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Nouvelles

Assemblée nationale: Cap sur le vote du projet de budget de l’Etat 2021 (La plénière annoncée pour le 8 décembre prochain)
La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi le rapport général du projet de budget de l’Etat gestion 2021. Les regards sont désormais tournés vers le vote de la loi de finances pour lequel la séance plénière est annoncée pour ce mardi 8 décembre prochain. Clap de fin pour l’étude en commission du projet de budget de l’Etat gestion 2021. Les députés ont bouclé, ce jeudi, les travaux qui ont été sanctionnés par l’adoption du rapport général du projet de loi. La prochaine étape reste la plénière qui sera consacrée à l’examen et à l’adoption du document budgétaire. Cette séance fatidique est annoncée pour le mardi 8 décembre prochain. Le sort du projet de budget de l’Etat gestion 2021 sera connu à l’issue de cette plénière. Lequel est équilibré en ressources et en charges à la somme de 2452,192 milliards FCfa contre 2167,099 milliards FCfa pour la loi de finances rectificative 2020. Selon le président de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale, Gérard Gbénonchi, l’adoption du rapport général sur le projet de budget vient mettre un terme au ballet des ministres sectoriels et des présidents d’institutions devant sa commission. Trente-quatre budgets sectoriels ont été passés au total au peigne fin pendant près d’un mois. Les travaux ont été conduits par deux groupes composés des membres de la Commission des Finances et des Echanges saisie au fond et ceux de la commission du Plan, de la Production et de l’Equipement saisie pour avis. Il y a eu d’un côté le groupe numéro 1 présidé par le député Gérard Gbénonchi et d’un autre côté, le second groupe dirigé par Barthélémy Kassa, président de la Commission du Plan, de l'Equipement et de la Production. Les deux groupes de travail ont eu à étudier 34 budgets sectoriels dont ceux des 24 ministères et ceux des institutions de la République. Gérard Gbénonchi informe que tout ce travail a été couronné hier par l’adoption du rapport général par la commission budgétaire. Lequel rapport a été déposé au président de l'Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui convoquera la plénière. Le président de la Commission budgétaire invite ses collègues députés à se mobiliser pour adopter le projet de budget afin de permettre au gouvernement de disposer des ressources à partir de 2021 pour poursuivre l’œuvre de développement du Bénin. Il informe que le ministre de l'Economie et des Finances a donné un avis favorable à plusieurs amendements des députés visant à augmenter les crédits ouverts à telles ou telles lignes budgétaires. Mais d’autres amendements ont été en revanche purement et simplement rejetés, souligne le président de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Actualités 04 déc. 2020


Confiance numérique au Bénin:Le comité de qualification des prestataires installé
Nommés par décret 2020-488 du 7 octobre 2020, les membres du comité de qualification des prestataires de services de confiance de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin ont été installés, hier jeudi 3 décembre par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation à Cotonou. Ils ont pour mission de qualifier et de contrôler les prestataires de services de confiance et les services qu’ils fournissent. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a installé, jeudi 3 décembre à Cotonou, les huit membres du comité de qualification des prestataires de services de confiance de l’organe de contrôle des prestataires de services de confiance numérique en République du Bénin. Il s’agit de Laurent Marc Layimola, Ouanilo Jérôme Médégan, Serge Laurent Adjovi, Aristide Adjinacou, Olayemi Ahouanmènou, Landry Zola, Claude Olympio et Hervé Coovi Guèdègbé. Retenus en raison de leurs qualités morales, de leurs compétences et expériences professionnelles avérées dans le domaine des communications électroniques aux plans technique, économique et juridique, ils ont pour mission de qualifier et de contrôler les prestataires de services de confiance et les services qu’ils fournissent. Selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, l’installation des membres du comité constitue un pas crucial dans les efforts du gouvernement pour garantir les services numériques de confiance. A l’en croire, ce comité se chargera d’exiger et de s’assurer que les prestataires de services de confiance corrigent tout manquement aux obligations prévues par les textes en vigueur. « Il est élogieux de créer des structures pour encadrer et accompagner les activités des prestataires », a-t-elle déclaré. Elle se réjouit que le Bénin parvienne enfin à travers ce comité à informer et sensibiliser le public sur les utilisations sécurisées et efficientes des services de confiance et à l’écosystème des prestataires de services de confiance qualifiés. C’est pourquoi, elle compte sur la capacité de chacun des membres à réussir cette mission. Au nom des membres de ce comité, Ouanilo Jérôme Médégan, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), a rassuré la ministre du Numérique et de la Digitalisation de la disponibilité de chacun des membres à accomplir les tâches à eux confiées avec loyauté. Selon lui, ce panel de cadres compétents sera capable de relever ce défi. « Vous pouvez compter sur nous, c’est un challenge pour nous », a-t-il conclu. Actualités 04 déc. 2020


