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Nouvelles

Election présidentielle au Burkina Faso:Une leçon de fair-play démocratique
Le Burkina Faso vient d’organiser brillamment l'élection présidentielle couplée avec les législatives. Une présidentielle qui s’est soldée par la victoire au premier tour du président sortant Marc Roch Christian Kaboré. Mais loin de subir les récriminations de ses opposants, c’est plutôt à leurs félicitations qu’il a eu droit. Preuve d’une véritable maturité démocratique sur un continent habitué aux grognes postélectorales des perdants. Le Burkina Faso revient de très loin, et on ne pouvait imaginer que l’élection présidentielle qui vient d’être organisée pourrait connaître une tel dénouement. En effet, tout juste après la tenue de l'élection présidentielle en 2015, le pays a subi l’attaque des djihadistes qui y ont commis plusieurs attentats terroristes ayant provoqué des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants. A cela il faut ajouter la fronde sociale, d’une rare virulence sous ce quinquennat alors même que le pays vivait des conditions exceptionnelles liées au terrorisme, et le bras de fer que l’opposition politique a opposé au régime Kaboré. Malgré cette situation, le président Marc Roch Christian Kaboré a eu des résultats jugés élogieux au terme de son premier mandat grâce à des réalisations qui ont impacté le pays. La résultante de ce bilan satisfaisant est qu’au terme de l’élection présidentielle, Roch Marc Christian Kaboré est sorti vainqueur avec 53 % des suffrages. Et cerise sur le gâteau, les résultats des législatives inscrivent le Mpp, parti au pouvoir, en tête. La coalition au pouvoir a même pu s’auréoler d’une majorité parlementaire confortable. Fair-play ! Mais de loin, ce qui reste une première est le comportement des autres candidats à cette élection. Quarante-huit heures après la proclamation des résultats donnant le président sortant gagnant avec 53 % des suffrages, Zéphirin Diabré, candidat de l’Upc, Pr Augustin Loada, candidat du Mouvement patriotique pour le salut, Kiemdoro do Pascal, candidat de Vision Burkina, Ablassé Ouédraogo, Tahirou Barry, Yéli Monique Kam, ont tous successivement défilé à la résidence du président réélu pour lui présenter leurs félicitations. Un geste inhabituel en Afrique où la plupart des élections tenues dans nos différents pays enregistrent des contestations et des accusations de fraudes et parfois des violences voire des conflits postélectoraux. Une preuve de la maturité d’une classe politique qui a compris que le plus important pour un pays est son développement dans l’unité et la paix. Une paix nécessaire dans un pays où toutes les forces actives doivent se serrer les coudes pour relever ensemble les défis communs. Pour l’avoir compris et en toute modestie, avec des propos rassembleurs, Marc Roch Christian Kaboré a salué la démarche de ses opposants politiques qu’il a d’ailleurs invités à se joindre à lui pour la construction du pays. Le Burkina Faso donne ainsi la preuve de la maturité de sa classe politique. International 02 déc. 2020


Périple présidentiel dans les communes: Za-Kpota fière des réformes du gouvernement
La quatorzième journée de la tournée du président de la République dans les communes s’est achevée, lundi 30 novembre par la commune de Za-Kpota dans le Zou, marquant ainsi la fin de l’étape du département du Zou. La commune de Za-Kpota est fière des réformes mises en œuvre depuis avril 2016 sous le leadership du président Patrice talon. La deuxième plus peuplée des communes du Zou souhaite donc que rien n’arrête la dynamique en cours et invite le président à se positionner pour reprendre son fauteuil et continuer l’œuvre de construction du pays. Pourtant, tout n’est pas rose dans la commune. Félicien Danwouignan, maire de Za-Kpota, a égrené à l’occasion de la visite du président de la Réplique, le chapelet des doléances qui ont besoin de solutions diligentes. Première commune productrice d’agrumes avec une capacité annuelle de plus de trente mille tonnes, Za-Kpota ne dispose pas d’usine de transformation. Conséquence, plus de 25 % de la production pourrit à cause des difficultés liées à sa transformation. Le reste de la production est bradée en direction du Nigeria pour une large part. La commune manque d’eau et sollicite des adductions d’eau. Son taux de desserte est d’environ 30 %. L’énergie y est aussi attendue. Za-Kpota souhaite bénéficier de