La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente (17e dossier) : Moumouni Djobo écope de cinq ans de réclusion criminelle

Moumouni Djobo, cultivateur et conducteur de taxi-moto demeurant à Kandi, était devant la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, lundi 6 février dernier. C’est pour répondre du chef d’accusation de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. Condamné à la peine de cinq ans de réclusion, il retourne en prison pour purger sa peine, après avoir été placé en détention le 22 janvier 2004 et bénéficié d’une liberté provisoire le 16 juillet de la même année.

Le dix-septième dossier inscrit au rôle de la première session de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, au titre de l’année 2017, portait sur une affaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné une cécité totale. A la base du dossier, il y avait un problème de violence faite aux femmes. C’était au cours d’une scène de ménage.

Pour une somme de1 000 F Cfa

Les nommés Moumouni Djobo et M’Djaratou Belki vivent maritalement à Kandi. Leur cohabitation a souvent été perturbée par des scènes de ménage. Le 5 décembre 2003, la femme a réclamé à son mari une somme de 1 000 F Cfa pour amener leur petit enfant malade aux soins, chez un tradi-thérapeute. Le mari qui n’avait pas les moyens a commencé par la gronder. Elle est allée se plaindre aux parents de ce dernier qui lui ont donné un peu de maïs. Informé, il demanda à son épouse de leur retourner la céréale. C’est dans ces conditions qu’il a perdu son sang-froid, en administrant une gifle à M’Djaratou Belki qui perdra définitivement l’usage de son œil gauche.
Interpellé, Moumouni Djobo, à toutes les étapes de la procédure, a reconnu les faits mais en précisant que ce ne sont pas les coups portés à sa femme qui sont la cause du dommage de l’œil ; puisqu’elle a des problèmes d’yeux depuis son enfance.
A la barre, lundi 6 février dernier, l’accusé n’a pas été en mesure d’indiquer les causes de la bagarre au cours de laquelle, il a fait éclater l’œil gauche de son épouse, après lui avoir administré une gifle. « Est-ce parce que ta femme malvoyante était devenue pour toi une charge ? », lui demandera le président Jean-Pierre Yérima Bandé. Ayant appris que Moumouni Djobo avait entre-temps pris une nouvelle femme, l’avocat général, Fiacre T. Azalou, a voulu savoir si ce n’est pas cette dernière qui l’aurait ébloui, au point de l’amener à engager avec M’Djaratou Belki, une bagarre dont il ignore les raisons. A toutes ces questions, l’accusé a répondu par la négative.
Après avoir fait un enfant avec un autre homme, la victime l’a rejoint à nouveau, informera Moumouni Djobo. En dehors du seul qu’ils avaient avant l’incident, elle lui a fait trois autres enfants. Mais au cours de l’enquête de moralité qui a été réalisée, les témoignages sont concordants que M’Djaratou Belki l’a déjà quitté et qu’il vit désormais avec une nouvelle femme. Ce qui amènera le président Jean-Pierre Yérima Bandé à l’inviter à mieux situer la cour.

