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Nouvelles

Remous au sein de la Renaissance du Bénin: Léhady comme Rosine Soglo en 2001

Coutumier des crises, le parti la Renaissance du Bénin (Rb) vit un nouveau déchirement à l’interne depuis le week-end écoulé, avec la destitution controversée de Léhady Soglo de son poste de président et son exclusion de cette formation politique. Cette énième crise à la Rb rappelle celle subie p ar Rosine Vieyra Soglo en 2001, qui a été elle aussi débarquée de la tête du parti par certains barons dont Nathanaël Bah.

A la Renaissance du Bénin (Rb), les crises s’enchaînent et semblent se ressembler. C’est du moins le constat qui se dégage au regard de l’actualité au sein de cette formation politique où depuis le week-end dernier, une frange des membres du bureau politique ont décidé de destituer et d’exclure leur président Léhady Soglo du parti. Un revers auquel avait fait face également en septembre 2001, Rosine Vieyra Soglo, alors présidente du parti. Elle avait été également déchue, même si ce n’est pas dans les mêmes conditions, par certains membres du parti sous la houlette des anciens députés Nathanaël Bah, alors secrétaire général de la Rb, et Guy Amédée Adjanohoun ainsi que d’autres. Ils ont prononcé cette destitution à la faveur d’un congrès extraordinaire qu’ils ont organisé à Allada. Les deux meneurs avaient tenté en fait par le biais de ce congrès de prendre leur revanche sur la présidente Rosine Vieyra Soglo qui les avait exclus du parti quelques jours auparavant pour avoir tenté de créer un second groupe parlementaire aux côtés de celui qu’elle dirigeait. Beaucoup avaient qualifié cette déchéance de la dame de fer de la Rb comme un « coup d’Etat » qui serait manigancé de toutes pièces par des thuriféraires du régime du général Mathieu Kérékou d’alors. La crise politique qui a commencé petitement s’est envenimée par la suite pour se glisser sur le terrain judiciaire. Nathanaël Bah qui jusque-là n’avait pas digéré son exclusion, contre-attaque en réclamant en 2002 la paternité du logo du parti de la Rb. Un acte qui paraît trop osé aux yeux des Soglo qui font de la Rb leur chasse gardée. La crise entre les deux parties a fini devant la chambre administrative de la Cour suprême. Laquelle, par un arrêt en date du 29 novembre 2002, a donné raison à la plaignante, la présidente de la Rb à qui revenait le logo querellé. Cette bataille juridico-judiciaire avait été remportée par Me Abraham Zinzindohoué, qui a défendu bec et ongle le parti à ce procès.

Bis repetita !

Abraham Zinzindohoué se retrouve aujourd’hui parmi les frondeurs dont les députés Gildas Agonkan, Adolphe Djima et Boniface Yéhouétomè, les maires Luc Atrokpo, Baise Ahanhanzo-Glèlè et Georges Bada, respectivement de Bohicon, d’Abomey et d’Abomey-Calavi. Ce dernier a été chargé par la réunion politique d’assurer l’intérim de la présidence du parti, cumulativement avec son poste de 2e vice-président du parti, jusqu’à l’organisation dans les meilleurs délais d’un nouveau congrès dont les préparatifs ont été confiés à l’ancien ministre Me Abraham Zinzindohoué. Toutes choses qui montrent la profondeur de cette crise qui risque d’être un coup dur pour l’hégémonie du parti des Soglo. Car, personne ne sait jusqu’où iront ces barons du parti qui semblent être tous déterminés dans leur fronde. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que la crise actuelle à la Rb ne s’achève également devant la justice comme ce fut le cas en 2001 du temps des Nathanaël Bah et consorts. En tout cas tout porte à le croire à voir surtout le poids des griefs.
En effet, selon le procès-verbal qui a sanctionné les travaux de la réunion d’Abomey, les frondeurs accusent Léhady Soglo « d’avoir violé consciemment les directives et statuts du parti, d’avoir porté des préjudicies graves aux intérêts du parti, d’avoir négligé de manière grossière ses obligations envers le parti et d’avoir consécutivement compromis les intérêts du parti par son dysfonctionnement et une gestion solitaire exacerbée ». Une dénonciation que balaie du revers de la main Léhady Soglo qui qualifie sa destitution et son exclusion de non-évènement?

