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Nouvelles

Koffi Attede à propos du Festival international de théâtre de l’ouverture : « L’ambition du FITO est d'offrir à la fois de la diversité et un théâtre d'identification »

Les 23 et 24 décembre, se déroule à Comè la toute première édition du Festival international de théâtre de l’ouverture (FITO). Tout est fin prêt pour une belle fête, soutient Koffi Attede, opérateur culturel, chargé de l'administration dudit festival, rencontré à la veille du festival.

La Nation : Festival international de théâtre de l’ouverture (FITO), un festival de plus ?

Koffi Attede : C'est un autre festival qui naît et je comprends aisément cette forme de doute que couvre votre question. Le FITO est certes un nouveau festival, mais il a son identité et ses particularités. L'enjeu principal pour nous, ce sont les publics. Satisfaire la demande, pour nous, est prioritaire. Le dispositif ne néglige pas pour autant les paramètres de diffusion de l'offre existante. Comme tout festival, nous créons une passerelle sauf qu'ici, la priorité est véritablement donnée aux publics. La programmation, par exemple, est orientée vers eux. Ils l’influencent fortement. Les publics donnent l’essence première de la notion d'ouverture qui est au cœur de notre démarche.

Si le public intervient autant, qu’elles étaient alors les motivations à la base ?

Nous partons du principe qu’au Bénin, la dimension entrepreneuriale et industrielle de la culture n’est pas encore prise en compte dans les politiques et stratégies publiques de développement du secteur; et ce, malgré la quadruple dimension du potentiel culturel du Bénin qui inclut les biens et services créatifs, artistiques et artisanaux, les cultes et traditions, le patrimoine matériel et les legs, les entreprises et industries culturelles. Ce manque appelle une réponse et des contributions urgentes qui doivent venir prioritairement du secteur privé.
Nous considérons que si le théâtre est l’art par excellence du partage, il ne doit pas être enfermé dans des considérations de « professionnalisme » et de banalisation des enjeux de consommation. Le théâtre est partage, don de soi, générosité, solidarité, ouverture. Ouverture aux autres genres théâtraux, aux autres formes d’expressions artistiques, aux publics (jeunes, adultes, personnes instruites ou non) et à toutes les catégories de créateurs (amateurs, professionnels).

Où en êtes-vous par rapport à l’organisation ?

Nous sommes fin prêts. Cette édition du FITO se déroule à Comé les 23 et 24 décembre prochains.

Parlez-nous alors des objectifs du festival !

Le principal objectif que nous visons est de mettre en place, d'animer et de pérenniser à partir du Bénin et du théâtre, un modèle équitable de plateforme marchande des arts et spectacles, tourné vers les publics. Il est ainsi important de veiller à faire porter l'événement par un organisme privé ayant une présence nationale forte et de précieux réseaux internationaux. Nous avons aussi pour ambition de révéler des talents, de valoriser des formes d'expression artistique sous exposées, d'ouvrir le FITO à la formation, au travail des auteurs, d'en faire un modèle d'événement culturel bien géré, qui crée de la richesse et des emplois.

Pensez-vous que votre événement est opportun en ce moment où des festivals thématiques, notamment sur le théâtre, poussent comme des champignons au Bénin ?

Est-ce que la question de la désaffection des publics pour les lieux de culture, notamment les théâtres, est réglée pour autant? Je ne pense pas. Est-ce que l'épineux problème d'un ''théâtre imaginé pour nos publics'' a été vidé ? Je ne crois pas. Pour nous, il ne s'agit pas de se retenir parce que d'autres auraient échoué ou parce que la liste des événements supposés être de même nature que le FITO serait longue. Non. Pour nous, il faut agir, proposer, questionner concrètement les publics, prendre le risque d'aller vers eux, de les satisfaire, chercher une nouvelle façon de soutenir la chaîne de production et de diffusion théâtrale en centrant la démarche sur la qualité de la consommation. C'est le sens de notre démarche.

Quel serait selon vous l’impact du FITO au plan socioculturel pour le Bénin ?

L'ambition est d'offrir aux publics à la fois de la diversité et un théâtre d'identification aussi bien à travers la langue que par les thématiques et les formes d'expression. Je donne un exemple. Nous avons dans la programmation de cette année, un spectacle intitulé : A ne pas vendre. Cette production traite de la question de l'insécurité foncière et des conflits domaniaux.
La programmation 2016 est riche de spectacles de marionnette, de théâtre, de stand-up, présentés à l'école, au marché, dans la rue et sur la place publique. Pour cette édition inaugurale, la diversité s'exprime aussi, modestement, par les pays présents : le Bénin et le Togo.

Quels sont les critères de participation pour les troupes ?

Les troupes participantes ont été sélectionnées sur audition et sur la base de la pertinence de leurs propositions pour les publics cibles de cette édition inaugurale.

Culture 23 déc. 2016


3e congrès ordinaire de la CGTB: Bachabi Moudassirou remplace Pascal Todjinou

Bachabi Moudassirou est le nouveau secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB). Il a été élu à la faveur du 3e congrès ordinaire de la Confédération ouvert ce jeudi 22 décembre à Cotonou et placé sous le thème « Défi et enjeux d’un mouvement syndical fort : rôle et responsabilité de la CGTB ». C’est aussi l’occasion pour le secrétaire général sortant, Pascal Todjinou, de faire le bilan des nombreuses luttes syndicales menées et des sacrifices consentis pendant des années.

Bachabi Moudassirou a été élu hier pour un mandat de cinq ans à la tête de la Confédération générale des travailleurs du Bénin. Pascal Todjinou passera ainsi le témoin pour la poursuite du combat syndical en vue de l'amélioration des conditions de vie des travailleurs. C'est à l'occasion du troisième congrès ordinaire de la Confédération.