Le vain combat du conseil de l’accusé

Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public, Fiacre T. Azalou, a fait remarquer que l’élément matériel du chef d’accusation pour lequel l’accusé est à la barre consiste en des coups et blessures volontaires faites à la personne humaine. Dans le dossier, insiste-t-il, il est constant que l’accusé a porté des coups et fait des blessures à sa femme, M’Djaratou Belki. S’agissant du deuxième élément exigé pour la constitution dudit crime, poursuit-il, la nécessité d’une victime vivante s’impose. Il s’agit de sa femme, même s’il est admis que cette dernière est malvoyante. Pour l’élément moral, Fiacre T. Azalou a fait constater que l’accusé n’a pas été capable d’expliquer les intentions qui l’ont contraint à agir ainsi. D’où, l’infirmité permanente survenue avec la perte de l’usage de l’œil gauche par M’Djaratou Belki. Avec la réunion de tous ces éléments, il ressort, selon l’avocat général, que l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité permanente prévue et punie par l’article 309 alinéa 3 du Code pénal est constituée. Il invite la cour à le condamner à six ans de réclusion criminelle.
A la suite des dépositions de l’avocat général, le conseil de l’accusé, Me Laurent Bognon, a tenu à préciser qu’il s’agit du procès de l’indigence. « Toute une famille a été incapable de réunir 1 000 F Cfa pour faire soigner un enfant. Dans ces conditions, où voulez-vous que la partie civile, dans cette affaire, trouve les frais de voyage aller et retour entre Kandi et Parakou, pour venir répondre aux convocations de la chambre d’accusation, puis déposer devant la cour d’assises? », s’est-il inquiété. Il a alors plaidé le dossier sur deux aspects. Par rapport au premier, celui technique, il a appelé la cour à faire la part des choses entre « l’incapacité fonctionnelle d’un organe » et « l’incapacité de travail personnel ». Selon lui, congénitalement condamnée à être aveugle, dame M’Djaratou Belki qui a eu son œil gauche crevé, n’a jamais cessé de vaquer aux activités courantes de la vie. « La gifle est venue au mauvais moment. Elle n’a pas choisi cet œil. On pouvait l’éviter », a souligné Me Laurent Bognon.
Le deuxième aspect de sa plaidoirie a statué sur le volet social, avec la victime qui a refusé d’intenter une poursuite pénale contre son époux, à condition qu’il accepte de ne pas l’abandonner. Pour Me Laurent Bognon, l’infraction dont on accuse son client d’être coupable est déjà là. Toutefois, au lieu de condamner Moumouni Djobo à six ans de réclusion, il faudra plutôt l’accompagner en lui donnant l’occasion d’aller s’occuper de ses cinq enfants.
Les coups et blessures portés n’ayant pas occasionné, selon Me Laurent Bognon, une incapacité de travail personnel, il priera la cour de requalifier l’infraction en violence ou coups et blessures simples. Ce qui permettra de condamner Moumouni Djobo en tenant compte du temps qu’il a déjà passé en prison. Dans ce cas, il demande la correctionnalisation en application de l’article 311 du Code pénal qui punit de six jours et au plus deux ans l’infraction de coups et blessures simples.
A l’arrivée, la cour a condamné Moumouni Djobo à la peine de cinq ans de réclusion criminelle.
La cour avait pour président Jean-Pierre Yérima Bandé et comme assesseurs, Abdou Karimi Adéoti et Rodrigue I. Sèdonougbo. Fiacre T. Azalou a occupé le fauteuil du ministère public et Me Brice Dossou-Yovo a assuré la mémoire de la cour. L’avocat de l’accusé avait pour nom Laurent Bognon et les jurés étaient Poulo Amadou Sambo, Kouandi Toura, Bio Dancoré et Léopold Chabi Boukoh.

Société 08 févr. 2017


Participation de la Société civile à l’Armp et à l’Anlc: Les clarifications du Fonac

Le Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac) a saisi l’occasion de sa sortie médiatique de ce lundi 6 février pour clarifier la participation des membres des organisations de la Société civile à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) et à l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc).

Les membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et du Conseil économique et social (Ces) de même que le secrétaire général de la Cour constitutionnelle sont nommés par décret et pourtant, ils ne sont pas l’émanation de l’Exécutif. C’est l’exemple donné par le président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, pour justifier les nominations des membres des Organisations de la Société civile au cours du Conseil des ministres du mercredi 25 janvier dernier et qui font couler d’encre et de salive. Selon lui, « Toutes les nominations prononcées à l’issue du Conseil des ministres ne sont pas forcément des nominations provenant de l’Exécutif ».

En effet, la réforme des textes portant Code des marchés publics du Bénin, selon le président du Fonac, obéit aux directives 4 et 5 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le Fonac, explique-t-il, a participé de bout en bout aux travaux ayant conduit à la mise en place des différents textes portant Code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin consacrant la loi 2009-02 du 7 août 2009 et ses décrets d’application. L’article 16 de cette loi dispose que « L’Autorité de régulation des marchés publics comprend un Conseil de régulation, organe tripartite composé de représentants de l’administration publique, du secteur privé et de la Société civile….». Et l’article 6 du décret 2012-224 du 13 août 2012 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation des marchés publics précise que le Conseil de régulation est un organe tripartite et paritaire de douze membres représentant l’administration publique, le secteur privé et la Société civile.
Les quatre membres représentant les organisations de la Société civile sont des personnalités œuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption, de la bonne gouvernance et de l’éthique désignés selon les modalités visées à l’article 7 du présent décret. Pour Jean-Baptiste Elias, c’est en application de ce texte que le ministre de la Justice et de la Législation a saisi les Osc par lettre en date du 7 septembre 2016, les invitant à procéder à l’élection de leurs représentants au Conseil de régulation. C’est ce qui a été fait pour que Théodule Nouatchi, Joël Atayi-Guèdègbé, Martin V. Assogba et Fatoumatou Batoko Zossou soient élus par leurs bases et que leurs noms soient transmis au ministre de la Justice. Ce que le Conseil des ministres du mercredi 25 janvier n’a fait que confirmer.
Quant à l’Anlc, le président du Fonac a rappelé que la procédure de désignation du représentant de la Société civile a démarré avant la fin du mandat de l’organe le 15 mai 2016.
En effet, le 5 avril 2016, rappelle-t-il, le ministre chargé des Relations avec les Institutions a saisi les organisations de la Société civile pour élire leur représentant dans l’Anlc. Ce qui a été fait et l’élu, c’est Jean-Baptiste Elias. Le 21 avril 2016, le nom a été transmis au ministre de la Justice en réponse à la lettre du ministre chargé des Relations avec les Institutions. S’en est suivi pour Jean-Baptiste Elias et les autres membres, une longue procédure d’enquête de moralité et autres qui ont abouti à la confirmation au Conseil des ministres du 25 janvier dernier.
Le président du Fonac estime que les nominations des membres de la Société civile ne devraient pas susciter autant de polémiques. Car, les procédures desdites nominations ont été suivies par les autres régimes. La seule différence est que cette fois-ci, les noms ont été publiés dans le relevé du Conseil des ministres. Il n’y a en réalité aucun problème autour de ces nominations, conclut-il.