Politique 23 mai 2017


Remous au sein de la Renaissance du Bénin: Léhady Soglo destitué pour violation des directives et statuts de la Rb

Des membres du Bureau politique national du parti de la Renaissance du Bénin ont déchargé le maire Léhady Soglo de ses fonctions de président du parti. Il a donc été exclu du parti à l’occasion d’une réunion extraordinaire tenue du vendredi 19 au samedi dernier à Abomey. Léhady Soglo contre-attaque et qualifie son exclusion d’illégale.

Il ne dirige plus le parti de la Renaissance du Bénin (Rb) et n’en est même plus membre, si l’on s’en tient à la décision du groupe de dissidents réuni le week-end dernier à Abomey. Léhady Vinagnon Soglo restera soumis à cette sanction jusqu’à la délibération du Bureau politique national de la Rb, selon le procès-verbal de la réunion extraordinaire des membres de l’instance dirigeante du parti.
Il lui reproche la violation des directives et statuts du parti. Selon le procès verbal de la réunion, « … Léhady Soglo a porté des préjudices graves aux intérêts du parti par sa gestion et ses engagements politiques solitaires qui portent atteinte non seulement à l’image du parti, mais encore à son rayonnement et à sa survie ». Il est aussi accusé d’être responsable du dysfonctionnement caractérisé du parti et de sa léthargie. D’autres griefs sont portés contre celui que le bureau politique de la Rb appelle désormais « l’ex-président de la Renaissance du Bénin ».
A la suite de la décision de son exclusion du parti, un bureau provisoire a été installé pour conduire les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau président du parti. Les membres réunis à Abomey ont désigné Georges Bada, actuel maire d’Abomey-Calavi et 2e vice-président de la Rb, comme président par intérim du parti de la Renaissance du Bénin.
Comme on pouvait s’y attendre, le maire Léhady Soglo n’a pas tardé à réagir à sa destitution prononcée par les membres du Bureau politique de son parti. Se considérant toujours comme le président de la Rb, il qualifie les différentes réunions qui ont abouti à son exclusion de la Rb d’« illégales » et affirme que les décisions issues de telles réunions sont nulles et de nul effet et ne sauraient s’imposer au parti.
Selon cet autre communiqué signé du président déchu par ledit bureau politique, Léhady Soglo reste et demeure le seul président légitime, légalement élu par le dernier congrès du parti et ne pourrait être déchu par « un groupuscule dénué de toute légitimité ».
C’est une crise profonde qui s’ouvre à nouveau au sein de la Renaissance du Bénin et qui risque d’avoir des répercutions jusqu’au niveau de la municipalité de Cotonou. On n’en est pas là encore car dans le communiqué du parti, le maire Léhady appelle les dissidents à rentrer dans les rangs.
L’ancien président de la République Nicéphore Soglo, leader charismatique du parti, est perturbé par la tournure prise par les évènements ce weekend au sein de la Renaissance du Bénin. Il affirme ne pas connaître les réelles motivations des dissidents qui, selon lui, ont été trop loin dans leurs comportements. Il affirme que, selon les textes, seul le congrès a le pouvoir de démettre le président de la Rb. Le prochain congrès du parti qui sera organisé sous peu, pense-t-il, va permettre de rétablir la légalité.
En attendant, la crise isole davantage le maire de Cotonou qui avait déjà maille à partir avec le Gouvernement, notamment au sujet des dossiers tels que  l’opération de libération des espaces publics, la reconstruction des 35 marchés décidée par le Gouvernement?

Politique 23 mai 2017


Complexe textile du Bénin: Les agents réclament leurs droits de licenciement

Les agents déflatés du Complexe textile du Bénin (Coteb) étaient en assemblée générale, dimanche 21 mai dernier à l’Ecole primaire publique Ocbn de Parakou. C’est pour réclamer le paiement de leurs droits de licenciement.

Renvoyés chez eux depuis mercredi 1er mars dernier, les travailleurs du Complexe textile du Bénin (Coteb) disent ne plus comprendre le silence qu’observe le Gouvernement par rapport à leur situation. Confrontés à des difficultés et n’étant plus informés des dispositions qui sont en train d’être prises à leur égard, ils se considèrent désormais comme des laissés-pour-compte.
Au cours de leur assemblée générale tenue dimanche 21 mai dernier à Parakou, ils réclament le paiement de leurs droits de licenciement. Au terme de leur rencontre, ils ont également mis sur pied un bureau composé de neuf membres, chargé de défendre leurs intérêts. Il a pour président Elie Ohin et comme secrétaire administratif, Yvon Bossou.
Selon le président Elie Ohin, cette assemblée générale a permis aux agents du Coteb d’être au même niveau d’information. « Le bureau qui a été constitué prendra en charge nos problèmes. Afin que nous puissions obtenir le paiement de nos droits de licenciement, il aura à taper à toutes les portes pour se faire entendre », a-t-il prévenu.
A peine installé, le bureau s’est déjà donné une feuille de route. Face au mutisme de l’administrateur de la société, ses membres espèrent rencontrer le médiateur de la République, le maire de Parakou, le préfet du département du Borgou, le ministre en charge de l’Industrie et le président de la République¦