Journée zéro dépotoir sauvage d’ordures:Amshart et ses brigadiers luttent pour la préservation du cadre de vie
Les brigadiers de l’Ong Amis du monde pour la sauvegarde de l’hygiène, de la santé et sécurité au travail en milieu rural et artisanal (Amshart) ont débarrassé le quartier Togbin Fandji dans l’arrondissement de Godomey des dépotoirs sauvages. C’est au cours d’une opération dénommée zéro dépotoir sauvage d’ordures, hier jeudi 3 décembre, sous le regard du conseil local et des responsables de l’arrondissement de Godomey qui ont tous soutenu l’initiative. L’objectif de l’opération zéro dépotoir sauvage d’ordures menée, hier jeudi 3 décembre à Togbin Fandji, par l’Ong Amis du monde pour la sauvegarde de l’hygiène, de la santé et sécurité au travail en milieu rural et artisanal (Amshart), vise à débarrasser cette localité des ordures, d’après Philomène Akpodji, présidente du conseil d’administration de l’Ong. Une occasion, précise-t-elle, pour sensibiliser les populations à l’utilisation des poubelles dans les ménages. Pour la réussite de l’opération, Amshart a eu recours à l’expertise de ses brigadiers qui entretiennent les plages. « Pour le compte d’Abomey-Calavi, les brigadiers, sous l’impulsion de l’Ong Amshart, ont réussi à assurer la propreté de la plage de Togbin. C’est l’impact de cette propreté que nous étendons ce jour à Togbin Fandji, après Togbin Kpèvi et Togbin Daho », a indiqué Philomène Akpodji, qui assure que son organisation est résolument engagée dans la préservation du cadre de vie dans l’arrondissement de Godomey. L’opération va se poursuivre jusqu’en mars 2021, selon elle. La structure en charge de l’enlèvement gratuit des ordures dans cette localité éprouve de grandes difficultés à travailler à Togbin, en raison du caractère sablonneux des sites. D’après Basile Dossou, superviseur de cette structure, les agents ont la volonté de travailler pour accompagner le gouvernement à travers le ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Mais l’accès difficile aux ménages à Togbin constitue un casse-tête auquel les responsables de la Société de gestion des déchets et de salubrité du grand Nokoué (Sgds) continuent de réfléchir. Pour le moment, les agents stationnent les tricycles à une certaine distance et font le tour des ménages pour éviter de s’enliser dans le sable. Les démarches sont en cours, assure Basile Dossou, et la société envisage l’acquisition d’un bac approprié et d’une camionnette pour faciliter l’enlèvement gratuit des déchets ménagers, d’ici le mois de mars 2021. D’après Ernest Tihouinti, chef quartier de Togbin Fandji, «l’assainissement du cadre de vie est l’œuvre de tous. À partir de cette action, indique-t-il, le conseil local de Fandji va instaurer par quinzaine la salubrité afin que l’objectif soit atteint. Société 04 déc. 2020