«La tenue du congrès de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (CGTB) est un événement majeur et historique», a déclaré hier le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys. Pascal Todjinou a expliqué que les nombreuses luttes ont permis d’obtenir entre autres: l’augmentation de la valeur indiciaire en 2011; l’augmentation des salaires des enseignants de 50% dans la maternelle, le primaire et le secondaire mais toujours insuffisant pour couvrir les charges qu’implique une formation de qualité. Il a également évoqué la restitution des défalcations sur salaire pour fait de grève licite. Dans le secteur privé, le SMIG, ajoute-t-il, est négocié pour passer de 31 625 F CFA à 40 000 F CFA.
Le ministre Adidjatou Mathys, a reconnu à la CGTB ses longues années de lutte et de sacrifices. Elle trouve que ce congrès s’insère dans la dynamique de l’alternance syndicale, non seulement au Bénin mais aussi en Afrique et dans le monde. Pour elle, la CGTB a servi et servira encore les travailleurs de toutes les conditions et de tous les secteurs d’activités au Bénin.
Elle a aussi rappelé le rôle que la CGTB a joué dans notre société avant et après la tenue de la Conférence nationale des forces vives de la nation. Ainsi, dira-t-elle, la CGTB a pris une part active dans les travaux du Conseil économique et social, du Conseil national du travail, de la Commission nationale de négociation des conventions collectives dans les entreprises, de la syndicalisation des acteurs de l’économie informelle au Bénin, de la Conférence internationale du travail. « Ce sont donc autant d’actions pertinentes et opportunes qui sont inscrites dans les annales de l’histoire sociale béninoise et africaine », s’est-elle réjouie.
Quant à la personne même de Pascal Todjinou, elle voit en lui, un exemple de la combativité, de la détermination à lutter contre l’injustice et la privation des libertés tout au long de sa carrière. C’était l’occasion pour elle de renouveler ses félicitations au secrétaire général, Pascal Todjinou, à la suite de la signature de la charte nationale du dialogue social. Cette signature, poursuit-elle, est un événement capital qui a redonné confiance aux travailleurs et un espoir qui marque un renouveau syndical au Bénin. Cette charte est également un instrument de prévention des conflits sociaux, de la solidarité et de la paix durable.

Actualités 23 déc. 2016


Anselme Amoussou, nouveau secrétaire général de la CSA-Bénin: «Priorité : réaliser l’autonomie financière de la confédération»

Après dix ans à la tête de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), Dieudonné Lokossou a cédé son fauteuil à Anselme Amoussou. Un changement qui intervient en ce moment où les tensions sociales sont de plus en plus vives de la part des travailleurs. Le nouveau secrétaire général nous parle ici de ces défis.

La Nation :Vous venez d’être nouvellement élu à la tête de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Anselme Amoussou : En syndicalisme comme dans d’autres domaines, il n’y a jamais de génération spontanée. Si je parle, aujourd’hui au nom de la CSA-Bénin c’est parce que j’ai pris le temps de faire mes armes. Mon parcours syndical a commencé par le militantisme au sein d’un syndicat de base de l’enseignement qu’on appelle le Syner-Bénin, c’est-à-dire le Syndicat national des enseignants pour le renouveau éducatif au Bénin qui est un syndicat qui couvre le primaire et le secondaire. J’ai occupé le poste de secrétaire général adjoint dans ce syndicat avant d’en prendre les rênes pendant environ une dizaine d’années. Avec ce syndicat, j’ai milité au sein du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’éducation où j’ai été le porte-parole en 2008 avec un certain nombre d’acquis très importants notamment les 25%, le logement, le reversement des contractuels locaux. J’ai fait cette expérience de porte-parole du Front et j’ai ensuite été au sein de la Fédération de l’éducation au sein de la CSA-Bénin : d’abord adjoint du secrétaire général Alphonse da Silva, puis secrétaire administratif du secrétaire général Siméon Pépin, avant de devenir moi-même secrétaire général de cette même fédération que j’ai quittée pour devenir deuxième secrétaire général adjoint de la CSA-Bénin en décembre 2011. ...Ce parcours a été le mien et a été couronné par mon intégration au sein d’un certain nombre de réseaux de chercheurs en Afrique notamment un réseau qui fait beaucoup de recherches sur des thématiques majeures qui concernent les travailleurs en Afrique... Ce parcours s’est enrichi avec un certain nombre de formations.

Ce parcours riche en expériences vous a permis d’être à la tête de cette confédération de renom. Quelles sont vos premières impressions ?

D’abord, j’ai une impression de satisfaction, de joie et de reconnaissance envers ces dizaines de militants de syndicats affiliés qui m’ont fait confiance spontanément. C’est une lourde responsabilité et j’ai été très ému de cette marque de confiance. Reconnaissance également surtout en direction du secrétaire général sortant, Dieudonné Lokossou, que j’ai servi pendant des années en tant qu’adjoint et qui a été un leader très collaborateur et collaboratif. Il m’a appris comment gérer une confédération et comment assurer une telle responsabilité. J’ai été à ses côtés au cœur du fonctionnement d’une confédération. J’ai aussi appris de ses succès et de ses échecs. C’est donc une énorme reconnaissance envers lui. Ensuite je mesure bien entendu, quand l’euphorie passe, la délicatesse de cette fonction et j’appréhende les lendemains qui vont venir et au cours desquels nous seront bien obligés de nous mettre à l’œuvre pour mériter de la confiance des travailleurs.

Une fois à la tête de cette confédération, quel dynamisme entendez-vous insuffler à cet outil de combat des travailleurs ?

