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Nouvelles

Usage de faux et agression des forces de l'ordre: Le procureur Mario Metonou met en garde
Les cas d'usurpation d'identité et les comportements déviants de certains conducteurs de bus qui agressent les forces de l'ordre feront l'objet d'une répression rigoureuse. Lors de la réunion de commandement qui s'est tenue, vendredi 20 novembre dernier au parquet de Cotonou, le procureur Mario Mètonou a mis en garde contre ces infractions. "Je voudrais prévenir les chefs quartiers qui délivrent des attestations de résidence fantaisistes. Je voudrais prévenir les chefs d'arrondissement qui laissent des pages vierges dans les registres d'état civil pourles remplir postérieurement au profit d'étrangers qui demandent de faux actes. Je voudrais leur dire que ces faits sont traqués et réprimés. Il y a une procédure normale pour avoir la nationalité béninoise", a affirmé le procureur Mario Mètonou. Puis il met en garde: "Je voudrais prévenir ceux qui s'amusent à des usurpations d'identité en présentant des cartes de séjour falsifiées ou appartenant à d'autres personnes. Désormais il y a des dispositifs mis en place pour les repérer...Je voudrais lancer un avertissement à ceux qui se présentent à l'immigration pour demander des passeports. Vous aurez la brigade criminelle sur votre chemin. Vous aurez le parquet sur votre chemin". En effet, une trentaine de cas d'infractions portant sur l'identité ont été enregistrés à l'aéroport de Cotonou et 27 cas au niveau de la direction de l'immigration...Lors de la réunion de commandement, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou a également attiré l'attention sur les infractions commises par les conducteurs de taxis et bus qui en plus de leur incivisme ont pris l'habitude de ne plus obéir aux instructions des forces de l'ordre. "Nous n'allons pas accepter que l'on continue à agresser les agents de police qui ne font que leur travail. Il y a deux cas qui sont actuellement devant les tribunaux...Je vous assure que le parquet va demander des peines exemplaires", a indiqué Mario Mètonou. Actualités 22 nov. 2020


2e édition du Séminaire sur la justice commerciale: Le recouvrement des créances en examen
Organisée par le Tribunal de commerce de Cotonou en partenariat avec le Conseil des investisseurs privés au Bénin, la deuxième édition du Séminaire sur la justice commerciale se tient du 18 au 20 novembre à Grand-Popo. Ces assises annuelles qui réunissent divers acteurs du monde judiciaire et celui des affaires autour de réformes et procédures commerciales, a été solennellement ouverte par le ministre de la Justice et de la Législation, Maxime Séverin Quenum. « Le recouvrement des créances bancaires et la réalisation des sûretés immobilières », c’est sur ce thème que porte la deuxième édition du séminaire sur la justice commerciale. Cet atelier regroupe de façon régulière, annuellement, tous les acteurs économiques du secteur privé et la famille judiciaire, l’Etat et les partenaires techniques et financiers autour des questions de réformes et de plaidoyer pour la redynamisation des investissements privés au Bénin. Dans le cadre de l’édition 2020, les participants vont réfléchir sur les thématiques telles que : « Le contentieux commercial : Réformes et procédures » ; « Le recouvrement des créances bancaires » ; « Le règlement du contentieux commercial : Place et rôle des banques » ; « La réalisation des sûretés immobilières ». A l’ouverture des travaux, le président du Conseil des investisseurs privés au Bénin, Roland Riboux, précise que l’objectif de ce séminaire est de permettre aux bénéficiaires de la justice commerciale de mieux comprendre les réformes en vigueur et le processus de la décision judiciaire en matière de détermination de la créance et de condamnation au paiement. Pour William Kodjoh-Kpakpassou, président du Tribunal de commerce de Cotonou, créer un environnement favorable aux affaires est un défi constant qui impose une collaboration soutenue entre les acteurs économiques et les acteurs judiciaires ainsi qu’une volonté politique manifeste. Il a salué le gouvernement qui, dans ce sens, rassure le secteur privé en accordant une attention particulière au Tribunal de commerce de Cotonou.