la deuxième phase du projet Asphaltage et plaide pour le bitumage de la nationale 20 reliant sur 22 km Za-Kpota à Bohicon. Ici comme c’est le cas un peu partout dans le pays, on attend un stade omnisports communal et la création d’un lycée agricole. Des besoins en personnels enseignant et soignant, en salles de classe en rajoutent à la détresse de la commune. Une commune de 165 208 d’âmes avec une superficie de 409 kilomètres carrés et dont le destin a changé sous l’ère de la Rupture. Jadis difficile d’accès, la localité a vu les travaux de construction de sa voie lancés trois fois de suite sans que rien n’y fît. Mais sans le moindre coup officiel de pioche, ni une pierre posée, elle jouit d’une route moderne, large et aux normes. Commune transitoire entre le plateau d’Abomey et la région Agonlin, Za-Kpota a aussi bénéficié d’infrastructures scolaires. Plusieurs modules de classes ont été construits dans les collèges et écoles. 61 écoles bénéficient d’une cantine scolaire sur les 106 de la commune et l’impact se fait sentir avec l’amélioration des résultats scolaires. Ici, révèle le maire, chaque action porte un impact. Dans le domaine de la sécurité, il y a la construction de commissariats. Au niveau du numérique, un point d’accès communautaire est disponible avec le passage de la fibre optique. Les femmes, pour ce qui les concerne, bénéficient de la nouvelle formule du microcrédit. Au-delà du gouvernement, la Fondation de la première dame est aussi venue en appui à la commune avec la réalisation de deux modules de trois classes avec bureau, magasin et latrines modernes. Le Bénin est capable de se développer « Les Béninois pris indivi-duellement sont reconnus à travers le monde comme des travailleurs. Malheureusement, au service de notre communauté, nous ne parvenons pas à traduire ces talents individuels en énergie commune pour satisfaire nos attentes et nos manques », a expliqué le président Patrice Talon aux populations pour les engager à y croire. « On constate au fil du temps que nos déboires et nos manques sont éternels. Mandat après mandat, génération après génération, nos doléances sont les mêmes », relève-t-il. « Partir de rien et arriver au sommet parfois en un rien de temps est à la portée de notre pays », insiste-t-il. Le chef de l’Etat pense que la foi sollicitée il y a cinq ans auprès des Béninois n’a pas été vaine. « Pour l’espoir soulevé par ce mandat, est-ce qu’à terme le Béninois est pris en charge autrement et mieux que par le passé ? Le pays est-il en construction dans tous les domaines, voit-on que le Bénin est en construction ? ». Les échanges entre le président Patrice Talon et les populations de Za-Kpota se sont déroulés autour des réponses à ces préoccupations, tout en prenant en compte les bilans dans tous les secteurs de la vie socioéconomique du pays. « Ce que nous avons fait ensemble est extraordinaire », retiendra en guise de conclusion le président. Actualités 01 déc. 2020


Dépôt de candidature aux élections professionnelles: Les organisations syndicales attendues à la Cena dès demain
Les centrales et confédérations syndicales désireuses de se porter candidates aux prochaines élections professionnelles sont invitées à déposer leurs dossiers à la Commission électorale nationale autonome (Céna) à partir de demain mercredi 2 décembre. C'est ce qu'a annoncé, hier lundi 30 novembre lors d’une conférence de presse, le président de la Céna, Emmanuel Tiando. Du 2 au 12 décembre, les centrales et confédérations syndicales candidates aux prochaines élections professionnelles sont invitées à se rendre au secrétariat particulier du président de la Céna pour déposer leurs dossiers de candidature. La Céna va diffuser dès ce jour un communiqué de presse relatif aux conditions d'éligibilité et aux différentes pièces qui composent le dossier de candidature. Dans la perspective de l'organisation de la troisième édition des élections techniques et professionnelles, le ministère du Travail et de la Fonction publique a en effet sollicité l'expertise de la Céna. Un mémorandum d'entente a été signé le 12 novembre dernier entre le ministère du Travail et de la Fonction publique et la Céna. Conformément aux termes de ce mémorandum, l'intervention de la Céna va consister d'une part à réceptionner les données d'électeurs collectées par le Comité électoral national (Céna) et assurer leur traitement en vue de la production de la liste électorale et d'autre part, à