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Nouvelles

Audience à la Présidence de la République : Faire de la chefferie traditionnelle un instrument de développement

 Les rois et chefs traditionnels devraient jubiler à la suite de l’audience que le président de la République leur a accordée, samedi 4 mars dernier. En plus d’une reconnaissance juridique, tout sera mis en œuvre pour faire d’eux des acteurs de développement, a promis le président de la République.

Trois doléances majeures ont été faites par la délégation des rois et chefs traditionnels du Nord reçus en audience, samedi 4 mars au palais de la présidence de la République. Sa Majesté Gangorosuambu, roi de Kika, a expliqué au président Patrice Talon, le rôle remarquable des chefferies aux plans politique, économique et socioculturel en faveur de la paix et du développement. Selon lui, il est nécessaire pour le pays de recentrer le concept de la chefferie et de la royauté et de clarifier l’ordre protocolaire à l’intérieur de cette composante pour en avoir une meilleure organisation.
Au-delà de l’organisation, les rois souhaitent être aux côtés des autorités pour le développement. Ils ont des « objectifs précis en conformité avec le Programme d’action du Gouvernement (Pag) » et l’ont fait savoir au président de la République. Ils souhaitent ainsi « participer aux côtés des autorités locales et nationales aux œuvres de développement à travers les questions de population, de santé et d’éducation ». Ce qui implique, poursuit sa Majesté Gangorosuambu, « l’identification des rois dans une administration décentralisée, l’identification du rôle de l’administration vis-à-vis des rois, l’établissement de modes de collaboration entre les deux entités afin d’associer les rois en général et leur organisation faîtière nationale, le Haut conseil des rois du Bénin (Hcrb) en particulier aux œuvres de développement ». Apporter assistance aux autorités locales et nationales pour la vulgarisation et l’implémentation sur le terrain des actions de développement dans tous les domaines et celles liées au Pag, travailler en coordination avec les autorités au niveau national pour doter les rois d’un texte juridique national et les associer aux tâches de maintien de la paix et de sécurité. C’est là, la dernière doléance faite par la délégation au chef de l’Etat, en présence du député Rachidi Gbadamassi et du maire de la commune de Parakou, Charles Toko.
Des doléances bien reçues par le président de la République qui a promis agir pour redonner à cette entité, la place qui est la sienne. « Vous incarnez l’autorité morale et traditionnelle dans tout le Bénin, les ancêtres, les parents… à ce titre, je suis votre fils et quand le père vient au fils lui apporter la bénédiction, vous comprenez combien il peut être honoré et heureux », a introduit le chef de l’Etat avant de dévoiler ses ambitions pour la chefferie traditionnelle. « Je prends vos doléances comme de simples rappels », indique le chef de l’Etat. Pour lui, la reconnaissance de la chefferie traditionnelle sera intégrée au projet de révision qui sera transmis dans les jours à venir au Parlement. Ceci, pour donner un statut juridique à ces gardiens de la tradition.

Restauration de palais royaux

Le chef de l’Etat compte ainsi « donner un sens à la mission de la chefferie » pour que son « rôle dans la cité soit efficace et effective aux côtés de l’administration publique ».
Dans le cadre du vaste programme d’investissement pour le secteur du tourisme prévu dans le Pag, quelques palais de grands royaumes traditionnels anciens vont être restaurés. L’annonce a été faite par le président Patrice Talon, au cours de l’audience qu’il a accordée aux chefs traditionnels et rois du septentrion. « Nous choisirons. L’Etat ne pourra pas tout restaurer. Cela ne devrait pas faire l’objet de complication. Nous allons nous employer à œuvrer pour donner plus de sérénité à la royauté », a promis le chef de l’Etat. Mais prévient-il, tout se fera pour que « l’intervention de l’Etat n’aggrave pas le déchirement »?

