La Nation Bénin...
Nouvelles

Du 4 au 14 janvier prochain, se déroulera la première édition du Festival international des arts et culture de Porto-Novo. C’est une initiative du conseil municipal de la ville. Le maire Emmanuel Zossou entouré de ses adjoints a annoncé l’événement à la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée lundi 26 décembre dernier à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo.
Porto-Novo sera sous les projecteurs du 4 au 14 janvier prochain. En effet, pendant dix jours, la ville va abriter le Festival international de Porto-Novo organisé à l’initiative du conseil municipal. Ce festival qui est à sa première édition sera désormais une activité culturelle annuelle de la ville ; il est inscrit dans le Plan de développement municipal adopté en décembre 2015, informe le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, lors de la conférence de presse tenue lundi dernier pour annoncer l’évènement. «Porto-Novo, Adjatchè, Hogbonou, la ville aux trois noms, aux trois cités et aux trois religions, est incontournable au plan culturel à cause de son architecture et surtout de la densité de son histoire », souligne le maire. Selon lui, malgré cet environnement et cette richesse du patrimoine matériel et immatériel dans la ville, le tourisme est très peu valorisé. C’est pourquoi, la mairie a décidé de l’organisation de ce festival pour la valorisation de ce trésor culturel dans une dynamique de l’intercommunalité en ouvrant sa tribune aux communes voisines représentant le grand Porto-Novo à savoir Sèmè-Podji, Akpro-Missérété, Adjarra et Avrankou à travers leurs différents groupes culturels pour le rayonnement de la région. Ainsi, le Festival international de Porto-Novo porte les espoirs de sauvegarde et de valorisation du riche patrimoine de la ville capitale du Bénin. Il permettra de faire de Porto-Novo une destination touristique. Mais au-delà, il s’agit de la réappropriation par les Porto-Noviens de leur histoire et de leur culture. C’est pour cela qu’il est prévu un volet scientifique qui se traduira par la tenue d’un colloque pour débattre du thème : « Porto-Novo, ville cosmopolite : les liens qui unissent ses habitants ». Les autres grandes étapes du festival sont constituées de foire commerciale et culinaire et le point d’orgue sera le carnaval qui va marquer la clôture du festival. Ce carnaval, à en croire le maire, sera l’emblème du festival de par sa grandeur, sa beauté et sa richesse culturelle et cultuelle. « Ce carnaval sera riche en son et en image et fera sortir dans les rues de Porto-Novo, dans un immense défilé, des milliers de vodun masqués dont des Egoun-Goun et des Zangbétos, des divinités, des artisans, des fanfares, des différents groupes musicaux ainsi que les populations », détaille Emmanuel Zossou qui rêve de voir ce carnaval à l’image de celui de Rio. Le maire a laissé entendre que le choix de la première quinzaine du mois de Janvier retenue pour la tenue de ce festival est stratégique. Il se justifie, explique-t-il, par la proximité avec la fête de l’Épiphanie, fête patronale des Porto-Noviens depuis le début du XXe siècle, et le 10 janvier, fête des divinités endogènes communément appelée la « fête du Vodun ». C’est donc cette période de forte concentration d’activités culturelles et cultuelles que le conseil municipal a choisi pour imposer Porto-Novo comme destination touristique.
Culture 28 déc. 2016

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audiences, vendredi 23 décembre dernier, une délégation du bureau de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque comité national du Bénin conduite par sa présidente Rafiatou Karimou et le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin.
Egrener le chapelet des problèmes de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin au président de l’Assemblée national. Tel est l’objectif de la visite des responsables de cette fondation présidée par Rafiatou Karimou, vendredi 23 décembre dernier, au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes des éducatrices, nous sommes des enseignantes et nous sommes des citoyennes à part entière. Mais à la différence, c’est que nous sommes toutes à la retraite », a précisé Daguia Akadari, secrétaire exécutive de la fondation au sortir de l’audience de sa délégation avec le président de l’institution parlementaire. Elle a expliqué que cette fondation est composée des premières enseignantes de l’Afrique de l’Ouest dont certaines ont fait l’école fédérale de Rufisque et d’autres l’école normale au Bénin. « Nous sommes des gens libres, disponibles, et prêtes à partager nos expériences avec la jeunesse du Bénin pour que la rupture et le changement que nous prônons puissent être une réalité au Bénin. En réalité, l’audience du vendredi 23 décembre dernier est la deuxième du genre avec le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji avait reçu la délégation le mercredi 16 septembre dernier et avait promis, au nom de l’institution parlementaire, aider cette fondation pour l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. « …Le gouvernement ne donne pas de subventions et nous nous débrouillons avec nos pensions, avec les aides que nos enfants qui sont à l’extérieur nous apportent pour faire de la charité, des œuvres sociales pour soutenir notamment les enfants démunis, les malades mentaux hospitalisés », a poursuivi la secrétaire exécutive de la Fondation femmes d’Afrique et culture mémoriale de Rufisque - Comité national du Bénin. « Mais aujourd’hui force est de constater que nos moyens sont en train de diminuer parce que la demande devient trop forte et il fallait appeler les autorités au secours… », a conclu Daguia Akadiri avant de remercier le président Adrien Houngbédji pour son engagement pour la cause de la fondation.
A la suite de la délégation de Rafiatou Karimou, le président de l’Assemblée nationale s’est entretenu avec le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin. Kiyofumi Kinoshi est allé faire une visite de courtoisie à Me Adrien Houngbédji pour se présenter à lui et demander ses conseils dans le cadre de la consolidation de la coopération entre le Bénin et le Japon couvrant notamment les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la pisciculture et de l’autonomisation des femmes.
Actualités 27 déc. 2016

La saison touristique et cynégétique pour le compte de l’année 2016-2017 est désormais lancée. La cérémonie de lancement a été conjointement organisée, jeudi dernier, par le ministère du Tourisme et de la Culture et celui du Cadre de Vie et du Développement durable.