Aujourd’hui, la CSA-Bénin est la deuxième confédération au regard des dernières élections professionnelles. Et nous entendons conforter cette position et devenir la première. La première en terme d’idées et d’image parce que nous avons besoin de redorer le blason du syndicalisme qui a été écorné ces derniers temps par un certain nombre de pratiques et de tares comme la prolifération des organisations syndicales. Dans les différents secteurs, nous sommes à plus de cent organisations syndicales. Ce sont des choses qui ne favorisent pas la bonne image du syndicat. Nous avons un certain nombre de faiblesses également dans le syndicalisme au Bénin. Je voudrais parler de la dépendance financière vis-à-vis de l’Etat et des bailleurs de fonds, le manque d’expertise sur des questions de thématiques majeures en ce qui concerne la ligne budgétaire, le manque de ressources humaines qualifiées par rapport aux négociations et au dialogue social. Et de ce point de vue, la priorité sera de m’attaquer à la question de la formation et de l’éducation ouvrière, faire en sorte que nous ayons des militants qui connaissent leurs droits et leurs devoirs et qui sachent négocier et dialoguer et qui sortent de ce cercle vicieux où on pense que le bon syndicaliste est celui qui crie, entretient la guéguerre en permanence avec l’employeur et qui au bout du rouleau n’obtient rien. Je mettrai également l’accent sur ce que nous devons faire en direction des femmes et des jeunes qui sont des couches que l’on retrouve très peu dans le syndicalisme, aujourd’hui, alors qu’ils sont de plus en plus nombreux dans le monde de travail surtout au regard du caractère informel de nos économies. Donc, il faut faire en sorte d’intéresser les travailleurs de l’économie informelle dont les femmes en général et les jeunes travailleurs à venir au syndicat et ça passe par l’amélioration de la qualité de service que nous leur apportons en tant que force sociale. Il faudra également s’attaquer à proposer aux travailleurs une offre de service et de bénéfice qui nous sorte des fonctions classiques du syndicat. Alors, pourquoi ne pas installer un centre d’écoute et d’assistance pour les retraités ? Ces derniers, lorsqu’ils vont à la retraite, il faut qu’on puisse les aider à sortir rapidement leur pension plutôt que d’attendre six mois ou un an. Pourquoi ne pas installer une petite crèche pour les femmes travailleuses qui veulent militer dans le syndicat et qui sont des nourrices par exemple, des mères de famille qui peuvent déposer leurs enfants à moindre coût à la bourse du travail pour vaquer tranquillement à leurs occupations? Autant de fonctions sociales que nous pouvons faire en direction de nos militants pour que nous puissions créer un esprit de famille de la CSA-Bénin. Ce qui permettra d’améliorer la capacité de mobilisation des militants. Enfin, il faudra que nous puissions améliorer notre participation dans le dialogue sociale en termes de propositions crédibles alternatives au gouvernement. Ce qui pourra faciliter l’implication en aval des prises de décisions afin d’impacter favorablement les décisions qui sont prises au nom des travailleurs.

En ce moment où les tensions sociales deviennent de plus en plus vives, quels sont alors les grands défis à relever pour soulager les souffrances des travailleurs ?

Nous sommes dans une alternance politique qui commence avec un nouveau régime qui parle beaucoup de réformes, des réformes économiques surtout et des réformes politiques qui sont annoncées et qui paraissent dures avec une gouvernance un peu froide de mon point de vue. Ainsi, le premier grand défi est de faire en sorte que le gouvernement infléchisse dans cette propension à dénier le social dans son action. Et pour le faire, il faut que forcément nous pussions être là où on décide des réformes. Et donc nous devons comme priorité discuter avec les autres forces sociales pour que notre cri de cœur puisse être entendu par le gouvernement...
La deuxième priorité sera de réaliser l’autonomie financière de la confédération. Nous devons sortir de ce carcan où le gouvernement fait du chantage par rapport à la subvention qu’il met au service des confédérations. Cela doit passer par une diversification des partenariats à l’interne comme à l’extérieur. Cela passe également par une nouvelle politique de collecte des cotisations. On ne peut pas traiter les finances syndicales comme les finances d’une mutuelle ou d’un micro crédit. Nous devons mettre en œuvre des stratégies qui permettront d’obliger les travailleurs à venir payer spontanément leurs cotisations ou bien obliger le gouvernement, à l’instar d’autres pays, à officialiser le « check off » pour que tous les travailleurs puissent contribuer à l’effort des confédérations et organisations syndicales pour améliorer leurs conditions de vie. Ça va être les deux premières priorités associées à la formation qui est la pierre angulaire de nos actions au niveau de cette confédération. Ainsi, dans les jours à venir, la CSA-Bénin va multiplier les séminaires de formation, l’éducation ouvrière de ses militants qui va leur permettre d’être des syndicalistes différents de ce que nous avons connus jusque-là. Enfin, il faudra améliorer le fonctionnement de la confédération. Je voudrais dire qu’il revient de faire en sorte que les fédérations fonctionnent correctement pour que la confédération grandisse. A la date d’aujourd’hui, nos fédérations ne fonctionnent pas et l’efficacité de l’action syndicale s’en ressent. Nous donnerons les moyens aux fédérations pour qu’elles fonctionnent bien. Il s’agit de les rapprocher des militants afin que leurs préoccupations puissent être pris rapidement en compte pour nous permettre de les régler.

Par rapport au fonctionnement des fédérations et organisations syndicales affiliées à la confédération, quel appel avez-vous à leur lancer ?

Nous avons souvent réclamé que les jeunes viennent aux affaires dans le monde du syndicat. Il est souvent reproché aux syndicalistes qu’ils sont des retraités. Aujourd’hui, la CSA-Bénin vient de donner la preuve qu’il y a une organisation syndicale où la démocratie n’est pas un vain mot. C’est pourquoi nous appelons tous les syndicats affiliés à nous accompagner dans cette œuvre en tant que militant. Les jours à venir, la marque de la jeunesse, en tant qu’approche des problèmes, en termes de stratégies pour aller vers les gouvernements et vers les travailleurs sera améliorée.

Actualités 23 déc. 2016


Discours sur l’état de la nation: Patrice Talon exhorte au travail et à l’espoir

Le chef de l’Etat était, ce jeudi 22 décembre, devant la Représentation nationale pour son premier discours sur l’état de la Nation. Bref et concis, cette adresse du président de la République rappelle ses engagements vis-à-vis du peuple béninois et invite au travail, au courage et à l’espoir.

