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Nouvelles

Préservation de la biodiversité de Naglanou à Athiémè: Lueur d’espoir pour le groupement Ayininonté
Le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest offre des alternatives aux communautés en vue de réduire leur pression sur les ressources naturelles. Le groupement Ayininonté à Athiémé, dans le Mono, reste un modèle de cet élan à préserver la biodiversité. Il pleut des cordes, ce mercredi 14 octobre 2020, sur le village de Tadocomè, arrondissement d’Atchannou, commune d’Athiémè. Cette pluie surprise est venue plomber la motivation de Roboti Koko et Gbédégo Kpadonou, membres de la coopérative Ayininonté sur le site de transformation de noix de palme en huile, faute d’abri. Aux efforts physiques des femmes, s’ajoutent les intempéries et les risques de noyade de leurs enfants, en raison de la mare qui s’est formée dans leur environnement de travail. « Sous la pluie, les membres de la coopérative ne peuvent rien faire. Alors que sous un hangar, ils peuvent poursuivre leurs activités et sécuriser la production au niveau de leur magasin », admet Abdou Salami Amadou, responsable du volet Fonds pour l’Environnement mondial du Projet d’investissement de la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest. Ces conditions difficiles de travail ne seront désormais qu’un vieux souvenir avec le centre de transformation en construction, à un jet de pierre de l’atelier en plein air. L’infrastructure est financée par le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest Waca Resip-Bénin, qui appuie la coopérative à hauteur de 11 224 000 francs Cfa. Préserver la réserve de biosphère du Mono En décidant d’accorder cet appui aux femmes, le Bénin et ses partenaires tiennent à la préservation de la réserve de biosphère du Mono. « Pour réduire la pression sur les ressources naturelles du site Ramsar 1017, il est prévu le financement, le développement et la mise en œuvre des activités alternatives génératrices de revenus (Aagr) au profit des populations riveraines aux Aires communautaires de conservation de la biodiversité (Accb) », soutient-on au niveau du Fonds pour l’Environnement mondial. Le challenge, ici, c’est de sauvegarder l’Aire communautaire de conservation de la biodiversité (Accb) de Naglanou, à 5 km du site de transformation de la coopérative Ayininonté. Cette aire couvre un espace d’environ 319,56 hectares. Les animaux préservés sont le Sitatunga, le Guib harnaché, le singe, le python géant. Avant l’avènement du projet, cette réserve naturelle était l’une des principales sources de revenus pour le village de Tadocomè. « En appuyant la communauté, nous sommes en train d’épargner les Accb de la pression humaine », assure Abdou Salami Amadou. Selon Jeanne Akakpo Adanbiokou, coordonnatrice générale adjointe de l’Unité de gestion intégrée des projets, « les autorités béninoises au plus haut niveau sont préoccupées par les conséquences économiques, sociales et culturelles graves dues à la dégradation du littoral et de la réserve de biosphère béninois ». Leur volonté de mobiliser des partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds nordique de développement pour la concrétisation du projet d’Investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Bénin (Waca ResIP-Bénin) est manifeste. L’attention des partenaires à l’endroit de la coopérative Ayininonté vaut son pesant d’or pour le Bénin. Confronté à la production manuelle auparavant, le groupement doit aujourd’hui son ascension à Waca-Bénin. Les équipements de travail tels que les presseuses, les dépulpeuses et les équipements de protection individuelle acquis dans le cadre de ce financement font amorcer l’ère de la modernité. « Ces femmes étaient déjà dans la transformation de noix de palme en huile rouge. Ce sont elles-mêmes qui ont exprimé le besoin dont nous avons fait le point pour retenir le montant total du micro-projet », développe Abdou Salami Amadou. Des communautés engagées Les bénéficiaires ont le vent en poupe : « Nous sommes comblées par l’arrivée des partenaires. Ces appuis nous ouvrent les portes de la modernité dans notre domaine de travail en même temps qu’ils nous permettent de sauvegarder l’environnement », apprécie Blédo Dansi, présidente de la coopérative. Ses collègues et elle comprennent l’enjeu et servent de relais pour la sensibilisation des hommes contre le braconnage. Un système de surveillance permanente du site est mis en place pour traquer les récidivistes. Soixante-treize personnes dont douze femmes font partie des équipes de veille. Robert Codjo Sossa, président de l’Accb de Naglanou, est un ancien braconnier. Il a exercé plus de dix ans avant de troquer son fusil contre la sensibilisation à la préservation de la forêt. Selon lui, l’abandon du braconnage est bénéfique à tous égards. «Aujourd’hui, la forêt s’améliore et les animaux ne sont plus dérangés. La coopérative Ayininonté a reçu du soutien parce que nous avons arrêté le braconnage. Ma femme fait partie des bénéficiaires », s’extasie-t-il. Adolphe Noumon, administrateur de la coopérative, est heureux des efforts de sa communauté en faveur de la préservation de la biodiversité : « Les gens font pression sur la forêt en vue de survivre. Ils vivent mieux aujourd’hui sans la chasse ». L’horizon se dégage désormais pour ces femmes dont les conditions de travail étaient précaires jusqu’à un passé récent. Tout se joue minutieusement sur le terrain pour leur permettre d’exercer dans un cadre répondant aux normes. La bienveillance des partenaires à l'égard de la coopérative Ayininonté, forte de trente membres, a donc un impact indéniable sur toute la communauté de Tadocomè. «Cet appui au groupement impacte trente bénéficiaires directs et par ricochet trente ménages. La taille d’un ménage moyen dans cette localité est d’environ sept membres», estime le responsable du volet Fonds pour l’environnement mondial du projet Waca-Bénin. C’est dire que la promotion des activités alternatives génératrices de revenus par le projet Waca Resip-Bénin pour la préservation de la réserve de Naglanou est un geste hautement salvateur pour les bénéficiaires, leur communauté et le pays entier. Société 12 nov. 2020