Production de sel au Bénin: Un label Xwla
La production de sel au Bénin porte le label xwla, du nom du peuple qui en a la spécialité, de Djêgbadji à Gbéhoue, de Kpêko à Avlo. Cette production, artisanale, se fait selon un procédé transmis de génération en génération. La spécificité du sel xwla, le fameux xwla-djê (sel des xwla) qui en fait un ingrédient unique, prisé au Bénin et dans de nombreux pays en Afrique. Mais des sédiments de sel en pays Xwla aux casseroles des cordons bleus, que de péripéties ! La nature donne. Et la terre ne ment pas dit un adage populaire. En pays Xwla, cet adage est emblématique de la production du sel. Résultat de son altercation avec la mer, le Mono déborde et envahit les landes à Djêgbadji comme à Gbéhoue, et ne se retire pas sans s'être délaissé de son contenu salin qu'il dépose sur les terres fermes des bas-fonds de ces régions. D’où la spécialisation des autochtones dans la production d’un sel très prisé, car unique de qualité et de goût selon les témoignages et avis de personnes averties. Mode opératoire La production de ce sel commence par l’amassage du sable salin, le Xwla cô (sable xwla). Mais avant d’accéder à la terre nue, il faut la débarrasser des buissons qui la recouvre, tâche ardue confiée à des spécialistes et de plus en plus onéreuse aujourd’hui car en sus de la difficulté ou de ce fait même, les spécialistes se font rares, et ceux disponibles vendent cher leur main d’œuvre. Selon Félicien Houngbo, chef du village Gbéhoué Zogbédji, producteur, pour débroussailler un périmètre de six brassées, selon la norme indiciaire en pratique, il faut débourser au minimum 6 000 F Cfa. Et l’on peut, selon sa capacité financière, avoir autant de terres possibles exploitables à des fins de saliculture. Le filon est largement disponible, mais le fond, pour une plus grande exploitation, est ce qui manque le plus, déplorent toutefois les producteurs. C’est sur cette terre, débarrassée de ces plantes ligneuses et buissons ardus, que le sédiment de sel mélangé à la terre est prélevé, grâce à une petite houe dédiée à cette tâche. A en croire, toutefois, les producteurs, ils ne s’adonnent pas à cette activité du fait d’un interdit qui le proscrit, le jour du marché d’Adjaha qui se tient à quelques kilomètres pourtant des sites de production. A quoi tient un tel interdit ? Superstition ? Toujours est-il que les producteurs l’observent scrupuleusement, quand bien même ils ne sauraient en expliquer le sens et la portée, encore moins les déconvenues pour celui qui braverait cet interdit. Un travail rudimentaire en somme, dont la pénibilité est soulignée par les acteurs. Cela est dû aux conditions d’exercice et aux instruments y dédiés. Pénibilité, lorsqu’il s’agit de moissonner le sel dans un champ boueux, de l’assembler dans des mottes faites en matériaux précaires. Et plus encore de pénibilité, pour convoyer le précieux liquide issu de l’essorage du sable salin. Alternative énergétique En effet, avant de procéder à la cuisson du sel, il faut disposer le sédiment recueilli dans des mottes, puis y verser une certaine quantité d’eau afin d’en extraire le sel ainsi contenu dans l’eau infiltrée. Une fois ce processus abouti, les producteurs doivent transporter le précieux liquide, parfois à des kilomètres du lieu de prélèvement, pour la mise en feu d’où sera issu le sel. La pénibilité de cette tâche amène certains d’entre eux à faire la cuisson in situ c’est-à-dire sur la place même où ils ont prélevé le sédiment de sel. Dame Hounsiafa, qui exerce à Djêgbadji dans la commune de Ouidah, ajoute que leurs peines sont énormes. Sa consœur Doogbo précise que la mobilisation du bois est devenue un chemin de croix, depuis que l’exploitation des mangroves à des fins de bois de chauffe est interdite. Il leur faut parcourir des kilomètres pour se procurer du bois qu'ils doivent désormais acheter alors que les mangroves étaient naguère à portée de main et gratuites. La préservation de l’écosystème en dépend ! « Nous ployons sous la pénibilité de ce travail », avance dame Houndjohounkon, quinquagénaire selon ses dires mais dont les traits tirés augurent d’un âge plus avancé. A l’en croire, depuis son Avlo natal, elle doit se lever de bonne heure pour un voyage de trois heures sur l'eau avant d’accéder au site où elle va exploiter son filon de sel. « C’est un parcours du combattant », déplore-t-elle, autant pour le prélèvement du sédiment salin que pour la cuisson du sel, du fait du bois, difficile désormais d’accès. Dans le but de leur offrir une alternative à l’usage du bois qui défie l’écologie et perturbe l’écosystème, le Pnud a, depuis quelques années, œuvré pour mettre à disposition des producteurs des cuiseurs alimentés à base de l’énergie solaire ou de biomasse, qui ont également vocation à accroître leur production et améliorer la qualité du sel produit. Ce dispositif moderne de cuisson du sel a la vertu de contribuer à la sauvegarde de la mangrove et des autres ressources forestières ordinairement utilisées comme sources d’énergie. La technique couramment utilisée consiste en une concentration de la saumure de lixiviation (solution aqueuse de sel), dans un cuiseur sur feu de bois. Elle serait très efficace selon les producteurs, puisque permettant d’extraire 84% de sel de la saumure en quelques heures. La méthode guérandaise, saliculture sur bâche consistant à extraire le sel d’une lame de saumure répandue sur une bâche par l’énergie solaire, promue dans les années 90, n’a pas prospéré au Bénin. Idem pour la méthode du distillateur solaire, qui consiste en une enceinte surmontée d’un écran spécialisé qui capte et emprisonne l’énergie solaire. La saliculture basée sur l’énergie du feu qui donne un rendement meilleur, est restée pérenne, bien que plus pénible. Des hommes et du sel Aujourd’hui, de plus en plus d'hommes s’investissent dans la production du sel à défaut d'autres activités génératrices de revenus. Dans ces régions où la pêche était l’activité de prédilection des hommes, du fait de la rareté du poisson dans les eaux, ceux-ci, à moins d’immigrer comme beaucoup d’entre eux le font de plus en plus, dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Congo ou le Cameroun dont les eaux sont plus poissonneuses, n’ont pas d’autres choix que de produire du sel. A l’instar de Félicien Houngbo, Jean Luc Tossou, en dépit d’une licence en Géographie s’y investit depuis plusieurs années pour pouvoir subvenir à ses besoins. A l’en croire, ce n’est pas une dynamique nouvelle, car comme lui, la plupart des jeunes issus de ces régions, sans appui, produisent du sel pour financer leurs études et subvenir à leurs besoins. Selon ce trentenaire, au nombre des difficultés inhérentes à la saliculture artisanale, il faut ajouter la commercialisation du sel. « Le tout n’est pas de produire le sel, il faut pouvoir le transporter au marché », indique-t-il. De ses explications, il ressort que le moyen de transport disponible à savoir la motocyclette n’est pas le plus idoine. Aussi, les femmes transportent-elles le sel à même leur tête et à pied. Faisant 8 à 15 kilomètres de marche, selon leur lieu de résidence. A Avlo, difficile d’accès, la plupart préfèrent, face à la pénibilité, vendre sur place, les intéressés devant se déplacer pour s’approvisionner. Le sel nourrit-il son producteur ? Vendu le panier avoisinant les 10-12 kg, 1000 à 2500 F Cfa voire davantage selon les saisons, ce prix augmente du fait de la surenchère en période de pluie, saison pendant laquelle la production du sel est quasi impossible. Seuls les producteurs qui ont conservé le sédiment recueilli en sécheresse y arrivent, certains préférant du reste produire en temps de pluie pour pouvoir spéculer et tirer meilleur profit de leur production. Les revendeuses du marché de Comé écoulent les productions faites dans les localités de Gbéhoué et environs situées 8 kilomètres dudit marché très animé dans le Mono. Ceux de Djêgbadji vendent sur place ou aux revendeuses des marchés de proximité, de Cotonou ou d’ailleurs. Le grain manquant ? Qu’il soit de table, alimentaire ou de cuisine, le sel est, selon les experts, nécessaire au fonctionnement de l'organisme en raison des minéraux qu'il contient, essentiellement du chlorure de sodium. Mais pour qu’il remplisse sa fonction essentielle, l'Organisation mondiale de la Santé recommande la consommation de sel enrichi en iode (sel iodé), de façon à prévenir tout déficit ou carence y liés. Oligoélément indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, l’iode serait important à maints égards : au stade du fœtus (formation du système nerveux), lors de la puberté, et d'une manière générale tout au long du cycle de vie humaine. Les hormones thyroïdiennes jouent en effet un rôle au niveau de la régulation de la température corporelle, du métabolisme de base, de la reproduction, de la croissance, de la production de cellules sanguines ainsi qu’au niveau du développement du système nerveux et du fonctionnement des muscles. Société 03 déc. 2020