Le président Patrice Talon a surpris plus d’un dans la ponctualité qu’il a imprimée à la cérémonie consacrant son premier discours sur l’état de la Nation devant l’Assemblée nationale. Non seulement il est venu à temps pour l’exercice, mais il n’a pas fait attendre les députés. Mais c’est surtout le contenu du discours qui aura épaté plus d’un. En vingt-cinq minutes, Patrice Talon avait fini d’accomplir cette obligation que lui impose l’article 72 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Il dit y être venu pour partager à nouveau « la grande espérance ainsi que les heureuses perspectives » que le peuple béninois s’est offert à la faveur de l’alternance démocratique qui a consacré son avènement au pouvoir. Et à l’occasion, rappelle le chef de l’Etat, « La situation politique, économique et sociale de notre pays n’était guère reluisante ». Elle était caractérisée, note-t-il, par « la suprématie écrasante du pouvoir exécutif et le clientélisme », tandis que l’indice de développement humain n’était pas favorable pour laisser envisager une continuité à l’issue heureuse. Le Bénin alors classé 166e rang sur 177 pays était devenu inquiétant sur plusieurs plans, précise Patrice Talon qui égrène la longue liste des dysfonctionnements dont son gouvernement a hérité.

Redorer le blason du Bénin

Malgré la situation du pays peint par lui, le chef de l’Etat reste confiant en l’avenir et entend combler les attentes de ses compatriotes. « J’ai pleinement conscience de la légitimité de l’impatience de nos concitoyens et j’appréhende dans sa juste mesure l’immensité de la tâche qui attend mon Gouvernement et moi-même. C’est pourquoi je voudrais redire en cette occasion solennelle que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses mais plutôt celui de la responsabilité», indique-t-il. Son œuvre, rappelle-t-il une fois encore, sera accentuée sur le redressement du pays. Le temps, la méthode, la rigueur, l’expérience constituent autant d’éléments sur lesquels Patrice Talon projette d’asseoir son action. Et à l’impatience de ses compatriotes de le voir réformer le pays, il associe volontiers le tien. « Je suis tout aussi impatient de réformer, de reconstruire sachant que les réformes ne seront pas achevées en une année et qu’il n’y aura pas non plus le plein emploi au bout d’une année seulement », souligne-t-il. A ses compatriotes, il lance aussi un « appel au bon sens et au patriotisme » et leur demande de s’isoler de « l’esprit mesquin et immature de la diabolisation qui tronque dangereusement la réalité, pervertit les objectifs et compromet inutilement l’unité nationale ».
Le président de la République assoit davantage son optimisme sur les premières initiatives ou décisions prises par son Gouvernement. Lesquelles, précise-t-il, avaient pour principal objectif « d’arrêter la saignée de la dépense publique par l’identification et la résorption des poches de gaspillage de l’argent public ». L’acte fondateur a été la réduction du train de vie de l’Etat grâce notamment, à une redéfinition à la baisse du nombre de ministères, soit une réduction de 25%, sans oublier la réduction du nombre de directions générales de 430 à 280. Ensuite, « tous les secteurs de la vie économique, sociale et administrative ont été mis en chantier très rapidement ».

Optimisme

Une série de mesures urgentes a été également prise rapidement pour corriger des dysfonctionnements ou des insuffisances dans plusieurs secteurs. Mais Patrice Talon ne veut pas s’en satisfaire. Je prends, dit-il, « l’engagement de veiller à ce que l’attente ne soit pas trop longue. Nous avions longtemps pensé notre développement comme une série de petites retouches sectorielles à court terme et sans aucun creuset économique structuré. Nous avions pris l’habitude de traiter à chaud les problèmes et de nous contenter de solutions limitées aux circonstances qui les ont générées ». Il diagnostique un manque de vision globale contre lequel son Gouvernement a proposé « un vaste programme d’actions à la fois global, ambitieux et visionnaire » pour impulser une nouvelle dynamique de développement dans notre pays. Mais il faudra « du courage, beaucoup de courage pour garder un rythme soutenu dans l’effort et la persévérance », implore-t-il. Pour le chef de l’Etat, aucune main ne sera de trop face à la tâche et en conjuguant les efforts pour l’intérêt général, « nous parviendrons à faire de notre pays, un pays stable, un pays uni et de paix, un pays à économie prospère et de bien-être partagé ».
Convaincu de la justesse des mesures et solutions proposées par son Gouvernement qui s’essaie depuis plus de huit mois. Avec lui, et il insiste beaucoup là-dessus, la méthode sera à la rigueur et la gouvernance sans complaisance avec en toile de fond une rationalisation des ressources. En somme, l’espoir est permis et le futur du Bénin est prometteur, est allé dire Patrice Talon devant le Parlement, clamant avec insistance sa foi en un avenir meilleur?

Actualités 23 déc. 2016


Sécurité des personnes et des biens: 4 milliards de ressources additionnelles pour la Police et la Gendarmerie 

Plus de moyens pour les 321 unités opérationnelles de la Police et de la Gendarmerie nationales. C’est ce qui ressort, entre autres, du Conseil des ministres du mercredi 21 décembre.

« Pour accroître les moyens des 321 unités opérationnelles de la Police et de la Gendarmerie installées sur toute l’étendue du territoire national, le Conseil autorise que chaque unité soit désormais dotée de ressources financières additionnelles gérées en propre, donc à la base, pour assurer la sécurisation des différentes localités », révèle le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, tenu à la suite du Conseil des ministres du mercredi 21 décembre. Il s’agit, selon ses explications, d’un budget spécial, qui vient en complément des moyens courants. Lequel sera consacré « rubriques de carburants, des primes alimentaires journalières aux agents déployés, de fonds d’opérations de sécurité, de ressources pour la maintenance des moyens roulants et d’un appui au budget de fonctionnement de chacune des 321 unités opérationnelles de la Police et de la Gendarmerie, en complément aux crédits déjà inscrits au budget national ». 

