La Nation Bénin...
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Les manifestations marquant les 70 ans d’existence de l’Eglise du christianisme céleste (Ecc) ont effectivement démarré. Les fidèles de cette église ont annoncé les couleurs de la célébration, samedi 20 mai dernier, par une grande procession à travers la ville de Porto-Novo.
Ils étaient fortement mobilisés. Les chrétiens célestes sont venus des quatre coins du Bénin et même de l’étranger. Il a été noté la présence remarquable des fidèles du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Togo, de la France, du Gabon et autres, qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement. La manifestation est organisée en reconnaissance au Seigneur Jésus-Christ qui s’est révélé, le 20 mai 1947, au prophète pasteur fondateur de l’église, Samuel Biléou Joseph Oschoffa, pour la création de cette église survenue le 29 septembre de la même année.
Partis du stade Charles de Gaulles, les fidèles célestes, en danses et louanges, y sont revenus en passant par l’itinéraire Assemblée nationale-Place Bayol-Grand marché- Collège Léon-Bourgine - Eglise Sainte Anne d’Attakè - Place Olory Togbé - Parc auto Adjradocodji- Place Catchi- Ecole urbaine centre - stade Charles de Gaulles. Dans un mini-car, le révérend pasteur Bennett Benoît Adéogun était de la partie, en bon berger devant son troupeau, sortant de temps à autre la tête et la main pour bénir la population. A l’arrivée de la procession, comme d’ailleurs au départ, le révérend pasteur a prié Dieu de fortifier les fidèles, de leur donner la longévité et l’Esprit-saint pour leur permettre de le servir dans la sainteté, la piété et avec foi.
Selon le programme des festivités, une autre procession est prévue pour se dérouler à Cotonou le 12 août prochain. Le clou de la série de manifestations entrant dans le cadre des 70 ans de l’Ecc aura lieu le 29 septembre prochain à 15 heures au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Il est prévu un grand culte d’actions de grâces pour clôturer la célébration. Th. C. N.

La ville de Porto-Novo devra sortir définitivement de ses soucis énergétiques récurrents grâce à la construction de la station de Tanzoun qui relie la ville à la centrale électrique de Sakété. Le ministre en charge de l’Energie a constaté, samedi 20 mai dernier, la fin des travaux.
Les problèmes de déficit énergétique seront bientôt conjugués au passé à Porto-Novo. Il y a quatre ans, la ville a connu un black-out de 15 jours sans électricité. La raison, la seule ligne 63 KV en provenance de Cotonou a subi des actes de vandalisme qui ont mis du temps à être réparés. Ce cauchemar, la capitale ne le connaitra plus, avec la mise en service de la sous-station de Tanzoun dans la commune d’Avrankou. Cette deuxième ligne construite grâce au financement du projet Développement de l’accès à l’énergie moderne (Daem) vient connecter Porto-Novo au réseau de Sakété et apporte désormais du confort dans l’alimentation de la cité des Aïnonvi et ses environs. Les travaux ont consisté en la construction d’une ligne de 161 KV entre Sakété et Tanzoun, l’installation de deux transformateurs, le montage des équipements de haute tension, la construction de salles de commande de la Ceb et de la Sbee ainsi que le bitumage de la voie d’accès sur environ 5 kilomètres. « Nous avons pensé à ce poste pour relayer Cotonou, surtout que la puissance de la Ceb à Cotonou devient très faible pour en envoyer à Porto-Novo. Tanzoun permettra de desservir la capitale et ses périphéries en puissance disponible pour réduire les problèmes de coupure », explique Célestin Dangbédji, coordonnateur du Projet Daem. Il rassure que le chantier est quasiment achevé, les essais sont faits. Les derniers réglages étant en cours, la mise sous tension est annoncée pour la fin de la semaine prochaine.
Laurent Tossou, directeur général de la Sbee, se réjouit à plus d’un titre de l’opportunité de cette infrastructure. « Aujourd’hui, nous avons la souplesse de pouvoir réalimenter la ville de Porto-Novo. D’ailleurs, nous allons prendre ce poste comme source principale d’alimentation de la capitale. Si jamais il y a une préoccupation, nous avons la souplesse de réalimenter à partir de la ligne de secours », souligne-t-il. La sous-station de Tanzoun offre également de la flexibilité au niveau de la puissance, favorisant ainsi le raccordement de nouveaux abonnés. « Il y aura une possibilité d’extension et de construction de nouveaux réseaux pour raccorder ce poste aux postes existants. Des études sont en cours pour évaluer les coûts et déterminer les localités sur lesquelles nous devons avancer », informe le directeur général de la Sbee.
