La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Campagne de découpe des armes obsolètes et illicites: L’ambassadeur Marc Vizy satisfait du déroulement du projet
Fruit de la coopération franco-béninoise, le programme de la destruction des armes de petit calibre financé par le ministère des Affaires étrangères français suit son cours avec la collaboration des autorités béninoises. Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, a constaté l’effectivité du projet en participant à une cérémonie de démonstration de découpe des armes obsolètes, ce jeudi 26 novembre à Cotonou, aux côtés du contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des Forces armées et de Didier Gilles Ahouanvoédo, directeur du Matériel des armées. Tête-à-tête entre le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des Forces armées et Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, présentation de la direction du Matériel des armées, genèse du projet ‘’Découpe des armes obsolètes’’ et signature du livre d’or constituent les moments forts de la visite de Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, jeudi 26 novembre au Camp Guézo à Cotonou. A cette occasion, Didier Gilles Ahouanvoédo, directeur du Matériel des armées, a dévoilé la vision, la mission et les valeurs de sa structure avant d’exposer le programme de destruction des armes à l’assistance. Selon lui, la direction du Matériel des armées assure l’équipement des armées et garantit la maintenance des matériels y compris des munitions au juste coût financier et humain sans compromettre la finalité opérationnelle. « Nous disposons de 28 000 articles d’approvisionnement, 250 tonnes de munitions en stocks et 30 000 matériels Apc et Agc », a-t-il fait savoir. Pour Didier Gilles Ahouanvoédo, directeur du Matériel des armées, le programme de destruction des armes de petit calibre est né au lendemain de l’explosion de dépôts au Congo-Brazzaville le 4 mars 2012. A l’en croire, cet évènement tragique a constitué une alerte pour les autorités politico-stratégiques béninoises qui ont pris le décret N° 2016-640 du 20 octobre 2016 portant inspection des armes et munitions en dotation dans les forces de défense de sécurité (Fds). Il s’ensuit donc un recensement général des armes et visite détaillée des munitions dans les unités des Fds sur toute l’étendue du territoire national entre le 11 novembre 2016 et le 28 janvier 2017. « Cette opération a révélé que plus de 10 000 armes obsolètes encombrent les magasins d’armes et les dépôts de munitions regorgent d’environ 400 tonnes de munitions dégradées », a-t-il signalé. A l’en croire, dans le cadre de la mise en œuvre du programme, des milliers d’armes, de chargeurs et de pièces ont été déjà détruits grâce aux partenaires Ong Humanité inclusion et la société Eod-Ex. « Il reste à détruire à ce jour 4 000 armes dont 390 illicites », a-t-il ajouté. Plus d’une vingtaine d’agents ont été formés, selon Emmanuel Franck, représentant de la société Eod-Ex, qui a expliqué de bout en bout à l’ambassadeur de France près le Bénin les différentes activités menées à cette étape du programme. Satisfait de l’évolution du programme, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, a réitéré la volonté de la France de continuer à soutenir le Bénin sur cette lancée. « Les munitions comportent un danger d’explosion et exposent la population à un risque d’accident, c’est pourquoi la France a jugé utile de soutenir le Bénin à parer à toute éventualité », a-t-il déclaré. Il a félicité le chef d’état-major général des armées et son équipe ainsi que le gouvernement béninois pour le travail qui se fait en vue d’une destruction totale des armes obsolètes et illicites. Actualités 27 nov. 2020


The best Fifa Awards 2020 : Mané et Salah dans la liste des joueurs retenus
La Fédération Internationale de Football Association (Fifa) a rendu publique la liste les nominés pour les distinctions individuelles qui seront remises dans le cadre de la cérémonie The Best FIFA Football Awards 2020. Deux joueurs africains figurent dans cette liste. Il s'agit du Sénégalais Sadio Mané (Liverpool 28 ans) et de l’Égyptien Mohamed Salah (Liverpool 28 ans).   La liste des 11 joueurs retenus pour le trophée The Best 2020 Thiago Alcantara (Bayern Munich-Liverpool/Espagne/ 29 ans) Cristiano Ronaldo (Juventus Turin/Portugal/35 ans) Kevin De Bruyne (Manchester City/Belgique/29 ans) Robert Lewandowski (Bayern Munich/Pologne/32 ans) Sadio Mané (Liverpool/Sénégal/28 ans) Kylian Mbappé (Paris SG/France/21 ans) Lionel Messi (FC Barcelone/Argentine/33 ans) Neymar Jr (Paris SG/Brésil/28 ans) Sergio Ramos (Real Madrid/Espagne/34 ans) Mohamed Salah (Liverpool/Égypte/28 ans) Virgil van Dijk (Liverpool/Pays-Bas/29 ans) Sports 26 nov. 2020


Préliminaire de la Ligue des champions-Caf: La délégation du Mouloudia d'Alger à Cotonou depuis hier
En prélude  au match du tour préliminaire de la Ligue des champions de la Confédération africaine de Football contre les Buffles Fc du Borgou, le Mouloudia d'Alger a rallié Cotonou, depuis hier mercredi par un vol spécial.  La délégation algéroise s’est installée dans un hôtel de la capitale économique béninoise avant de rejoindre Porto-Novo où le match aura lieu samedi 28 novembre prochain Sports 26 nov. 2020


Lutte contre les violences faites aux femmes: Une exposition de ‘’chaussures rouges’’ pour toucher les cœurs
