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Nouvelles

Réveillon 2017 à Cotonou : Les catholiques sacrifient à la tradition

La communauté catholique de Cotonou a célébré avec faste le réveillon du nouvel an 2017. Sur les paroisses, les fidèles ont consacré les dernières heures de l’année 2016 à Dieu et prié afin que la nouvelle année soit pleine de grâce.

La tradition veut que le jour de l’an, l’Eglise prie pour invoquer la paix. A Cotonou, les fidèles catholiques ne sont pas restés en marge de l’événement. La Paroisse Saint Pierre et Paul d’Agla n’a pas pu contenir la grande foule venue nombreuse remercier, adorer et chanter le Seigneur pour la nouvelle année 2017. A 22 h, le curé de ladite paroisse, le père Roger Abiola introduit la célébration eucharistique, accompagné de son vicaire Wilfried Savy. Dans son mot d’accueil, le curé de la paroisse a notifié toute la portée spirituelle de ladite célébration. L’évangile tiré du livre de Jean renseigne que l’homme doit mener une vie remplie de foi, d’espérance et surtout de sagesse. En effet, dans sa prédication qui tient lieu d’exhortation, le père Wilfried Savy a exhorté la communauté catholique à tourner le regard vers la Vierge Marie, et à l’exalter en tant que mère de Dieu. Par ailleurs, le vicaire a montré aux fidèles de la paroisse les voies qui mènent à une paix sincère et durable. « Vous savez, dit-il, que la paix est un don qui vient d’en haut, fruit de l’esprit d’amour à l’œuvre dans le cœur des hommes ». En faisant le vœu que l’Esprit Saint remplisse pour le compte de cette année le cœur des hommes afin qu’ils soient capables de s’attendrir devant la faiblesse de Jésus et qu’il change le cœur de nos villes et de nos nations. Ainsi, la haine, la jalousie, la médisance, la violence, l’indifférence, disparaîtront de nos sociétés pour que grandisse la solidarité ». Wilfried Savy a convié le peuple de Dieu à la culture de la paix. La chorale Hanyé a assuré l’animation par des éloges chantées et reprises en chœur par toute l’assistance pour glorifier le Seigneur. 

Du côté du collège père Aupiais de Cadjèhoun, l’aumônerie des écoles françaises, dans une messe inédite célébrée par le père Guillaume Chogolou, a émerveillé toute l’assistance. L’ambiance était festive. Les chrétiens catholiques sont rentrés dans une nouvelle année qui permettra, selon le père Guillaume Chogolou, de se défaire des actes qui n’honorent guère le nom du Seigneur. Pour sa part, il a invité l’assistance à lutter contre le péché. « Nous devons avoir une foi indéfectible et vivre dans l’espérance », a-t-il souligné?

Actualités 02 janv. 2017


Réveillon 2017 à Cotonou : Une coupure d’électricité gâche la fête à l’Etoile rouge

Les curieux qui ont choisi la place de l’Etoile rouge pour réveillonner et voir sonner les douze coups de minuit en compagnie du géant système de jeu lumineux installé par la mairie, ont été déçus. Et pour cause, le système s’est arrêté peu avant minuit à la surprise générale des fêtards et n’a repris que plusieurs dizaines de minutes plus tard.

Une dizaine de minutes avant minuit à la place de l’Etoile rouge où s’étaient massés des centaines de curieux qui attendaient impatiemment 0 h pour exploser de joie, une coupure d’électricité s’est produite et a plongé dans le noir tout le système lumineux mis en place par la mairie, à la grande déception de tous, vendeurs et autres visiteurs anonymes venus contempler le joyau. La surprise, désagréable, était totale. Les policiers qui assuraient la sécurité sur place s’étaient mis à chercher la panne dans l’espoir de vite rétablir la situation mais en vain. Ce qui n'a empêché la réjouissance. Certains se faisaient prendre en photo via les téléphones, les smartphones et autres ; d’autres se promènent en contemplant chaque objet de curiosité du dispositif en place. Ils passeront involontairement les douze coups de minuit dans le noir sans que personne ne puisse dire l’origine de la panne d’électricité. 