Finies les coupures intempestives !
La construction d’une deuxième ligne de desserte vient définitivement sécuriser l’alimentation en énergie électrique dans Porto-Novo et ses environs, indique Dona Jean-Claude Houssou, ministre en charge de l’Energie. « Les deux possibilités d’alimentation auront pour effet de fiabiliser l’énergie et d’améliorer la qualité d’alimentation des clients domestiques et industriels. C’est très important parce que les défaillances qu’il y a eu par le passé sur cette ligne unique venant de Cotonou ont entraîné beaucoup de souffrances », poursuit-il.
Si les infrastructures réalisées visent surtout la modernisation des lignes de transport de l’énergie importée, l’Etat s’emploie également à créer les conditions d’une production interne. A la sous-station de Ouando, la centrale thermique est actuellement en pleine réhabilitation. « Le Gouvernement a décidé, l’année dernière, de réhabiliter un certain nombre de groupes qui étaient à l’arrêt depuis longtemps alors qu’on pouvait faire des choses pour les mettre au goût du jour. Cette décision s’est traduite par le choix d’un constructeur qui, depuis novembre 2016, est à pied d’œuvre pour rendre de nouveau la vie à ces groupes, à la fois à Porto-Novo, Parakou et Natitingou pour l’équivalent de 30 MW dont 10 pour la ville-capitale», explique Jean-Claude Houssou. Le coût global de la réhabilitation est estimé à 6,5 milliards F Cfa. Les travaux sont exécutés par la société Wartsila. Le ministre apprécie : « Ce qui me réconforte, d’ici la fin de ce mois, nous pouvons être en capacité d’avoir les 6 MW sur 10 prévus pour Porto-Novo. Dans les semaines qui viennent à Parakou et Natitingou, nous aurons deux fois 4 MW qui vont être lancés ». Il assure qu’en réhabilitant les centrales thermiques de la Sbee, le Bénin s’offre des productions complémentaires aux efforts déjà consentis. L’année dernière, 150 Mw auraient été mobilisés pour stabiliser l’offre d’énergie aux ménages béninois. Le Gouvernement a également obtenu une dérogation du code bénino-togolais qui lui a permis d’avoir, en février dernier, une alimentation de 60 Mw. « La structuration de notre énergie aujourd’hui est basée sur l’importation parce que c’est moins cher. Mais, il faut qu’on soit en capacité, depuis notre territoire, de pouvoir faire face aux défaillances de l’étranger. L’objectif, c’est de tout faire pour amoindrir le coût final aux consommateurs, non seulement le coût mais aussi la disponibilité en quantité et en qualité à tout moment sur l’étendue du territoire national », conclut Jean-Claude Houssou¦

Les responsables de l’Ong ‘’Vie pour tous’’ ont offert une enveloppe financière à la direction du groupe scolaire La Paloma, ce jeudi 18 mai à Womey dans la commune d’Abomey-Calavi. Ce don permettra aux candidats, en particulier les démunis, d’avoir accès aux séances de révision.
Nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Portée par cette philosophie, l’Ong "Vie pour tous" a fait don d’une enveloppe financière aux responsables du groupe scolaire La Paloma, ce jeudi 18 mai.
Selon les responsables de l’Ong, ce geste doit permettre aux candidats aux différents examens de fin d’année de l’établissement non à jour vis-à-vis de la comptabilité de prendre part aux séances de révision.
Pour le président de l’Ong vie pour tous, Jude Ahuini, un bon rendement à l’examen dépend certes de la grâce de Dieu mais aussi d’une bonne préparation. Certains apprenants éprouvent des difficultés à prendre part aux séances de renforcement des capacités en cette veille d’examen, souligne-t-il. Pour ce faire, Jude Ahuini trouve nécessaire la donation dont bénéficie la direction du groupe scolaire La Paloma.
Le directeur de l’établissement La Paloma, Gildas Tomètin, martèle que cette donation est très déterminante en cette veille des examens de fin d’année. Par cet accompagnement, tous les candidats auront droit aux séances de révision, a-t-il mentionné. Mais aussi, ce geste va permettre à la direction d’organiser la mise au vert des candidats pour une retraite spirituelle avant les examens, a-t-il laissé entendre. Il remercie les responsables de l’Ong "Vie pour tous" pour l’initiative et souhaite la pérennité de ce partenariat.
Le porte-parole des bénéficiaires témoigne également sa gratitude au donateur et prend l’engagement, au nom de ses camarades, de suivre de bout en bout les révisions afin d’affronter vaillamment les épreuves de l’examen.