Des paires de chaussures rouges exposées à la place du Souvenir à Cotonou pour dénoncer et toucher la fibre sensible des auteurs de violences faites aux femmes. Médecins du monde Suisse a choisi ce symbole pour sensibiliser au mal et soutenir les victimes, en appui à l’œuvre de l’artiste mexicaine Elina Chauvet, baptisée « Zapatos rojos ». C'était hier mercredi 25 novembre, à l’occasion de la Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Après-midi chargé d’émotions, ce mercredi 25 novembre, sur l’esplanade de la place du Souvenir à Cotonou. A l’occasion de la Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, plus de cent paires de chaussures rouges sont exposées sur les lieux en guise d’hommage à la sœur de Elina Chauvet, assassinée sous les coups de son mari. Plus de dix ans après cette tragédie, l’artiste reste encore sous le choc et a trouvé un moyen singulier pour exprimer sa douleur, l’exposition ‘’Zapatos Rojos’’ démarrée en 2009 au Mexique. Le Bénin accueille aussi cette exposition inédite qui a capté plus d’un. Sur place, des hommages ont été rendus à travers des messages, poèmes, témoignages inscrits sur de petits papiers blancs et laissés dans les paires de chaussures en l’honneur de la sœur de l’artiste Elina Chauvet, ainsi que des nombreuses victimes silencieuses dans le monde. Ces mots seront réunis et envoyés à l’artiste qui les présentera dans le cadre d’une grande exposition d’œuvre participative. Selon Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales, les féminicides (contraction des mots ‘’féminin et ‘’homicide’’) sont majoritairement commis par des hommes. « Avec un taux d’homicides conjugaux de 3,1 pour cent mille femmes, l’Afrique est la région où les femmes ont le plus de risques de se faire tuer par un partenaire intime ou un membre de la famille », informe-t-elle. Le choix des paires de chaussures rouges pour marquer les esprits en cette journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes a une grande portée. « La chaussure, cet accessoire qui nous permet d’avancer mais aussi de laisser nos empreintes. Chaque paire de chaussures raconte une histoire, révèle une personnalité. Chaque paire de chaussures exprime une des multiples facettes d’une femme », défend Morgane Rousseau, coordonnatrice générale de Médecins du monde Suisse au Bénin. La couleur rouge est la couleur de la passion et de l’amour, mais elle traduit aussi le sang et fait écho à la douleur et à la violence. Ce double rapport souligne le fait que dans la plupart des cas, les violences sont subies au sein du couple », se désole-t-elle. Les violences faites aux femmes n’épargnent aucun pays du monde. « Les violences faites aux femmes concernent des femmes de toutes origines, à l’image des paires de chaussures rouges exposées. Des femmes de tout niveau socioéconomique, à l’image de la diversité des paires de chaussures. Des femmes qui saignent, parfois sur leur peau, toujours dans leur cœur. Des femmes blessées pour l’ensemble de leur vie », relate-t-elle. Le gouvernement du Bénin est acquis à la cause, prêt à œuvrer pour rendre justice aux victimes. « Nous voudrions assurer notre total engagement à poursuivre la lutte contre le phénomène des violences faites aux femmes et aux filles et à œuvrer de manière à ce que tout le dispositif nécessaire soit implanté pour dénoncer toutes formes de violences perpétrées à l’encontre des femmes au Bénin. Le pays est plus que jamais engagé afin que la violence soit éradiquée et que toute personne puisse jouir de tous ses droits, quelle que soit la nature», indique Véronique Tognifodé. L’exposition ‘’chaussures rouges’’ s’inscrit dans le cadre des quinze jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Elle est rendue possible grâce à l’appui du Fonds canadien d’initiatives locales de l’ambassade du Canada et de la Coopération suisse, signe de leur engagement à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles au Bénin et dans le monde. Société 26 nov. 2020


Débats budgétaires au Parlement: 42 milliards F Cfa pour booster la décentralisation en 2021
Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale bénéficiera d’un budget de 42 171 635 000 F Cfa pour relever ses défis en 2021. Le ministre Alassane Séidou en charge de ce département était ce mercredi devant la Commission budgétaire du Parlement pour défendre le dossier. Le secteur de la décentralisation bénéficiera d’une attention particulière du gouvernement en 2021. Un projet de budget de 42 171 635 000 F Cfa est consacré au ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale pour relever ses défis. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été dévoilées ce mercredi par le ministre Alassane Séïdou. Face à la presse parlementaire à l’issue de sa présentation, l’autorité ministérielle a expliqué que ce budget sera prioritairement consacré au développement local, c’est-à-dire la réalisation d'infrastructures dans les communes pour améliorer les conditions de vie des populations et au fonctionnement du ministère au niveau central et au niveau décentralisé, notamment dans les départements. « Nous sommes en train de travailler et il y a toujours des améliorations dans le cadre des transferts des ressources. Les compétences sont véritablement transférées aux communes. Lesquelles exercent beaucoup de compétences et de ressources», a souligné Alassane Séidou. Selon lui, l'Etat fait un peu plus d'efforts chaque année dans le cadre du transfert des ressources aux communes. Pour 2021, à l’en croire, plus de 16 milliards F Cfa d’investissements sont prévus par l’Etat contre 15 milliards F Cfa en 2020. En plus, l'apport de l'Etat est appuyé par les partenaires au développement, précise le ministre. Alassane Séidou rappelle que les ressources transférées aux communes sont surtout le Fonds d'appui au développement des communes (Fadec) qui comprend deux parties. Il y a le Fadec non affecté qui est utilisé par les maires pour exécuter leurs propres plans de développement et le Fadec affecté qui va aux communes par le truchement des ministères pour réaliser les infrastructures dans le cadre du fonctionnement de ces ministères. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale explique que le gouvernement a pris l’option du Fonds Fadec affecté et de ne pas réaliser lui-même les infrastructures pour faire en sorte que les préoccupations des populations soient prises en compte par les conseils communaux. Selon le ministre, les députés se sont beaucoup intéressés aux problèmes du secteur. Leurs préoccupations ont trait entre autres aux moyens de déplacement des maires dont la plupart sont dépourvus de véhicules de fonction dignes du nom et la sempiternelle question de la délimitation des frontières entre les communes entraînant des soulèvements et protestations des populations. Alassane Séidou a rassuré les députés de ce que le gouvernement est déjà très avancé dans la résolution de ces problèmes.   Actualités 26 nov. 2020


Éditorial de Paul Amoussou: Ciao Diego !
