partenaires et autorités engagés dans le combat ont été distingués?

Si le phénomène des grossesses en milieu scolaire n’est pas nouveau, il faut reconnaitre qu’il prend de l’ampleur en dépit des multiples campagnes de sensibilisation sur la question. Au-delà des débats qu’il suscite, il est temps que chacun joue sa partition pour conduire les adolescents vers une sexualité responsable.
La commune de Dassa, sans être une exception, a beaucoup fait parler d’elle ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. La raison, 33 cas de grossesses sont dénombrés dans un collège de ladite commune.
Les grossesses en milieu scolaire ne sont pas propres à une commune, encore moins à un pays. La quasi-totalité des établissements scolaires enregistre chaque année des cas de grossesses parmi les élèves. Tomber enceinte alors qu’on est encore sur les bancs a toujours été mal vu dans notre société. Si par le passé les élèves filles enceintes n’étaient pas autorisées à trainer à l’école avec leur ‘’gros ventre’’, la situation a évolué depuis plusieurs années au point où une élève enceinte peut poursuivre allègrement ses études si son état le lui permet.
Loin d’être un phénomène nouveau, la grossesse en milieu scolaire est aujourd’hui assimilée à une épidémie tant le phénomène prend de l’ampleur. Cette situation n’est pas propre au Bénin et ne concerne pas que le milieu scolaire. « Dans les pays en développement, 20 000 filles âgées de moins de 18 ans deviennent mères chaque jour, soit 7,3 millions de naissances par an, un chiffre bien plus élevé si l’on tient compte de toutes les grossesses », souligne le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa). Pour cette institution, la grossesse chez l’adolescente découle généralement moins d’un choix délibéré que de l’absence de choix : elle est la conséquence d’un accès réduit ou nul à l’éducation, à l’information et aux soins de santé.
Pourtant, mieux que par le passé, une kyrielle d’organisations de la société civile sillonne les écoles secondaires pour sensibiliser et informer les apprenants des risques d’une sexualité précoce et des grossesses non désirées. A cela s’ajoute la mise en place dans certaines écoles ou à proximité, de structures facilitant l’accès des jeunes aux services de santé sexuelle et de reproduction.
Comment expliquer la persistance de ce fléau, malgré toutes les actions et stratégies mises en œuvre pour les éviter ? Chaque année, des milliers de cas de grossesses sont enregistrés en milieu scolaire, au primaire comme au secondaire.
A en croire certains acteurs de la société civile, plusieurs facteurs expliquent la recrudescence des grossesses en milieu scolaire. Au nombre de ceux-ci, il y la pauvreté des ménages, même si la grossesse des adolescentes à l’école n’est pas l’apanage des familles pauvres. « Les filles pauvres, peu instruites ou vivant dans des régions rurales risquent davantage de tomber enceintes que les filles plus riches, instruites ou vivant en ville », confirme l’Unfpa. Il faut signaler aussi la démission des parents qui, en quête de la pitance quotidienne, abandonnent de plus en plus les enfants à eux-mêmes, sans suivi, ni éducation appropriée. Le développement des technologies de l’information et de la communication, notamment des réseaux sociaux et l’évolution de notre société, a contribué à aggraver la situation en ce sens que certains de ces médias sont des vecteurs de messages ou de pratiques incitant à la sexualité précoce. Dans ces conditions, l’école aujourd’hui n’est plus seulement un lieu d’apprentissage et d’éducation. Les élèves y subissent l’influence de leurs pairs et sont de plus en plus exposés à toutes sortes de tentations : sexualité précoce, homosexualité, consommation de tabac et de stupéfiants, prostitution, gangstérisme et autres pratiques répréhensibles. Tout cela, à l’insu des parents. Il suffit de discuter avec des responsables d’établissements scolaires, publics comme privés, pour se convaincre de la situation. Dans certaines communautés du Bénin où des pratiques rétrogrades tels que les mariages précoces et forcés ont toujours cours, la grossesse d’une élève, fut-elle mineure, n’est pas perçue comme un problème.
Selon l’enquête démographique et de santé réalisée au Bénin en 2011-2012, « La fécondité des adolescentes est élevée. En effet, 17 % de femmes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 13 % sont déjà mères… La fécondité précoce est dix fois plus élevée parmi les jeunes filles non instruites (32 %) que parmi les jeunes filles ayant un niveau secondaire 2nd cycle ou plus (3 %) ».