Certains ont dû quitter précipitamment les lieux avec le sentiment d’avoir gâché leur passage dans la nouvelle année. C’est le cas de Brigitte Houssa, une revendeuse qui estime que cette panne d’électricité a changé le cours des évènements de la soirée. Elle regrette son choix de la place de l’Etoile rouge pour passer son réveillon. « Je suis trop déçue car c’est la première fois que je viens ici avec mon copain. C’est pour le réveillon qu’on a installé le système, voilà que ça s’est arrêté », se désole-t-elle. Très vite les hypothèses ont commencé à fuser. Certains estiment que c’est une panne due à la défaillance du système d’alimentation en énergie électrique. D’autres, pensent le contraire et affirment que c’est un sabotage. «Le système fonctionnait depuis des jours et on l’a installé pour le réveillon, et quelques minutes seulement avant minuit, il s’arrête. Ça ne peut qu’être l’œuvre des individus malintentionnés », affirme Jacques Tossou qui pense que le système n’est pas bien surveillé et que « n’importe qui peut intervenir sur l’installation à n’importe quel endroit ».
Le gardien des lieux ne partage pas cet avis et souligne que ce sont des installations techniques qui peuvent arrêter de fonctionner. « Personne ne peut intervenir sur l’installation ici sans qu’on ne le sache. C’est un système programmé pour s’allumer vers 18 h 30 et s’éteindre vers 6 h 30, donc il peut y avoir dysfonctionnement », estime Bawa Ana qui assure la surveillance des lieux. « C’est la première fois qu’on installe une telle chose à l’Etoile ici. Tout le monde apprécie et beaucoup viennent faire des photos ici, alors qui va venir saboter les installations en notre présence, je ne vois pas », conclut-il. Cependant, selon Christophe Akakpo, un coiffeur riverain de la place de l’Etoile rouge, cette coupure d’électricité n’a pas tellement découragé les fêtards. « On est habitué aux coupures d’électricité, donc ce n’est pas une grande surprise ; juste qu’on regrette que cela se produise peu avant minuit, ça nous paraît vraiment bizarre, mais c’est la fête », dit-il. Le système lumineux reprend finalement à 1 h 08 sans susciter de la joie chez les rares curieux qui se promenaient encore dans le noir du réveillon. Christophe Akakpo souhaite seulement que les prochaines fois, la mairie prenne toutes les dispositions pour ne plus gâcher le plaisir des visiteurs?

Actualités 02 janv. 2017


9e édition de Bénin Top 10: Richard Flash désigné meilleur artiste de l’année

La finale de la neuvième édition du Bénin top 10 a eu lieu, vendredi 30 décembre dernier au palais des congrès de Cotonou. Plusieurs artistes sortis premiers dans différentes catégories sont repartis avec des trophées et des chèques, à l’issue de la délibération du jury.

Bénin top 10 édition 2016 a connu son épilogue vendredi dernier avec une dizaine de trophées distribués. L’initiative qui émane de l’Office de Radiodiffusion et de Télévision du Bénin (ORTB) se veut une manière d’accompagner l’industrie de la musique béninoise. « L’ORTB s’honore depuis neuf ans à participer à la promotion de la musique béninoise », a laissé entendre Eric Abraham, secrétaire général de l’ORTB et président du comité d’organisation de cette neuvième édition de Bénin top 10. « C’est un devoir pour nous de soutenir Bénin top 10 qui vise à élever la musique béninoise», justifie Valère Kakaï Glèlè, parrain de l’événement. 