Le secrétaire de l’Ong, Jérémie Laorou, dit sa reconnaissance au partenaire de l’organisation, notamment à son président d’honneur, le ministre Romuald Wadagni. De plus, il réitère l’engagement de l’Ong à aller vers les populations à la base, pour continuer dans les œuvres telles que la construction des salles de classe, les dons de kits scolaires, l’accompagnement de toutes les actions visant à éradiquer la pauvreté?

19 mai 2015-19 mai 2017, il y a deux ans, le peuple béninois retenait son souffle pour l’élection du président de l’Assemblée nationale, septième législature. Un vote qui a consacré, la victoire sur le fil du rasoir de Me Adrien Houngbédji et a propulsé l’opposition d’alors au-devant de la scène politique. L’élection du président Patrice Talon en avril 2016 sera le sacre de ce combat politique.
Jamais une élection du président de l’Assemblée nationale n’aura focalisé les attentions comme celle de la septième législature qui s’est déroulée dans la nuit du mardi 19 mai au petit matin du mercredi 20 mai 2015. Le combat était rude entre l’opposition politique d’alors et le régime au pouvoir de Boni Yayi. Un duel à mort sur fond de peur et d’hystérie pour la survie de la démocratie béninoise. Aucun des deux camps ne voulait perdre le perchoir. Toutes les stratégies étaient bonnes pour atteindre son objectif. L’issue de cette élection était suicidaire pour l’un ou l’autre des deux blocs. L’ex-président de la République, Boni Yayi, numériquement handicapé puisque n’ayant que 36 députés alliés sur les 83, s’est personnellement investi pour faire passer son poulain, son ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, 39 ans, face à Me Adrien Houngbédji sur qui l’Opposition politique d’alors avait jeté son dévolu. Mais il y aura eu plus de peur que de mal à l’arrivée. Le candidat Me Adrien Houngbédji a été élu par un score étriqué, d’une voix d’écart : 42 suffrages contre 41 pour le plus jeune des ministres du Gouvernement Yayi. Le leader charismatique du Parti du renouveau démocratique venait ainsi d’être porté au perchoir pour la troisième fois, après les première et troisième législatures qu’il avait dirigées.
L’hymne national entonné, cette nuit du mardi 19 au mercredi 20 mai 2015, était révélateur de ce que cette victoire, fût-elle étriquée, des forces coalisées de l’opposition était un signal fort lancé au régime de la Refondation désormais en perte de vitesse. En effet, cette victoire va beaucoup peser dans la suite de l’actualité politique. Aussi, l’élection de Me Adrien Houngbédji aura-t-elle favorisé tant soit peu la décrispation de la tension sociopolitique devenue délétère, suite aux menaces d’arrestation du magnat du coton, Patrice Talon, par le président Boni Yayi. Une situation ayant obligé le richissime homme d’affaires à s’exiler en France pour se mettre à l’abri des représailles. Il ne rentra au bercail qu’à la fin de 2015. Patrice Talon sera ensuite élu président de la République à l’issue de l’élection présidentielle d’avril 2016. Tous les analystes politiques s’accordent à reconnaître que l’élection du président de l’Assemblée nationale, le 19 mai 2015, a ouvert une nouvelle ère sur la démocratie béninoise. Car, ce n’est pas évident que le successeur du président Boni Yayi sortirait des rangs des forces de l’Opposition si c’était Komi Koutché qui avait gagné le perchoir. Le risque de caporalisation de l’Assemblée nationale par Boni Yayi qui n’avait pas encore dit son dernier mot par rapport à son obsession à réviser la Constitution béninoise pour certainement s’offrir un troisième mandat, était grand. Ainsi, si l’alternance politique a été facile en 2016, l’élection du 19 mai 2015 en a été pour beaucoup.

Le ministre en charge de l’Energie a visité ce jeudi 18 mai à Cotonou, les postes de répartition rénovés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ces nouveaux équipements financés par la Banque mondiale apportent une meilleure qualité de service à la clientèle.