Société 23 mai 2017


Coupe de bois dans la commune de Matéri: La déforestation s’accentue

L’usage de l’énergie est exclusivement traditionnel dans la commune de Matéri. La coupe de bois accentue la déforestation et pose un sérieux problème environnemental, reconnaissent les autorités politico-administratives.

« La coupe de bois dans la commune de Matéri devient inquiétante », s’alarme le maire Sorikoua Sambiéni, face aux dégâts de cette activité. Quoique l’exercice des exploitants forestiers semble battre en retraite avec les mesures restrictives du Gouvernement, force est de constater que la coupe de bois par les femmes pour les besoins de la cuisine n’est pas sans incident sur l’écosystème.
L’usage de l’énergie exclusivement traditionnel est réduit à la consommation du bois et du charbon de bois. Ce qui accentue la déforestation et pose un problème environnemental.
L’effet jadis amoindri par un usage purement familial s’est accentué avec le commerce dans lequel se lancent ces femmes en proie à la pauvreté.
Outre la déforestation poussée notée dans les localités de Gouandé, Doga, Tantéga, Tchahoun-Cossi et Dassari, les forêts des villages de Kouforpissiga, Féhoun et de Samahoun subissent ces jours la pression anthropique. Partout dans les villages de la commune, l’activité monte en flèche et l’on constate des points de vente tout au long des voies secondaires. Chaque ménage a son tas de fagots de bois exposé devant la concession. La charrette d’âne est cédée à 5 000 F Cfa, les jours de marché et la taxe d’un montant de 1000 F Cfa imposée par la mairie ne semble pas contraindre les pratiquantes à l’abandon. A défaut d’activités aussi rentables, elles résistent à toute mesure de l’administration communale.
L’essentiel du fourrage consommé par les bovins en saison sèche provenant essentiellement des espèces fourragères ligneuses des forêts et la commune étant à majorité rurale, il est également déploré les effets de l’élevage sur le couvert végétal avec les effectifs de cheptel augmentant régulièrement.
Face aux effets de la coupe, le commandant Robert Missikpodé, chef de l’Inspection forestière de l’Atacora, préconise un usage temporaire ou accessoire et fortement réglementédu bois et du charbon de bois. Seule option possible pour une véritable protection de l’environnement, à son avis.
Les pressions anthropiques sur les forêts sont très fortes au Bénin et on estime que chaque année, environ 50 000 ha de forêts disparaissent du fait de l'agriculture itinérante, d’exploitation forestière et des feux de brousse.

Environnement 23 mai 2017


Journée internationale de la biodiversité: Investir dans la nature pour une croissance durable

Chaque 22 mai est consacré à la célébration de la Journée internationale de la biodiversité. Au Bénin, la commémoration de cette année s’est déroulée, ce lundi à Pahou, sur le site semencier de peuplement à croissance rapide, sous l’égide de Séverin K. N’Sia, directeur général des Eaux, Forêts et Chasses, représentant le ministre du Cadre de vie.

Contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique, pour la survie de tous les êtres de la planète terre. C’est le credo et l’enjeu de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité au Bénin qui s’est déroulée, ce lundi 22 mai, sur le site semencier de peuplement à croissance rapide de Pahou. Elle a porté sur le thème « Biodiversité et tourisme durable ».
Occasion pour Yantibossi Kiansi, directeur de cabinet du ministère du Tourisme et de la Culture, de mettre l’accent sur les bienfaits des écosystèmes qui contiennent la diversité biologique. « Les écosystèmes recueillent et conservent l’eau, stabilisent les sols, favorisent la diversité génétique et sont un facteur puissant de régulation du climat et des gaz à effet de serre », souligne le directeur de cabinet. Pour lui, la biodiversité est une source de revenus pour les entreprises du monde entier et fournit les moyens et les ressources indispensables à des centaines de millions de personnes parmi les plus pauvres. Cependant, reconnaît-il, « Nos écosystèmes terrestres, marins et humides disparaissent encore à un rythme alarmant ». Les gouvernements pris par la récession économique procèdent à d’énormes investissements de relance mais c’est le moment d’investir dans la nature et la biodiversité afin de se diriger vers une croissance économique et sociale durable, préconise Yantibossi Kiansi. Selon lui, les dirigeants de la planète l’ont si bien compris qu’ils mettent de plus en plus l’accent sur la nécessité de booster le développement économique des pays et la lutte contre la pauvreté par des politiques de valorisation de la nature. « La participation de tous les citoyens de notre pays à militer et agir pour un développement durable basé sur une économie touristique est beaucoup plus sollicitée que par le passé », souligne le directeur de cabinet du ministère du Tourisme.
Ce que confirme le directeur des Eaux, Forêts et Chasses, Séverin K. N’Sia. Pour lui, la diversité biologique joue plusieurs rôles importants en fournissant surtout les services écosystémiques, notamment les services de support, d’approvisionnement, de régulation, culturels et sociaux.
Conscient que la situation de préservation des ressources n’est pas rose, le Bénin a élaboré la Stratégie nationale et le Plan d’action pour la conservation de la diversité biologique. Plusieurs projets dont, entre autres, le Projet d’intégration des forêts sacrées dans le système des aires protégées (Pifsap), le Projet de protection de la diversité des aires marines et côtières et le Projet de gestion des forêts et terroirs riverains (Pgftr) sont en exécution. Séverin K. N’Sia relève que le thème de la célébration renvoie toutes les nations à une reconnaissance des services écosystémiques qui méritent un intérêt pour toutes les parties prenantes à la convention sur la biodiversité. « La diversité biologique fournit une importante fondation pour plusieurs aspects du tourisme. Un développement du secteur touristique à travers des espèces biologiques contribuera de façon significative au maintien et à l’augmentation des populations de celles-ci », révèle Séverin K. N’Sia.
De leurs côtés, le préfet de l’Atlantique, Jean Claude Codjia, et le premier adjoint au maire de Ouidah, Bruno Adjovi, se sont réjouis de ce que le site abritant la commémoration soit implanté sur leur territoire. Ils ont invité les citoyens à faire des efforts pour préserver la biodiversité qui conditionne une vie harmonieuse.

Environnement 23 mai 2017


Examen national du Certificat d’aptitude professionnelle: Les épreuves écrites lancées hier

Les candidats à l’examen national du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) affrontent depuis ce lundi 22 mai dernier les épreuves écrites au titre de l’année académique 2016-2017. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au lycée Coulibaly à Cotonou en présence du ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfas).

Au total, 3892 candidats dont 529 filles composent depuis ce lundi 22 mai dans le cadre de l’examen national du certificat d’aptitude professionnelle (Cap). Ils sont répartis dans quatorze centres de composition sur toute l’entendue du territoire national. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée au lycée Coulibaly à Cotonou sous la supervision du ministre du Travail Adidjathou Mathys assurant l’intérim de son collègue en charge de l’Enseignement secondaire et du directeur des Examens et Concours (Dec), Mahougnon Kakpo.
A 7 h au centre de composition du lycée technique Coulibaly à Cotonou, certains candidats à l’obtention du diplôme de Cap option Science technique industrielle étaient déjà dans les salles de composition pendant que d’autres couraient dans tous les sens pour retrouver leur salle de composition. A 7 h 50 sous le son de la sirène, les derniers se hâtaient encore pour rejoindre à l’intérieur leurs places. Quelques minutes plus tard, les officiels se dirigent vers l’une des salles de composition pour procéder à l’ouverture des enveloppes contenant les épreuves. Après cette étape, les épreuves de la composition française sont distribuées aux candidats par le ministre du Travail et de la Fonction publique ainsi que le directeur des Examens et Concours.
Les filières : enseignement familial et social, hôtellerie et restauration, science et technique industrielle et science et technique des métiers d’Art sont prises en compte pour cet examen, selon Mahougnon Kakpo. L’effectif est en nette progression par rapport à celui de l’année dernière soit un pourcentage de 11,50%, a-t-il fait savoir. Il explique que les dispositions sont prises au sommet de l’Etat pour la gestion du flux. De même, il pense que cette augmentation n’est pas assez suffisante au regard des besoins de l’Etat. Le Dec avertit qu’à la fin de la semaine, les travaux du secrétariat, notamment l’anonymat se feront et la correction des copies débutera dès le premier juin.
Le ministre Adidjathou Mathys informe que le Gouvernement entend investir davantage dans la formation technique parce que le secteur est porteur d’avenir. Elle félicite le corps enseignant et les autorités en charge de l’organisation dudit examen. La ministre a par ailleurs souhaité l’attention particulière des parents envers les enfants en cette période de composition et également invité les candidats à la sérénité. Car, dit-elle, les épreuves sont abordables et donc les candidats moyens tireront leur épingle du jeu¦