La finale de Bénin top 10 s’est déroulée sous les regards curieux et enthousiastes d’artistes et de leurs fans. Les prix ont été décernés dans dix catégories mettant en compétition plusieurs artistes. Selon les explications du président du jury, Josué Fortuné Mehouénou, une quarantaine d’artistes ont été nominés pour cette finale après une présélection. Au terme d’une soirée riche en couleurs, la plus grande distinction de Bénin top 10 a été attribuée à Richard Flash, meilleur artiste de l’année. En plus de son trophée, il remporte la somme de 1000 000 F CFA. Pour avoir été l’arrangeur du titre qui lui a permis d’être meilleur artiste, Richard Flash a également reçu un trophée plus une enveloppe de 200 000 F CFA.
Pour son titre ‘’Annie’’, Nikanor est reparti avec le prix du meilleur artiste espoir de l’année. Il s’agit dans cette catégorie, des artistes qui ont une jeune carrière, qui n’ont pas encore un album mais qui ont pu se faire promouvoir au cours de l’année. Zeynab Habib s’est vu décernée le trophée des auditeurs en même temps que celui des téléspectateurs sur le même morceau ‘’I no go die’’. Dans ces deux catégories, le choix s’est fait à travers un match au cours de laquelle les auditeurs ou les téléspectateurs sont appelés à voter.
Pour la catégorie de l’artiste porteur du meilleur message, c’est-à-dire, le meilleur parolier, c’est Sèssimè qui l'emporte avec sa chanson intitulée «Paix et unité». Le trophée de la meilleure vidéo lui est également revenu grâce à sa chanson «Fana Fana». La scénarisation, la qualité, l’étalonnage de la vidéo ont été ici évalués. C’est à Marc Quenum qu’est revenu le prix du meilleur réalisateur.
Aline D a enlevé le trophée du meilleur artiste traditionnel. Elle est arrivée à se démarquer de la grande masse des artistes de la musique traditionnelle qui ne se portent toujours pas vers les médias.
L’artiste béninoise vivant en France, Pépé Oléka est sortie de la compétition avec le prix spécial du jury dont la cible est les artistes béninois vivant à l’étranger.
Il faut signaler qu’un chèque de 200 000 F CFA a accompagné chaque trophée. A l’issue des travaux, le jury a fait quelques observations et a formulé des suggestions à l’endroit du comité d’organisation pour une meilleure performance les prochaines éditions.

Culture 02 janv. 2017


Opération de déguerpissement des espaces publics: Les populations s’exécutent timidement à Cotonou

La date butoir de libération du domaine public fixée par les autorités ce 31 décembre. Mais à la veille de l’expiration de ce délai et après moult sensibilisations, la plupart des gens concernés par cette mesure restent encore imperturbables. Quelques-uns seulement se sont exécutés en respect à la décision gouvernementale.

Sans enthousiasme et difficilement, certains citoyens de la ville de Cotonou qui ont érigé maisons, boutiques, ateliers ou magasins sur le domaine public ont commencé à libérer les lieux. De Cadjèhoun à Fidjrossè, en passant par Mènontin, Agla et Aïbatin, quelques édifices marqués de croix rouge ont disparu. D’autres sont encore en cours de destruction à la veille de l’ultimatum donné par le ministère du Cadre de Vie et du Développement durable. La grande majorité attend encore le dernier jour pour libérer ou pour se voir déguerpir le 2 janvier comme prévu par les autorités. En décidant de casser eux-mêmes leurs édifices dans l’emprise du domaine public, les rares citoyens à jour, ont certainement pris la mesure de la chose. « La loi est dure mais c'est la loi », affirme Christophe Romaric Amoussou, dont la terrasse du magasin de vente de boissons à Agla marquée de croix rouge était entrain d’être démontée ce jeudi au passage de notre équipe de reportage. Menuisiers et maçons étaient à pied d’œuvre. Christophe Romaric Amoussou a dû engager ces ouvriers moyennant pour l’aider à débarrasser la terrasse. Il s’évite ainsi la casse qui sera diligentée dans quelques jours par le ministère et qui pourrait être désastreuse. « Ils vont certainement casser sans ménagement et ça risque de nous causer plus de dégâts », explique Christophe. Au moins il pourra récupérer quelques matériaux en faisant casser sa terrasse lui-même. Parce que, dit-il, j’ignore comment se fera la casse des autorités. 