Carnet noir: La 3e adjointe au maire de Porto-Novo décédée
Clémence Léa Yao Hounsou, précédemment 3e adjointe au maire de Porto-Novo, n’est plus. Elle a tiré sa révérence ce mercredi, à l’âge de 49 ans, au centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, des suites d’une courte maladie. L’illustre disparue est élue sur la liste de l’Union progressiste (Up) dans le 4e arrondissement de Porto-Novo. Le décès de clémence Léa Yao Hounsou ouvre la porte du conseil municipal de Porto-Novo à son suppléant, Ulrich Boris Sèwanou Tossa, entrepreneur de profession et âgé de 40 ans. Les regards sont tournés désormais vers le bureau politique du parti Up pour procéder à la nomination du nouveau 3e adjoint au maire de Porto-Novo conformément à la loi interprétative du Code électoral en vigueur. Il faut signaler que Clémence Léa Yao Hounsou est un agent de l’ex-Bénin Télécoms Sa Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Société 12 nov. 2020


Match Bénin-Lesotho: Désiré Azankpo et Nabil Yarou appelés en renfort

Face aux forfaits de Cèbio Soukou, Jodan Adéoti et Olivier Verdon, le sélectionneur Michel Dussuyer a fait appel à Désiré Azankpo et Nabil Yarou pour renforcer la sélection nationale.

Défenseur d’Enyimba Fc du Nigeria, Nabil Yarou (27 ans) rejoint l’effectif ce jeudi 12 novembre. Il dispose de quelques expériences pour avoir déjà arboré le maillot national à plusieurs reprises chez les juniors, les Ecureuils locaux et les seniors. Quant à Désiré Azankpo, attaquant  de Fc Villefranche-Beaujolais (France), habitué de la sélection  nationale, il faisait partie de l’effectif du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Sports 11 nov. 2020


« Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires »: Marc Hermanne Araba comble un vide en milieu diplomatique
Fin connaisseur des exigences du milieu diplomatique, l’ambassadeur Marc Hermanne Araba vient de publier « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires ». L’ouvrage dont le lancement aura lieu le 12 novembre apporte des précisions sur des aspects techniques et administratifs dans ce milieu de grandes exigences. Un diplomate qui met à la disposition des acteurs des milieux consulaire et diplomatique un « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires ». L’exercice n’est pas courant, mais on le doit à l’ambassadeur Marc Hermanne Araba. 270 pages à travers lesquelles, ce ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères partage des notions, techniques et précisions sans lesquelles l’administration diplomatique ne pourrait faire convenablement face à ses exigences. Jacques Adandé, ambassadeur à la retraite et préfacier de l’œuvre, estime que cette publication vient à point nommé pour combler un vide et satisfaire un besoin dans l’administration diplomatique. « J’apprécie en particulier les aspects techniques et administratifs ainsi que les usages… qui, en fait, sont des outils relationnels extrêmement efficaces dans l’exercice de notre profession », indique-t-il. Pour ce diplomate qui ne tarit pas d’éloges sur l’ouvrage, « les jeunes diplomates gagneraient énormément à s’en inspirer et à redonner cours à certaines pratiques qui ont traversé avec succès les siècles et les âges ». Au fil des pages de « Précis de pratique et de correspondance diplomatiques et consulaires », le profane découvre les usages qui font la spécificité du milieu diplomatique et pourrait ainsi se convaincre des exigences qu’imposent certaines cérémonies. Mais au-delà du profane, c’est davantage le diplomate qui a tout à gagner en feuilletant le livre de l’ambassadeur Araba. Un chapitre entier et fort bien détaillé est consacré aux cas pratiques et protocoles situationnels. Précieux vade-mecum Le chapitre premier est dédié aux correspondances administratives et diplomatiques. L’auteur y aborde, entre autres, la correspondance administrative, les caractéristiques et les formes spécifiques de la correspondance diplomatique. Dans le chapitre 2, il évoque le choix du chef de mission diplomatique, sa demande d’agrément, sa nomination, la notification de nomination, la mise en route, l’arrivée, la prise de service et la prise de fonctions… Le Chapitre 3 est charpenté sur le même modèle, mais porte plutôt sur le chef du poste consulaire. L’action diplomatique dans toutes ses spécificités est abordée dans le chapitre 4, alors que le chapitre 5 se focalise sur « les mondanités et usages diplomatiques ». Le chapitre 6 du livre se révèle le plus intéressant à maints égards. Il prend en compte la pratique diplomatique à travers des cas pratiques et protocoles situationnels. Une sorte de Bible pour l’agent diplomatique qui y trouve le condensé de ce qu’est appelée à être sa carrière. Les pages sont bien aérées, les exemples illustrés au besoin. L’ouvrage est écrit dans un