« En cette année 2020, le Tribunal de commerce de Cotonou a vu son effectif doubler. Tous ces moyens humains et matériels renforcent notre ardeur au travail et nous permettent de réaliser un défi plus grand : celui du règlement rapide des contentieux commerciaux », a-t-il déclaré après avoir salué l’implication personnelle du Garde des Sceaux. Avant de lancer les échanges, le ministre de la Justice et de la Législation Maxime Séverin Quenum a salué le partenariat responsable entre les investisseurs privés et le secteur de la justice qui s’est concrétisé en l’institution d’un séminaire sur la justice commerciale. Cette rencontre traduit, selon lui, la convergence d’idées sur la nécessité d’une justice efficace au service d’un développement durable et équitable. Justice commerciale efficace Placée sous le thème «Perspectives et enjeux», la première édition du séminaire sur la justice commerciale qui s’est déroulée fin octobre 2019, a abouti à la prise d’une ordonnance relative à la délivrance des copies des décisions de justice au Tribunal de commerce de Cotonou. La deuxième édition est consacrée au recouvrement des créances bancaires et à la réalisation des sûretés immobilières. Démontrant la pertinence de ce thème, Lazare Noulekou, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers, relève que le recouvrement des créances permet d’amortir les chocs alors que les difficultés de recouvrement ont des conséquences sur la solvabilité des entreprises, la confiance des investisseurs privés, les recettes fiscales et les crédits accordés à l’État. Le rôle des tribunaux de commerce est alors déterminant, selon le représentant de l’ambassade de France, Bernard Klein, partenaire technique et financier.« Le Tribunal de commerce de Cotonou intéresse au plus haut point les investisseurs qui attendent la célérité dans le règlement des affaires, le renforcement des capacités des juges consulaires et l’opérationnalisation des autres juridictions de commerce », a-t-il indiqué. Le gouvernement entend bien poursuivre ses efforts pour garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs privés. Dans ce sens, le ministre Maxime Séverin Quenum évoque les réformes fortes engagées en 2020 dont la loi portant modernisation de la justice. Une loi qui promeut la dématérialisation de l’ensemble des procédures, la simplification des procédures de recouvrement et quelques exonérationsde frais procéduraux. Actualités 20 nov. 2020


Fonctionnement des clubs de Football: Damissa Fc, nouveau-né de la famille du sport-roi
Damissa Football Club de N’dali est le nom de la nouvelle équipe de football née au lendemain de l’assemblée générale ordinaire de l’Association sportive de Tado (As Tado) de Dogbo. En effet, après la révision des statuts de l’association, As Tado est devenue Damissa Fc et a son siège désormais au quartier Woasson, dans l’arrondissement central de la commune de N’Dali. Il est dirigé par le commandant des douanes Francis Koto Gbian, 1er vice-président de la Fédération béninoise de Football, et ex-président de Béké Fc de Bembéréké. L’administration de ce club est confiée à Abdou Nassirou Lawani, actuel secrétaire général de la Ligue du Borgou. Damissa Fc fonctionnera suivant le modèle des sociétés sportives qu’ambitionne d’instaurer le gouvernement à partir de la saison 2020-2021. Ces questions ont été abordées par les nouveaux dirigeants qui souhaitent gérer le matériel, la logistique et les finances de façon transparente. Signalons qu’après le congrès, les dirigeants de ce club ont doté l’équipe d’un bus flambant neuf, annonçant les couleurs avant la prochaine saison. ---------------------- Bureau exécutif de Damissa Fc ------------- Président : Gbian Koto Francis 1er Vice-président : Gbian Aboudoulaye 2e Vice-président : Sourokou Sabi Abel Secrétaire général : Lawani Abdou Nassirou Secrétaire général Adjoint : Farou Koto Lafia Trésorier général : Mouke Seko Orou Seko Trésorier général adjoint : Aremou Nafiou Membres : Chabi Sounon Sinende Idrissou, Allou Tamou, Bouyagui Tairou, Koto Yérima Ganio Sports 20 nov. 2020


Mesures gouvernementales en faveur du secteur agricole: Une campagne d’information des promoteurs lancée