La même raison motive Eloi Vignikin, frigoriste, qui est témoin du désassemblage hier de sa baraque par les soudeurs. Il explique que c’est la mort dans l’âme qu’il quitte Aïbatin où se trouve son atelier qu’il a occupé depuis une vingtaine d’années. « Néanmoins, confie-t-il, j’ai déjà cherché et trouvé un nouvel atelier ». Juste à côté, Antoine Zossou, est apparemment imperturbable dans son atelier de mécanique malgré l’imminence du déguerpissement. « S’ils viennent casser je vais plier bagages », s’entête-t-il. « Puisque je n’ai encore trouvé nulle part d’autre où aller, je ne peux pas quitter avant leur arrivée », a-t-il ajouté. Comme Antoine, une grande majorité est restée en place, dans l’emprise du domaine public marqué, jusqu’à cette veille de l’ultimatum ministériel.
Les différentes sorties du ministre du Cadre de vie et du Développement durable et du préfet du Littoral n’ont visiblement pas changé grand-chose. A part qu’elles ont reçu l’information et ont vu leurs édifices marqués au rouge, les populations attendent toujours de voir comment va se passer le déguerpissement. Pourtant, l’autorité a été très ferme. « A partir du 2 janvier et progressivement, le domaine public sera libéré. Force doit rester à la loi », a réaffirmé José Didier Tonato, mercredi 23 novembre dernier face aux journalistes. «Si vous faites vous-même ce qui est de votre responsabilité, vous le faites de la manière qui vous arrange. Mais si une autre personne devait le faire à votre place, il le fera peut-être de la manière qui ne vous plaira pas », a averti le préfet du Littoral, Modeste Toboula. De toute façon, le Gouvernement a déjà affirmé sa détermination à faire libérer l’espace public. Dans quelques jours, le déguerpissement va commencer à la surprise de ceux qui n’y croient peut-être pas encore?

Actualités 30 déc. 2016


Pour son engagement aux côtés des populations: Le Gouvernement renouvelle l’accord de siège à l’ONG A2S

L’Association pour la solidarité sociale (ONG A2S) vient de bénéficier du renouvellement de son accord de siège. La signature des documents y afférents a eu lieu, ce jeudi 29 décembre à Cotonou, entre le directeur exécutif de ladite association et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), Marc Hermanne Araba.

La coopération entre l’Association pour la solidarité sociale (ONG A2S) et le Gouvernement du Bénin se renforce pour des actions humanitaires et l’accès aux services sociaux de base des populations béninoises. Les deux parties ont matérialisé leur volonté de renforcer le partenariat à travers le renouvellement de l’accord de siège intervenu hier au profit de l’ONG. 

Le directeur exécutif de l’ONG, Arouna Abdoulaye, y trouve une marque de haute portée. « L’ONG A2S se réjouit de pouvoir s’engager à continuer plus ardemment dans la mise en œuvre des programmes de développement social dont la présente cérémonie consacre un redémarrage officiel des activités », souligne-t-il. L’accord de siège permettra « d’accélérer les interventions de l’ONG au Bénin, mais aussi contribuera à renforcer les relations avec les partenaires techniques et financiers et les acteurs de développement afin d’apporter leur pierre à l’édification du pays et de la sous-région », indique-t-il.
Le renouvellement de l’accord de siège n’est pas un geste anodin. L’Association pour la solidarité sociale fait parler d’elle à travers diverses actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau. Ses missions consistent, entre autres, à offrir des aides humanitaires aux personnes déshéritées par des convois humanitaires, organiser des caravanes de dons de médicaments, construire des centres de formation, des modules de classes au profit des écoles et des mosquées, forer des puits en fonction des besoins des populations, initier des projets d’investissement dans le domaine agricole.

Une marque de confiance

C’est au regard de sa disponibilité permanente à servir efficacement le Bénin que le Gouvernement a accepté de conclure avec elle un nouvel accord de siège. Lequel permettra à l’Organisation de renforcer ses capacités d’intervention sur le terrain.
Pour la réussite de sa mission, le Gouvernement lui a accordé des facilités en termes d’exonérations douanières et fiscales, afin de la soutenir dans ses objectifs de développement. « Mon souhait est que ces privilèges et facilités vous aident davantage à accroître le volume de vos réalisations et investissements au Bénin afin que, ce faisant, vous puissiez élargir encore le cercle des bénéficiaires de vos actions », formule le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), Marc Hermanne Arouna. Il s’agit là d’une contribution importante du Gouvernement à l’effort de l’association en faveur des populations bénéficiaires, poursuit-il, en rassurant de la sollicitude permanente et constante du Gouvernement à soutenir l’ONG pour la réussite de sa mission.
Le directeur exécutif de l’Association pour la solidarité sociale, Arouna Abdoulaye, promet ne pas trahir la confiance placée en sa structure et s’engage plutôt à redoubler d’ardeur pour impacter davantage les populations. Aussi, l’association promet-elle respecter les clauses de cet accord, tout en poursuivant les chantiers de développement au profit des populations. « Vous pouvez compter sur nous pour vous accompagner dans la mise en œuvre des initiatives sociales pour le mieux-être au quotidien de nos concitoyens », assure-t-il.