Les postes de distribution de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ont fait peau neuve. Des disjoncteurs et autres équipements de répartition obsolètes des années 1970 ont cédé place à des postes de dernière génération, offrant les conditions d’une meilleure qualité de service à la clientèle. Ces réalisations découlent des investissements du projet Développement de l’accès à l’énergie moderne (Daem) financé par la Banque mondiale. Les équipements réhabilités dans la ville de Cotonou satisfont le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, qui effectuait hier une visite sur les sites de distribution de la Sbee dans la capitale économique. A Gbégamey qui abrite une mini-conduite de répartition et des départs sources, Vèdoko, Sainte-Rita et Xlacodji où sont posés d’autres disjoncteurs, il a souligné la nouvelle dynamique de rénovation complète des équipements de la Sbee qui anime le Gouvernement. « La précédente génération d’équipements remplissait toute la salle, aujourd’hui nous avons des équipements en miniature et performants. L’obsolescence était telle qu’on ne retrouvait même plus de pièces de rechange sur le marché. Nous ne voulons pas faire des coups ponctuels, nous soutenons des actions durables », soutient-il.
Le coût global de l’investissement consacré à la rénovation des équipements de la Sbee est de l’ordre de 15 milliards de francs Cfa. Ninon Ahoudjinou, chef Projet Deam/Sbee estime que les nouveaux postes installés permettent de ne plus ressentir les coupures d’électricité comme par le passé. Ils permettent à la Sbee de disposer de technologies modernes pour rationaliser la fourniture de l’énergie électrique et répondre âprement aux pannes éventuelles qui surgissent sur son réseau. Célestin Dangbédji, coordonnateur du Projet Daem, ajoute que cette modernisation vient atténuer les désagréments subis par les abonnés. « Nous disposons désormais d’une certaine fiabilité dans le service et nous sommes capables d’assurer la continuité du service en cas de panne, car ces nouveaux postes nous permettent d’isoler une zone en cas de panne », appuie Laurent Tossou, directeur général de la Sbee.
Pour le ministre, le travail de modernisation du réseau doit se poursuivre pour garantir à la clientèle de la société une meilleure qualité de service.
Le projet Daem se décline en quatre composantes : la modernisation du réseau électrique, la fourniture de service d’énergie moderne et d’électrification, le développement durable des services énergétiques et la préparation de nouveaux projets Energie. A Cotonou, il s’est investi dans la réhabilitation des postes de répartition de Gbégamey, Vèdoko, la construction d’un poste de répartition à Sainte-Rita, l’acquisition des kits de branchement ainsi que la distribution des ampoules économiques aux abonnés de la Sbee.

Des centaines de personnes perdent la vie chaque année dans les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Sensible aux dégâts causés par ces conflits liés à la transhumance transfrontalière, Dominique Gnimadi, responsable de la fondation Fondogni, fait l’état des lieux et propose des solutions pour limiter les dégâts. C’était à la faveur d’une conférence animée, ce mercredi 17 mai à Bohicon.
« La transhumance transfrontalière au Bénin : état des lieux, enjeux et responsabilités multi-acteurs ». Le responsable de la fondation Fondogni, Dominique Gnimadi, s’est prononcé sur cette thématique, ce mercredi 17 mai, à la faveur d’une conférence de presse. Il part d’abord du constat qu’au Bénin, la transhumance transfrontalière est un phénomène cyclique aux effets particulièrement désastreux qui est devenu un véritable casse-tête pour paysans, élus locaux et autorités centrales.
Selon lui, les dispositions règlementaires de l’espace communautaire (Cedeao et Uemoa) garantissent la libre circulation des personnes et des biens. A ce titre, des troupeaux entiers de bœufs traversent chaque année le territoire national de part et de d'autre, à la recherche de pâturage. Les axes de provenance des troupeaux de bœufs les plus connus sont le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria, avec des drames particuliers dans le département du Plateau, la région Agonlin, à Zogbodomey, Djidja et ailleurs dans le Zou. Ils dévastent tout sur leurs passages. Ils laissent derrière eux, ruines, pleurs, colère, pertes énormes de produits vivriers et surtout des pertes en vies humaines, signale Dominique Gnimadi. D'année en année, relève-t-il, la situation devient alarmante et devrait interpeller tous les compatriotes soucieux de préserver la sécurité physique, la sécurité morale et la sécurité alimentaire des populations. Citant une étude récente de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), le conférencier fait observer que les conflits résultant de la transhumance transfrontalière sont liés aux dégâts dans les champs, au vol de bétail, à l'utilisation des points d'eau, au foncier, à l'utilisation des aires protégées.
Conséquences et solutions
Entre autres conséquences de la transhumance, Dominique Gnimadi cite le prix du gari qui a flambé passant de 150 F la mesure à 250 F sur le marché local, parce que les bœufs des troupeaux transhumants broutent particulièrement les feuilles de manioc. De même, le pois d'angole (Klouékoun en langue fongbé) a pratiquement disparu des champs avec beaucoup d'autres légumineuses, à cause de l’invasion des bœufs.