Les exploitants agricoles seront édifiés dans les jours à venir sur les mesures prises par le gouvernement pour faciliter leur accès au crédit. Une tournée nationale démarre dès la semaine prochaine, dans le cadre d’une campagne d’information des promoteurs lancée ce mercredi 18 novembre à Cotonou. Trois mesures spécifiques pour un montant de 100 milliards F Cfa permettront aux entreprises agricoles d'avoir accès au crédit à 12 % au plus et partiellement garanti par l’Etat. Les promoteurs seront édifiés sur les tenants et les aboutissants du mécanisme mis en place, à la faveur d’une campagne d’information, d’éducation et de communication lancée hier à Cotonou par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture et Romuald Wadagni, en charge des Finances. Elle a démarré par une communi-cation sur l’opération-nalisation de la décision prise par le Conseil des ministres en date du 29 juillet dernier, à l’intention des responsables des faîtières agricoles. Tous les départements seront parcourus afin de fournir aux promoteurs agricoles les explications nécessaires sur les activités éligibles, les facilités de financement, les modalités d’accès, assure le ministre Dossouhoui. Du 26 au 27 novembre, les départements de l’Atacora, de la Donga et du Borgou seront à l’honneur. Suivront les autres dès début décembre prochain. Pour Adjéoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, ces mesures gouvernementales sont « une première » dans la sous-région. « Elles viennent soulager les difficultés des producteurs et permettront de ressusciter l’agriculture », apprécie-t-il. Elles permettront d’accroître la contribution des exploitants agricoles à la croissance de la production végétale, animale et halieutique, renchérit Comlan Ernest Pedro, président de la Plate-forme des acteurs de la Société civile au Bénin. Déjà en 2019, la hausse des affectations budgétaires et du crédit accordé à la recherche agricole plaçait le Bénin au premier rang dans la sous-région, salue-t-il. Mécanisme Le secteur agricole occupe 70 % de la population active et contribue à 34 % du Produit intérieur brut (Pib), indique Valère Léonard Houssou, directeur général du Fonds national de développement agricole (Fnda). Il concentre seulement 2,9 % des crédits bancaires. Les mesures du gouvernement pour pallier l’accès difficile au financement adapté concernent les petites et moyennes entreprises (Pme) du domaine, les groupements d’intérêt économique (Gie), les industries, les coopératives de producteurs ou de transformateurs ainsi que les exploitants agricoles individuels. Le premier volet, explique Valère Houssou, leur permettra de bénéficier de crédit à un taux maximum de 12 % auprès des banques ou systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ils obtiendront un refinancement intégral au taux de 2 %, pour un montant total de 50 milliards F Cfa. Le deuxième se traduira par une garantie de 50 % sous forme d'engagement par signature adossé à un « cash collatéral » de 35 milliards de F Cfa déposé à la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) au nom du Fnda. Il vise à rassurer les institutions financières qu’elles partagent avec le Fonds le risque à hauteur de 50 % du montant du crédit et ce, dans une limite maximale de 500 millions francs Cfa par entreprise. Le troisième volet vient en appui aux deux autres et consiste en la mise en place d’un fonds de bonification de 15 milliards de F Cfa pour sortir les crédits à un taux de 2 % au profit des bénéficiaires. Sept banques et quinze Sfd sont en relation avec le Fnda. Le ministre Gaston Dossouhoui exhorte les promoteurs à préparer des dossiers de demande de financement bancables et les institutions financières à étudier avec beaucoup plus d’assurance ces dossiers. Actualités 19 nov. 2020


Tournée du chef de l'Etat dans les communes: Engagements tenus à Boukoumbé