enregistrer, examiner les dossiers de candidature et établir la liste des centrales et confédérations syndicales candidates aux élections professionnelles nationales. Lors de la conférence de presse d’hier, le président de la Céna a insisté sur le fait que la Cena n'est pas impliquée dans le vote, le dépouillement et la compilation des résultats... "La Céna ne sera pas responsable de la proclamation des résultats des élections... Je voudrais rassurer toutes les organisations syndicales et tous les travailleurs que la Cena mettra tout en œuvre pour se cantonner dans les limites de la mission qui lui a été confiée », a-t-il clarifié. A noter que la Céna n'est pas à sa première expérience en matière d'assistance technique aux organismes publics. « Nous avons déjà apporté cette assistance technique à la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin lors des élections consulaires du 18 décembre 2019 », a rappelé Emmanuel Tiando. L'intervention de la Céna dans le cadre de ces élections avait consisté à l'élaboration de la liste des électeurs, après collecte sur le terrain des données d'électeurs. Mais pour ce qui concerne les présentes élections professionnelles, elle n'a pas la charge de collecter les données des électeurs sur le terrain... Ces données seront transmises par le Comité électoral national dont sont membres les centrales et confédérations syndicales.« Ainsi, la Céna n'aura qu'à traiter ces données au moyen d'une application qu'elle a déjà conçue pour éditer la liste des électeurs au format qui sera demandé », a précisé Emmanuel Tiando. Actualités 01 déc. 2020


Examens de licence et master : Le dépôt des dossiers ouvert
L’édition 2020 des examens nationaux de licence et de master s’annonce à grands pas. A travers un communiqué de presse, le directeur de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rogatien Tossou, informe le monde universitaire de l’ouverture des inscriptions. « Le registre d’inscription des candidats pour la session unique 2020 (des examens nationaux de licence et de master) est ouvert du 30 novembre au 14 décembre 2020… », lit-on dans à travers le communiqué rendu public qui renseigne aussi les candidats sur les pièces que leur dossier de candidature doit compter. Par la même occasion, le directeur de cabinet, Rogatien Tossou, exhorte les établissements d’enseignement supérieur à regrouper les dossiers par option, par filière et par examen et y joindre leur attestation de conformité. Cette annonce vient ainsi rassurer candidats, promoteurs d'université privée et parents d'étudiants qui s'impatientaient et se posaient mille et une question sur la tenue ou non de ces examens nationaux cette année. Actualités 30 nov. 2020


Fermeture des bars Vip, discothèques et boîtes de nuit: Les promoteurs implorent l’indulgence des autorités
Les promoteurs de bars Vip, Lounge bars, discothèques et boîtes de nuit de Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et environs sollicitent l’indul-gence des autorités au plus haut niveau pour la réouverture desdits espaces. Fermés depuis plus de huit mois en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, ces lieux connaissent, selon eux, une trêve préjudiciable aux entreprises et aux agents y exerçant. « Nous les promoteurs de bars Vip, Lounge bars, discothèques et boîtes de nuit de Cotonou, Abomey Calavi, Ouidah et environs, sommes soumis à une noyade financière, émotionnelle et sociale. Nos investissements partent en ruine et nous perdons espoir ». C’est le cri de désespoir lancé par les promoteurs desdits espaces, huit mois après leur fermeture suite à la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus. A travers une lettre ouverte aux ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique, de l’Industrie et du Commerce, du Tourisme, de la Culture et des Arts et au préfet du Littoral en date du 28 novembre 2020, ils implorent l’indulgence des autorités pour voir leurs espaces rouvrir tout autant que l’ont fait les bars ordinaires sur décision du Conseil des ministres, le mercredi 27 mai 2020. Astreints à respecter les mesures de prévention contre la Covid-19 édictées par le gouvernement, ces bars ont repris leurs activités au détriment des discothèques et autres boîtes de nuit demeurés fermés et jusqu’à nouvel ordre. Déplorant que des bars conventionnels soient bondés de monde et animent jusqu’au lever du jour et que des cérémonies se tiennent allègrement, ils en appellent à la levée