Des conséquences pour la fille
Voir une fille enceinte à l’école est désormais chose courante, tolérée voire banale. Si certaines s’en sortent sans difficulté, d’autres par contre, du fait de leur jeune âge, à défaut d’y laisser leur vie, s’en sortent avec des séquelles graves sur le plan de la santé. On constate dans certains cas, que de nombreuses adolescentes ne sont pas prêtes physiquement à une grossesse ou un accouchement, et sont par conséquent plus vulnérables aux complications. Selon l’Unfpa, « Les complications liées à la grossesse et à l’accouchement constituent l’une des principales causes de mortalité chez les adolescentes ». Ces filles sont également confrontées à d’autres risques, notamment la fistule obstétricale. Certaines adolescentes enceintes désespérées tentent d’avorter clandestinement. Elles y perdent parfois la vie ou s’en sortent avec des séquelles graves comme la stérilité.
La grossesse d’une fille peut changer radicalement sa vie. « Elle peut être contrainte d’abandonner ses études, ce qui contribue à réduire ses perspectives d’emploi. Elle devient aussi plus vulnérable à la pauvreté et à l’exclusion », relève l’Unfpa. En un mot, la grossesse accentue la déperdition scolaire et compromet l’épanouissement des filles et de leurs progénitures.
Il faut travailler à réduire les grossesses en milieu scolaire et de façon générale, les grossesses chez les adolescentes. L’une des approches que préconisent des Ong intervenant dans le secteur de la santé de la reproduction est l’intégration de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé récemment, Mistoura Salou, membre de Ceradis Ong et experte en approche d’éducation en santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et jeunes, mettait en exergue les avantages d’une telle approche. « Les statistiques ont prouvé que les jeunes qui ont reçu une éducation sexuelle sont plus susceptibles de retarder le démarrage de l’activité sexuelle, et lorsqu’ils démarrent cette activité, ils sont plus en mesure de négocier des rapports protégés que ceux qui n’ont pas reçu cette éducation », souligne-t-elle. En plus des Ong, il faut que les enseignants et les parents prennent le relais, jouent leur partition en accompagnant l’adolescent vers une sexualité responsable. Pour certains acteurs associatifs, il ne sert à rien de continuer à se voiler la face en pensant que les adolescents ne sont pas sexuellement actifs. Ils estiment qu’il faut aussi promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives pour sauver les adolescentes des pratiques sexuelles à risque et des grossesses non désirées.
Lorsque la grossesse intervient malgré tout, il faut accompagner la jeune fille jusqu’à l’accouchement. Il faut également aider les jeunes mères afin qu’elles puissent retourner à l’école et réaliser pleinement leur potentiel¦

Le député Issa Salifou alias Saley a créé, ce mardi 23 mai, un groupe parlementaire baptisé « La voix du peuple » avec huit de ses collègues. Mais à peine constitué, ce nouveau groupe parlementaire reste à être validé à cause de la présence ambiguë du député Ahmed Tidjani Affo Obo dans ses rangs.
« La voix du peuple », c’est la dénomination du nouveau groupe parlementaire présidé par le député Issa Salifou alias Saley. La déclaration politique de constitution a été lue par l’honorable Mohamed Atao Hinnouho à la tribune de l’hémicycle à l’issue de la séance plénière d’hier. Le Groupe parlementaire « La voix du peuple » se réclame de la minorité parlementaire et s’engage à s’opposer à toutes les initiatives du Gouvernement qui iraient à l’encontre de l’intérêt du peuple, des acquis démocratiques, de la restriction des libertés publiques. Le groupe entend s’opposer à l’injustice, au népotisme, à la confiscation du pouvoir et autres. Une position qui ne devrait d’ailleurs pas surprendre à voir la composition de ce groupe parlementaire constitué uniquement des députés ayant voté contre la prise en considération du projet de révision de la Constitution, le 4 avril dernier.