Etat de la commune de Kétou:Le diagnostic sans appel du maire Lucie Sessinou
La cité historique et multiséculaire de Kétou, la terre des descendants d’Odudua, n’a rien oublié de sa riche culture pour accueillir le président Patrice Talon, mardi 1er décembre. Première commune hôte de la tournée présidentielle dans le Plateau, Kétou n’a pas non plus voilé ses maux. Son maire Lucie Sessinou a exposé sans réserve, ce qui empêche Kétou d’être une cité vraiment prospère. L’audace d’une femme, la voix d’une mère qui crache sans réserve le mal qui l’étreint pour que des solutions lui soient trouvées. Lucie Sessinou, maire de Kétou, face au président de la République et à la délégation qui l’accompagnait dans le cadre de sa tournée de reddition de comptes, a exposé toutes les difficultés de sa commune. Elle a également fait un focus sur les réalisations du programme d’action du gouvernement qui ont donné un peu plus de charme à la ville. « Depuis bientôt cinq ans, nous n’avons pas été déçus», assure-t-elle. « Nous nous félicitons plutôt du choix que nous avons fait pour la patrie et pour le progrès », appuie-t-elle. C’est pourquoi, à ses yeux, la visite du chef de l’Etat marque le renouvellement du pacte pour la construction d’un Bénin réformé, dynamisé, révélé, et définitivement mis sur orbite pour le développement, la prospérité et la dignité nationale. Mais à cette terre des agriculteurs laborieux et courageux, des artisans industrieux, des commerçants avisés, il manque encore beaucoup. La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement a déjà touché le secteur agricole. Mais «pour cultiver le maïs, le manioc, l’anacardier, le palmier à huile, le haricot, les légumes, les agrumes, le coton, et accroitre notre productivité, il faut plus de tracteurs, disponibles à temps et à moindre coût ». Le besoin d’une assistance financière et technique renforcée se fait également sentir. Kétou a besoin de pistes, de beaucoup plus de pistes rurales en bon état et elle ne veut « plus être complètement dépendante des caprices de la pluviométrie ». Cette saison, par exemple, explique le maire, des milliers d’hectares de maïs, de sorgho, de haricot ont séché sous le soleil, par manque de pluie, avant l’étape de la floraison. Le maire de Kétou tend la main au gouvernement pour plus d’accès à l’eau potable, plus d’écoles et d’enseignants. La commune veut aussi rattraper son retard dans l’accès à l’électricité. Elle rêve d’un barrage hydro-agricole et veut parvenir à l’autosuffisance en matière énergétique. Le centre de santé de Kétou est dépourvu de presque tout. Le vœu du maire, c’est que le passage du chef de l’Etat permette de le doter d’un gynécologue permanent et qu'il bénéficie aussi de la gratuité de la césarienne pour le bonheur des femmes. Enfin, le sempiternel problème de la transhumance. Dans la commune, elle est vue comme une tragédie dont les manifestations, à chaque saison sèche, dépeuplent de nombreux villages, perturbent l’activité agricole, occasionnent des pertes en vie humaine, des blessés par centaines, des destructions de biens et de villages entiers. «Malgré les efforts déjà consentis par le gouvernement, ma commune souffre encore et toujours cruellement de ce fléau », indique le maire qui voudrait que la saison sèche en cours épargne ses concitoyens des drames de la saison passée. Grandes réalisations La longue liste de doléances qu’égrène Kétou ne l’empêche pas de témoigner sa gratitude pour les changements notés depuis la mise en œuvre du Pag. La réalisation de la route Kétou-Savè et ses bretelles sera évoquée en premier. « Je ne serais pas capable de vous décrire toute la résonance un peu mythique et mystique de cette route légendaire, rêvée par nos ancêtres depuis des siècles. C’est à la houe et au coupe-coupe que les deux fils d’Odudua, l’Alakétou et l’Onishabè, s’évertuaient à maintenir et entretenir à travers cette route, les liens de sang entre les deux royaumes frères, Kétou et Savè», indiquera le maire. Pour elle, le président de la République est «définitivement entré dans l’histoire en transformant ce rêve séculaire en réalité palpable ». Pour le bitumage de l’axe Porto-Novo-Missérété-Pobè et ses prolongements dans les communes d’Ifangni, de Sakété, de Pobè, d’Adja-Ouèrè et de Ouinhi, elle remerciera aussi le gouvernement pour « un ouvrage d’une portée économique et sociale sans précédent ». Le stade municipal de standing international en construction, le musée Akaba-Idena en réhabilitation qui fait la joie de toutes les divinités fondatrices de Kétou, l’appui aux artisans pour atténuer les effets néfastes de la Covid-19, le projet Arch… « Vous avez mis le Bénin sur les rails avec les réformes entreprises depuis votre arrivée à la tête de notre pays. Avec vous, nous voulons poursuivre notre voyage vers la destination du progrès et de la prospérité », lancera Lucie Sessinou en direction du président Patrice Talon. Des réformes politiques menées avec « un rare courage », elle en dira aussi un mot, suggérant au passage que « la démocratie et les libertés cessent d’être dans notre pays des biens de luxe réservés à la jouissance intellectuelle d’une élite privilégiée, corrompue et mystificatrice, que la paupérisation des masses populaires et la descente aux enfers continue du pays ne préoccupent guère ». Nous résistons plus fièrement Avec la fermeture de la frontière avec le Nigeria, beaucoup voyaient Kétou en difficulté. La commune partage avec ce pays, une frontière longue de près de cent kilomètres. La situation a « beaucoup perturbé au départ», mais « nous avons appris chaque jour à nous adapter au mieux à cette situation malencontreuse, inattendue », indique le maire de Kétou. « Nous résistons d’autant plus fièrement que le Pag réalise chez nous, à Kétou, des projets qui renforcent la confiance en nous-mêmes et la certitude qu’il est payant de compter d’abord sur nos propres forces mais sans jamais tourner le dos à l’intégration régionale», laisse entendre le maire Lucie Sessinou. Elle remerciera ensuite le président de la République pour avoir « su amener le Béninois à adhérer chaque jour un peu plus à la dynamique de l’effort patriotique, et aux exigences de la construction d’une nation libre et prospère». Chaque jour un peu plus, le Bénin devient plus crédible, mieux considéré, plus respecté, estime l’élue. Pour ce qui concerne Kétou, elle est prête à jouer sa partition dans l’effort de construction nationale, s’engage son maire. Quid de l’Université d’agriculture de Kétou? L’Université nationale d’agriculture, dont le site principal se trouve à Kétou n’a pas échappé au discours du maire à l’occasion de la séance de travail avec le chef de l’Etat. Première difficulté de ce lieu du savoir, son rectorat se trouve à plus de 200 kilomètres du site d’implantation. Ce que veut le maire, c’est que le chef de l’Etat et son gouvernement donnent les moyens à cet établissement d’enseignement supérieur pour qu’il soit « autre chose qu’un gros lycée agricole perdu dans une brousse dans le département du Plateau ». Dans l’ambition du gouvernement de transformer l’agriculture pour en faire l’une des bases de l’économie nationale, cette université devra jouer un rôle de locomotive, pense-t-elle. Raison pour laquelle, elle supplie le président de la République de porter sur cet établissement, une attention particulière afin de lui faire jouer le rôle qui est le sien. « L’université nationale d’agriculture n’a pas besoin de dupliquer ou répliquer ce que font déjà si bien les facultés des sciences agronomiques d’Abomey-Calavi et de Parakou », indique le maire. « Elle a surtout besoin de former, d’équiper, de soutenir et d’encadrer les techniciens, véritables entrepreneurs agricoles dynamiques et inventifs », suggère l’élue. J.F.M Actualités 03 déc. 2020