des mesures restrictives contre les bars Vip, Lounge bars, discothèques et boîtes de nuit de Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et environs. Les promoteurs réunis au sein d’un collectif de patrons de 23 bars Vip, Lounge bars et bars climatisés plaident pour une relance de leurs activités en berne. « Chères autorités, nos établissements sont fermés depuis plus de huit mois ; huit mois de disette, huit mois sans activités. Nos employés sont au chômage, les propriétaires de nos locaux nous menacent et à juste titre. La Sbee et la Soneb nous harcèlent pour certainement nous asséner le coup fatal en procédant à des coupures car nous n’arrivons plus à honorer nos factures mensuelles. Pour couronner le tout, nous sommes impuissants face aux sollicitations de nos employés en chômage technique depuis plusieurs mois. Nous avons frappé à toutes les portes pour reprendre nos activités mais en vain », lit-on à travers la lettre ouverte. Face à l’exercice de certains espaces similaires à l’intérieur du pays, les promoteurs de bars Vip, discothèques et boîtes de nuit de Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et environs sollicitent l’arbitrage du chef de l’Etat pour leur rendre justice. « Par cette lettre ouverte, nous lançons un appel au secours au père de la Nation, le président de la République. Nous vous en conjurons, pensez à nous, car pendant que d’autres transgressaient la loi, nous l’avions et continuons de la respecter ; conséquence, nous sommes restés fermés depuis plus de huit mois. Tout ce que nous demandons c’est de reprendre nos activités dans les conditions de sécurité pour nos clients et pour nous-mêmes. Pensez à nos familles et aux familles de nos employés », plaident-ils. Société 30 nov. 2020


Soudan: Arrivées croissantes de réfugiés éthiopiens
Après trois semaines de conflit et alors que le gouvernement éthiopien annonce la phase finale de son offensive dans le Tigré, plus de 43 000 Ethiopiens ont déjà trouvé refuge au Soudan. Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés est actuellement en visite à Khartoum où le matériel d’aide d’urgence arrive pour répondre aux besoins immédiats de ces nombreuses personnes déplacées. La dégradation de la situation humanitaire est préoccupante dans les deux pays. Le chef du Haut Commissariat des Réfugiés (Hcr), Filippo Grandi, est depuis jeudi soir au Soudan où il devrait rencontrer, dimanche, les autorités locales pour passer en revue les opérations menées par son agence, en appui aux efforts de réponse du gouvernement.Il a également planifié de se rendre dans l’Etat de Kassala pour rencontrer des réfugiés. Flux incessant En moyenne, près de 2 700 personnes arrivent chaque jour au Soudan. La majorité d’entre elles sont épuisées, ont faim et sont apeurées par les violences en cours en Ethiopie. Plus de 45 % des arrivants sont des enfants, le reste sont des femmes et des personnes âgées. Près de 10 000 réfugiés ont été relocalisés sur le site d’Um Rakuba, situé à 70 kilomètres de la frontière soudanaise. Les efforts d’aide humanitaire demeurent confrontés à des défis logistiques. La capacité d’hébergement n’est pas suffisante pour répondre aux besoins croissants. Rotations aériennes Vendredi matin, un avion transportant 32 tonnes de matériel d’aide d’urgence du Hcr et provenant de l’entrepôt situé à Dubaï a atterri à Khartoum. Un autre avion-cargo devrait quitter les Emirats lundi avec à son bord 100 tonnes de matériel de secours supplémentaire. Au total, quatre rotations aériennes par avion-cargo sont prévues pour acheminer du matériel de secours. Les frais de transport pour ces deux vols ont été généreusement pris en charge par le gouvernement des Émirats arabes unis. Ethiopie En Ethiopie, la situation des civils et de 100 000 réfugiés érythréens, demeure préoccupante. Dans la région du Tigré, la sécurité des civils et 200 travailleurs humanitaires pris au piège dans le conflit suscite de plus en plus d’inquiétude, en particulier dans le chef-lieu Mekele, où vivent plus de 500 000 personnes, totalement isolées de l’aide humanitaire. Plan d’aide prêt Le Bureau de Coordination Humanitaire (Ocha) a préparé un plan d’intervention destiné à aider deux millions d’individus dans les régions du Tigré, d’Afar et d’Amhara. Cette projection inclut l’aide dispensée actuellement et tient aussi compte de 1,1 million de personnes supplémentaires qui auraient besoin d’aide, suite au conflit. Environ 76 millions de dollars sont nécessaires pour financer ce plan. Par Catherine Fiankan-Bokonga / Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 30 nov. 2020