Le Conseil considère que la mise en place de ces moyens additionnels permettra aux unités d’accomplir leur mission sans tracasser les populations par des actes de rançonnement des usagers de la route ou de manœuvres de corruption. A cet égard, indique le ministre d’Etat, « l’information sur le budget spécial doit être portée à la connaissance du personnel de chaque unité opérationnelle ». Mieux, poursuit-il, le Conseil des ministres informe chaque unité opérationnelle que « toute dilapidation ou tout détournement de ces ressources seront considérés comme fautes lourdes et seront, bien entendu, sanctionnés avec la dernière rigueur ». Aussi, le Gouvernement attire-t-il l’attention sur le fait que « le supérieur hiérarchique répond désormais de tout agent de sécurité indélicat, sauf à prouver qu’informé des faits de corruption ou de détournement, il a infligé à son subordonné la sanction prévue par les textes en vigueur. Un décret portant allocation de ressources additionnelles pour l’optimisation de l’action de la Police et de la Gendarmerie a donc été pris dans ce cadre avec en annexe, le tableau détaillé des dotations spéciales par rubrique.
Le coût financier de cette dotation supplémentaire est évalué à 4 milliards FCFA pour l’année 2017. Une charge qui sera supportée, détaille le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, par réallocation de certains crédits inscrits au budget des ministères en charge de l’Intérieur et de la Défense nationale à hauteur d’un milliard. Le Conseil national des chargeurs du Bénin, par le truchement des redevances sur le bordereau de suivi des cargaisons apportera aussi une contribution d’un milliard et les deux milliards restant constituent la part réservée au Port autonome de Cotonou à travers les redevances sur les entrées de camions au port de Cotonou.
Rappelons que le Conseil des ministres a aussi adopté au cours de cette même séance, le Plan d’organisation de la réponse de sécurité civile (Plan ORSEC/Plan de contingence humanitaire). Ce plan est « conçu pour apporter une réponse coordonnée, rapide et efficace aux situations d’urgence liées à la manifestation de différents risques et catastrophes ». Il vise aussi à faciliter la coordination et la mobilisation de tous les acteurs publics et privés pouvant intervenir et participer à la protection des populations et définit les rôles et responsabilités des acteurs, dresse un répertoire des moyens d’actions susceptibles d’être utilisés en cas de nécessité?

Actualités 22 déc. 2016


Promotion des patrimoines et développement du tourisme: L’ANPT échange avec ses partenaires pour relancer le tourisme au Bénin

L’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) a organisé, mardi 20 décembre à Cotonou, une séance d’échanges avec les acteurs du secteur touristique et de la chaîne hôtelière. Le but est de présenter l’agence et ses missions aux partenaires pour une meilleure coopération dans la réalisation des sept projets phares de l’ANPT.

Faire du tourisme béninois, un tourisme de haut niveau pour mieux vendre la destination Bénin dès 2019. C’est l’objectif visé par l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT). Pour la réussite de cette mission, l’agence a besoin de la participation de tous les acteurs liés au tourisme au Bénin. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé à Cotonou, mardi 20 décembre, une séance de prise de contact avec ses partenaires. L’occasion pour les responsables de l’agence de présenter les missions de celle-ci aux acteurs du secteur touristique et de la chaine hôtelière afin de nouer un véritable partenariat avec eux pour dynamiser le tourisme béninois.

L’ANPT a été créée il y a peu par décret sur l’initiative du président Patrice Talon pour concrétiser sa vision pour le tourisme au Bénin. Elle a pour mission, entre autres, d’inventer un lien original entre patrimoines et tourisme et développer des grands projets structurants et pérennes. L’agence doit rendre séduisante et authentique la destination Bénin, d’ici quelques années pour créer des richesses et de l’emploi. Elle doit également œuvrer pour le rayonnement à l’international du Bénin à travers son tourisme. Elle se veut donc un guichet unique opérationnel au service des patrimoines et de tourisme. En somme, l’ANPT est un établissement à caractère technique et scientifique patrimonial et touristique de type spécifique.
Pour atteindre son objectif, elle s’est définie sept projets phares dont la réalisation tient à cœur au président de la République. Il s’agit de la recréation du parc W Pendjari, en parc de référence de l’Afrique de l’Ouest et la réinvention de la cité lacustre de « Ganvié ». Sa mission consiste aussi à transformer la ville d’Abomey en un pôle touristique des arts et culture et à édifier le 1er musée international des arts, culture et civilisation vaudou à Porto-Novo. Elle va également œuvrer pour la création d’une expérience touristique prémium autour des « Tata » à Boukombé et la reconstitution de la cité historique de Ouidah, recréation à l’identique de la route de l’esclave. Son septième projet phare est l’aménagement de stations balnéaires et éco-lodges (Avlékété, Djègbadji, Bouche du Roy). José Pliya, directeur général de l’ANTP se dit confiant que ces objectifs seront atteints avec la participation de tous les acteurs du secteur. Il invite tous les acteurs du tourisme et de la chaine hôtelière à s’approprier le projet à œuvrer pour sa réussite. « C’est une fenêtre de tir exceptionnelle dont il faut prendre conscience et saisir l’occasion pour investir et changer la vie des populations», dit-il.

Actualités 21 déc. 2016


Visite dans les instances faîtières de la presse: Le ministre Rafiatou Monrou appuie la Maison des médias

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, a effectué, ce mardi 20 décembre, une visite à la Maison des médias et au siège de l’Odem à Cotonou. Occasion pour elle d’offrir du matériel et de rassurer du soutien de son ministère pour le développement des médias, tout en exhortant les animateurs de la presse à plus de professionnalisme.