Le conférencier estime que l’expérience a d'abord montré que la meilleure sécurité est celle assurée par soi-même. Les bœufs ne traversent presque jamais une palissade, une haie, une clôture pour aller créer des désastres, fait-il remarquer. Dominique Gnimadi propose alors aux paysans de protéger le pourtour de leurs espaces cultivés avec des essences forestières telles qu’acacia, eucalyptus, teck, jatropha et autres.
La sécurité étant la première redevance de l'Etat aux citoyens, le conférencier invite alors le Gouvernement à prendre des mesures qui s’imposent pour protéger les populations dans la lutte contre les effets pervers de la transhumance transfrontalière.
Les élus locaux, eux, devraient sécuriser leurs populations et surtout leurs biens (champs, maisons, cours d'eau et vies humaines) pour que l'économie locale serve effectivement au développement des communautés, préconise Dominique Gnimadi.
Alors, afin d’encourager les paysans à opter pour ses propositions, Dominique Gnimadi annonce que sa fondation met en place à partir de cette année des prix spéciaux pour motiver et encourager ceux qui se seraient illustrés dans cette lutte par cette voie ou d’autres plus pacifiques. Une dizaine de trophées Fondogni et des enveloppes financières seront décernés chaque année, aux paysans engagés pour cette cause de développement national, déclare-t-il?

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, le 17 mai 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Au titre des mesures normatives
Les projets de décrets suivants ont été adoptés :
Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’administration de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE).
Le mandat des membres du Conseil d’administration de la Société béninoise d’énergie électrique est arrivé à expiration.
Il est procédé à son renouvellement dans sa nouvelle configuration résultant de l’application du contrat-plan Etat/Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), dans le cadre du partenariat entre le Bénin et le Millenium Challenge Corporation.
Le Conseil des ministres a donc adopté le présent décret portant nomination des nouveaux membres et instruit le ministre de l’énergie, de l’Eau et des Mines, de prendre les dispositions nécessaires pour leur installation effective. Il a, par ailleurs, été instruit de faire un compte rendu périodique de l’évolution de la situation administrative, financière et technique de l’entreprise.
II. Au titre des communications.
2.1. Aménagement de l’axe routier Tanguiéta-Batia-Konkombri-Mékrou Banikoara Sampéto pour la desserte de la réserve de biosphère de la Pendjari et de la réserve de biosphère transfrontalière du W.
Le Conseil des ministres a examiné une communication présentée conjointement par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et le ministre du Tourisme et de la Culture, relative à l’aménagement de l’axe routier Tanguiéta-Batia-Konkombri-Mékrou-Banikoara-Sampéto pour la desserte de la réserve de biosphère de la Pendjari et de la réserve de biosphère transfrontalière du W.
Les Réserves de faune de la Pendjari et du W recèlent d’importantes ressources floristiques et fauniques et des paysages culturels à haute valeur touristique. Elles constituent le dernier refuge de la grande faune ouest africaine et enregistrent actuellement des arrivées de touristes nationaux et étrangers qui atteignent chaque année environ 7000 visiteurs, dont plus de 6500 à la seule réserve de la Pendjari.
Ce niveau de fréquentation de nos réserves de faune est en deçà de leur potentiel d’attractivité, au regard des ambitions stratégiques de promotion du secteur touristique.
Pour traduire sa volonté de promouvoir le secteur, le Gouvernement, à travers les projets phares de son Programme d’Action, a passé un contrat d’affermage avec African Parks Network, une ONG spécialisée, de réputation internationale. Les objectifs poursuivis nécessitent la mise en place d’infrastructures et d’équipements pouvant faciliter les activités touristiques, avec un impact économique sur les revenus et le développement des communautés riveraines.
Or, les difficultés actuelles d'accessibilité et de desserte des deux réserves constituent l'un des handicaps majeurs à leur bonne fréquentation.
C'est pourquoi, le Conseil des ministres a décidé de l’aménagement du réseau routier reliant ces deux réserves en vue d'un accroissement substantiel des arrivées touristiques, les années à venir.
2.2 Adoption du plan d'affaires pour la délégation de la gestion du complexe du parc national de la Pendjari à African Parks Network.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a soumis à l’appréciation du Conseil des ministres, un projet de délégation de la gestion du complexe du parc national de la Pendjari à African Parks Network et un plan d'affaires quinquennal de développement dudit complexe.
La mise en oeuvre du Programme d'action gouvernemental pour le développement des patrimoines et du tourisme, en partenariat avec African Parks Network, comprend un dispositif de sécurisation et de protection du complexe de la Pendjari et un plan d'affaires quinquennal (PAQ) qui inclut un plan d’urgence de six (06) mois.