Syrie: Nouveau round de discussions en Suisse
La quatrième session de l’organe restreint du Comité constitutionnel sur la Syrie se tient actuellement à Genève (Suisse) et ce jusqu’au 4 décembre. Lors d’une conférence de presse organisée dimanche, l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Geir Pedersen, a annoncé que les travaux porteront sur les fondements et principes nationaux. Les experts attendent peu de ces discussions éclipsées depuis longtemps par plusieurs initiatives parallèles plus efficaces. La dernière rencontre des membres de ce que l'on appelle le «petit groupe» responsable de la rédaction d'une nouvelle constitution syrienne, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité, a eu lieu fin août. Il est composé de 15 membres dont des représentants du Président Bashar Assad, d'organisations non gouvernementales (Ong) et de l'opposition syrienne.Le deuxième cycle de négociations, prévu pour la fin novembre, n'a pas eu lieu après un désaccord sur l'ordre du jour. Depuis, elles sont retardées par la pandémie du coronavirus.Les coprésidents se sont accordés sur la tenue du cinquième round, à savoir le 5 janvier 2021, si la situation sanitaire le permet. Résolution 2254 Tous les participants ont accepté de soutenir les efforts visant à trouver une solution en Syrie sur la base de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée à l'unanimité le 18 décembre 2015. Elle appelait à un cessez-le-feu et à un règlement politique en Syrie. La résolution exigeait que toutes les parties cessent immédiatement toute attaque contre des cibles civiles, elle exhortait tous les États membres à soutenir les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu et a demandé à l'Onu de convoquer les parties pour qu'elles s'engagent dans des négociations formelles début janvier 2016. La résolution a également souligné que des élections libres et équitables se tiendront sous la supervision des Nations Unies et que la transition politique sera menée par les Syriens. Processus d’Astana L'Iran, la Russie, alliés du régime et la Turquie, soutien des rebelles,chapeautent le Processus d’Astana. Ces pourparlers ont été mis en place en janvier 2017 pour faciliter les discussions de paix, parrainés par l'Onu à Genève. En réalité, l’efficacité des réunions de ce processus n’est plus à prouver face aux échanges organisés par l’Onu qui n’avancent guère. En août, l’attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la Syrie a été soulignée dans une déclaration conjointe en marge du troisième round de discussions du Comité constitutionnel syrien qui se tenait en Suisse. Initiative arabe Dans le cadre d'une autre initiative diplomatique, des pays arabes dont l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis (Eau) se sont réunis le 26 novembre pour discuter de la crise syrienne. La réunion a porté sur la protection de l’identité arabe en Syrie et sur les derniers développements dans ce pays déchiré par la guerre depuis 10 ans. On rappelle que près de 12 millions de Syriens dont 7 millions de déplacés internes ont besoin d’aide humanitaire en Syrie tandis que près de 7 millions sont réfugiés dans les pays voisins. Par Catherine Fiankan-Bokonga / Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) International 30 nov. 2020


Tournée du chef de l’Etat dans les communes:L’espoir est permis pour Djidja
La commune de Djidja est bien lotie. Ses sols sont riches et laissent germer abondamment. Son sous-sol est pourvu de plusieurs richesses. Ses habitants sont de braves travailleurs particulièrement occupés à l’agriculture. Mais ce riche potentiel contraste avec un enclavement sur fond de précarité qui range Djidja au rang des communes les plus déshéritées du pays depuis les indépendances. Toutefois, ces cinq dernières années, son sort s’est beaucoup amélioré. Tout ce qui fait la mutation du grenier agricole du Zou a été rappelé au président de la République, samedi 28 novembre, à l’occasion de sa tournée de reddition de comptes dans les communes. Dans la commune de Djidja ce samedi 28 novembre, la population avait rendez-vous avec un homme exceptionnel. Tout indiquait en effet que l’hôte qui foulait le sol du grenier agricole du Zou n’était pas des moindres. Chants, danses, animations diverses, slogans… Les