Education 23 mai 2017


Election Miss Bénin 2017: Les représentantes de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé connues

Les quatre candidates devant représenter les départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé à l’élection Miss Bénin 2017 sont désormais connues. Elles ont été élues à la faveur de la soirée régionale de cette compétition de beauté qui s’est déroulée sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mai dernier.

Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha sont respectivement les miss des départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé au titre de l’année 2017. Toutes des étudiantes, elles ont été nominées pour défendre les couleurs de leurs départements respectifs à la grande phase finale de ce concours national de beauté prévu pour août prochain. Les quatre lauréates ont reçu chacune leurs distinctions et leurs lots composés d’écharpe, de couronne, de bouquet de fleurs et de tissus de marque Uniwax et autres.
Celles-ci ont été jugées les plus méritantes parmi les douze candidates à raison de trois par département, par le jury qui les a appréciées et noté leurs différents passages, en tenues traditionnelle, de plage et de soirée. Ce dernier passage en tenue de soirée a été éprouvant pour certaines candidates. Ici, chacune des candidates devrait faire valoir son talent oratoire et sa bonne maîtrise de la langue française à travers un thème de sensibilisation retenu pour la soirée, à savoir : « Garder la vie en voulant donner la vie ». Il s’agissait pour chaque candidate de donner son avis sur ce sujet de réflexion et d’en conclure par un plaidoyer en direction des Partenaires techniques financiers et décideurs, surtout pour qu’aucune femme ne meurt désormais au Bénin en voulant accoucher. Mais si ce test a été aisé pour certaines des candidates, ce fut la mer à boire pour d’autres qui ont tôt fait d’étaler au grand jour leurs lacunes en français et leurs difficultés à prendre la parole devant un public. Et les délibérations du jury de la soirée présidé par Gilles Bokpè, secrétaire général de l’Association culturelle Miss Bénin (Acmb) et composée également de Laryssa Adjagba, miss Bénin 2016 et Séfou Alidou, ont été en phase avec les pronostics du public qui a fortement ovationné les résultats de cette délibération. Ce qui témoigne d'une certaine transparence et de tout le sérieux qui caractérisent cette compétition de la fête de beauté béninoise, sous la présidence de son promoteur Fortuné Dégbègni.
Le jury a également retenu les deux dauphines de chacune des miss départementales. Ainsi, Sylia Houéssinon et Nadège
Attindéhou ont été désignées respectivement 1ère et 2e dauphines de la miss Atlantique, Fidélia Maforikan et Aurèle Ahissou pour le Plateau, Inès Merveille Alaadé et Ariane Sidokpohou pour le Littoral, Carmèle Gnonlonfoun et Mariette Koutangni pour le compte de l’Ouémé.
Mais avant le démarrage de la compétition, le directeur régional Ouémé-Plateau du Tourisme et de la Culture a félicité l’Acmb, surtout son promoteur pour son initiative de célébrer chaque année la beauté béninoise qui constitue une richesse culturelle et touristique du Bénin. C’est pourquoi, Justin Attindohouto a invité les douze candidates en lice à donner le meilleur d’elles-mêmes pour permettre au public de ne pas regretter son déplacement.
Les quatre miss départementales Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha vont rejoindre les huit représentantes des autres départements pour la phase nationale. Laquelle va révéler la miss Bénin au titre de cette année 2017 et ses deux dauphines nationales.

Culture 22 mai 2017


Télécoms, médias et technologies en 2017: Deloitte Bénin dévoile les huit tendances phares des marchés

C’est la toute première fois que Deloitte publie à Cotonou les résultats de son étude dédiée aux évolutions d’usage de consommation et de marché en Afrique dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt). Cette année, Deloitte Bénin lance sa première édition des Tmt Prédictions en adaptant cette étude prédictive aux réalités du marché béninois. L’objectif de la publication des Tmt Prédictions 2017 est de partager et vulgariser les tendances majeures qui feront l’actualité dans les secteurs des télécoms, des médias et des technologies.