L’A2S en bref

L’ONG A2S est une association apolitique à but non lucratif de droit anglais qui travaille dans le domaine social, humanitaire et sanitaire. Portée sur les fonts baptismaux en 1995 sous le nom d’Almuntada Al-Islami avec le premier accord de siège signé le 9 octobre 1998, elle poursuit depuis près de deux décennies ses œuvres sociales en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. Les diverses mutations qu’elle a opérées, ont conduit le 1er novembre dernier à la nouvelle dénomination : Association pour la solidarité sociale  (ONG A2S). Elle a été enregistrée au Bénin depuis le 29 novembre 1994. Outre les actions en faveur de l’éducation et de la santé, elle assure également la prise en charge des orphelins, et assiste les étudiants démunis.

Actualités 30 déc. 2016


Assemblée nationale: Une délégation de la CCIB chez le président Adrien Houngbédji

Le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience dans la matinée du mercredi 28 décembre plusieurs personnalités dont le président de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) à la tête d’une délégation de l’institution consulaire. Les difficultés que connaissent depuis quelques mois l’économie béninoise ont constitué le plat de résistance des échanges entre Me Adrien Houngbédji et la délégation de Jean-Baptiste Satchivi.

La crise économique qui sévit actuellement au Nigeria impacte négativement les affaires au Bénin. L’économie béninoise tourne au ralenti du fait de cette situation née depuis la dépréciation du naira, la monnaie nigériane. La question préoccupe au plus haut point le bureau de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB). Jean-Baptiste Satchivi, président de cette institution, accompagné de certains membres de son équipe, est allé échanger ce mercredi 28 décembre sur les difficultés des opérateurs économiques avec le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Le président de la CCIB a expliqué à sa sortie d'audience que plusieurs opérateurs économiques sont directement touchés par la récession économique au Nigeria.  Leurs chiffres d’affaires ont connu des baisses allant jusqu’à 80% ; une situation qui induit inévitablement des restructurations avec des réductions de personnel des entreprises, fait savoir le président de la CCIB. Les investissements sont également touchés et les banques accumulent des impayés. Toutes choses qui hypothèquent l’avenir des entreprises, alerte-t-il. Jean-Baptiste Satchivi a donc proposé au président de l’Assemblée nationale que toute la nation et les pouvoirs publics, surtout le Gouvernement et le Parlement, se penchent sur le problème afin de lui trouver des solutions pour que d’ici à 2017 et 2018, le Bénin puisse sortir de cette crise. 

Le président Adrien Houngbédji, au nom de l’institution parlementaire, à en croire Jean-Baptiste Satchivi, se serait montré disposé à accompagner la CCIB et les entreprises avec l’élaboration et le vote de lois qui favorisent le secteur privé. Le président de la CCIB dit avoir saisit l’occasion pour présenter au président de l’Assemblée nationale, les réformes en cours à la chambre consulaire depuis le 25 janvier 2014 ainsi que leur niveau de réalisation, pour recueillir ses conseils.
Adrien Houngbédji a ensuite échangé hier avec l’ambassadrice de France près le Bénin. Véronique Brumeaux a rendu une visite de courtoisie au président de l’Assemblée nationale pour se présenter à lui, vu qu’elle venait de prendre fraichement fonction au Bénin. Les échanges ont porté sur les activités menées ces derniers mois par l’Assemblée nationale et sur la coopération parlementaire avec la France.
Enfin, dans la deuxième semaine du mois de février 2017, sera organisée la journée de l’étudiant en droit et sciences politiques. Le président du Bureau d’union d’entité de la Faculté de droit et de Sciences politiques (FADESP) de l’Université d’Abomey-Calavi est venu solliciter l’appui du président de l’Assemblée nationale pour la réussite de cet évènement. La délégation a saisi l’occasion pour remercier la deuxième personnalité de l’Etat béninois pour son implication personnelle dans le règlement des crises à l’UAC?