populations, depuis l’entrée de la commune jusqu’à la Maison des jeunes ont tenu à témoigner leur amour à un dirigeant qui aura beaucoup fait pour elles. Cette visite du chef de l’Etat revêt deux sens à leurs yeux. Le premier, c’est le dialogue avec les populations à travers des échanges directs. Dialogue entamé depuis le 12 novembre dernier et qui a déjà conduit le président dans plusieurs communes. « Cette démarche nous rend fiers », apprécie le maire de la commune, Dénis Glégbéto, dans son mot de bienvenue. Deuxième motif de satisfaction, apprécier les réalisations du Programme d’action du gouvernement (Pag) et leurs impacts sur les populations. Démarche inédite saluée par le maire qui retient au terme du mandat du président Patrice Talon, qu’il a fait pour Djidja, ce en quoi, plus personne ne croyait. Pour le maire, le chef de l’Etat est « un homme attaché au patriotisme, à la restauration de l’autorité de l’Etat, doté de l’intelligence économique et politique… ». Un homme d’une telle carrure, Djidja l’attendait depuis fort longtemps et se réjouit d’avoir pu, sous sa gouvernance, changer tous les clichés longtemps collés à cette commune. Depuis des décennies, le sort de la commune est resté sans amélioration, souligne-t-il. Pourtant cette commune qui fait 41 % du département du Zou avec 2184 kilomètres carrés a tout pour être une cité prospère. Elle est la plus vaste commune du département du Zou et s’étale sur 75 villages regroupés au sein de 12 arrondissements. Djidja est une terre propice à l’agriculture. Son sous-sol abrite du granite, du marbre et le cuivre. De la nature, elle a beaucoup reçu mais ses potentialités ne servent pas sa cause. Djidja a trop de besoins Dans la commune de Djidja, les infrastructures pour abriter les services administratifs ainsi que les centres de santé sont insuffisants et sans équipements. La localité n’est pas assez désenclavée. L’absence de routes et pistes de dessertes rurales rend la communication difficile avec les autres localités. L’énergie électrique disponible au niveau du chef-lieu peine à rallier les autres localités. Malgré les efforts du gouvernement, une importante partie de Djidja reste sans accès à l’eau potable. Ces besoins, loin de décourager les populations, fortifient plutôt leur foi en un avenir meilleur. Avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement et les réalisations au profit des autres localités, Djidja est plus que jamais convaincue que son heure approche à grands pas. Pour le moment, elle est soulagée par la réalisation en cours de la route Abomey-Djidja. Une réalisation qui lui permettra d’assurer en partie son désenclavement. Elle est aussi contente de prendre une part importante dans la concrétisation des ambitions du gouvernement pour le secteur agricole. Ses pistes rurales quasi-impraticables ne sont pas un frein pour ses producteurs qui sortent de la terre les meilleurs produits. La commune souhaite tout de même un meilleur accompagnement et une professionnalisation des acteurs. Gros soulagement tout de même, des femmes de la commune bénéficient déjà du microcrédit Alafia et il est attendu la généralisation de cet appui financier du gouvernement à toutes celles qui en manifesteront le besoin. Un programme spécial de développement L’immensité des besoins de la commune de Djidja oblige son maire Dénis Glégbéto à plaider pour un programme spécial de développement à son profit. D’ici 2025, le grenier du Zou ambitionne d’être totalement désenclavé et se veut bien gouverné. La commune compte sur des « réformes audacieuses » pour y arriver. Cette ambition passe par la réalisation de certaines infrastructures comme la voie Djidja-Agouna-Tchetti, la bretelle Mougnon-Hôpital de zone-Dan, la voie Djidja-Setto, les voies urbaines de Djidja centre… Une usine d’égrenage de coton est souhaitée pour recevoir les productions des communes comme Savalou, Bassila et Bantè. Le maire a aussi imploré le chef de l’Etat pour qu’un lycée agricole y soit érigé. Des infrastructures sanitaires, le renforcement du plateau technique de l’hôpital de zone, l’électricité et l’eau pour tous les arrondissements, des adductions d’eau villageoises … « Votre mandat est couronné de succès et réalisations. Les cinq années sont vite passées et des défis restent à relever », lance le maire en direction du chef de l’Etat. Pour lui, Djidja a déjà trouvé en sa personne, la solution à ses problèmes. L’œuvre entamée doit donc être