Outre Mohamed Ataou Hinnouho et Issa Salifou, ce groupe parlementaire est composé des honorables Justin Adjovi, Issifou Amadou, Jean-Marie Allagbé, Simplice Codjo Dossou, Nourénou Atchadé, René Bagoudou et Ahmed Tidjani Obo alias Souwi. C’est justement la présence de ce dernier au sein de ce groupe qui fait polémique. En effet, le député Ahmed Tidjani Affo Obo avait envoyé au président de l’Assemblée nationale une lettre pour annoncer sa démission du groupe parlementaire « Nation et Développement » présidé par Rosine Vieyra Soglo. Mais cette lettre devrait être lue au nombre des communications à l’entame de la plénière d’hier et ce, conformément à la procédure parlementaire. Mais avant l’ouverture de cette séance plénière, le député de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) a joint par téléphone la première secrétaire parlementaire Sofiath Schanou pour lui demander de surseoir à la lecture de sa lettre de démission. Celle-ci a porté l’affaire au président Adrien Houngbédji qui a émis des réserves par rapport à cette demande orale. Celle-ci doit être faite par écrit conformément à la rigueur administrative. Le député de la 14e circonscription électorale a été joint à nouveau par Sofiath Schanou qui l’a informé des observations du président de l’Assemblée nationale l’invitant à formaliser par écrit son revirement.
Ambiguïté
A en croire la première secrétaire parlementaire qui a fait le point des tractations à la plénière, Ahmed Tidjani Affo s’est laissé désirer jusqu’à l’ouverture de la séance. Mais grande a été la surprise du président Adrien Houngbédji et de Sofiath Schanou de retrouver leur collègue au sein de ce nouveau groupe parlementaire présidé par Issa Salifou alias Saley. La confusion est totale et l’affaire a fait l’objet d’un débat houleux hier à l’hémicycle, étant donné que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’autorise pas un député à appartenir à deux groupes. Avant d’appartenir à un nouveau groupe parlementaire, le député Ahmed Tidjani Affo doit quitter au préalable et sans ambiguïté le groupe parlementaire « Nation et Développement » auquel il appartient actuellement. Ce qui n’est pas encore le cas. On attend d’ici la prochaine plénière prévue pour vendredi 26 mai prochain pour voir si le député Abt va clarifier sa position et préciser s’il est de l’ancien ou du nouveau groupe parlementaire. Cette clarification est vraiment importante pour la validation du nouveau groupe parlementaire par le président de l’Assemblée nationale. Au cas où il déciderait de quitter le groupe parlementaire « Nation et Développement », celui-ci va voler en éclats. Mais si Ahmed Tidjani Affo Obo décide de faire marche arrière, c’est le nouveau groupe parlementaire « La voix du peuple » qui va perdre sa validité. Tous les regards sont désormais tournés vers le député de la 14e circonscription électorale, lui qui a présenté samedi 20 mai dernier à Bassila, des excuses publiques à ses mandants et surtout au président de son alliance, le ministre Abdoulaye Bio Tchané, pour avoir pris le contre-pied du parti lors de l’examen du dossier de révision de la Constitution initié par le Gouvernement?
Politique 24 mai 2017

La grève de quarante-huit heures annoncée par le Syndicat national des travailleurs de la Justice (Syntra-Justice) est effective à la Cour d’appel de Cotonou. C’est du moins le constat effectué par notre équipe de reportage dans la journée de ce mardi 23 mai. Les bureaux étaient fermés avec des affiches grand format : « Le personnel non magistrat en grève, entrée interdite à toute personne étrangère ». Dans l’ensemble, le personnel non magistrat respecte le mot d’ordre de grève lancé par le secrétaire général du Syntra-Justice, Kuassi Cakpo Bessé.
Par contre, du côté du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le mouvement est visiblement peu suivi. Les activités semblent se dérouler normalement, aux dires d’un agent du service de la légalisation rencontré sur place et qui a requis l’anonymat. Il explique que la grève est observée uniquement au niveau de la Cour d’appel. Au ministère de la Justice et de la Législation, nos tentatives pour avoir des informations sur la situation sont restées vaines.
En déclenchant le mouvement de débrayage, le Syntra-Justice entend protester contre plusieurs décisions prises par l’autorité, notamment celles relatives aux mutations qu’il qualifie de « clandestines, hasardeuses et provocatrices » ; le retard dans le paiement des primes statutaires du premier trimestre de l’année ; la circulaire en date du 16 mai dernier du garde des Sceaux portant modalité de mise en paiement des frais de sessions d’assises en violation du décret n°2012-435 du 19 novembre 2012 portant modification de l’article 43 du décret n°2012-143 du 7 juin 2012 portant réglementation des frais de justice criminelle, correctionnelle et de police.
La grève prend fin ce mercredi à 00 heure.
Imaculée DEGBELO (Stag)