La période pour les différentes catégories de chasse, à savoir la chasse traditionnelle, la petite chasse, la moyenne chasse et la grande chasse, est fixée du 15 décembre 2016 au 15 mai 2017. Quant à la saison touristique de vision, elle couvre toute l’année et sur toute l’étendue du territoire national, précise la directrice de cabinet du ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha, lors du lancement de la saison touristique et cynégétique 2016-2017. A l’en croire, cinq campements de grande chasse ont été aménagés pour cette nouvelle saison. Il s’agit des campements de Porga, de Batia, de Konkombri dans la Pendjari et ceux de la Djona, et de la Mékrou dans le W.
En ce qui concerne la chasse aux oiseaux, aux petits gibiers et aux non gibiers, elle sera pratiquée sur toute l’étendue du territoire national dans les conditions décrites par les textes réglementaires. Pour le tourisme de vision, informe Jeanne Josette Acacha Akoha, les pistes et miradors ont été réhabilitées pour donner accès aux différents circuits et faire de bonnes observations de la faune et de son habitat. La directrice de cabinet a tenu à rassurer des dispositions prises par son département ministériel à travers le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) pour le déroulement dans de bonnes conditions de la saison. « Une équipe de surveillance discrète et efficace effectue régulièrement des patrouilles pour décourager tout contrevenant aux dispositions réglementaires en vigueur», a-t-elle rappelé. Jeanne Josette Acacha Akoha a également lancé un appel aux acteurs du domaine touristique qui doivent, selon elle, prendre une part active à la saison touristique et cynégétique. Elle a invité les agences de voyage et de tourisme à s’organiser pour faire du tourisme national un pôle de développement et de lutte contre la pauvreté.
Le ministre du Tourisme et de la Culture, Ange N’koué, à son tour, a montré l’importance que revêt le tourisme qui fait découvrir les richesses du Bénin et contribue efficacement à la croissance économique. «La célébration chaque année de cette journée de lancement offre au département en charge du Tourisme et à celui de l’Environnement, l’occasion de faire découvrir sur les plans national et international, les richesses faunique et floristique du Bénin, notamment celles de nos parcs nationaux et de faire le bilan de l’année écoulée sur la fréquentation de nos parcs et de réfléchir sur les actions futures à mettre en œuvre », explique le ministre.
Actualités 27 déc. 2016

Le 1er janvier 2017, les grandes villes du Bénin, notamment Cotonou devraient présenter un nouveau visage. On y verrait selon le souhait du gouvernement, des artères dégarnies, libre de tout encombrement. Pour l’heure, aspect social oblige, les attentions se focalisent sur les boutiques et autres espaces de vente sans que personne ne se préoccupe des vendeurs d’essence de contrebande Kpayo. Lesquels représentent pourtant un pourcentage non négligeable et un phénomène social tout aussi préoccupant.
Comme tous les matins, dame Diane Tossou, la cinquantaine révolue a pris ce mardi matin ses quartiers aux abords du tronçon Etoile rouge-Carrefour Cica Toyota. Visage ridé, un vieux foulard sur la tête, démarche courbée, elle fait des allers-retours pour servir les automobilistes qui s’immobilisent devant son étalage pour remplir leurs réservoirs. Depuis plus de 20 ans, cette mère de famille, s’adonne à ce commerce qu’elle n’est pas prête de laisser. Sur ce tronçon, elle fait office de doyenne, s’étant installée avant tous les jeunes qui aujourd’hui occupent comme elle le même trajet pour proposer l’essence communément appelée Kpayo aux populations.
Mais à compter du 1er janvier 2017, dame Diane devra tout au moins se trouver un autre emplacement. La mesure de dégagement des espaces publiques l’obligerait à quitter cet emplacement qu’elle occupe depuis plusieurs années. Comment entrevoie-t-elle alors son relogement? Où va-t-elle s’installer? A cette interrogation, l'air ailleurs, elle répond que «des endroits pour vendre l’essence ne peuvent manquer dans Cotonou». Il existe, pense-t-elle, «tout au moins une ruelle ou un espace disponible pour çà». A-t-elle déjà identifié ce nouvel espace ? Visiblement non. Et elle ne semble d’ailleurs pas s’en soucier. A vrai dire, cette vendeuse d’essence Kpayo croit dur comme fer que « cette mesure ne prendra pas effet ». Le tollé des populations suffira pour faire revenir le gouvernement sur sa décision, soutient-elle. Tous les jours, selon le témoignage d’un de ces garçons qui par moment vient l’aider à contenir l’affluence des matins, elle s’accroche à son poste radio, espérant un message ou une information visant à accorder une grâce. C’est ainsi par exemple, poursuit Jean-Christian son garçon, qu’elle était « ivre de joie » lorsqu’elle apprît que le maire de Cotonou aurait fait un plaidoyer relatif à cette mesure de déguerpissement. Selon ses confidences, ses frères et lui auraient fait l’essentiel pour obliger «la vieille» à renoncer à ce commerce sans que rien n’y fît. Ils comptent donc sur la mise en œuvre de cette mesure de déguerpissement pour l’obliger, à défaut de se reposer enfin, à se reconvertir à une autre activité en lien avec son âge et sa santé.
Vers la fin du Kpayo ?