Actualités 29 déc. 2016


Résultats du concours de recrutement d’agents contractuels de l’Etat: 7 033 enseignants pour la maternelle, le primaire et le secondaire

Environ trois semaines après les compositions, les 36 687 candidats ayant pris part au concours de recrutement d’agents contractuels de l’Etat du 10 décembre dernier sont fixés sur leur sort. Ce mercredi 28 décembre, la proclamation officielle des résultats a été faite à la direction générale de réformes de l’Etat à Cotonou en présence des ministres Adidjatou Mathys, Lucien Kocou et Salimane Karimou.

Les résultats du concours de recrutement des enseignants contractuels de l’Etat au profit des ministères des Enseignements maternel et primaire et du secondaire sont connus depuis hier après-midi.
Ils sont au total 7 033 candidats qui ont été déclarés admis, précise Alfred Kokou Nobimé, directeur du recrutement des agents de l’Etat. Ils sont répartis à raison de 3 601 enseignants pour le ministère des Enseignements maternel et primaire et de 3 432 au profit du ministère des Enseignements secondaire, technique et professionnel. Par rapport au processus, explique Alfred Kokou Nobimè, après la composition du 10 décembre dernier, ont suivi les travaux de secrétariat, la correction, la saisie des relevés de notes et la proclamation des résultats. « En moins de trois semaines, nous nous sommes pliés en quatre pour donner les résultats », se réjouit-il. Selon lui, les résultats sont proclamés par ordre de mérite et non par ordre alphabétique. Pour souligner le caractère transparent du concours, il a signalé que « le système est désormais informatisé ». « C’est ce système qui a généré les numéros d’anonymat », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que les résultats seront disponibles ce jour dans les directions départementales du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a souligné que ce concours est le tout premier organisé par le Gouvernement de la Rupture. Selon elle, « Toutes les dispositions sont prises par l’ensemble du Gouvernement pour que ce concours soit organisé dans la transparence afin de donner un sceau de crédibilité audit concours ». Quant à ses collègues bénéficiaires, Salimane Karimou et Lucien Kocou, respectivement ministres des Enseignements maternel et primaire et des Enseignements secondaire, technique et professionnel, ils ont exprimé leur satisfaction de pouvoir combler quelque peu le déficit d’enseignants dans les classes dès la reprise de janvier 2017?

Actualités 29 déc. 2016


Conciliation missions de sécurité publique et droits humains: Les unités sensibilisées sur la police de proximité

Les personnels des unités de sécurité opérationnelles et territoriales des départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ont pris part à un atelier, ce mardi 27 décembre à Cotonou. C’est Charles Martin Cakpo Tomavo, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui a procédé à l’ouverture de la rencontre.

Concilier les missions de police et les droits humains. C’est l’objectif visé à travers l’atelier sur la police de proximité tenu hier et qui a pour finalité de parvenir à un partenariat entre populations et forces de sécurité publique. 

En ouvrant la séance de sensibilisation, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Charles Martin Cakpo Tomavo, a indiqué que le Bénin est confronté à plusieurs menaces dont celles liées à la criminalité, au terrorisme. Pourtant, souligne-t-il, sans la sécurité, il ne peut y avoir démocratie ni développement. Fondement des libertés publiques et individuelles, poursuit-il, elle est une condition sine qua non pour un développement durable.
Au-delà de ces réalités, la sécurité des personnes et des biens constitue au Bénin un droit fondamental garanti par les dispositions de l’article 15 de la Constitution. A la lumière de ces dispositions, il fait observer que la sécurité des personnes et des biens est un devoir pour les pouvoirs publics. Pour ce faire, explique-t-il, assurer la sécurité, préserver l’ordre public, lutter contre la délinquance et les violences sont des missions de la police et de la gendarmerie. Ces deux corps ont pour rôle la mise en œuvre des dispositions légales et réglementaires qui concourent à la protection des personnes et des biens. Mais pour réussir la conduite des enquêtes, la recherche et l’arrestation des criminels et le démantèlement des réseaux de malfrats, ces forces publiques ne peuvent que compter sur la collaboration des populations.
Mais dans la réalité, déplore-t-il, il subsiste une crise de confiance entre ces populations et les agents de sécurité publique. « Les rapports entre les forces de sécurité publique et les populations sont viciés », signale-t-il, se référant aux résultats d’un atelier diagnostic de 2015 sur la question à Bohicon. Selon lui, il faut que des dispositions soient prises pour faire renaître la confiance entre ces deux acteurs. Entre autres, il préconise que les forces de sécurité rompent avec certaines pratiques telles que les tracasseries policières, les brimades, les menaces, le mauvais accueil, le rançonnement. Ils doivent également éviter les traitements inhumains et dégradants, les arrestations et gardes à vue abusives et arbitraires. Il a exhorté les agents des forces de sécurité à concilier les missions d’exercice des missions de police et les droits humains prévus et protégés par divers textes. La stratégie pour y parvenir est la police de proximité. Selon Charles Martin CakpoTomavo, cette piste contribuera à résorber l’insécurité à la base, à créer les conditions de la prévention et de la pro-activité permettant aux populations de jouer pleinement leur rôle de coproducteurs de la sécurité.
Au cours de l’atelier, des communications seront présentées aux policiers et aux gendarmes participants?