Le lutin argentin, footballeur au pied d’or, a fini par tirer son ultime coup. Et ce coup-ci, loin d’être franc, n’a pas eu lieu sur le rectangle vert. Maradona, légende du foot connue des gens de sa génération comme celle jeune actuelle, a définitivement laissé au vestiaire de l’histoire son maillot au célèbre dossard N°10, quelques jours après avoir quitté le billard, la surface de réparation d’un mal dont il n’a pu se relever. La frappe, médicale celle-là, censée être chirurgicale lui a été fatale. Il faut avouer que ce génial footballeur a si souvent tenté le diable qu’il a fini par se brûler les ailes dans cette étreinte malicieuse qu’il affectionnait. Aimant planer sous les voluptés narcotiques, le voilà au valhalla pour l’éternité ! Mais si Maradona s’est révélé une icône, ce n’est pas seulement pour ses talents de footballeur qui lui ont valu d’être élu meilleur joueur du football du XXe siècle devant un certain Pelé. Ce béni des dieux du ballon rond est imprenable balle au pied. Mais il est connu également pour son engagement social, voire politique, non des moindres. Cette dimension s’est révélée par son choix du club de Naples moins fortuné plutôt que celui de Milan plus opulent qui l’avait aussi sollicité en Italie ! Robin des bois, prenant fait et cause pour les marginalisés, Maradona a préféré, sur la même lancée, fréquenter les leaders alternatifs tels Fidel Castro ou Hugo Chevez plutôt que la compagnie d’autres grands de ce monde ! Mi-ange, mi-démon, cet enfant des bidonvilles de Buenos Aires ne s’est jamais voulu exemplaire au point de marquer un but de la main et prétendre que c’était la main de Dieu, lui qui avait pourtant largement les capacités d’en marquer de ses pieds magiques, lui le pibe de oro (pied d’or). Adulé par ses fans du monde entier qui l’aiment pour ce qu’il incarne d’authentique. Ciao Diego ! Sports 26 nov. 2020


Forêt classée de l’Alibori supérieur: La saignée continue
Après le désastre que les exploitants de bois y ont occasionné, l’heure est à la restauration de la plupart des forêts classées du Bénin. Dans celle de l’Alibori supérieur, le processus se déroule non sans quelques difficultés. Même si les différents acteurs impliqués dans sa gestion, aux côtés des agents des services des Eaux, Forêts et Chasse, peinent à jouer parfaitement leur partition, l’espoir est permis. L’abattage des arbres dans la forêt classée de l’Alibori supérieur se poursuit. Après une ère d’exploitation anarchique des forestiers clandestins dont l’époque est révolue, ce sont ceux agréés qui l’ont désormais prise d’assaut. Presque tous les jours, à la tombée de la nuit, ce sont d’importantes quantités de madriers que l’on en sort. En témoigne l’intense animation constatée le long de l’axe Banikoara-Kérou-Ouassa Péhunco-Kouandé, dans la nuit du mercredi 28 octobre dernier. Jusqu’à des heures tardives, de nombreux jeunes recrutés sont occupés à charger des camions. Mais, dès qu’apparaissent les premières lueurs du jour, plus aucune présence et le moindre indice sur les lieux. Ce qui en ajoute davantage au caractère suspect de cette activité nocturne. Le clair-sombre Rencontré fortuitement aux environs de 22 heures, peu avant Gnémasson, dans la commune de Péhunco, en venant de Banikoara pour Kouandé, Anicet Matrokou confie être en règle devant la loi. Pour le prouver, il fait montrer un titre d’exploitation ou permis de coupe appuyé par un constat d’exploitation que les services de l’administration forestière lui ont délivrés afin de mener, en toute quiétude, ses activités d’exploitant forestier. « Ce n’est pas parce que je crains d’être découvert, que je procède au chargement de mon camion dans la nuit profonde. Payés à la tâche, les jeunes que j’ai fait mobiliser pour la cause, ne sont souvent pas disponibles dans la journée. Ils sont pris par les travaux de leurs champs», se défend-il. Pendant ce temps, à la vue de l’appareil de photographie, les jeunes deviennent subitement nerveux. Ils n’entendent pas se faire prendre en images. Un peu plus loin, c’est carrément à l’hostilité d’un autre groupe qu’il a fallu faire face. Malgré toutes les négociations engagées, leur chef d’équipe ne démord pas. Avaient-ils été autorisés à abattre des arbres ? Une question restée sans réponse. Toujours est-il que des troncs d’arbres de toutes espèces qui jonchaient le sol, attendaient d’être rangés à bord des camions. A quelques mètres, ce sont près d’une centaine de bois qui y sont entreposés. Dans certaines localités, que ce soit à Kandi, Banikoara, Gogounou, Sinendé et Kérou, le spectacle est le même. La forêt continue d’être décimée sans aucun respect des dispositions réglementaires qui régissent la coupe de bois au Bénin. Un avis que ne partage pas le chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka. Selon lui, après le départ des exploitants clandestins qui, jadis, ont fait la pluie et le beau temps dans la commune de Péhunco, tout est en train de rentrer dans l’ordre. Par rapport aux mouvements nocturnes des camions surchargés de troncs d’arbres, il se veut rassurant. « Tous sont suivis et paient des taxes, lesquelles