Mais combien seront-ils, parmi les milliers de gens qui opèrent dans le secteur informel de la vente de l’essence de contrebande à trouver une si belle corde à leur arc ? Grosse interrogation, qui dans le rang des responsables des vendeurs, est au cœur de mille et une attentions. Les magnats de l’or noir de contrebande entrevoient à travers cette mesure du gouvernement, une menace certaine pour leur activité. A peine sortis d’une réunion où la question a été largement abordée, Mahugnon Noukpétin et Augustin Aïzannon, deux responsables d’associations de vendeurs de la ville de Cotonou n’accordent pas leurs violons. Pour le premier, « il est préférable de chercher de nouveaux sites pour les vendeurs qui se trouvent aux abords des voies afin que personne ne soit surpris par le déguerpissement » qui, pense-t-il, « se fera contre vents et marrées ». Selon lui, il ne sert à rien de s’obstiner et d’espérer une éventuelle remise en cause de cette décision ou même une dérogation pour ce commerce. Un commerce qui, insiste-t-il, pourrait connaître une mort naturelle avec ce déguerpissement annoncé. En tout cas, celui-ci dit prendre déjà des mesures pour ses étalages. A l’opposé, Augustin Aïzannon est plein d’espoirs. De la réunion d’où ils sortaient, il aurait même été l’un des ardents défenseurs de la thèse selon laquelle les vendeurs de Kpayo ne doivent pas céder à la panique. Dans un français approximatif, il essaie de rassurer qui veut l’entendre que « le gouvernement même est conscient de l’importance du Kpayo qui vient en renfort aux stations-services » dans la livraison des produits pétroliers, l’essence et le gasoil notamment aux populations. L’autre élément sur lequel Augustin Aïzannon fonde son espoir, c’est l’intérêt des populations pour l’essence de contrebande qui d’ailleurs est actuellement à bon prix. Avec les derniers travaux en date de la Commission d'ajustement des prix des produits pétroliers pour le compte du mois de décembre, le Conseil des ministres du 30 novembre dernier a fixé les prix des produits pétroliers pour compter du 1er décembre dernier à 455 F Cfa le litre d’essence, soit presque le double du prix aux abords des voies actuellement fixé à 250F.
''Aux temps forts de la lutte contre notre produit sous le président Boni Yayi'', se souvient-il, «les populations venaient jusque dans nos maisons se faire servir». Il n’est pas exclu, argue-t-il de plus bel, que face à cette nouvelle situation, de nouveaux moyens d’approvisionnement apparaissent. De son récit, se dégage une certitude sans arguments comme quoi, «on ne peut rien contre le Kpayo ». Les vendeurs de Kpayo eux ne semblent pas afficher la même assurance. «Une chose est certaine, le commerce prendra un coup avec cette mesure», estime Damienne Adda, une autre vendeuse croisée dans les encablures du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Les cinq étalages qu’elle tenait ont été réduits à deux en attendant le 31 décembre. Les trois autres, elle dit les avoir fait déplacer dans une ruelle non loin de son domicile. « On sait au moins que le déguerpissement ne viendra pas dans les Vons », assure-t-elle.
Un destin de chauve-souris ?
«L'occupation anarchique de nos voies et artères cause d’énormes désagréments à la circulation et au réseau routier. (…). En exécution de la décision gouvernementale de libérer les emprises du domaine public, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a établi une feuille de route pour définir la méthode d’organisation efficace et une mise en œuvre apaisée de cette décision. Conformément aux actions inscrites à cette feuille de route, il a été identifié une première série de villes et centres urbains devant faire l'objet de la première phase de cette opération de développement urbain. Il s’agit des villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Ouidah, Bohicon, Abomey et Sème Kpodji. La poursuite de la mise en œuvre de cette opération se fera en deux phases. La première consistera en la libération stricte des emprises des trottoirs et terres pleins centraux des principaux axes stratégiques identifiés dans les villes. Cette phase prend fin le 31 décembre 2016 », lit-on dans le compte rendu du Conseil des ministres du 30 novembre dernier.
Officiellement, l’essence Kpayo n’est pas dans le viseur des meneurs de l’opération de déguerpissement des espaces publics et artères. Mais il n’est pas à exclure que l’exécution de ladite mesure lui porte un coup dur. Depuis de nombreuses années, il a été envisagé une série de mesures contre ce commerce sans qu’aucune d’elle ne porte véritablement ses fruits. Bien au contraire ! A vouloir le combattre, il s’enracine de plus beau avec de nouvelles ramifications. Mais à y voir de près, le déguerpissement tel qu’il est envisagé aussi bien au niveau de sa première phase que de la deuxième s’apparente à une mort lente du trafic d’essence. Une mort d’autant plus évidente que la lutte pour le dégagement des voies est échelonné pour partir des centres urbains et finir en zones périurbaines.
L’option des mini-bac et autres minis stations envisagée, il y a peu pour faire partir les bouteilles d’essence des abords des voies pourrait s’avérer bénéfique pour les vendeurs si tant est que ces derniers tiennent à leur commerce. Mais les vendeurs ne semblent pas être dans cette logique. Séraphin Folly par exemple se voit trop à l’étroit pour envisager une telle solution. De l’emplacement restreint qu’il emprunte non loin de l’entrée de la cité Houéyiho pour son commerce, il pose une double interrogation. Primo, il se demande de quel espace il pourra disposer dans ce cadre pour envisager l’installation d’un tank. Secundo, et cela lui semble le plus important, où trouver les moyens pour envisager une telle installation. Augustin Aïzannon semble d’ailleurs lui donner raison. Pour ce responsable d’association de vendeurs, «ceux qui s’adonnent à ce commerce sont pour la plupart de petites bourses sans soutien qui s’en sortent avec des moyens de bord». Il leur est difficile de faire un tel investissement, objecte-t-il, insistant par ailleurs sur les facilités à servir les clients qu’offrent les bouteilles pré-remplies qui se déversent facilement dans les réservoirs. Mahugnon Noukpétin, un autre responsable amplifie cet exposé par le fait que la plupart des personnes concernées ne savent ni lire, ni compter pour se mettre à cette tâche.
Pendant ce temps, l’opération de déguerpissement suit son cours dans la ville de Cotonou. Les rares personnes qui lèvent le ton pour en appeler à un dégel ou à des mesures sociales ne semblent pas préoccupées par le sort des vendeurs d’essence de contrebande, tout comme leurs responsables d’ailleurs. In fine, la situation de ces vendeurs, face à ce déguerpissement s’apparente au sort de la chauve-souris qui, dans les combats entre ovipares et vivipares, se retrouve au milieu, rejetée par les généraux de chaque camp.