Actualités 06 mars 2017


Echanges entre le directeur régional de l’Unfpa et la presse: La question du dividende démographique au menu

En fin de visite de travail au Bénin, le directeur régional du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingue Ngom, s’est entretenu, vendredi 3 mars dernier, avec la presse. Au centre des discussions, la problématique du dividende démographique en lien avec les perspectives d’avenir du continent et le point de son séjour au Bénin.

« Aucun pays ne sera capable de répondre à son poids démographique sans capturer le dividende démographique ». Ces propos liminaires du directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingue Ngom démontrent l’importance pour le continent d’asseoir une nouvelle stratégie de développement autour de la problématique. 

Il s’agit, selon lui, d’un outil déterminant pour l’avenir du continent. « L’Afrique que nous voulons pour 2030 ne peut être réalisée sans cet idéal », soutient-il. Ce défi ne saurait être relevé sans la presse, au regard de son rôle d’éveilleur de conscience. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre qu’il a eue avec les journalistes au terme de sa visite au Bénin, vendredi dernier. « Au moment où l’Union africaine fait du dividende démographique son thème de l’année 2017, il me semble critique que les journalistes se saisissent de la même thématique qui s’inscrit non seulement dans l’agenda 2030 mais aussi la vision de l’union dont la feuille de route pourrait servir aux médias pour jouer leur rôle d’information et d’éducation de la population », fait-il savoir.
En marge de cette rencontre, il s’est entretenu également avec les jeunes des associations du Bénin. Pour lui, la réalisation du dividende démographique suppose également un investissement conséquent dans la jeunesse. « Nous rêvons d’une jeunesse enracinée, cultivée et qui travaille pour une nouvelle Afrique, car la jeunesse, c’est notre force de frappe, notre richesse, l’Afrique de demain », explique-t-il, convaincu que l’importance numérique de cette couche est un argument solide pour en faire une priorité dans les pays en voie de développement.
Mais la réalisation du dividende démographique ne doit pas être seulement l’affaire des dirigeants. La jeunesse en ce qui la concerne, doit également prendre la mesure de l’enjeu et démontrer la preuve de son engagement par le travail et un changement de comportement. « Ce nouveau type d’Africain doit être cultivé en sa jeunesse. L’Afrique prospère est à notre portée », estime-t-il, soulignant que ce défi va de pair avec les Objectifs de développement durable (Odd). D’où le thème de la rencontre intitulé « Le dividende démographique, les Odd et la contribution des jeunes à leur réalisation ».
Relativement à la politique de l’Unfpa pour la prise en compte des jeunes, Mabingue Ngom explique que la stratégie de l’institution se décline, entre autres, autour des piliers de l’éducation sexuelle et reproductive, l’adoption d’initiatives fortes pour atteindre les plus vulnérables, la prévention, le traitement et le soutien pour lutter contre le Vih et l’accomplissement du potentiel de chaque jeune.
Faisant le point de sa mission au Bénin, il dit être satisfait, au regard de l’intérêt du Bénin pour le dividende démographique et son implication dans ce processus. « J’ai eu trois conversations directes avec le chef de l’Etat. J’ai senti la vision, la passion et l’engagement », note-t-il. Au regard de ces caractéristiques, assure-t-il, le Bénin pourrait être bientôt un pays émergent.
Revenant sur la thématique du dividende démographique, le représentant résident de l’Unfpa au Bénin, Koudaogo Ouédraogo, explique qu’elle s’entend de la croissance économique rapide qui résulte de la modification des populations en âge de travailler. Le capturer s’inscrit dans un processus à long terme.

Société 06 mars 2017


Assassinat et complicité d’assassinat (34e dossier): Soumaïla Mouhamadou acquitté après seize ans de détention

Mis en détention le 25 mars 2002 et ayant bénéficié d’une liberté provisoire le 6 août 2002, Soumaïla Mouhamadou a finalement été acquitté au bénéfice du doute, vendredi 3 mars dernier par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Cultivateur à Batoulou dans la commune de Djougou, il était poursuivi pour assassinat et complicité d’assassinat, infraction prévue et punie par les articles 59, 60, 295 à 298 et 302 du Code pénal.