Quinzième commune visitée par le président Patrice Talon à l’occasion de sa tournée dans les communes, Boukoumbé. Dans l’histoire de la commune, le lundi 16 novembre est une date marquée d'une pierre blanche. Faut-il continuer par appeler le chef de l’Etat par son nom, Patrice Talon, après sa visite dans la commune de Boukoumbé, lundi 16 novembre dernier ? Bonne question à se poser, après la cérémonie de baptême dont il a fait l’objet de la part de l’Union des femmes de la commune. Pour ces braves dames en particulier et pour les habitants de la cité des Tata en général, Patrice Talon est désormais « Oshabô ». Sur la signification de ce nom fortement ovationné, la clameur populaire, les chants et pas de danse qui ont suivi le baptême, témoignent qu’il s’agit là d’un nom fort et affectueux, sans doute pour traduire la joie de ces populations. Boukoumbé est en effet l’une des premières communes à voir se concrétiser une promesse de campagne du candidat à l’élection présidentielle de 2016, Patrice Talon. Le président de la République leur avait en effet promis que la commune sera désenclavée, que la route Natitingou-Boukoumbé-Korontière sera réalisée. A peine 24 mois après, ceux qui en ont douté se rendent à l'évidence. Les populations jubilent face aux 60 kilomètres de bitume qui se déploie et offre au voyageur en direction de la cité des Tata aisance et plaisir. Toutes les commodités d’une route moderne y sont prévues et l’on peut à loisir, contempler la verdure qui s’associe au relief de cette région montagneuse. La réalisation de cette route a tout changé dans la commune. Le maire Aldo Calixte N’dah Kouagou manque de mots pour dire sa satisfaction. Cette route a constitué la solution idoine à l’enclavement de la commune dont les populations ont longtemps souffert et ses impacts sur les plans économique, sanitaire et social sont visibles, retient le maire. Joie Mais ce n’est pas que le bitume qui fait jubiler les habitants des Tata. Les femmes expriment leur joie quant à la disponibilité de l’eau potable. En plus des efforts déployés par le gouvernement, un château moderne y a été érigé par la première dame et grâce à cet ouvrage, l’eau ne peut plus jamais manquer dans la commune, assurent-elles. Boukoumbé visitée par Patrice Talon et sa délégation est une autre cité, parce que bien d’autres projets inhérents à la vie décente y ont été déployés dans les secteurs de l’électrification, de la santé, de l’éducation… Décidées à assurer leur autonomie, ces femmes tendent la main au chef de l’Etat pour la satisfaction d’autres besoins. « Si vous avez la possibilité de nous offrir une unité moderne de transformation de fonio, vous feriez davantage notre bonheur», ont-elles fait savoir. C’est alors qu’elles en apprennent du président Patrice Talon sur la qualité de leur fonio. En bon consommateur de ce produit, il fera des confidences à ces braves dames dont il a loué le mérite, le travail et l’engagement à se surpasser pour assurer leur autonomie. Au regard de la chaleur qui a caractérisé les échanges entre le chef de l’Etat et les femmes, la séparation n’a pas été aisée. Mais, en ce cinquième jour de sa tournée, et à cette dernière étape dans le département de d’Atacora, le chef de l’Etat n’a eu autre choix que de prendre congé d’elles, le temps d’un bref repos pour reprendre dès le lendemain, mardi 17 novembre, son périple vers le département de la Donga. Actualités 18 nov. 2020


« Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires »: Un guide méthodologique pour asseoir l’efficacité
Le livre intitulé « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires» est un recueil de modèles et spécimens en matière de rédaction de courrier et de pratique diplomatiques orthodoxes. Il s’érige en un véritable antidote contre l’amateurisme et l’inexpérience dans ce milieu. L’ouvrage a été mis sur le marché, vendredi 13 novembre dernier, à Cotonou, par l’ambassadeur Marc Hermanne G. Araba. Tout sauf l’improvisation. En diplomatie, il s'agit là d'une règle d’or, sauf que parfois, elle se fait bousculer par des pratiques indécentes qui créent le malaise ou l’incident diplomatique. C’est donc pour pallier ces genres de frasques que l’auteur de « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires », l’ambassadeur Marc Hermanne G. Araba a mis ce précieux ouvrage sur le marché, vendredi dernier. L’auteur « a voulu rassembler des modèles et spécimens de la correspondance et de la pratique diplomatiques aussi bien dans nos Etats que sur le plan international et susceptibles d’être utiles aux praticiens de la chose diplomatique », détaille le préfacier, l’ambassadeur Jacques Adandé. “ L’Araba ”, surnom qu’il a donné à ce livre, est à l’usage de tout