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 14 décembre 2016, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Au titre des affaires.
Les projets de décrets suivants ont été adoptés
1.1 Projet de décret portant approbation d'états financiers.
Le Conseil des ministres a approuvé un projet de décret portant approbation des états financiers, exercice 2014, de l'Agence nationale Pour l'Emploi (ANPE).
1.2 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l'administration adoptée à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 31 janvier 2011.
Le Bénin a signé, le 27 janvier 2012, la Charte africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l'administration, adoptée à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 31. janvier 2011.
L'adoption de cette Charte par les chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine constitue une étape importante vers la réalisation du programme de l'Union africaine sur les valeurs partagées relatives à la gouvernance. Instrument d'amélioration de la gouvernance publique en Afrique, la Charte vient renforcer le pilier normatif de l'architecture africaine de gouvernance.
Cette Charte a pour objectif général de promouvoir les principes et les valeurs morales inhérentes aux activités des agents du service public en vue d'assurer des prestations de services transparentes. Elle vise à moderniser et améliorer la fonction publique africaine en y incluant l'attachement aux valeurs nouvelles de la gouvernance et à mettre sur pied une administration capable de fonctionner dans les conditions optimales d'équité et d'efficacité.
La ratification de la Charte permettra à notre pays de s'intégrer dans cette dynamique continentale et de prendre en compte les objectifs, principes et valeurs de la Charte dans l'élaboration et l'adoption de ses propres instruments juridiques nationaux.
II. Au titre des communications.
2.1 Décoration du professeur Heinridi St1egler, de Messieurs Wolgang Gross et Maixent Ruffino et du Docteur José-Marie Koussemou.
Le Conseil des ministres a autorisé la réception, à titre exceptionnel, dans l'Ordre national du Bénin, du professeur Heinrich Stiegler, de messieurs Wolgang Gross et Maixent Ruffino et du Docteur José-Marie Koussemou, en reconnaissance des services rendus à la nation béninoise.
En effet, le professeur Heinrich Stiegler, messieurs Wolgang Gross et Maixent Ruffino sont des responsables de l'Organisation non gouvernementale (ONG) internationale humedica e.V. Le docteur José-Marie Koussemou est responsable de l'Ong Oredola. Ils ont tous marqué positivement notre pays par divers appuis au ministère de la Santé dans certaines circonstances et dans la mufti sectorialité en matière de santé depuis 2006.
Le partenariat efficace entre Fong Internationale Humedica e.V et Oredola, a été très bénéfique à notre pays et a permis d'enregistrer de nombreuses réalisations dans nos centres hospitaliers. Leurs actions sont réparties en trois (03) volets, à savoir :
- interventions au profit des malades dialysés du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoucou Maga (CNHU-HKM); interventions également dans certains hôpitaux de zones, au Centre hospitalier universitaire du Borgou-Alibori, pour la prise en charge des affections bucco-dentaires, ainsi qu'au Centre psychiatrique de Jacquot qui a bénéficié de la prise en charge des malades mentaux ;
- plusieurs dons en matériels, constitués entre autres, de plusieurs équipements médico-sanitaires et de consommables médicaux, au profit de certaines zones sanitaires et hôpitaux (Centre psychiatrique de Jacquot, CNHU-HKM, hôpital Saint Jean de Dieu de Tanguiéta) ;
stages au profit de plusieurs médecins béninois en Allemagne, et particulièrement dans la prise en charge des fistules artérioveineuses.
2.2 Poursuite de la rationalisation du paysage institutionnel du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche au regard des nouvelles réformes dans le secteur agricole.
Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement, du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et du ministre de l'Economie et des Finances, relative à la poursuite de la rationalisation du paysage institutionnel du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche au regard des nouvelles réformes dans le secteur agricole.
Le Conseil des ministres, en approuvant cette communication, a instruit le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, aux fins de procéder à la liquidation de l'Agence de promotion des aménagements hydro-agricoles (APAH-SA) et l'Agence de Développement de la mécanisation agricole (ADMA-SA).
3. Organisation d'une manifestation au Bénin.
Le Conseil des ministres a autorisé l'organisation dans notre pays de la commémoration de la Journée internationale des archives, édition 2016, qui aura lieu à Cotonou, du 20 au 22 décembre 2016.
4. Participation du Bénin à une rencontre internationale à l'étranger.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays à la neuvième (9e) session de la Conférence des ministres des Pêches, pour le Centre Ouest du Golfe de Guinée (CPCO), qui se tiendra à Monrovia, au Liberia, du 14 au 16 décembre 2016.
4. Comptes rendus.
4.1 Rapport de la rencontre d'une délégation du ministère des Infrastructures et des Transports avec les experts de la Société financière internationale (SFI du Groupe de la Banque mondiale, le 12 septembre 2016 à Paris.
Le Conseil des ministres a pris connaissance du rapport de la rencontre d'une délégation du ministère des Infrastructures et des Transports avec les experts de la Société financière internationale (SFI), du Groupe de la Banque mondiale, le 12 septembre 2016 à Paris, présenté par le ministre des Infrastructures et des Transports d'autre part.
Le Conseil des ministres, en sa séance du 24 août 2016, avait autorisé la rencontre d'une délégation du Bénin avec les experts de la Société financière internationale (SFI), du groupe de la Banque mondiale, spécialistes des questions portuaires.
Cette rencontre avait pour but de partager avec les experts de la SFI, les expériences des projets similaires à ceux du port de Cotonou d'une part, et étudier avec ces derniers les accompagnements dont peut bénéficier le Bénin de la part de cette institution financière, dans la mise en place des projets du Gouvernement relevant du sous-secteur maritime et portuaire, d'autre part.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre des Infrastructures et des Transports à prendre toutes les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre des recommandations formulées au cours de cette rencontre.