Dr Ir. Paul Houssou à propos de l’extraction de l’huile rouge: « Il faut améliorer les procédés et la performance des équipements »

Docteur-ingénieur, chercheur en agroalimentaire et chargé de recherche du Cames, Paul Houssou est le chef du Programme technologie agricole et alimentaire (Ptaa) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Il nous parle dans cet entretien des acquis et des perspectives sur la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés au Bénin.

La Nation : Quel point peut-on faire à ce jour des recherches dans le domaine de la transformation des fruits de palme au Bénin?

Dr Ir. Paul Houssou : Beaucoup de travaux ont été développés sur l’amélioration variétale et sur les aspects de production sur le palmier à huile (Elaeis guineensis). C’est une plante oléagineuse très importante pour la population béninoise pour ses multiples usages, notamment sur le plan alimentaire et économique. On peut l’exploiter des feuilles jusqu’aux racines. L’huile rouge extraite des fruits de palme est présente dans les plats au quotidien. Mais très peu d’actions ont été menées dans le domaine de la transformation des fruits de palme en huile rouge, principal produit dérivé de cette plante cultivée au Sud et au Centre du Bénin. Cependant, des études diagnostiques ont été faites sur les pratiques de transformation des fruits de palme en huile rouge et des analyses de la qualité physique effectuées sur quelques échantillons représentatifs d’huile de palme collectés chez les producteurs.

Que révèlent les résultats à propos des procédés de transformation ?

Il est noté une mécanisation à petite échelle de la plupart des opérations pénibles entrant dans la transformation des fruits de palme en huile rouge communément appelée ‘’zomi’’, et qui constituent un goulot d’étranglement pour les acteurs que sont les transformateurs. Ils utilisent, pour la plupart, des technologies traditionnelles ou artisanales peu performantes.
Nous avons noté six différentes pratiques de transformation utilisées par les acteurs. Il y a le séchage des fruits avant cuisson sans déshydratation de l’huile après extraction ; le séchage des fruits avant cuisson et avec déshydratation de l’huile après extraction ; la fermentation des fruits après cuisson et extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle. Il y a aussi un procédé sans séchage, ni fermentation mais avec déshydratation de l’huile après extraction avec la presse ‘’Dékanmey’’ manuelle, ou avec la presse ‘’Dékanmey’’ motorisée. A ces pratiques, s’ajoute la chaîne de transformation industrielle complète de production d’huile rouge qui est encore peu développée.

Ces pratiques garantissent-elles la qualité de l’huile ?

Les actions de recherche ont permis de noter une variabilité de la qualité des huiles rouge produites en termes de couleur, de densité, d’odeur. Il y a la non-standardisation des pratiques de transformation : elles varient d’une localité à une autre. Un point critique pouvant affecter la qualité de l’huile de palme a été identifié, notamment le développement des moisissures sur les fruits lors du séchage et de la fermentation après cuisson. Au finish, l’huile peut ne pas être de bonne qualité à cause de la possibilité de contamination par les mycotoxines qui sont susceptibles de causer l’intoxication ou le cancer.

Quelles sont les perspectives de la recherche sur la transformation ?

La transformation des fruits de palme en huile rouge et autres dérivés constitue une véritable activité génératrice de revenus et de création d’emplois pour les acteurs tels que les jeunes et les femmes dans les zones de production. Mais les efforts de recherche doivent se poursuivre afin de mettre à la disposition de ces acteurs, des technologies appropriées pour mieux valoriser la transformation des fruits de palme en huile rouge et autres produits dérivés.
Il convient d’améliorer les procédés et la performance des équipements de transformation pour une extraction optimale de l’huile rouge, d’évaluer la qualité mycologique de l’huile rouge produite afin d’élucider la possibilité de contamination par les champignons (aflatoxine ou autres)et d’indiquer aux transformateurs les pratiques adéquates. Il faut également évaluer au niveau des acteurs l’aptitude technologique des nouvelles variétés produites à la production de l’huile rouge ou d’autres dérivés plus valorisants.Il est aussi question de renforcer les capacités des acteurs sur les technologies appropriées mises au point par la recherche.