Dans sa volonté d’appuyer les médias béninois, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication a offert, ce mardi 20 décembre, du matériel informatique composé d'ordinateurs de bureau à la Maison des médias Thomas Megnassan. « Le geste est historique » et autorise à espérer et à rêver du meilleur, a laissé entendre Franck Kpotchémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB). Depuis huit mois, se réjouit-il, l’exercice du métier est caractérisé par « un climat apaisé » entre les professionnels des médias et le ministère de tutelle. La « douce révolution » engagée par le ministre Rafiatou Monrou a étanché tant soit peu la soif des professionnels des médias, reconnaît, pour sa part, le président du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA), Basile Tchibozo. Il salue les actions «volontaristes» du ministre et plein d’engagements en faveur des hommes de la plume.

Cependant, tout n’a pas été rose, nuance Franck Kpotchémè qui rappelle les effets de la « normo-communication » avec sa vague de suppression de contrats aux organes sans oublier la suspension de certains organes de presse par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). A cela, le président de l’UPMB ajoute l’indisponibilité de l’aide de l’Etat à la presse pour le compte des années 2014, 2015 et 2016.
Le président du CNPA souhaite que le ministère appuie davantage les journalistes et les organes de presse, et surtout la Maison des médias.
Le ministre Rafiatou Monrou rassure les associations des professionnels des médias que son soutien ne leur fera pas défaut. L’appui en matériel informatique n’est que le début, assure-t-elle, d’un accompagnement qui se fera sentir dans le temps. Mais le vrai souci du ministre, c’est de voir le secteur des médias se professionnaliser pour une presse libre et plus responsable. Elle y a longuement insisté et invité les responsables des organisations faitières des médias à l’accompagner dans ce sens, en vue de la formation des journalistes. « Ils font un travail de qualité. Mais leur offrir plus de moyens et de possibilités contribuerait à renforcer ce qui se fait déjà », soutient le ministre.
Après la Maison des médias, le ministre s’est rendu au siège de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem). « J’ai toujours souhaité venir vous parler de vives voix. Je vous suis de loin. Vous représentez un maillon important de notre chaine… Parmi les défis à relever au niveau des médias, il y a ceux relatifs à la bonne formation, à une éthique rigoureuse… », a déclaré sur place le ministre Rafiatou Monrou face aux membres de cette instance en charge de l’autorégulation dans les médias. Avant de visiter les locaux en compagnie du président Guy Constant Ehoumi et des membres de l’organe, elle a également rassuré de la disponibilité du MECN à appuyer l’Odem dans son travail. Rafiatou Monrou a saisi l’occasion pour souligner que le développement des médias figure en bonne place dans le Programme d’actions du Gouvernement lancé vendredi dernier et se traduira par des projets structurants.

Actualités 21 déc. 2016


Message sur l’état de la Nation: Patrice Talon à l’Assemblée nationale jeudi prochain

Le chef de l’Etat est attendu jeudi 22 décembre prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Patrice Talon devra satisfaire à une exigence constitutionnelle qui oblige le président de la République à adresser, une fois par an, un message sur l’état de la nation. C’est la toute première fois qu’il sacrifiera à cette obligation constitutionnelle.

Comment se porte aujourd’hui le Bénin? Quelles sont les perspectives pour le pays en 2017 ? Le chef de l’Etat, Patrice Talon, aura à apporter des éléments de réponses à ces quelques questions jeudi 22 décembre prochain. Il est attendu en effet devant la Représentation nationale à l’occasion du traditionnel message sur l’état de la nation que le président de la République prononce en fin d’année. Le principe est prévu à l’article 72 de la Constitution béninoise qui stipule : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». C’est la première fois que Patrice Talon sacrifiera à cette tradition depuis son investiture à la Marina le 6 avril dernier. Il fera ainsi son baptême de feu devant les députés réunis en séance plénière jeudi prochain. Le président Patrice Talon saisira l'occasion pour faire le bilan secteur par secteur des actions et réalisations de son gouvernement au cours de l’année 2016. Laquelle année a été particulièrement éprouvante pour l’économie béninoise qui a subi les effets de la dépréciation du naïra au Nigeria et de la chute des activités de la filière des véhicules d’occasion. Le président de la République aura certainement à déplorer cette situation économique avant de rassurer le peuple béninois sur les perspectives de l’année 2017. Il a déjà donné les signaux forts à travers le budget général de l’Etat gestion 2017, d’un montant de 2010,586 milliards F CFA adopté par l’Assemblée nationale jeudi dernier et le Programme d’actions du gouvernement baptisé « Bénin révélé » qu’il a lancé vendredi dernier à la Présidence de la République. Le chef de l’Etat ne manquera pas de revenir sur le fond de ces deux documents stratégiques pour son gouvernement. Patrice Talon aura à réaffirmer aux députés ses engagements et sa détermination à améliorer les conditions de vie de la population à travers les nombreux chantiers qu’il entend entreprendre l’année prochaine notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, des Tic, de l’agriculture, de l’économie, du tourisme, de la culture, des sports et autres. 

Le chef de l’Etat ne passera sans doute pas sous silence son projet de réformes politique et institutionnelle qui lui tient à cœur. Patrice Talon pourrait annoncer sa volonté d’organiser le référendum constitutionnel consacré à ces réformes en 2017. C’est dire que le premier message sur l’état de la nation du président Patrice Talon devra être un discours d’espoir empreint de bilan et de bonnes perspectives pour le Bénin?

Actualités 20 déc. 2016


Réduction du taux de mortalité infantile: Une campagne d’administration de la vitamine A démarre ce jour

Le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, a procédé, ce jeudi 15 décembre, au lancement d’une campagne nationale de supplémentation en vitamine A et de déparasitage des enfants de 6 à 59 mois. Elle démarre ce jour et se poursuivra jusqu’au 18 décembre prochain.

Pendant trois jours à compter de ce vendredi, les agents distributeurs passeront dans les ménages respectifs pour administrer gratuitement des comprimés de vitamine A à tous les enfants de 6 à 59 mois et donner des comprimés d’Albendazole à ceux de 12 à 59 mois. A cet effet, le ministre de la Santé, Alassane Séïdou a invité les parents d’enfants à les présenter tous à ces distributeurs, afin qu’aucun enfant cible ne soit laissé pour compte. Il a exhorté les autorités politiques et administratives, les leaders religieux, les chefs traditionnels et les organisations de la société civile au niveau communautaire, à sonner la mobilisation pour la réussite de cette campagne dans les villages, quartiers et hameaux du Bénin. 