sont perçues par un service au niveau de la mairie. Il y a des agents collecteurs mis à la disposition du service des Impôts et lorsqu’il y a un camion chargé de madriers, ils prélèvent sur lui la Taxe sur le développement local. Dans les autres arrondissements comme Gnémasson et Tobré, ils sont également actifs sur le terrain », précise-t-il. Malgré le désastre dont elle a fait l’objet, la forêt classée de l’Alibori supérieur continue de faire l’objet de coupes encore aujourd’hui. Le potentiel de sa régénération par sa reconstitution assistée aussi faible soit-elle, doit continuer. Sauver la situation Le département de l’Alibori est pourvu de plusieurs forêts classées. Parmi elles, il y a celle de l’Alibori supérieur. Avec une superficie de 256 000 ha, elle est à cheval sur trois départements, celui de l’Alibori, à travers trois communes, Kandi, Banikoara et Gogounou, l’Atacora, deux communes, Péhunco et Kérou, puis le Borgou, une seule commune, Sinendé. Comme la forêt des trois rivières, les forêts classées de la Sôta, de Goungoun, de Korobi et le parc W, les autres forêts du département la forêt classée de l’Alibori supérieur a connu, depuis la période coloniale, deux phases principales dans son évolution. La première a été celle de la conservation policière. C’était dans les années 50 jusqu’en 90 où, à la faveur de la Conférence nationale, le Bénin a opté pour une approche participative, celle qui fait intervenir les populations riveraines et l’administration décentralisée dans la gestion des forêts. Malheureusement, regrette le capitaine Paul Kiki, coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur, cette approche n’a pas été bien comprise par toutes les parties prenantes. Selon lui, ce n’est pas l’approche elle-même qui est mauvaise, mais c’est sa mise en application sur le terrain qui pose problème. En effet, les populations riveraines ne comprennent pas comment est-ce qu’on pourrait les empêcher de vivre, puis de profiter des ressources de cette forêt. C’est à force d’y aller couper du bois pour vendre, qu’elles l’ont envahie. Par la suite, les exploitants forestiers clandestins les ont rejoints. Ensemble, ils ont alors mis à rude épreuve cette formation végétale. Ensuite, il y a eu les exploitants agricoles qui emblavent 5, 10, 20 et même 50 ha de champs pour le coton et l’igname, des cultures ayant surtout besoin du soleil. « Sans se soucier de la sauvegarde de cette forêt, tous y ont pris goût », fait observer le capitaine Paul Kiki. « Ils l’ont vidangée », insiste-t-il. Il y a 20 ans, rappelle-t-il, cette forêt n’était pas dans cet état. N’en déplaise que dans les années 2009-2010, avec l’accompagnement des partenaires, la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse a initié le projet de gestion des forêts et terroirs du Bénin. Avec ce projet, explique le coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur, il y a un plan d’aménagement qui a été mis en place par rapport à plusieurs forêts dont celle qui est à sa charge. Elaboré avec la participation de toutes les parties prenantes, à savoir l’administration au niveau des communes tributaires, les populations riveraines et surtout l’administration forestière, ce projet a également permis de recenser les potentialités de la forêt classée de l’Alibori supérieur et de la répartir en zones de production pour l’exploitation du bois d’œuvre, du bois de service, la fabrication du charbon et autres. Il y a également une zone de conservation intégrale à l’intérieur de laquelle, aucune intervention n’est autorisée. Pour finir, une zone est prévue pour y mener les activités agricoles. C’est, indique le capitaine Paul Kiki, la zone agro-forestière au sein de laquelle les populations riveraines doivent rester pour leurs activités agricoles et de subsistance. « C’est ce qui était prévu au moment où on mettait en œuvre le plan d’aménagement. Mais, avec l’insuffisance des moyens à laquelle l’administration forestière est confrontée, les ménages ont commencé par emblaver plus que ce qui leur avait été accordé », rapporte-t-il. Selon lui, c’est ce qui fait que cette forêt a totalement été prise d’assaut et qu’il n’y a plus de différence aujourd’hui entre zone agricole, zone de production et zone de conservation. « Tout est confondu de telle manière qu’on est tenté de l’appeler ‘’forêt non classée de l’Alibori supérieur’’, où toutes les spéculations sont présentes, surtout le coton qui se cultive de manière extensive », soutient Paul Kiki. Investi de la mission de la restaurer, il se doit, avec les membres de son équipe, d’amener les occupants de la forêt à mieux appréhender la nécessité pour eux de veiller également à sa préservation. Sur le terrain, c’est ce à quoi ils s’emploient sérieusement. L’état des lieux « Actuellement, nous avons engagé une lutte contre les installations anarchiques érigées dans la forêt. Le peu de végétation naturelle qui reste, nous mettons tout en œuvre pour le conserver, indique le capitaine. Des dispositions, explique-t-il, sont prises afin qu’il n’y ait plus de nouveaux défrichements. La deuxième lutte que nous