La vision à long terme est de: « Réhabiliter et enrichir le complexe du parc national de la Pendjari et sa périphérie sur le long terme en tant que partie intégrante du plus grand écosystème de savanes protégées d’Afrique de l’Ouest. Ceci implique une gestion efficace et moderne, adaptée aux objectifs de conservation, tout en contribuant au développement du tourisme et à une nouvelle dynamique de développement économique et social. »
Le coût global du plan d’affaires est de vingt-six millions de dollars US, soit environ quinze milliards six cent millions de FCFA dont trois milliards six cent millions de FCFA à prendre en charge par l’Etat béninois et douze milliards de FCFA, par les Partenaires techniques et financiers (PTF).
En vue d’accélérer la mise en œuvre du programme de développement du complexe, et en attendant le bouclage du financement avec les PTF, le Conseil a décidé de mettre en place un préfinancement par le budget national.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, le ministre du Tourisme et de la Culture, le ministre de l’Economie et des Finances, ainsi que le directeur de l’Agence de Promotion des patrimoines et de Développement du tourisme, ont été instruits à l’effet de prendre toutes les dispositions nécessaires à la mise en œuvre de cette décision.
2.3 Organisation d’une rencontre au Bénin.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays, de la 39e session des Comités consultatifs inter Africains du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), qui se tiendra à Cotonou, du 7 au 22 juillet 2017.
2.4 Participation du Bénin à des rencontres internationales.
Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays :
- aux 8es Jeux de la Francophonie (volet sport), qui se dérouleront à Abidjan, en Côte-d'Ivoire, du 21 au 30 juillet 2017 ;
- à la 8e édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest africaine
(UEMOA), qui se tiendra à Bissau, en Guinée Bissau, au cours du mois de novembre 2017.
2.5 Réunions statutaires.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation aux différentes réunions statutaires, au titre de l'année 2017, des ministères suivants :
- Ministère du Cadre de vie et du Développement durable
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
2.6 Compte rendu de mission effectuée à l'étranger.
Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu de la participation de notre pays à la 71e session ordinaire des Droits de l’enfant des Nations
Unies, qui s’est tenue à Genève, en Suisse, du 11 au 29 janvier 2016.
Fait à Cotonou, le 17 mai 2017.
Le secrétaire général du Gouvernement,
Edouard OUIN-OURO
Actualités 18 mai 2017

Trois réseaux ouest-africains d’organisations paysannes tiennent, depuis ce mardi 16 mai à Cotonou, un atelier de renforcement de leur implication dans le processus de formulation des plans nationaux d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan). Ils comptent peser davantage dans les politiques publiques sur le secteur agricole.
Les politiques agricoles clés en main appartiennent désormais à un passé révolu. Les divers plans de relance agricoles élaborés dans les Etats ouest-africains ont enregistré l’implication active des organisations paysannes (Op). Le Réseau ouest-africain des organisations de producteurs agricoles (Roppa), l’Association pour la promotion de l’élevage au Sahel et en savane (Apes) et le Résea Billital Maroobé (Rbm) décident alors de surfer sur la vague pour renforcer la dynamique d’implication des Op dans le processus de formulation des plans nationaux d’investissement agricoles, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan). L’enjeu de la réunion de Cotonou est de permettre aux trois réseaux d’adopter une démarche commune de poursuite de leur participation à l’élaboration des instruments opérationnels de la politique agricole régionale de la Cedeao pour élargir les opportunités offertes aux exploitations familiales. Le souci majeur de ces organisations, souligne Djibo Bagna, président du Roppa, c’est de se mobiliser davantage pour inciter les décideurs à prendre conscience de la nécessité de protéger les exploitations familiales, de promouvoir la souveraineté alimentaire et le marché régional. « Les acteurs ruraux occupent plus de 85% de la population active des Etats de la région. Le modèle agricole que nous devons formuler ne saurait les occulter, et ce modèle doit être orienté vers la souveraineté alimentaire », soutient-il. Pour lui, l’intégration des préoccupations majeures des organisations paysannes dans les Pniasan constitue un gage de la prise en compte des priorités de l’immense majorité des acteurs du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique de la région dans les politiques publiques.
Léopold Lokossou, président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), se réjouit de ce que l’implication de la paysannerie devienne un principe directeur de gouvernance du secteur agricole. « Nous avons participé de bout en bout au processus d’élaboration du Pniasan. Il nous a fallu un an de concertations et d’échanges pour formuler le Psdsa/Pniasan », témoigne-t-il.