langage clair et concis avec la culture et l’élégance de style que l’on reconnaît à son auteur, ainsi que le souligne le préfacier. Il s’agit, en somme, « d’une contribution importante à la formation et à la culture des agents diplomatiques. Nous devons l’en féliciter parce qu’il nous rassure que notre pays dispose encore et disposera à l’avenir d’un personnel diplomatique capable de le servir avec compétence et efficacité » salue aussi Jacques Adandé. Si l’ouvrage est autant apprécié et même très attendu avant son lancement officiel, c’est sans doute parce qu’en matière de diplomatie, tout ne s’enseigne pas dans les institutions universitaires. Le parcours du bon et vrai diplomate se forge aussi à l’épreuve de la pratique. Les vrais réflexes de la pratique quotidienne s’apprennent aussi sur le tas et se peaufinent au contact des aînés. Malgré cette passation de savoir, d’une promotion de diplomates à une autre, la qualité de l’offre s’altère. Ce précis vient un peu comme pour combler tout ces vides, mais surtout renforcer la connaissance dans le milieu. Il est donc vraiment un « vade-mecum » que l’auteur partage humblement avec ses collègues ainsi qu’avec les étudiants en fin de formation, à travers une palette de situations pratiques et quotidiennes. De l’auteur… L’ambassadeur Marc Hermanne Araba est diplômé de l’Institut ukrainien des relations internationales de Kiev. Il est ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères et ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. A la faveur d’un parcours professionnel de plus d’une vingtaine d’années, il a occupé de nombreux postes dans le milieu diplomatique. Le Conseil des ministres du mercredi 14 octobre dernier l’a nommé ambassadeur, représentant permanent du Bénin près les Nations Unies à New-York. Société 11 nov. 2020


Lutte contre la malnutrition: L’Unicef lance un appel à l’action pour les enfants du Sahel
L’Unicef lance la campagne « Nutrition Maintenant » pour les enfants du Sahel, combinant l’urgence et le développement afin de lutter durablement contre la malnutrition qui affecte des millions d’enfants dans la région. Les enfants qui naissent dans le Sahel aujourd’hui font face à de multiples obstacles pour survivre et atteindre tout leur potentiel. C’est un constat fait par l’Unicef et rendu public ce lundi 9 novembre. L’institution relève, entre autres fossés, l’alimentation inadéquate, l’accès limité à des soins de qualité, à de l’eau propre, la rareté des installations d’assainissement. Les données au Sahel sont évocatrices des défis à relever. « La région du Sahel compte plus de 60 % des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère en Afrique de l’Ouest et du Centre et le nombre d’enfants affectés pourrait passer de 8,1 à 9,7 millions d’ici la fin 2020, parmi lesquels trois millions d’enfants affectés par une forme sévère de malnutrition aiguë », relève l’Unicef. Appelant à l’action en faveur des enfants de la région, l’institution attire l’attention sur les dégâts de la malnutrition aiguë : « La malnutrition peut être fatale aux enfants de moins de 5 ans. L’incidence de la malnutrition aiguë est bien supérieure dans un contexte où un enfant sur trois souffre aussi de retard de croissance ». Ces données alarmantes soulignent l’ampleur des défis nutritionnels qui résultent d’une pauvreté omniprésente, de systèmes de santé fragiles, de troubles sociaux, de conflits armés et de guerres civiles et des impacts néfastes du changement climatique. La riposte à la Covid-19 et la crise socio-économique provoquée par la pandémie ont aggravé le phénomène chez les enfants. D’où l’intérêt de la campagne ‘’Nutrition Maintenant’’. L’Unicef appelle à la prise d’actions urgentes, au regard de la détérioration de la situation dans le Sahel : « Nous devons répondre à l’urgence nutritionnelle tout en développant des solutions durables qui éviteront en amont aux enfants de souffrir de malnutrition. C’est un défi immense, mais que l’on peut gagner si l’on agit maintenant ». Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, pense qu’une action urgente est indispensable non seulement pour sauver des vies d’enfants, mais pour prévenir les conséquences à long terme de la malnutrition chez les enfants et leur offrir un avenir meilleur. « La pandémie de Covid-19 a engendré des défis supplémentaires, nous obligeant à repenser notre façon de faire et à innover pour apporter des services essentiels aux populations vulnérables, en particulier les enfants», souligne-t-elle. Selon elle, il faut s’attaquer aux causes profondes du phénomène, en mettant en place des financements sécurisés et des programmes qui renforcent la résilience des communautés, familles, parents et soignants, en s’assurant qu’ils font partie de la solution. Au-delà des services qui sauvent les vies d’enfants souffrant de malnutrition, Marie-Pierre Poirier pense aussi que les acteurs de protection des enfants doivent adopter une approche de prévention pour les plus vulnérables. Elle insiste sur une approche multisectorielle qui se traduit par des « transferts d’argent pour aider les familles à pallier la diminution ou la perte de leurs moyens de subsistance, l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’accès aux soins de santé dont la vaccination, l’accès à un régime alimentaire sain et équilibré ». La campagne ‘’Nutrition Maintenant’’ met en lumière les mesures clefs pour abattre les barrières et construire des ponts entre l’urgence et les solutions à long terme. Société 11 nov. 2020