diplomate en fonction, et un bréviaire pour les diplomates en devenir. Il s’adresse aussi aux non diplomates travaillant en milieu diplomatique. L’ouvrage de 272 pages comporte six chapitres et 68 encadrés. L’auteur informe avoir utilisé l’approche synchrone pour la rédaction du livre et fédéré deux composantes à savoir la théorie et la pratique en montrant de manière précise comment rédiger différents actes administratifs et diplomatiques abordés dans la partie théorie. Ainsi, le chapitre 1 parle des correspondances administratives et diplomatiques. Le chapitre 2 renseigne sur comment le chef de mission diplomatique est choisi, les demandes et notifications y afférentes, les créditifs, sa prise de service, la notification de sa fin de mission ainsi que d’autres détails utiles. Le même exercice est répété dans le chapitre 3, cette fois-ci, pour le chef de poste consulaire y compris comment créer un tel poste. Le chapitre 4 porte sur l’action diplomatique et les deux derniers parlent de la pratique et de la gestion des carrières, des affectations de même que la gestion des cas pratiques et situations protocolaires tels que la gestion d’une visite du président de la République. « Voilà comment la pierre a été taillée et dégrossie », s’exclame Marc Hermanne G. Araba. Le préfacier « salue l’excellent travail effectué » par son collègue et retrace les coulisses de la rédaction et de l’édition du livre. L’ambassadeur Jacques Adandé est convaincu que « cet ouvrage est promis (...) à un grand succès». Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, salue aussi l’initiative et ne doute pas de l’intérêt que les diplomates et les agents et cadres de l’administration vont accorder à cet ouvrage. Car, souligne Aurélien Agbénonci, ce « manuel de procédures » vient combler un vide puisque le milieu diplomatique manque d’ouvrages de référence du genre qui surtout partent d’une expérience vécue. L’envie de mettre ce bouquin sur le marché, explique l’auteur, est née de trois déterminants : sa passion pour les lettres et le livre, l’utilité née d’un besoin et le devoir qu’il décrit comme une dette découlant de l’ouverture généreuse et spontanée de ses aînés. Biographie Né le 19 février 1971 à Porto-Novo, l’ambassadeur Marc Hermanne G. Araba est nanti d’un “ Master of Arts ” à l’Institut ukrainien des relations internationales de l’université de Kiev. Il a à son actif 24 ans d’expérience dans le service diplomatique béninois. Ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères, l’ambassadeur Marc Hermanne G. Araba est fraîchement nommé au poste de représentant permanent du Bénin près l’Organisation des Nations Unies à New-York. L’ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est marié et père de deux ans. Il parle couramment le français et a une bonne connaissance du russe et de l’anglais. Culture 18 nov. 2020


Tournée du chef de l’État dans les communes: Cobly désormais «BENI»
Avant-dernière commune du département de l’Atacora visitée par le président Patrice Talon, Cobly a permis aussi de faire constater des grandes avancées en cours dans le pays. Pour rallier la commune de Cobly après l’étape de Matéri, le président Patrice Talon a dû affronter d’énormes nuages de poussière sur une voie rocailleuse. Des difficultés de franchissement qui, loin d’émousser son ardeur à aller à la rencontre des populations, l’ont renforcé plutôt dans sa thèse que, dans le pays, d’énormes chantiers restent et les attentes des populations sont multiples et variées. C’est d’ailleurs là, le point fort de ses échanges avec les populations de cette commune. Fort heureusement, quoiqu’isolée, enclavée avec des besoins par-ci, par-là, Cobly est objet d’attention de la part des dirigeants. Séraphin Nambima, son maire, en fait un point sommaire. Depuis 2016, Cobly a bénéficié de plusieurs actions du gouvernement. Il cite pêle-mêle, la numérisation des actes d’état civil, l’encadrement des classes sportives, les cantines scolaires pour 75 % des écoles publiques, le déploiement des enseignants du primaire et du secondaire, les microcrédits, le projet emploi des jeunes, la mise en place de la police spéciale des frontières basée à Tapoga, la construction de modules dans plusieurs écoles publiques, la réalisation de forages