Actualités 07 févr. 2017


Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine: Le Gouvernement exhorte à l’engagement de tous contre l’excision

La Journée internationale de la « Tolérance zéro à la mutilation génitale féminine » a été commémorée ce lundi 6 février. A l’occasion, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Lucien Kocou, assurant l’intérim de sa collègue en charge des Affaires sociales, a délivré un message à la nation, exhortant les communautés à mettre fin à la pratique.

Les statistiques sont sans appel. Plus de 25 millions de filles et de femmes actuellement en vie dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ont subi une forme de mutilation génitale féminine/excision (MGF/E). Au total, 30 millions d’autres filles risquent d’en être victimes au cours de la prochaine décennie, avertit le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Lucien Kocou, intérimaire du ministre en charge des Affaires sociales.
Selon lui, la pratique crée beaucoup de dégâts sur la vie des victimes. Le Bénin, ayant cerné l’enjeu, s’est illustré dans la lutte contre le phénomène ces dernières années à travers le renforcement des lois et actions visant à lutter contre les violences faites aux femmes, rappelle-t-il.
La 4e édition de l’enquête démographique et de santé montre que la proportion des femmes excisées au Bénin a diminué depuis 2006 passant de 13% à 7% en 2012 avec de grandes disparités entre les départements. Toutefois, relève le ministre, « La pratique de l’excision persiste et on note encore des poches de résistance surtout dans les zones frontalières du Bénin ». Les départements en tête de liste, selon lui, sont l’Atacora, la Donga, le Plateau avec une forte prévalence dans le Borgou et l’Alibori où l’on enregistre respectivement 41% et 26%.
Au regard de ces facteurs, indique-t-il, « La nécessité de poursuivre des initiatives de protection des filles et des femmes contre cette pratique s’impose ». Pour y arriver, il convient « de conjuguer nos efforts pour découdre définitivement avec l’excision et ses nouvelles stratégies transfrontalières », préconise-t-il.
D’ores et déjà, le Gouvernement rassure de son engagement à éradiquer le fléau, à en croire le ministre. Dans la même perspective, il invite les victimes, les autorités locales, les leaders religieux, les chefs coutumiers et les chefs de famille à prendre des initiatives visant à mettre fin à cette pratique rétrograde. Aussi, insiste-t-il sur l’engagement de tous à soutenir les actions de prévention des MGF et à faire progresser l’égalité des sexes et les droits fondamentaux des filles et des femmes.
Communément appelées excision, les mutilations génitales féminines sont un ensemble d’interventions visant à enlever tout ou en extraire une partie de l’appareil génital de la fille et de la femme. Ces pratiques sur l’être excisé, souligne Lucien Kocou, puisent leur origine dans la sociologie, la culture et la croyance religieuse. Leurs conséquences sur la femme et la fille sont d’ordre psychique, psychologique, physique et physiologique, indique-t-il?

Société 07 févr. 2017


Dialogue interreligieux:  L’exemple béninois intéresse les Suisses

Notre pays abrite depuis le samedi 4 février dernier une rencontre internationale sur le dialogue interreligieux au Bénin. Des personnalités religieuses : têtes couronnées, dignitaires de cultes vodoun, et autres personnalités politico-administratives ont honoré de leur présence ces assises qui ont eu pour cadre le Centre international d’expérimentation et de valorisation des ressources africaines (Cievra), à Glo-Djigbé, commune d’Abomey-Calavi.