Des barques motorisées à la Police fluviale et à des communes: Pour une intervention rapide en cas de sinistre
Le déplacement sur les cours d'eau n'est pas sans risque, notamment dans certaines localités. Pour offrir une intervention rapide et réduire les conséquences souvent désastreuses des accidents sur les cours d'eau, l'organisation Direct Aid a offert des barques motorisées, hier mardi 10 novembre, à la Police fluviale et à quatre collectivités locales. Réduire les risques de noyade et sauver des vies. C'est ce qui a motivé l'organisation humanitaire Direct Aid à mettre des barques motorisées et accessoires de sauvetage à la disposition de la Police fluviale, des communes d'Athiémé, de Zogbodomey, de Tchaourou et de Ouinhi. Un élan de solidarité qui s'inscrit dans le cadre du partenariat entre l'Agence nationale de protection civile (Anpc) et Direct Aid. Représentant les bénéficiaires, David Towèdjè, maire de Zogbodomey, se réjouit de l'action . « Plusieurs communes du Bénin enregistrent, ces derniers temps, une recrudescence des cas de noyades et d'accidents sur les cours d'eau... Ces accidents causent des souffrances morales, physiques et financières aux populations... Les équipements mis à disposition nous permettront donc de réduire les noyades et les peines des populations », a indiqué David Towèdjè. Tout en rassurant que ces barques serviront aux fins auxquelles elles sont destinées, il a invité ses pairs maires à œuvrer pour la formation des agents sur les premiers gestes de secours. Le secrétaire général du ministre des Transports et le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique vont, à leur tour, saluer ce geste qui témoigne de la solidarité et de la sollicitude de l'organisation Direct Aid. « Sous le contrôle de l'Anpc, le gouvernement veillera à ce que les communes bénéficiaires fassent un usage rationnel et judicieux de ces barques», a assuré Ouorou Baro Mora, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique. C'est d'ailleurs le vœu du donateur, Direct Aid. Après avoir rappelé le drame qui a eu récemment lieu sur l'Okpara et qui a fait six morts dont un bébé de sept mois, le Représentant résident de Direct Aid Bénin Radouane Boukhanfra, a réaffirmé l'engagement de l'Ong à accompagner les communautés dans la prévention de ces sinistres. Il précise que Direct Aid est une organisation dont le but est de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations africaines à travers la lutte contre la pauvreté, le combat pour la faim zéro, la bonne santé, l'assainissement... En 2017, l'Anpc et Direct Aid ont signé un protocole d'accord de partenariat dans le domaine du secours et de l'assistance humanitaire... Direct Aid s'est engagée dans ce cadre à mettre en œuvre des projets visant à soulager les populations vulnérables... A ce titre, l'organisation a déjà porté assistance aux personnes sinistrées avec des vivres et mis à disposition des barques motorisées au profit de plusieurs communes dont Malanville, Karimama et Bopa. Actualités 11 nov. 2020


2e édition du Prix Père André Quenum du bon citoyen: Fulbert Adjimehossou lauréat
Le verdict de la deuxième édition du « Prix Père André Quenum du bon citoyen», est tombé. Le lauréat a pour nom Fulbert Rodrigue Adjimehossou, journaliste au quotidien Fraternité. Il a été récompensé, ce mardi 10 novembre, à la faveur d’une cérémonie organisée à cet effet. Il est l’heureux gagnant de la deuxième édition du « Prix Père André Quenum du bon citoyen ». Fulbert Rodrigue Adjimehossou, journaliste au quotidien Fraternité, a reçu un chèque d’une valeur de 500 000 francs Cfa, un trophée et une attestation, des mains des officiels présents. Son nom a été dévoilé à l’occasion d’une cérémonie de remise de prix, organisée, hier, à Cotonou. L’article de presse soumis par le lauréat est intitulé « Covid-19: nouvelle embûche pour les personnes handicapées ». Sur les six propositions reçues, celle de Fulbert Rodrigue Adjimehossou est la meilleure. Séduits par la qualité de son travail, les trois membres du jury n’ont pas hésité à lui attribuer la plus forte note. Ce qui permet à l’impétrant d'obtenir, au final, la moyenne la plus élevée même si l’article est encore perfectible. « C’est un sujet intéressant, l’angle est original, l’article est bien conduit, il y a un fil conducteur dans tout ce qu’il a dit (...). Donc, nous avons retenu ce papier même si nous estimons qu’il y a encore des efforts à faire pour rendre perfectible l’article aussi bien dans la forme que dans le fond (…). Pour l’effort de recherche qu’il a fait, pour la manière dont il a conduit son récit, nous disons qu’il mérite ce prix… », a déclaré le président du jury, Noël Allagbada, lors de la présentation du procès-verbal de délibération. Le lauréat a dit sa gratitude à l’endroit des organisateurs du concours, des membres du jury et de tous ceux et celles qui ont contribué à la rédaction de cet article de presse. A l’occasion, Fulbert Rodrigue Adjimehossou fait un témoignage émouvant sur le père André Quenum pour l’avoir côtoyé. Il rappelle aussi à quel point le Père André Quenum constitue un modèle à suivre, notamment en matière de pratique du métier de journaliste. Un témoignage qui a ému plus d’un, ce mardi. Le « Prix Père André Quenum du bon citoyen » est une initiative de l'hebdomadaire La Croix du Bénin en vue d’immortaliser son ancien directeur de publication rappelé à Dieu le 10 novembre 2014. Société 11 nov. 2020


Université d'Abomey-Calavi: De grands défis pour 2021 !