poursuivie, exhorte-t-il. Magnifier la grandeur du Bénin Pour le président Patrice Talon, Djidja peut rêver. A cette très riche terre à laquelle tout manque, il a pris le pari de « montrer que la pauvreté n’est pas une fatalité » et qu’on peut en sortir à force de méthode et de travail. « Il est malheureux de comparer nos doléances à un rituel. Ces besoins que nous répétons sans cesse à nos dirigeants sont devenus comme un refrain parce que plus personne ne croyait que notre pays est capable de leur donner satisfaction », souligne le président de la République. « Le Bénin n’est pas maudit. Nous ne sommes pas des damnés, nous sommes des travailleurs », enchaine-t-il plein d’espoir. C’est d’ailleurs un message d’espoir qu’il adressera aux populations tout au long de son speech. « En cinq ans, beaucoup de choses ont été faites », appuie le président Patrice Talon, magnifiant « la grandeur du Bénin ». Les travaux en cours seront maintenus parce que nous avons organisé le pays ainsi, indique-t-il. Si au cours d’un seul quinquennat, le taux de desserte en eau totale a été sensiblement amélioré, l’autonomie énergétique assurée, 22 stades omnisports ont été construits, de même que 35 marchés modernes sont en construction, un repas chaud par jour est disponible dans la majorité des écoles publiques, « le Bénin se construit », assure le chef de l’Etat. Les doléances de Djidja qui du reste ne lui sont pas étrangères seront solutionnées à petits pas. Tout ce qui doit être fait dans ce cadre est prévu et validé. Des financements sont disponibles. D’autres sont en cours de mobilisation grâce à la contribution des Béninois qui honorent de mieux en mieux leurs obligations fiscales. « En peu de temps, nous allons satisfaire tous les besoins essentiels et après nous allons nous occuper de chacun de nous en ce qui concerne le confort de vie », conclura le président de la République. Actualités 30 nov. 2020


Tournée du chef de l’Etat dans les communes:Des promesses tenues à Agbangnizoun
Le Bénin change et connait d’énormes progrès. La commune d’Agbangnizoun aussi. La localité s’est métamorphosée. La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement a changé son visage. Le président de la République, en tournée de reddition de comptes a pu lire la transformation que connait cette commune à travers l’accueil spécial à lui réservé. Rallier la commune d’Agbangnizoun à partir d’Abomey est un voyage de plaisance. La cité des antilopes n’est plus cette bourgade qui donnait des frissons aux voyageurs. Cette terre agricole, à l’instar du Bénin, fait d’énormes progrès. Agbangnizoun s’est transfigurée. Pour recevoir le président Patrice Talon, samedi 28 novembre, elle s’est parée de belles affiches à son effigie. Ce qui fascine dans cette commune de 244 km2 pour plus de 73 000 habitants éparpillés sur dix arrondissements, ce sont les avancées notées çà et là depuis avril 2016. Le maire de la commune, Clétus Oscar Kouholi, à l’instar de ses administrés, note la réforme relative à la pension de retraite, celles portant sur la délivrance des actes d’état civil à tous les citoyens dans le besoin (près de trois millions de personnes), le programme de développement agricole en cours, la réalisation des infrastructures, l’amélioration des performances économiques du pays, l’assainissement des finances publiques, la rigueur dans la conduite des affaires publiques… « Le pays devient déjà une puissance agricole avec le travail et les accompagnements de l’Etat », reconnait le maire d’Agbangnizoun. Dynamiques en cours « L’appui de l’Etat au programme qui vient de commencer et qui va s’intensifier permettra aux producteurs d’avoir plus accès à la mécanisation. On va leur fournir des outils pour alléger leur travail », répond à son tour le président Patrice Talon. Il va d’ailleurs en profiter pour lever un coin de voile sur les performances agricoles du pays. En moins de trois ans, le Bénin est devenu premier producteur africain de coton. Il est aussi le deuxième producteur vivrier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa). Le Bénin revendique actuellement une production rizicole évaluée à plus de quatre cents mille tonnes et ambitionne de passer à au moins un million de tonnes d’ici là. Avec la dynamique en cours, il ne faudra pas plus de deux ans pour que le pays passe au premier rang. Le climat et le sol sont favorables et le gouvernement, pour sa part, mise sur des aménagements en partenariat avec les