Né d’une collaboration entre la Conférence des évêques Suisses (Ces) et la Fondation Espace Afrique (Fea), le projet dialogue interreligieux au Bénin permettra à la délégation suisse venue au Bénin dans le cadre de cette rencontre internationale, de s’inspirer du modèle de notre pays connu comme un havre de paix où cohabite de façon pacifique des populations de religions différentes.

« Nous voici réunis pour parler de paix. Cette paix qui, de nos jours, est constamment menacée par le développement de l’intolérance religieuse, de la xénophobie, du communautarisme exacerbé. Cette paix qui est mise en péril au quotidien par des individus d’une violence rare qui sèment la désolation et la mort au nom de ce qu’ils disent être des croyances pieuses. », a insisté, à l’ouverture des travaux le président fondateur de Espace Afrique, Samuel Dossou Aworet. Il rappelle que la conviction du croyant ne lui permet pas de se désintéresser de ses frères et sœurs qui sont dans la souffrance. « Une telle attitude serait en pleine contradiction avec notre comportement de croyants », a-t-il indiqué. Il n’a pas non plus manqué d’exprimer son inquiétude pour demain par rapport à ce que vit aujourd’hui l’humanité à cause des conflits liés à la religion. « Nous voulons un monde de paix. Mais nous ne pourrons le bâtir qu’ensemble. Il nous faut cultiver chaque jour, les valeurs comme le respect et l’estime mutuelle entre croyants, les rapports de bon voisinage et de fraternité entre adeptes de différentes religions. », a-t-il ajouté, justifiant par la même occasion l’importance et la nécessité de pareilles assises « afin de mieux nous connaître pour s’apprécier et s’enrichir mutuellement de nos échanges. Il rappelle à l’assistance que le Bénin se caractérise par une cohabitation pacifique entre chrétiens, musulmans et religions autochtones. « La quête de paix implique donc nécessairement le dialogue serein entre religions, entre croyants. La richesse de la diversité religieuse doit être préservée à tout prix. »

Modèle d’acceptation mutuelle des confessions

« Le but du voyage de la Conférence des évêques suisses est de mieux comprendre le modèle béninois de tolérance et de dialogue entre les communautés religieuses en vue d’en tirer les leçons qui en émaneront pour en faire usage auprès de la diaspora multi-religieuse de plus en plus nombreuse en Suisse et en Europe. », a-t-il ajouté, espérant qu’avec la diversité des provenances et la qualité des participants à cette rencontre sortiront de riches et fructueux échanges qui nous seront mutuellement profitables.
Pour le chef de la délégation suisse, monseigneur Alain de Raemy, la Suisse est débitrice de ses privilèges pour la paix.
« Nous avons vraiment un rôle à jouer ensemble, pas seulement ici mais dans le monde entier.
Il y a un grand danger entre les religions qui est de ne pas prendre du temps, de la patience. Il faut du temps de se connaître, de s'écouter. Nous avons à faire pour se connaitre, de s'écouter, de se concerter », a-t-il dit.
Intervenant à la cérémonie au nom du chef de l’Etat, le ministre Joseph Djogbénou a indiqué que le président Patrice Talon considère que le dialogue n’est pas une rencontre de soi-même mais plutôt une considération de soi-même. « Il est une offrande de soi-même. Sur le plan international, l’on se rend compte de l’importance du dialogue. Le dialogue est nécessairement de construire », a-t-il ajouté. Il conclut que le défi au monde et au Bénin est de rendre possible ce dialogue. « Un dialogue inclusif, intégral qui ne laisse nulle confession », a-t-il conclu.
La Suisse et l’Europe étant caractérisées par une présence forte d’une diaspora où se côtoie une multiplicité de religions et de croyances, le but du voyage de la Conférence des Evêques Suisses est de mieux comprendre le modèle béninois de tolérance et de dialogue entre les communautés religieuses en vue d’en tirer les leçons utiles auprès de la diaspora multi-religieuse de plus en plus nombreuse en Suisse et en Europe.
La quête de paix implique donc nécessairement le dialogue serein entre religions, entre croyants. La richesse de la diversité religieuse doit être préservée à tout prix.

Actualités 06 févr. 2017


Exposition d’œuvres artistiques: Le couple Kokodoko communie avec les plasticiens

Gildas Kokodoko et Denise Lasagni organisent à Cotonou du 4 au 24 février une exposition d’œuvres artistiques d’une vingtaine d’artistes au profit du grand public. A travers ce vernissage, ils entendent faciliter les échanges entre les professionnels et les amateurs pour renforcer les liens entre les acteurs d’arts plastiques.