4.2 Situation des rapports d'audit et apurement des comptes spéciaux de certains projets financés au Bénin par la Banque africaine de Développement (BAD).
Le ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement, Gouverneur du Bénin pour la BAD, a fait le point au Conseil, de la non transmission et de la non validation, par la Banque africaine de Développement (BAD), des rapports d'audit de onze (11) projets financés d'une part, et du non apurement des soldes des comptes spéciaux de douze (12) projets clôturés durant la période 2009-2015, d'autre part.
D'un point global initial de 2 060 262 935 FCFA, les soldes des comptes spéciaux restent à justifier pour un montant de 777 079 685 FCFA, après les divers remboursements effectués par la Caisse autonome d'Amortissement (CAA).
La régularisation se poursuit et doit être conduite à terme avant le 31 décembre 2016 pour éviter d'exposer notre pays au blocage de l'exécution des projets et programmes financés par la BAD et donc, d'induire des difficultés dans l'atteinte de certains objectifs du Programme d'actions du Gouvernement 2016-2021.
En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l'Economie et des Finances à l'effet de mettre dans un compte séquestre la somme de sept cent soixante-dix-sept millions soixante-dix-neuf mille six cent quatre-vingt-cinq francs. (777 079 685) francs CFA, représentant le montant restant à justifier pour les soldes des comptes spéciaux.
Cette somme servira de remboursement à la BAD en cas de non justification, par les coordonnateurs, dans les délais prescrits. Cette opération devra se terminer avant le 31 décembre 2016 avec notification à la Banque.
Le ministre de l'Economie et des Finances a été instruit aux fins de mettre en débet les coordonnateurs qui n'auraient pas justifié les soldes des comptes spéciaux concernés par leurs projets dans le même délai.
4.3 Comptes rendus de missions à l'étranger.
Le Conseil des ministres a également approuvé plusieurs autres comptes rendus relatifs à la participation de notre pays :
-à la célébration du succès de la lutte contre l'onchocercose en Afrique, qui a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina-Faso, les 14 et 15 juillet 2016;
-à la réunion des ministres chargés de la pêche des Etats membres de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), qui s'est tenue à Bissau, en Guinée-Bissau, le 30 septembre 2016;
au séminaire international sur le thème « Améliorer le financement des écoles : l'utilité des subventions aux écoles», qui s'est tenu à Paris, en France, du 10 au 13 octobre 2016
- à la Consultation régionale, co-organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la Science et la Culture (UNESCO), l'Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Sénégal, sur les Investissements directs étrangers pour la promotion de la science, la technologie et l'innovation, qui s'est tenue à Dakar, au Sénégal, du 24 au 25 octobre 2016?
5. Nominations
Des nominations ont été prononcées.
Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération,
Sur proposition du ministre,
Ambassadeur du Bénin auprès de l'Etat du QATAR:
Monsieur Mohamed Bare ;
Ambassadeur du Bénin auprès de la République Islamique d'Iran :
Monsieur Naïm Akibou ;
Ambassadeur du Bénin auprès de la République d'Afrique du Sud :
monsieur Eric Franck Michel A. Saïzonou ;
Conseiller technique aux Relations culturelles, à la Coopération bilatérale, à la Coopération décentralisée et à l'Action humanitaire :
madame Nouratou Danko.
Par ailleurs, le Commissaire principal de police, Edouard Konfo, Commissaire Central de la ville de Cotonou, est relevé de ses fonctions.
Le Lieutenant-Colonel des Eaux, Forêts et Chasse, Robert Kuassi Noudéhou, directeur général du Centre national de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF), est également relevé de ses fonctions.

Le Bénin pourrait disposer d’ici quelques mois d’une loi sur le cadre juridique de l’économie numérique. Un atelier de restitution des travaux d’une étude commanditée à cet effet a été organisé, vendredi 23 décembre dernier à Porto-Novo, en présence de députés, d’experts en économie numérique, d’entrepreneurs du numérique, des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Le Parlement béninois avance dans la mise en place d’un Code sur l’économie numérique. Ce projet qu’il mène avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie, est à sa phase de maturité. En témoigne l’atelier de restitution des travaux de l’étude sur le cadre juridique de l’économie numérique au Bénin qui a été organisé vendredi 23 décembre dernier en présence de députés, d’experts en économie numérique, d’entrepreneurs du numérique, des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cet atelier fait suite à celui organisé les 6 et 7 octobre derniers à Grand-Popo avec le soutien de l’OIF et au cours duquel les députés de l’Assemblée nationale ont été sensibilisés sur les enjeux et défis des cyber-législations pour le développement de l’économie numérique au Bénin. Lesquelles assises avaient permis aux différents acteurs de la question de réfléchir sur les moyens juridiques pouvant favoriser l’émergence du secteur des technologies de l’information et de la communication afin de renforcer les dispositions du Code de l’information et de la communication déjà adopté et en vigueur au Bénin.
L’atelier de restitution du vendredi dernier aura permis aux participants d’avoir les outils nécessaires pour renforcer les dispositions légales et favoriser la création d’entreprises de développement.
A l’ouverture de l’atelier, l’expert de l’OIF, Arnaud Tessalonikos, a fait savoir que lors de la réalisation de l’étude, il a été d’abord question de savoir si le cadre réglementaire qui est applicable au Bénin est suffisamment ferme, explicite et efficace pour accompagner le développement de l’économie numérique. Il s’est réjoui de ce que les députés rencontrés sont tous convaincus de la nécessité de doter le Bénin de cet outil qu’est le code de l’économie numérique. Au regard des engagements des uns et des autres, Arnaud Tessalonikos fera remarquer que si le cap est maintenu, le Bénin pourrait être le premier pays au monde à mettre en place cette loi. Le directeur adjoint de l’économie et du numérique à l’OIF en France, Eric Adja a salué l’engagement personnel du président de l’Assemblée nationale de promouvoir le numérique au Bénin. Selon lui, cette vision de Me Adrien Houn-gbédji est en phase avec celle du président de la République qui promet de faire du numérique un levier de développement. Eric Adja a invité les députés acquis à la cause de l’économie numérique à commencer les travaux d’identification des lois en cours pour accélérer la procédure.