Examinant le 34e dossier inscrit à son rôle, vendredi 3 mars dernier, la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou présidée par Richard T. Limoan a acquitté au bénéfice du doute Soumaïla Mouhamadou. Elle l’a déclaré non coupable du chef d’assassinat et complicité d’assassinat suite à un acte de vindicte populaire survenu à Kilir dans la commune de Djougou et ordonné qu’il soit immédiatement libéré, si aucune autre charge n’est retenue contre lui.

Prenant ses réquisitions, c’est l’avocat général, Robert G. Tito, qui a d’abord demandé à la cour de l’acquitter au bénéfice du doute. « Ce jour à la barre, il a clamé son innocence, quand bien même il a été identifié parmi la foule surexcitée. A-t-il torturé la victime ? Peut-être ou peut-être pas. La réponse est dubitative et le doute doit profiter à l’accusé », a-t-il soutenu. Mais avant, il a indiqué que tous les éléments constitutifs du meurtre commis avec torture et barbarie sont réunis. Il a relevé la tourmente infligée à Nicolas Adissounon, avec le « dessein délibéré et réfléchi » de lui donner la mort.

De nombreuses insuffisances soulevées

Appréciant les réquisitions de l’avocat général, le conseil de l’accusé, Me Safiatou Bassabi-Issifou, s’emploiera à dénoncer les insuffisances du dossier. « Il n’y a rien dans ce dossier comme actes positifs pour entrer en condamnation contre mon client », a-t-elle fait remarqué. « Il n’est déféré devant-vous parce que les auteurs de cet acte crapuleux qui ont préféré ne pas venir en répondre, ont cité son nom.
Les faits se sont produits le 14 septembre 2001, mais l’enquête a commencé le 22 mars 2002, soit près de sept mois après », a poursuivi l’avocat. Elle a également regretté que son client n’ait pas eu l’opportunité, tout au long de la procédure, d’être confronté avec ceux qui, sur leurs simples déclarations, ont permis son arrestation. Selon elle, il n’y a pas de doute par rapport à l’innocence de Soumaïla Mouhamadou.
Lékya Adamou, Aïssatou Zakari, Fousséni Mama, Moussa Yaya et Ibrahim Zoumarou, les cinq co-accusés de Soumaïla Mouhamadou ont brillé par leur absence, malgré les diligences effectuées par le Parquet général. Ainsi, pour une bonne administration de la justice, leurs cas ont-ils été disjoints du sien.
Que ce soit à l’enquête préliminaire et devant le juge instructeur, Soumaïla Mouhamadou, également crieur public comme son grand-père et son père l’avaient été, a nié les faits mis à sa charge. A la barre, il est resté constant dans ses propos. Il n’a pas reconnu avoir été aperçu sur les lieux où la vindicte a eu lieu et utilisé son mégaphone pour ameuter la population. « Ceux qui disent m’avoir vu sur les lieux, je ne les connais pas », a-t-il répondu au président qui lui rétorqua qu’il n’avait pas besoin de les connaître.

Une affaire banale qui tourne à la vindicte populaire

Maçon de son Etat, Nicolas Adissounon travaillait sur un chantier avec ses collègues à Djougou, vendredi 14 septembre 2001, lorsqu’il aperçut les fillettes Rafiatou Ibrahim et Rafiatou Daouda qui passaient. Il leur fit appel et remis à la première, un billet de 500 F Cfa pour lui acheter de la cigarette et à manger. Rafiatou Ibrahim n’est plus revenue. Intrigué, Nicolas Adissounon se rendit sous la conduite de Rafiatou Daouda qu’il avait fait attendre, à son domicile et l’a trouva assise à côté de sa mère Aïssatou Zakari. Cette dernière refusant de lui restituer les sous qu’il réclamait à sa fille, se mit à crier « Ô voleur d’enfant ! ». Aussitôt se regroupa autour de Nicolas Adissounon une dizaine de personnes dont Moussa Yaya qui décida de le conduire à la brigade de gendarmerie. Il y avait également Zoumarou Ibrahim, père de la petite, Soumaïla Mouhamadou, Fousséni Mama et Wahabou Souleymane. Arrivé à hauteur de l’atelier de couture de Lékya Adamou, celle-ci lança de nouveau le cri d’alerte « Ô voleur ! ». Le groupe fut assailli par une horde d’individus qui lapidèrent et brûlèrent vif Nicolas Adissounon.
L’enquête ouverte a permis d’interpeller et d’inculper Fousséni Mama, Wahabou Souleymane, Aïssatou Zakari, Soumaïla Mouhamadou, Lékya Adamou, Moussa Yaya et Zoumarou Ibrahim.