Actualités 28 déc. 2016


Promotion de l’excellence et du tourisme : Les meilleurs élèves découvrent les merveilles du pays

Depuis ce mardi 27 décembre, les meilleurs candidats aux examens de fin d’année scolaire 2016 découvrent le patrimoine, des splendeurs et des attraits touristiques du Bénin. Le top de cette tournée aux allures divertissantes a été donné dans la soirée du lundi 26 décembre au ministère du Tourisme et de la Culture à la faveur d’un dîner.

Célébrer l’excellence en milieu scolaire et offrir par la même occasion, des opportunités de découverte du riche patrimoine culturel et touristique du Bénin. C’est, poursuivant ce double objectif que le ministère du Tourisme et de la Culture organise aux profit des meilleurs candidats aux examens de fin d’année au titre de l’année scolaire écoulée, une randonnée dans bien de localités du pays. L’initiative est prioritairement portée par le Projet de développement durable du tourisme dans le parc régional W-Bénin. Pour son coordonnateur Fulbert Godonou, cette sortie n’est que le pan d’une action plus grandiose visant à faire des écoles, collèges et lycées, des vecteurs de promotion du tourisme. La présente sortie mobilise les trois meilleurs candidats au plan national pour les examens de certificat d’études primaires (CEP), brevet d’études du premier cycle (BEPC), certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et des premiers par série au baccalauréat qui ont obtenu une moyenne au moins égale à 14 sur 20. Pendant cinq jours, ceux-ci visiteront plusieurs sites touristiques du pays, prioritairement dans le département de l’Atacora et pourront toucher du doigt, quelques-unes des merveilles que la nature et l’histoire ont gracieusement offertes au Bénin. Le parcours tel que décrit par Fulbert Godonou démarre avec la visite du village souterrain d’Agongointo à Bohicon, passera par les collines de Dassa, le palais royal et le panthéon du roi Tossoh à Savalou … Il est aussi prévu une descente au niveau des cascades de Tanougou, les Tata somba de Boukombé, la découverte de la danse des chasseurs à Parakou, sans oublier le parc W. 

En prélude à ce parcours touristique, il a été organisé au profit de la vingtaine de touristes de circonstance, un dîner à la salle de conférences du ministère en charge du Tourisme, lundi 26 décembre dernier. Occasion pour le secrétaire général du ministère, Richard Sogan, officiant en lieu et place du ministre absent, de reconnaître à ces élèves et étudiants, leur mérite. Celui d’avoir travaillé et donc de faire partie désormais de la caste de l’excellence dans le pays. « Ce voyage sera une occasion pour vous faire découvrir votre patrimoine parce que c’est vous l’avenir », leur a expliqué Richard Sogan. Et si pour eux, note-t-il, il est déjà un honneur d’être ainsi honoré, il est aussi de leur devoir de se maintenir au sommet et de devenir des modèles. Il leur fait donc éviter, conseille le secrétaire général du ministère, le piège de la satisfaction. « C’est maintenant que le travail va se faire encore plus », soutient-il. Ce qu’espèrent le Projet de développement durable du tourisme dans le parc régional W-Bénin et ses responsables, c’est que ces apprenants deviennent, à la fin de ce circuit touristique, des ambassadeurs du tourisme béninois aussi bien auprès de leurs parents que de leurs camarades.