Pas question que la Covid-19 empêche l'Université d'Abomey-Calavi de s'animer, d'innover et de réaliser ses ambitions ! A l’occasion du lancement de la rentrée académique 2020-2021, le recteur Maxime da Cruz a levé le voile sur les défis de l’équipe rectorale et de la communauté universitaire au titre de cette année. Il aborde également la célébration des cinquante années d’existence de l’Uac. Des perspectives pour 2021 à l’Université d’Abomey-Calavi, il y en a en dépit de la crise sanitaire. « Nous envisageons le développement des applications liées aux paiements en ligne au niveau de notre partenaire Ecobank. Des tests sont en cours actuellement pour parfaire cette application qui sera étendue à grande échelle pour faciliter les paiements aux étudiants et éviter les longues files observées devant les guichets des agences de banque, surtout en ce temps de pandémie », fait savoir le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. Il ajoute qu’en raison du contexte lié à la pandémie, il sera également expérimenté l’impression des fiches de préinscription en ligne à partir d’un lien extrait d’Okapi. Au titre de l’année académique 2020-2021, l’équipe rectorale porte plusieurs ambitions, notamment la réalisation des manuels de procédures administrative et financière ; l’ouverture vers un partenariat triangulaire (entre les universités du Sud et une université du Nord) ; la généralisation de la délivrance des diplômes en anglais dans toutes les écoles et entités ; l’élaboration du document de politique d’insertion professionnelle ; le positionnement de la plateforme Bec de l’Uac pour héberger toutes les productions scientifiques des Enseignants-Chercheurs ; la création d’un site web pour le vice-rectorat chargé de la recherche universitaire… La situation des enseignants candidats aux grades du Cames ne sera pas occultée. Au nom de l’équipe rectorale, Maxime da Cruz promet : « Nous continuerons et maintiendrons le plaidoyer aux côtés de notre ministre de tutelle pour que les différents accompagnements du gouvernement à l’égard des candidats aux différents grades du Cames soient perpétués d’autant plus que la promotion des enseignants à ces différents grades, participe du rayonnement des universités, de l’amélioration de la qualité des formations et par conséquent du développement de notre pays ». Abordant les réformes annoncées par l’Exécutif, le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, rassure que les échanges vont se poursuivre avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour la sauvegarde des acquis. «Les élections des responsables des institutions universitaires sont perçues comme le signe de la vitalité démocratique, et ne plus élire les responsables serait perçu comme un recul. C’est pourquoi nous devons travailler à accompagner le gouvernement à trouver les formules qui permettent à la fois de sauvegarder et de renforcer nos acquis tout en apportant au gouvernement le gage de la pérennisation des bénéfices des différentes réformes salutaires qu’il engage dans le domaine de l’enseignement supérieur», a-t-il déclaré. Par-delà tout, le respect des gestes barrières édictés par le gouvernement reste, selon le recteur Maxime da Cruz, un défi quotidien. «Armons-nous davantage de courage, d’abnégation, d’imagination et surtout de lucidité et de perspicacité pour continuer dans le renforcement du e-learning et des solutions alternatives sans déroger aux exigences de l’assurance qualité dans l’enseignement et la recherche, notamment sans oublier les services à la communauté… Il y va de notre santé et du bon déroulement des activités académiques », a martelé Maxime da Cruz. L’Uac célèbre son jubilé d’or La communauté universitaire va vivre cette année, un événement important de la vie de l’Université d’Abomey-Calavi. « L’Université d’Abomey-Calavi aura 50 ans dans quelques jours. Après 50 ans de formation et de recherche, je voudrais que la célébration du cinquantenaire de l’Uac soit perçue pour nous comme l’occasion de faire un bilan à mi-parcours et également l’occasion de valoriser nos résultats de recherche et les innovations réalisées et qui ont contribué au développement national », a annoncé le recteur Maxime da Cruz à l’occasion du lancement de la rentrée solennelle 2020-2021. Il engage déjà la réflexion sur la célébration du jubilé d’or de l’Uac qui devrait aboutir à insuffler un nouveau dynamisme à la plus vieille maison de l’étudiant béninois. «C’est également l’occasion de nous projeter sur les cinquante prochaines années. Nous devons toutes et tous, au regard des nouvelles mutations sur le plan national et sur le plan international, travailler à insuffler un nouveau dynamisme à nos différentes formations et à nos différentes recherches », a précisé Maxime da Cruz. Il prend l’engagement d’œuvrer avec son équipe,à relever ce grand défi : « Mon équipe et moi avons bon espoir que nous relèverons ensemble ce défi de mettre notre université aux normes des universités qui répondent aux besoins du développement national, sous régional et international ». Des progrès enregistrés ; des réformes engagées Le lancement de la rentrée universitaire 2020-2021 a été l’occasion pour le recteur Maxime da Cruz de faire un bilan des acquis depuis 2018 pour l’amélioration du cadre et des conditions de travail aussi bien des enseignants, des étudiants que du personnel administratif, technique et de service. Au titre des avancées, le recteur Maxime da Cruz évoque l’amélioration de la gouvernance de l’Uac à travers la gestion administrative, la performance institutionnelle, la gestion financière et la valorisation du cadre de vie et de travail. Plusieurs efforts sont faits pour un enseignement équitable et de qualité, pour l’amélioration du cadre d’apprentissage et la promotion de l’Uac. Il s’agit entre