Composition de la cour ayant connu de ce dossier

Président : Richard T. Limoan
Assesseurs : - Lucien Djimènou
- Névaly Settin

Ministère public : Robert G. Tito
Greffier : Me Ambroise Alassane
Jurés : -Tidjani El-Hadj Issa
- Imorou Abdoulaye
- Emile N’Dah N’Yaba
- Anselme Sossou

Actualités 06 mars 2017


Audience à la Cour constitutionnelle: Plusieurs personnalités au cabinet de Théodore Holo

Le président de la Cour constitutionnelle s’est entretenu, vendredi 3 mars dernier dans son cabinet, avec plusieurs délégations reçues en visite de courtoisie et de prise de contact. De nombreux sujets ont été abordés.

Quatre nouveaux ambassadeurs du Bénin en partance pour leurs pays d’accueil respectifs composent la première délégation reçue en audience par le président Théodore Holo, vendredi 3 mars dernier. Les diplomates étaient en visite de courtoisie et de prise de contact pour les échanges d’usage avant leur départ pour la prise de fonction. Il s’agit de Naïm Akibou en partance pour l’Iran ; Eric Saïzonou pour l’Afrique du Sud ; Baré Mohamed, le Qatar et Zacharie Akplogan, la Belgique.

Selon Eric Saïzonou, porte-parole de la délégation, cette rencontre est une visite de présentation des nouveaux ambassadeurs au président de la Cour constitutionnelle. Au terme de leur audience, les diplomates se sont dits satisfaits des échanges qu’ils ont eus avec leur hôte. « Nous avons reçu des conseils très avisés de la part du président dans les domaines où chacun de nous est appelé à servir dans ses nouvelles fonctions », indique Eric Saïzonou.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu les membres de l’Association nationale des anciens parlementaires (Asnap) du Bénin. Rafiatou Karimou qui conduit cette délégation est allée présenter les membres du nouveau bureau de ladite association au président Théodore Holo. Ces anciens parlementaires s’emploient à mettre leurs expériences au service de la nation béninoise à travers plusieurs activités telles que la vulgarisation des lois et textes de la République.
Une autre délégation conduite par Esther Orou, présidente du comité d’organisation de la Journée internationale de la femme, a été introduite par la suite chez le président Théodore Holo. Les échanges ont porté sur les activités prévues dans le cadre de l’organisation de ladite journée. Esther Orou dit avoir reçu le soutien du président de la Cour constitutionnelle pour le bon déroulement des manifestations.

Concours international de procès

Le professeur Ibrahim Salami était également au cabinet du président de la Cour constitutionnelle. Il y est allé parler avec son hôte de l’organisation prochaine au Bénin du concours international de procès simulé « Charles Rousseau » en droit international. Ledit concours se déroule du 28 avril au 6 mai 2017 au Bénin. Le professeur Ibrahim Salami est porteur d’une invitation de participation qu’il a adressée à son hôte. « Je suis venu solliciter sa participation à ce concours qui va donner un rayonnement international à notre pays », affirme-t-il.