Société 03 déc. 2020


Présentation de copies figurées au ministère des Affaires étrangères:Les ambassadeurs du Gabon et de l’Ue sacrifient à la tradition
Sayid Abeloko et Sylvia Hartleif respectivement ambassadeur du Gabon près le Bénin avec résidence à Lomé, et ambassadrice de l’Union européenne près le Bénin, ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. La séance a eu lieu, ce mardi 1er décembre, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Deux nouveaux ambas-sadeurs ont foulé le sol béninois depuis quelques jours. Il s’agit de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Gabon près le Bénin, Sayid Abeloko et l’ambassadrice de l’Union européenne (Ue) près le Bénin, Sylvia Hartleif. Comme l'exige la tradition diplomatique, ils ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, hier mardi. A sa sortie d’audience, le diplomate gabonais a dit sa joie d’être à Cotonou et rappelle que cette cérémonie protocolaire est essentielle pour l’exercice de ses activités et l’animation de la coopération qui lie son pays et le Bénin. Sayid Abeloko confie que lors de son audience avec le ministre Aurélien Agbénonci, ils ont fait le point sur la coopération entre les deux Etats. «Nous avons une coopération qui date de longtemps. Donc, nous avons évoqué la possibilité de relecture du cadre de coopération des accords qui nous lient afin de les fortifier… », a déclaré le nouvel ambassadeur du Gabon. Il ajoute que le patron de la diplomatie béninoise lui a aussi expliqué la stratégie du Bénin ayant conduit à la fermeture du consulat général du pays au Gabon. « Nous avons très bien apprécié les raisons évoquées par le ministre qui nous a rassuré que la coopération entre nos deux Etats reste aussi dynamique... », rapporte-t-il. A ce sujet, le diplomate gabonais souligne que la présentation des copies figurées de ses lettres de créance à Aurélien Agbénonci et le bon fonctionnement du consulat général du Gabon à Cotonou, en sont une parfaite illustration. Né en août 1976, Sayid Abeloko est diplômé d’administration, des sciences économiques et sociales et de gestion des entreprises des universités Omar Bongo et Evry Val Essonne. Il a également suivi une formation d’expert en finance islamique en 2018. Sayid Abeloko a commencé sa carrière en 2006 au sein de la banque Platine. Avant sa nomination en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Gabon près le Bénin, il était directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag). Marié et père de quatre enfants, il parle couramment le français, l’anglais et l’arabe. A la suite du diplomate gabonais, le ministre Aurélien Agbénonci a reçu les copies figurées des lettres de créance de la nouvelle ambassadrice de l’Ue au Bénin. Sylvia Hartleif n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse à sa sortie d’audience. De nationalité allemande, elle est titulaire d’une maîtrise en droit à l’Université de Passau en Allemagne et d’un master en administration publique à l’Université Harvard Kennedy school of gouvernment aux Usa. Sylvia Hartleif parle l’allemand, le français, l’anglais et l'espagnol. Actualités 02 déc. 2020


Angéla Kpeidja:« Pour la première fois, j’avais trouvé une oreille attentive »
Angéla Kpeidja, journaliste spécialisée dans les questions de santé, actuellement chef service web à la Télévision nationale pense que des réformes s’imposent dans le domaine du recrutement au Bénin pour préserver les femmes des abus. Elle porte le combat de la protection des femmes après avoir dénoncé, il y a six mois, le harcèlement sexuel dans son milieu professionnel. La Nation : A l’occasion de la fête du travail le 1er mai dernier, vous faisiez une dénonciation plutôt inhabituelle au Bénin. Six mois après, comment vous sentez-vous ? Angéla Kpeidja : Il s’agissait d’une goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Que ce soit dans le milieu médical qui est mon milieu de travail initial et celui des médias, mes efforts ont toujours été engloutis dans ces environnements sexistes. Aujourd’hui encore, si je n’ai plus à affronter ces comportements humiliants et désagréables d’un quelconque chef, je porte les stigmates de cette dénonciation parce qu'on me considère, à tort, comme celle qui a porté atteinte à l’image de marque de mon employeur. Je me bats toujours pour exister dans mon environnement de travail. Mais pour moi, une femme brave, c’est aussi celle-là qui a une grande capacité de résilience. J’ai saisi l’opportunité qui m’a été offerte à travers mon nouveau poste et j’écris désormais avec beaucoup de détermination de nouvelles pages de l’histoire du web dans cette entreprise de presse dans laquelle j’ai déjà totalisé plus de 15 ans. Plusieurs Ong et Osc s’appuient sur votre exemple aujourd’hui pour exhorter les femmes victimes du harcèlement sexuel à la dénonciation. Avez-vous le sentiment que votre cause est entendue ? Je n’ai pas l’impression que les Ong entendent ma cause. Quand je visite la loi portant répression et protection des victimes du harcèlement sexuel dans notre pays, les Organisations non gouvernementales avaient la possibilité de se saisir de mon dossier pour m’aider à aller devant les juridictions. Mais je n’ai même pas eu l’impression d’être protégée si ce n’est l’Association des femmes Avocates du Bénin, l’Ong Calvif et l’ancienne ministre Claire Houngan Ayémonna. Dans le feu de mes dénonciations, il y a eu évidemment beaucoup de déclarations de soutien mais qui ne sont pas allées loin ni dans le déclenchement de la riposte, ni dans ma prise en charge. J’ai eu surtout l’impression que beaucoup avaient juste besoin de se greffer sur mon histoire pour bénéficier de la lumière des projecteurs qui étaient sur moi. Pour le chef de l’Etat, l’acte que vous avez posé sera le déclencheur d’une aube nouvelle dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes. Les seize jours d’activisme démarrés le 25 novembre dans ce cadre vous donnent-ils l’occasion de faire un point non exhaustif de la protection des victimes dans notre pays ? Là-dessus, je voudrais une fois encore remercier le président de la République, Patrice Talon, qui a été très sensible à mon cas. Pour la première fois dans ma vie, j’avais trouvé une oreille attentive dont les mots ont suffi à soulager la souffrance accumulée pendant des années. Mais en fait, en matière de répression des actes de harcèlement, la loi prévoit deux paliers de justice. Des sanctions administratives sont proposées, et lorsque la victime décide d’aller devant les juridictions, la loi prévoit un à deux ans de prison selon le cas avec des amendes et des dommages et intérêts. Puis, il y a des délais de prescription. Finalement, il n’y a pas de réparation possible pour moi puisque je vis avec mon corps qui a été souillé après les viols et harcèlements sexuels subis. Que préconisez-vous pour améliorer la situation des femmes victimes de violences ? J’ai apprécié la volonté et le soutien que le chef de l’Etat a eu à mon égard. Mon cas n’est qu’une infime partie de l’iceberg. Je voudrais espérer des réformes dans le mode de recrutement dans notre pays pour protéger les femmes en quête de travail parce que, selon les chiffres rapportés en 2016 par certaines organisations de défense des droits des femmes, trois femmes sur cinq subissent le harcèlement sexuel sans oublier la promotion "canapé" qui est toujours en vogue. Enfin, je plaide pour l’application stricte des lois dans les administrations aussi bien privées que publiques et le renforcement des capacités de toute la chaine de riposte au harcèlement sexuel. Quels sont vos engagements pour contribuer à la riposte aux violences faites aux femmes ? Je suis désormais présidente d’une Ong dénommée « N’aie pas peur », dont l’un des objectifs est de participer à la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel. Nous voulons être un centre d’écoute et d’appui aussi bien psychologique que juridique pour les femmes victimes de violences sexuelles. Déjà, nous utilisons nos plateformes Twitter, Instagram et Facebook pour informer sur les dispositions de la loi portant répression et protection des victimes du harcèlement sexuel en milieu professionnel. Nous donnons la parole aux experts dans divers domaines pour éveiller les consciences sur les conséquences de ces violences mais aussi sur les astuces pour se défendre. Nous espérons que notre lobbying fera bouger les lignes. Société 02 déc. 2020