menons, poursuit-il, c’est qu’il n’y ait plus d’exploitation de bois d’œuvre ou de bois de service à l’intérieur de la forêt. Enfin, la troisième lutte, c’est de tout faire pour sécuriser le noyau central de cette forêt. En effet, c’est depuis deux ans que le traçage de la ligne ceinturant le fleuve Alibori qui prend sa source à Péhunco a commencé. « Lorsque nous allons ceinturer le noyau qui occupe environ 3 % de la superficie totale de la forêt, nous procéderons à l’opération de relogement des occupants. Ailleurs, on parle de déguerpissement. Il s’agira de faire partir les occupants du noyau, pour les ramener dans la zone où ils peuvent rester », informe le capitaine. « Dans la zone de production, nous faisons surtout le reboisement », précise-t-il. Cette année, laisse-t-il entendre, ce sont plus de 100 ha qui ont été reboisés, à savoir 10 ha dans la commune de Péhunco, 30 ha à Kérou, une quinzaine à Kandi, 25 ha à Gogounou et 25 ha également à Sinendé. Les années passées, des actions du genre avaient également été effectuées. Il s’agit de redonner un aspect vert à cette forêt qui aujourd’hui, présente malheureusement l’aspect d’un vaste champ de cultures. En effet, au niveau de l’administration forestière béninoise et dans le cadre des efforts de restauration engagés, le Projet forêts classées du Bénin a vu le jour depuis 2019. Selon le capitaine Paul Kiki, il vient actualiser le plan d’aménagement dont les données collectées dans les années 2010, ne cadrent plus avec la réalité sur le terrain. Elles sont déjà dépassées. « Ce projet vise à actualiser le plan d’aménagement et à redéfinir le zonage, à la faveur d’un reboisement intensif chaque année », a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, c’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet que, des agents de l’administration forestière ont été conviés les 11 et 12 novembre derniers à Grand-Popo, pour un atelier de cadrage méthodologique. Ce qui débouchera sur le recensement des occupants des forêts dont celle de l’Alibori supérieur. Selon certaines sources bien avisées, déjà de janvier à février, voire mars 2021, des prestataires se rendront sur le terrain pour réaliser ces activités. « Laisser le naturel et produire ce qui est artificiel. Exploiter l’artificiel, en veillant à ce que la préservation du naturel et de la biodiversité soit de mise », c’est ce à quoi travaille Paul Kiki. Ce n’est qu’à ce prix, assure-t-il, que la nature va reprendre ses droits. « Naturellement, les arbres vont repousser et nous allons faire des enrichissements avec des espèces autochtones », affirme-t-il. Sur des sites de la forêt classée de l’Alibori supérieur, reconnait-il, le reboisement a été une réussite et sur d’autres, un échec total ou partiel. L’objectif demeure la conservation du potentiel forestier, tout en restaurant la capacité de régénération des écosystèmes... .. En termes de difficultés, la restauration de la forêt classée de l’Alibori supérieur en cours est loin d’être aisée. Diverses contingences ne cessent de compromettre les nombreux efforts entrepris sur le terrain. Le capitaine Paul Kiki déplore d’abord l’absence de moyens roulants pour se rendre sur le terrain, dans le cadre des activités de patrouilles, de surveillance et de protection de la forêt. Toutefois, il reconnaît à la direction générale de l’administration forestière ses diligences afin de remédier, un tant soit peu, à cette situation. L’autre difficulté, selon lui, est liée à l’insuffisance de personnel. « Imaginez 256 000 ha et nous ne sommes qu’une quinzaine d’agents conviés à les protéger. Ce n’est pas facile », avoue-t-il. « Actuellement, lorsque nous prenons le véhicule de Kandi pour nous rendre à Kérou et que l’on nous signale qu’il y a une situation à Gogounou ou Sinendé, c’est un peu difficile d’intervenir. Mais, le Projet forêts classées au Bénin a promis de mettre des drones de surveillance à notre disposition, pour des interventions rapides, précises et efficaces », ajoute-t-il. S’agissant toujours des difficultés, le coordonnateur de la Cellule technique d’aménagement forestier de la forêt classée de l’Alibori supérieur évoque un autre problème auquel il est confronté avec son équipe. C’est l’accompagnement des élus locaux qui leur fait défaut. « En tant qu’élus, ce sont d’abord les intérêts de leurs populations ou électeurs qui comptent », fait-il constater. Quant aux populations riveraines, elles ne sont préoccupées que par la sauvegarde de leurs intérêts personnels. Aussi, invite-t-il ces dernières à commencer par prendre leurs dispositions afin de libérer les lieux. « La forêt ayant été classée, elle appartient désormais à l’Etat », informe Paul Kiki. A l’endroit des autorités communales, il sollicite leur accompagnement, la forêt permettant également d’accroître les ressources propres de leurs mairies. Cette année, par exemple, cette forêt a généré des dizaines de millions qui ont été répartis entre les communes concernées et toutes les autres parties prenantes. Quant au chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka, il demande à l’Etat de mettre un peu plus de