d’eau potable dans certaines localités… Cobly n’est donc pas si mal lotie, reconnaissent des autorités communales. Mais on en veut plus avec la liste des doléances présentées au président Patrice Talon à travers le mot « Béni ». Béni La lettre « B » pour réclamer le bitumage de la voie inter-Etats Tanguiéta-Cobly-frontière du Togo soit 72 kilomètres. Le «E» pour demander l’eau. Pas seulement l’eau potable, mais aussi des retenues d’eau pour bien mener les activités agropastorales. Cobly veut aussi de nouvelles voies urbaines donc la lettre « N » et enfin, le « I » pour dire que les infrastructures manquent et les services déconcentrés font défaut. Mais ses besoins ne l’empêchent pas de reconnaître que nombre des promesses qui lui avaient été faites sont réalisées. Si Cobly exprime sa fierté et sa reconnaissance, Patrice Talon, lui, est loin d’être satisfait. Celui qui est considéré dans cette commune de l’Atacora comme un « fils du terroir depuis trente ans » veut mieux impacter le quotidien des habitants. Mais en général, admet-il aussi, le pays a évolué et a changé. «Même si à Cobly tous ces changements ne sont pas encore concrets et visibles, en observant le pays on peut constater sans complaisance qu'il change», souligne le président de la République. Pour ce qui est de la route menant à la localité, elle n’a pas encore démarré et il demande aux populations de ne nullement avoir le sentiment qu’elle ne sera pas réalisée. Le gouvernement a déjà projeté, planifié et même programmé cette route. « Nous ne pouvons tout faire en un jour, mais nous avons planifié les réalisations les unes après les autres, commune après commune », assure-t-il. Le président Patrice Talon rassure aussi sur les raisons de sa visite. Il soutient qu’il ne veut pas « faire facile », sillonner les communes de grandes réalisations et se complaire dans la satisfaction. Sa logique, c’est de faire l’état des lieux de la nation avec toutes les populations et voir avec elles les points de changement que connaît le pays, les zones du pays qui, du rouge, migrent vers le jaune et laissent entrevoir des voyants verts. Actualités 18 nov. 2020


Tournée du chef de l'Etat dans les communes: Bassila en synergie d’actions
Le président Patrice Talon a achevé la première partie de sa tournée dans les communes par Bassila, mardi 17 novembre en début d’après-midi. Comme aux étapes antérieures, il a écouté les populations et a eu avec elles des échanges francs sur ce qui est fait pour transformer le Bénin, mais aussi sur ce qui est planifié et qui se déploiera dans les mois et années à venir. Bassila s’honore d’accueillir le président de la République. Sa population s’est fortement mobilisée, chantant et dansant pour lui souhaiter la bienvenue. Zachari Tassou n’en est que trop fier. Aubaine qu’il saisit pour vanter les atouts qui font de Bassila une terre bénie où presque tout pousse et où cultiver la terre est une passion. Bassila, bastion de l’anacarde, est logée à une bonne place dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Elle bénéficie « des actions élogieuses », témoigne son maire. Ses femmes assurent petitement leur autonomisation avec le microcrédit Alafia. Dans le cadre de la réalisation de la route Dassa-Savalou-Djougou, elle bénéficie de trois bretelles. De nombreux autres projets du gouvernement impactent son quotidien. Si ailleurs, l’eau potable coule et fait la joie des populations, à Bassila, les populations n’en jouissent pas vraiment, malgré sa disponibilité. Le maire Zachari Tassou a expliqué au chef de l’Etat que l’approvisionnement se révèle difficile et dans des localités comme Manigri où vivent plus de 25 000 âmes, la situation est encore plus critique. A la base de cette situation, les conduits d’eau détruits par l’entreprise en charge de travaux dans la zone. Bassila manque d’infrastructures scolaires et d’enseignants au primaire et au secondaire. Le Ceg1 de la localité érigé depuis 1971 manque de laboratoire. Les populations souhaitent une route pour relier Bassila à Parakou. « Cette visite est une aubaine pour soumettre les besoins de la commune au chef de l’Etat », souligne pour sa part Alidjanatou Saliou-Arekpa, porte-parole des associations de développement. Malgré ces attentes et les nombreux