 

Des sculptures, des peintures, des photographies et autres objets d’arts plastiques composent l’attraction de l’exposition d’œuvres artistiques organisée par le couple Gildas Kokodoko et Denise Lasagni. L’exposition se déroule à la place des martyrs à Cotonou du 4 au 24 février 2017. Selon Gildas Kokodoko, elle vise à rassembler en un même lieu une vingtaine d’artistes avec leurs œuvres pour faciliter les échanges et permettre au public, par la même occasion, de découvrir le talent des artistes béninois et européens. Il regrette que pour des contraintes diverses, certains auteurs d’œuvres n’ont pas fait le déplacement. « Nous voulons juste donner l’occasion à des talents de s’exprimer et d’échanger avec le public béninois afin de lui permettre de découvrir les dernières innovations en matière de création artistique » affirme-t-il. 

« Passant souviens-toi, dit Sœurette » est le titre de l’exposition organisée par le couple qui a choisi de se faire appeler par le pseudonyme « Koko Lewis ». C’est une inspiration de Denise Lasagni qui explique que cette idée lui vient de l’observation d’une photographie montrant une plaque commémorative placée à l’entrée de l’hôtel Montana à Port au Prince en lien avec le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Cette exposition est un projet sur les concepts des identités composites contemporaines. Plusieurs artistes ont participé à ce rendez-vous d’échanges. Le cas de Serge Mikpon alias « Aston » avec une œuvre artistique appelée le voilier des temps : une sorte de bateau que l’artiste présente comme l’un des bateaux qui ont servi à transporter les Africains vers les Amériques pendant le commerce triangulaire. « Ces bateaux ont fait trop de mal à nos ancêtres, et cette histoire me traumatise toujours. C’est pour éviter d’oublier cela que j’ai immortalisé le voilier pour perpétuer la mémoire » explique-t-il. Aston se dit satisfait de ce rendez-vous qui va leur permettre d’échanger des contacts entre les artistes béninois et ceux venus d’Europe. « Ça consolide les liens et renforce la coopération », ajoute-t-il. Plusieurs œuvres photographiques notamment sont exposées au public jusqu’au 24 février.
Prince Toffa, artiste plasticien, participe aussi à ce vernissage. Il a présenté une œuvre extraordinaire, une sorte de natte réalisée avec des morceaux des bouteilles de cannettes qu’il dit avoir ramassé dans les ordures et des déchets ménagères. « Le but visé est de montrer à la population que les déchets peuvent toujours être utiles aux hommes d’une manière ou d’une autre » affirme-t-il. « Par cette œuvre, ajoute-t-il, je veux inviter les population à prendre soin des ordures pour qu’elles puissent servir à d’autres occasions »?

Culture 06 févr. 2017


Enseignement maternel et primaire: Les syndicats en lutte lèvent leur motion de grève

Les secrétaires généraux des syndicats de l’enseignement maternel et primaire réunis au sein du Conseil sectoriel pour le dialogue social ont levé sans surprise la motion de grève déclenchée depuis le mardi 17 janvier dernier.

Ils ont invité leurs syndiqués à reprendre le chemin des classes ce lundi 6 février à 7 heures et à reprendre résolument les activités pédagogiques en attendant que de nouveaux mécanismes consensuels soient trouvés pour leur encadrement et leur suivi sur le terrain. C’était à l’issue d’une assemblée générale nationale tenue le vendredi 3 février dernier à l’école urbaine centre de Porto-Novo. Cette décision vient entériner la position de la base réunie en assemblées générales sur toute l’étendue du territoire national, le jeudi 2 février dernier, précise le communiqué rendu public à cet effet par les secrétaires généraux des syndicats en lutte. Ces derniers font foi aux engagements pris d’accord partie comme consignés dans le relevé des conclusions qui a sanctionné les négociations entre eux et le ministère des Enseignements maternel et primaire. 

Les secrétaires généraux félicitent tous les éducateurs, éducatrices, enseignants et enseignantes de la maternelle et du primaire du secteur public « pour le respect du mot d’ordre de désobéissance et de l’observance de la motion de grève malgré toutes les manœuvres dilatoires ». Ils remercient le peuple béninois pour son soutien franc et constant. Les secrétaires généraux n’ont pas distribué que des lauriers. Il y a eu aussi des notes salées. Les responsables syndicaux entérinent l’exclusion pour « haute trahison » de quatre de leurs camarades qui les ont abandonnés en cours de chemin et se sont désolidarisés de la grève.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 06 févr. 2017


Présidence de la République: Dialogue fécond entre le chef de l’Etat et la communauté musulmane

Le président de la République et des dignitaires de la communauté musulmane ont tenu, samedi 4 février dernier au Palais de la Présidence, une séance de travail pour évoquer des questions qui ont soulevé, il y a peu, des vagues. Il s’agit prioritairement de l’occupation des rues et des espaces publics qui jouxtent les mosquées pour la prière du vendredi.