Gildas Agonkan, président du réseau des parlementaires acquis à la cause du numérique, au nom des députés, va assurer l’OIF et ses experts, de la détermination de l’Assemblée nationale à booster le processus. « Car, il n’y a point de développement en dehors des TIC », souligne-t-il.

Près de cinq cent apprenants issus d’écoles implantées dans la ville de Cotonou et des communes voisines ont eu droit, vendredi 23 décembre dernier à une spéciale fête de Noël dans les jardins du palais de la présidence de République. L’initiative émane de la Fondation Claudine Talon qui a saisi l’occasion pour leur offrir des tablettes et mini-ordinateurs comme cadeaux.
Ils sont environ 500 enfants âgés de 5 à 10 ans, sélectionnés parmi les meilleurs écoliers, à prendre d’assaut, à l’invitation de la Fondation Claudine Talon, les jardins de la Présidence de la République pour une soirée de rêve. C’est d’ailleurs là, l’un des objectifs de ce projet de ladite fondation dont la vocation est « d’améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants en situation difficile au Bénin ». En somme, la Fondation Claudine Talon se bat pour offrir de meilleures conditions d’existence à ses couches cibles. Ce vendredi 23 décembre, c’est vers les enfants qu’elle s’est tournée, fête de Noël oblige, non seulement pour les égayer, mais aussi les gratifier. « Cet événement inédit organisé par la Fondation Claudine Talon, vise à encourager ces enfants et à partager des moments de bonheur avec eux », clame-t-on du côté de la fondation. Le décor féérique, bardé de sapins et autres décorations de Noël a suffi à plonger les enfants conviés dans le bain de la fête. Mais ils étaient davantage heureux de se voir vêtir des tee-shirts à l’effigie de la fondation. Pendant des heures, ils ont eu droit à divers jeux, à des animations ludiques, des prestations acrobatiques… l’essentiel de ce qu’il fallait pour que la soirée reste à jamais gravée dans leur tête d’enfant.
La soirée a eu lieu en présence de quelques enseignants et encadreurs des enfants, sous le regard de la fondatrice et présidente de la fondation, la première dame Claudine Talon. « Je suis contente de vous avoir autour de moi pour ce goûter de Noël. Si je pouvais, j’allais rassembler tous les enfants du Bénin ici », leur a-t-elle expliqué, rappelant au passage que tous les enfants qui travaillent à l’école n’ont pas eu la même chance qu’eux d’être de cette partie.
Noël Tech !
La Fondation Claudine Talon a fait fort à l’occasion de cette célébration organisée au profit des enfants. Elle a gratifié chacun d’eux en fonction de leur niveau. C’est ainsi que les écoliers en Cours d’initiation (CI) ont reçu chacun une tablette comme cadeau. Quant aux autres écoliers du Cours préparatoire (CP) au Cours moyen deuxième année (CM2), ils ont tous reçu, chacun, un mini-ordinateur. La particularité de ces deux outils, c’est qu’ils proposent un contenu riche de plus de 60 activités éducatives et instructives. « Le choix de ces cadeaux s’inscrit parfaitement dans les missions de la Fondation Claudine Talon notamment l’utilisation des nouvelles technologies pour inciter les enfants, dès leur plus jeune âge, à découvrir, apprendre, communiquer et à promouvoir les valeurs civiques ». Selon madame Claudine Talon, « ces tablettes et ordinateurs, simples d’utilisation et spécialement conçus pour les enfants, leur permettent de s’amuser tout en les guidant dans la découverte des apprentissages scolaires ». Je n’ai aucun doute, poursuit-elle, qu’en cette fête de noël, ces cadeaux feront la joie des enfants qui les reçoivent. Cette célébration doublée de dons d’outils éducatifs ne s’est pas limitée aux quelques 500 écoliers qui ont effectué le déplacement du palais de la Marina. Suivant le même principe de sélection, 500 autres enfants ont vécu, simultanément, à Parakou et Natitingou, cette célébration toujours à l’initiative de ladite fondation. Ce faisant, elle compte apporter sa contribution pour que tous les enfants béninois aient un accès équitable à un cadre de vie agréable et à une éducation de qualité?
Le message du chef de l’Etat aux enfants
Les écoliers qui ont effectué le déplacement de la présidence de la République ont aussi eu droit à une visite du chef de l’Etat, Patrice Talon. Le président de la République a dédié une partie de sa soirée à ces dizaines d’écoliers avec qui il a brièvement échangé. A l’occasion, il leur a expliqué combien il était préoccupé par leur avenir et travaille au quotidien pour leur assurer de décentes conditions. « Je travaille principalement pour vous », a expliqué le chef de l’Etat aux enfants tout euphoriques et éberlués. Le président Patrice Talon a profité de l’aubaine pour sonder les carrières envisagées par quelques-uns de ces êtres innocents. « J’aimerais que vous travaillez à l’école…que vous soyiez de grandes personnalités… C’est grâce à votre travail que le Bénin sera un grand pays », a notamment déclaré le chef de l’Etat avant de prendre congés d’eux.
Actualités 26 déc. 2016

On peut retenir la date du vendredi 23 décembre comme celle d’un nouveau départ pour le football béninois. Désormais unis après une médiation du président de la République en personne, les acteurs du ballon rond, alors en antagonisme doivent dorénavant parler d’une même voix et travailler à l’essor de ce sport.