autres, de la réfection des amphithéâtres et salles de cours, la promotion de la recherche scientifique de qualité et l’innovation technologique au service du développement ; de l’accroissement du nombre d’enseignants-chercheurs inscrits sur les différentes listes d’aptitude du Cames ; de la coopération interuniversitaire et institutionnelle au service du développement de l’Uac… De même, l’équipe rectorale a engagé de grandes réformes à l’Université d’Abomey-Calavi de 2018 à 2020. Le recteur Maxime da Cruz fait référence à l’instauration d’un registre de présence au poste au niveau de tous les services du rectorat ; à l’informatisation du système de suivi-évaluation de l’Uac ; à la réorganisation des centres commerciaux de l’Uac; à l’amélioration du processus de rétrocession des droits d’inscription et de formation aux entités avec une réflexion toujours en cours pour son automatisation; à l’enregistrement des opérations financières à plein temps dans le logiciel Perfecto pour sortir les états financiers au plus tard dans le premier trimestre 2021 ; au développement d’un module de collecte et d’intégration journalière des informations dans la plateforme d’inscription, renforçant de ce fait la cohérence des informations produites par la plateforme de rétrocession avec celles disponibles dans la plateforme d’inscription. Le recteur de l’Uac évoque aussi l’évaluation en ligne et le convoyage des dossiers des candidats au Cames ; la centralisation de l’étude des dossiers de toutes les admissions en master et en thèse par la commission universitaire d’orientation ; le regroupement des Journées de la Coopération interuniversitaire (Jcu), de la Semaine des Sciences et Technologies (Sst), des Journées de la Coopération interuniversitaire et de l’Innovation technologique (Jciit) et de la Semaine du Monde Professionnel (Semop) en Semaine de la Coopération. Société 11 nov. 2020


Mise en place de la plateforme Educ Master:Un outil de gestion moderne et de lutte contre les fraudes en milieu scolaire
Depuis trois ans s’opère en douce une révolution dans le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle avec la mise en place d’Educ Master, une plateforme web de gestion de la vie scolaire. En plus d’offrir aux usagers les moyens d’une gestion moderne, elle se révéle un outil de lutte contre les inscriptions frauduleuses et de suivi du parcours des apprenants. Plus d’un mois après la rentrée scolaire, c’est toujours le branle-bas dans beaucoup de collèges publics. Encore beaucoup d’informations à renseigner sur la plateforme, surtout que le personnel enseignant n’est pas encore au complet. En effet, depuis 2018, la plateforme Educ Master mise en place au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle est fonctionnelle et s’est imposée à tous les collèges et lycées publics du Bénin qui doivent y mettre toutes les données concernant la vie scolaire : la gestion du personnel enseignant et non enseignant, quel que soit son statut, l’effectif des élèves par classe, les emplois du temps, les transferts d’un établissement à un autre, les nouvelles inscriptions, les absences, etc. En un mot, cette plateforme est désormais le lieu où les autorités départementales et nationales disposent de toutes les données sur le sous-secteur, établissement par établissement. Comme toute plateforme web, Educ Master fonctionne en ligne via internet. Les administrateurs et autres utilisateurs ont des comptes personnalisés avec des droits compatibles à leurs fonctions respectives. Des menus standards et spécifiques sont développés pour répondre en temps réel aux préoccupations du système. Conçue pour dynamiser le suivi des établissements scolaires publics et privés du sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Educ Master s’est révélée, au bout de trois années d’utilisation, comme un outil redoutable de lutte contre les fraudes. Exit les faux bulletins Globalement, les appréciations des usagers sur la plateforme sont bonnes. Grâce à cette plateforme, les inscriptions frauduleuses en classe supérieure avec de faux bulletins ont disparu, le cursus de chaque élève, quel que soit l’établissement fréquenté l’année précédente, est connu ainsi que ses performances. C’est ainsi que des dizaines de candidats aux examens du Bepc et du baccalauréat de l’année scolaire passée, bien qu’ayant déposé de dossiers, ont été sortis de la liste définitive des candidats retenus après contrôle sur Educ Master. La raison, ces élèves ne devraient pas être en 3e ou en terminale. C’est dire qu’avec Educ Master, les élèves n’ont plus la possibilité de se présenter de façon anticipée aux examens nationaux, Bepc, Cap et Bac. Selon Koffi Saturnin Gbaguidi, directeur du Ceg Les Pylônes à Cotonou, «Educ Master est un bon outil de gestion du système éducatif béninois à tous les niveaux. Cette plateforme a facilité l'accès à l'information et a contribué à l'assainissement du secteur ». Tous les élèves inscrits sur la plateforme sont immatriculés, le cursus scolaire de chaque apprenant est suivi, la banque d'épreuves est accessible à tous, explique-t-il. L’autre avantage que relève le directeur est la réduction de la fraude chez les apprenants. Grâce à la plateforme, ajoute-t-il, « nous avons des renseignements fiables sur le parcours d'un enseignant. Elle permet de gérer au quotidien le personnel enseignant dès que les emplois du temps sont renseignés avec un tableau de bord ». Nandjimou Bello, directeur du Ceg de Dékpo à Aplahoué souligne également les avantages de cette plateforme: « Elle permet de suivre les activités pédagogiques a` distance et de répondre a` certaines informations même en dehors des jours ouvrables. Elle permet aussi d’être en contact avec d'autres établissements scolaires et d’éviter le recrutement d’élèves fraudeurs ». Mêmes appréciations