Selon le ministre de la Santé, Alassane Séidou, au Bénin, près de 8 enfants sur 10 au Nord et 6 enfants sur 10 au Sud sont touchés par la carence en vitamine A. Face à cette situation et pour mieux contribuer à la réduction de la mortalité infantile de 12 à 24%, l’OMS a recommandé l’administration de la vitamine A.
Pour ce faire, le ministère de la Santé et ses partenaires organisent deux fois chaque année et à intervalle de 6 mois, l’administration à tous les enfants de 6 à 59 mois des capsules de vitamine A couplée au déparasitage à l’Albendazole en vue de leur créer les conditions requises pour l’amélioration de leur état nutritionnel.
Selon la sage-femme spécialiste en nutrition-diététique, chargée de la division de la promotion de la nutrition au ministère de la Santé, Jeannine Agbo Monlemey Lawani, la vitamine A possède de nombreuses fonctionnalités au sein de l’organisme. Elle permet notamment de préserver la bonne santé des yeux, de stimuler la croissance des cellules ou encore d’assurer le bon fonctionnement du système immunitaire. La vitamine A contribue également à combattre les infections et les maladies en stimulant la croissance des différents tissus constituant le corps humain, y compris les yeux, la bouche, le nez, la gorge ou encore les poumons. Elle aide également à prévenir les infections et à restituer les tissus endommagés. La vitamine A est très importante pour les enfants en période de croissance puisqu’elle permet le bon développement des os et des dents. Elle peut être apportée à l’organisme de diverses manières : directement par les aliments ou bien transformée à partir de béta carotène. Les aliments permettant d’apporter naturellement de la vitamine A sont les œufs, le lait, le foie et la viande.
Certains aliments ne contiennent pas forcément de vitamine A pure, mais du beta-carotène qui sera ensuite transformé en vitamine A par l’organisme. Ces aliments sont les fruits et légumes, et plus particulièrement les primeurs rouges, oranges ou verts. D’autres aliments sont naturellement riches en béta-carotène, ajoute Jeannine Agbo Monlemey Lawani, comme les tomates ou encore les légumes verts à feuilles, tels que les épinards.
Dr Félix Sonon, chef service nutrition, rappelle qu’il est important de garder à l’esprit que la vitamine A consommée en trop grande quantité peut être toxique pour l’organisme. Il ne faut donc jamais dépasser la quantité journalière recommandée, ni consommer de la vitamine A sans avis médical.

Santé 16 déc. 2016


Compte rendu du Conseil des ministres: Recouvrement des créances de la SONEB sur l'Etat

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 07 décembre 2016, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des Affaires
Les projets de décrets suivants ont été adoptés :
1.1 Agrément au code des investissements :

Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant agrément au régime « C» du code des investissements de la Société Unité de Production de Plastiques Sarl pour son projet d'installation d'une unité de Production des Plastiques à Guévié-Agongbé, Arrondissement de Glo-Djigbé, commune d'Abomey-Calavi, département de l'Atlantique.
Il est entendu que cet agrément exclut la fabrication des sachets plastiques.

1.2 Approbation d'états financiers, exercice 2014
Le Conseil des ministres a approuvé les états financiers, exercice 2014, du Port
autonome de Cotonou (PAC).

1.3 Projets de décrets d'application de la loi portant cadre juridique du partenariat public-privé
- En vue d'opérationnaliser les dispositions de la loi portant cadre juridique du partenariat-public-privé, le Gouvernement a examiné et adopté les décrets d'applications ci-après élaborés par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation :
- décret portant attributions, composition et modalités de fonctionnement de la Cellule d'appui au partenariat public-privé (CAPPP) en République du Bénin, en référence aux dispositions des articles 8, 13, 15, 16, 20, 22, 23, 26, 32, 40, 43, 56, et 60 de la loi.
- décret fixant les modalités de fonctionnement des Commissions ad'hoc d'appel d'offres chargées des procédures de passation des contrats de partenariat public-privé en République du Bénin, en référence aux articles 9, 28, 34, 35, 36, 37, 38, 39 de la loi ;
- décret portant conditions spécifiques du contrôle et de la régulation des procédures de passation et gestion des conventions du partenariat public-privé en République du Bénin, en référence aux dispositions des articles 7, 20, 41, 43, 45, 46, 60, 67, 74, 75 de la loi.
L'adoption de ces différents projets de décrets vient ainsi compléter le cadre juridique régissant des partenariats public-privé. Il convient de souligner que cette loi vise à promouvoir la mise en place de financements pour des projets et programmes d'investissements structurants pour l'économie nationale.
II. Au titre des communications
2.1 Recouvrement des créances de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) sur l'Etat, relatives aux consommations d'eau potable.

Le ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines a présenté au Conseil des ministres, une communication relative au recouvrement des créances de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) sur l'Etat, relatives aux consommations d'eau potable.
Les créances de la SONEB sur l'Etat s'élèvent à 8,805 milliards F CFA. Cette situation empêche la société de faire convenablement face à ses engagements envers ses créanciers nationaux et étrangers. En effet, au 31 décembre 2015, les dettes à court terme de la SONEB s'élèvent à 13,314 milliards F CFA. A celles-ci s'ajoutent les emprunts à long terme contractés auprès de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et de la Banque européenne d'Investissement (BEI) dont l'encours, à la même date, se chiffre à 12,133 milliards F CFA.
Le recouvrement des créances sur l'Etat constitue, dans ces conditions, une des mesures capitales pour rassurer les partenaires techniques et financiers à poursuivre l'accompagnement de la société dans la mobilisation des ressources nécessaires à l'exécution de ses programmes d'investissement, notamment le financement de la phase III du projet d'Alimentation en eau potable (AEP) de Cotonou. L'objectif majeur étant que la SONEB continue d'alimenter les populations en eau potable et de poursuivre les efforts en vue de l'atteinte des Objectifs du développement durable dans ce domaine.
En approuvant cette communication, le Conseil a instruit le ministre de l'Economie et des Finances, aux fins de la prise en charge de l'apurement des créances de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) sur l'Etat.
A ce titre, le Conseil a autorisé le paiement partiel desdites créances pour un montant de 5,155 milliards F CFA.