« Les décideurs politiques de la région et les partenaires sont convaincus du rôle central que jouent les Op dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles. Leur participation est capitale d’autant qu’il s’agit des propositions provenant directement des exploitations familiales et des acteurs de chaînes de valeurs ajoutées », appuie Delphin Koudandé, ministre béninois en charge de l’Agriculture. Il soutient que la sécurité alimentaire dépend largement de l’accroissement de l’offre locale de production plutôt que des importations de denrées alimentaires à bon prix sur le marché international. Il salue l’initiative des mouvements paysans de se mettre en synergie pour prendre part efficacement au processus d’élaboration des Pniasan.
La rencontre de Cotonou devra déboucher sur la définition d’une position commune des trois réseaux en ligne avec les préoccupations majeures des organisations paysannes, à intégrer dans les Pniasan?

La proposition de loi sur le Code du numérique au Bénin en examen au Parlement rend désormais légaux, les signatures et les cachets électroniques dans les transactions électroniques. C’est l’une des innovations portées par les livres 1er et 2e de ce texte adoptés, ce mardi 16 mai, par les députés sur les huit que compte le Code. Les travaux se sont déroulés en présence du ministre chargé de l’Economie numérique, Rafiatou Monrou.
Le Bénin se met peu à peu au même diapason que les nations modernes, en matière numérique. Les signatures et les cachets électroniques seront bientôt admis dans les transactions électroniques aussi bien dans le secteur public que privé. La proposition de loi portant Code du numérique au Bénin promeut désormais ces instruments.
En effet, selon le Code en examen et dont les livres 1er et 2e ont été adoptés et qui partent de l’article 3 à 301, la signature électronique nécessaire à la validité d’un acte juridique, identifie celui qui l’appose et manifeste son consentement aux obligations qui en découlent. La fiabilité d’un procédé de signature électronique est présumée jusqu’à preuve contraire, lorsque celui-ci met en œuvre une signature électronique qualifiée, établie grâce à un dispositif sécurisé de création de signature électronique et que la vérification de cette signature repose sur l’utilisation d’un certificat qualifié. Ainsi, sauf preuve contraire, un document écrit sous forme électronique est présumé avoir été signé de son auteur et son texte est présumé ne pas avoir été modifié si une signature électronique sécurisée y est apposée ou logiquement associée.
La loi autorise des signatures et cachets électroniques dans le secteur public. Sauf qu’ici, les conditions peuvent être soumises à des exigences supplémentaires, fixées par voie réglementaire. Lesquelles doivent être objectives, transparentes, proportionnées et non-discriminatoires et ne doivent s'appliquer qu'aux caractéristiques spécifiques de l'application concernée. Ces exigences ne peuvent pas constituer un obstacle aux services transfrontaliers pour les citoyens, en particulier entre Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), insiste la loi.
La même innovation concerne également les cachets électroniques. En effet, selon la loi, les actes juridiques sous forme électronique ont la même valeur que les actes juridiques sous forme non-électronique. « Sous réserve de dispositions légales particulières, lorsqu’un écrit est exigé pour la validité d’un acte juridique, il peut être établi et conservé sous forme électronique sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne qui l'a établi et que son intégrité soit garantie », retient le Code en examen. Mieux, lorsqu'un écrit est soumis à des conditions particulières de lisibilité ou de présentation, l’écrit électronique doit répondre à des exigences équivalentes. La validité, les effets et la force exécutoire d’un acte juridique sous forme électronique ne peuvent être contestés en raison de la forme électronique de l'acte. Seulement, nul ne peut être contraint de poser un acte juridique par voie électronique, nuance la loi.
Toutefois, il existe quelques exceptions à des écrits électroniques.
Des exceptions
En effet, selon la loi, certains actes ne peuvent prendre la forme d'écrits électroniques, notamment les actes sous seing privé relatifs aux sûretés personnelles ou réelles, de nature civile ou commerciale, sauf s’il sont passés par une personne pour les besoins de sa profession, les actes sous seing privé relatifs au droit de la famille ou au droit des successions et tous autres actes pour lesquels la loi exige un écrit sous format papier ou sous tout format autre que le format électronique.
De même, la preuve sous forme électronique a la même force probante et est admise au même titre que la preuve sous forme non-électronique, sous réserve que puisse être identifiée la personne dont elle émane, et qu’elle soit établie et conservée dans des conditions qui en garantissent l’intégrité et la pérennité. Mieux, lorsque la loi oblige ou autorise une personne à fournir un document et que cet acte n’existe que sous forme électronique, cette personne fournit une impression papier certifiée conforme du document sous forme électronique. Cette certification est fournie par la personne qui est légalement tenue de conserver le document, ou par toute autre personne légalement qualifiée. Le Code prévoit qu’au plus tard un an après son entrée en vigueur, que soient désignées par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé des Communications électroniques la ou les autorités compétentes responsables de la délivrance des moyens d’identification électronique en République du Bénin.