au niveau des établissements privés d’enseignement secondaire qui sont désormais tenus d’y renseigner leurs données au même titre que les établissements publics. Urbain Hountondji, président du Collectif des chefs d’établissements privés du Littoral, salue la décision du gouvernement de mettre en place cet outil de gestion. La plateforme donne une certaine visibilité à tout ce qui se passe dans nos établissements. Cet outil a un impact positif sur la gestion de nos établissements, souligne-t-il... ... « Je remercie le gouvernement qui a mis à notre disposition cet outil de gestion qui est en réalité, un outil de développement », déclare Urbain Hountondji. Citant les avantages de la plateforme, il ajoute : « Educ Master est venue régler de façon radicale ces pratiques malsaines que nous constatons dans la gestion de nos établissements: les faux bulletins, les faux certificats de scolarité, les passages frauduleux en classe supérieure ». Difficile manipulation En dépit de ces avancées, les utilisateurs de la plateforme relèvent quelques difficultés. La plupart des usagers rencontrés mettent l’accent sur l’accès à la plateforme qui connaît quelquefois des perturbations. Pour les gestionnaires de la plateforme, ces difficultés observées par moments sont du fait de l’instabilité et de la mauvaise qualité du réseau internet. Educ Master, comme toute plateforme de cette nature, pour atteindre ses objectifs, doit être renseignée constamment, mais dans la réalité, certains établissements ont des difficultés à se mettre à jour. Les données à renseigner au quotidien sont nombreuses et variées et leur insertion sur Educmaster s’avère parfois fastidieuse, surtout pour les grands établissements. «Les transferts en ligne des apprenants ne suivent pas automatiquement dès lors que les dossiers de transfert sont signés. Ils se font au rythme de chaque collège. Cette attitude rend caduques les listes alphabétiques de la plateforme», relève par ailleurs le directeur du Ceg Les Pylônes. Il constate que la plupart des établissements privés sont déconnectés de l’utilisation régulière de la plateforme. Conséquence, beaucoup d’apprenants venant des privés ne sont pas inscrits sur Educ Master. De la même manière, poursuit-il, « Les listes alphabétiques générées par Educ Master ne renseignent pas le statut des apprenants à savoir nouveau ou redoublant. La difficulté que souligne pour sa part, Nandjimou Bello, concerne l’achat de crédit de connexion internet qui n’est pas pris en compte par le collège. De même, souligne-t-il, tous les établissements ne sont pas pourvus d’ordinateurs. Urbain Hountondji soutient que «Malgré toute la bonne volonté et la disponibilité de nos chefs d’établissements privés, il y a des difficultés de manipulation de cet outil. Et les transferts d’un établissement à un autre sur la plateforme sont très difficiles ». Les responsables de collèges n’ont pas manqué de faire des suggestions pour une utilisation optimale de la plateforme. Au nom de ses collègues du privé, Urbain Hountondji propose aux autorités de renforcer l’outil et de communiquer suffisamment autour quant à son utilisation rapide et efficace. Koffi Saturnin Gbaguidi propose d’instruire les chefs d’établissements à faire automatiquement les transferts en ligne afin que le transfert soit accepté ou rejeté dès la réception du dossier dans le collège d’accueil. Il suggère aussi de reconfigurer les listes alphabétiques pour qu’elles renseignent sur le statut de chaque apprenant et d’accompagner les établissements privés dans l’importation définitive des anciens élèves. Il y a lieu aussi d’ouvrir dès la rentrée, la campagne d’importation des apprenants nouvellement inscrits en 6e et d’instruire les chefs d’établissements à renseigner sur Educ Master, les informations exactes qui figurent sur l’acte de naissance de l’apprenant, préconise le directeur du Ceg Les Pylônes. Par ailleurs, il faut trouver un moyen pour faciliter l’inscription des élèves qui avaient quitté le système éducatif (situation très fréquente en milieu rural) avant l’avènement d’Educ Master et de ceux provenant de l’étranger, plaident certains chefs d’établissements. Abdou Wahidi Bello, chef d’équipe de conception de Educ Master:« La plateforme a changé totalement la gestion du sous-secteur » Conçue par une équipe technique que dirige Dr Abdou Wahidi Bello, enseignant chercheur en mathématiques appliquées et génie logiciel à l’Université d’Abomey-Calavi, la plateforme Educmaster a révolutionné la gestion des établissements scolaires du secondaire au Bénin. Ayant contribué à l'aboutissement de la mise en œuvre de la plateforme qui relève aujourd'hui du patrimoine du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Abdou Wahidi Bello explique ici comment Educmaster a permis d’optimiser la gouvernance du système éducatif. Depuis quelques années, les collèges et lycées du Bénin ont découvert un nouvel outil de gestion, Educmaster. De quoi s’agit-il concrètement ? Educmaster est une plateforme web conçue pour assurer le pilotage automatisé du système éducatif dans le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. C’est le Système d’information pour la gestion de l’éducation (Sige) du ministère. Elle a été développée et implémentée dans tous les établissements et dans toute l’administration du ministère. Pour la gouvernance numérique des établissements, elle permet la gestion des personnels enseignant et administratif; l’immatriculation et le suivi individualisé des élèves ; la gestion des emplois du temps des enseignants ; le suivi de la présence au poste des agents ; la gestion de la vie scolaire ; le suivi des résultats scolaires des apprenants ; la maîtrise des statistiques scolaires ; etc. Au niveau de l’administration, c’est-à-dire, dans une direction centrale, technique ou