Culture 28 déc. 2016


Reconnaissance de mérite : Des icônes des arts plastiques du Bénin distinguées

La génération actuelle des plasticiens du Bénin est redevable aux aînés qui leur ont passé le flambeau. Réduits au silence et de moins en moins présents sous les projecteurs, ceux-ci ont été honorés dans le cadre du projet « Lumière sur les icônes du Bénin en arts plastiques ».

 

Deux associations œuvrant pour la promotion et la visibilité des arts plastiques au Bénin se sont donné la main dans le cadre du projet « Lumière sur les icônes du Bénin en arts plastiques » pour honorer quelques-uns des précurseurs de ces arts au Bénin, distinguant par la même occasion, quelques autres acteurs dont l’engagement se veut constant. Il s’agit de l’association dénommée Carrefour des arts visuels (Cav-Bénin) et de la Fédération des associations professionnelles des plasticiens et graphistes du Bénin (Faplag-Bénin). Le président de ladite fédération, Philippe Abayi, s’est montré particulièrement engagé pour cette initiative. Selon lui, les plasticiens font un travail d’orfèvre qui n’est pas souvent dévoilé au grand public. Conséquence, ils sont souvent peu connus, à peine valorisés, même s’ils constituent de réels ambassadeurs de la culture. Et c’est pour y remédier que le projet « Lumière sur les icônes du Bénin en arts plastiques » a été mis en place par un collège de personnes ressources pour identifier dans le lot des précurseurs des arts plastiques au Bénin, certains pionniers et les mettre en vedette, explique-t-il. « Ce sont nos maîtres », lance fièrement Philippe Abayi.
Ce collège composé entre autres de Joseph Adandé, Issa Kpara, Eric Totah, Samuel Ahokpa, Marie Grégoire Noudéhou, Didier Houénoudé, tous des acteurs culturels de renom, a travaillé et sélectionné quelques acteurs à distinguer. Il s’agit d’Armand Pascal Aniambossou, Gratien Zossou, Romuald Hazoumè, Hilarion Adandé, Daniel Arayé, Apollinaire Yves Pédé, sa majesté Doro Sounon Dorogui, Cosme Alladassi, Koffi Gahou, Dominique Kouassi Gnonnou… Samedi 24 décembre dernier à la Médiathèque des diasporas pour certains et un peu plus tôt pour d’autres, des trophées, des attestations de reconnaissance ainsi que des enveloppes financières symboliques leur ont été offerts en guise de gratitude et de reconnaissance.
Mais c’est surtout la Faplag, note son président, Philippe Abayi, qui se sent singulièrement honorée par cette sélection de récipiendaires. Une fierté légitime, insiste-t-il, au regard de l’importance grandissante des arts plastiques au Bénin. Et à ces artistes d'antan qui ont excellé en peinture, sculpture contemporaine, céramique d’art, tapisserie, sculpture, dessin d’art… il est décerné la palme du travail accompli, surtout qu’ils ont su transmettre le flambeau à d’autres artistes non moins talentueux. Au milieu des heureux honorés du samedi 24 décembre dernier, il y avait aussi un promoteur et entrepreneur culturel. Lequel est distingué pour son engagement de vieille date aux côtés des plasticiens. En plus de cela, Eric Totah, porte-parole du jury et Philippe Abayi ont reconnu à Ousmane Alédji, directeur du centre culturel Arttistik Africa, un soutien constant à tous les artistes et aux plasticiens surtout. « Le choix de tous les membres du jury s’est unanimement porté sur vous parmi quatre autres challengers », dévoile Eric Totah avant la remise du trophée au lauréat. Lequel s’est aussi vu honoré par les autres récipiendaires qui ont fait de lui leur porte-voix. Ousmane Alédji saisit cette aubaine pour inciter les artistes plasticiens à plus de travail et à davantage d’investissement dans le secteur culturel en général pour porter loin le rêve du Bénin culturellement épanoui.

Culture 28 déc. 2016


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