Actualités 06 mars 2017


Réformes constitutionnelles et politiques: Alternative citoyenne pour le renforcement du système partisan

La réforme du système partisan est une question de priorité pour le parti Alternative citoyenne. Au cours de son congrès ordinaire, tenu samedi 4 mars dernier à Cotonou sous le thème « Transformer le modèle politique du Bénin pour un développement intégral », les responsables du parti l’ont réaffirmé avec de nouvelles orientations dans ce sens, avec le soutien d’autres formations politiques.

Les réformes constitutionnelles et politiques engagées par le Gouvernement de la Rupture doivent aboutir, avec comme priorité le renforcement du système partisan. A cet effet, le parti Alternative citoyenne reste ouvert aux formations politiques qui ont la même vision que lui pour que ces réformes réussissent, assure son président d’honneur, Joseph Djogbénou qui intervenait à l’ouverture des travaux du premier congrès ordinaire du parti samedi 4 mars dernier. 

Mais avant, il a rappelé les circonstances difficiles dans lesquelles le parti a été créé. « Que vaut un modèle démocratique qui donne le pain aujourd’hui et qui ne sait pas si le pain de demain est garanti ? Que vaut un système partisan qui laisse de milliers de jeunes sans emploi ? Que vaut un modèle démocratique dans lequel les populations n’ont pas accès à des soins de santé de qualité ? », s’interroge Joseph Djogbénou. Dans les conditions actuelles, un pouvoir responsable doit chercher dans ses entrailles des solutions à ces questions, estime-t-il. Et un Gouvernement courageux, poursuit-il, doit prendre des décisions courageuses et faire rêver. Les réformes annoncées par le Gouvernement de la Rupture, insiste Joseph Djogbénou, sont des réformes nécessaires même si elles sont douloureuses. Il a alors invité le bureau directeur d'Alternative citoyenne à être ouvert et représentatif afin de favoriser la réussite desdites réformes.
Avant Joseph Djogbénou, c’est le président du parti, Rock David Gnahoui, qui a donné les nouvelles orientations de cette formation politique qui, selon lui, doit être « un parti catalyseur ». Et s’il faut casser pour reconstruire, souligne-t-il, Alternative citoyenne dit oui. Raison pour laquelle il a invité les militantes et militants du parti à faire confiance à leurs dirigeants.
Les responsables d’Alternative citoyenne ont été soutenus au congrès du samedi dernier par d’autres formations politiques dont le Parti du Renouveau démocratique (Prd) qui par la voix de son représentant, Augustin Ahouanvoébla, a dit que l’heure est au rassemblement pour la réussite des réformes politiques et surtout celle relative au système partisan. « Le Prd étant un parti de la majorité présidentielle, nous soutenons Alternative citoyenne pour réussir les réformes », déclare Augustin Ahouanvoébla.
Le représentant du Prd sera suivi par le président de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (Uds), Sacca Lafia, qui rappelle qu’avec Alternative citoyenne, ils ont traversé des difficultés avant le choix d’un candidat pour la présidentielle de 2016. « Mon parti est un affluent qui est à la recherche d’autres affluents pour faire un grand fleuve dans le cadre de la réforme du système partisan au Bénin », a laissé entendre Sacca Lafia.
D’autres partis et alliances politiques comme l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt), le Rassemblement national pour la démocratie (Rnd), le Cds-Finagnon d’Aké Natondé ont également salué le dynamisme des responsables d’Alternative citoyenne, une formation politique qui s’est imposée en trois ans sur l’échiquier national.

Politique 06 mars 2017


Lutte contre le Vih/Sida, les Ist, la tuberculose et autres épidémies: Le Conseil national installé par le président de la République

Le président de la République Patrice Talon a procédé, vendredi 3 mars dernier à la présidence de la République, à la cérémonie d’installation officielle du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les épidémies (Cnls/Tp).

Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les épidémies (Cnls/Tp) a pour mission d’assurer la coordination de toutes les actions concourant à la lutte contre les affections sus citées. Il dispose d’un organe délibérant, d’un secrétariat exécutif, de démembrement au niveau des départements et des communes et des organes de mise en œuvre. Le conseil est présidé par le chef de l’Etat en personne. Ses membres provenant de diverses structures publiques et d’organisations non gouvernementales. La cérémonie de leur installation officielle a eu lieu, vendredi 3 mars en présence des ministres Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Alassane Séïdou, Adidjatou Mathys, Sacca Lafia… ainsi que des membres du corps diplomatique, des représentants des organisations internationales, des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé.
A l’occasion, le ministre de la Santé Alassane Séidou a présenté, le cadre réglementaire du Cnls/Tp, de même que la composition de l’organe délibérant. Le représentant des personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih) a insisté sur l’importance à accorder à la lutte contre le Vih/Sida et a plaidé pour une revue des programmes dont ils sont bénéficiaires. Selon lui, tout n’est pas mauvais au niveau de cette lutte. De nombreuses actions, a-t-il reconnu, sont faites en leur faveur. La constante disponibilité des antirétroviraux a été surtout saluée par lui. Il a aussi souhaité que les Pvvih soient associées aux instances de prise de décision en leur faveur et le renforcement de la sensibilisation.
A cette doléance, le président Patrice Talon a accédé. En plaidant pour que cesse la discrimination et de la stigmatisation à leur encontre, le chef de l’Etat s’est engagé et a rassuré les Pvvih qu’elles seront désormais plus associées parce qu’elles sont les plus concernées par la question. Il a aussi invité ses compatriotes à l’engagement collectif et individuel, mais aussi à l’action. « Les instruments de bien-être qui sont destinés à nous conférer la bonne santé sont des biens économiques » dont on devrait prendre soin, souligne aussi le chef de l’Etat. Pour lui, le Conseil a fait peau neuve pour mieux répondre de ses défis. Lesquels défis, il a présenté comme majeurs, et gage pour le développement du pays?

Actualités 06 mars 2017


Célébration de la Jif 2017: Une marche de cœur pour repenser le statut de la femme

Le ministère en charge des Affaires sociales a organisé une marche de cœur ce dimanche 5 mars au profit de la gent féminine. Les ministres Adidjatou Mathys, Oswald Homéky et Rafiatou Monrou et d’autres personnalités ont rehaussé de leur présence cette manifestation qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme (Jif) édition 2017.

Très tôt hier dimanche, pourtant jour de culte, des femmes venues de divers horizons du pays se sont massivement mobilisées pour la marche de cœur organisée par le ministère des Affaires sociales dans le cadre de la Journée internationale de la femme, édition 2017. Partis du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou aux environs de 7 h avec des pancartes et banderoles portant des messages relatifs à la promotion des droits des femmes et des filles, les marcheurs ont rallié la place de l’Etoile rouge avant de revenir vers 9 h au point de départ. Sur place, on pouvait distinguer la présence des associations féminines, des Ong, des personnalités politiques, les partenaires techniques et financiers, les délégations de femmes de la Police, de la Gendarmerie et des sapeurs-pompiers. On peut y lire du soutien aux femmes en détention abusive, aux filles précocement mariées, aux femmes victimes des discriminations de tout genre, aux femmes leaders politiques ou du plaidoyer en faveur de l’éducation des filles, de l’égalité de chance d’accès aux ressources productives entre les deux sexes. A ce tableau, s’ajoutent des doléances pour corriger les inégalités qui touchent les femmes.
La représentante de la société civile, Sidikatou Adamon Houédété, a plaidé pour la relance du micro-crédit, la valorisation du statut de la femme, la dynamisation de l’Institut national pour la promotion de la femme (Inpf), et la lutte contre la féminisation de la pauvreté.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur genre et protection sociale, Jonathan Richter, la marche est un parfait exemple des actions de base que les citoyens peuvent mener pour améliorer leur santé. Elle témoigne du souci des initiatrices de l’entretien de leur propre santé et celle des autres femmes.
Expliquant le bien-fondé de la marche, le ministre en charge des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, souligne qu’une population en bonne santé est créatrice de richesse. Cet idéal, insiste-t-elle, n’est pas réalisable sans la femme.
Au-delà des avantages au plan sanitaire, cette marche est la preuve de l’attachement du Nouveau départ à l’amélioration des conditions de vie des femmes, précise-t-elle. « Nous avons voulu célébrer autrement la Journée internationale de la femme afin d’identifier les causes réelles des discriminations qui les touchent et de passer aux solutions durables », souligne-t-elle.
Adidjatou Mathys en a profité pour remettre cinq tricycles aux femmes handicapées, don de l’ambassade de Chine au Bénin. Le thème de la Jif, édition 2017 est intitulé « Autonomisation socioéconomique des femmes, un pas vers le développement du Bénin ». Ce thème montre que l’autonomisation de la femme passe par sa prise en compte sur tous les plans?