moyens à la disposition des agents forestiers. C’est parce que, estime-t-il, leurs moyens sont limités, qu’ils laissent faire. Il souhaite, qu’après avoir mis les plants en terre, les populations riveraines soient également sollicitées pour leur entretien. « Que les plants soient suivis et non abandonnés comme c’est le cas à certains endroits de la forêt, surtout en cette période de sécheresse où, sans pare-feu, ces espèces ne peuvent évoluer normalement dans leur croissance. Exposés aux feux de brousse, elles disparaissent. Il y a également les éleveurs qui à un moment donné, conduisent leurs animaux dans les vergers qui sont en train d’être constitués », met-il également en garde. Tant d’efforts régulièrement remis en cause, ce qui contraint à un éternel recommencement. Même si sa restauration n’évolue pas encore au rythme que l’on aurait souhaité, la forêt classée de l’Alibori supérieur ne court pratiquement plus le risque de disparaître. Au-delà de cette avancée, le plus dur sera la gestion des conséquences liées aux mesures d’expulsion de ses occupants. ---------------------------- Les exploitants agricoles au banc des accusés ------------------ Exploitant forestier agréé de son état, Eric Olokou en veut certainement aux exploitants clandestins qui, en son temps, lui avaient livré une concurrence déloyale. Mais pas au point de leur faire porter entièrement la responsabilité de la dégradation de la forêt. « Au fait, il n’y a pas que les exploitants forestiers qui soient seuls responsables de la situation que nous déplorons au niveau de la forêt. A la recherche de grands espaces pour faire le coton et l’igname, des exploitants agricoles arrivés de Banikoara s’y sont installés anarchiquement », affirme-t-il. La quarantaine révolue, Eric Olokou soutient que ce sont plutôt eux qui ont le plus détruit la forêt. « Chacun d’eux emblave entre 20 et 30 ha. Vous vous imaginez ? », s’ interroge-t-il. La preuve, poursuit-il, les forestiers leur font payer aujourd’hui une quittance en fonction de la superficie du domaine qu’ils exploitent Chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka: « Faire adopter les bons comportements aux populations riveraines » Les communes tributaires de la forêt classée de l’Alibori supérieur ont bien conscience du précieux atout qu’elle constitue pour elles. A travers leurs élus, elles comptent ne pas rester en retrait par rapport à sa restauration en cours. Chef de l’arrondissement de Péhunco centre, Orou Sourou Issiaka entend s’impliquer activement pour la réussite du processus, en s’investissant aux côtés des populations riveraines. Avec sa restauration en cours, c’est une ère nouvelle qui s’ouvre désormais pour la forêt classée de l’Alibori supérieur. En obtenant l’adhésion des populations riveraines et de leurs élus, le processus y gagnerait beaucoup plus. Dans la commune de Péhunco, le chef de l’arrondissement central, Orou Sourou Issiaka, a pris l’engagement de faire adopter les bons comportements aux siens, par rapport à l’exploitation dont cette forêt devrait faire l’objet. « Par le passé, lorsqu’on parle de Péhunco, on pense aux exploitants forestiers qui s’adonnaient allègrement et en toute impunité à la destruction du couvert végétal », se souvient-il. « Ils détruisaient certaines espèces. Mais étaient-ils munis d’une autorisation ? Je ne saurais le dire. Ces personnes qui venaient exploiter les ressources naturelles de la commune, étaient dans leur majorité originaires de Bassila », fait-il remarquer. « Ils avaient de l’argent et pouvaient tout se permettre. Même se rendre dans une zone, puis faire abattre toutes les espèces. Mais, c’est désormais du passé. Nous voulons bien l’oublier, si ce n’est pas que cette époque a laissé des séquelles non seulement sur notre forêt, mais aussi au plan social », déplore-t-il. Ainsi, à cause d’eux, poursuit Orou Sourou Issiaka, la nouvelle génération n’aura peut-être plus la chance de connaître certaines espèces d’arbres. « Sur le plan social, ils ont fait beaucoup de victimes dans les rangs surtout de nos jeunes sœurs. Ils leur ont laissé des enfants sous les bras, des enfants qui aujourd’hui sont abandonnés à eux-mêmes », explique le chef d’arrondissement. « Nos sœurs qui sont parties avec certains parmi eux, ont été obligées de rentrer. C’est pour se retrouver à la charge de leurs parents. Voilà ce que cette exploitation a laissé comme conséquences dans la commune de Péhunco », a-t-il également laissé entendre. « Par rapport à la restauration qui est en cours au niveau de la forêt, on espérait mieux. Mais force est de reconnaître qu’il y a des efforts qui sont en train d’être faits », avoue Orou Sourou Issiaka. L’administration forestière, admet-il, ne peut faire qu’avec les moyens mis à sa disposition. « En tant qu’élus locaux, il nous revient de tout mettre en œuvre afin que les efforts des forestiers ne soient pas vains », a-t-il également lâché. Huit mois après avoir pris fonction, il a déjà pris contact avec le chef cantonnement. Appréhendant l’urgence de la restauration de cette forêt, il n’attend pas lui marchander sa franche