Le président Patrice Talon vient de mettre un terme à la crise qui secoue le football béninois depuis des lustres. Les acteurs majeurs de ladite crise en plus de fumer le calumet de la paix, se donnent la main pour écrire une nouvelle histoire autour du ballon rond. Après maintes conciliabules et conclaves, l’acte qui scelle l’union au sein de la famille footballistique béninoise a été concrétisé puis signé vendredi 23 décembre dernier à la Présidence de la République sous le regard admiratif du chef de l’Etat qui avait à ses côtés, ses deux ministres d’Etat ainsi que les ministres en charge de la Justice et des Sports. L’instant était solennel et le rendez-vous historique. Les trois grands camps qui se livraient une guerre fratricide dans le dos du sport roi au Bénin ont tous adhéré au projet.
« Le geste de ce soir marque définitivement la fin de la crise qui mine le football béninois et amorce surtout le nouveau départ de cette discipline qui apporte beaucoup de bonheur, beaucoup de joie à tous les Béninois », assure Oswald Homeky, ministre des Sports. Le moyen trouvé par le médiateur en chef de cette réconciliation, le président Patrice Talon lui-même, c’est de permettre aux camps antagoniques de se donner la main, de mettre leurs compétences respectives au service du sport au sein d’un seul et même creuset. Il a été ainsi décidé de la mise en place d’un Comité exécutif consensuel et transitoire. Selon les explications du ministre Oswald Homeky, ledit protocole indique que désormais le football béninois est dirigé par un Comité exécutif consensuel et transitoire dont le mandat est de 18 mois et qui est composé de 21 membres des trois tendances en conflit. Autrement, ceux qui se combattaient hier sont devenus membres d’une seule et même équipe.
Ce comité exécutif consensuel et transitoire a pour mission de toiletter les textes « pour enfin lever la discrimination qui empêchait certains d’être candidats », faire en sorte que le cahier de charges soit défini pour la reprise des championnats et que tous ceux qui avaient été exclus pour des diverses raisons soient réintégrés… Pour le ministre des Sports, il est impératif, dès la mise en place de ce comité et la signature de l’acte qui consacre son avènement, que désormais, la feuille de route qui doit reconduire à la reconnaissance du football béninois soit conduite et validée de commun accord et scrupuleusement suivie par chacun des camps. Pour ce qui est du ministère, il se chargera de superviser ces travaux avec l’implication personnelle du président de la République. C’est donc sans aucune difficulté que les acteurs concernés ont chacun paraphé ce document qui consacre pour le football béninois, un nouveau départ.
L’acte de renaissance du football béninois
A l’instar des signataires de l’acte qui consacre la naissance d’un Comité transitoire consensuel à la tête du football béninois, le président Patrice Talon est tout aussi admiratif de cet acte de grande portée qui, précise-t-il, consacre la renaissance du sport roi au Bénin. « Les conflits et les divergences sont inhérents à la vie, à la compétition et à l’émulation. Ce n’est pas mal de vivre une situation de conflit. Ce qui peut être malheureux, c’est que les conflits s’éternisent au préjudice de l’intérêt général », fait observer le président de la République. Mais ravi, il l’était aussi d’assister à la fin de cette crise vieille de plusieurs années. « Je suis ému d’assister à la signature de l’acte qui consacre la réconciliation de la famille du football. J’en éprouve une fierté incroyable. Certes, ce qui a divisé les dirigeants du football béninois a un peu duré, mais nous venons ensemble d’y mettre un terme et cela est un mérite collectif qu’il faut saluer », se réjouit le président Patrice Talon. « Nous avons le mérite de réussir à mettre fin à ce conflit et ceux qui ont véritablement ce mérite c’est vous. Nous avons assisté avec peine aux conflits, menaces, procès devant les tribunaux, mais vous avez réussi à transcender tout cela, à vous asseoir autour d’une même table... pour signer l’acte de renaissance de notre football », reconnaît aussi le chef de l’Etat. D’où, son exhortation pour la consolidation de cette unité obtenue de hautes concertations. Selon le chef de l’Etat, il est pratiquement impossible de réussir à être champion sans discipline et organisation durable. « Le talent seul ne suffit plus. On peut ne pas être génie, mais avec l’organisation, le training, on peut devenir champion», soutient-il. La chose la plus importante à rechercher, c’est la discipline et l’organisation, insiste-t-il. « Si nous nous donnons ces atouts à partir d’aujourd’hui au plan régional et même mondial, nous pouvons devenir des champions », projette le président de la République. Pour lui, ce secteur crée tellement de richesses qu’il s’est engagé à contribuer à son rayonnement, mais non sans les dirigeants qui, rappelle-t-il, sont les maillons essentiels de la politique de relance de ce sport.
« Sans vous, l’Etat ne peut rien faire du tout en la matière. Vous êtes incontournables. Nous en sommes conscients. », leur a lancé le président Patrice Talon. Aussi, insiste-t-il sur le fait que le destin du football béninois relève désormais de leur responsabilité, mais aussi de la sienne, surtout qu’il a « une politique ambitieuse en la matière ». Son vœu, c’est que le nouveau comité fonctionne comme une équipe. « C’est tout naturellement que le ballon rond génère la compétition à tous les niveaux. Mais elle doit être saine, loyale et amener chacun à s’incliner devant la victoire de l’autre. Ce que nous aurons à faire dans l’avenir c’est que cette compétition ait lieu dans la transparence, sans tricherie et que nous soyons capables de sanctifier celui qui gagne afin que derrière lui, tout le monde œuvre pour le football », conclura le président Patrice Talon.
Qu’en disent les protagonistes ?
« Je puis assurer que cette nouvelle équipe qui a été mise en place sous votre égide, je vais la conduire en bon père de famille. La plupart des membres a déjà travaillé avec moi. Certains ont fait douze ans et d’autres huit ans. Cela veut dire que je connais bien la maison du football béninois. Dès qu’il y aurait de petits soucis, je n’hésiterai pas à me référer à vous afin que nous puisons débloquer et aller de l’avant ». D’un ton rassurant et ferme, Anjorin Moucharaf, président du Comité consensuel et transitoire de la FBF rassure le président de la République. Devenu le commandant du nouveau navire consensuel qui portera haut l’étendard du football national, celui-ci promet diriger avec dextérité et surtout expérience. « La différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent réside dans la méthode de travail », souffle-t-il au passage.