autres besoins qui sont les leurs, les populations de Bassila ne désespèrent pas. Bien au contraire, elles sont confiantes de ce que la gestion méthodique et rigoureuse qui a cours dans le pays depuis avril 2016 permet de changer le pays. «Des localités se transforment ; ce qui permet de montrer au monde entier nos capacités », salue Zachari Tassou, le maire. « Nous voulons être les acteurs de ce changement positif », suggère le maire qui souhaite d’ores et déjà un deuxième Programme d’action du gouvernement (Pag 2). Dans ce futur programme qu’il espère de tout cœur, il souhaite la réalisation de l’asphaltage dans la commune, le stade municipal, un marché central, la création d’un lycée technique moderne, une unité de transformation du cajou… « Bassila a décidé de construire avec le président Patrice Talon, notre beau pays, un Bénin fort uni et prospère ». Espoir… Le président Patrice Talon a suivi avec attention l’adresse du maire. « Ce qui est important, c’est que nous avons mis en œuvre ce qu’il faut pour que dans les années à venir, notre pays se porte mieux», indique-t-il, expliquant aux populations que leurs besoins les plus importants et urgents commencent par avoir des solutions. « Tout ce qui nous manque, à tous, commence à être vu commune après commune, région après région », souligne-t-il. Eau et électricité en milieu urbain et rural sont disponibles. « Maintenant, tout est lancé », soutient-il. Le secteur de l’enseignement a été surtout au cœur de ses échanges avec les populations. Il leur a surtout expliqué les actions déployées par le gouvernement pour rehausser le niveau de l’enseignement. Malgré les moyens mobilisés et la volonté du gouvernement, le besoin en enseignants qualifiés est encore plus grand. « Notre rôle, c’est de faire face aux situations mêmes les plus graves… Nous avons attaqué ces problèmes », poursuit-il. Après Savè, Tchaourou, Parakou, Kalalé, Nikki, Bembèrekè, Malanville, Banikoara, Kandi, Kérou, Kouandé, Natitingou, Matéri, Cobly, Boukoumbé, Djougou, Bassila est la 17e commune parcourue par le président Patrice Talon au cours de sa tournée dans les communes du pays. Un exercice auquel il s’est adonné avec engagement, foi, joie, même si à toutes les étapes, il n’a cessé de clamer son regret de ne pouvoir sentir davantage la chaleur des populations. « Je regrette de n’être pas venu plus tôt m’acquitter de cette obligation… Le quotidien a été tellement harassant », indique-t-il. Le respect des gestes barrières contre la maladie à coronavirus, le président Patrice Talon en a fait une exigence majeure. L’enthousiasme des populations à son égard sur tout le parcours était aussi grand. En effet, le chef de l’Etat a fait toute sa tournée par voie terrestre. Actualités 18 nov. 2020


Diplomatie : Aouale Mohamed Abchir, nouveau représentant résident du Pnud
Un nouveau représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a pris fonction au Bénin le 2 novembre dernier. Aouale Mohamed Abchir, de nationalité djiboutienne, a présenté ses lettres de cabinet au ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, ce mardi 17 novembre. Mohamed Abchir, selon un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, est détenteur d’un Doctorat en Géologie de l’Université Paris VII et de l’Institut de Physiques du Globe de Paris. Il dispose d’une vaste et riche expérience dans le domaine du développement durable et cumule 27 ans d’expériences professionnelles dont une vingtaine d’années avec l’Onu aux niveaux mondial, régional et local. Avant son affectation au Pnud Bénin, apprend-on, Mohamed Abchir a servi au Bureau régional pour l’Afrique en qualité de Conseiller Pays Principal et Chef d’Equipe en charge de l’Afrique de l’Est et Australe (2018 -2020). Il a fourni des appuis et conseils stratégiques, programmatiques, et techniques et opérationnels à 17 pays de la région dont il a la charge. Il a également servi au Pnud Congo (2015 -2018) et au Pnud Sierra Léone (2011 – 2015) en tant que représentant résident Adjoint – Programme et Opérations. En 2013, il a servi par ailleurs en Sierra Léone en tant que directeur du Pnud par intérim pendant un moment crucial de l’histoire de ce pays, où après les élections de 2012, la Mission Politique des Nations Unies s’est