collaboration. L’application de la loi s’impose Pour ce faire, il compte sur les comités installés, ainsi que les chefs de villages impliqués dans la gestion de la forêt au niveau de son arrondissement. Ils sauront, espère Orou Sourou Issiaka, remonter les informations à son niveau afin qu’il puisse les faire parvenir aux services compétents. « A l’endroit de mes parents qui continuent d’agresser la forêt, il faudra engager une sensibilisation intense », propose-t-il. « La majorité de ces parents disent qu’ils ont besoin de terres pour cultiver. Ils estiment que c’est dans la forêt qu’elles sont les plus fertiles. Il s’agit de les amener à comprendre qu’il y a des zones où ils ne peuvent plus intervenir », explique le chef d’arrondissement. « Par rapport à tous ceux qui se sont installés dans cette forêt, il faut que les agents forestiers jouent également leur partition. Ils doivent apprendre à faire la part des choses, en amenant tout le monde à comprendre que l’application de la loi est générale et non d’ordre spécifique », a conclu Orou Sourou Issiaka.   Environnement 26 nov. 2020


Site de construction des logements sociaux de Ouèdo: La maison de l’information et la PN Academy ouvertes
La maison de l’information des logements sociaux de Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, a été lancée vendredi dernier. Elle fournira des informations sur le projet tandis que la PN Academy, inaugurée à la même occasion, formera la main-d’œuvre de qualité devant intervenir sur les chantiers. Le lancement de la maison de l’information des logements sociaux a été effectif, vendredi 20 novembre dernier sur le site des logements sociaux de Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Cette cérémonie a été couplée avec l’inauguration de la PN Academy. Le président-directeur général, Mikel Ortiz, cheville ouvrière de cette initiative, informe que la maison de l’information est un centre qui va fournir toute l’information sur le projet de construction des logements sociaux, les modes de construction, la typologie des logements pour préparer la phase de commercialisation. Elle est ouverte aux visiteurs, acquéreurs, autorités politico-administratives pour leur permettre d’avoir accès aux informations tant techniques que commerciales du projet. La PN Academy est une première académie corporative en Afrique subsaharienne dont la construction est motivée par le recrutement de plus de 1200 travailleurs qui doivent s’adapter à un processus de construction novateur orienté sur la rapidité et la qualité de réalisation en cohérence avec les normes de construction internationales. Véritable centre de formation, Pnhg a pris la décision d'installer sa propre académie de formation au Bénin. Ses dix classes entièrement équipées en matériel informatique et de projection sont installées sur le site de Ouèdo. Les apprenants sont les nouveaux salariés qui, selon la procédure d’accueil, doivent suivre une formation obligatoire permettant de les sensibiliser à leur sécurité, mais aussi à celle des autres en insistant sur l’importance du projet dont ils seront les principaux acteurs. La PN Academy est un espace de transmission des connaissances globales sur les mécanismes de gestion urbaine aux futurs responsables, en favorisant les contacts internationaux et les sessions de networking institutionnel. Face à cette transformation en cours dans la commune d’Abomey-Calavi, le maire Angelo Ahouandjinou a exprimé à Patrice Talon et à tout son gouvernement sa gratitude. Il annonce que le conseil qu’il dirige s’engage à prendre soin de ces joyaux qui font la fierté de la ville-dortoir du Bénin qu’est Abomey-Calavi. Angelo Ahouandjinou a aussi invité le conseil à faire un suivi rigoureux des travaux de construction de cette infrastructure de formation pour l’atteinte des objectifs du gouvernement. Dix-huit mois pour livrer le premier lot d’infrastructures « Les tests sont finis, la machine est désormais en marche et je vous donne rendez-vous dans les dix-huit prochains mois. Nous serons en mesure de livrer ici à Ouèdo environ dix mille logements », a informé Achille Houssou, directeur général de Simau Sa, qui assure la maîtrise d’ouvrage déléguée des travaux. « Au prochain trimestre, nous serons en mesure d’ouvrir le registre pour enregistrer les acquéreurs potentiels pour les deux types de logements à savoir collectif et individuel, en attendant que le gouvernement valide les prix de cession », a informé Achille Houssou. Selon lui, ce sont les modes de cession, location-cession qui ont été définis pour permettre à tout Béninois ayant un revenu moyen d’être acquéreur et propriétaire. Le directeur général de Simau a fait savoir que tout locataire payera son loyer sur une période de dix-sept ans et après la dernière échéance, il devient propriétaire. Il peut toutefois lever l’option d’achat à tout moment s’il dispose de revenu, confie-t-il. « Je prends l’engagement de dire aux populations du Bénin que les choses sont parties de plus belle », rassure-t-il. Dans moins de dix-huit mois, les premiers logements du site de Ouèdo seront achevés et seront mis à la