Courtoisie, respect de l’autorité… Entre le chef de l’Etat, Patrice Talon et la forte délégation de la communauté musulmane reçue en audience samedi 4 février à la Présidence de la République, les échanges se sont déroulés dans une ambiance conviviale. « Cette rencontre montre bien que nous parvenons toujours au Bénin à surmonter nos difficultés », lance à l’entame le président de la République à ses hôtes. « J’ai été assez marqué, attristé par l’amalgame qui a été volontairement instauré et a servi d’intoxication pour remettre en cause l’esprit de l’embellissement de grandes villes », indique par la suite Patrice Talon qui, appelle, en raison « de la volonté d’investissement pour marquer notre pays », à des changements de comportement. 

Selon lui, le développement des grands pays ne s’est pas fait en un seul jour et les grands changements ne sont jamais l’action collective et consensuelle. « Il n’y a aucune communauté au monde où les grands changements ont été l’effet d’un mouvement spontané. Je mesure la responsabilité qui est la mienne et la responsabilité du mandat, et je mesure la portée des mesures qui peuvent impacter nos vies, parfois difficilement aujourd’hui mais qui peuvent impacter bénéfiquement notre pays dans le temps », renchérit le chef de l’Etat dans son propos introductif. Puis, il confesse : « Je n’ai jamais été animé de mauvaises intentions pour prendre une décision concernant le pays. On ne peut pas volontairement choisir de faire mal à ses concitoyens. Nous ne sommes pas des saints, nous sommes des Hommes, nous pouvons avoir des sentiments humains, mais on ne pêche pas contre le peuple. Je ne peux pas décider de faire mal à mon pays et à mes concitoyens…. »
Ces précisions faites, le président de la République s’est ensuite expliqué sur les vastes chantiers ouverts par son régime et les sacrifices que cela imposent à tous ses concitoyens, comme c’est déjà le cas depuis quelques semaines avec les opérations de libération du domaine public. Aussi, reconnaît-il que la mise en œuvre desdites opérations a généré quelques déviances et sollicité l’indulgence de ses hôtes par rapport à cet état de chose. Ce que rejette le chef de l’Etat, ce sont les dérogations qui peuvent compromettre le bon déroulement du vaste plan d’aménagement prévu pour les grandes villes du pays notamment. Au nombre de ses dérogations, les sollicitations de la communauté musulmane pour la prière du vendredi.

Exhortations

« Les musulmans sont très respectueux des lois de la République… Nous nous référons à votre autorité pour résoudre notre préoccupation essentielle qui est de prier sur une partie de l’espace public les vendredis lorsque nos mosquées sont pleines. Cette pratique est ancienne et ne constitue pas un trouble à l’ordre public. Au surplus, notre démarche repose sur des droits garantis par la Constitution… », plaide l’imam Ibrahim Ousmane de la mosquée centrale de Cotonou, président du collège des imams des départements de l'Atlantique et du Littoral et président du comité d’apaisement. Selon lui, la communauté musulmane est disposée à trouver avec les administrations concernées la mise en pratique de l’utilisation temporaire de l’espace public qui jouxte les mosquées les vendredis.
La réponse à cette préoccupation s’est faite sans ambages : « Je suis animé de la volonté la plus farouche de trouver une voie de sortie. Mais au même moment, je ne peux consacrer dans la phase de réforme dans laquelle nous sommes, l’occupation de l’espace public jouxtant les mosquées même les vendredis qui constituent un jour particulier pour les musulmans ». Le faire, insiste le président de la République, c’est pécher. « Nous n’aurons pas fait du bien à l’Islam. Ce que Dieu attend de nous est de nous rassembler dans la sécurité et le confort pour le prier », indique-t-il à ses hôtes. Il ambitionne comme solution, de trouver plutôt des espaces qu’il faut pour la prière. En sus, le président Patrice Talon pense que cela peut relever d’une exception toute particulière. Une sorte de dérogation qui ne devrait pas être prise comme un acquis, la force publique pouvant intervenir à tout moment pour réguler les choses et agir. Le chef de l’Etat préconise plutôt une solution durable qui consistera en la construction de mosquées spacieuses et modernes. Raison pour laquelle il a invité les personnalités du culte musulman présentes à expliquer aux fidèles et à toute la communauté son ambition et sa volonté à être aux côtés de ses concitoyens.
«La communauté musulmane est riche. Elle a les moyens de construire les mosquées partout. Si on décide de construire Cadjèhoun, une année suffit. C’est devenu un spectacle. C’est devenu bien de prier dans les rues. Ce n’est pas sécurisant, ce n’est pas confortable. Dans dix, quinze, vingt ans, si on ne fait rien, cela va continuer ainsi », martèle-t-il. Il assure tout de même que l’Etat jouera sa partition, accompagnera les communautés religieuses dont tous les droits seront reconnus. A ces dernières, il garantit l’encadrement nécessaire à l’occasion des grands rassemblements et manifestations d’envergure, et même le soutien de l’Etat. Ces explications ont été bien accueillies par la délégation présente qui promet apporter sa pierre car « le Bénin est un havre de paix qui a besoin de justice et de paix pour se révéler » ?