départementale, Educmaster permet de gérer le personnel, d’archiver numériquement les actes administratifs ; de recueillir et de traiter directement les informations produites à la base par les établissements ; de suivre le fonctionnement en temps réel de toutes les structures du ministère. Toutes les directions centrales, techniques et départementales ainsi que les structures sous tutelle ont un espace sur la plateforme avec des droits conséquents. Depuis quand la plateforme est-elle mise en place et pour quels objectifs ? Educmaster est mise en place depuis 2018. Elle est née d’un constat, celui de l’accroissement exponentiel des effectifs des apprenants comme des enseignants qui rend difficile voire impossible la gestion manuelle des informations dans le temps requis. Cet état de choses n'a pas été du goût de l'autorité ministérielle, je veux citer le professeur Mahougnon Kakpo, qui, déterminé à offrir à notre école, des outils modernes de gouvernance éducative, a favorisé au plan institutionnel, la mise en œuvre efficace du projet. Educmaster est donc conçue pour apporter une solution à cette difficulté devenue inquiétante à tout point de vue. Elle s’inscrit par ailleurs, dans la droite ligne des orientations du gouvernement qui fait de la dématérialisation de l’administration publique une priorité. La mise en œuvre de cette plateforme vise pour l’essentiel, la gestion automatisée du système éducatif avec la réduction voire l’élimination des fraudes en milieu scolaire. Peut-on dire aujourd’hui que tous les établissements secondaires, quel que soit leur statut, sont présents sur la plateforme ? Normalement oui. C’est en tout cas l’exigence du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle qui fait de la gestion automatisée des établissements, une priorité. Nous pouvons dire avec assurance que tous les établissements du secteur public et la quasi-totalité des établissements privés y sont inscrits. Certains établissements privés retardataires sont en train de s’inscrire actuellement, tout comme ceux qui viennent d’être autorisés à ouvrir. Quelques résultats de l’utilisation de cette plateforme sont déjà visibles certainement. Pouvez-vous nous en dire davantage ? Educmaster a changé totalement la donne en ce qui concerne la gestion du sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Les résultats sont patents et je ne saurais les lister tous ici. Il me plaît de donner l’exemple de l’élimination du triste phénomène des faux bulletins. Dès lors que les moyennes des apprenants sont en ligne sur Educmaster, les chefs d’établissements ont la main pour vérifier les performances réelles des apprenants qui demandent à s’inscrire. Même les transferts des apprenants d’un établissement à un autre se font numériquement sur la plateforme. Un autre exemple, la gestion automatisée des aspirants au métier d’enseignant. La plateforme renseigne les retards et absences au poste pour permettre une évaluation instantanée de leurs prestations. Aujourd’hui, les apprenants vont sur Educmaster pour télécharger gratuitement les épreuves de tous les collèges du Bénin ainsi que leurs corrigés. Par ailleurs, les parents d’élèves arrivent à suivre l’évolution des performances de leurs enfants directement sur la plateforme ou via l’application mobile Educmaster disponible sur Play Store. En outre, Educmaster a permis au système de nettoyer les écuries d'Augias, en ce qui concerne l'existence de plusieurs centaines d'établissements privés clandestins qui ont été décelés et traités comme tels. La liste des résultats tangibles obtenus est loin d'être exhaustive. L’accès à la plateforme connaît quelquefois des perturbations. Comment expliquez-vous cela ? A priori, l’accès à la plateforme ne doit pas connaître des perturbations. Les difficultés observées par moments sont du fait de l’instabilité et de la mauvaise qualité du réseau internet. C’est donc lié aux fournisseurs de service internet. Que faites-vous pour impliquer tous les acteurs du système éducatif dans l’utilisation de la plateforme qui semble être l’affaire des responsables d’établissements ? Educmaster n’est plus l’affaire exclusive des responsables d’établissements. Comme je l’ai évoqué plus haut, les apprenants et même les parents d’élèves en font déjà leurs choux gras. Mais un effort permanent se fait et doit être poursuivi pour la sensibilisation des acteurs concernés. Quelles sont les perspectives en matière d’amélioration de la plateforme ? En termes de perspectives, Educmaster ambitionne de s’étendre aux autres sous-secteurs, c’est-à-dire, les enseignements maternel, primaire et supérieur. Nous travaillons aussi quotidiennement à faciliter l’usage de la plateforme aux différents usagers. Education 11 nov. 2020


Match Bénin-Lesotho : Soukou, Adéoti et Verdon forfaits
Le Bénin sera privé de trois de ses cadres lors de son prochain match contre le Lesotho, samedi 14 novembre prochain à Porto-Novo.  Il s’agit de  Cèbio Soukou, Jordan Adeoti et Olivier Verdon retenus par leurs clubs pour différentes raisons liées à la pandémie du coronavirus. En effet, le club de Cèbio Soukou a refusé de le libérer car une fois de retour en Allemagne après la période FIFA du 9 au 17 novembre 2020, le joueur devra observer automatiquement la quarantaine. Cette situation va pénaliser le club en championnat car il manquera la journée du championnat juste après la trêve internationale. Idem pour Jordan Adeoti dont les responsables en clubs sont restés dans la même logique. En ce qui concerne Olivier Verdon, il s'est blessé jeudi avant d’être testé positif, ce lundi dernier, au coronavirus. Signalons que les Écureuils font leur deuxième séance d'entraînement, ce mardi à 17 h (GMT+1) au stade Charles de Gaulle à Porto-novo. Sports 10 nov. 2020


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