retirée du pays. Le Pnud a accompagné sous son leadership le gouvernement dans cette transition en montant des programmes ambitieux et en mobilisant des ressources pour plusieurs secteurs pour relancer l’économie nationale. Selon le communiqué de presse, Mohamed Abchir a travaillé à Genève en Suisse en tant que Conseiller Régional Afrique du Bureau du Pnud pour la Prévention des Crises et le Relèvement-Bcpr (2005 -2011) et de la Stratégie Internationale des Nations Unies pour la Prévention des Catastrophes (2001-2005). Il a conçu et coordonné avec succès plusieurs initiatives aux niveaux national, régional et global, dirigé des missions d’évaluation post-crises et post-catastrophes naturelles (dont une au Bénin en 2009 à la suite des inondations qu’a connu le pays). En dehors du Pnud, le nouveau représentant résident a travaillé pour l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) à Rome en Italie en tant que Consultant (1999 et 2000). Il est marié et père de trois (3) enfants et parle couramment le français et l’anglais.       Actualités 18 nov. 2020


Programme Defia / Promotion de la filière ananas:Enabel appuie l’Aiab avec 186 millions F Cfa
Le Programme Defia de l’Agence belge de développement (Enabel) s’engage à porter le développement de la filière ananas au Bénin avec l’interprofession. Une convention de subside a été signée à cet effet, ce lundi 16 novembre à Cotonou. Renforcer l’image de marque de l’ananas du Bénin, assurer la défense des intérêts des professionnels de la filière et favoriser les relations entre les familles d’acteurs, tels sont les objectifs visés à travers la convention signée, ce lundi à Cotonou, entre l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab) et le Programme de développement de l’entrepreneuriat dans la filière ananas (Defia)porté par l’Agence belge de développement (Enabel). Portant sur un montant de 284 525 euros, soit 186 636 165 F Cfa, cet appui permettra de « renforcer la gouvernance de l’interprofession et de mener des actions de plaidoyer en vue de la promotion de la filière », précise Jean-François Michel, représentant résident d’Enabel au Bénin. Au nom des acteurs de cette chaîne de valeur, Athanase A. Akpoé témoigne sa gratitude à la Coopération technique belge, avant de s’engager à utiliser les fonds « à bon escient » pour la mise en œuvre effective des actions prévues.« L’Aiab saisira l’opportunité de cette convention pour organiser, développer la filière ananas et mieux défendre les intérêts de ses membres », promet-il. A l’en croire, la signature de la convention est le couronnement d’un long processus participatif d’identification des besoins en renforcement de capacités et en planification opérationnelle et financière au niveau de la faîtière. « Elle constitue la preuve de la bonne collaboration entre l’interprofession ananas du Bénin et le programme Defia », estime M. Akpoé. Wilma Baas, manager du programme Defia, salue la disponibilité et la qualité des contributions des responsables de l’Aiab et de l’équipe technique et financière d’Enabel tout au long du processus. Actions L’un des résultats du programme Defia, indique Wilma Baas, est l’amélioration du cadre légal pour favoriser le développement de la filière ananas, une tâche qui incombe à l’Aiab regroupant en son sein les producteurs, les transformateurs, les commerçants et les exportateurs de l’ananas. Dans la mise en œuvre de la convention, ceux-ci seront sensibilisés aux textes régissant l’interprofession. L’accent sera mis sur la tenue régulière des assemblées générales et autres réunions, la mise en conformité des documents fondamentaux de gestion et d’organisation de la faîtière, l’organisation des audits annuels, le suivi d’une politique et d’un plan d’autofinancement, détaille Chadrac Ahamidé, secrétaire permanent de l’Aiab. Pour la promotion de la filière, il est prévu la tenue de « Journées ananas » pour échanger et débattre des stratégies et questions liées à son développement. Diverses actions d’information et de communication seront menées à travers plusieurs canaux en vue de booster la consommation locale de l’ananas et le positionnement du label béninois à l’international. Société 17 nov. 2020


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