disposition de potentiels acquéreurs », a confirmé José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Le ministre a expliqué que le projet phare de construction de vingt mille logements sociaux qui est ainsi rentré dans sa phase active par la construction de onze mille logements à Ouèdo va se poursuivre avec le lancement dans les prochains jours de ceux de Porto-Novo et de Parakou. Le projet de construction de logements sociaux de Ouèdo s’étend sur une superficie de 235 hectares et comporte 3559 logements individuels de type villas basses et 7 310 logements collectifs de types appartements. Au terme des travaux, Ouèdo accueillera 10 849 logements avec des équipements de proximité intégrés dans un cadre à haute qualité environnementale, sociale et économique. Société 26 nov. 2020


Concours « Inno-valorana » du programme Defia: Cinq projets retenus pour bénéficier de l’appui d’Enabel
Le Concours national de l’innovation dans la valorisation des (sous) produits et résidus de l’ananas « Inno-valorana » a connu son épilogue, vendredi 20 novembre dernier à Cotonou. Cinq projets sont retenus pour bénéficier de l’appui technique et financier du programme Defia d’Enabel en vue de leur mise en œuvre. Les lauréats du Concours national « Inno-valorana» lancé par le programme Defia de l’Agence belge de développement (Enabel) sont connus. Au nombre de cinq, ils ont été sélectionnés après avoir planché devant le jury pour soutenir leurs idées de projet, suivant la problématique, la solution proposée, le budget et la rentabilité ainsi que les étapes de la mise en œuvre. La start-up « BioLife » est retenue pour être accompagnée sur son projet de valorisation des résidus de l’ananas à travers la production de fertilisants organiques de qualité par la technologie dite Pams (Production assistée par la machine spécialisée) utilisable en agriculture. Les Etablissements Kidéo de Déo-Gracias Kiki ont accroché le jury avec un projet de production et de commercialisation de biscuits à base de drêches d’ananas. La start-up « Géant & Co » de Georgina Adjanohoun bénéficiera de l’accompagnement du programme pour la production et la commercialisation de champignons frais et de kits prêts à pousser à partir de drêches d’ananas. Les Ets Mouss-Cal proposent un projet d’implantation d’une unité de production de provende locale à base de résidus d’ananas dans la commune de Tori-Bossito, qui a également retenu l’attention du jury. L’entreprise Gabs de Laure Bonin Omoto Baba est choisie pour son projet de transformation de la pulpe/cœur d’ananas en poudre riche en nutriments. Ces cinq projets recevront un accompagnement technique pour le réajustement de leur business plan, de leur méthodologie et surtout un appui financier pour la réalisation d’investissements, l’expertise spécialisée et le fonds de roulement, dans le cadre du Programme de développement de l’entreprenariat dans la filière ananas (Defia). Le financement est plafonné à 30 millions F Cfa par projet. Trois autres projets sont retenus pour bénéficier d’un appui à l’expérimentation, au regard de leur pertinence. Produits diversifiés Les dix finalistes du concours de l’innovation dans la valorisation des (sous) produits de l’ananas « Inno-valorana » ont été présélectionnés sur étude de dossiers parmi 45 promoteurs d’idées ayant postulé, indique Wilma Baas, manager du programme Defia. Les dossiers ont été soumis à un comité d’analyse composé de responsables de l’Agence territoriale de développement agricole Pôle 7 (Atda 7), de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab) et dudit programme, ajoute-t-elle. En procédant à l’ouverture de la phase finale de la compétition, vendredi dernier, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) a salué l’organisation de ce concours qui permettra d’augmenter la productivité des chaînes de valeur ajoutée de l’ananas. «Sur le plan environnemental, ces nouvelles idées innovantes permettront d’assainir le cadre de transformation de l’ananas ; sur le plan de l’amélioration financière, il s’agit de la création de nouvelles activités génératrices de revenus », précise Innocent Togla. Le programme Defia appuie la mise en œuvre du Programme national de développement de la filière ananas (Pndfa). Il ambitionne, souligne Wilma Baas, de contribuer à l’augmentation des revenus des acteurs, à la création d’emplois dans la filière ananas et à l’équilibre macroéconomique du Bénin. Société 26 nov. 2020


Football: Diego Maradona s'est éteint
Le monde sportif est en deuil. L'ancienne gloire du football Diego Maradona a rendu l'âme à l'âge de soixante ans. L'ancienne gloire du football argentin, Diego Maradona, a rendu l'âme des suite d'une crise cardiaque, annoncent les médias occidentaux, ce mercredi 25 novembre 2020. De son vrai nom Diego Armando Maradona Franco, né le 30 octobre 1960, à Lanús, il est mort à l'âge de soixante ans, après quelques semaines d'hospitalisation en Argentine. Cette star adorée et adulée par le peuple argentin tourne définitivement dos à l'univers du football mais laisse de très bons souvenirs au monde. Sports 25 nov. 2020


1943 - 3228