Tournée du président de la République dans les communes: Pobè se réjouit des réformes et réalisations
Après les quatre départements du Nord, les Collines et le Zou, le Mono et le Couffo le président Patrice Talon a sillonné, hier mardi 1er décembre, dans le cadre de sa tournée nationale, trois communes du département du Plateau. La commune de Pobè en était la deuxième étape. En recevant le président Patrice Talon et sa délégation dans le cadre de la tournée nationale de reddition de comptes dans les communes, Simon Dinan, maire de la commune de Pobè, s’est félicité d’avoir été un visionnaire. Il y a cinq ans, lorsqu’il vantait la candidature de l’homme de la Rupture, personne ne vendait cher sa peau. Le jeune homme d’alors avait été ignoré avec son offre politique. Cinq ans après, il en parle avec fierté, s’enorgueillit et se satisfait d’avoir contribué à l’avènement à la tête du pays de celui qu’il dépeint comme « le grand chirurgien dont le Bénin avait besoin ». Simon Dinan dit se sentir à l’aise pour en parler d’autant plus que les actions à l’actif du président Patrice Talon sont variées et témoignent de sa carrure d’homme d’Etat très soucieux du développement. L’acte premier, c’est d’avoir redonné à Pobè un rôle majeur dans la cité en lui conférant le statut de chef-lieu du département du Plateau. « C’est un grand signal pour faire de Pobè une cité de développement participatif », souligne-t-il. Loin de toute autosatisfaction, il reconnait que sa localité ne sera plus jamais la même. L’acte deux des actions du quinquennat en cours a consisté à doter la commune de nombreuses infrastructures. La route Porto-Novo-Missérété-Pobè, la route intercommunale Pobè-Adja Ouèrè-Oinhi, le stade omnisports moderne, la construction d’une centrale solaire photovoltaïque, les cantines scolaires au profit de 57 écoles… « Quand vous nous demandiez de serrer les ceintures, nous n’avions pas tous compris que c’était pour construire un Bénin de fierté », souligne le maire. Pour lui, les réformes et réalisations du gouvernement témoignent dans sa localité. L’implantation du pôle 6 de l’Agence territoriale pour le développement agricole (Atda), le recrutement en cours d’agents de santé, le projet Arch… « Il y a autant de motifs de vous dire merci même s’il reste à faire », apprécie Simon Dinan. Ce qui reste à faire, du moins en urgence dans la commune, c’est la relance et l’achèvement des travaux de l’hôpital de zone avec le recrutement d’au moins un chirurgien, l’intégration de la localité à la deuxième phase du projet Asphaltage pour régler les problèmes d’assainissement de la commune, la lutte contre l’érosion qui menace plusieurs quartiers, la construction d’une arène culturelle, l’érection de commissariats dans certains arrondissements, la fourniture de l’eau potable aux populations… Pobè attend aussi sa part de marchés modernes, souligne son maire qui souhaite qu’avec le chef de l’Etat, le rêve de la Société des ciments du Plateau devienne réalité. « Nous sommes pour la poursuite du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour un Bénin plus beau, plus fort et plus prospère, indique-t-il. Vaincre la fatalité En réponse à ses propos, l’adresse du chef de l’Etat, ainsi qu’il le fait depuis le début de son périple, a expliqué que le manque d’eau, d’énergie, de routes ne sera plus une fatalité. « En cinq ans nous avons donné la preuve que nous pouvons relever ces défis en peu de temps », souligne le chef de l’Etat. « Nous devenons tout doucement un grand pays », apprécie-t-il. « Ce qui a été fait est de notre mérite commun… Nous avons donné la preuve qu’enfin nous avons pris notre destin en main en construisant notre pays de manière plus durable », soutient le président de la République. Les réformes relatives à la pension des retraités, les améliorations dans la fourniture des services administratifs aux populations, les avancées dans les domaines de l’éducation, de la santé, d’accès à l’énergie électrique et solaire et bien d’autres sujets constituent la charpente des échanges que le président Patrice Talon a eus avec les populations de Pobè. Echanges qui se sont déroulés en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, de l’ancien président de l’institution, Idji Kolawolé, des ministres Jean Michel Abimbola, Salimane Karimou, Alain Orounla et d’autres personnalités, cadres et natifs de la localité. Actualités 02 déc. 2020