Actualités 06 févr. 2017


Négociations Gouvernement - confédérations syndicales: Les doléances du secteur de la santé passées en revue

Les sept centrales et confédérations syndicales ont répondu, ce jeudi 2 février, à l’appel du Gouvernement dans le cadre de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives Gouvernement/centrales et confédérations syndicales. Ce sont les revendications du secteur de la santé qui ont été examinées au cours de cette séance.

Après septembre 2016, les négociations gouvernement centrales et confédérations syndicales ont repris hier avec les revendications du secteur de la santé passées en revue. La rencontre a été présidée par Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan, assisté d’Adidjatou Mathys, de la Fonction publique et de Salimane Karimou et Lucien Kokou respectivement ministres des Enseignements maternel et primaire et secondaire, technique et de la formation professionnelle.

Au sortir de la séance, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan, s’est dit satisfait de la convivialité qui l’a caractérisée. Par rapport au point dont les représentants du Gouvernement ont débattu avec les secrétaires généraux des confédérations syndicales, il a précisé qu’ils n’ont pu examiner que les revendications du secteur de la santé. Selon lui, ces doléances ont été actualisées au regard de ce qui s’est passé cette semaine. « Les réponses apportées par le Gouvernement ont été jugées satisfaisantes », a-t-il confié en reconnaissant qu’il y a néanmoins la question des médecins qui n’est pas encore réglée. En ce qui concerne le retard dans la tenue des assises, il a expliqué que cette situation est due aux « différents concours de circonstances ». Mieux, il a fait savoir que « le dialogue social est et demeure une préoccupation au Gouvernement et une vertu ».
Pour le compte des centrales et confédérations, Paul Essè Iko, de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), a noté que les revendications datent de plus de cinq ans. Toutefois, il a reconnu que certaines d’entre elles ont connu «une satisfaction partielle» mais d'autres non. A l’en croire, le combat continue.
Pour sa part, Noël Chadaré, secrétaire général de la Confédération des organisations des syndicats autonomes du Bénin (Cosi-Bénin) qui intervient aussi au nom de l’Unstb, de la Csa-Bénin, de la Cgtb, Cspib, de la Csub, a déploré que la commission ne respecte pas la périodicité de ses réunions. Quant aux discussions proprement dites, il a aussi relevé que le Gouvernement n’a pas tenu compte de la version actualisée des revendications. A ce sujet, il a souligné que le ministre d’Etat a demandé que les nouvelles revendications soient intégrées. Au total, il s’agit de dix-sept points à actualiser pour qu’on puisse mesurer le niveau de satisfaction, a-t-il laissé entendre. « On n’est pas satisfait par rapport à ce qui est dit au niveau du secteur de la santé», a déclaré Noël Chadaré, en précisant qu’il y a des problèmes qui demeurent mais rien n’est fait pour les résoudre.
Les travaux suspendus seront repris jeudi prochain avec les questions de l’enseignement dont l’urgence et la sensibilité ont été soulevées par les responsables des centrales et confédérations. Le dossier des contractuels suspendus au niveau du ministère de l’Agriculture aussi tient à cœur aux confédérations syndicales pour la semaine prochaine, selon Noël Chadaré.