Société 06 mars 2017


Faible représentation des femmes au Parlement : La 7e législature réfléchit à des mesures correctives

Ce jeudi 2 mars à Agoué à Grand-Popo, s’est ouvert un séminaire des députés de la 7e législature sur le thème « Amélioration de la représentation de la femme au Parlement ».

Comme à Dassa-Zoumè où ils se sont penchés pendant six jours sur une douzaine de propositions de lois qu’ils étudieront en commission et examineront en plénière, les quatre-vingt-trois parlementaires béninois réfléchissent sur les actions à mener pour favoriser une représentation substantielle des femmes à l’Assemblée nationale. L’atelier de deux jours pourra accoucher d’une proposition de loi dans ce sens pour que le tir soit corrigé peut-être dès la prochaine législature après l’adoption de ce texte.
Les travaux ont été lancés par le président de l’Assemblée nationale qui avait fait la promesse de l’organisation de ce séminaire de réflexion lors de son discours d’ouverture de la 2e session ordinaire de l’année 2016 en octobre dernier. Me Adrien Houngbédji a mis l’accent sur toute la pertinence de la rencontre. En effet, les statistiques nationales renseignent que depuis la 1ère législature en 1991 jusqu’à ce jour, le ratio Femmes/Députés n’a jamais atteint la barre des 10% au Parlement béninois qui reste dès lors un mauvais élève en matière d’opérationnalisation des mesures pour l’amélioration de la place de la gent féminine dans la vie publique. A titre illustratif, de huit femmes députés au cours de la sixième législature (2011-2015) soit 9,6%, elles ont dégringolé à sept sous la septième législature en cours soit 8,4%. Un tableau peu reluisant qui contraste avec la situation dans plusieurs autres pays africains, notamment au Rwanda où le taux de représentation est de 63,8%, 42,7% au Sénégal, 41,8% en Afrique du Sud, 31,1% au Cameroun, 17,6% au Togo et 14,6% au Niger. La présidence du Parlement sud-africain est même actuellement assurée par une femme. Ce qui n’a jamais été encore le cas au niveau de l’Assemblée nationale du Bénin qui n’a connu jusqu’ici que des hommes au perchoir. Toutes choses qui interpellent et appellent à des actions. C’est ce qu’ont compris les députés de la 7e législature en organisant ce conclave de deux jours. Il s’agira pour eux de réfléchir sur la problématique et de dégager un consensus sur le contenu d’une proposition de loi qu’ils auront à voter pour inverser la tendance?

Actualités 03 mars 2017


Libération des espaces publics : Kandi entre dans la danse

Jusque-là épargnée, la ville de Kandi a fini par être rattrapée par l’opération de déguerpissement des espaces publics occupés. Elle a connu, mercredi 1er mars dernier, la phase de matérialisation des kiosques, boutiques et autres édifices érigés là où, cela ne devrait pas l’être.

Accompagné des autorités communales, le préfet de l’Alibori, Moussa Mouhamadou, a sillonné les principaux axes et grandes places de Kandi, mercredi 1er mars dernier. C’est pour procéder à la matérialisation des boutiques, bars, kiosques et autres commerces occupant les emprises des grandes voies et les lieux publics de la ville.