collectivités locales. Côté financement, le Fonds national pour le développement agricole avec une dotation de plus de cent milliards appuiera les producteurs. Profitant de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat dans les communes, Agbangnizoun à travers son premier citoyen a aussi exposé quelques-unes des réalisations dont elle a bénéficié dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’action gouvernemental. Les projets d’alimentation en eau potable et ceux d’intensification du réseau électrique sont passés par la commune. L’achèvement des travaux de construction de grands hangars dans le marché abandonnés depuis 2011 ont repris. Dans le domaine de l’agriculture, l’élevage, la santé, l’éducation, l’amélioration de l’accès à l’école, la sécurité des personnes et des biens… « La commune est bien prise en compte dans le Pag et s’embellit », soutient fièrement le maire. « Les promesses de campagne faites en son temps ont été tenues, chose rare sous nos cieux », reconnaît-il. La cité des antilopes nourrit plus que jamais, un espoir de modernisation. Mais elle attend également la satisfaction de certains besoins urgents comme l’amélioration du plateau technique dans ses centres de santé et le recrutement de personnel soignant, l’achèvement des travaux de lotissement à Agbangnizoun centre… Actualités 30 nov. 2020


Débats budgétaires au Parlement:La Cena plaide pour une hausse de son budget
890 millions F Cfa, c’est le projet de budget de fonctionnement exercice 2021 de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce montant n’est que la reconduction des crédits ouverts au titre de 2020, conformément à la lettre de cadrage du ministre de l’Economie et des Finances. Ce budget de 890 millions F Cfa se décompose en quatre rubriques principales à savoir les dépenses de personnel : 597 687 000 F Cfa ; Achats de biens et services : 206 847 015 F Cfa ; les dépenses de transfert: 50 millions F Cfa et le Budget d’équipement socio administratif (Besa) : 35 441 085 F Cfa. Le président de la Cena, Emmanuel Tiando, a défendu, vendredi 27 novembre dernier, les grandes lignes de ce projet de budget devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a saisi l’occasion pour solliciter un espace budgétaire de 465 441 750 F Cfa ou de 716 541 750 F Cfa, à la discrétion de la Commission budgétaire. Ce qui pourrait porter le projet de budget de l’institution électorale à la somme de 1 355 441 750 F Cfa ou 1 606 541 750 F Cfa. Cette hausse budgétaire est sollicitée par la Cena pour faire face à certaines charges, notamment le payement de la période de trois mois de sevrage (salaires et indemnités) des membres actuels de l’institution électorale dont le mandat de 7 ans non renouvelable s’achève le 13 juillet 2021 ainsi que de l’ensemble du personnel d’appui ; l’achat et l’installation d’un groupe électrogène pour alimenter la Cena en cas de délestage compte tenu de la sensibilité de certains matériels qui doivent être gardés au frais, le renouvellement du matériel roulant et mobilier de bureau pour les nouveaux membres de la Cena qui seront prochainement installés et du directeur général des Elections créé par le Code électoral en vigueur et l’élaboration des manuels de procédures administrative et comptable de la Cena. La mise en œuvre de ces actions dont certaines sont induites par le Code électoral en vigueur nécessite d’être satisfaite, soutient la Cena. Mieux, pour une bonne organisation de la présidentielle de 2021, la Cena souhaiterait réaliser certaines activités préparatoires telles que la vulgarisation du nouveau Code électoral ; la construction ou la location de magasin pour le stockage du matériel électoral et l’organisation des journées portes ouvertes pour vulgariser ses activités. « Pour satisfaire tous ces besoins, la Cena sollicite un espace budgétaire, selon l’option choisie de commun accord avec la Commission budgétaire, pour enfin déterminer le montant total de son budget réel », plaide le président de la Cena devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Emmanuel Tiando n’a pas manqué de préciser aux députés que ce projet de budget présenté ne prend pas en compte le budget de la présidentielle de 2021. Selon lui, la Cena attend la conférence budgétaire pour avoir le montant exact du budget de cette élection dont le premier tour est prévu pour le 11 avril 2021. Actualités 30 nov. 2020


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