Deloitte se propose « de permettre à chaque acteur béninois dans ces différents secteurs d’activité de prendre en compte ces tendances dans les processus de prise de décision et d’analyse du marché », révèle Gilles Ahouanmènou, manager de Deloitte Bénin, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude. La structure fait ressortir « le caractère opportun d’une telle étude dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement intègre 12 projets d’envergure pour développer le secteur du numérique et transformer le Bénin en une plateforme du numérique en Afrique de l’Ouest d’ici à l’horizon 2021 ». Une ambition visiblement partagée par Deloitte dont les prédictions pour cette année projettent que « le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois 50 millions en Afrique ».
Au cours de la même année, il y aura 10 millions d’attaques « déni de service distribué » dans le monde et plus de 300 millions de Smartphones, soit plus de 20% des téléphones qui seront vendus dans le monde seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning ».
Cette étude d’envergure mondiale a été adaptée au Bénin à travers des entretiens avec les acteurs des secteurs concernés et un sondage en ligne à l’attention des consommateurs béninois de toutes les catégories socioprofessionnelles. Elle permet à Deloitte Bénin d’attirer l’attention sur les différentes opportunités de ces secteurs aujourd’hui et pour les années à venir.

Des efforts à faire

Les acteurs des télécoms, des médias et des technologies ne se sont pas fait conter la présentation des prédictions par le manager de Deloitte Bénin. Le panel composé de Djalil Assouma, directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures ; Ahmed El Attat, directeur général de Etisalat Bénin et Serge Adjovi, directeur de l’Unité d’exécution du Conseil du numérique, une institution rattachée à la Présidence de la République, a opiné sur certaines tendances présentées.
On retiendra des interventions des panélistes que l’Afrique en général et le Bénin en particulier s’est laissé aller à un bypass en matière de télécommunication. En effet, les efforts ont été mis sur le débit de connexion en premier, alors qu’il aurait fallu installer les infrastructures capables de véritablement apporter la satisfaction attendue avec ce type de connexion. En outre, ils ont aussi mis un accent particulier sur la nécessité d’une réactivité rapide et efficace en cas d’attaque cybercriminelle subie. Ce qui ne peut se faire sans une disponibilité en infrastructures et en compétences, ont-ils reconnu. Les participants ont eu également de longs moments d’échanges avec les panélistes sur les thématiques en débat.
Comme il fallait s’y attendre, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) s’est aussi invitée dans les échanges en dehors des huit tendances révélées par les organisateurs. Des débats, on retiendra le caractère structurant d’une telle transition pour laquelle la plupart des pays africains ont accusé du retard.
Après cette édition, Deloitte veut désormais inscrire la présentation annuelle des Tmt Prédictions dans l’agenda des acteurs de ce secteur au Bénin et prend déjà date pour 2018.

Les 8 grandes tendances Tmt Prédictions 2017

1 : La sécurité biométrique
2 : Les attaques DDoS ou attaques par déni de service
3 : Les véhicules à freinage automatique
4 : Le Machine Learning
6 : Les solutions “IT as a service”
7 : La technologie 5G
8 : L’apogée de la tablette ?

Politique 22 mai 2017


Santé sexuelle et reproductive : La ligne jaune info-santé relancée

Afin de mieux informer les populations, en particulier les jeunes et adolescents, sur les questions de santé sexuelle, le Centre de réflexion et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis) a relancé, vendredi 19 mai dernier à Abomey-Calavi, les activités de sa « ligne jaune Info-santé ».