Expliquant le bien-fondé de l’opération, le préfet a indiqué qu’elle participe de la promotion d’un cadre de vie décent et attrayant. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus continuer à laisser nos grandes villes dans des situations d’insécurité », a-t-il insisté. La ville de Kandi étant aujourd’hui le chef-lieu du département de l’Alibori, elle doit pouvoir, selon lui, présenter un autre visage. Il s’est alors réjoui qu’elle n’ait pas été oubliée par la mise en œuvre de l’opération.
Le maire Alidou Démolé Moko abondera dans le même sens que le préfet. Avec le bitumage de l’axe Béroubouay-Kandi-Malanville et la double chaussée prévue au niveau de Kandi, a-t-il poursuivi, il était impérieux de libérer les emprises de la route nationale inter-Etats n° 2 qui la traverse. D’autres voies verront également leurs abords libérés. Comme certains domiciles, le palais royal fera également les frais de cette mesure de déguerpissement?

Société 03 mars 2017


Retour des hôtels dans le patrimoine de l’Etat : La Cstb salue l’acte du Gouvernement et met en garde

Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Paul Essè Iko, salue le retour de Bénin Marina Hôtel et d’autres hôtels dans le patrimoine de l’Etat. Au cours d’un point de presse donné ce jeudi 2 mars à la Bourse du Travail à Cotonou, en présence des travailleurs de cet hôtel, il se réjouit de la victoire de sa confédération qui a commencé cette lutte depuis plus de dix ans, avant de mettre en garde le Gouvernement contre une mauvaise gestion.

« Il n’est pas question de récupérer les hôtels des mains des privés pour les confier à d’autres privés », estime Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin. Il remercie le Gouvernement pour avoir accédé à cette revendication des travailleurs de Bénin Marina Hôtel et de sa confédération qui date de plus dix ans. Au cours du point de presse qu’il a fait ce jeudi, il estime qu’« Il faut tout simplement responsabiliser les travailleurs de ces différents hôtels afin que la paix revienne dans ces maisons ». 

A sa suite, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de Bénin Marina Hôtel (Syntra-Bmh), Barnabé Lagbénou, embraie pour rappeler les différents actes posés par les travailleurs de cet hôtel en dénonçant non seulement la mauvaise gestion, mais également en réclamant le retour de l’hôtel dans le patrimoine de l’Etat. Il affirme que l’aboutissement de cette décision prise par le Gouvernement le 15 février dernier, est la victoire de plusieurs années de lutte et qu’il faut rester vigilant.
Barnabé Lagbénou a expliqué les fondements de la décision du Gouvernement à travers l’historique de leur lutte pour répondre à ce qu’il appelle intoxications au sujet de ce dossier de cession de Bénin Marina Hôtel. « Nous venons de franchir une étape importante dans la lutte et nous devons rester très vigilants afin que Bénin Marina Hôtel soit à présent bien géré et que les travailleurs soient associés intimement à cette gestion », se réjouit-il.
Les travailleurs de Bénin Marina Hôtel, selon le secrétaire général du Syntra-Bmh, exigent au Gouvernement de régler les multiples problèmes sociaux engendrés par la mauvaise gestion, dont les plus urgents demeurent la réhabilitation des travailleurs licenciés abusivement, le châtiment de tous ceux qui ont baigné dans le pillage de l’hôtel.
Le secrétaire général de la Cstb a saisi l’opportunité du point de presse hier pour dénoncer ce qu’il appelle des « dérives » du pouvoir de la Rupture, à partir du thème : « La situation actuelle des travailleurs, de la Jeunesse et du peuple ». Paul Essè Iko cite : la mise à mal des libertés publiques, le licenciement des travailleurs du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la situation sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, la grève des agents de santé, sans oublier les enseignants qui projettent une grève à compter de mardi prochain. La Cstb, insiste-t-il, soutient les travailleurs et leur demande de poursuivre et d’amplifier leurs combats pour la résolution de leurs divers problèmes?

Actualités 03 mars 2017


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