Actualités 03 févr. 2017


Visite de la ministre des Affaires étrangères du Rwanda: Coup d’accélérateur à la coopération entre Kigali et Cotonou

Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, séjourne depuis ce jeudi 2 février à Cotonou. Cette visite, qui fait suite à celle effectuée récemment par le président de la République du Bénin dans ce pays, vise à faire le point de la coopération entre les deux pays, mais aussi le suivi des engagements pris de part et d’autre.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, est à Cotonou depuis hier à la tête d’une délégation composée de cadres à divers niveaux et intervenant dans divers secteurs. Elle a été accueillie à sa descente d’avion par le patron de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. Cette visite fait suite à celle effectuée du 29 au 31 août 2016 au Rwanda par le chef de l’Etat béninois, à l’invitation du président rwandais Paul Kagamé. Une visite qui a permis aux deux pays de jeter les bases d’une coopération bilatérale dynamique. Au cours de ce séjour qui a permis au chef de l’Etat, au ministre des Affaires étrangères et à la délégation béninoise de mieux comprendre le modèle de développement économique rwandais, un accord de coopération multisectoriel a été signé entre Aurélien Agbénonci et Louise Mushikiwabo, sur instruction des deux chefs d’Etat.

La présente visite de cette dernière s’inscrit dans la même optique. Elle permettra, souligne-t-elle, de faire rapidement le suivi des accords conclus à Kigali « et aussi de montrer le niveau de collaboration et de coopération que nos deux pays veulent avoir». Comme on le voit, le développement occupe une place de choix dans le calendrier de la visite de la délégation rwandaise à Cotonou. Laquelle permettra aux deux parties d’envisager une coopération plus dynamique dans plusieurs domaines.

Le numérique, les infrastructures, l’aéronautique, la planification, les finances, constituent autant de secteurs dans lesquels le Bénin et le Rwanda comptent se donner la main pour un développement réciproque.

Cotonou et Kigali n’ont d’ailleurs pas perdu de temps. Toujours dans la soirée de ce jeudi 2 février, la délégation rwandaise conduite par la ministre Louise Mushikiwabo a eu une séance de travail avec des personnalités et cadres béninois en présence du ministre des Affaires étrangères Aurélien Agbénonci et de ses collègues en charge de l’Economie et des finances, Romuald Wadagni, et du Cadre de vie, José Tonato.

Actualités 03 févr. 2017


Conseil des ministres: Approbation des statuts des agences de développement agricole

Le Gouvernement, dans l’optique de dynamiser l’agriculture, a pris précédemment une série de mesures dont la finalité est de faire de ce secteur, un levier de développement. Réunis en conseil, ce mercredi 1er février, les ministres ont, dans la même veine, procédé à l’approbation des statuts des agences territoriales de développement agricole.

L’émergence des agences territoriales de développement agricole, qui sont des offices à caractère social, culturel et scientifique est une conséquence de la réforme sur les pôles de développement agricole inscrite au Programme d’actions du Gouvernement (Pag) 2016-2021. Le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts desdites agences et a approuvé lesdits statuts, a annoncé à la suite du conclave hebdomadaire du Gouvernement, le ministre d’Etat secrétaire général à la Présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki. A l’en croire, le Gouvernement a décidé, d’une part de revoir le cadre institutionnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Maep) et, d’autre part de créer des agences territoriales de développement agricole (Atda). La finalité de cette réforme, indique-t-il, c’est de faire de l’agriculture l’un des principaux leviers de développement économique et de création de richesse et d’emplois. « Pour ce faire, une amélioration significative des performances est requise. Cela passe par une réforme conséquente. D’où les mesures visant la séparation des fonctions régaliennes des fonctions d’appui au développement des filières agricoles d’une part, et la territorialisation du développement agricole d’autre part », note le ministre d’Etat. 

Toujours en ce qui concerne les réformes initiées sous le nouveau régime, le Gouvernement a, au cours de sa séance d’hier, procédé à l’adoption des projets de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Université nationale des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Unstim) et de l’Université nationale d’agriculture (Una). Il faut rappeler, que dans un souci de rationalité et d’efficacité, mais aussi de brassage interculturel entre tous les fils du Bénin, il avait été déjà procédé à une refonte de la carte universitaire de notre pays. Ainsi, en octobre 2016, le décret créant notamment ces deux universités a été pris pour corriger certaines insuffisances de l’ancienne carte universitaire et traduire la nouvelle vision pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique. Ce décret d’octobre 2016 précise en son article 4 que «des décrets pris en Conseil des ministres fixeront les attributions, l’organisation et le fonctionnement de chacune des universités ». C’est donc en vertu de cela que deux projets de décrets ont été adoptés pour fixer les attributions et permettre à ces deux universités thématiques de mettre en place l’organisation et le développement des outils nécessaires à leur décollage?

Actualités 02 févr. 2017


1937 - 2243