2.2 Mise en place d'un numéro téléphonique d'intérêt public.
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la mise en place d'un numéro téléphonique d'intérêt public au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique.
Face aux enjeux sécuritaires et eu égard au grand déficit communicationnel noté aujourd'hui entre les citoyens et les forces de sécurité publique, la mise en place d'un système de communication permettant aux populations de contacter directement et en temps réel les responsables chargés de la sécurité en cas d'urgence s'avère indispensable.
Par cette mesure nouvelle, le numéro vert préexistant, le 166, restera gratuit et sera réceptionné au centre d'appel où sera installé un commandement sécuritaire dynamique chargé de relayer l'information à l'unité de sécurité territorialement compétente en vue d'une intervention rapide et adéquate, le cas échéant.
En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le ministre de l'Economie numérique et de la Communication de prendre, chacun en ce qui le concerne, les mesures nécessaires pour la mise en service du numéro téléphonique d'intérêt public au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique.

3. Organisation des rencontres au Bénin
Le Conseil des ministres a autorisé l'organisation :
- de la cinquième (5e) édition de la Foire régionale de l'Uémoa (FRI­Uémoa), qui se tiendra à Cotonou, du 25 novembre au 10 décembre 2016;
- de l'atelier de formation sous-régional sur «l'Audit Energétique méthode et outils», qui se tiendra à Cotonou, du 12 au 14 décembre 2016.

4. Comptes rendus
4.1 Point de l'exécution du Contrat plan Etat-Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB), gestion 2015.

Le Conseil des ministres a pris connaissance du rapport d'exécution du Contrat Plan Etat-SONEB, gestion 2015, présenté par le ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines.
Pour permettre à la SONEB d'atteindre ses objectifs et de jouer efficacement son rôle dans le processus du développement socio-économique de notre pays, le Conseil des ministres a recommandé en 2007 l'établissement d'un contrat plan entre l'Etat et la SONEB.
Le Contrat plan Etat-SONEB porte sur les engagements réciproques des deux parties en vue d'un meilleur service public d'eau potable aux populations des zones urbaines et périurbaines.
Ainsi, un premier contrat plan a été élaboré et mis en œuvre pour la période 2008-2010. Il a été renouvelé successivement pour les périodes 2011 à 2013 et 2014 à 2016.
De l'examen de ce rapport, il ressort ce qui suit :
- Concernant la SONEB, les principaux objectifs de l'année 2015 ont été atteints notamment : la protection des points de captage, le taux d'eau non comptabilisée (ENC), le nombre d'abonnés, le taux de desserte, l'indice de potabilité de l'eau et le taux de recouvrement clients particuliers.
- au niveau de l'Etat, des résultats ont été aussi enregistrés, notamment, en ce qui concerne la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre des projets d'infrastructures hydrauliques.
Il convient de souligner qu'en dépit des résultats obtenus au titre de la gestion 2015 du Contrat plan, la SONEB doit poursuivre les efforts d'amélioration des performances en vue d'assurer la satisfaction continue des clients et l'atteinte des objectifs à elle assignés.
Concernant l'Etat, le Conseil a pris acte des dispositions qui doivent être prises pour respecter les engagements ci-après
-l'actualisation des tarifs conformes au contrat plan ;
- l'apurement des dettes de consommation d'eau des administrations dont le montant s'élève à dix milliards vingt-six millions huit cent quatre-vingt-quatorze mille six cent quatre-vingt-huit (10 026 894 688) francs CFA à fin juin 2016;
-le paiement régulier des factures de consommation d'eau des administrations ;
-la mise en œuvre accélérée des procédures de déclaration d'utilité publique et d'indemnisation des terrains dans le cadre de la réalisation des infrastructures hydrauliques.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l'Energie, de l'Eau et des Mines, en vue de faire prendre, par la SONEB, les dispositions nécessaires pour renforcer les performances enregistrées.
Par ailleurs, le ministre de l'Economie et des Finances a été instruit en vue de prendre les dispositions nécessaires pour solder les dettes de l'Etat relatives aux consommations d'eau des administrations de l'Etat.

4.2 Comptes rendus de missions à l'étranger

Le Conseil des ministres a également approuvé plusieurs autres comptes rendus relatifs à la participation de notre pays
- au Festival des Arts Vodolin, qui a eu lieu en Europe, du 22 au 25 octobre 2016;
- à la soixante-neuvième (69e) réunion ordinaire du Conseil
d'administration de l'Institut international des Assurances (IIA) de Yaoundé, qui s'est tenue à Paris, en France, les 15 et 16 septembre 2016;
- à la réunion informelle des ministres du Commerce de l'Organisation mondiale du Commerce (0MC), qui a eu lieu à Oslo, en Norvège, les 21 et 22 octobre 2016;
- à la sixième (6e) Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l'Afrique (TICAD-VI), qui s'est tenue à Nairobi, au Kenya, du 27 au 28 août 2016.

Nominations.
Des nominations ont été prononcées.
Au ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales,
- Directrice générale de la Famille et des Affaires sociales :
Madame Mêmouna Baboni Yacoubou épouse Sinimbou ;
- Directeur général de la Caisse mutuelle et prévoyance sociale : Monsieur Nicolas D. Stanislas Zinsalo ;
- Directrice de la Promotion de l'Emploi Madame Nonvilé Elodie Faïzoun.

Actualités 16 déc. 2016


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