La ligne jaune 96 00 00 01 initiée par l’Ong Ceradis est à nouveau fonctionnelle pour la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs, en particulier la lutte contre le Vih/Sida au Bénin. Suspendue pendant un moment pour les besoins d’amélioration de la qualité du service, elle est remise en service pour contribuer à l’amélioration de la réponse nationale sur les questions de Vih/Sida, de santé sexuelle et reproductive, notamment des jeunes et adolescents au moyen de la communication pour le changement de comportement au profit des groupes les plus vulnérables.
Ce dispositif est un moyen adéquat pour les populations analphabètes de pouvoir accéder à l’information en santé sexuelle et en santé de la reproduction sans qu'il ne soit nécessaire de savoir lire et écrire. Avec cet arsenal, l’accueil et l’écoute attentive sont assurés relativement à toutes les préoccupations et attentes des appelants. Leur orientation vers des centres spécialisés proches de leur environnement permet de répondre à leurs besoins spécifiques. Ce dispositif est animé par des jeunes pairs-éducateurs formés aux questions liées à la santé sexuelle et de la reproduction et spécialisés en communication interpersonnelle et councelling. Cette ligne est gratuite pour tous les abonnés Mtn et la communication peut se faire en français, anglais et dans les principales langues nationales du Bénin comme le fon-gbé, le mina, le goun-gbé, le yoruba, l’adja, le dendi ou le bariba, tous les jours ouvrables de 8 h à 20 h et les samedis de 8 h à 13 h.
Selon le directeur exécutif de l’Ong Ceradis, Nourou Adjibadé, la mise en service de cette ligne d’écoute sur le Vih/Sida et les questions liées à la santé sexuelle et à la reproduction, répond à la nécessité de satisfaire une population qui manifeste le désir d’exposer et de discuter de ses préoccupations de façon anonyme. Cette ligne a été mise en service en 2009, rappelle-t-il, et a permis d’enregistrer 40 000 appels portant sur toutes les thématiques de la santé de la reproduction, à savoir : le Vih, les grossesses non désirées, les avortements, les hépatites virales, les infections sexuellement transmissibles en général et les violences basées sur le genre. Un tel résultat ne peut que séduire des partenaires et ils sont nombreux à soutenir l’initiative.
Au nombre de ces partenaires, il y a la Fondation Mtn qui a mis gracieusement cette ligne à la disposition de l’Ong et des populations. Il y a également le ministère de la Santé, le Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, l’Onusida, et le Royaume des Pays-Bas.
Selon la représentante de la Fondation Mtn, Ayaba Viviane Sissuh, cette ligne apparaît comme un moyen de promouvoir les droits des femmes, notamment sur les questions liées à la planification familiale de même que les violences basées sur le genre. Cette ligne, poursuit-elle, permettra de contribuer au renforcement de l’offre de soins communautaires et publics, à la lutte contre les discriminations et la stigmatisation et à la mise en place d’un observatoire sur les politiques publiques de santé?

Santé 22 mai 2017


Concert de musique classique en piano au Centre culturel chinois: Les élèves instrumentistes restituent les notions acquises

Le Centre culturel chinois a organisé un concert de musique classique d'adresse au piano au profit de ses élèves instrumentistes de la classe des enfants, samedi 20 mai dernier à Cotonou. Ceci, dans le souci de permettre à travers un espace grand public à ces derniers de restituer les notions acquises et montrer leurs talents.

La musique adoucit les mœurs et apaise le cœur, quand les notes s’accordent parfaitement. Pour respecter cette philosophie, les règles universelles en musique, le Centre culturel chinois offre une formation d'adresse au piano à ses adhérents. Au titre de cette année, le centre a organisé pour ses élèves pianistes de la classe des enfants, un concert de restitution des notions acquises, le samedi 20 mai dernier à Cotonou. A l’occasion, les apprenants dont l’âge est compris entre cinq et dix-sept ans ont prouvé au public leurs talents.
Pour l’élève pianiste Isabelle Akpakoun, le piano est le meilleur instrument de musique parce qu’il développe l’intelligence. Aussi, permet-il d’atteindre la maturité. A son niveau, l’apprentissage n’est pas compliqué, car depuis le bas âge, le piano constituait sa passion, a-t-elle fait savoir.
Le formateur Jean Pierre Amégandji, estime que l’apprentissage du piano n’est pas aisé. Pour ce faire, il associe la théorie et la pratique afin de permettre à ses apprenants de la classe des enfants de garder les notions. Selon lui, l’objectif de la formation est de parfaire le talent des enfants conformément aux règles universelles de la musique.
La maman de l’élève pianiste Yann Houndjago confie que son enfant est moins turbulente depuis qu’il a commencé à jouer au piano. La maman souligne également qu’à travers les réactions de son enfant, on lit désormais plus de maturité.
Pour sa part, Gildas Sèhlin, parent d’élève pianiste, est satisfait de la prestation des enfants. Il souhaite que d’autres parents leur emboîtent le pas en inscrivant leurs enfants au cours de piano, car il est un loisir sain.

Culture 22 mai 2017


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