Il faut signaler que les travaux de l’examen de ce Code qui a démarré le 28 avril dernier, se poursuivent le lundi 22 mai prochain au Parlement. Les députés vont se pencher sur les six autres livres avant l’adoption générale de l’ensemble de la proposition de loi composée de 655 articles?

Depuis environ un mois, les boulangeries de la place tournent au relenti. Cet état de choses s’explique par la pénurie de farine de blé due à la flambée du prix du sac de ce céréale sur le marché.
Les boulangeries de la place ont des difficultés à produire le pain comme d’habitude. La situation remarquée sur tout le territoire national s’explique par la hausse excessive du prix du sac de blé.
D’après Célestin Sandé, boulanger au quartier Cadjèhoun, la situation perdure depuis un mois. Il ignore vraiment les raisons qui justifieraient cet état de choses. « Le peu de stock dans les magasins a augmenté de prix et la quantité de farine que nous utilisons agit sur la production », a-t-il révélé. Selon M. Sandé, seuls les importateurs pourront donner de réponses précises sur cette situation.
Le prix de la farine de blé désormais passé au double de son prix d’achat, les consommateurs de ce produit de grande consommation se plaignent. En effet, le prix du sac de blé qui, auparavant, était à 16 000 est désormais cédé à 30 000 F Cfa pour le sac de cinquante kilogrammes. Une crise déplorée par une jeune revendeuse de pain, Juliette Howéto. Cette dernière estime que le chiffre d’affaires des revendeuses a carrément baissé durant ces trois dernières semaines. « Les clients ne sont plus satisfaits, car parfois ils ne sont pas servis comme souhaité», a-t-elle déploré. Elle ajoute que même la qualité du pain laisse à désirer par moments.
Un peu plus loin, au quartier Houéyiho, le constat est identique. Sur les lieux, aucune activité de vente et les boulangers ainsi que les revendeuses se plaignent. Aux dires de Blandine Amingandjè, revendeuse devant ladite boulangerie, les taxes douanières auraient augmenté. Ainsi, les fournisseurs ont du mal à respecter leurs engagements. Le responsable de la boulangerie, Boris Acakpovi, abonde dans le même sens et évoque qu’avec cette flambée du prix, tout est devenu plus difficile. «Les clients se font rare avec la qualité du pain livré », a-t-il fait savoir. A l’en croire, la mauvaise qualité de la farine de blé plus ou moins disponible ne permet pas d'avoir du pain de bonne qualité, d'où la déception des consommateurs. Il sollicite le concours de l’autorité de tutelle ainsi que des différents responsables de leurs associations pour remédier à la situation pour le bien-être des consommateurs.
Des démarches pourjuguler la crise
D’après les explications du président de l’Association nationale des propriétaires et exploitants de boulangeries et pâtisseries du Bénin (Anapeb), Gatien Adjagboni, la crise serait due à une grève dans un port de transbordement européen. Selon lui, plus de 50% du blé importé au Bénin quitte la Turquie, un pays qui, depuis peu, connaît des mouvements d’instabilité politique.
Plusieurs démarches sont entreprises par le président de l’Anapeb pour reduire les difficultés. «Nous avions déjà saisi le ministre du Commerce et de l’Industrie pour des actions diligentes», a-t-il informé. Gatien Adjagboni a assuré qu’un stock de farine sera disponible d’ici la semaine prochaine au niveau du port de Cotonou. Mais, a-t-il ajouté, ce stock est limité et déjà entièrement payé par certains grossistes chez les importateurs. Face à la situation, le président de l'Anapeb invite les autorités centrales à réagir pour soulager les peines des responsables boulangers et pâtissiers à travers des réformes. « Le pain étant un produit de première nécessité, il faudrait que désormais le prix des importateurs soit cadré par le pouvoir central tel que le prix de la baguette de pain est fixé », préconise le président de l’Anapeb. Il souhaite également que la Tva sur le sac de farine de blé exploité au Bénin, soit revue à la baisse, comme en Côte d’Ivoire, au Togo, au Cameroun et dans d’autres pays de la sous-région.
Par Zalikath CHABI-YAOURE ; Imaculée DEGBELO (Stag)
Société 17 mai 2017