Séance de travail avec les populations d’Adja-Ouèrè: « Le Bénin est guéri de ses travers et défauts », dixit le chef de l’Etat
La commune d’Adja-Ouèrè a sorti ce qu’elle a de beau et d’accueillant, mardi 1er décembre, pour recevoir le président Patrice Talon. La quinzième journée de la tournée nationale du chef de l’Etat s’est achevée dans cette commune du département du Plateau. L’arrivée du président Patrice Talon sur la terre hospitalière d’Adja-Ouèrè, deuxième plus vaste commune du département du Plateau avec une superficie de 550 kilomètres carrés, soit 17 % de la superficie du département, a été vécue avec ferveur par les populations et plus particulièrement les femmes. Adja-Ouèrè attendait le président Patrice Talon pour lui soumettre ses multiples doléances. Depuis l’ère de la décentralisation, la commune n’a posé aucun pavé. Elle est d’ailleurs la seule dans tout le département du Plateau à être dans cette situation. Elle ne manque pourtant pas d’atouts. La disponibilité des terres cultivables en est un. Elle a aussi, selon Cyrille Adégbola, son maire, une excellente opportunité à savoir ses deux grands marchés à caractère régional où s’opèrent des échanges entre différentes nationalités. Le palmier à huile, le coton, la tomate, le maïs, le manioc et le riz prospèrent sur ses sols, faisant d’elle un gros grenier des vivriers. Ces dernières années, la production du coton y a repris de plus belle grâce aux réformes du gouvernement qui portent déjà des fruits, salue le maire. En dehors du secteur agricole, les populations ont nourri l’espoir de voir se régler certains problèmes et cela s’est traduit en actes, reconnaît le maire. Leurs attentes légitimes sont en cours de satisfaction. Le maire cite en guise d’exemples le système d’approvisionnement en eau potable, le bitumage de la route Pobè-Adja Ouèrè-Ounhi, l’entretien des pistes avec l’amélioration de l’accès aux périmètres agricoles et dans les écoles. Les intrants subventionnés pour le riz et le maïs, le lancement du microcrédit Alafia dans la commune… En gros, depuis bientôt cinq ans, cette commune qui partage des frontières avec presque toutes les autres communes du département a trouvé progressivement des solutions à plusieurs de ses problèmes. Au nombre des besoins qui subsistent, le maire Cyrille Adégbola insiste sur l’appui aux paysans pour la diversification agricole, l’accélération de la route Porto-Novo-Kétou-Pobè-Savè qu’il présente comme une opportunité pour la mobilité dans les communes traversées. L’eau potable à tous les villages, l’appui aux artisans, les travaux de construction des hôpitaux de zone restés inachevés depuis des années, le dédoublement de la route en cours de bitumage pour gérer les flux de jour de marché, le raccordement du chef-lieu de la commune à la fibre optique, l’assainissement et le pavage des artères de la ville, l’électrification des grands villages, la reconstruction du palais royal et de plusieurs axes routiers, un marché moderne, l’érection d’un camp militaire… La liste des besoins d’Adja-Ouèrè est bien longue, mais ses populations sont optimistes. La lutte contre la corruption qui se mène sans complaisance depuis des années permet de mobiliser d’importantes ressources. C’est d’ailleurs ce qui fonde l’espoir de cette commune qui croit dur comme fer que le meilleur reste à venir pour elle. Un autre pays Cette philosophie, le président Patrice Talon l’a bien appréciée. Aussi, va-t-il rassurer les administrés que l’effort paye. Le chef de l’Etat dira son admiration pour le sérieux qui caractérise la mobilisation des ressources publiques, ce qui permet d’avoir des ressources pour construire le pays. « Le Bénin est guéri de sa maladie », indique le président. Consé-quence, tout ce qui nous a manqué depuis des décennies (l’eau, la route, l’électricité, l’école la santé, les infrastructures,) devient petitement réalité. Il a aussi expliqué aux populations la raison de cette tournée qu’il a initiée dans les communes. « Je suis ici pour faire avec vous le point de notre action commune après les cinq années », a-t-il indiqué. C’est aussi, selon lui, une nouvelle occasion pour renouveler son admiration pour les liens qu’Adja-Ouèrè entretient avec lui depuis fort longtemps. Le président Patrice Talon s’est voulu rassurant en direction des populations. « Plus jamais le Bénin ne retournera en arrière… notre responsabilité, c’est de mettre le pays en chantier… on peut constater que le Bénin a pris son envol… Le Bénin est un autre pays », conclura le président Patrice Talon sous les ovations des populations. Actualités 02 déc. 2020


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