A sa suite, George Marie d’Almeida, intervenant pour une autre aile antagoniste (groupe Victorien Attolou) pense que le moment est venu de projeter dans l’union un meilleur avenir pour le football béninois. « Quand les enfants d’une même famille se battent et le chef de famille intervient pour siffler la fin, nous avons l’obligation de mettre la balle à terre, mais cela n’a pas été facile », note-t-il dans son intervention. Reconnaissant, il l’est aussi en direction du Gouvernement et de son chef pour avoir gagné le pari de la réconciliation. L’écoute, l’attention, et l’esprit de sacrifice des parties ont été aussi salués par George Marie d’Almeida.
Pour sa part, l’aile Augustin Ahouanvoébla s’est fait entendre par Francis Koto Gbian. « Nous pensons qu’avec l’intervention du président, nous venons d’enterrer les démons du football et nous l’espérons ardemment. Nous avons signé un document consensuel, personne n’a été forcé à le signer. Ainsi, je pense qu’avec honnêteté, loyauté, nous devons respecter scrupuleusement ce document », indique-t-il?

Le livre « Mandat présidentiel unique de cinq ans : La clé de l’alternance politique pacifique en Afrique» paru à Star Editions a été officiellement présenté au public ce jeudi 22 décembre à Cotonou. Le document qui fait l’apologie du mandat unique est l’œuvre de Luc-Martin Hounkanrin, avocat au barreau de Cotonou.
Une cinquantaine d’années après les indépendances en Afrique, la majorité des pays peinent à décoller. Ils se retrouvent encore pour la plupart dans l’abîme d’une gouvernance politique calamiteuse et d’une démocratie dont les règles de base sont foulées aux pieds. C’est dans ce contexte que Me Luc-Martin Hounkanrin, n’étant pas satisfait de la démocratie en Afrique, publie le livre « Mandat présidentiel unique de cinq ans : La clé de l’alternance politique pacifique en Afrique ». Le document est subdivisé en trois parties en plus de l’introduction et de la conclusion. Dans la première partie intitulé ‘’Echec des démocraties en Afrique’’, l’auteur plante le décor avec les cas de mauvaises expériences de démocratie en Afrique. De Boutéflika en Algérie, 17 ans au pouvoir, à Robert Mugabé au Zimbabwe, 36 ans de pouvoir, Luc-Martin Hounkanrin décrit la tendance de longévité au pouvoir dans les Etats africains qui se disent pourtant démocratiques. Et c’est ce que l’auteur nomme échec de la démocratie qui trouve selon lui ses origines dans un « système politique bâtard ».
Se basant donc sur l’échec des démocraties en Afrique, l’avocat consacre la 2e partie de son livre non pas à la panacée mais au pis-aller qu’est le mandat unique. « La seule manière de garantir l’alternance politique au pouvoir en Afrique est le mandat unique », affirme Luc-Martin Hounkanrin. Ce dernier laisse transparaître dans le livre sa conviction que le mandat unique de cinq ans est ce qu’il faut non seulement pour le Bénin mais aussi pour l’Afrique. « Le mandat unique est un moindre mal », a écrit l’auteur. Le mandat unique, poursuit-il, est « un pis-aller salvateur » pour faire bouger les mauvaises vieilles habitudes politiques. L’auteur va décliner les avantages du mandat unique sans perdre de vue qu’il contient également des limites. Des arguments qui militent en faveur de l’adoption d’un mandat unique dans les Etats africains.
Dans la troisième partie, Luc-Martin Hounkanrin aborde la question de la paix et du développement. Le dialogue, l’équilibre entre les trois piliers de l’Etat, la décentralisation et le système partisan sont pour l’auteur des éléments sans lesquels on ne peut envisager le développement en Afrique. « Mon vœu le plus cher, c’est que tous s’approprient le document pour faire leurs analyses et se faire leurs propres opinions », a souhaité l’avocat.

Outre le caractère succinct du message sur l’état de la nation prononcé ce jeudi 22 décembre, Patrice Talon a marqué encore positivement les esprits. Il a réussi à apporter une cure de jouvence à l’ordre protocolaire qui était de mise sous les régimes précédents à l’occasion de cette cérémonie.
Il a été noté hier l’absence remarquable de certains habitués, notamment les présidents d’institutions de la République, des membres du corps diplomatique accrédité près le Bénin, les rois et têtes couronnées de la ville de Porto-Novo, les sages et notables de Porto-Novo, les autorités morales et religieuses de la ville capitale et autres autorités politico-administratives de Porto-Novo. Il n’y a pas eu le ballet de ceux-ci. Le roi Toffa IX de Porto-Novo a débarqué hier au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Mais il a été éconduit à l’entrée de l’hémicycle par les éléments de la garde républicaine qui veillaient au respect du protocole, malgré son insistance à s’introduire dans la salle de plénière des députés. Il ne devrait en être autrement d’autant qu’il a n’a pas été invité. L’article 72 de la loi fondamentale qui organise cette cérémonie stipule : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Nulle part, il n’est prévu la présence des présidents d’institutions de la République, des membres du corps diplomatique accrédités près le Bénin, des membres des Organisations de la Société civile et autres.
Même du côté du Gouvernement, c’est une légère délégation qui a été dépêchée. Il n’y avait que cinq ministres en l’occurrence Pascal Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Joseph Djogbénou, Odile Atanasso et Salimane Karimou. Ce qui tranche avec la pratique observée sous les précédents régimes où c’est tout le Gouvernement qui se transporte à l’Assemblée nationale.
Beaucoup ont salué hier cette innovation positive du régime du Nouveau départ qui donne la preuve palpable de sa détermination à redresser certaines dérives et mauvaises pratiques.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 23 déc. 2016